Une histoire de Noirs

Gatineau fête le Mois de l’histoire des Noirs encore cette année. Conférences, théâtre africain et témoignages de gens à la peau noire sont au menu. Sous prétexte de célébrer la diversité humaine, on crée une nouvelle forme d’isolement et de racisme peut-être aussi pire que celui qu’on dénonçait à l’origine.

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En effet, à partir du moment où on croit qu’il existe une « histoire des Noirs », comment pourrait-on refuser à un individu de s’identifier à une « histoire des Blancs »? S’il est généralement accepté que les races humaines n’existent pas et que la couleur de la peau ne constitue qu’une caractéristique physique comme une autre – gros nez, petits bras, lèvres charnues, yeux bleus, etc. – pourquoi devrait-on alors célébrer un mois consacré aux individus ayant la caractéristique de posséder une peau plus foncée que les autres? Deux poids, deux mesures.

Ainsi, s’il est considéré comme normal pour un Noir de pouvoir s’identifier à ses « frères » de couleur, que ce soit le président états-unien, la gouverneure-générale du Canada ou n’importe qui d’autre, l’opposé serait immédiatement considéré comme étant suspect. Si quelqu’un se réclamait de la « race blanche » et célébrait ses racines blanches, on serait prêt à lui sortir le bonnet d’âne du Klu Klux Klan et à l’épingler sur le même babillard qu’Hitler.

Or, ne s’agit-il pas précisément de racisme que de se juger ou de s’identifier en fonction de la couleur de la peau? C’est clair: pour croire au « Mois de l’histoire des Noirs », il faut croire à l’existence d’une histoire reliée à la couleur de la peau, et donc à l’existence d’un lien entre la couleur de la peau et la pensée, la culture, la langue, l’histoire. On n’aurait pas idée d’organiser un Mois des individus au gros nez ou aux yeux bleus car il n’existe pas de culture propre à ceux-ci. Pour croire à la notion d’histoire des Noirs, il faut automatiquement considérer le fait d’être Noir comme s’il s’agissait d’une caractéristique raciale ou culturelle unique.

Évidemment, on ne peut oublier que les individus à la peau noire ont été victimes de racisme dans le passé, qu’ils ont été infériorisés pour la seule couleur de leur épiderme. Ce type d’infériorisation laisse des traces durables dans la culture de ceux qui l’ont vécue. Mais s’agit-il d’une raison suffisante pour célébrer, en 2010, une histoire commune des « Noirs »? Pourquoi ne pas célébrer l’histoire des descendants d’esclaves ou de l’esclavage lui-même, si on espère rejoindre une catégorie de personnes ayant un passé commun?

En participant à une telle bouffonnerie, on ne fait que perpétuer les mythes concernant l’existence de races humaines. Pire: on contribue à la réhabilitation du racisme en mettant à la face des « Blancs » une histoire des « Noirs » desquels ils sont exclus, ouvrant ainsi la porte à d’éventuelles réclamations pour un Mois de l’histoire des Blancs et pour la valorisation d’une histoire blanche.

Que les races existent ou non (et même si on m’a appris à la petite école de la conformité qu’elles n’existaient pas) importe peu, en somme. C’est l’interprétation de la leçon qui est dangereuse: si on considère qu’elles n’existent pas, on voit un avantage indu pour les « Noirs » et si on considère qu’elles existent, on peut réclamer une telle célébration pour les autres « races ». Dans un cas ou dans l’autre, on alimente les divisions basées sur l’appartenance ethnique ou les caractéristiques physiques.

À un certain moment, ne faudrait-il pas choisir? Ou bien le Québec constitue une société laïque et ouverte sur la diversité où tous les citoyens partageant les valeurs de base de la société sont égaux, ou bien certains forment des sous-groupes ethniques méritant d’être célébrés en fonction de leur couleur de peau. On ne peut pas indéfiniment enseigner dans les écoles que tous les êtres humains sont égaux et au même moment célébrer une histoire noire, blanche, jaune ou bleue avec des pois verts sans risque de créer de la confusion ou du ressentiment chez nos jeunes.

Il faut choisir: ou bien la pigmentation des téguments constitue une caractéristique comme une autre et le racisme n’a pas sa raison d’être, ou bien on considère que les races existent et on ouvre la porte aux pires bêtises en célébrant une « histoire des Noirs » sans célébrer celle des autres « races ». Il faut choisir!

Gatineau a fait son choix. Dans un Québec post-moderne tellement ouvert sur les autres qu’il est devenu la carpette de l’Amérique, la fesse droite d’Ottawa a décidé de participer à notre abrutissement collectif en faisant de l’apologie des caractéristiques ethniques de certains un héritage à apprendre et à jalouser.

On a crucifié Parizeau pour avoir osé parler de la réalité du vote monolithique des nouveaux immigrants, mais on alloue des subventions pour célébrer une histoire résolument ethnique.

Entre la fesse gauche du multiculturalisme d’Ottawa et la fesse droite de notre à-plat-ventrisme ne restent plus que les miasmes de ce qui aurait pu constituer un grand peuple, mais qui, de peur d’avoir à déplaire à certains, risque de plonger dans les toilettes de l’histoire.

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23 Réponses

  1. Je ne connais pas ton expérience personnelle mais je peux t’assurer qu’il existe des différences culturelles fondamentales entre les différentes races. En tout cas suffisamment de différences pour rendre les mariages difficiles et la séparation en ghettos possiblement inévitable.

    Les petites fêtes comme celle de Gatineau deviennent alors insignifiantes, le tout carabiné par des politiciens qui n’y voient rien de plus qu’une occasion de se trouver des votes pour pas cher.

    Non sérieux toute cette intégration doit être faite au niveau individuel.
    En groupe à mon avis c’est l’échec presque assuré.

    Alors Gatineau peut aller se rhabiller, surtout si les citoyens de cette ville regagnent leurs idées reçues tout de suite après le dernier spectacle … (et que dire des idées reçues des noirs envers les blancs!!!!)

  2. Ben voyons là, Louis…

    Le mois de l’histoire des noirs est un événement commémoratif en Amérique et en Angleterre qui souligne le devenir des communautés de la diaspora Africaine. Oui, ces noirs ont en commun d’être originaires de l’Afrique Subsaharienne, et oui, il existe bel et bien une « culture noire », et une histoire des noirs.

    En parlant de « noirs » on ne parle pas de « race » au sens traditionnel du terme comme tu sembles l’ignorer, mais bien d’un groupe socio-culturel avec sa culture et son devenir historique propre. Tu peux bien remettre cela en question, mais tu auras ce faisant tout un pan de l’anthropologie à réécrire, et pas le moindre…

    Les blancs ne sont pas exclus de cette histoire et encore moins sous prétexte qu’ils ont inférieurs ou supérieurs. Il s’agit de délimiter l’évolution dans le temps de ce groupe spécifique, la diaspora africaine, ses particularités culturelles et son devenir commun, notamment au sein des sociétés occidentales, américaine et européenne.

    Il n’est nullement question, comme tu le fais ici, de voir le phénomène noir sous le seul angle de la biologie et de la pigmentation de la peau.

    Sur tout cela, je ne peux que te renvoyer à Lévi-Strauss : Race et Histoire, dont tu trouveras des extraits ici : http://www.unesco.org/courier/2001_12/fr/droits2.htm

    Personne ne dit que les noirs célébrés durant ce mois ont une culture propre simplement parce qu’ils ont la même couleur de peau. Tu prends le problème par le mauvais bout. Ils ont une culture propre parce qu’ils forment un groupe socio-culturel distinct. Encore là, tu peux bien ne pas y croire, mais tu auras plusieurs rayons de bibliothèque à réécrire.

    Pour ce qui est de critiquer le multiculturalisme canadien à l’aide de ce prétexte, peu importe la politique culturelle qu’on adoptera, les noirs continueront néanmoins de former un groupe socio-culturel distinct. Ça ne changera rien. L’histoire des noirs continuera d’être l’histoire des noirs, même si on s’emploie à la nier. Et pour ta culture, ce n’est pas Gatineau qui célèbre encore cette année le mois de l’histoire des noirs, mais bien l’Amérique (Canada E-U) et aussi le Royaume-Uni et ce depuis 1926. Rien à voir avec un nébuleux complot fédéraliste multiculturel. Et pour l’anecdote, si on le fête en février, c’est que c’est le mois de la date anniversaire de Lincoln et Douglas, deux abolitionnistes que tu connais sans doute assez bien si tu as parcouru l’histoire des E-U. Comme quoi, les blancs ne sont pas exclus de cette histoire… Pour cet événement, Lincoln en marque même en partie l’origine symbolique…!

    Quant à ta question qui cherche à savoir si un mois de l’histoire des blancs pourrait exister sans qu’on ne crie au racisme, il y a toujours un danger à tenter de faire signifier de simples contraires. Les concepts de « noirs » et de « blancs » ne sont pas chargés de la même manière et n’ont pas du tout une valeur équivalente au cours de l’histoire. Ce n’est pas une simple mathématique qui ferait en sorte que ça aurait tout bonnement la même signification par équivalence. Ça, tu dois bien t’en douter. Ce n’est pas une règle de trois qui permet de cerner la subtilité du langage…

    Sérieusement, ton texte s’emploie à entrevoir le phénomène noir simplement par la lorgnette de la couleur de la peau. Sais-tu seulement de quoi tu parles dans ce contexte? Je t’invite à faire quelque recherche sur la « black culture ». C’est un phénomène riche et largement documenté, apparu bien avant la charte des droits et libertés du Canada…

    @+

    S.

  3. […] race ou couleur de peau ou de cheveux On a crucifié Parizeau pour avoir osé parler de la réalité du vote monolithique des nouveaux imm… ************************ J'ai lu : L'approche libertarienne par Lutopium Aussi l'anarcho ( toujours […]

  4. Ce n’est pas une question de choix, voyons.

    On ne choisi pas qu’un arbre est un arbre et une pierre une pierre. C’est la réalité.

    Oui, les noirs peuvent se dire d’une race mais pas les blancs. Les juifs peuvent se dire de race sémite et d’une ethnie mais les Québécois ne peuvent se dire de race blanche et d’ethnie canadienne française.

    Les races; blanche, noir, jeaune, rouge, olive, sont des réalités et non des choix. Les ethnies sont des réalités non des choix. Certaines prétentions d’ethnies sont fausses.

    Dans l’idéologie multiculturaliste, les minorités peuvent se réclâmer d’une race et ethnie mais pas la majorité.

  5. Que vous tournez autour du pot.

    C’est étourdissant.

  6. Mais encore ?

    (???)

    S.

  7. Les noirs « un groupe socio-culturel distinct » !

    Qu’est-ce qu’il y a de socio-culturel dans la constitution de l’ADN d’un individu ?

    Voyons donc !

  8. Les Québécois sont d’une ethnie dans les autres pays, mais pas chez eux.

    Nous vivons dans un mensonge permanent.

    La chiasse d’afronter la réalité et la vérité.

  9. C’est pourtant le cas, et c’est bien ce qu’on se propose de célébrer durant ce mois de l’histoire des noirs : le devenir historique et culturel d’une communauté. Qui plus est, on célèbre aussi la rencontre de cette communauté avec la nôtre.

    Note que l’événement ne s’appelle pas « mois du code génétique des noirs ». Le mot « histoire » a toute son importance.

    Le mot « noir » n’a pas qu’un sens biologique ou génétique. Il faut être au mieux borné, au pire pas mal nono pour penser une telle chose.

    J’irais même jusqu’à dire que depuis les efforts de l’anthropologie et de la génétique au cours du XXe siècle, le mort « noir » n’a plus guère de signification biologique ou génétique. Si on l’emploie toujours, malgré l’échec des classifications raciales au sein de l’espèce humaine, c’est surtout pour dénoter un groupe socio-culturel. De plus, l’événement a été créé bien avant que le terme « afro-américain » se soit imposé depuis les années 60. Quoi qu’il en soit, dans le contexte, ce sont des synonymes.

    Quand on célèbre la journée de la femme, on ne célèbre pas le code génétique ou la biologie de la femme, ou strictement un « Être humain adulte du sexe féminin », ou encore la « femelle de l’espèce humaine ». Ça me semble évident.

    @+

    S.

  10. Bein alors vous célébrez une aberration.

    L’aberration de prétendre que les noirs forment une culture et communauté unique. Comme si les noirs aux USA faisait partie de la culture et communauté des Massaï au Kenya et Tanzanie. Ridicule.

    Bon ! Voilà un autre mot dont on souhaite changer la définition dans le but de transformer une idéologie en réalité. Le terme noir associé à la race de cette couleur devient celui d’une communauté culturelle et n’a plus d’association à la couleur de peau ! Et pourquoi pas nommer Ali G porte parole officiel de la fête, tant qu’à sombrer dans l’absurde ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ali_G

    Les femmes forment une communauté culturelle distincte, maintenant ! Le mot femme ne doit plus être associé au genre et au sexe !

    Et pourquoi pas les homosexuels ! Les unijambistes et les jumeaux !

    Du délire.

  11. «En participant à une telle bouffonnerie, on ne fait que perpétuer les mythes concernant l’existence de races humaines.»

    Le concept de «race» n’existe pas chez l’Homme. Il n’y a qu’une race humaine. Le dire ne signifie pas que l’on soit l’apôtre du multiculturalisme (ce dont je ne suis pas, mais, alors, là, pas pantoute), c’est juste faire face à la réalité! Mais, quand l’Humanité cessera-t-elle de se diviser ainsi?

    Sur ce, Louis, ton billet m’a beaucoup fait penser au Sanglot de l’homme blanc de Pascal Bruckner! Peut-être à cause de certaines similitudes!

  12. L’homme est une espèce, pas une race, voyons.

    De quelle espèce suggérez-vous que l’homme soit une race ?

    L’homme serait donc la seule espèce dans tout le monde animal à ne pas avoir de races !

    Une telle absurdité est le fruit d’idéologies politiques et ne tient sur aucune base scientifique sérieuse.

    Un autre mot qu’on souhaite manipuler la définition pour l’exclure de l’espèce humaine.

    Pas étonnant que nos systèmes d’éducation s’écroulent. Les mots perdent leurs sens et donc la raison n’a plus de language.

  13. Il n’y a qu’une race humaine. Les pseudo-sciences biologiques qui essaient de faire croire le contraire ne sont pas sérieuses. On a rit du Doc. Mailloux pour moins que ça. L’Homme est une espèce sur laquelle le concept de races ne peut pas s’appliquer, puisque, par exemple, un Noir et une Blanche (et vice-versa) peuvent procréer et cela donnera toujours, comme résultat, un Humain, contrairement à un bulldog qui ne peut pas procréer avec un dalmasien.

    Mais bon, ça ne m’étonne pas de te voir défendre le concept de races humaines, Gebello, toi qui sembles vraiment avoir un problème avec les Juifs et qui es à deux doigts de te faire bannir du blogue de Jacques Brassard pour acharnement antisémite et négationniste.

    «Pas étonnant que nos systèmes d’éducation s’écroulent.»

    Pas du tout! Je laisse le concept de races humaines aux racistes et aux ignorants rongés par la haine, genre au type comme toi!

  14. @ Jean-Luc,

    En fait, si on accouple un Bulldog avec un Dalmatien, ça donnera un… chien… :-)Sauf erreur de ma part, il est biologiquement tout à fait possible de procréer entre chiens de différentes races.

    Mais c’est justement, entre autre, pour cette raison que le concept de race pour les humains a été progressivement abandonné par l’anthropologie et la biologie : on ne peut, pour les humains, délimiter un groupe perméable aux croisements assez longtemps pour que le concept de race soit opérant et utile.

    Du coup, cette classification ne sert à rien. Et c’est pour cette raison qu’on parle depuis le milieu du XXe siècle de « groupes ethniques », ou de « populations », pour mettre l’accent sur le fait que les critères de distinctions significatifs entre humains sont plus culturels que biologiques.

    Jusqu’à maintenant, même les recherches les plus à jour en génétique ne semblent pas permettre de réhabiliter le classement « racial ». Voir par exemple cette étude sortie en 2008 : http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2008-02-28/humanite-une-seule-race-mais-sept-groupes-biologiques/1055/0/225997

    Ce n’est donc pas tant que la classification raciale n’existe pas pour l’humain, mais plutôt qu’elle n’a aucune utilité, tout en ouvrant la porte à des erreurs pour le moins regrettables. (en effet… Pourquoi classe-t-on ?… La question n’est pas tant du comment on classe, mais du pourquoi on classe, et dans quel but…)

    Encore une fois, pour tout ceci et pour comprendre ce qui s’est passé depuis la seconde moitié du XXe siècle, je vous conseille « Race et Histoire » de Lévi-Strauss et « Éloge de la différence » de Jacquard. Non pas que c’est la vérité absolue, mais ce sont des lectures nécessaires pour comprendre l’état actuel de la question.

    Gébé Tremblay dit :Une telle absurdité est le fruit d’idéologies politiques et ne tient sur aucune base scientifique sérieuse.

    Sans vouloir t’offusquer, je doute que Gébé Tremblay puisse réaliser scientifiquement avec la multitude de chercheurs qui font des constats en ce sens. Il est certainement possible de les remettre en question, encore faut-il avoir les compétences pour ce faire.

    @+

    S.

  15. Juste une petite erreur dans mon message plus haut… J’ai écris « délimiter un groupe perméable aux croisements »… Il faut plutôt lire « imperméable »…

    S.

  16. @Louis Horvath: À vrai dire, je me questionne sur le concept de race. On m’a appris au Cégep que l’humanité en entier formait une race. J’ai tendance à tout remettre en question, mais je me questionne toujours…

    @Simon Jodoin: J’ai beaucoup de difficulté avec l’idée que les Noirs puissent former un groupe culturel. En quoi le fait d’avoir la peau noire devrait-il signifier une culture commune? Est-ce que les individus au gros nez ont une culture commune? À mon avis, on n’est pas loin de la discrimination avec cette idée que la couleur de la peau présuppose la culture…

    @Gébé Tremblay: Pour une fois, je suis assez d’accord avec Gébé sur ce sujet quant à l’absence de lien entre l’ADN et la culture.

    @Jean-Luc Proulx: Je ne sais pas… Est-ce que les races humaines existent ou non? J’aurais tendance à dire non, mais je ne suis pas certain. Dans tous les cas, cela ne change rien.

    Si on considère que les races existent, cet événement n’a pas sa raison d’être car il pourrait être discriminatoire à l’encontre de la « race blanche ».

    Si on considère que les races n’existent pas, cet événement est raciste en attribuant une composante culturelle à des individus ayant la simple particularité d’avoir la peau noire.

    Dans les deux cas, Gatineau ferait mieux de gérer l’argent de ses citoyens et d’investir ailleurs!

    Merci pour vos commentaires!

  17. Louis,

    Le problème, c’est que tu te bornes à voir dans le mot « noir », dans ce contexte, le seul caractère biologique. Il est pourtant patent, dans l’historique de cet événement, qu’on parle des afro-américains et, ainsi, de la culture afro-américaine. Or, cet événement a été créé en 1926, bien avant que cette dernière expression ne soit à l’ordre du jour. Faudrait-il changer ce mot qui n’est plus à jour? Peut-être, et peut-être pas… Mais ça ne change rien à la réalité qu’il dénote.

    Pour ce qui est de l’absence de lien entre l’ADN et la culture, c’est simplement tout ignorer du rapport corollaire évident entre nature et culture. C’est pourtant fondamental. La culture ne cesse d’interagir avec la nature. La biologie n’est pas un vase clos. Encore une fois, je ne peux que référer à la littérature à ce sujet que j’ai mis en lien plus haut.

    Pour ce qui est de la conclusion de ton commentaire, à savoir que, si les races n’existent pas, « cet événement est raciste en attribuant une composante culturelle à des individus ayant la simple particularité d’avoir la peau noire », tu gagnerais à peaufiner ta définition de « racisme »… Que les races existent ou non, il n’en demeure pas moins que les gens à la peau noire, notamment en Amérique, puisque c’est de ça dont il est question ici, ont un devenir socio-historique distinct.

    Sans vouloir jouer la carte de l’ignorance, il y a quand même des limites à lancer des affirmations sans être le moindrement au fait de l’état actuel sur la question.

    Pour finir, tu sembles ne pas être très au fait de la nature de cet événement. Il n’est pas question exclusivement de Gatineau, mais bien d’un événement américain, qui a été décrété officiellement au Québec par une législation qui date de 2006.

    http://www.quebecinterculturel.gouv.qc.ca/fr/evenements/mois-histoire-noirs/index.html

    http://www.moishistoiredesnoirs.com/

    Avec ces quelques liens et les ouvrages que j’ai mentionné plus haut, il ne me reste plus qu’à te souhaiter bonne lecture…

    @+

    S.

  18. Salut Louis !

    L’histoire des noirs est mal connue du public. Tout comme l’histoire des asiatiques ou des égyptiens. Par contre, lorsqu’on parle d’histoires de blancs, c’est facile de regrouper tout cela: celle des français, celle des espagnoles, celle des(rajoute tout les pays d’Europe si tu veux).

    Donc, pour regrouper toutes ces histoires, parfois fabuleuses, parfois mauvaises, on a dit qu’on ferait une exposition autour d’un thème. Cette fois, c’est l’histoire des noirs. Il n’y a pas de racisme dans cela; c’est un regroupement, tout simplement.

    C’est la même chose pour les autres races. C’est sur qu’il n’y a aucun point en commun entre les inuits du Nunavut et ceux du Yukon. Mais comme ils appartiennent à la même culture(inuit), on va tout regrouper ensemble et faire une exposition sur l’histoire inuit. Ce n’est pas du racisme, tel que tu le vois, mais un regroupement d’art, d’idée, d’objet ayant appartenu a un peuple ayant en commun les mêmes caractéristiques raciales.

  19. « À mon avis, on n’est pas loin de la discrimination avec cette idée que la couleur de la peau présuppose la culture… »

    Remplace couleur de la peau par langue, juste pour voir.

    Je ne cherche pas la chicane, je suis même d’accord avec toi que Noirs et Blancs sont génétiquement pareils. Sauf que ce que le Mois souligne, c’est l’histoire particulière des Noirs en Amérique. Tout comme on souligne l’histoire des francophones en d’autres temps.

    Pourquoi nier aux autres ce que les Québécois se permettent?

  20. La langue est vectrice de culture, pas la couleur de la peau, ni la grosseur du nez ou la couleur des yeux.

  21. Oui, sauf que mon parallèle est le suivant:

    Cette couleur de peau, elle a été la raison pour laquelle ils ont eu une histoire particulière: esclavage, discrimination et autres horreurs mais aussi, de par l’origine africaine, un simple accessoire à un bagage culturel commun issu d’Afrique, des Caraïbes voire des plantations du Sud des États-Unis.

  22. Sérieux là, Louis, tu dis quand même n’importe quoi.

    C’est un fait avéré et amplement documenté que la couleur de la peau, comme bien d’autres particularités biologiques, influencent la culture, ne serait-ce qu’au plan des codes vestimentaires, de l’art « noir » et plus encore. Sans négliger non plus le point de derteilzeitberliner qui me semble indéniable.

    Voyons là. Wake up!

    En attendant, voici un « teaser » de ce qui s’en vient à VoxTV… J’espère que tu écouteras…

    @+

    S.

  23. […] race ou couleur de peau ou de cheveux On a crucifié Parizeau pour avoir osé parler de la réalité du vote monolithique des nouveaux imm…************************J'ai lu : L'approche libertarienne par LutopiumAussi l'anarcho ( toujours […]

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