L'épouvantail Bouchard

Il y a de ces épouvantails qu’on se refuse à ranger lors de l’arrivée de la première neige. Ils guettent, stoïques, les quelques flocons du rêve de l’été précédent tomber et ensevelir ce qui fut une terre fertile. La dernière sortie de Lucien Bouchard, qui s’en prend au soi-disant radicalisme identitaire du Parti Québécois, démontre bien que de tels épouvantails ne veulent pas mourir et s’accrochent désespérément à leurs combats d’arrière-garde.

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Se réclamant de René Lévesque, qui se retournerait dans sa tombe si son nom n’avait pas été si souvent invoqué en vain par de tels profanateurs du bien-commun, il reproche au Parti Québécois de s’interroger sur la meilleure façon d’intégrer les nouveaux arrivants. Tapant sur le vieux clou rouillé de la sempiternelle culpabilité identitaire des Québécois, qui n’auraient que le droit de disparaître dans le silence le plus chrétien en récitant les chapelets de sénilité canadienne-française de son frère Gérard, Lucien Bouchard n’a pourtant pas une si grande caution morale à proposer lui-même. Son bilan à la tête du Parti Québécois est loin d’être reluisant.

En effet, pour quelqu’un qui semble croire que l’intégration des immigrants constitue un phénomène magique, voire mystique, force est de constater qu’il a échoué à en favoriser la francisation au niveau scolaire, pourtant une des meilleures façons de les inclure à notre projet de société. Entre 1996 et 2001, soit grosso modo au même moment où il emmerdait le Québec avec ses « conditions gagnantes » d’une indépendance à laquelle il ne semble plus croire aujourd’hui – y a-t-il seulement déjà cru? – le pourcentage d’allophones passant du secondaire français au cégep français chutait de 58,7% à 54,2%. (( Source :Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, octobre 2008. )) La leçon porte: cette même proportion a immédiatement commencé à remonter à partir de 2001, quand Bouchard a quitté le PQ et qu’on a recommencé à parler, bien timidement, de protéger le français. En 2006, avec 60,7%, on est encore loin du 82,3% de 1987, mais on est sorti de la grande noirceur de l’ère Bouchard.

De la même manière, l’influence du français au sein de la société québécoise a également reculé, ce que démontre l’indice de vitalité linguistique (IVL), qui calcule le niveau d’attraction d’une langue. Celui-ci a augmenté, entre 1996 et 2001, de 1,015 à 1,020 pour le français, et de 1,226 à 1,263 pour l’anglais. C’est donc dire que la hausse de la vitalité de l’anglais au Québec, sous le règne du magicien de l’intégration Bouchard, a été près de huit fois supérieure à celle du français!

Au niveau économique, est-il besoin de rappeler que les coupes sauvages du gouvernement Bouchard pour l’atteinte de son sacro-saint déficit zéro ont fait exploser les inégalités sociales? Le coefficient de Gini sur le revenu total, qui permet de mesurer ces inégalités, est passé de 0,401 en 1995 à 0,421 en 1998, soit une hausse de deux points en quelques années! (( Statistique Canada, Tableau 202-07051,2,7 Coefficients de Gini du revenu du marché, total et après impôt, selon le type de famille économique, annuel (nombre) )) Il s’agissait de la hausse la plus spectaculaire des inégalités sociales depuis que Statistique Canada a commencé à compiler ces statistiques en 1976. Pour donner un ordre de grandeur, ce coefficient n’a varié que de cinq points en trente ans; 40% de cet écart a eut lieu durant les années du déficit zéro de Lucien Bouchard. Pas exactement le genre de projet de société qui donne envie aux immigrants de s’intégrer et d’apprendre à dire autre chose que « t’as-tu vingt-cinq cennes « man »? ».

Quand l’épouvantail Bouchard traite les Québécois de paresseux, appose sa signature au bas d’un manifeste pour un Québec cupide, ou sermonne un Parti Québécois, pourtant à peine moins pleutre que son son règne, parce qu’il considère simplement agir pour avoir une influence sur notre existence en tant que peuple, il démontre simplement à quel point il est déconnecté de la société et de quelle façon son bref passage à la tête du PQ fut un triste accident de parcours. Tel un despote immobile au milieu de ses ruines, il engueule ceux qui essaient de reconstruire ce qu’il a détruit avec tant d’élégance, à grand renfort de pluralisme et de courbettes identitaires.

Les temps ont changé. La passivité et l’à-plat-ventrisme ont fait leur temps. Avant que ne disparaisse la neige et que ne pointent les premières pousses d’un nouveau printemps, porteur d’espoir et de récoltes abondantes, il serait peut-être temps de remiser l’épouvantail moisi qui, s’il intimide ceux qui l’ont déjà admiré, ne cause pas le moindre désagrément à tous ceux qui se sont habitués à nous picosser le dos à chaque fois où nous menaçions de relever la tête.

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20 Réponses

  1. Hé, bon article! Mais j’irais plus loin.

    Ma théorie, c’est que Wall Street lance, depuis des années, des émules à travers le monde pour convertir tous les pays, petits, grands et embryonnaires, au néo-libéralisme colonial. L’objectif? Convaincre les populations qu’elles doivent abandonner leurs réclamations sociales et plutôt utiliser l’agent pour des causes plus « valables » et « ouvertes » comme les exemptions d’impôts aux plus nantis (les véritables créateurs de richesse selon cette vision à la noix) et une augmentation du rendement du travailleur sans affecter significativement son salaire. En échange on leur promet des finances « saines » car évidemment, personne n’accepterait d’être colonisé à moins de se croire au bord du gouffre.

    On savait déjà que le parti libéral tomberait dans le panneau à coup sur, mais être capable d’implanter une taupe qui voit le monde comme Milton Friedman au cœur du PQ c’était un coup de maître. La preuve; quand on regarde les recommandations des lucides de plus près, on y constate clairement une correction stratégique du Fonds Monétaire International! Le FMI … un organisme qui sait prendre le terme « justice sociale » et s’en servir pour frapper ceux qui en ont le plus besoin!

    Dès lors, avec Bouchard, les Québécois n’ont plus vraiment le choix. D’un côté ils ont un parti libéral qui a toujours privilégié les finances et la banque dans ses choix de société et de l’autre … un parti qui tente d’effectuer la souveraineté en suivant les sages conseils de Wall Street, qui sans nul doute verrait d’un bon œil la création d’un état qui rapatrie et solidifie son contrôle sur ses ressources naturelles; pas pour la création d’un coussin spéculatif pour l’élite financière mais pour augmenter le niveau de vie des Québécois! O horreur! Le spectre machiavélique du socialisme (considérant également que nos voisins ne font aucune différence entre communisme et socialisme n’arrange en rien la situation) !

    En d’autres mots, à moins d’être massivement naïf, Bouchard devait savoir que sa stratégie était vouée à l’échec dès le départ. Le néo-libéralisme, qui a comme fondement la corruption tout azimuts (on l’appelle libéralisation des marchés), est strictement incompatible avec l’idée que se font les Québécois d’un pays indépendant! Le néo-libéralisme a par ailleurs réussi à créer, hormis le fossé entre les riches et les pauvres, un front commun des propriétaires pour chanter de belles chansons pendant les élections et faire la morale une fois au pouvoir. Pensiez-vous vraiment que les lucides ne représentaient QUE leurs signataires?

    Bref, à moins que je ne sois complètement dans le champ, Bouchard m’a toujours semblé non pas comme un épouvantail mais un leader; le leader des colonisés dans un monde régi par la finance pour le bénéfice des financiers. Cet objectif est bien loin de celui proposé par la souveraineté, qui implique une révolution sociale par et pour le peuple, l’appropriation de ses ressources pour son bien-être et la création d’espoir dans l’humanité plutôt que la finalité d’un Québec écrémé par et pour des marchés financiers qui nous profitent le moins possible.

  2. Je retiens deux choses :

    – travailler plus pour gagner plus. (ce qui nous rappelle un autre personnage)

    – un type frustré (de ce qui est arrivé à son frère) ou en mission commandée par les fédéralistes en pleine panique.

  3. Absolument d’accord avec vous. Assez de ces personnages douteux que l’on met en place pour se servir de nos rêves et de nos aspirations pour ensuite les détruire par opportunisme de carrière. Je me souviens encore de cet ouvrier du Saguenay, refusant de lui serrer la main. Ainsi fait-on pour Sarkosy. M. Bouchard et je fais un effort pour le M. a choisi le camp de nos oligarques mondialistes.

  4. Quelles intérêts sert M Bouchard ?

    Entre les intérêts supérieurs du Québec et ceux d’un puissant réseau d’intérêt privées qui squatte notre État, M Bouchard a depuis longtemps fait son choix.

    Sa sortie pour démolir le PQ est une commande qui laisse présager un grand jeux : L’apparition d’un autre parti politique qui aurait sa bénédiction et qui viendrait encore diluer davantage notre cohésion nationale , ultime plan pour sauver les libéraux ; ce qui permettrait à son ami Paul Desmarais de maintenir son verrou sur le Québec, avec les conséquences que l’on sait. J’espère seulement que M Legault ne se prêtera pas à ce jeux.

    Il est temps que Gilles Duceppe (et un noyau dure du Bloc) vienne prendre la suite de Mme Marois, dépassé par les évènements.

    JCPomerleau

  5. Parlant d’épouvantails…

    Je ne sais pas lequel fait le plus peur? Pour ma part, celui de la dérive identitaire que les nationalistes plantent en ce moment même dans mon jardin suffit à faire fuir l’oiseau que je suis.

    On a beau varloper Bouchard… Mais en ce moment, ce n’est pas lui qui est à craindre… En lui tombant dessus, est-ce qu’on tente d’esquiver les reproches que les nationalistes devraient, de toute urgence, prendre en compte?

    …Peut-être.

    Car c’est là que réside le réel danger pour le Québec.

    Un manifeste pour un Québec pluraliste, un Bouchard, des intellectuels qui dénoncent la « fatigue » de la question nationale, des artistes qui ne suivent plus le train, toute une génération à leur suite… Un moment donné, ce n’est plus des reproches que vous devrez faire, mais plutôt remettre en question votre trajectoire.

    Mon cinq cennes.

    S.

  6. Pardon? La diversité des opinions politiques nuit à la cohésion nationale?

    Un régime à parti unique avec ça?

  7. Excusez de vous dire que vous racontez n’importe quoi. Le Quebec vu par le PQ est toujours pluraliste et inclusif. Il demande juste à ces néo-quebecois de respecter ce que le Quebec est : la culture, les valeurs fondamentales (qui sont les memes pour tous les partis du Quebec du PLQ à QS), la langue commune. Tous les autres pays européens sont entrain de suivre cette voie et ce n’est pas du nationalisme dans le sens où vous le decrivez, non le PQ ne devient pas l’ADQ, non le PQ ne devient pas un nouveau Front National Quebecois.

    La trajectoire est parfaite.

    Inclusif, ca ne veut pas dire que l’on va forcer ceux qui refusent à s’inclure à notre nation d’en appartenir. Des purs canadians vivant chez nous y en a, des néo-canadiens ne jurant que par ce pays y en a. Tant qu’on aura pas une citoyenneté quebecoise, un pays à nous, toutes les comparaisons que vous essayerez de faire par rapport à d’autres PAYS ne tiendront pas. Nous nous battons pas sur le meme terrain qu’eux et n’oublions jamais qu’en face de nous ils sont en guerre, ils l’ont répété plus qu’il ne le faut.

    Donc Bouchard, il ferait mieux de se la fermer au lieu de sortir son torrent de conneries … ce qui laisse réellement présager qu’il est en service commandé de la part d’interet superieur.

    2012 se rapproche … Charest est entrain de se faire dessus, les federalistes aussi, les anti-separatisses encore plus, ils ne savent pas comment empecher le PQ de prendre le pouvoir.

    Alors que font-ils ? Et bien ils s’attaquent aux plus credules, ils ressortent les discours de peurs : PQ = FACHO ! DANGER ! Et hop, les Simon Jodoin de ce monde saute à pieds-joints dedans. Bouuuh le PQ c’est devenu des mechants, je ne voterai pas pour eux, je vais voter QS !

    Bravo monsieur !

  8. « La tolérance n’est pas la laïcité. La première est passive, la seconde active. La tolérance s’accommode de toutes les manifestations publiques des religions. La laïcité défend l’individu contre son groupe d’origine, la femme contre le père oppresseur et garantit que l’on peut changer de religion ou se déclarer athée. Avec la tolérance, on installe des communautés. Avec la laïcité, on construit une nation. »

    Voila, la Tolérance, je m’assois dessus. La laïcité c’est un combat de tous les jours, ça blesse nos amis intégristes … tant pis. Cela ne fait pas de moi quelqu’un refusant la pluralité, qui n’a aucun rapport avec ce que décrit dans le manifeste pour la pluralité, bouillie pour les chiens.

    Le respect commence par la reconnaissance des autres. Que ces gens nous respectent, on les respectera sans aucun problème. Nous sommes accueillants, ouverts, pacifiques, tolérants.

  9. Excellent texte Louis. Tu l’as vraiment remis à sa place cet ex premier siniste du Québec! As-tu la réponse d’Éric Tremblay le chef du Parti Indépendantiste? Il soulève les mêmes points que toi sur les coupures sauvages au nom du déficit zéro et le recul du français au Québec sous son règne. Il a tellement de culot ce Lucien Bouchard après tout le mal qu’il a fait à notre combat pour la libération nationale.

  10. […] Instead the Francophone nationalists of the soft- and hardcore- variety are busy squabbling over the latest outburst by one of their opportunist, neoliberal ex-premiers. […]

  11. Ceux qui pensent qu’il faut cesser de parler d’indépendance et de s’occuper des vrais problèmes devraient 1- en parler à leur chou chou John James Charest et 2- ils devraient savoir qu’on peut mâcher de la gomme et marcher en même temps….
    Je viens d’apprendre, de source sûre, ques Lucien B. est allé à Sagard avec Paul Desmarais Sr….Pour aller à la pêche ?? J’en douterais….

  12. N’en déplaise à certain sur ce blog, Lulu a raison sur certains points. Avant de parler d’indépendance et de souveraineté, réglons les problèmes d’économies, de santé et d’éducation. Ça vous tentes, vous, d’avoir un pays avec plein de problèmes en partant ? Pas moi, et selon un sondage, 66% des québécois interrogés sont de mon avis.

    Quand on aura un gouvernement qui est capable de gérer l’état avec un déficit zéro, qui saura prendre ses responsabilités et couper dans le gras, et qui, pour faire plaisir à certaines personnes, répondra haut et fort aux questions identitaires des Québécois et qu’il fera tout pour les faire respectés, alors là, on pourra commencer à parler de devenir un pays.

    En attendant, Bouchard a raison: l’indépendance est un rêve irréalisable en ce moment. Si au moins le PQ, avec Marois et Curzi en tête, n’avaient pas essayé de de diminuer les propos de Bouchard, mais avaient affirmés que les québécois sont inquiets de leur identité et qu’ils étaient les seuls à pouvoir les défendre, j’aurais pu commencer à envisager de voter pour eux aux prochaines élections. Mais ils sont frileux quand quelqu’un les critiquent…

  13. Ce lulu boubou devrait porter un tutu toutou pour sa valse…
    Un ex(?)fédéraliste en mission de fouteur de merde au KébeQ (KQ).

  14. Jambe de bois n’est plus pertinent… en 2010.
    Jambe de bois a été efficace en 1995, lorsque Parizeau lui a demandé de l’épauler durant la campagne référendaire. On dit que Bouchard a permis d’hausser de près de 10% le volume de votes pour le OUI (40% à 49,5%). Mais bon, ce ne fut pas suffisant …

    Est-il devenu, aujourd’hui, un fédérastre mou ? Sûrement.
    Pour vous dire, je crois que sous son image de gros bonhomme dur, Lulu est un être perturbé, parfois indécis, parfois «molle». Lulu est un de ces multi-cultes mondialistes qui n’a jamais avoué que le référendum de 95 avait été perdu à cause des ethnies (LA vraie raison). Ne pas reconnaître la vérité nous empêche de redresser certaines choses, comme mettre à zéro l’immigration au Québec sur au moins 10 ans, par exemple. Puis, en général, ces «grands penseux» qui nous empêchent de régler nos problèmes font qu’aujourd’hui, nous vivons notre situation actuelle : 200 milliards dans l’rouge, noyade démographique, éducation publique médiocre, etc. Le remède : ignorons une fois pour toute les gens comme Bouchard, Crétin, et compagnie. Arrêtons d’attendre LE sauveur politique. Réparons en équipe nos pots cassés en cessant de pénaliser les Meilleurs de notre société et les vrais créateurs de richesse. Faisons du Québec une terre où les gens se développent sans bâtons dans les roues. Mais pour ça, il faut regarder la réalité en face.

  15. J’ai toujours apprécié Jacques Parizeau et Lulu ne lui arrive pas à la cheville.À tous vos motifs pour coincer ce filou de Bouchard, j’en ajouterais un autre du côté environnement et destruction des régions: l’énorme gâchis des méga-porcheries qu’il a si fortement contribué à créer!
    Voir le film Bacon.

  16. Ce qui est tout de même significatif, c’est que la plupart des critiques à l’endroit de Bouchard, ici comme ailleurs, s’emploient à remettre sa crédibilité en question, à faire le bilan de son passé, à le traiter de filou, de traitre, de vendu, (on fait même allusion à sa jambe ! Wow!) sans même tenter de répondre à ses arguments.

    Ce qui me fait dire que la situation politique ici bas est peut-être même encore pire que ce qu’il constate…!

    @+

    S.

  17. @Louis Horvath: Je partage une grande partie de cette analyse. Bouchard, on le sait, est allé se mettre à genoux devant Wall Street en 1996, avec les terribles conséquences que l’ont connait à la fois pour la redistribution de la richesse et pour l’engouement souverainiste. Ce type est opposé à toute forme d’idée d’indépendance; la seule qui l’intéresse est celle qui concerne les plus riches!

    @Hugo: Merci! Oui j’ai survolé le texte de Éric Tremblay; je suis en accord avec la plus grande partie de son texte.

    @reblochon: Bonne question…

    @Martin Lavoie: Je suis d’accord. Il a choisi non pas le Canada, mais bien le mondialisme, ou plutôt le déni des différences culturelles qui nous enrichissent. À mon avis, c’est une position du passé défendue par un homme du passé.

    @jcpomerleau: À mon avis, nous serons bientôt mûrs pour de nouveaux leaders. Des gens qui n’auront pas peur de parler d’identité et de chercher de moyens d’assurer la survie du français dans un contexte où les États eux-mêmes perdent leur pouvoir.

    @derteilzeitberliner: Je ne crois pas que ce soit ce dont il est question ici.

    @Simon Jodoin: Notre trajectoire est la bonne car c’est la seule. Le but est de sauver l’identité québécoise, et à une époque où tous les peuples du monde parlent d’identité et de comment vivre dans un monde aux frontières moins hermétiques sans perdre ce qui fait notre richesse, le Québec ne peut se permettre de rester derrière. Ceux qui, comme toi ou Bouchard, refusent ce débat, empêchent le Québec d’avancer.

    @Garamond: J’aimerais bien connaître ces sources sûres quant à la visite de Bouchard à Sagard…

    @Martin R.: Bouchard a géré l’État, il a fait son déficit zéro, il a voulu gérer le Québec comme une entreprise, et il a fait reculer l’indépendance de dix ans tout en s’aliénant à la fois les militants, les groupes sociaux et les autres partis politiques. Bouchard est un échec, simplement. L’indépendance est identitaire ou elle n’est pas. C’est aussi simple que cela.

    @Yvon Sylva: À mon avis Bouchard a toujours été un fédéraliste. Je suis encore sceptique sur son rôle lors du référendum de 1995 et de quelle façon il a non seulement refusé de questionner les fraudes fédérales mais aussi comment il a sacrifié les idéaux indépendantiste par la suite.

    @Frankie: Comment peut-on demander à un peuple à genoux pendant 250 ans à attendre le sauveur de ne plus l’attendre aujourd’hui? Nous sommes génétiquement programmés pour nous écraser et attendre qu’un soit assez fou ou brillant pour nous inciter à relever la tête.

    @Claude Martineau: Les erreurs de Lucien Bouchard pourraient constituer un énorme dictionnaire!

    Merci à tous pour vos commentaires!

  18. C’est normal Simon de se référer au passé de Bouchard pour expliquer ses déclarations actuelles. Je n’y vois rien de mal.

  19. Bouchard nous fait la morale maintenant sur les questions identitaires et pourtant il a dit en 1995 lors du référendum sur la souveraineté du Québec et je cite: « Il n’est pas normal que nous soyons la race blanche qui faisons le moins d’enfants en Occident »!

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