Écart anglos-francos: ce que l'étude ne dit pas

Aujourd’hui, Le Devoir publie une étude de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) faisant état du retard scolaire des francophones au Québec face à leurs homologues anglophones de la province et à leurs voisins francophones en Ontario. Il y a, à mon avis, deux oublis majeurs dans la méthode et dans l’interprétation de ces données.

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D’abord, au niveau de la méthodologie, il est plus que discutable que les auteurs de l’étude aient choisi d’utiliser la langue maternelle plutôt que la langue d’usage pour faire leurs calculs. Dans un contexte où le français ne serait pas menacé en Ontario, ce choix pourrait se défendre. Dans les faits, au sein d’une population de langue maternelle française de près de 490 000 personnes, il n’y a plus que 290 000 francophones ontariens de langue d’usage. L’indice de vitalité linguistique (IVL) des francophones, qui calcule le niveau d’attrait de cette langue (1 est le seuil de renouvellement), est de 0,59, bien en-dessous de l’ourdou (0,71), du persan (0,73), du russe (0,75), du pendjabi (0,77), du tamoul (0,80), du mandarin (0,84) et du cantonnais (0,85)! Concrètement, un individu espérant léguer sa langue et sa culture à sa descendance aurait plus de chances de le faire s’il parlait le tamoul ou le pendjabi que le français! À titre comparatif, l’IVL des anglophones à Montréal atteint 1,42…

En regard de ces chiffres, on ne peut prétendre comparer la situation des Franco-ontariens avec celle des francophones québécois. Près de 41% des Franco-ontariens de langue maternelle française utilisent principalement l’anglais dans leur quotidien, à la maison, et s’anglicisent donc irrémédiablement au cours de leur vie. Ce n’est pas une population francophone d’Ontario qu’on compare aux francophones québécois, mais une population largement anglicisée, étudiant dans des universités largement anglophones, bien financées et qui ont adopté l’anglais comme principale langue d’usage.

Au Québec, à l’opposé, le réseau universitaire francophone est largement sous-financé, ce qui est étrangement absent des conclusions des auteurs. En effet, comme le notait le chercheur Marc Chevrier, dans une étude publiée en 2008, les trois universités anglophones québécoises reçoivent 27% des subventions normées alors que les anglophones de langue maternelle au Québec ne représentent que 8,2% de la population. Concrètement, comme je l’écrivais ici, elles sont trois fois plus financées que ce que leur poids démographique devrait permettre. Elles reçoivent également la part du lion du financement fédéral : entre 2000 et 2005, McGill, par exemple, a obtenu 121 des 213 chaires de recherches accordées au pays (194 sur 213 chaires sont anglophones). En 2004-2005, cette université a également obtenu 60% de l’ensemble des contributions de recherches versées par les agences fédérales du financement.

On ne peut interpréter les données de l’étude de l’ISQ sans se concentrer sur les conséquences de ce sur-financement des institutions anglophones (et du sous-financement des universités francophones, son corollaire, puisque le financement global des universités québécoises est sensiblement proportionnel à sa population totale au sein du Canada). Dans un environnement linguistique où le francophone du Québec est attaché à sa langue et a accès à des universités francophones, il est tout naturel qu’il s’inscrive à celles-ci, nonobstant le fait qu’elles sont moins bien financées et offrent donc moins de ressources que leurs homologues anglophones. Le choix offert aux francophones québécois, à l’opposé de Franco-ontariens déjà largement anglicisés et intégrés dans un milieu universitaire foncièrement anglophone, se limite donc à étudier dans des institutions francophones moins prestigieuses et moins financées ou à s’angliciser en allant à McGill, Concordia ou Bishop.

Les auteurs de l’étude concluent qu’il y a « peut-être un effet d’entraînement du fait de vivre dans une société où on tend davantage à cheminer vers un diplôme universitaire ». La conclusion est la bonne, mais la logique est inversée. Ce n’est pas parce que la société québécoise tend moins à cheminer vers un diplôme universitaire que le taux de diplomation des Québécois est si bas, mais plutôt parce qu’existe un tel déséquilibre du financement entre universités francophones et anglophones au Québec qu’un tel effet d’entraînement ne peut exister. En clair : si les anglophones du Québec sont plus nombreux à détenir un diplôme universitaire que leurs homologues de l’Ontario, et si les francophones du Québec sont sous-scolarisés, c’est précisément parce que les universités anglophones du Québec reçoivent un financement de loin supérieur à leur poids démographique.

Conséquemment, si nous sommes sérieux dans notre désir d’améliorer le niveau de scolarité des francophones, il convient de cesser de sur-financer les universités anglophones québécoises et de leur donner un financement équitable, égal au poids de la minorité anglophone. Avec les ressources ainsi économisées, on pourrait peut-être enfin se doter d’universités francophones bien financées et reconnues, donnant le goût aux francophones de poursuivre des études supérieures et de contribuer à mettre fin à un retard scolaire non pas génétique ou culturel, mais bel et bien causé par les privilèges indus consentis aux anglophones.

Avec l’îlot voyageur de l’UQAM inachevé d’un côté, comme une grosse verrue au coeur de la ville, et McGill confortablement assis sur ses millions et la montagne de l’autre, le choix n’est parfois que trop facile à faire.

Au détriment des Québécois qui aspirent à étudier dans leur langue.

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28 Réponses

  1. Je n’ai pas tout compris, les allophones, ils sont classés où dans tout ça ?

  2. Les allophones vont majoritairement à l’école anglaise, donc ils obtiennent des résultats supérieures. Mais il n’y a pas d’écoles « allophones », donc ce n’est pas vraiment ce qui est le plus important. Ce qui compte, plutôt, c’est la langue d’usage (français ou anglais) et non pas la langue maternelle.

  3. Aux niveaux secondaire et collégial par-contre, les préjugés anti-education et anti-intelectuel traditionnels, ainsi que la campagne haineuse des élites nationales contre les profs depuis les années 80 ont porté un fruit empoisonné qu’on peut constater dans l’attitude de grand nombre d’étudiants jusqu’à ce jour.
    On n’y avait pas pensé, n’est-ce pas?

  4. Je vais aller dans le sens de NGS. Mauvais ou bon financement, la décision de continuer à étudier ou de décrocher vient d’abord et avant tout de la valeur que l’on accorde à l’éducation.

    Historiquement, l’enseignement en français en Ontario s’arrêtait en 9ième. Les jeunes arrêtaient donc l’école et faisaient des métiers manuels. Ce n’est qu’une fois que l’économie a exigé des jobs du savoir que les Franco-Ontariens se sont résignés et ont étudié en anglais.

  5. Quelle serait la démarche à faire pour
    que le Québec cesse de sur-financer les
    écoles et universités anglophones et de
    leur donner un financement équitable,
    égal à leur poids démographique?

    Pourrions-nous en venir à des projets
    sérieux et réalisables pour qu’enfin
    on puisse arrêter d’en parler…
    Cette inégalité injuste de traitement
    a assez durée!

  6. Le financement de McGill, Concordia et Bishop, ainsi que nimporte quelle université au Québec d’ailleurs, ne se calcule pas selon le poucentage d’anglos ou de francos dans l’ensemble de la population québécoise. Ce serait ridicule.

    Le financement de toutes les universités se fait selon le nombre d’étudiants qu’ils recoivent.

    Ainsi, en 2008-2009, il y avait 258 300 étudiants universitaires au Québec. http://www.uqar.qc.ca/uqar-info/1008/Statistiquesetudiantes.asp

    McGill: 35 300 étudiants http://www.mcgill.ca/about/quickfacts/students/
    Concordia: 43 944 étudiants http://registrar.concordia.ca/pdf/Viewbook_eng.pdf
    Bishop: 2263 étudiants http://www.ubishops.ca/facts.html
    ===============================
    Total: 81 507 étudiants

    Sur 258 300, ça donne 31,5% des étudiants universitaires. Donc, si tes chiffres sont exacts, les universités anglophones du Québec sont sous-financées et non pas le contraire.

  7. Bravo, Carl. Si McGill, comme que Bishop’s, a la tradition de chercher des dons provenants des diplômés (quoique ce dernier s’en tire toujours à peine et a failli fermer ses portes il y a 25-30 ans), c’est qu’elles sont assez vieilles et suivent une longue tradition, culturelle elle aussi, de cohésion, loyauté et jouissance dans l’expérience éducative, et cela se perpetue de génération en génération.

    Les différents gouvernements du Québec les ont plutôt pénalisées pour leurs efforts tout en crachant sur l’éducation en général et de tout part. On peut facilement flatter une partie de la population dans le sens du poil et la jouer contre une autre…mais cela a un prix très fort à la longue.

  8. Carl a tout faux. Le vrai problème, c’est que 31% des étudiants vont dans des universités anglophones alors que les anglophones ne représentent que 8,2% de la population. La différence entre les deux chiffres porte un nom: assimilation.

    Si on suit sa logique faussée, on pourrait en arriver à une situation où 95% des étudiants fréquenteraient les universités anglophones et recevraient 94% du financement et on dirait qu’ils sont sous-financées. C’est d’un ridicule consommé.

    La vérité, c’est que le Québec constitue l’exception. Partout, dans le monde, l’éducation nationale se fait dans la langue nationale. Il n’y a qu’au Québec qu’on accepte non seulement de financer un système parallèle dans une langue étrangère, mais qu’en plus on le sur-finance à trois fois la hauteur de la minorité qu’il dessert.

    Si nous agissions comme les autres pays, simplement, si nous appliquions seulement ce que les autres pays considèrent comme normal, nous cesserions de financer les universités anglophones ou exigerions qu’ils dispensent leurs cours en français uniquement.

    Mais on ne demande même pas ce qui est normal dans les autres pays; on exige simplement de mettre fin au sur-financement des institutions anglophones et qu’elles soient financées à 8,2%, soit le poids démographiques des anglophones au Québec. Avec le 66% sauvé, on pourra enfin se doter d’universités francophones de haut calibre.

  9. @NGS C’est en effet une autre preuve de l’importance que prend l’éducation pour les anglophones. Une importance que les étudiants non anglophones allant dans ces universités apprennent. Peut-être, aussi, que ça va avec la qualité de l’enseignement.

    Je suis un diplômé d’universités francophones et je ne donne pas un sous. Je me suis déjà demandé pourquoi, me comparant justement aux étudiants des universités anglophones. La réponse? Je ne me sens aucunement redevant envers les universités que j’ai fréquenté pour ce que je suis devenu. C’est là une majeure différence.

    @Louis Je vois qu’après avoir manipulé les chiffres, que je l’aie prouvé, tu te réfugies dans l’ignorance et l’idéologie.

    Donc, je comprends bien que tu voudrais que la meilleure université au Canada, McGill, l’une des meilleures universités au monde, devienne médiocre et que les Québécois n’y aient plus accès. Cela porte aussi un nom: Nivellement par le bas.

    Les universités francophones sous-performe tout en étant financées justement, même un peu plus que le nombre d’étudiants qu’elles recoivent le justifie, et tu voudrais, au lieu qu’elles visent à devenir aussi bonnes que McGill, ramener McGill à leur niveau.

    Ça c’est quand on fait passer l’idéologie avant le bien être des gens. Il resterait donc aux Québécois désirant une éducation de qualité supérieure à aller étudier dans une autre province (un autre pays comme tu voudrais) ou un autre pays.

    Qui a une logique faussée?

    D’ailleurs, parlant de faux, de nombreux pays dont la langue maternelle n’est pas l’anglais ont un enseignement supérieur se donnant dans cette langue. C’est le cas des pays scandinaves, l’Inde et quelques pays européens. Et contrairement à nous, ils n’ont pas de population anglophone et ne vivent pas dans un pays officiellement bilingue ainsi qu’une province qui l’est officieusement.

  10. Peu après le mouvement « McGill français » des années 60, elle s ‘est rapidement transormée au point où mon médecin hautement spécialisé (15 à 20 ans de formation) ne s’exprime même pas en anglais car il a été capable de TOUT ACCOMPLIR EN FRANÇAIS à McGill, et ce avec la même qualité hautement reconnue. Alors?

  11. C’est n’importe quoi ta logique. C’est toi qui se réfugie dans l’idéologie et le déni le plus total des faits. Ne serait-ce qu’en parlant du Québec comme étant officieusement bilingue, tu te discrédites totalement.

    La vérité, au-delà de tes hallucinations, c’est que McGill, Concordia et Bishop reçoivent 27% des subventions pour 8,2% de la population de souche anglophone. Ça, c’est injuste, c’est discriminatoire et inutile.

    Si on finançait des institutions francophones à cette hauteur, ce seraient les meilleures au monde.

    Le sur-financement des institutions anglophones, qui a en passant été démontré par de nombreuses études (Chevrier, Termote et d’autres) est un fait rigoureusement démontré. Qu’importe si ton idéologie à-plat-ventriste et ton refuse de considérer le Québec comme étant français t’empêche de le voir.

  12. C’est sur que de generation en generation, ce ne sont pas les Quebecois d’il y a 40 ans qui auraient pu mettre un centime de plus dans l’etude de leurs 12 enfants. Ce qui se perpetue, c’est la tradition de l’imperialisme canadien… allume. Facile de donner quand on est riche.

  13. Tu peux remettre en question concrètement la véracité de mes chiffres, tu es le bienvenue. Tu en sembles cependant incapable. Tu ignores, comme tes études idéologiques que tu cites, le nombre d’élèves dans les universités. Parce que, prouve moi le contraire si tu le peux, mais chaque étudiant est financé relativement équitablement. Même, comme j’ai démontré, l’étudiant allant dans une université franco est avantagé.

    Les outils sont donc égaux pour les universités. Les universités Francos sous-prforment. C’est tout.

    Pour ce qui est du officieusement bilingue, tu tiens un double discours. Tu le dénonces pour ensuite le nier. Branche toi!

  14. Tout ceci pas sous silence le très grand nombre de francophones qui étudient à McGill en français ainsi que le nombre considérable d’anglophones qui étudient à l’U de M-également en français. La persistence de vouloir croire ce qu’on a toujours voulu croire sans se référer au faits, surout dans le présent, est une attitude de « Jos connaissant » dont j’ai plus l’habitude dans des endroits éloignés comme Sherbrooke, où par exemple on peut tout te dire sur Montréal ou sur « les anglais » tout en étant fier de n’y avoir jamais mis les pieds ou d’en avoir rencontré un seul! La sur-simplicité avant tout est normalement ce qu’on a l’habitude de déplorer le plus dans la culture américaine, n’est-ce pas? Peut qu’on est moins différent des « cous-rouges » qu’on le voudrait.

  15. P.S.: Est-ce qu’on va maintenant blâmer les anglo-québécois pour la « folies des grandeurs » style Ancien Régime à l’UQAM?! Voyons donc! C’est pathologique sans dire pathétique!

  16. Mon médecin ultra-spécialisé (15-20 ans de formation) ne parle pas un mot d’anglais. Pourquoi? Parce qu’il a pu tout faire en français à McGill!

  17. J’aimerais connaître le raisonnement de Louis et de Carl
    sur le financement des deux méga hopitaux, une pour les
    anglophones et l’autre pour les francophones, qui doivent
    être bâtis à Montréal.
    Est-ce qu’il est basé sur les mêmes principes que le
    financement des universités anglophones et francophones?

  18. Soyons pragmatiques, et oublions les idéologies.

    Les subventions du MELS, qui ne tiennent pas compte des étudiants étrangers évidemment (et on excepte ici les donations privées généreuses versées aux universités anglophones, que voulez-vous qu’on y fasse) sont calculées, premièrement, en fonction du nombre d’étudiants en équivalence temps plein (étudiants ETP, dans le jargon). Ce montant est pondéré selon la discipline d’études, ce qui donne « l’effectif étudiant pondéré ». L’enveloppe budgétaire réservée à cette fin est distribuée au prorata de l’effectif étudiant pondéré de chaque établissement. À cet égard L’UdeM et McGill récoltent les plus grandes parts de subventions (suivies des grandes universités francophones comme Laval et Sherbrooke).

    Deuxièmement, un montant est destiné à financer le fonctionnement des bibliothèques, des coûts liés à l’informatique ainsi qu’à l’administration générale. À cette fin, un montant fixe est accordé à chaque établissement québécois pour les coûts de base de son administration générale, d’une part (on parle de deux millions de dollars ajustés selon des normes du Conseil du trésor). D’autre part, une enveloppe budgétaire est répartie entre les établissements, au prorata toujours du nombre d’étudiants en équivalence au temps plein de chaque établissement (étant entendu que plus il y a de monde, plus la gestion de ce beau monde est coûteux).

    Finalement un financement est accordé à l’entretien des terrains et bâtiment, de manière normalisée. C’est le seul volet du financement qui ne dépend pas du nombre d’étudiants en équivalence au temps plein. Le modèle d’allocation reflète en partie les coûts associés à l’entretien et à la rénovation des terrains et des immeubles, à l’entretien ménager, à l’énergie, à la sécurité et à la protection, aux assurances sur les biens et, enfin, à la coordination de ces activités. Cette allocation dépend en grande partie des superficies brutes reconnues aux fins de financement. On se souviendra qu’il n’y a pas si longtemps McGill faisait valoir, pour toutes sortes de raisons, que ce montant était nettement insuffisant pour satisfaire ses besoins. L’UdeM, et d’autres universités, sont dans la même situation, par ailleurs. Ça coule de partout, sans jeu de mots.

    En vertu de la formule de financement, que vous devez connaître aussi bien que moi pour avoir lu de nombreuses études rigoureuses, et considérant le poids de l’effectif étudiant dans cette formule, vous suggérez quoi, monsieur Préfontaine pour bonifier le financement des universités francophones? Parce qu’on s’entend, là-là, qu’on ne peut pas parler de sur-financement des universités anglophones sans considérer le nombre d’étudiants qui les fréquentent; la formule de financement « discriminatoire » (c’est vous qui le dites) en dépens. Bref, vous suggérez quoi? Qu’on limite l’accès des Québécois aux universités anglophones en fonction de leur poids démographique (passez ce %, allez oust dans les universités francophones)? Et ce %, vous l’établiriez sans tenir compte du fait qu’une proportion plus grande de Québécois anglophones que de Québécois francophones aspirent à des études universitaires (pour les chiffres, vous référez à l’étude ISQ que vous commentez)? Et selon votre logique, y auraient-ils uniquement les Québécois anglophones qui pourraient fréquenter les universités anglophones, et vice-versa?

    J’en ai plein d’autres questions. Je m’arrête.

  19. Ici, encore une fois, je trouve les réactions de quelques groupes ultra marginaux comme étant basées sur l’ignorance ou la haine de l’anglais.

    Mais le pire, c’est que ça pourrait presque fonctionner j’en suis pas mal sûr. Le nombre d’étudiants en médecine à l’UdeM et à McGill doit pas mal se ressembler.

    Cependant, ici, là n’est pas la question.

    1) Il n’y a pas d’hôpitaux anglos et francos. Il y a des hôpitaux. Point. Tout le monde peut s’y faire soigner, peu importe votre langue et généralement, vous allez pouvoir parler à tout le monde dans votre langue, en autant que cette langue soit l’anglais ou le français. Sinon, un autre membre du personnel hospitalier pourra.

    2) Les hôpitaux universitaires sont des hôpitaux différents des autres parce qu’il s’y passe beaucoup de recherche en plus des soins aux patients.

    Alors, pourquoi pas 2 hôpitaux? Ils vont certainement servir. Nos hôpitaux québécois sont désuets. Ce ne sera pas de trop. On a plus besoin de ça que bien d’autres choses.

    Discriminer les anglophones ici serait encore du nivellement par le bas considérant que McGill est de très loin notre meilleure université et que la langue anglaise permet d’aller rejoindre un plus large bassin de chercheurs en plus de l’attraction naturelle que la qualité de l’établissement créé.

    S’il fallait ABSOLUMENT choisir un seul hôpital et le garder exclusif à une seule université, le CUSM serait le choix logique.

    Il y a aussi la possibilité de jumeler les 2 programmes dans un seul hôpital universitaire. Ce n’est peut-être pas la pire des idées, ça pourrait être étudié comme possibilité, mais c’est possiblement un gros bourbier administratif, les 2 universités craindraient pour la perte de leur autonomie et je comprend aussi la crainte qu’auraient McGill à s’associer à une université de moindre qualité et prestige.

  20. C’est tout de même regrettable qu’il ne parle pas un seul mot d’anglais considérant que les avancées médicales sont diffusées d’abord et avant tout, parfois seulement, en anglais.

  21. Carl n’a pas tout faux.

    Si 31,5% des étudiants reçoivent 27% du financement, cela signifie qu’ils reçoivent moins d’argent par étudiant. Plus précisément, si ces chiffres sont exacts (et je n’ai pas de raison d’en douter), le financement public par étudiant est supérieur de 27,7% dans les universités francophones par rapport au financement par étudiant des universités anglophones. Presque 28% de plus. Pour des résultats moindres.

    Le problème, on le voit, n’est pas le sous-financement public. Le problème, selon moi, c’est en fait 3 problèmes:

    1- Le pouvoir d’attraction des universités anglophones. Elles sont meilleures car elles attirent les meilleurs candidats indépendamment de leur langue maternelle.

    2- Plusieurs programmes offerts dans les universités francophones sont moins sont moins « rentables » pour les étudiants et attirent donc davantage les rêveurs qui ont un souci moindre de la performance. Exemple: médecine vs littérature, mba vs musique, génie vs sciences po… Attention: je ne dis pas que ces domaines sont inutiles. Je crois seulement que la performance y est moins valorisée.

    3- Le financement privé reste l’apanage des anglophones. La mentalité québécoise typique, c’est de ne rien donner. Et ce pour une bonne raison: c’est au gouvernement de s’en occuper. Les Québécois sont les nord-américains qui donnent le moins aux organismes de charité alors pourquoi donneraient-ils aux université?

    Mais une chose est sûre: on ne peut expliquer la sous-performance des universités francophones par un manque de financement public par étudiant car celui-ci est supérieur de 28% à celui des universités anglophones.

  22. Pour ton info Carl ce n’est pas toujours possible d’être servi en français dans les hôpitaux anglophones, même si la situation s’est améliorée depuis quelques décennies et il y a bel et bien deux réseaux linguistiques d’hôpitaux au Québec.

  23. […] la ville de Laval, ce n’est qu’Alain Dubuc, ce n’est qu’unhôpital, ce n’est qu’un retard scolaire, ce n’est qu’une circulaire en anglais de The Brick, ce ne sont que de petites erreurs de […]

  24. En Israël et dans la pluspart des pays le financement des institutions se confine exclusivement non pas aux bâtisses exixtantes mais au pourcentage du groupe ethnique reconnue. Leurs allohonnes en Israël poursuivent leurs études en hébreu..Et ils sont loin de promouvoir la langue des arabo-palestiniens.
    En établisant les droits de scolarité à 35’000$ pour tous les étudiants y compris les canadiens. Les droits de scolarité pour la minorité canadienne québécoise en toute justice devrait être les mêm

  25. NB comme déjà mentionné les ministres péquistes de 1976 à 1985 et de
    1994 à 2003 ignoraient ce qui se passaient dans leur ministères dont
    Marois, Gendron,etc

    Ces gens-là se diaient promouvoir l’indépendance du Québec tout en
    maintenant artificiellement le nombres d’électeurs anglophonnes !!!

    le pire c’est comme citoyen canadian ils ont le droit de voter et de
    gonfler la population anglophonne dans des comtés, monopoliser des
    logements et des emplois en étant unilingues anglais et imposer
    l’anglais aux commerçants.

    Sans carte de citoyenneté et d’identifiant pour éviter les votes
    d’étrangers , de morts et les fraudres canadienne comme en 1995 ;le
    prochain référendum n’est pas sûr comme en 1980, 1995 car la minorité
    canadian québécoise est sur représenté.

    De plus, 15735 étudiants de trop dans les université canadian au Québec
    divisé par une moyenne de 20 élèves par classes donnent 787 profs
    unilingues anglais et bien payés.

    ces étudiants étrangers car les canadiens en sont créent un besoin de 16522 logements et de même que des exigeances d’être servits en anglais.2006-2007

    en anglais dans 3 universités de la minorité canadian québécoise
    9743 dont 7110 ontarien;650 Albertains et 796 de Colombie britannique

    Étrangers 5992 dont 1738 usa

  26. Qui donc se discrédite en niant le caractère officiellement bilingue du Québec? Le Québec doit publier ses lois dans les deux langues, il doit assurer la tenue de procès dans les deux langues, il communique avec les personnes physiques et morales, québécoises ou non, dans la langue de leur choix… On continue M. Préfontaine? Il ne suffit pas de lire l’article 1 de la Charte de la langue française, il faut aussi lire tout le reste.

    RCdB

  27. Le Québec est encore soumis à la domination canadienne et doit assurer certains services à sa minorité anglaise, mais le Québec est unilingue français. Et oui, il suffit de lire l’article 1 de la Loi 101 car c’est l’article fondateur qui résume ce qu’est le Québec: un État francophone.

    Mais vous avez raison: trop de services sont offerts dans une langue étrangère pour un État francophone.

  28. Vous comprenez bien M. Préfontaine que «unilingue français» ne signifie pas la même chose que «francophone». Le Québec est bien sûr francophone, il l’est depuis 1867 au moins, mais il est aussi anglophone, et ça depuis sa création en 1763. En conséquence, les Anglophones sont aussi sinon plus «québécois» que nous. La Charte ne fait que le confirmer. C’est vrai qu’elle est libellée de telle manière à faire croire à un certain unilinguisme (une autre facette de l’imposture péquiste), mais en fait, elle n’établit qu’une sorte de primauté du français, une primauté de plus en plus difficile à maintenir du fait de l’immigration de masse et de la libéralisation des échanges en contexte nord-américain. Vous voulez un État français? Et bien il vous faudrait vous appuyer sur autre chose que cet article 1 qui ne s’avère que poudre aux yeux.

    RCdB

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