Quand le PQ s'attaque à la social-démocratie

Il y a de ces nouvelles qui se glissent bien dans un entrefilet, entre deux faits divers: le Parti Québécois (PQ) veut tourner le dos à l’État-providence. Rien de nouveau, en fait, quand on lit le programme du parti, qui semble plus à l’écoute des besoins des entreprises et des mieux-nantis que de la population en général. Ce qui frappe, par contre, c’est le misérable synchronisme et la terrible candeur d’un parti qui, face aux affronts répétés d’une droite qui entend se servir de la crise des finances publiques pour mieux dépecer notre État, ouvre toutes grandes les portes de la bergerie aux prédateurs.

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Ainsi, deux jours après la sortie de Cupide Bouchard et de ses amis aumôniers de la misère sur l’éducation et au lendemain de la publication du troisième fascicule des « experts » payés par le gouvernement pour promouvoir et justifier l’idéologie néolibérale, le Parti Québécois aurait pu et aurait dû jouer son rôle d’opposition et proposer une approche différente, plus humaine, moins à droite. À l’image de Québec Solidaire, qui a proposé ses propres solutions pour améliorer les finances de l’État, le Parti Québécois aurait eu la chance de se distancer de ses soi-disant adversaires libéraux et de s’établir comme une alternative crédible. Occasion manquée.

En fait, les péquistes semblent englués dans leur conception méprisante pour les citoyens de l’alternance du pouvoir. Dans les officines du parti, on se dit qu’après trois mandats, il sera naturel que le PQ se fasse réélire en 2012. Il suffit donc de ne pas trop faire de vagues, de suivre le courant, de ne pas s’aliéner les grands argentiers ou les éditorialistes de La Presse. Le pouvoir pour le pouvoir. On se place sous l’arbre, on laisse le fruit mûrir, et on attend qu’il nous tombe dans les mains. Et tant pis pour les citoyens qui espèrent du changement. Qu’on se le tienne pour dit: le PQ désire le pouvoir; pas question de l’utiliser pour changer les choses! En matière économique, Parti Québécois et Parti Libéral du Québec, c’est blanc bonnet, bonnet blanc. Enlevez le concept de souveraineté – à propos de laquelle le PQ n’a rien fait depuis une décennie – et vous avez deux clones à l’Assemblée nationale.

Or, avant de s’arrimer aux positions conservatrices, de rejeter l’État-providence et de s’aliéner définitivement ce qui reste des reliquats de son aile-gauche, ne faudrait-il pas se questionner, au-delà du désir de prendre le pouvoir, sur les conséquences d’une telle mesure? Ce n’est pas rien tout de même: ce que le PQ vient de nous dire, c’est qu’il rejetait les progrès de la Révolution tranquille et qu’il adoptait le dogme du moins d’État, cette stratégie pour « affamer la bête », dixit Josée Legault.

Pourtant, l’État-providence, loin d’être la tare dénoncée par nombre d’idéologues de droite, fonctionne. Malgré ses défauts, il s’agit encore de la manière la plus équilibrée, entre les extrêmes du communisme et du capitalisme sans garde-fous, de gérer une société humaine. Avant les années 60 et la Révolution Tranquille, le Québec était, sous Duplessis, l’endroit le plus réfractaire à celle-ci. Le « cheuf » détestait tout ce qui représentait la moindre intervention de l’État dans l’économie. Résultat? Le Québec constituait une des sociétés les moins avancées d’Amérique du Nord avec une économie à la solde d’entreprises étrangères, et une population largement paupérisée. Le politicologue Yves Vaillancourt explique:

La timidité de l’interventionnisme de l’État québécois à la veille de la Révolution tranquille signifiait un énorme coût social pour la majorité de la population qui demeurait en quelque sorte à découvert par rapport au risque de la maladie, du chômage, de l’insuffisance des revenus de travail. Il faut le dire avec clarté: sur une base comparative avec les autres provinces canadiennes, notamment la Saskatchewan, où l’État provincial assumait davantage ses responsabilités sociales, le système de services sociaux et de santé qui prévalait au Québec était carrément artisanal. Bien sûr, pendant ce temps-là, les compagnies privées d’assurance-maladie, auxquelles les Québécois versaient $ 50 millions de primes en 1955, faisaient de bonnes affaires. Mais pour les deux tiers de la population québécoise qui n’étaient pas assurés, la maladie était une catastrophe et, accepter de se faire soigner et hospitaliser, c’était s’endetter pour des années, comme devait le rappeler Jean Lesage dans son premier Discours sur le budget en 1961.

Concrètement, le Parti Québécois, en rejetant l’État-providence, juge que cette situation pré-Révolution Tranquille était préférable à la situation actuelle. On aura beau appeler cela une « redéfinition de la social-démocratie » jusqu’à l’Apocalypse, on parle bel et bien d’un état de fait où l’État, en se retirant, laisse les citoyens seuls face aux compagnies privées et aux aléas du destin.

Par ailleurs, si l’État-providence méritait d’être jeté aux poubelles, pourquoi ceux qui le maintiennent réussissent-ils à conserver une société cohérente, moins pauvre? Le Danemark, par exemple, est le pays industrialisé qui impose le plus lourdement ses mieux-nantis, et qui, selon une étude comparative du Luxembourg Income Study, possède le plus fort État-providence des pays industrialisés. Mais il s’agit également de celui dont la pauvreté de la population y est la plus faible. En fait, selon cette même étude, les probabilités qu’une personne en âge de travailler vive dans la pauvreté sont près de 17 fois plus élevées aux États-Unis, pays développé à l’État le plus faible, qu’au Danemark. Et c’est vers cela que le PQ désire nous amener? C’est cela, le projet de société péquiste?

Une société constitue une chaîne entre les humains et on mesure la force de cette chaîne à la force de ses maillons les plus faibles. Nous avons mesuré ce qui arrivait à des pays qui, comme l’Islande en ce moment ou l’Argentine il y a une décennie, ont tourné le dos à l’État et ont décidé de laisser les acteurs privés s’offrir un buffet « tout ce que vous pouvez manger »: la crise financière. En désirant accélérer le processus de désengagement de l’État que nous subissons depuis déjà plusieurs décennies, ce n’est pas seulement la santé et la sécurité des citoyens de la classe moyenne et des moins-nantis qu’on met en jeu, mais également la santé financière de l’État. Un État déjà affecté par plusieurs décennies de gouvernements de droite pour qui tous les prétextes sont bons pour s’attaquer à l’État-providence.

Les ressources existent. Les moyens de s’enrichir aussi. Il faut en avoir la volonté. Selon Statistiques Canada, dans les années 50 les contribuables versaient 50,8% des revenus d’impôts de l’État, les Compagnies 49,2%. En 1993: les contribuables versaient 88,6% de ces revenus et les Compagnies, 11,4%. La colère des citoyens de se sentir surtaxés est légitime. Ce n’est pourtant pas une raison pour se débarrasser de services qui contribuent à notre richesse collective, mais peut-être plutôt pour s’interroger sur la nécessité d’adhérer à un système de valeurs faisant des entreprises privés et des individus les principales locomotives de notre développement quand nous jouissons d’un État autrement plus efficace et adapté à cette tâche.

Les forces s’attaquant à notre État sont fortes, vives et organisées dans des think-tanks ayant leurs entrées au gouvernement et des journaux à la solde d’entreprises comme Power Corporation et Quebecor, qui ont des intérêts directs dans le marchandisage de nos services publics. Force est de constater qu’elles ont aussi accès au Parti Québécois et que ce parti, qui pouvait autrefois prétendre représenter l’ensemble de la société, n’en représente aujourd’hui que la faction la plus riche. Et encore, seulement si cela lui permet de se faire élire. Le pouvoir pour le pouvoir, c’est bien tout ce qui compte au PQ, n’est-ce pas?

Il serait peut-être temps pour tous ceux qui se croient sociaux-démocrates et indépendantistes, dans ce parti, qu’ils réalisent que le PQ n’a rien fait pour l’indépendance depuis quinze ans et qu’il s’affaire à détruire ce qui constituait notre plus grande richesse: notre social-démocratie.

Suis-je le seul à rêver d’un vaste parti de centre-gauche s’intéressant à la fois aux enjeux identitaires, au désir de survie de la nation québécoise et qui fait la promotion d’une plus juste redistribution de la richesse?

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12 Réponses

  1. « Le Danemark, par exemple, est le pays industrialisé qui impose le plus lourdement ses mieux-nantis, et qui, selon une étude comparative du Luxembourg Income Study, possède le plus fort État-providence des pays industrialisés. Mais il s’agit également de celui dont la pauvreté de la population y est la plus faible. En fait, selon cette même étude, les probabilités qu’une personne en âge de travailler vive dans la pauvreté sont près de 17 fois plus élevées aux États-Unis, pays développé à l’État le plus faible, qu’au Danemark. »

    Oui. Bien sûr. C’est vrai. Du moins si on utilise la « bonne » définition de pauvreté.

    Selon l’observatoire des inégalités que tu cites en source, on définit un Danois pauvre comme quelqu’un qui gagne moins de 14 000 $ américains (en ppa). Et on dit que 2,1% des Danois gagnent moins.

    On définit un Américain pauvre comme quelqu’un qui gagne moins de 18 000 $. Et on dit que 11,4% des Américains gagnent moins de 18 000 $ et sont donc pauvres.

    Ils peuvent s’acheter un réfrigérateur et une auto, contrairement aux Danois, mais sont plus pauvres.

    Par ailleurs, si on change la définition de pauvreté pour le Danemark, on arrive au résultat que 5,3% des Danois gagnent moins de 18 000 $.

    Doit-on comparer le 11,4% des Américains qui gagnent moins de 18 000 $ aux 2,1% de Danois qui gagnent moins de 12 000 $ ou aux 5,3% de Danois qui gagnent moins de 18 000 $? Selon la réponse, on peut prouver que la pauvreté est 5X plus grande aux États-Unis ou… 2X plus grande. Les 2 énoncés sont vrais. Selon la définition que l’on retient.

    L’étude du Luxembourg Income Study semble bien faite. Mais n’importe qui peut arriver à n’importe quoi s’il peut choisir sa propre définition de pauvreté. Arriver à un risque 16,6X plus élevé dans un tel contexte, c’est faire preuve d’une précision illusoire. Mais la réalité est là: que le facteur soit 5 ou 20, l’état-providence atténue les effets de la pauvreté.

    (Attention: pour mes calculs, j’aurais eu besoin du revenu médian des États-Unis et du Danemark. J’ai dû me contenter du PIB/hab qui est beaucoup plus facile à trouver. Les valeurs que j’ai données ne sont donc pas parfaitement exactes)

  2. Très bon texte Louis. C’est vrai que le PQ a abandonné la social-démocratie depuis longtemps. Son discours ressemble de plus en plus à celui du PLQ depuis l’époque de Lucien Bouchard. Toutes les coupures faites par le gouvernement de ce dernier ont pavé la voie aux politiques de Charest.

  3. « Nous avons mesuré ce qui arrivait à des pays qui, comme l’Islande en ce moment ou l’Argentine il y a une décennie, ont tourné le dos à l’État et ont décidé de laisser les acteurs privés s’offrir un buffet « tout ce que vous pouvez manger »: la crise financière. »

    Pour l’Islande, je te l’accorde. Mais en Argentine, c’est le gouvernement qui est à l’origine de la crise. Pour tenter de juguler l’inflation qu’il avait créé, le gouvernement a mené une politique de taux de change fixe avec le dollar américain. Cela a donné un trop grand pouvoir d’achat aux gens qui ont préféré importer plutôt que produire. Le gouvernement finançait les pertes. Les gens vivaient au-dessus de leurs moyens. Mais à un moment donné, le gouvernement ne pouvait plus soutenir ces immenses déficits. Il a laissé tomber le taux de change fixe, ce qui a déclenché la crise.

  4. Autres informations:

    Selon les Statistiques des Recettes Publiques de l’OCDE, le gouvernement danois récoltait son argent ainsi:
    49% impôt sur le revenu des particuliers
    7,6% impôt sur les entreprises
    32% taxes de vente
    11,5% autres revenus

    Alors que le gouvernement canadien recueillait son argent ainsi:
    36% impôt sur le revenu des particuliers
    11% impôt sur les entreprises
    25% taxes de vente

    Si on veut ressembler au Danemark, il faut donc augmenter les taxes et impôts des particuliers et diminuer les impôts sur les entreprises.

  5. Ah excellent texte Louis!
    @Steph … Il me semblait pourtant que l’exode des capitaux de 2001 était principalement là pour « briser » la tendance socialiste de l’Argentine et la forcer à adopter des mesures néo-libérales? N’eut été de l’aide du Venezuela et de Chavez, l’Argentine aurait sûrement croulé sous la pression car après le crash Argentin de 2001 plus personne ne voulait lui prêter. Tiens donc … un blocus? Et si les ressources naturelles ont été enlevée depuis lors aux Argentins, la même conclusion nous attend; seuls les pays dits de droite voient d’un bon oeil leurs ressources naturelles exploitées par des intérêts étrangers et privés. Et puis de dire que c’est simplement la faute du gouvernement c’est vraiment très, très facile. Considérant l’implication des Etats-Unis dans toutes sortes de coups d’états et d’histoires fumeuses pour combattre le socialisme c’est de la bouillie pour les chats.

    Pour la pauvreté, vous pouvez jouer avec les chiffres comme vous le voulez. Mais je suis prêt à gager qu’un citoyen du Danemark vit mieux que celui des États-Unis. Et pour cause. L’entreprise privée européenne est encadrée très sérieusement alors qu’aux États-Unis, le cadre fait office de mauvaise blague. D’autre part le Danemark a le bien-être du citoyen dans ses priorités principales. Nos voisins au sud s’en foutent, dans la mesure où ce citoyen croit au capitalisme sauvage et l’applique. S’il a le malheur de ne pas adhérer alors il devient une priorité car on y voit un terroriste en devenir.

    Et puis à chaque fois qu’on parle de pauvreté je ne cesse de penser à l’institut frazer (tiens d’autres illuminés) qui ont déclaré il y a une dizaine d’années que la pauvreté c’est 7,880$ par année. En d’autres mots, on peut être riche et vivre dans une boîte de carton! Même indexé avec l’inflation on serait riche aujourd’hui … dans une boîte en papier mâché de luxe …
    http://www.iforum.umontreal.ca/Forum/ArchivesForum/2001-2002/011015/543.htm

    Si vous croyez aux chiffres de cet institut de tordus, bravo pour vous! Mais ne venez pas les pelleter ici; ils sont, tout au moins, trafiqués sur mesure pour donner l’impression que 30 ans de capitalisme appliqué ont créé de la vraie richesse chez les citoyens. Et je m’attends pleinement à ce que le PQ « nouvelle vague » s’en serve pour baisser la barre encore plus.

  6. « N’eut été de l’aide du Venezuela et de Chavez, l’Argentine aurait sûrement croulé sous la pression car après le crash Argentin de 2001 plus personne ne voulait lui prêter. »

    Tu sembles connaître un peu mieux que moi certains épisodes. Pourrais-tu préciser le rôle de Chavez?

    « …seuls les pays dits de droite voient d’un bon oeil leurs ressources naturelles exploitées par des intérêts étrangers et privés.  »

    Indubitablement. Par définition. La droite est pour le privé, la gauche est contre. Ton énoncé est vrai pour les ressources naturelles, mais aussi pour tous les aspects de l’économie incluant la culture et l’agriculture.

    « Pour la pauvreté, vous pouvez jouer avec les chiffres comme vous le voulez. »

    Oui. Pour une raison bien simple: l’absence de définition de la pauvreté. Si je veux montrer que la pauvreté régresse, c’est archi facile: j’utilise des chiffres de pouvoir d’achat. Si je veux montrer que la pauvreté progresse, c’est aussi facile: j’utilise des chiffres d’inégalités. Dans les deux cas j’ai raison. Et c’est un peu ce que j’essaie d’illustrer dans mon premier commentaire.

    « Et je m’attends pleinement à ce que le PQ « nouvelle vague » s’en serve pour baisser la barre encore plus. »

    Je suis d’accord. Je ne suis pas un péquiste dans l’âme, mais Parizeau, je l’aurais suivi en enfer. René Lévesque ne m’a jamais vraiment atteint. Bouchard encore moins. Landry, je l’aimais bien. Mais depuis… le vide, le néant.

    Le PQ est actuellement au mieux inutile, mais plus vraisemblablement nuisible.

  7. Plus qu’augmenter les impôts des riches, pour faire comme le Danemark il faut augmenter les impôts de tout le monde y compris les pauvres. Le Danemark n’a pas, comme le Québec, d’exemption de base ou de système de remboursements de taxe de vente, etc.

    Dernièrement Louis, tu faisais la liste de choses dont tu souhaites la gratuité parce qu’ils sont essentiels. Dans cette optique, comment peux-tu souhaiter une taxe de vente de 25% y compris sur les aliments de base, des impôts de 37.5% sur un salaire de misère? Pire, je sais très bien que tu condamnes leurs hôpitaux privés, leurs PPP dans les transports en commun, la privatisation de l’électricité (les deux derniers réalisés par un gouvernement social-démocrate).

    Les logements sont trop chers à Montréal? Imagine à Copenhague, une des villes les plus chères du monde mais aussi la ville du Danemark où le revenu familial moyen est le plus bas. Combien de temps pour avoir un logement coopératif? 20 ans.

    On peut s’obstiner sur la ligne qui constitue le niveau de pauvreté, par contre étant donné le coût de la vie au Danemark, toutes les classes sociales sont affectées négativement au niveau de leur pouvoir d’achat. Il y a bien sur des différences au niveau des choix personnels, par exemple mes amis se privent de viande et de chauffage mais ne se passeraient jamais d’un voyage à l’étranger l’été. 88.3% des Danois gagnant moins 99000 Kr par (20000$) par an n’ont pas de voitures.

    Quelqu’un plus haut parlait de la différence entre entreprise privée aux États-Unis et au Danemark. Bien, au Danemark, on négocie son salaire. C’est certainement quelque chose d’intéressant, par contre les employeurs absorbent très peu de coûts salariaux donc tu paies toi-mêmes tes avantages sociaux.

    Tout ça pour dire Louis qu’il faut faire attention avec les pays nordiques. C’est avec très peu de regrets que je partirais demain matin vivre au Danemark pour le reste de mes jours, que ce soit bien clair, mais parce que j’aime ça et non pas parce que c’est un modèle social qui n’a aucun défaut. Il en a, simplement ils sont moins visibles de l’extérieur.

    Je vous laisse deux liens:
    http://www.dst.dk/pukora/epub/upload/14847/dkital.pdf – Rapport annuel Danmarks Statistik (p. 14 pour les revenis)
    http://derteilzeitberliner.wordpress.com/2010/02/10/2970-h%C3%B8rsholm-les-riches/ – un billet que j’ai écrit à la lecture du rapport annuel

  8. Wow! Je n’ai jamais vu le PQ comme ça. Tu es carrément en train de me faire croire à une sérieuse remise en question au PQ, concernant la gestion de l’État, mon Louis!

    Madame Marois commence juste à comprendre qu’elle ne doit plus snober l’aile droite de son parti, si elle veut gagner la prochaine élection et le prochain référendum sur l’indépendance, et que le SPQ-libre est un mouvement trop marginal au Québec (Dieu merci!) pour surfer sur ses idées et tu l’attaques déjà? Hé bien, qu’est-ce que ce sera quand le PQ sera véritablement un parti de droite?

    Décidemment, Jacques Brassard a peut-être encore plus d’influence au PQ que je ne le pensais (lire sa série de billets intituée «Le Parti québécois à la croisée des chemins»!), ce qui n’est pas pour me déplaire, d’ailleurs! Laviolette et sa gang de faux péquistes communistes auront juste à aller se perdre chez Culbec suicidaire, comme je le disais dans un ancien billet.

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2010/02/vive-le-pq-libredes-faux-pequistes-du.html

    De plus, si le PQ vire vraiment à droite, ben, ça m’arrange bien! Ainsi, je ne sentirai plus un goût de couleuvre dans ma bouche, à chaque fois que j’appuie et que je vote pour ce parti, afin de faire l’indépendance. Le «un enfant, une place en garderie!» de Pauline Marois, je l’ai encore en travers de la gorge! Et rien qu’à penser à la proposition du CRTQ, j’en ai des frissons dans le dos, tellement que cette idée-là me fait peur!

  9. En fait, ça semble encore une fois un titre trompeur. Car, quand on fouillait les articles sur le sujet de la rencontre péquiste à venir, on voit que le PQ se dirige vers encore plus de sociale démocratie. La même qui a appauvri le Québec et placé dans la situation peu enviable dans laquelle nous sommes.

    On parle de conciliation travail-famille imposée, plus de places en CPE, des bourses aux finissants du secondaire, etc. etc. etc.

    Il est où ce virage à droite qui distancerait le PQ du PLQ? 2 partis clairement de gauche et seulement de gauche depuis au moins 20 ans?

  10. Merci pour vos commentaires.

  11. Plus de social-démocratie ?
    J’espère qu’il n’abandonneront pas les référendums aussi.
    J’ai trouvé l’affiche idéale. Honnête !
    http://www.pvr-zone.ca/referendum_quebecois.htm

  12. Ha ha ha ce site moisi avec un raisonement tout aussi étronesque.

    « Les Québécois qui se sont exprimés librement et démocratiquement contre la séparation du Québec à deux reprises ne pourront jamais gagner ou régler la question. Pourquoi ? »

    C’est quoi cette bande d’abrutis mous du bulbe ? Il faut leur expliquer ce qu’est la démocratie ? (et on ne parlera pas du referendum volé par les canadiens)

    Je te pique le lien, c’est trop bon.

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