Les vendeurs du rêve

Je déteste les politiciens. Profondément. Ils ont toujours quelque chose à vendre. Ils sont pire que des représentants. Parle, parle, jase, jase, et c’est toujours la même rengaine: mon produit est meilleur, mon produit est plus durable, mon produit va te rendre heureux, et alouette!

Les valeurs, les discussions sur le fond, les questions théoriques, les remises en question, ils ne connaissent pas. C’est le discours abrutissant d’ombres grises à la remorque d’une pensée stérilisée par des faiseurs d’images et des junkies du sondage.

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Le chef dit oui, ils répètent « ouuuuiii » en hochant la tête. Le chef dit non, et c’est maintenant « noooonnn ». Ce sont des bras automatisés au service d’un cerveau schizophrène reniant ce qu’il avait pensé la seconde d’avant. Au pouvoir, tout est beau, tout est grand, tout est fantastique. Dans l’opposition, c’est le contraire. Bêêêêê!

Pour eux, que sommes-nous? Un territoire à conquérir. Des humains? Vous voulez rire? Les préférés de ces vendeurs de la pensée usagée sont, bien sûr, les néophytes, ces îles vierges où planter le drapeau de la soumission béate aux diktats du Grand Bonheur du Parti. Les autres? Faut les convaincre, faut abattre leurs défenses, faut détruire les remparts de leur fragile pensée.

Et ils s’organisent. Ils se regroupent. Ils se fédèrent, se colloquent, se coordonnent, se commissionnent, se jovialisent, se socialisent, se représentent, se reproduisent. Dans la guerre pour nos cerveaux, ils luttent en groupe, cherchant les meilleurs contacts, navigant de rencontre en rencontres pour obtenir les meilleurs sièges, la meilleure photo, la meilleure citation ou le mielleux commentaire.

Tout est affaire d’apparence. On ne veut pas des penseurs; on veut de gentils petits soldats prêts à se faire sacrifier au besoin et qui, s’ils ont l’apparence et l’éloquence souhaitées, risquent de monter dans la pyramide afin d’occuper, eux aussi, les postes de direction permettant à l’organisme d’assurer sa survie dans le temps.

Ô, mais n’allez pas croire que nous n’avons pas notre rôle à jouer! Nous devons voter. Voter bien. C’est-à-dire justifier le travail de toute cette armée de carriéristes au service du pouvoir et voter pour le parti ayant le plus de chances de gagner. C’est ça, le jeu.

Eux se divisent le pouvoir, changent deux-trois mots et la couleur du drapeau, et à chaque quatre ans c’est la même histoire qui recommence. Les pauvres s’appauvrissent, les riches s’enrichissent, la solidarité s’effrite, mais c’est la faute au gouvernement, nous, on est dans l’opposition! Les pauvres s’appauvrissent, les riches s’enrichissent, la solidarité s’effrite, mais c’est la faute à l’ancien gouvernement, aujourd’hui dans l’opposition, qui nous a laissé cet héritage! Et ça recommence. Bleu, rouge, bleu, rouge, et toujours la même misère enrobée de baloney qu’on nous sert dans la vieille assiette crottée du déficit, de la productivité, de la concurrence, et de tous ces termes qu’on nous répète comme autant de mantras supposer justifier notre dépossession progressive.

D’autres disent encore: « votez pour nous, vous aurez votre pays ». Mantra magique ayant remplacé le ciel pour une autre génération: « Le ciel est bleu, l’enfer est rouge » disait-on à la fin du 19e siècle. Qui oserait voter contre le ciel? Et qui oserait voter contre la libération du peuple? Mais une fois au pouvoir, le ciel devient corruption, patronage et concupiscence. Si on offrait les cieux aux citoyens, que resterait-il du parti? Que resterait-il de tous ces gens pour qui le but à atteindre leur permet d’avoir un objectif et que l’atteinte mettraient très certainement sur le chômage?

Ainsi, on perpétue le système. D’apparatchiks en opportunistes, de carriéristes en béni-oui-oui, on ouvre la valise du vendeur et on offre une parcelle d’un rêve auquel on a cessé de croire et qu’on propose comme un outil permettant avant tout l’atteinte du pouvoir.

Ici et là, pourtant, des voix s’élèvent, des citoyens en ont assez de ce système vicié, corrompu, et exigent qu’on respecte leurs valeurs et qu’on cesse de se jouer de leurs rêves. Ils imaginent une politique d’idées, de combat, d’honnêteté, de convictions, mais ils demeurent chez eux le jour du vote ou appuient des partis marginaux, non pas par opposition, mais parce qu’ils ont compris qu’une machine aussi bien huilée ne pourra que les broyer et que leur vote ne vaudra jamais l’ensemble de ceux qui, parce qu’ils ont acheté la boule du rêve du vendeur, remboursent leurs votes en se pinçant le nez. Et en permettant au système de se perpétuer.

Ces politiciens carriéristes, ces vendeurs d’un rêve qui est en fait celui de leur propre gloire personnelle, je leur ferme la porte au nez et je leur rappelle que si des gens sont morts pour la démocratie, ce n’était sûrement pas pour ce triste spectacle d’une bande de parasites qui vivent au crochet des espoirs légitimes d’une population en mal de liberté, d’égalité et d’indépendance.

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36 Réponses

  1. Très bon papier… et on dirait que tu commences à comprendre que tu n’es pas fait pour la politique et que rien ne changera tant que les gens resteront chez eux ou voteront pour des partis marginaux.

    Le seul moyen d’envoyer un message clair, c’est 100% de participation avec une annulation massive des bulletins, seul message que les politiciens ne pourront étouffer avec des analyses fumeuses, seul message démontrant que les gens sont LÀ et sont LAS de nos politiciens ! Rester chez soi … même avec 42% d’abstentions aux dernières provinciales, deux jours après plus personnes n’en parlait dans les milieux politiques. Ils rient de nous !

    L’autre solution, faire un pays et en profiter pour reformer le système électoral.

  2. […] Suite….Les vendeurs du rêve […]

  3. […] Suite….Les vendeurs du rêve […]

  4. Tout à fait d’accord avec ce point de vue…
    Ou nos opinions diffèrent est sur le: et alors, quelle est la solution ?

    Vous refusez de voir que ce n’est pas une exception mais plutot un fait général et constant: la politique, les politiciens sont une plaie…
    Est-ce un malheureux hasard au Québec ? Non. C’est la même chose partout.
    Est-ce un phénomène de notre époque ? Non, il en a pratiquement toujours été ainsi.

    Mais vous vous obstinez à vouloir croire qui si les bonnes personnes étaient en charge, tout serait pour le mieux. Certainement que le hasard fait que parfois c’est mieux que d’habitude. Mais rien de plus.

    Ce refus d’accepter que c’est la machine qui est le problème et non le pilote empêche d’envisager qu’un pays avec une moins grande emprise de cette machine sur ces citoyens s’en porterais sans doute mieux.

    Ce refus d’accepter que le capitalisme est une bonne chose: que la rémunération d’un individu est fonction du degré de satisfaction de ses services à la société empêche de voir une société plus juste: basée sur l’encouragement de faire le bien des autres…

    Est-ce si difficile de réaliser que tout ce qu’un gouvernement touche vire en monstre de scandale et problèmes ?

  5. Si les politiciens avaient une parcelle de respect pour la démocratie, ils appuieraient l’idée de réformer le mode de scrutin afin de permettre aux différentes idées de se tailler une place vers l’Assemblée nationale. Évidemment, la soif de pouvoir, qu’elle soit légitime ou non, encourage les deux grands partis à alimenter le confort du bipartisme. Certains nous disent qu’il faut d’abord se donner un pays avant de changer quoi que ce soit. Et si ce pays ne prend forme que dans 20 ans? Ou jamais?

    À mon avis, il est essentiel que les simples citoyens unissent leurs forces pour exiger la réforme du mode de scrutin, la révision des règles entourant le financement des partis et la formation d’une assemblée constituante afin de réfléchir à notre avenir en tant que peuple. Les vrais militants de la gauche et de la droite en ont assez de la collusion, de la corruption et de l’abus de pouvoir. Malgré nos divergences, on pourrait au moins unir nos forces pour instaurer une vraie démocratie participative.

    Un petit clip de l’humoriste américain George Carlin qui décrit assez bien cette situation tordue:

  6. @ Lutopium:

    Je suis d’accord avec ce bout:

    « Les vrais militants de la gauche et de la droite en ont assez de la collusion, de la corruption et de l’abus de pouvoir. »

    Je vais faire un gros X dans mon calendrier. 😉

    Petit ‘hic’: Je ne veux rien savoir de la proportionnelle.

    C’est vraiment un succédané de démocratie…

    Tant que trop de militants/penseurs/etc penseront que; « le peuple est trop con pour avoir sa pleine liberté -responsable- entre ses mains », rien ne changera pour le mieux.

    Donc? Démocratie directe ou rien pantoute…

  7. @Sébas: peu importe le format de cette réforme électorale, il m’apparaît essentiel que notre société s’assure que TOUS les courants et idéologies politiques soeint représentés à l’Assemblée nationale. On pourrait même prévoir, dans le cas d’une proportionnelle, un regroupement « d’anarchistes », c’est à dire des candidats qui ne représentent aucun programme mais qui promettent de bien représenter leur circonscription. Je vous rejoins également en soulignant l’importance, pour un député, de tenir des assemblées citoyennes afin d’expliquer l’agenda de l’Assemblée nationale et de tâter le pouls de la population sur les enjeux qui y seront débattus. Non seulement la démocratie doit-elle s’installer solidement au coeur de nos institutions politiques mais les citoyens ont le devoir de s’impliquer. Sinon, à quoi bon se casser la tête à exiger des changements!

  8. Et que faites-vous de la ligne de parti ?

    Que faites-vous des corporatismes/groupes de pressions/etc qui gravitent autour des politiciens et qui -justement- font croire QU’ILS parlent au nom de la majorité… silencieuse ?

    Non, vos idées n’aident en rien

    Démocratie directe ou rien pantoute.
    🙂

  9. « Ce refus d’accepter que c’est la machine qui est le problème et non le pilote empêche d’envisager qu’un pays avec une moins grande emprise de cette machine sur ces citoyens s’en porterais sans doute mieux. »

    Oh q

  10. Suite:

    Oh que c’est bien dit…

    Louis, je crois bien que Francois J (et moi, car nous pensons exactement de la même façon sur ce sujet), a raison !

    Il ne faut pas personnaliser nos constats… car les politiciens sont autant des ‘victimes’ des structures actuelles, que le reste du ‘peuple’…

    La majorité est allé en politique « pour changer/améliorer les choses », avec « les meilleurs intentions du monde », etc. Allez parler à tous les « backbenchers » de ce monde et vous allez le constater par vous-même…

    D’ailleurs, même au conseil des ministres, les députés n’ont que peu de pouvoir. Allez lire/parler à tous ces anciens ministres… ils disent à peu près tous la même chose…

    Conclusion ?
    😉

  11. Le problème, ce n’est pas les individus, c’est le système. Ce ne sont pas les politiciens, c’est la démocratie. La démocratie est un mauvais système.

    Churchill disait: « Democracy is the worst form of government, except for all those other forms that have been tried from time to time » et il avait parfaitement raison. C’est un mauvais système mais l’homme n’en a pas trouvé de meilleur jusqu’à maintenant.

    C’est un mauvais système car il donne le droit de décider du prochain dictateur (actuellement Charest) à la population. Mais la majorité de la population est facilement manipulable. Alors, logiquement, le système fait en sorte que ceux qui gagnent sont ceux qui manipulent le mieux la population. Par conséquent les politiciens qui réussissent doivent savoir manipuler la population.

    Promettre des choses impossibles, délaisser des priorités pour satisfaire des citoyens lambdas, acheter des clientèles politiques, c’est ça, la démocratie. Pas à cause des individus (ils sont interchangeables en grande partie), à cause du système qui donne un trop grand pouvoir à des individus qui sont incapables d’exercer judicieusement un pouvoir.

    Un programme électoral, ça n’existe que pour donner un peu de bonne presse aux journalistes. Personne ne gagne avec un programme (à mon avis, le meilleur programme aux dernières élections a été fourni par Stéphane Dion. A-t-il gagné grâce à son programme?).

    Le meilleur politicien des 20 dernières années, à mon avis, c’est Mario Dumont. Bon, il a raté sa sortie, mais trouvez-moi un seul politicien qui a su être plus populaire que son parti aussi longtemps…

    Il a compris c’est quoi la politique. Il donnait à la population ce qu’elle voulait: des coups de gueule à l’occasion, des slogans, des répliques cinglantes, un peu d’humour, une belle image, des « one-liner » assez « killer »… mais aucune structure à laquelle être fidèle, aucune idéologie.

    Des penseurs, la majorité de la population n’en veulent pas car pour les comprendre, il faut se forcer. Se forcer, alors que l’autre est si séduisant et facile d’accès? Non merci.

    Comment Charest a-t-il pris le pouvoir? avec deux bonnes répliques: « un vote pour l’ADQ, c’est un vote pour le PQ » (quelle trouvaille: tous ceux qui voulaient voter pour l’ADQ pouvaient se sentir coupable de voter pour leur pire ennemi. Que leur restait-il? Le PLQ…) et la fameuse allusion au discours de Parizeau (un coup bas qui a fait très mal paraître Landry car il n’était pas au courant de ce détail). A-t-il pris le pouvoir grâce à son programme? bien sûr que non.

    Écoutez les commentateurs du débat des chefs: on parle de la couleur de la cravate, mais pas des idées. Du niveau d’agressivité, mais pas du programme. De la capacité d’attaquer mais pas de défendre ses idées. Et on essaie de déclarer un gagnant sur ces bases. Non, en fait, pour être exact, il faut plutôt dire qu’on cherche à déclarer un match nul.

    Pour se donner bonne conscience et donner l’illusion que l’on fait un travail journalistique de qualité, on interviewe des membres de différents partis et on leur demande qui est le gagnant selon eux. Oh, surprise! Chaque personne considère que son parti est gagnant! Et le spectacle télévisuel (considéré comme une émission d’information) continue.

    Et la population est contente. Elle a fait son effort: elle a lu les compte-rendus sur le débat. Elle sait qui a été le plus agressif, le mieux habillé, celui qui a sorti les meilleurs slogans.

    Elle est prête à voter.

    That’s Democracy.

  12. That’s NOT Democracy.

    La démocratie par le peuple et pour le peuple, est-ce que c’est notre système ?

    Non.

    Cela invalide toutes les parties de votre analyse qui tournent autour du terme démocratie…
    Churchill aussi ne parlait pas de la démocratie… mais bel et bien de ça:

    « C’est un mauvais système car il donne le droit de décider du prochain dictateur (actuellement Charest) à la population. »

    La démocratie, c’est lorsque les individus décident: Suisse et Grèce antique (pour ceux qui étaient considérer comme des « citoyens »).

    Et Churchill parlait d’une démocratie représentative… mais avec la ligne de parti, nous ne pouvons plus appeler ça « démocratie ».

    Cela a toujours été une illusion, sauf dans les 2 cas que j’ai mentionné.

    Conclusion:
    Nous sommes dans la merde (et pas à peu près)
    Et pour vous:
    Retour « à la table à dessin »
    😉

  13. D’accord.

    J’aurais du écrire « That’s our democracy » ou encore « That’s our form of democracy »

    Démocratie, c’est un terme qui possède à peu près autant de définitions que d’auteurs. Si tu utilises son sens étymologique, alors c’est clair que ce n’est pas notre système.

    Mais cette démocratie au sens strict a-t-elle déjà fonctionné dans l’histoire de l’humanité? Mais connaissances ne me permettent pas de répondre mais j’en doute.

  14. Steph, la démocratie a UN sens, c’est un gouvernement PAR LE PEUPLE, POUR LE PEUPLE.

    Tous les systèmes de gouvernance qui ne donnent pas le pouvoir ultime au peuple, ne sont PAS des démocraties.

    Ce n’est pas parce que je me dis « intelligent » que je le suis.
    Il faut le démontrer par des arguments.

    Ce n’est pas parce que je me dis « ouvert », que je le suis. Il faut le démontrer par des gestes.

    Il faut juger un arbre à ses fruits, et les fruits de notre système NON-DÉM0CRATIQUE, ne sont vraiment pas bons… JUSTEMENT parce qu’il n’est pas démocratique.

    Aujourd’hui, trop d’individus pensent que la masse des gens est trop conne et qu’il faut donc qu’une minorité « d’experts » et de technocrates décident pour tous… nous voyons ce que ça donne…

    Les Suisses ont très bien compris.

    Les Suisses ne considèrent pas comme pleinement démocratiques les pays où le peuple ne peut qu’élire des représentants et perd tout pouvoir de décision en dehors des élections.

    Comme le peuple n’a pas le temps de prendre lui-même toutes les décisions politiques, il élit des représentants qui légifèrent et gouvernent. Ces représentants ne sont toutefois pas autorisés à confisquer le pouvoir. Le peuple conserve en effet la possibilité d’intervenir dans les affaires publiques en lançant des référendums (refuser une décision des élus) et des initiatives (proposer une modification de la législation) : si le nombre requis de signatures est atteint, une votation populaire doit être organisée dont le résultat s’impose aux élus.

    ***

    Concernant tous les problèmes de gouvernance, l’idéal serait -selon mon humble avis et celui de Jean-Luc Migue, auteur de: « On n’a pas les gouvernements qu’on mérite »- ceci:

    « Référendums et initiatives populaires

    • Lorsque les décisions gouvernementales sont soumises au scrutin majoritaire direct, chacun des citoyens vote sur chaque mesure dans un référendum distinct, sans considération des décisions à venir ultérieurement ou prises antérieurement. La démocratie directe retire aux politiciens les outils indispensables au maquignonnage (l’échange de votes) qu’ils pratiquent pour gagner les votes en régime de démocratie représentative. Le marché politique pipé qui caractérise notre régime perdrait une part de ses travers. Les initiatives populaires, où de simples citoyens prennent l’initiative de soumettre une proposition au vote, servent à faire obstacle à la domination des groupes organisés. La faible taille de l’État suisse peut illustrer le sens de cet impact.

    •Cette argumentation explique en même temps l’hostilité des politiciens au principe du référendum et des initiatives populaires. À leurs yeux, l’homme de la rue est trop ignorant pour faire les bons choix. Chez nous, seuls les politiciens peuvent mettre en branle une consultation référendaire et, on le devine, ils le font rarement. La formule freine la puissance des groupes d’intérêt et renforce la voix des simples citoyens aux dépens de l’élite politique

    • La thèse que défendent Romer et Rosenthal (1979) et le résultat qu’obtiennent la plupart des observateurs veulent que l’impact général du référendum soit favorable à l’efficacité des choix publics. Ces deux auteurs concluent qu’en effet les référendums ont plutôt tendance à freiner l’instinct de dépenser qui caractérise toutes les administrations. La Suisse et la Californie font l’objet de critique pour recourir systématiquement à la démocratie directe. Soulignons que le reproche émane des élites politiques et des médias qui s’en font les échos.

    • Recall: La valeur du référendum et des initiatives populaires tient souvent à la menace qu’ils font planer sur la tête des politiciens qui se distancent un peu trop allègrement de l’électorat. »

    ***

    Tiré de:

    « On n’a pas les gouvernements qu’on mérite »

    Catégorie : Gestion et économie
    Auteur : JEAN-LUC MIGUE
    Date de parution : novembre 2007
    Éditeur : CARTE BLANCHE

  15. Ok, ok, on a compris. Il faut sauver le français et le Québec des méchants anglophones. J’ai lu plusieurs de tes textes avec attention et, même si je sais que je ne serai pas le premier à t’en accuser, ton écriture transpire la démagogie. Des idées charmantes et accrocheuses, mais malheureusement peu de contenu. Un beau contenant cependant, je l’avoue.
    La politique? Que des corrompus! Le judiciaire? Des pères noëls surpayés! Les anglais? Des intégristes! Les capitalistes? Des voleurs!
    D’accord, maintenant qu’on sait qu’on doit mettre à terre l’entière totalité de la structure politique, économique et juridique du Canada et du Québec, on fait quoi? Facile de critiquer quand on n’a rien d’autre à proposer. Et ne me parlez pas du SPQ-libre…
    Peux-être que le fond du problème, ce n’est pas Charest ou le PLQ. Peux-être que le problème, c’est que toi et certains de tes abonnés manquez de volonté. La volonté de cesser de vous plaindre, de retourner à l’école et de vous trouvez une vrai job.
    Insatisfaits de votre système? Parfait! Alors changez-le. Mais pour vrai. Pas en écrivant des évidences sur un blogue. Impliquez-vous. Démarrez-le, votre mouvement politique. Peux-être qu’à ce moment là vous vous rendrez compte qu’effectivement, quand on veut convaincre la population que notre idée est la meilleure, ça prend aussi une cravate qui « fite ». En attendant, bouclez-la, vous n’êtes pas constructifs.
    En espérant que vous aurez le plaisir de me répondre… (un ptit clin d’oeil au modérateur en passant ;))

  16. « c’est que toi et certains de tes abonnés manquez de volonté. »
    -Johnny

    De jouer le jeu et de devenir de ‘farpaits’ petits soldats de notre pseudo-démocratie ?

    De joindre les « bons » groupes ?

    De faire partie de la « bonne » gang ?

    De connaitre les « bonnes » personnes ?

    De construire le « bon » réseau de contacts ?

    Et êtes-vous psy?
    Vous connaissez chacun d’entre nous?

    ***

    « La volonté de cesser de vous plaindre, de retourner à l’école et de vous trouvez une vrai job. »

    Haha !

    Je me plains moi?

    Non, je décris notre système et je m’amuse à lire certaines réactions… paternalistes…

    Sérieux, vous généralisez, sans connaitre la vie des personnes que tentez d’aider…

    ***

    « Insatisfaits de votre système? »

    Vous, l’êtes-vous satisfait ?
    Si oui, j’aimerais bien savoir ce que vous aimez en lui…

    Et svp, ne nous comparez pas aux pires systèmes du monde… mais aux meilleurs…
    😉

    ***

    « Impliquez-vous. Démarrez-le, votre mouvement politique. Peux-être qu’à ce moment là vous vous rendrez compte qu’effectivement, quand on veut convaincre la population que notre idée est la meilleure, ça prend aussi une cravate qui « fite ». En attendant, bouclez-la, vous n’êtes pas constructifs. »

    Haha…

    Quel ton condescendant… j’adorrrrre.

    Alors, devenons tous des politiciens, et le monde sera meilleur?

    Ou encore:
    Il n’y a qu’une façon de « changer les choses »… i.e. par la politique?
    Ah bon.
    Je vous laisse votre cravate, vos certitudes et vos conseils « éclairés ».
    🙂

    ***

    « En attendant, bouclez-la, vous n’êtes pas constructifs. »

    Mais pour qui vous prenez-vous?
    Hummm… cette « hauteur » cache quelque chose… une certaine petitesse ?

    Sérieux Johnny, vos conseils et ordres révèlent vraiment beaucoup de choses sur votre personne.

    Une petite introspection, ne serait pas à rejeter…
    😉

    p.s.
    Etes-vous un libertarien, comme moi? Si oui, je trouve cela désolant comme texte…
    Je suis d’accord avec certaines de vos idées, mais l’attitude que vous prenez ici est tellement déplacée, que je ne peux vous laisser écrire ici sans répondre.

  17. Il existe une autre voie qui mériterais d’être considéré sérieusement; la démocratie directe !

    La deuxième solution a son mérite, mais si on ne met pas en place les bases d’une démocratie directe, le Québec pourrait devenir une vulgaire copie du Canada.

    Qu’est que la démocratie directe ? L’exemple actuel de ce concept est la Suisse. En Suisse, TOUT citoyen a droit de présenter un projet de loi. Pour le faire adopter, il doit récolter 100 milles voix dans une intervalle de 6 mois. Une fois cette étape réussie, le gouvernement n’a pas d’autre choix que de tenir un référendum sur la question. Le gouvernement ne peut que décidé de la date, généralement pour pouvoir regrouper deux ou trois projet de loi dans un seul référendum. Le résultat du référendum est effectif. Le gouvernement ne peut le refuser ou l’invalider d’aucune façon !

    Avouez que c’est nettement plus radicale et plus effectif que le vote proportionnel …

  18. Je ne répondrai qu’à un seul argument, et par une question.
    Vous lui reprochez quoi, concrètement, à notre système? À quel niveau vous sentez-vous affecté personnellement et sur une base quotidienne par ses défauts? Faites l’exercice et vous vous rendrez probablement compte qu’il n’est pas si mal, notre système!

  19. Steph

    Nous ne sommes plus en démocratie depuis longtemps. Nous sommes dans une système qui nous donne l’illusion dans être une. Les traités internationaux sont fait sans l’appui du peuple et ce sont des juges qui décident des droits du peuple qui doivent être donné ou être refusés

    Sébas

    Entièrement d’accord avec toi !

  20. @ Johnny

    « Je ne répondrai qu’à un seul argument, et par une question. »

    C’est vous qui venez ici nous dire comment agir et penser
    Qui venez insulter tous les lecteurs
    Qui est condescendant
    Qui faites des généralisations grossières…
    C’est vous qui ne réfléchissez à rien…

    Vous avez besoin d’une GROSSE introspection, Johnny

    Vous voulez attaquer et ne pas dialoguer? C’est OK avec moi, mais ne vous attendez pas à avoir un dialogue

    Bon monologue, cher paternaliste.
    🙂

  21. Merci Humaniste Lucide:

    Je me demande même si notre système de gouvernance a déjà été une démocratie pour le peuple, par le peuple.

    TOUT est décidé derrière es portes closes… SANS notre consentement. Toutes les lois sont écrites d’avance, toutes les politiques décidés sans nous, tous les traités signés sans demander notre avis, presque tous les jugements, fait sans jurys, etc et etc.

    Saviez-vous que les Suisses aussi -un jour- se sont arrêtés pour réfléchir à tout ça… et cela a donné leur système…

    J’pense que c’est le temps que TOUS prennent le temps de réfléchir, un peu. (y compris notre ami Johnny-qui-sait-tout)
    😉

  22. D’accord, on va dialoguer lol
    D’abord, le jeu. Car j’en conviens, il s’agit bien d’un jeu. Un jeu auquel il est nécessaire de participer, puisque, selon moi, c’est de l’intérieur qu’on est le mieux placé pour en changer les règles. Ah! Vous vous refusez à l’exercice? Vous êtes au-dessus de ça, vous! Je ne crois pas. Votre pseudo-anticonformiste dénote plutôt une peur de voir ses faiblesses et ses lacunes révélées au grand jour. Facile de proférer des évidences, des vérités de La Palisse. Élaborer des idées concrètes est un exercice malheureusement beaucoup ardu. Mais je ne vous demande pas tant. Je sais qu’il est beaucoup plus facile de taper dans le confort de son chez soi que de se botter le derrière et s’impliquer dans sa communauté. Inévitablement, le fait que je cherche à me bâtir un réseau de contact fait de moi un être faible et endoctriné. C’est votre avis.
    À la question « je me plains, moi? » la réponse me semble manifestement oui, puisque vous manifestez clairement être insatisfait de notre système quelques lignes plus loin. Vous voulez comparer? Comparer avec qui? La petite province qu’est le Québec d’aujourd’hui n’a pas à rougir devant la majorité des pays du monde en terme de qualité de vie, de bonheur collectif, de protection de l’environnement, de taux de chômage, d’inflation, etc. Alors, il est où le problème? Ah oui c’est vrai, vous êtes libertarien. On y viendra.
    Ensuite, vous me targuer d’être condescendant. Cessez, je vais rougir! Par contre, je n’ai jamais prétendu que le seul moyen de changer les choses était de s’impliquer en politique. C’est le sujet de l’article, voilà tout. Cependant, il me semble quand même qu’il s’agisse d’une bonne façon de faire valoir ses idées. Beaucoup mieux qu’ici en tout cas!
    Pour la petitesse, on repassera. Je ne crois pas qu’il soit possible d’être condescendant et « petit » à la fois. Je vous laisse le plaisir de me contredire là dessus ;).
    Et, en passant, tout le monde a besoin de s’interroger sur son comportement. Vous, moi et Louis. Ridicule comme argument. Et vous, l’êtes-vous, psy?
    Dernière chose: « C’est vous qui ne réfléchissez à rien… »
    Parlant de généralisations grossières…

    Dans votre état libertin, qui gère le système de santé et d’éducation? Qui s’occupe de venir en aide aux sans-abris? Qui nettoie la rue, achemine l’eau jusqu’à votre toilette et arrête les criminels? Ahh mais non! Dans un État libertin, tout le monde il est beau, tout le monde il est fin. Alors tous et chacun fera sa part du travail et nous vivrons tous en harmonie. L’homme est foncièrement bon!
    Laissez moi rire.
    Vous me faites un peu penser à ces gérants d’estrade dans le domaine du hockey. Gainey devrait échanger untel, Gainey n’aurait pas du tant payer untel. Le gouvernement devrait mettre en place ceci, devrait couper dans cela et investir là-bas. La réalité, c’est que si c’est eux qui sont à la Chambre des communes, et pas vous, il y a une raison. Et elle est très simple. Vous n’avez pas l’expertise ou la volonté pour obtenir un tel poste et prendre ce genre de décisions. Au lieu, on se complait devant notre écran. La réalité, c’est que si vous avez un bonne idée, quelqu’un d’autre l’a sûrement eu avant vous, mais n’a pas jugé bon de l’appliquer pour des contraintes techniques, monétaires, politiques, etc. Si Bob Gainey a laissé Tanguay partir, c’est qu’il y avait une raison. L’avenir lui a donné raison puisqu’il n’a même pas un demi point par match.
    Et oui, ils en font des erreurs. Mais quoi, vous croyez que les gens à la tête des gouvernements sont foncièrement méchants et mal intentionnés? Qu’ils désirent vraiment, par exemple, que le système de santé connaisse tant de ratés, avec la mauvaise presse que ça engendre? Voyons…
    C’est facile de commenter une décision après coup, une fois qu’on a toutes les données. Vous feriez sûrement mieux qu’eux, j’imagine!
    Je réfère maintenant plus précisément au texte.
    « Les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent »
    Si ça ce n’est pas de la démagogie et du « prêt-à-mâcher », alors je ne suis pas condescendant! Entendre de telles âneries me fait grincer des dents. Heureusement pour l’auteur, peu de gens ici possède ne serait-ce que la plus élémentaire des connaissances en économie. Ça ne les empêche pas de se plaindre cependant! Malgré tout, présenter des points de vue semblables devant un auditoire éduqué résulterait probablement en une pluie de tomates. Bien méritée d’ailleurs.
    Alors, on continue à dialoguer?

  23. « D’accord, on va dialoguer lol »

    Votre lol en dit beaucoup
    Mais je suis content… vous descendez -un peu- de votre piédestal

    ***

    « D’abord, le jeu. Car j’en conviens, il s’agit bien d’un jeu. Un jeu auquel il est nécessaire de participer, puisque, selon moi, c’est de l’intérieur qu’on est le mieux placé pour en changer les règles. »

    De l’intérieur de quoi? Du pouvoir? Et s’il n’y a pas de démocratie et que le pouvoir corrompt, comment allons-nous faire pour y changer quoi ce soit ? Ou encore, si la ligne de parti existe, et qu’à part quelques ministres qui décident(et encore, qui décide vraiment?), que puis-je faire?

    Et si le pouvoir des idées étaient plus puissantes que tout? Si avant d’être action, TOUT était idée (bonne ou mauvaise), alors, que diriez-vous ? Et vous croyez que les « grands hommes d’action », ne consultent jamais ? N’essayent pas de « tout connaitre », avant d’agir? Vous ne pensez pas que certaines personnes de pouvoir croient que « la connaissance, c’est le pouvoir »

    ***

    « Ah! Vous vous refusez à l’exercice? Vous êtes au-dessus de ça, vous! Je ne crois pas. »

    Je ne suis pas « au-dessus » de tout ça… je suis « à côté »
    Je n’ai ni la patience pour les intrigues, ni le courage de jouer au parfait petit soldat qui obéit à la ligne de parti.
    J’ai ma « niche », et j’ai un pouvoir qui est beaucoup plus grand que tous les autres « pouvoirs »: je suis conscient ! Conscient de quoi? A vous de le découvrir… 😉

    ***

    « ‘Votre pseudo-anticonformiste dénote plutôt une peur de voir ses faiblesses et ses lacunes révélées au grand jour.  »

    Oh que vous me connaissez mal

    Suis anti-conformiste, ça c’est vrai. Mais pas par choix.
    Je n’ai pas de mérite (ou de torts), à être comme je suis. Je n’ai pas décidé de naitre, de mon adn, de mes parents, pays, culture, de mes expériences bonnes ou mauvaises, etc, etc. Je n’ai qu’un véritable choix: être humble par rapport à mes forces et de ne pas me sentir coupable par rapport à mes faiblesses: donc, accepter ce que je suis et me brancher sur LA SOURCE, pour « le reste ». J’ai plein de forces et plein de faiblesses. Je vous les sortir, si vous voulez… je me connais de plus en plus, et je n’ai honte de pas grand chose, si ce n’est d’avoir pris autant de temps à réaliser ce que je viens d’écrire… (mais encore là, chaque chose en son temps… et j’attends le reste) 😉

    ***

    « Facile de proférer des évidences, des vérités de La Palisse. Élaborer des idées concrètes est un exercice malheureusement beaucoup ardu »

    Euh, je crois bien que vous vous contredisez un tantinet. Je « profère » des idées concrètes…

    Et vous faites encore des jugements hâtifs.
    Et si vous lisiez toutes les interventions sur le ‘ouèbe’, vous resteriez bouche bée…

    Je peux vous copier/coller mes textes/commentaires, si vous voulez. J’en ai fait des fichiers word… 😉

    ***

    « Je sais qu’il est beaucoup plus facile de taper dans le confort de son chez soi que de se botter le derrière et s’impliquer dans sa communauté. »

    Haha
    Si vous saviez la quantité de gens de la gauche (surtout!), qui répètent se genre d’idée…
    Ça doit être pas si inefficace que ça, d’écrire sur autant de blogues ! 😉
    Et comme je vous ai déjà dit: mon talent n’est vraiment pas dans l’action-sans-réflexion. Et même lorsque je travail pour me nourrir, je réfléchis encore plus. Toute ma vie tourne autour de la réflexion. Il en faut des individus qui consacrent leurs vies à ça…

    Suite, dans quelques minutes…

  24. « Inévitablement, le fait que je cherche à me bâtir un réseau de contact fait de moi un être faible et endoctriné. C’est votre avis. »

    Non, je n’ai pas dit ou insinuer ça. Je parlais de « réseau » et de tout le tralala, parce que vous disiez « d’agir »… au lieu de faire ce que nous faisons.

    ***

    « À la question « je me plains, moi? » la réponse me semble manifestement oui, puisque vous manifestez clairement être insatisfait de notre système quelques lignes plus loin. »

    Je me plains? Pas vraiment. Je constate -comme la majorité des individus qui composent nos soi-disant démocraties- que la volonté populaire n’est plus écoutée…

    Regardez ce que M. Gendron vient d’écrire:

    « Je ne crois pas que l’on doive se préoccuper de ce que veulent les Américains. Ceux qui sont contre, ce sont ceux qui en ont déjà des assurances. Alors, cette opinion doit être ignorée au nom du bien commun. la démocratie, ce n’est pas d’écouter les voeux de la majorité mais bien d’assurer une protection pour la minorité. La majorité n’a pas toujours raison dans ses jugements, et les leaders sont là pour GOUVERNER et imposer des choix à la majorité dans un objectif de bien commun. »

    Dans mon livre à moi, nous appelons ça une dictature. Une dictature-soft (pour l’instant), mais c’est la meilleure définition qui existe pour décrire ce genre d’idée. Et beaucoup de nos élites (de droite OU de gauche) pensent exactement comme ça.

    Et je propose des solutions concrètes, sans arrêt. Sur ce blogue il y a une très précise. L’avez-vous lu/compris/apprécié ?

    Et une de mes spécialités (si je puis m’exprimer ainsi), est justement de trouver des solutions…
    J’aime beaucoup méditer et réfléchir aux problèmes qui nous affligent tous, trouver LA meilleure solution à chaque problème.

    ***

    « Vous voulez comparer? Comparer avec qui? La petite province qu’est le Québec d’aujourd’hui n’a pas à rougir devant la majorité des pays du monde en terme de qualité de vie, de bonheur collectif, de protection de l’environnement, de taux de chômage, d’inflation, etc. Alors, il est où le problème? »

    Monsieur Johnny,
    1) Le bonheur collectif n’existe pas.
    2)Nous avons un des plus bas taux d’activité par les 6 provinces les plus riches
    3) La qualité de vie, je suis d’accord… mais encore faut-il se mettre d’accord sur une définition. Au niveau matériel = ok. Mais pour le reste, pas certain, mais vraiment pas certain
    4) L’inflation? Oh boy, vous parlez d’économie? Moi j’aime beaucoup ce sujet. Les chiffres de la Banque du Canada ne représentent pas la réalité. Par exemple, il n’inclus pas la hausse des prix des maisons…
    Le taux officiel depuis 20 ans? Environ 2% ! Pourtant le prix des terres, des maisons, etc, a plus que triplé durant la même période ! 2% d’inflation ? Hahaha
    5) Pour l’environnement, je suis d’accord.

    Suite, dans quelques instants…

  25. « Alors, il est où le problème? »

    Le problème, c’est que les individus sont endettés à 140% de leurs revenus, et de plus en plus avec du crédit à court terme.
    Le problème, c’est que la moitié des individus sont dépressifs et drogués… légalement ou non;
    Le problème, c’est que les pays tombent en « faillite » les uns après les autres
    Le problème, c’est le Québec détient le RECORD DU MONDE POUR LE NOMBRE DE PERSONNES VIVANT SEULES ET POUR LE NOMBRE DE DEMI-FAMILLES (i.e. monos);
    Le problème, c’est que les parents courent après leur queues et que les enfants ont de moins en moins de présence parentale…
    Le problème, c’est que les vieux sont « parkés » dans des mouroirs… et que la mixité inter-générationnelle devient de plus en plus un concept étudié par des universitaires…
    Le problèmes, c’est qu’il y a de plus en plus de lois et de politiques qui ne respectent plus la présomption d’innocence;
    Le problème, c’est que les corporatismes (de droite ou de gauche), au Québec sont trop nombreux et qu’ils empêchent presque toutes les réformes…

    Je peux continuer comme ça pendant des pages et des pages…

    Suite…

  26. « Ensuite, vous me targuer d’être condescendant. »

    Oh que oui !
    Allez relire votre message du 21 mars 2010 à 23 h 40 min
    Et venez me dire -sans rire- que vous n’étiez PAS condescendant…
    🙂

    ***

    « Par contre, je n’ai jamais prétendu que le seul moyen de changer les choses était de s’impliquer en politique. C’est le sujet de l’article, voilà tout. Cependant, il me semble quand même qu’il s’agisse d’une bonne façon de faire valoir ses idées. Beaucoup mieux qu’ici en tout cas! »

    Par la politique ou pas par la politique ?

    A part la politique… rien n’est aussi efficace?

    ***

    « Pour la petitesse, on repassera. Je ne crois pas qu’il soit possible d’être condescendant et « petit » à la fois. Je vous laisse le plaisir de me contredire là dessus 😉 . »

    Oui, dans mon livre à moi, la condescendance (ou le manque d’humilité), cache toujours une ‘petite’ personne…
    😉

    ***

    « Et, en passant, tout le monde a besoin de s’interroger sur son comportement. Vous, moi et Louis. Ridicule comme argument. Et vous, l’êtes-vous, psy? »

    Oui je suis d’accord, mais ce n’est pas moi qui a adopté votre ton hyper condescendant. Non je ne suis pas psy, je constate, c’est tout. Pas besoin d’un bas en psychologie pour détecter votre ‘petitesse »… oups, votre ‘grandeur’. 😉

    ***

    « Dernière chose: « C’est vous qui ne réfléchissez à rien… »
    Parlant de généralisations grossières… »

    J’avais raison de dire ça, AVANT votre dernier message…
    Et on but est atteint.: nous dialoguons.
    Peut-être qu’après tout, j’ai des talents de psy. 😉

    ***

    « Dans votre état libertin, qui gère le système de santé et d’éducation? Qui s’occupe de venir en aide aux sans-abris? Qui nettoie la rue, achemine l’eau jusqu’à votre toilette et arrête les criminels? Ahh mais non! Dans un État libertin, tout le monde il est beau, tout le monde il est fin. Alors tous et chacun fera sa part du travail et nous vivrons tous en harmonie. L’homme est foncièrement bon!
    Laissez moi rire. »

    Riez… sans moi. Je ne suis pas ici pour rire. Mais pour décrire les problèmes et trouver des solutions complètes.

    De 1, libertaire et libertarien sont 2 choses différentes

    Je vous invite à parfaire vos connaissances en « science » politique, avant d’aller plus loin dans ce débat précis. Vous n’allez qu’à lire les nombreux sites/blogues libertariens, pour apprendre…

    Moi je le fais depuis quelques années. Je peux aussi vous expliquer, si vous voulez ne pas prendre le temps…

    ***

    « Vous me faites un peu penser à ces gérants d’estrade dans le domaine du hockey. Gainey devrait échanger untel, Gainey n’aurait pas du tant payer untel. Le gouvernement devrait mettre en place ceci, devrait couper dans cela et investir là-bas. La réalité, c’est que si c’est eux qui sont à la Chambre des communes, et pas vous, il y a une raison. Et elle est très simple. Vous n’avez pas l’expertise ou la volonté pour obtenir un tel poste et prendre ce genre de décisions. »

    Ah ha, revoilà le ton condescendant ! Chassez le naturel, et il revient au galop…

    La réalité’ je n’ai aucun intérêt à aller en politique, car le vrai pouvoir n’y est pas. Et comme je vous déjà dit, je n’ai vraiment pas la patience et le courage pour faire se genre de chose.

    Mon « expertise » est ailleurs… à vous de la découvrir.

    Et pour terminer, le gouvernement ne DEVRAIT jamais décider pour tous, AVANT de consulter le peuple. C’est ça la démocratie…

    Je suis content d’avoir cet change avec vous, nous pouvons constater -tous ensembles- ce qui cloche… dans notre système.

    suite…

  27. « Au lieu, on se complait devant notre écran. »

    Je répète: les idées sont BEAUCOUP plus puissantes que l’agitation sans réflexion.

    ***

    « La réalité, c’est que si vous avez un bonne idée, quelqu’un d’autre l’a sûrement eu avant vous »

    Pas certain de ça… de toute façon, la démocratie, c’est lorsque la MAJORITÉ décide, pas lorsque quelques « experts » ou « technocrates »… décident pour tous. Et nous voyons ce que ça donne…

    La sagesse des foules, ça existe… et cela est la BASE de notre démocratie et des jurys.

    ***

    « mais n’a pas jugé bon de l’appliquer pour des contraintes techniques, monétaires, politiques, etc. Si Bob Gainey a laissé Tanguay partir, c’est qu’il y avait une raison. L’avenir lui a donné raison puisqu’il n’a même pas un demi point par match. »

    Maintenant, vous parlez comme un gérant de club de hockey ? C’est très révélateur de la mentalité qui règne par « chez vous ». Le Canada et le Québec ravalés au rang de clubs de hockey… ça peut ben aller mal partout. 😉

    ***

    « Et oui, ils en font des erreurs. Mais quoi, vous croyez que les gens à la tête des gouvernements sont foncièrement méchants et mal intentionnés? Qu’ils désirent vraiment, par exemple, que le système de santé connaisse tant de ratés, avec la mauvaise presse que ça engendre? Voyons… »

    Non, ces gens sont foncièrement bons et bien intentionnées (d’ailleurs, je l’ai écrit dans un de mes messages, ci-dessus). Mais ils se pensent plus intelligents que la sagesse populaire. Et l’enfer est véritablement pavé de bonnes intentions…

    ***

    « C’est facile de commenter une décision après coup, une fois qu’on a toutes les données. Vous feriez sûrement mieux qu’eux, j’imagine! »

    Non, pas moi, le PEUPLE !

  28. « Je réfère maintenant plus précisément au texte.

    « Les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent »

    Si ça ce n’est pas de la démagogie et du « prêt-à-mâcher », alors je ne suis pas condescendant! Entendre de telles âneries me fait grincer des dents. Heureusement pour l’auteur, peu de gens ici possède ne serait-ce que la plus élémentaire des connaissances en économie. Ça ne les empêche pas de se plaindre cependant! Malgré tout, présenter des points de vue semblables devant un auditoire éduqué résulterait probablement en une pluie de tomates. Bien méritée d’ailleurs. »

    *

    Je laisse Louis répondre à ça…

    ***

    « Alors, on continue à dialoguer? »

    N’importe quand ! 🙂

    Bonne nuit et désolé pour les -nombreuses- fautes.
    Je vais faire plus attention la prochaine fois.

  29. Plusieurs problèmes sont soulevés ici mais aucune cause. Et si on ne connaît pas la cause, aucune solution n’est possible.

    « Le problème, c’est que les individus sont endettés à 140% de leurs revenus, et de plus en plus avec du crédit à court terme. »

    Cause possible: les taux d’intérêt si faible que n’importe qui (ou presque) peut s’acheter une maison et l’équiper à son goût. La marge de crédit hypothécaire permet de se payer le câble, le cellulaire, l’accès internet, la télé HD avec le cinéma maison qui l’accompagne… Tout cela est trop accessible. Et trop de gens en profitent. Pourquoi se priver?

    Actuellement, on peut avoir une hypothèque à taux variable pour 1,75%. Mettons qu’on opte plutôt pour un terme de 1 an à 2,33%. On achète une maison de 300 000 $. Nos paiements mensuels seront de 1320 $. bien sûr, il faut ajouter les taxes et l’énergie. Ça va monter à environ 1700 $ par mois. Environ 20 000 $ par année. Un couple moyen avec deux revenus totalisant 65 000 $ peut se payer cela. Oui: un couple avec des revenus totaux de 65 000 $ peut se payer une maison de 300 000 $. (source: http://www.multi-prets.com/)

    Solution: monter les taux d’intérêt. Tu vas voir que l’endettement va baisser. Je suis conscient qu’il y aura des dommages collatéraux, mais si tu considères que l’endettement est le problème à résoudre, alors l’augmentation des taux d’intérêt est la solution.

  30. « Le problème, c’est que les parents courent après leur queues et que les enfants ont de moins en moins de présence parentale… »

    Cause possible: le trop grand nombre d’activités offertes aux enfants.

    Si tu as un enfant, ne l’inscrit pas à des cours de violon ou de piano. Ne le fais pas jouer au soccer. Prive-le d’internet. Pas d’accès à un ordinateur ni à une console de jeux. Donne-lui deux ou trois petits frères ou petites soeurs.

    Tu vas voir que tu n’auras pas à aller le reconduire partout et tu pourras passer du temps de qualité en famille.

    Je suis conscient qu’il y aura des dommages collatéraux, mais si le problème que tu veux corriger est celui que tu mentionnes, tu sais quoi faire.

  31. « Le problème, c’est que les vieux sont « parkés » dans des mouroirs… et que la mixité inter-générationnelle devient de plus en plus un concept étudié par des universitaires… »

    Cause possible: l’augmentation de l’espérance de vie et de l’acharnement thérapeutique.

    C’est sûr qu’il y a 40 ans, des vieux, il n’y en avait pas beaucoup et ils étaient plutôt autonomes. Quand ils ne pouvaient plus répondre à leurs besoins, la famille devait obligatoirement prendre le relai car les autres ressources n’étaient pas disponibles. Mais ça ne durait jamais bien longtemps.

    Aujourd’hui, les vieux sont beaucoup plus nombreux en raison de la hausse de l’espérance de vie et sont maintenus en vie même lorsqu’ils ne sont plus autonomes. Ils deviennent un fardeau plus lourd et sur une plus longue durée qu’auparavant.

    Les politiciens ont bien compris qu’il y avait des votes à gagner à soulager la population de ce fardeau. Et voilà…

  32. « Le problème, c’est que les corporatismes (de droite ou de gauche), au Québec sont trop nombreux et qu’ils empêchent presque toutes les réformes… »

    Effectivement. Nous ne vivons pas dans une démocratie mais plutôt dans une lobbycratie.

    cause possible: l’électorat manque de sens critique et se laisse facilement acheter.

    Lorsqu’un politicien annonce une subvention à une entreprise pour créer ou sauvegarder des emplois, c’est dans le but d’acheter des votes avec l’argent des contribuables. Ça ne lui coûte rien mais ça lui rapporte. Good deal!

    La tâche principale d’un bon politicien, c’est d’aller chercher des votes. Il ne doit donc pas déplaire aux groupes de pression, surtout ceux qui ont beaucoup de visibilité. Ces groupes ont donc plus de pouvoir qu’un simple électeur.

    Les décisions sont plus influencées par les groupes de pression (et les tinamis) que par la population. C’est ce que j’appelle la lobbycratie.

  33. Ceux qui disent que c’est la faute du système ont raison. Sous prétexte d’égalité, on donne souvent la même augmentation de salaire à tout le monde. On reçoit tous 2% et tout le monde est content. Sauf que ça nous donne une croissance exponentielle et que cette courbe exponentielle fait doubler l’écart entre les revenus.

    Pour calculer une croissance exponentielle, on prend le chiffre 70 et on divise par le pourcentage d’augmentation, ce qui nous donne le temps de doublement de notre nombre de base. Par exemple si le taux moyen d’augmentation du salaire est de 3%/an, ça prendra 23,3 ans pour que tout le monde double son salaire. Si les plus bas salaires sont de $20,000 et les plus élevés de $100,000, après 23,3 ans à 3%, on aura $40,000 pour les plus bas salaires et $200,000 pour les plus hauts. L’écart, de $80,000 il y a 23 ans, sera désormais de $160,000. C’est comme ça que les pauvres s’appauvrissent et que les riches s’enrichissent.

    http://www.chrismartenson.com/dr_albert_bartlett

    On explique sur ce lien le fonctionnement de la croissance exponentielle. Le site de Chris Martenson que je n’ai pas terminé d’explorer est plein de vidéo et d’information sur les conséquences de cet état de fait. Je me souviens d’avoir déjà vu cette démonstration dans un livre d’Albert Jacquard, je crois, au début des années 90.

    Les vidéos peuvent être visionnés en français et en espagnol.

    En espérant que nous y trouverons des informations sur les véritables défis qui nous attendent et sur des manières de remédier à la situation.

    Bonne réflexion à tout le monde.

  34. Steph, tu veux vraiment que je réponde?
    Tu n’aimeras sûrement pas mes réponses.

  35. Une illustration humoristique du statut des politiciens: http://i.imgur.com/Uyx7O.jpg

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