Trop pressés

« On ne doit jamais penser à la distance, quelle qu’elle soit, qui nous sépare de la vertu. »
– Confucius

La décision du SPQ-Libre de continuer à militer au sein du Parti Québécois constitue une autre déception pour ceux qui, comme moi, espéraient voir ce qui reste de l’aile social-démocrate du Parti Québécois s’organiser au sein d’un autre parti. Il s’agit, encore une fois, de l’erreur classique de gens qui, trop pressés d’obtenir des résultats, négligent de réfléchir à leurs possibilités réelles et qui, sous prétexte de se rapprocher d’un idéal aussi usé que le parti qu’ils défendent malgré leur rejet, pilent sur leurs principes et gaspillent leurs énergies dans une cause perdue.

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Ces pressés affirment à qui veut encore les entendre qu’il vaut mieux militer au sein d’un parti qui a « une chance » de prendre le pouvoir, plutôt que de rejoindre un parti plus marginal ou de créer son propre parti. Or, qu’est-ce que l’histoire du PQ elle-même nous apprend? Exactement le contraire! Quand René Lévesque a quitté le Parti Libéral de Jean Lesage, en 1967, il a sacrifié toute emprise sur le pouvoir pour se lancer dans le vide. Il a décidé que ses principes n’étaient pas à vendre et qu’il valait mieux manger son pain noir durant quelques années que de vivre avec la honte de voir chacun de ses idées battues à chaque fois. Neuf ans plus tard, il était premier ministre. Voilà la force d’une conviction.

En fait, en continuant à oeuvrer au sein d’un parti qui a rejeté à la fois les idéaux sociaux-démocrates avec son nouveau programme économique calqué sur les Libéraux et ses idéaux indépendantistes lorsqu’il a rejeté l’idée d’un référendum rapide, le SPQ-Libre lance le message que ces idéaux n’étaient, sommes toutes, pas si importants. Si vraiment ceux-ci représentaient la population, étaient la solution, on se sort tout simplement de l’Histoire en refusant de leur donner le respect qu’ils méritent. Si René Lévesque avait agi ainsi, il aurait probablement affirmé, en 1967, que le Parti Libéral constituait le « meilleur véhicule », car il était le plus à même de gagner les élections. C’est de courage qu’il faut. Et le SPQ-Libre – tout comme les autres sociaux-démocrates qui demeurent au parti en se pinçant le nez – se sont mis à genoux devant le PQ. On a fait passer le véhicule avant les valeurs qu’il défend.

Or, ces valeurs doivent être la raison d’être de n’importe quel parti politique. On ne peut pas parasiter une organisation sous le prétexte qu’elle risque de nous amener quelque part. On ne peut pas, après un Lucien Bouchard et ses « conditions gagnantes », un Bernard Landry et son « assurance morale de gagner » et une Marois qui ne veut rien savoir d’un référendum sur la souveraineté, continuer à croire que les valeurs défendues par le Parti Québécois sont celles du SPQ-Libre et des sociaux-démocrates. On ne peut pas non plus croire qu’il est possible de s’attacher à un bazou rouillé qui, à défaut d’être capable de proposer une alternative au libéralisme économique actuel, suit le courant et fait de la petite politique à la semaine en espérant atteindre le pouvoir. On ne peut pas faire cela sans devenir soi-même des prostitués du pouvoir, des individus qui renient leurs convictions profondes, leurs idéaux, pour devenir exactement ceux qu’ils dénoncent: des carriéristes prêts à vendre leur mère pour continuer à s’abreuver aux mamelles du pouvoir.

Andrée Ferretti, auteure et militante indépendantiste de la première heure, l’a pourtant bien expliqué: « qui ne fait pas l’indépendance, la combat » (( Ferretti, Andrée (1996). Le Parti québécois : pour ou contre l’indépendance. Lanctôt Éditeur. Montréal. 109 p. )). En réaction à la mise à la porte du SPQ-Libre par le PQ en fin de semaine dernière, elle n’a pas mâché ses mots:

[L’objectif du PQ] n’a jamais été de réaliser l’indépendance nationale, mais celui d’exercer le pouvoir provincial. Avant-hier et hier, dans une véritable intention d’améliorer le sort du peuple québécois. Aujourd’hui, dans le seul but de prendre le pouvoir et, à l’instar du Parti libéral, de l’exercer au profit de la classe dominante.

Cette critique rejoint celle de Jacques Parizeau qui, dans son dernier livre, parlait de tous ces « déclinologues » (les Lucides) que le PQ écoute aujourd’hui avec tant de soins et de la nécessité de ne pas attendre pour agir lorsqu’on atteint le pouvoir et de préparer le référendum bien avant. Véritable fuite en avant, le PQ n’écoute plus ces sages conseils, tout comme le Parti Libéral, en 1967, n’a jamais voulu entendre les plaintes de ceux qui voulaient se doter d’un pays.

Combien d’énergie, combien de talents, combien d’années utiles gaspille-t-on ainsi dans un parti pour qui le pouvoir semble devenu la seule raison d’être? Pensons à tous ces honnêtes militants, ces citoyens qui achètent leur carte de membre, qui s’illusionnent sur les principes sociaux-démocrates et indépendantistes du PQ, qui croient vainement qu’en participant à des colloques et à des tables rondes ils arriveront à faire monter leurs chaudes idées dans l’air gelé du statu quo péquiste? Tous ces gens, ne seraient-ils pas beaucoup plus utiles ailleurs?

Robert Laplante, véritable expert de la question politique, expliquait que le cycle de la Révolution tranquille avait pris fin avec la loi de la clarté, après le dernier référendum, qui mettait, aux yeux du Canada anglais, un point final aux revendications politiques et identitaires québécoises:

Le Parti québécois, s’il a paru s’en affranchir un moment, a fini par retomber lui, aussi, dans les ornières de cette vieille culture politique façonnée par l’Indirect rule. C’est celle qu’imposent les catégories mentales sous-jacentes à la gestion provinciale et qui consiste à gouverner en se convainquant soi-même de la nécessité de prévenir les débordements d’un peuple qui, laissé à lui-même, pourrait se laisser aller à des gestes estimés radicaux. C’est la politique de la moindre audace qui confond la fermeté et le radicalisme, la détermination et l’entêtement.

Ce parti politique, c’était le Parti Québécois de Lucien Bouchard, celui de Bernard Landry, d’André Boisclair, et de Pauline Marois aujourd’hui. On ne parle plus d’échéancier pour l’indépendance (trop radical) ou de redistribution de la richesse (trop radical). On se contente de laisser voguer la bateau en espérant que l’usure du pouvoir battra, à elle seule, le gouvernement Charest. On n’a jamais voulu comprendre que la fin du dialogue canadien, avec la loi sur la clarté, ne devait pas signifier la fin de l’idée d’indépendance, mais plutôt sa radicalisation et sa redéfinition, devant le refus canadien d’assumer son rôle d’interlocuteur.

On peut comprendre le SPQ-Libre et de nombreux militants sociaux-démocrates et indépendantistes d’être pressés. Malheureusement, quand on veut faire les choses trop vites, on les fait souvent mal. Quand on fait passer le véhicule avant les idées, quand on se convainc soi-même de se pincer le nez et de voter pour un parti qui ne représente plus du tout nos idées, on se condamne à oeuvrer à son propre abrutissement, à travailler à sa propre disparition, et à donner crédibilité aux forces qui souhaitent notre propre disparition.

Créer un nouveau parti ou tenter d’en modifier un, comme Québec Solidaire, dont les valeurs au niveau économique peuvent éventuellement se rapprocher de celles du SPQ-Libre, c’est difficile. Ça peut prendre du temps. Mais l’action est essentielle, que ce soit QS ou un autre parti. Rome ne s’est pas bâtie en un jour, et si l’urgence de nos vies fuyantes nous pousse à nous presser, il peut être bon de se rappeler qu’à l’échelle d’un peuple, quelques années, voire quelques décennies supplémentaires, ne sauraient nous couler.

Le mouvement nationaliste a pris près de soixante ans à se développer avant d’atteindre le pouvoir. Il ne faut pas espérer, face à un monde en mutation où les identités nationales sont soumises à une énorme pression anglicisante et multiculturelle, sauver le Québec dès demain matin. Il faudra rebâtir le discours, accepter quelques échecs électoraux, et lutter, au corps à corps, et sans compromis, pour la défense de nos valeurs sociales et identitaires. Il faudra accepter l’idée de concentrer nos forces non pas à infiltrer un vieux rafiot rouillé comme le Parti Québécois, mais à se construire, idée par idée, le navire qui portera la prochaine génération vers ses rêves.

L’Histoire nous regarde, et c’est à nous que revient la nécessaire tâche d’être courageux et de laisser à ses soins un parti qui a été important dans l’histoire de l’affirmation identitaire et sociale du Québec, mais qui ne peut plus rien faire pour nous aujourd’hui.

Ce courage, les pressés du SPQ-Libre et tous les militants péquistes croyant à l’indépendance et à la social-démocratie, en ont manqué.

Cruellement.

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21 Réponses

  1. Excellent papier, je suis entièrement d’accord avec ton analyse et ta vision. Tu sais, Qs est un véritable parti démocratique et tous les membres peuvent influencer le contenu du programme (qui est actuellement en préparation). Et Qs est un parti beaucoup plus modéré que ce que rapportent certains journalistes, ce qu’en pensent les néolibéraux ou ce qu’en disent certains commentateurs de blogues qui n’hésitent pas à utiliser les méthodes du sénateur MacCarthy pour détruire la réputation de ce parti.

    Yvon Deschamps et Judy Richards n’auraient jamais donné un appui à un parti d’hurluberlus et qui n’a pas d’avenir.

  2. Les pressés sont ceux qui veulent un référendum à tout prix. Ils manquent d’imagination, on a pas besoin d’un référendum pour être indépendant.

    À l’époque de René Lévesques il y avait de la place pour un nouveau parti comme le PQ. Aujourd’hui vous ne ferez que diviser le vote souverainiste avec pour résultat de favoriser les libéraux. Et plus les libéraux sont longtemps au pouvoir, plus l’option de l’indépendance recule : ce sont des fossoyeurs qui nous enterrent sous les dettes afin de nous confiner à constamment lutter pour garder la tête hors de l’eau.

    Et vous les naïfs, vous souhaitez un parti souverainiste qui vas nous enfoncer encore plus dans les déficits… Merci, mais les fédés font déjà ça très bien.

  3. « tous les membres peuvent influencer le contenu du programme »

    Si un jour QS devient un parti capable de prendre le pouvoir et donc de faire passer la souveraineté, je prendrais une carte de ce parti et j’irais y militer… comme beaucoup d’indépendantistes de droite… et on va rire quand ton parti démocratique nous laissera un droit de parole et un droit de vote ; tu vas voir le virage vers le centre… et si nous sommes assez nombreux, vers le centre droite !

    Ça sera le nouveau PQ… avec ses opportunistes, ses carrieristes (parce que QS aura alors pas mal de millage en arriere de lui), ses arrivistes, ses traitres, ses fouteurs de merde, et ses militants de droite. Bravo !

    Faut vraiment être borné, aveugle et bouché pour ne pas comprendre que QS au pouvoir, ça sera un QS qui se sera rapproché du centre et donc de vos valeurs.

  4. Le SPQ-libre n’est pas composé de rêveurs, mais de technocrates. Eux ils savent, eux vivent dans la réalité politique, aussi cruelle et minable soit-elle.

    Amusant de voir Louis déchirer sa chemise en nous déclarant que les progressistes étaient chassés du PQ (ce qui était complètement faux, on a juste fermé leur club, pas viré les membres du PQ) et aujourd’hui de nous dire que ces gens sont trop pressés et pas assez progressistes !

    Tout le monde il est méchant, tout le monde il est moche !

  5. @lutopium: Merci. Je crois aussi que les valeurs sociales de QS sont promises à un bel avenir. Cependant, il est urgent que le parti se rapprochent des valeurs identitaires du Québec et soit plus agressif sur la langue, l’immigration et la laïcité. Ceci dit, c’est le parti le mieux placé pour opérer un virage permettant à la social-démocratie et aux valeurs identitaires de se faire entendre, selon moi. Encore faudrait-il que les bornés qui votent PQ en se bouchant le nez soient prêts à le reconnaître…

    @Caligula: Non, on n’a pas nécessairement besoin d’un référendum; on peut aussi faire une élection sur la souveraineté. Mais peu importe le moyen choisi, il faut le choisir et l’assumer.

    Ta logique de division du vote est celle à laquelle je m’en prends directement. Crois-tu que René Lévesque, quand il a quitté le PLQ, s’est dit: « ah non, on va diviser le vote et favoriser l’Union Nationale »? Non, il a suivi ses valeurs, et ça a été payant. C’est ça qu’il faut faire. Sinon, on paralyse le système.

    @reblochon: Si tu avais été là à l’époque, tu aurais blâmé René Lévesque d’avoir voulu créer son propre parti. Tu l’aurais traité de rêveur, tu lui aurais dit qu’il favorisait l’élection de l’Union Nationale, que son parti, au bout d’un certain temps, deviendrait la copie conforme du Parti Libéral… C’est exactement ce discours que tu tiens ici, et l’Histoire démontre que ce que tu affirmes n’a aucun lien avec la réalité.

    Quand un parti ne veut rien savoir de nos aspirations, il faut faire ce que René Lévesque a fait: le quitter et en fonder un nouveau. Il faut aussi travailler avec la population, avec ses aspirations légitimes d’une société équilibrée (centre-gauche) et respectueuse de l’identité québécoise.

    Mais ça, de toute façon, ça implique que tu te remettes en question, reblochon. C’est donc impossible pour toi. Continue de perdre ton temps au PQ, de contribuer à la sclérose de notre société, et à tuer notre projet indépendantiste et social-démocrate dans un parti qui ne croit plus ni à un ni à l’autre.

    Merci pour vos commentaires!

  6. Faux ! J’aurais été avec René, comme Bourgault a fait et comme il l’a regretté par la suite, simplement parce que j’aurais été un membre du RIN (super jeu de mots !).

    Y avait un mouvement populaire en arrière de René… y a rien derrière QS, les gens aujourd’hui sont plus du centre (gauche ou droit … plutôt droit.) C’est comme si tu me demandais de refaire mai 68 aujourd’hui en France … je te dirais que c’est de la connerie. La conjoncture actuelle n’est pas celle des années 70 ! Le discours du FLQ n’est plus pertinent aujourd’hui ! Es-tu capable de te mettre dans le contexte historique des évènements ?

    Et je le répète : admettons que le PQ ne fait plus l’affaire, pour cela il faut convaincre les électeurs et ce n’est pas en laissant ce parti dans l’opposition que tu y arriveras.

    En réalité, en militant pour le PQ et sa prise de pouvoir en 2012, on accélère peut-être ce que tu rêves de voir arriver. Créer un nouveau parti, dissoudre le PQ, j’en parle au moins une fois par mois au sein de ce parti. Une fois de plus, tu juges trop vite et tu te fais une fausse idée sur certaines personnes.

  7. D’ailleurs, si vous prenez le temps de lire le discours d’ouverture de Pauline Marois (colloque de la fin-de-semaine dernière – verbatim disponible sur le site du PQ), elle n’a jamais prononcé les mots « souveraineté » ou « indépendance ». Elle fait seulement référence à la prise de pouvoir par un parti souverainiste. Il est également là le mirage de l’exécutif du PQ dans sa nouvelle stratégie électoraliste: prendre le pouvoir coûte que coûte et se comporter comme un gouvernement provincial souverainiste dans la fédération. Ça ressemble étrangement à ce que proposait Mario Dumont avec son approche autonomiste. Je ne sais pas, c’est la lecture que j’en fais.

  8. Ah, pour la remise en question … tu peux causer Louis, tu es de loin le plus fermé de nous deux et celui le moins capable de faire de concessions … au nom de tes principes. C’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité sur ce coup.

  9. On dirait qui y a des gens qui ne comprennent pas les manoeuvres politiques. Et même en imaginant que Pauline veuille seulement faire ce que Dumont nous promettait et n’aurait jamais fait, c’est une avancée pour l’indépendance et la souveraineté du peuple québécois ! C’est quoi qui vous dérange ? Avec un Québec autonome il sera bien plus facile de convaincre la population de faire le dernier pas vers notre indépendance ! moins il y a d’obstacles, moins il y a de peurs, de craintes, plus les gens accepteront le beau risque… pour ce qu’il en restera de risque !

  10. Louis, trop pressé vous dites ? Va falloir se faire une idée,vous accusez le SPQ-Libre d’être «trop pressé» -pour avoir fait un pied-de-nez à QS- tout en accusant le PQ de Pauline Marois de pas se presser. C’est vous qui écrivez : «…et ses idéaux indépendantistes lorsqu’il a rejeté l’idée d’un référendum rapide,(…)» Rejeter l’idée d’un référendum rapide, hum !
    ***
    Le PQ des années ’70 et des années 1980 a dû prouver qu’il pouvait faire un bon gouvernement, qu’il n’était pas un nid de « communissssss ». Inviter, comme vous le faites, à aller « voir ailleurs » et nous revoilà plongé encore pour 30-40 ans en de vaines justifications.

    Je vous le dit, l’indépendance du Québec ne pourra se faire qu’avec la gauche ou seulement par des gauchistes gauchisants, surtout, surtout que nous savons qu’une fraction de l’électorat vote à droite, de plus, nous devons aussi nous battre pour convaincre quelques anglos à notre cause pour atteindre un résultat raisonnable.

  11. Ce n’est pas compliqué. Il y a une différence entre faire les choses vites et faire les choses bien. Appuyer le PQ, c’est vouloir brûler les étapes et c’est mettre en danger l’ensemble du processus en s’attachant à une coquille vide. Un peu comme si Lévesque avait décidé, en 1967, de rester au Parti Libéral… Ça, c’est être trop pressé et oublier de réfléchir aux conséquences. À l’opposé, mieux vaut prendre le temps de bien rebâtir le mouvement, car c’est ce qu’il faut. Le PQ est un parti fini; il faut se réorganiser ailleurs!

  12. Lutopium, je vous fais remarquer que ce collogue avait comme thème «Un gouvernement souverainiste et la création de la richesse.»

    Dans son discours d’ouverture elle a parlé de :
    -pays, une fois,
    -de nation, 5 fois
    -de nation libre, une fois.

    Dans son discours de fermeture au même colloque, Mme Marois a
    mentionné 4 fois le mot souveraineté et 5 fois le mot pays.

  13. La portion du programme qui touche l’accession du Québec à l’indépendance a été débattue et adoptée l’an dernier par les sympatisants et membres de Québec solidaire dans une démarche de démocratie participative comme on en voit rarement. Les prochains volets du programme ne t’intéressent pas, alors inutile d’adhérer à Qs, tu y perdrait ton temps. Et on adhère par à Qs exclusivement pour l’indépendance du Québec, c’est un parti qui a un véritable programme social-démocrate qui vise entre autres la justice sociale, la répartition de la richesse (approche collective au lieu d’individuelle, comme celle choisie par ce nouveau virage du PQ), la protection de l’environnement, etc…

  14. « Y’avait un mouvement populaire derrière René ». T’est certain de ça? Il me semble que l’histoire dit plutôt que ce sont les intellectuels et certains syndiqués qui ont voté PQ en 1970… 23% des votes et 7 sièges pour le PQ.

    « Y’a rien derrière Qs ». Effectivement beaucoup plus modeste car Qs est venu jouer sur le terrain de jeu du PQ. Mais, avec le changement de cap du PQ et la disparition de l’ADQ, on ne sait pas encore ce que l’avenir réserve à cette jeune formation politique. Tout est possible. On peut rêver!

  15. SVP ne comparez pas René Lévesque à une Françoise David ou à l’autre Amir Kadir. René Lévesque était un chef de file dès la fin des années ’50 avec son émission Tv POINT DE MIRE et c’est surtout à cause de lui que Lesage a gagné ses élections qui ont mené à la nationalisation de l’électricité. Puis il y avait le contexte de l’époque.

    Enfin, il est dommage que vous prenez vos désirs pour des réalités : le PQ est loin d’être fini, malgré certaines tentatives pour l’affaiblir.

  16. Je n’ai pas lu le discours de fermeture. Je prend bonne note de cette précision!

  17. Je vois ici la divison entre les générations, c’est triste quand même.

    Ma génération a bâti, de bonne foi, un parti pour nous mener vers la souveraineté.
    On y a cru en 1995, mais on nous l’a volée.
    Le PQ n’est pas responsable de ce vol par Ottawa et les fédés du Québec à ce que je sache.
    Combien de jours, de mois, d’années à poser des pierres, une par une, apporter de l’eau pour cimenter le tout.
    Et là, une autre génération veut recommencer la construction à Zéro ?
    C’est d’une tristesse infinie. Encore 30-40 ans dans l’attente ?
    Je ne crois pas en David et en ses jupons qui dépassent.

    Frulla, cette semaine, disait que le PLQ est rouge de rire de voir les séparatistes se diviser ainsi, ce qui favorise la réélection du PLQ.
    Elle-même avait le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

    Le Québec ne deviendra jamais un Pays parce que dans 30 ans, une autre génération ne sera pas satisfaite de votre fade parti et en fondera un autre.
    Alors, tout viendra vous éclater en pleine face tout comme ce que vous faites au seul véhicule en marche présentement.

    Vive la petite politicaillerie !
    Quel Peuple, quand même !

  18. Je lui souhaite de tout mon coeur. Un gouvernement pequiste de droite federaliste et une opposition QS de gauche souverainiste, mais c’est un reve. ;oP

  19. Mais tu rêves en couleur, tu crois que tu peux empêcher les gens d’adhérer à ton parti pour venir y foutre la merde ? Crois-tu sincèrement qu’on va se gêner quand vous serez en phase de prendre le pouvoir au Québec… attache ta tuque !

    je n’y perdrai pas mon temps avec mes autres amis de droite, on vous fera vivre un virage démocratique vers le centre, puisque vous écoutez vos militants !

    Y quoi que vous ne comprenez pas en politique ?

  20. Pauvre Louis! À te lire, on croirait presque le SPQ-libre était l’âme et le coeur du PQ et le projet souverainiste est un projet exclusivement gauchiste! Pathétique!

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/05/independantistes-de-droite-de-toutes.html

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/08/il-est-impossible-detre-la-fois.html

    De plus, comme je le disais dans mon billet sur le SPQ-libre, personnellement, les clowns du SPQ-libre ont tellement nuit au parti et à la cause souverainiste avec leurs idées syndicalo-marxistes indigestes que je ne les considère même pas comme étant des vrais péquistes. Ils se sont tellement appropriés l’idée du pays dans les médias, alors qu’elle ne leur appartienne pas, et ils ont, pratiquement, réussit à faire croire à la population que la souveraineté du Québec était, d’abord et avant tout, un projet de gauche, au lieu d’un projet de libération nationale, qu’ils ont découragé une bonne partie de la droite de nous suivre. Certains droitistes qui militaient au PQ pour faire l’indépendance ont même quitté le parti, suite à certaines altercations verbales et philosophiques qu’ils ont eu avec cette aile de gau-gauche radicale, ce qui n’était pas pour aider le parti à grandir et à faire porter bien haut la flamme souverainiste dans la population qui, par-dessus le marché, a souvent été témoin de ces altercations de fond de ruelle qui n’ont pas leur place dans un parti politique, quel qu’il soit! Les membres d’un parti politique doivent pouvoir s’entendre et parler d’une seule voix autour d’un sujet commun. Or, à cause de la mouvance du SPQ-libre, le PQ a délaissé son objectif commun (l’indépendance du Québec) qui rassemblait les différentes factions qui le compose (gauche-centre-droite) pour se diviser, plus souvent qu’autrement, sur les questions socio-économiques, et ce, au grand plaisir des libéraux.

    En fait, si j’étais conspirationniste, je croirais presque que Laviolette et sa gang sont, en réalité, des agents provocateurs payés par Ottawa (donc, des fédéralistes qui se font passer pour des souverainistes, comme ce fut le cas de Claude Morin, cet agent de la GRC qui était payé pour espionner, de l’intérieur, le PQ et René Lévesque) pour créer la zizanie au sein du PQ, pour que le parti s’éloigne de son objectif premier qui est l’indépendance du Québec et, ainsi, nous empêcher de la faire!

    Souverainiste de droite que je suis, je dois même admettre que la présence de cette faction soviétique au sein du parti avait contribué à me faire, moi-même, délaisser le PQ et à me faire opter pour l’ADQ, lors des élections québécoises du 26 mars 2007. J’avais parlé de mon vote adéquiste de 2007 beaucoup plus en profondeur ici. Je suis revenu au PQ en 2008, quand j’ai réalisé que l’ADQ était encore plus un gros n’importe quoi que le PQ. Ainsi, en allant nous nuire chez Culbec suicidaire, les faux péquistes du SPQ-libre rendront un immense service au PQ, en le délestant de ses troubles-fêtes qui l’empêchent de prendre des décisions et des positions cohérentes et en phase avec les réalités et les défis d’aujourd’hui, car il est totalement impossible que le Québec, une fois souverain, puisse continuer à faire les choses comme il les fait, depuis la Révolution tranquille!

    Heureusement, les prochaines élections québécoises sont encore loin et c’est le temps, pour madame Marois, de nous montrer ce qu’elle a dans le ventre et de faire preuve d’un incroyable exemple de leadership et de courage politique en purgeant son parti de ses extrémistes socialistes qui nuisent à l’image et à la crédibilité de celui-ci chez les gens ordinaires. Si elle ne le fait pas, elle risque de le regretter amèrement dans un avenir très rapproché, en se faisant, tout simplement, montrer la porte de sortie, soit par les membres de son parti, soit par la population, en subissant une deuxième défaite électorale de suite qui sonnera, à coup sûr, le glas de sa fructueuse carrière politique, défaite qui débouchera, également, sur un quatrième mandat libéral consécutif dont le Québec ne se relèverait pas!

    Étrangement, tout comme les joyeux lurons de la nébuleuse de gauche qu’est le SPQ-libre, des anciens députés péquistes, comme Guy Chevrette, Robert Burns et tant d’autres, étaient, eux-aussi, issus du monde syndical et ils ont eu de longues trajectoires au sein du PQ, le tout sans jamais ressentir le besoin de créer un parti dans le parti!

    La vraie question que l’on devrait tous et toutes se poser est celle-ci : quel est, donc, l’intérêt d’avoir un regroupement, dont le but avoué n’est pas de faire avancer les idées du PQ dans la société, mais, bel et bien, celles du monde syndical et de la gauche politique dans le PQ, contribuant, ainsi, à lui faire défendre tout et son contraire et à diluer, dans une mer gauchiste, le vrai message de ce parti qui est l’indépendance du Québec, hein?

    Ah, et, une petite question pour les souverainistes de gauche : croyez-vous vraiment que c’est en exigeant l’intervention du gouvernement fédéral pour que celui-ci, avec ses gros sabots, aille dicter à l’Alberta la marche à suivre dans le développement des ressources naturelles (une compétence provinciale) qu’elle a sur son territoire que l’on renforcera la crédibilité de notre mouvement politique, tout comme le fait de maintenir le Québec dans le BS de la péréquation et la dépendance fiscale, tout en se réjouissant de cette situation, absolument, intolérable*, que l’on créera des conditions favorables à l’accession à la souveraineté, hein?

    * De toute façon, comme l’a si bien dit notre super-ministre des Finances, Raymond Bachand, un ancien président de la FTQ-Construction, soit dit en passant, la finalité, ce n’est pas d’équilibrer le budget! La finalité, c’est d’être heureux comme peuple!

  21. […] Trop pressés Se rendre aux commentaires Publié aussi sur Louispréfontaine.com […]

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