Pourquoi il faut quitter le PQ

Si de nombreux indépendantistes et sociaux-démocrates croyaient à la possibilité de modifier le Parti Québécois de l’intérieur, ils doivent changer d’avis. La décision de Pauline Marois d’exclure le SPQ-Libre de son parti répond à cette question. Non, ce parti ne changera pas, quand bien même ses militants le souhaiteraient. Au PQ, on ne défend pas des valeurs ou des idées; on dirige le parti au gré des sondages et des objectifs politiques à court terme. Le but est toujours le même: le pouvoir pour le pouvoir, et tant pis pour les militants. C’est d’une rupture dont il est question.

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À l’origine, la recette était pourtant simple: en permettant la création de clubs politiques à l’intérieur du parti, l’ancien chef Bernard Landry espérait satisfaire une aile-gauche échaudée par plusieurs années de gouvernance de droite et empêcher sa fuite vers Québec Solidaire, qui empêchait l’élection de nombreux candidats, à cause de la division du vote. Officiellement, n’importe quelle organisation de militants pouvait prétendre à ce statut, sous certaines conditions, mais toutes les demandes furent systématiquement rejetées. Si bien qu’on s’est retrouvé avec un seul club politique au parti, donnant une sorte de caution morale de la part des progressistes aux orientations du PQ. De nombreux militants du Mouvement pour une élection sur la souveraineté, par exemple, se sont ainsi fait barrer la route; les clubs politiques n’ont pas été créés pour démocratiser le parti, mais simplement pour accommoder temporairement la gauche de peur de la voir quitter pour Québec Solidaire. Simple calcul.

Or, aujourd’hui, avec la dégringolade de l’ADQ dans les sondages, la donne a changé. On ne craint plus Québec Solidaire, non pas parce que le parti ne continue pas sur sa lancée, mais simplement parce qu’il n’y a plus d’alternative majeure à Jean Charest et que le vote adéquiste devrait trouver sa place, naturellement, dans un PQ de droite. On fait le calcul qu’après neuf ou dix ans d’un même gouvernement, les Québécois, en 2012, auront le goût du changement, et que le pouvoir devrait tomber comme un fruit mûr, en autant qu’on n’effraie pas trop les électeurs avec des politiques social-démocrates ou indépendantistes. Résultat: on se colle sur le discours économique dominant, on se tient tranquille, et on censure les empêcheurs de tourner en rond. Au moment où le PQ parle d’identité, il renie la sienne pour faire de la petite politique du sondage, comme le faisait l’ADQ de Mario Dumont, sa seule priorité.

« Les partis de nature révolutionnaire, lorsqu’ils ne réalisent pas rapidement ce dont pourquoi ils ont été créés, deviennent rapidement la possession de réseaux privés […] et utilisent leur mission originelle en faire valoir de leurs buts corrompus » a écrit le politologue K. Deutsch. C’est exactement ce qui se produit actuellement avec le Parti Québécois. On enfonce de force dans la bouche des militants la régurgitation de stratégies politiques à la petite semaine n’ayant comme but que le pouvoir, ce fruit si longtemps désiré et qui viendrait couronner la carrière des nombreux apparatchiks qui se servent du parti non pas pour réaliser des objectifs politiques communs, mais simplement pour y faire carrière. Ces réseaux d’individus décidant des orientations derrière des portes closes et gérant les congrès ou les colloques comme d’habiles metteurs en scène, corrompent ce qui devrait constituer l’essence même de n’importe quel parti politique en santé: sa démocratie, c’est-à-dire la capacité des membres d’en bas de voir leurs valeurs relayées aux plus hauts échelons de la pyramide.

Ainsi, si on ne peut plus permettre à des membres de s’exprimer en s’organisant dans un club politique plus à gauche, si on désire les cacher parce qu’ils s’expriment un peu trop ou sont trop intéressés par les débats d’idées, ce n’est pas seulement d’une formidable capacité d’opposition qu’on se débarrasse. On rejette la démocratie de parti et on inverse la pyramide; les membres ne sont plus que de simples faire-valoir qu’on montre aux caméras et qui adoptent, en applaudissant bêtement, les décisions prises en haut. On tue le parti politique en tant que véhicule capable de représenter les valeurs de la population. Il devient un simple taxi payant, changeant de destination au gré des sondages et laissant tel ou tel groupe sur le coin d’une rue en fonction des objectifs du jour.

À partir du moment où le Parti Québécois devient ce parti sans âme, où les décisions ne proviennent plus véritablement de la base, il ne peut qu’entraîner davantage d’opportunistes, de carriéristes et autres plaies pour n’importe quelle organisation incapable d’en contrôler l’influence. Aucun groupe de militants, aucune sous-organisation, aucun club informel ne peut plus changer les choses: les chefs décident, et les militants suivent. La seule façon de participer aux décisions nécessite donc de monter au sein de la pyramide, et la seule façon de s’y hisser est de voter oui à toutes les suggestions des dirigeants en regardant le plafond et en baillant. On crée ainsi une organisation politique où l’à-plat-ventrisme et le refus des débats devient une condition sine qua non pour atteindre le pouvoir. Le but n’est plus de gouverner pour la population, mais de permettre au système vicié de maintenir son existence atrophiée.

Les changements politiques qui permettent de faire avancer les enjeux importants ne peuvent provenir d’une telle façon de faire. Depuis que les Grecs ont inventé la démocratie, notre système en entier est basé sur l’idée du débat d’idées, de la confrontation de positions opposées devant permettre de faire jaillir la vérité. Si la politique du parti a sensiblement modéré cette approche, forçant chaque clan à s’opposer parfois jusque sur la forme, le débat à l’intérieur des partis ne doit pas, ne peut pas cesser. On ne peut pas museler tout un groupe sous prétexte qu’il offre une mauvaise image au parti ou que ses idées ne sont pas partagées par la direction du parti; ce n’est pas à une minorité de parvenus de court-circuiter cet appareil démocratique.

Dans ce contexte, ce ne sont pas seulement les militants et sympathisants du SPQ-Libre qui doivent prendre acte de la décision de Marois et de ses sbires. C’est à l’ensemble des militants indépendantistes et sociaux-démocrates de réaliser que le Parti Québécois ne peut plus, ne veut plus être modifié de l’intérieur. Les grands chantiers, les grandes discussions, les grands débats, tout ceci est désormais du passé. Il ne reste plus que des ruines fumantes qu’on tente de faire passer pour un spectacle pyrotechnique.

Désormais, c’est de l’extérieur qu’il faut agir, dans d’autres partis, sous d’autres appellations, et il faut avoir le courage de cesser d’écouter les vieux refrains sur les soi-disant convictions indépendantistes et social-démocrates de ce parti, et réaliser qu’à l’interne, le seul mot important est celui-ci: POUVOIR.

Le reste, c’est un spectacle pour la télévision.

Pour ceux que ça intéresse encore.

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45 Réponses

  1. Alors, les gens quitteront le PQ quand ils auront la preuve que ce parti n’est plus le parti répondant à leurs attentes. Pour cela il faudrait déjà que le parti prenne le pouvoir. Donc si tu ne votes pas PQ en 2012 et que Charest passe, tu peux déjà compter sur 5 ans de PQ dans l’opposition et avec de la chance sur 5 ans de PQ au pouvoir (je dis de la chance, parce que le PLQ pourrait revenir encore 5 ans de plus)… donc 10 ans minimum. Tu auras 40 ans !

    Tu es contre le PQ, laisse-le prendre le pouvoir et démontre aux gens que c’est une nuisance comme le PLQ. Apres tu auras une chance de faire mourir ce parti.

    A mon avis, tous les autres scénarios pour espérer faire disparaitre ce parti sont inefficaces.

    L’autre solution, la plus efficace, faire un pays !

  2. En tant que militant actif, en tant que membre d’un exécutif régional et pas un des moindre, en tant qu’indépendantiste pur et dur, je peux te dire que virer le SPQ libre démontre que le PQ change et change en bien, et a enfin la cause de l’indépendance à coeur. Je suis un de ces indépendantistes qui croyaient à la possibilité de changer le Parti Québécois de l’intérieur et on vient d’en faire la preuve.

  3. […] Pourquoi il faut quitter le PQ | ledernierquebecois.wordpress.com […]

  4. Bon,

    J’étais au Conseil National. Et le but d’un conseil National est d’écouter les militants. C’est exactement ce qui s’est passé. Il y a eu 4 ateliers où des délégués ont participé à des discutions portant sur le thème du Conseil National.

    Louis, vous êtes dans le tord lorsque vous dites: « ce parti sans âme, où les décisions ne proviennent plus véritablement de la base » et « La décision de Pauline Marois d’exclure le SPQ-Libre » aussi, « Non, ce parti ne changera pas, quand bien même ses militants le souhaiteraient. »

    Car sachez qu’il a uniquement été proposé par l’exécutif national du PQ de dissoudre le SPQ-Libre. La décision finale revenait aux délégués. Ces derniers ont voté dans une proportion d’environ 10 contre 1 la fin du SPQ-Libre.

    La décision vient donc des membres. Le Parti Québécois est encore et restera un parti où les membres pourront prendre part aux décisions.

    Nicolas MVM

  5. Je commence à avoir le goût de m’impliquer au PQ maintenant.

    Ici en région les idées de QS ne passent tout simplement pas. Le PLQ est vu comme un organe étranger et corrompu, et l’ADQ comme un défouloir qui n’en vaut plus la peine.

    Avec son nouveau virage, le PQ se pose en alternative sérieuse et attrayante. J’ai bon espoir qu’en 2012 on se débarrasse enfin des aplaventristes à Charest et que notre Québec retrouve enfin sa fierté.

  6. Et tu n’es pas le seul. Un SPQ de parti, mille nouveaux membres qui reviennent ! On le veux-tu ce pays ou pas ? Ça c’est la vraie question.

  7. Pour le moment, le Mouvement Nouveau Québec de Jeff Plante devrait peut-être penser à devenir seulement un groupe de pression de droite comme le sont les Tea Parties aux États-Unis et appuyer tel candidat. Parce que, là, l’alternative de droite (d’accord, ce n’est pas de droite pure, mais ça reste un bon début!) au PLQ, c’est devenu le PQ!

    Je n’en reviens pas. J’espère que plusieurs des nouvelles propositions entérinées par le parti seront des propositions lucides. Décidemment, le New PQ (en référence au New Labour de Tony Blair qui est un social-libéral, soit dit en passant!) est en marche!

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/05/la-modernisation-du-pq-selon-jacques.html

    Quant à Laviolette et à sa gang de marxistes et de faux péquistes, qu’ils aillent brailler dans les jupes de la Mère Térésa des pauvres à Culbec suicidaire! N’en déplaise à toi, Louis, les idées de Guy A. Lepage et du Plateau Mont-Royal ne contrôleront plus jamais le PQ! En même temps, ça marque le retour du PQ de René Lévesque, pour qui le PQ devait, d’abord, penser au monde ordinaire et ne pas avoir les mains liées par quiconque!

    C’est comme ça que l’on réussit à faire tenir une coalition arc-en-ciel gauche-centre-droite autour d’un projet commun: l’indépendance du Québec!

  8. @ reblochon.

    Tu veux dire mille anciens membres qui sont partis à cause du SPQ-libre (des souverainistes de droite qui étaient dégoûtés par les idées marxistes de ce club soviétique, qui ont voté ADQ en 2007 et qui, depuis 2008, ne votent plus) et qui peuvent revenir au bercail!

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2010/02/vive-le-pq-libredes-faux-pequistes-du.html

  9. Les boys, allez sur cyberpresse lire le blogue de l’édito… Pratte y défend Charest contre les attaques justifiées de Marois et c’est d’un pathétisme désespérant.

  10. Reblochon : défénition : Fromage de lait de vache, à pâte molle, grasse, un peu pressée, à croûte lavée,ouf!

  11. Bienvenue au Parti indépendantiste alors ! (PI)

  12. Force est d’admettre que La bourgeoise a raison de montrer la porte au SPQ-Libre. Comme plusieurs, j’ai virer capot vers l’ADQ parce que je ne me voit pas dans les libéraux, et que j’étais contre la doctrine communiste des péquistes il y a cinq ou six ans.

    Si on enlève les communo-souverainistes du PQ, j’ai presque le gout de voter pour eux, question de défendre notre identité québécoise. En temps et lieu, lorsque le PQ m’aura montrer qu’ils sont capable de faire la souveraineté sans trop foutre le Québec dans la merde économique, je vais voter OUI au prochain référendum.

  13. ouais, et de Savoie, mais tu oublies le plus important … il pue énormément, surtout en tartiflette.

  14. Pas plus tard que cet après-midi, j’ai entendu – à quelques mètres de moi – un ancien ministre péquiste dire « enfin ». À son interlocuteur un peu surpris de sa position, il disait que de tels clubs divisent le parti et que ce n’est pas normal qu’un seul – celui des syndicats – existe. Il en a ensuite rajouté qu’avec les liens entre les syndicats québécois et la pègre, ce n’est plus le moment de leur faire des cadeaux.

  15. Beau texte… Mais à peine démagogue…. genre de réaction normal du bon gauchiste. Quand tu es propriétaire et que tu payes tes taxes, t’as pas à te faire chier avec un locataire qui t’emmerde dès que tu sors dehors.

    pour le reste c’est juste un combat de ti-coq…

    sur ce bonne soirée

  16. […] purs et durs, comme Louis P., sont blêmes. Tout comme les TCA, affiliés à la FTQ, sont fâchés et voient déjà dans cette […]

  17. J’écrivais en juin 2009 que le PQ devait disparaître, car il n’était plus une alternative de gouvernance plausible au Parti Libéral. Le geste que vient de poser Madame Marois s’inscrit dans cette logique d’un recentrage de l’échiquier politique à Droite.

    Au lieu de créer un nouveau parti type Union Nationale moderne, autour de Legault et Bouchard, avec la droite du PQ et la masse des Québécois qui pensent en Adéquistes, toutefois, il semble qu’on ait réussi à le faire croire à Madame Marois, dont le génie politique ne m’a jamais paru évident qu’on pourrait déplacer le PQ lui même avec sa hiérarchie: elle.

    Ce que cette dame n’a pas compris, c’est qu’elle représentait un point de conciliation entre la gauche et la droite du PQ et que, la gauche partie, ses jours à elle sont comptés. Voyez Legault en marche triomphale pour la remplacer, avec Lucien comme parrain et un reliquat d’ADQ qui sera accueilli à bras ouverts… Charest pourra partir élégamment vers Ottawa et on aura le changement de régime qui ne changera rien du tout….

    Je vois une chose qui pourrait troubler ce scénario… mais j’en parlerai une autre fois.

    http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/2010/03/14/le-pq-divorce-du-spq-libre/

    Pierre JC Allard

  18. @ LP:

    La cabale est vraiment organisée… Le Brésil, Louis, le Brésil….

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/06/25/francois-legault-en-reserve-de-…-on-verra-bien/

    Pierre JC Allard

  19. Je n’ai jamais compris comment des syndicalistes pouvaient adhérer à ce parti qui a montré tout au long de son histoire qu’il ne voulait des syndicalistes que pour les utiliser quand il voulait se parer du vocable de « social-démocrate », quand il en avait besoin. Mais quand les vraies affaires arrivaient, il nous bottait le derrière, comme il l’a fait en 1982, ou il nous disait de la fermer en attendant un « grand soir ». Ouvrez-vous les yeux, Monsieur (camarade???) Laviolette et les autres, le parti québécois n’a jamais été à gauche; il n’a que continué les réformettes de la dite « révolution » tranquille. Son seul but a été l’indépendance ou la souveraineté ou l’association ou quelque chose du genre, mais sans jamais vouloir la faire pour le peuple québécois, seulement pour ses élites « intellectuelles » et finanancières: échanger 4 « trente sous » pour une « piasse ».

  20. Monsieur, je m’inscris en faux à vos propos car dès le début de votre texte vous errez grandement. La reconduction annuelle tel que décrit dans les règlements et statuts du parti, de la place su SPQ Libre relève de l’exécutif du parti qui doit recevoir d’abord l’assentiment des membres du CNPP (Conseil National des présidents et présidentes) pour ensuite apporter cette résolution du CNPP au congrès pour que le congrès débatte et modifie les statuts. Cette première étape a été franchie hier. Ce que nous voulons c’est d’arrêter d’avoir un parti à l’intérieur du parti, car cet forme de structure permet aux media de manipuler les propos énoncés par l’un et l’autre et comme votre opinion ne reflète pas toujours celle de l’ensemble des membres, cela a causé plus souvent qu’autrement des malaises au sein du parti. Votre statut vous permettait ainsi de laisser prétendre que votre opinion reflétait celle de l’ensemble ce qui est absolument faux. Cela dit, je conçois que vous avez droit à votre opinion et je respecte cela, mais tout comme moi, lorsque j’ai un désaccord entre ma pensée et celle du parti, j’envoie un courriel à la personne concernée, puis j’envoie mon opinion dans la rubrique « opinions du lecteur » de mon journal. Votre façon de faire au SPQ Libre laissait trop de place à la contre verse et donnait trop de munitions aux journalistes qui ne cherchent que cela pour laisser entendre que la chicane est encore au rendez-vous au PQ. Comprenons-nous bien, nous avons tous le même but: la souveraineté du Québec. Ce qui diffère c’est le moyen pour y arriver. Je comprends votre impatience, mais vous savez très bien qu’il faut d’abord se donner le pouvoir et ensuite diriger nos actions de gouvernance vers l’accession à la souveraineté. La population est encore trop frileuse face à notre option de pays. Il faut leur démontrer hors de tout doute le non vouloir d’Ottawa face à nos demandes de contrôles des pouvoirs.

  21. Dire que le SPQ représente l’opinion des membres du PQ et l’âme du parti! Que c’est pathétique! Justement, l’expulsion du SPQ est en droite ligne avec l’opinion des membres du PQ. Il ne doit pas y avoir deux types de membres, ceux qui font le travail et ceux qui le détruisent dans les journaux. On a tous droit à la parole mais dans le cadre de nos instances. C’est comme cela qu’on respecte les membres du parti. Et de toute façon, Dubuc et les autres n’avaient même pas obtenu 1% des votes en 2005.

  22. […] […]

  23. Qualifier le PQ de « communiste », si peu soit-il, il faut le faire!
    Seriez-vous originaire de l’Alberta-Montana?

    De Marc Laviolette à Jacques Brassard, c’est aller de Charybde en Scylla. De la go-gauche à la pas-drôle-de-droite…
    Si jamais c’était le cas je crains bien qu’on se retrouverait avec plein de motoneiges au centre-ville, même en été.

  24. Enfin ! Le PQ. mature !

    M. Landry avait fausse route en acceptant ce groupe à l’intérieur du parti.
    Les militants ont parlé dans le bons sens.

    Pauline Marois a plus de colonne que je le pensais.

    SPQ pourra rejoindre QS. en toute liberté.
    Ils sont les bienvenus selon l’un des deux chefs 😉

  25. À lire certains commentaires affichés ici, je suis heureux de ne pas militer au sein du Parti Québécois! Comment le PQ peut-il prétendre que son premier objectif est de rallier les québécois vers le projet de souveraineté s’il n’est même pas capable de maintenir un équilibre des forces à l’intérieur de son part. Non, pour moi, ce parti veut tout simplement prendre le pouvoir, rien de plus.

  26. Les boys? Vous n’oubliez pas la moitié de l’humanité, vous?

  27. On parle d’une centaine de vieux syndicalistes fanatiques vivant coincé dans une faille temporelle des années 70 … une insignifiance rare. Surtout en comparaison des 42% de Québécois ne se reconnaissant plus dans les politiciens d’aujourd’hui, de ces 42% une partie nous reviendra après ce ménage printanier réclamé par de nombreux membres depuis des années ! Le PQ écoute encore sa base, c’est la bonne nouvelle de cette fin de semaine.

    Frank, viens voir avant de parler de chose que tu ne sais pas… et que tu ne comprends pas.

  28. S’cusez m’dame.

  29. Désolé mais le Québec doit faire un virage à droite. Et dans la situation actuelle, il n’y plus de droite au Québec. Mais bien seulement un parti fédéraliste. La disparition du SPQ-Libre sera salutaire pour la souveraineté. Ces gens n’ont jamais réalisé que le Québec n’a jamais été aussi prêt devenir souverain qu’au lendemain de Meech!

    Pendant de trop nombreuses années le PQ ne parlait plus que de référendum et paradoxalement moins de souveraineté. Ce qui fait que l’on perdu un temps considérable à défendre une stratégie qui avait échouée deux fois, plutôt que d’arriver avec une stratégie qui met le fédéralisme dans une position qu’il le force à démontrer qu’il existe des différences fondamentales entre les Québécois et les Canadiens qui sont inconciliable.

    Et c’est uniquement en démontrant noir sur blanc que les différences que le débat sur la souveraineté pourra marqué des points. En martelant le débat sur la laïcité et la langue, le PQ se lancera dans une confrontation directe avec la Charte Canadienne. Quelque soit l’issu, le Québec en sortira gagnant. Si le Canada refuse, il se dirigera vers un après Meech, s’il accepte le Québec en sortira avec des pouvoirs accrus qui favoriseront l’émergence d’une conscience accrue de l’identité québécois. Ce qui ne pourra que mener le Québec vers son indépendance.

    Vous pouvez tourné le dos au PQ, mais actuellement le Fédéral est en train de gagner la guerre par le biais de l’immigration. Et notre capacité à faire notre pays diminue d’année en année.

  30. @ Laviolette et al.

    Reality check: Le Québec pense à droite et ça ne changera pas prochainement. Donc vous faites une révolution et mettez en place dictatorialement les mesures que vous jugez bonnes… ou vous jouez le jeu de la démocratie et vous vous résignez à ce que nous vivions dans une société comme celle que nous avons. Çà. c’est le vrai choix. Le reste, on va en parler, mais c’est du bavardage.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2010/03/15/on-se-fait-une-raison/

    Pierre JC Allard

  31. Que c’est bien dit. Et il n’y a pas que le Québec qui se trouve dans une vague de droite, même en Europe plusieurs pays suivent cette tendance… et aussi le canada ceci dit en passant.

    La démocratie, cela embête nos amis gauchistes pseudos-progressistes quand ça ne les arrange pas.

  32. Ah oui, et les gens de la droite sont les champions de la démocratie. C’est vrai, j’avais oublié…

    Et Pierre, vous êtes de droite aujourd’hui? Et demain?

  33. @Lutopium

    J’espère que tu connais assez ton histoire pour savoir que dans l’ex-URSS et dans l’ex-République Démocratique Allemande, les communistes, donc des gens de la gauche, faisaient tout pour empêcher leurs citoyens de sortir de leur pays. Tout comme Castro à Cuba qui empêche ses citoyens de quitter l’île pour aller ailleurs.

    Et je suis certain qu’au Vénézuela, ce n’est guère mieux. Que si les citoyens supposément libre pouvaient quitter, ils le feraient avec plaisir. Chavez voulait contrôler le pays avec son référendum.

    Tu connais un pays reconnu « de droite » qui empêche ses ressortissants de quitter le pays ?

  34. Pauvre lutopium! Tous les droitistes que je connais appuient, comme moi, le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours, les référendums d’initiative populaire et la révocation du mandat de nos élus, et ce, en tous temps (recall). Ne viens pas me dire que ce ne sont pas des mesures qui renforceraient notre démocratie, ça!

    La démocratie est un système politique populaire, pas étatiste, mais, ça, la majorité des gauchistes ne l’ont pas encore compris!

    En passant, des pays de gauche économiquement et autoritaires, ça, on en voit presque partout (ex-URSS, Cuba, Venezuela, Bolivie, Chine, Corée du Nord, etc.), de même que des pays de droite économiquement et libertariens (les pays de l’Europe de l’Est, les États-Unis) et des pays de gauche économiquement et libertariens (Israël). Par contre, des pays de droite économiquement et autoritaires, mis à part, peut-être, la Russie, qui est l’exception qui confirme la règle, je n’en vois pas beaucoup.

    Pourquoi? Parce que les principes de la droite économique, soit le libéralisme économique, sont aux antipodes de ceux de l’autoritarisme! Un pays ne peut pas être libéral sur l’économie, tout en privant ses habitants de leurs droits civiques et de leurs libertés individuelles par l’intermédiaire d’un État policier et totalitaire. Un pays ne peut pas avoir un État minimal en n’intervenant pas dans l’économie, tout en intervenant à fond dans la vie des gens et dans la société. C’est contraire aux valeurs de la droite économique, de même qu’aux valeurs libérales et aux valeurs libertariennes.

    L’autoritarisme emmène l’intervention de l’État et l’intervention de l’État emmène l’autoritarisme. C’est la nature des choses. Un État de droite économiquement et autoritaire, ça n’existe pas! Non seulement, cet État serait incohérent dans ses idées, mais, en plus, il ne serait pas un vrai État libre pour faire fonctionner les valeurs libérales et/ou libertariennes.

    P.S.: Allard est un vieux communiste qui s’imagine encore que l’URSS des années 1950 est un modèle à suivre. Nul part dans son commentaire je n’ai pu voir une once d’idées de droite!

    «Le Québec pense à droite»

    Ça ne vaut même pas la peine de répondre à ça, tellement que c’est grotesque!

    «faites une révolution et mettez en place dictatorialement les mesures que vous jugez bonnes»

    Jawolh mein Führer! On ne frise pas un peu le nazisme, là?

  35. Bonne chose pour le PQ, mais à mon humble avis le partis des conservateurs du Canada n’est pas assez de droite encore… mais bon

  36. Je n’ai pas dit que les gens de droite étaient plus démocratique… nous sommes les méchants. Les progressistes, les humanistes, les gens respectueux, ceux qui sont contre la guerre, pour l’environnement, pour que les enfants ne souffrent plus, pour que les droits et libertés soient respectés, ce sont bien les gens de gauche non ? Alors venant d’eux, vouloir nous bâtir un pays de gauche faisant fi d’une bonne portion de la population, c’est juste du grand comique.

  37. @Martin: Croyez-vous vraiment que j’alimenterai un débat avec des gens qui m’associent au communisme? Allez, continuez votre chasse aux fausses sorcières et alimentez le débat qui nous plongera de plus en plus vers les beinfaits du néolibéralisme. Si c’est ce modèle que les québécois veulent se donner, j’accepterai la décision en autant que les gens savent exactement dans quelle galère ils s’embarquent. Bonne journée à vous.

  38. @Lutopium

    Je vous associe par ricochet au communisme. Ce n’est pas ma faute si vous admettez publiquement que vous êtes membre de Québec Solidaire, tout en sachant que Québec Solidaire s’est associé au Parti Communiste.

  39. @ Lutopium

    Depuis tout ce temps que tu blogues(et à militer, j’imagine), te dis-tu clairement POUR ou CONTRE la LUTte à l’OPIUM ?

  40. J’en ai rien à foutre de la luttre contre l’opium…

  41. lutte, désolé

  42. «J’en ai rien à foutre de la lutte contre l’opium…»

    C’est bien ce que je pensais. Vous, les go-gauches, vous vous foutez de pas mal tout à vrai dire, tant que vous avez votre p’tit joint à fumer et un syndicat marxiste-léniniste au «travail», le reste, bof…

    Vous ne cessez jamais d’écrire et d’affirmer que tel pays devrait prendre un virage à l’extrême-gauche, que les citoyens d’ailleurs devraient être plus «collectifs» au risque de sacrifier leur niveau de vie personnel, mais lorsqu’on vous demande de sortir de votre petit confort, de cet incroyable niveau de vie que le Québec vous donne, là par exemple, ça ne marche plus. Le sacrifice est valable seulement pour les autres. C’est à cause de cette attitude que la social-démocratie, chez-nous, est devenue une social-démoCRASSie …

  43. @Frankie, tu ne me connais pas. Tu ne sais vraiment pas de quoi tu parles et tu utilises un language insultant. Si tu savais le nombre de gens modérés qui militent dans Qs, tu arrêterais de dire de telles conneries. Vous revenez toujours avec la même chanson, peu importe ce qu’on peut répondre. Comme tu sembles être de l’école des purs et durs, va donc lire le dernier billet du RRQ, tu verras comment d’autres purs et durs réagissent face à l’expulsion du SPQ libre par Mme Marois et tu réaliseras comment les gens qui sont un tant soi peu « progressistes » ne sont plus les bienvenus au PQ. Mais ils s’arrangeront pour obtenir ton vote aux prochaines élections. Ils sont rusés…

    Et toi, tu investis du temps sur le terrain, tu es un militant exemplaire?

  44. @ Lutopium

    Le militantisme a plusieurs visages, j’ose l’espérer. Je fais une contribution personnelle annuelle au Parti Québécois (200$/an depuis 3 ans). Durant la fin de mes études collégiales, j’ai participé à des forums étudiants régionaux, où j’ai eu de très belles expériences, mais malheureusement, ma dernière expérience a tourné au vinaigre, car un groupe d’étudiants lucides et moi-même voulions passer un projet de loi virtuel qui allait libérer certains services exclusifs à l’État, pour une plus grande contribution du privé, donc, un réel choix citoyen. Ce sont les profs du département de Sc. Humaines qui ont grimpé dans les rideaux. C’était drôle de les voir aller…

    Dans votre cas, les fans de CUL-S et tout groupuscule socialiste/communiste, la très GRANDE majorité d’entre vous êtes ATHÉES (donc, sans aucune morale et n’ayant aucun principe de laisser un bel héritage aux prochains), vous êtes DROGUÉS (consommation de cannabis à tous les jours), et vous êtes des ILLÉTRÉS économiques. Que quelqu’un tente de me prouver le contraire ! Les seules preuves reçues vont toutes dans le sens des critères mentionnés dans cette réponse.

  45. PQ, QS, PLQ trois partie misandre à l’os qui se foute complètement du sort de la moitié masculine de la population. Alors pour autant que je sois concerné il peuvent tous crever la bouche ouverte et se faire bouffer par les corneilles féministes.

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