Les indépendantristes

Ils sont convaincus. Ils portent, comme les vrais indépendantistes, leurs chandails des Patriotes, du Réseau de résistance du Québécois (RRQ), de Bourgault, de Lévesque. Ils agitent bien haut le drapeau fleurdelisé, portent des pancartes avec un symbole nazi à la place d’une feuille d’érable. Ils sont en première ligne de toutes les manifestations, levant tel doigt d’honneur à l’autre Saint-Jean ou se battant avec les policiers lors d’une manifestation contre la visite du prince Charles l’automne dernier. Ils sont convaincus. Mais ne convainquent personne. Ce sont les indépendantristes, cette infime minorité, à ne pas confondre avec les indépendantistes.

Les indépendantristes, ce sont eux, cette infime minorité de militants qui vivent sclérosés dans un présent immobile où la pensée et la remise en question ont fait place à l’action irréfléchie et inconséquente. La peinture, la poésie, le cinéma? C’est des affaires de tapettes. Les colloques, les discussions politiques, les joutes oratoires avec quelqu’un qui ne pense pas comme soi? Du niaisage, une perte de temps. Réinventer le discours, reconstruire les idées dans un monde en perpétuel mouvement? Veux pas savoir! Tout ce qui compte, c’est d’être dans la rue, d’avoir un bâton entre les mains et de vouloir taper du méchant anglais. Prenez un poulet, coupez-lui la tête, et vous obtenez sensiblement le même résultat.

Parfois, on peut tenter une discussion avec eux. Je dis bien tenter, car il suffit de peu de temps pour atteindre les tristes limites de leur (in)capacité à argumenter. Un tel ne jure que par l’établissement d’une milice ou d’une armée, et peu importe si les nouveaux pays ne sont pas devenus indépendants par les armes. Un autre veut s’en prendre aux organisation syndicales, et peu importe si celles-ci sont responsables de l’enrichissement collectif et représentent démocratiquement la classe moyenne. Un autre encore veut faire d’un Québec indépendant un paradis fiscal, sans même se soucier ce ce que signifie le fait d’être indépendant pour aller s’attacher poignets et chevilles sur l’autel du libre-marché. Oh, ils ont des idées. Mais ils sont incapables de les défendre. Et ils ne veulent même plus les défendre; ils préfèrent l’action pour l’action.

Or, l’idée d’indépendance présuppose une réflexion, une prise de conscience de notre servitude actuelle. Il ne suffit pas de faire un simple copier-coller des arguments de nos parents ou grands-parents en espérant convaincre les autres en criant plus fort qu’eux. Les temps ont beaucoup changé depuis les années soixante. Aujourd’hui, on peut même se questionner sur l’indépendance de nombreux pays, dont le Canada, face à une mondialisation néolibérale permettant à des entreprises de poursuivre des États. En 2010, l’idée d’indépendance est plus révolutionnaire que jamais. Il s’agit de l’indépendance du peuple, des gens ordinaires, et non pas d’une quelconque lubie de radicaux en quête de bastonnade.

L’indépendance, c’est bien autre chose qu’un projet politique se jouant dans la rue. Artistique, elle est la représentation des limites que l’artiste tente de transgresser. Culturelle, elle représente la volonté de se représenter soi-même dans le monde et dans le temps. Musicale, elle développe les rythmes et les paroles qui font vibrer le peuple. Sociale, elle s’insère dans le combat collectif des millions de travailleurs qui espèrent améliorer leur sort. Sportive, elle canalise les espoirs de tout un peuple dans les exploits de ses héros. Intellectuelle, elle développe les combats d’idées permettant d’assurer une cohérence au mouvement. Littéraire, elle permet la compréhension d’un monde qui nous est propre et qui nous représente. L’indépendance, c’est la somme de tout ce que nous sommes et notre quête collective de la libération des limites qui nous entravent. Faire abstraction de cela, c’est s’enfermer dans une logique de sourds où les idées ont peu de chance de toucher leur cible, où le projet politique de l’un n’a aucune chance de s’inscrire dans le réel artistique, culturel, musical, social, sportif, intellectuel ou littéraire de l’autre.

Les indépendantristes méprisent le débat d’idées. Ils ridiculisent ceux qui font progresser l’indépendance – la vraie – sur d’autres fronts que celui de la manifestation politique. Ils regardent de haut la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) qui, grâce à ses Jeudis de la langue, son appui à la Coalition pour l’Histoire et au Mouvement Montréal français, grâce à ses nombreux prix attribués à des gens de tous les domaines de la société et à son implication dans la création d’une résistance idéologique contre toutes les servitudes, participe à l’émancipation du peuple en entier. Ils se moquent des intellectuels, ces « pelleteux de nuages », ridiculisent ceux qui conçoivent le combat autrement que dans une logique d’affrontement direct et violent.

Dans cette lutte, nous devons tous être unis: le RRQ (qui fait un travail de terrain essentiel), la SSJB (qui bâtit le discours et s’attaque au travail intellectuel) et les autres mouvances. Nous devons surtout être ouverts aux arguments d’autrui et en mesure d’adapter notre discours aux nouvelles réalités. Si nous laissons les indépendantristes et leur fermeture d’esprit gagner, nous aurons tous perdus. Si nous laissons parler la violence et le combat de rue, qui a parfois son utilité mais qui ne peut en aucun cas être exclusif, nous ne pourrons plus parler pour l’ensemble des Québécois.

Ces indépendantristes, non, ne sont pas indépendantistes. Sous prétexte de nous libérer de carcans qu’ils ont eux-mêmes définis et choisis, ils nous enferment dans leur propre logique haineuse et méprisante pour quiconque a choisi d’ouvrir d’autres fronts dans la lutte pour notre libération. L’indépendance, au-delà du « pays sur la mappe », présuppose notre libération collective et l’atteinte d’un mieux-être pour l’ensemble des individus formant notre société. Dans leur obstination à se croire les seuls dignes représentants de la lutte du peuple québécois et à refuser de considérer l’incroyable apport d’autres institutions souverainistes, d’autres gens ayant d’autres méthodes, ils ne condamnent pas seulement leur pensée atrophiée à une mort certaine, mais ils contribuent à la stagnation d’un discours politique ayant plus que jamais besoin d’être reconstruit.

Vive un discours indépendantiste ouvert et cohérent!

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32 Réponses

  1. Je trouve ton constat un peu sévère Louis. Il reflète sans doute une partie de la réalité, mais je me demande si tu ne pousse pas un peu fort en disant que pour certains militants indépendantistes lèvent le nez sur la peinture ou la poésie en disant que ce sont des affaires de « tapettes ». J’ose croire que ces individus sont fort peu nombreux, pas plus qu’une poignée. Pour ma part je trouve que le principal problème du mouvement indépendantiste c’est la volonté de jouer au héros que j’ai remarqué chez quelques militants et cette tendance à penser que c’est tel ou tel mouvement qui va faire l’indépendance.

  2. Je suis d’accord avec toi sur la nécessité des syndicats et de la lutte contre la mondialisation néolibérale. Je ne veux surtout pas d’un Québec indépendant dominé par le libre-échange et les politiques de démantèlement de l’État et des programmes sociaux, car ce serait changer quatre trente sous pour une piastre!

  3. Un détail : Je n’ai pas souvenir de gens se battant avec les policiers … mais plutôt de policiers battant des gens.

  4. Ça on le décidera entre nous dans notre pays. La petite politique n’a rien à faire dans ce débat, c’est juste un facteur de division.

    On n’a pas tous la même vision du pays, mais on veut tous un pays. Faisons-le, le reste c’est le peuple qui le décidera en choisissant le gouvernement de la république du Québec.

    Et non ca ne sera pas changer quatre trente sous pour une piastre, car pour une fois on devra assumer nos choix et nos actes. On n’aura plus le canada pour venir pleurer et comme bouc émissaire à tout nos malheurs. On sera enfin un pays comme les autres.

  5. J’essaie d’identifier qui devrait se sentir visé par cet article. Il y a bel et bien une poignée d’imbéciles, mais les imbéciles ont toujours fait parti du monde quels que soient les cercles sociaux.

  6. On peut quand même avoir en tête ce que l’on aimerait avoir comme pays et les valeurs qui devraient l’animer. Il ne faut pas qu’un Québec indépendant soit la copie conforme du Canada actuel avec ses politiques néolibérales et antisociales qui tournent à plein régime.

  7. Je suis souverainiste depuis ma tendre enfance, mais je vois bien que le projet est, maintenant, porté par des carriéristes au service de leur propre intérêts qui veulent nous enfoncer encore plus vers la route de la servitude, telle qu’elle a été, si brillamment, décrite et prophétisée, dans le cas du Québec, par Friedrich Hayek.

    Quand Pauline Marois dit qu’il faut faire l’indépendance pour créer un CRTQ encore plus coercitif que le CRTC, tout en martelant sa formule étatico-coercitive du «un enfant, une place en garderie», ça ne m’encourage pas pantoute à voter pour le PQ, au contraire, ÇA ME FAIT PEUR!!!!

    Quand Gilles Duceppe, qui se dit souverainiste, demande que le fédéral intervienne dans les sables bitumineux de l’Alberta, une ressource naturelle, ÇA ME SIDÈRE, surtout que le développement et l’exploitation des ressources naturelles sont de compétences provinciales au Canada!!!!

    Aux élections fédérales de 2006, quand Gilles Duceppe était interviewé par Gilles Parent (qui était à CHOI-FM, à l’époque), monsieur Parent lui a posé la question suivante: «Vous qui vous dites souverainiste, vous dites défendre les intérêts du Québec à Ottawa, en attendant l’indépendance. Alors, pourquoi vous ne vous êtes pas levé en Chambre pour exiger l’annulation de la décision du CRTC de fermer CHOI-FM (intérêt québécois en danger devant une institution fédérale et, oui, je sais qu’il n’était pas d’accord avec tout ce qui se disait sur les ondes de cette radio, il faut respecter son opinion, mais c’est juste le principe d’une attaque fédérale dans un média (donc, intérêt) du Québec)?)!

    Je n’ai jamais vu une ribambelle d’excuses et de défaites minables de toute ma vie. On avait eu droit à une belle séance de patinage, alors que la station était dans un moment de grande écoute (c’était l’émission du retour). Ne vous demandez plus, maintenant, pourquoi Québec vote conservateur au fédéral et libéral au provincial! On a eu la preuve qu’un Québec souverain avec Duceppe, le marxiste-léniniste, à sa tête serait encore plus liberticide que l’est le Canada. Le plus triste dans tout ça, c’est que, si le PQ et le Bloc avaient envoyé chier les intellectuels du Plateau pour prendre la défense de CHOI-FM, peut-être que le PQ aurait pris le pouvoir en 2007 grâce à la ville de Québec et que le Québec serait souverain, aujourd’hui. Jeff Fillion et André Arthur étaient des fédéralistes de tout ce qu’il y a de plus mous.

    Personnellement, rien que le fait de penser que El-Duce-ppe, le marxiste-léniniste, pourrait jouir de vrais pouvoirs dans un Québec souverain, au lieu de n’être que la minable parodie d’un vulgaire chef d’opérette qu’il est à Ottawa, j’en ai des frissons dans le dos! Je ne suis pas le seul, car TOUS LES PÉQUISTES QUE JE CONNAISSE LE CRAIGNENT!!!!

    C’est pour ça que, d’ici 2012, je souhaite le retour de François Legault, de Joseph Facal et de Jacques Brassard en politique active (la Marois va avoir un vote de confiance, en 2011), afin que je puisse avoir un vrai choix, moi, souverainiste libertarien, pro-américain, pro-Israël et pro-Occident! Je ne me vois pas pantoute voter pour le PLQ, pas après tout ce que l’on sait sur eux! Il faut que l’aile droite du PQ, qui a été chassé du parti par Bernard Landry et par le Papier-Cul-Libre, revienne au bercail. Il en va de l’avenir du Québec qui ne survivrait pas à un quatrième mandat libéral consécutif, de la réalisation du pays et du succès de ce projet de société.

    Je suis souverainiste. Je suis pour la libération du Québec, mais c’est pour briser les chaînes des individus, pas pour changer l’identité des gêoliers, car je suis, d’abord et avant tout, un libertarien, quelqu’un qui croit en la liberté des individus et qui est pogné à voter PQ, parce qu’il considère que l’indépendance du Québec est le meilleur moyen de parvenir à cette fin!

    VIVE LE QUÉBEC LIBRE!!!!

    VIVE LES QUÉBÉCOIS LIBRES!!!!

    Si ça fait de moi un indépendantriste à tes yeux, Louis, hé bien, qu’il en soit ainsi!!!

  8. @internationaliste: Je suis d’accord avec toi que ces individus forment une très petite minorité. Je crois que ça ne doit pas nous empêcher de les dénoncer vivement. Ces gens tiennent un discours clos et sont incapables d’évoluer.

    @reblochon: Faire le pays, ça implique de vouloir un pays, pas une succursale de telle ou telle multinationale. Ça implique aussi de respecter ceux qui ont d’autres moyens que les siens pour atteindre cet objectif…

    @Julien Beauregard: Exactement. D’où l’importance de les isoler et de bien signifier qu’ils ne représentent pas le mouvement indépendantistes. En fait, ce ne sont même pas des indépendantistes…

    @Jean-Luc Proulx: Le libertarisme, c’est l’exact opposé de l’indépendance. C’est la loi de la jungle, l’anarchie désorganisée et la soumission aux diktats du marché. C’est tout sauf l’indépendance.

    Merci pour vos commentaires!

  9. Jeff Filion et André Arthur qui sont des fédéralistes « mous »! On aura tout entendu. Ces deux individus n’ont jamais raté une occasion de cracher sur le mouvement indépendantiste. Tu es peut-être trop jeune pour t’en rappeler Jean-Luc, mais André Arthur dans les années 80 et 90 était un des plus véhéments ennemis de l’indépendance du Québec, allant jusqu’à soutenir le Reform Party et il invitait souvent Esther Delisle à son émission de radio pour nous rappeler à quel point le Québec était antisémite!

  10. Les soldats qui se jettent sur les bombes et foncent dans les barbellés ne sont pas des lumières, mais le font dans la certitude de sauver les siens. Ils sont trompés plus souvent qu’autrement. Ils ont le coeur à la bonne place mais pas leurs élites. Ils foncent dans le tas comme des boucs enragés.

    Si ce sang chaud coulait dans les veines de notre élite, la guerre serait gagnée déjà.

    Toute cette énergie perdue, gaspillée.

  11. vien voir comment le mouvement grossie et tu va voir que ont est capable de rallier les troupe c’est que nous ont agis point ont fait pas juste lancer les idées en l’air comme la plupart du monde le fond

    je te répete nous ont agis et ont a pas peur de l’ennemie

  12. un vangeance personnelle déguisée en discours idéologique, ton plus mauvais texte à vie Louis. Et je n’ai pas lu tout tes textes, mais celui-ci est certainement le plus mauvais.

  13. Surement pas un de tes meilleurs textes. On se demande pourquoi parler de quelques personnes (s’il y en a) n’ayant aucune influence ni autorité sur quoi que ce soit et dont la vaste majorité des québécois ignore l’existence.

     »Tout ce qui compte, c’est d’être dans la rue, d’avoir un bâton entre les mains et de vouloir taper du méchant anglais. »

    Est-ce que tu pourrais développer sur ce car moi je n’ai jamais entendu parler de tels actes, Je crois que ce sont des paroles creuses et gratuites. Crois-moi, si cela se produisait on peut etre sur que La Gazette et La Presse en parlerait advitaem eternaem.

    Enfin, ce n’est surement pas un texte pertinent mais je suis sur que tu sauras te reprendre car plusieurs autres textes sont de petits bijoux !!!

  14. @Gébé Tremblay: Très beau commentaire, merci. Je suis en accord avec toi qu’il serait pertinent que l’élite soit un peu plus motivée. Mais cela ne dispense pas la base de devoir se doter d’un discours cohérent et à l’écoute des arguments de ses adversaires. On ne convaincra personne de devenir indépendant en lui criant par la tête; plutôt, mieux vaut les statistiques, les textes, la pensée articulée et qui a l’habitude des confrontations!

    Ici, au Québec, traditionnellement, on a peur des gens qui s’opposent. On a peur des débats, peur des positions tranchées. Peur des nuances et des obstinations pour une virgule. En France, cela est très valorisé, mais ici, mieux faut faire comme tout le monde et dire comme tout le monde. Sinon, gare à toi!

    @Marc-André Lepage: Qui est le « nous »?

    @indépentiste: M. Savard? Ou un ami, si j’en juge par l’écriture. Si tu n’as pas lu tous mes textes, pourquoi dis-tu que c’est le pire? Moi, je le trouve pas si pire. Il aurait pu être plus clair, peut-être, plus nuancé, certainement, mais il dit ce qu’il doit dire: la pensée doit être libre et tout le monde doit être en mesure de se remettre en question. La journée où on cesse de se remettre en question et où la pensée est utilisée comme une arme qu’on cache de peur qu’elle devienne vulnérable aux arguments d’autrui, on a perdu. Les débats doivent se faire sur la place publique, loin des extrémistes qui ont peur de les faire, et j’inclus ici des extrémistes indépendantistes ou orangistes… Simplement, si j’avais voulu en faire une vengeance personnelle, j’aurais nommé des noms; précisément, je me suis inspiré de ce que m’a inspiré l’absence de tolérance pour la dissidence des idées dans une très petite minorité de militants. Que plusieurs se soient sentis visés m’attriste; ce ne sont qu’une minorité, vraiment, minorité parmi la minorité.

    @SteveQuil: À mes yeux, il y a différentes mouvances qui se sont rejointes. Le RRQ est un mouvement génial, et cela m’a fait de la peine que certains aient vu une critique de ma part contre ce mouvement. Mais j’ai connu aussi le MLNQ, j’ai été membre du MLNQ il y a plus de dix ans de cela, et j’ai vu l’évolution d’une certaine catégorie de personnes qui, honnêtement, préfèrent la bataille et la lutte contre la police ou les anglais au développement d’un discours cohérent. Voilà pourquoi j’estime ce que font le RRQ et la SSJB, le MPIQ, Impératif français etc. etc. etc. et d’autres encore pour nous en développant un discours cohérent. J’ignore pourquoi cet texte a provoqué une telle réaction chez certaines personnes. Il n’y a, il me semble, rien de particulièrement révolutionnaire à affirmer qu’il existe des éléments nuisibles dans chaque mouvement. Ceux qui me lisent depuis longtemps savent que je ne me gêne pas pour distribuer allègrement les taloches sur les ennemis de l’indépendance quand il le faut! Mais… parfois, il faut distribuer les taloches de son côté et se rendre compte que d’adhérer à une idéologie sans être capable de confronter ses idées et de rendre celles-ci plus fortes grâce à la saine confrontation, c’est aller à la guerre armés de roches et de bâtons quand nos ennemis ont des mitraillettes.

    Merci pour vos commentaires!

  15. N’est pas l’indépendance collective qui compte ? Et peu importe le leader ?

    Commencer à trop personnaliser le débat et introduire des politiques de gauches et/ou de droites ne fait qui nuire à la cause et du meme coup fait le jeu des fédéralistes. L’indépendance doit se faire à tout prix et ensuite nous choisirons bien les politiques qui nous ressemblent.

  16. Tous les empires ont suivi l’évolution sociale de l’occident en décolonisant les pays qu’ils avaient colonisés. Seul le Canada a refusé envers le peuple Québécois.

    Le Canada est un pays arriéré et donc il n’y a que la force brute qui peut le faire réagir.

  17. Ennemie est les fédé pas les indépendantistes, mais alors que tu en parle la S.S.J.B. LE M.M.F. ne sont pas eu qui on tasser des militants qui avaient amasser 25 milles signatures plus tous le recrutement des membres et ce son fais montré la porte par après comme on jette un torchon, ne son pas eu qui on refusé l’accès au J.P.Q. aussi ….

  18. le probleme c’est le monde en général préfere tapper sur les organisation et salir leur nom au lieu d’aller parlé directement a la personne ciblé dans ton texte pcq la en se moment au dirais que tu parle de tout le rrq ce qui est une très mauvaise chose a faire puisque la tu varge sur tout le mouvement mais bon

    je prone l’unité et que ont arrete de se faire la guerre entre mouvement et intellectuel et que ont tappe sur l’ennemie un fois pour toute qui cette ennemie pour le dire a ceux qui le savent pas encore est le canada et les collabo canadien francais

    en plus il est grand temps qui aille un réeunion entre toute les mouvement que ont en finissent avec c’est chichane et que ont se donne un plan collectif pour faire cette caliis d’indépendace

  19. Marc-André: je te le répète encore une fois, je ne m’attaque pas au RRQ. J’ai même écrit que le RRQ fait un très bon travail de terrain. Je n’ai rien contre le RRQ, bravo au RRQ, vive le RRQ.

    C’est cela que je dénonce: la difficulté d’avoir une discussion raisonnée. Trop souvent c’est le: « tu penses exactement comme moi ou tu manges de la merde ».

    Et ça, c’est terriblement nuisible pour le mouvement indépendantiste. En fait, pour n’importe quel mouvement.

  20. mais quand vous dite ca de qui parler vous

    (Ce sont les indépendantristes, cette infime minorité, à ne pas confondre avec les indépendantistes.)

  21. Je les décris ensuite. Ceux qui forment une minorité de gens qui ne sont pas capables de se remettre en question et qui ne sont pas capables d’accepter la diversité des façons d’agir pour l’indépendance.

  22. Une réflexion d’un éminent juriste Oliver Wendell Holmes: « Toute certitude conduit à la violence ».

  23. Les soldats qui vont en Afghanistan est-ce qu’ils savent pourquoi ils se battent et risquent leur vie ? Si tu argumentes avec eux, tu vas trouver un bon pourcentage de ces gens qui n’ont pas fini leur secondaire 5 et qui seront incapables d’expliquer ou même d’avoir leur interprétation, aussi limitée soit-elle, des raisons de mourir à l’autre bout du monde (en supposant que ces raisons existent).

    Ce sont des soldats, ils sont pour le Canada, ils « défendent » la démocratie.

    Les indépendantistes dont tu parles, ce sont aussi des soldats, ils sont de tout leur coeur avec le Québec. Ils sont parfois maladroits et manquent de stratégie et de droiture intellectuelle : pis ? On n’oblige pas à TOUS les fédéralistes d’être parfaits et de pouvoir expliquer avec précision quelles sont les raisons de rester dans le Canada, pourquoi exiger pareille rigueur chez tous les indépendantistes ? Tous n’ont pas nécessairement l’éducation, la capacité et l’envie de se lancer à fond dans l’étude des argumentaires qui sont fort complexes. Mais ils sont des nôtres ces soldats, de tout coeur. Ça mérite le respect je trouve.

  24. M. Préfontaine,

    Je débute par vous féliciter pour tous vos textes précédents que je lisais religieusement. Je n’ai jamais commenté parce que je les aimais tous.
    Mais ce texte semble sortir tout juste de la bouche d’un fédéraliste ou d’un extrémiste de droite ou même d’un frustré. Je ne comprends pas comment tu peux descendre si méchamment ceux qui se retrouvent au premier front dans la rue, comme moi, à défendre exactement la même chose que toi et tous les autres voulant un pays du Québec. J’ai comme l’impression que quelque chose ta monter à la tête ou que tu as dérapé ou déraillé. Tu utilises des expressions que jamais je n’aurais pensé pouvaient venir d’un souverainiste: « discours clos, incohérent, incapable d’argumenter, d’évoluer, etc. Tu sembles nous regarder de haut. Tu dis qu’on n’est pas capable de se remettre en question ni d’argumenter. Tout ce qu’on veut c’est notre pays et cela n’est pas négociable. On fait ce qu’on croit être bon pour atteindre cet objectif et on sollicite la participation de tous. Nous ne sommes pas violents, la police elle l’a été lors de la visite du Prince. Ce que vous faites, ce que les artistes, les intellectuels, les autres mouvances comme vous dites font, sont aussi des bonnes choses pour le pays du Québec et nous participons aussi à leurs activités. En passant, comment as-tu pu utiliser le mot secte. Si on peut nous accuser d’une chose, c’est de vouloir un pays plus que bien d’autres choses. Mais de dire qu’on adhère à une secte, ah non! N’y a-t-il pas un consensus au Québec à savoir que les élites et les politiciens ont abandonné la lutte pour l’indépendance et que le peuple doit prendre la relève, et qu’après 250 ans de servitude justement ce n’est plus le temps de penser mais d’agir? Un autre consensus, chez ceux d’entre-nous qui vont dans la rue, est que justement, il faut unir nos efforts et avoir un discours cohérent. Oui, plutôt qu’être 100 ou 1 000 dans la rue, il faudrait que la SSJB, l’Union des artistes, la FTQ, l’Association des étudiants quelconque, etc. invitent leurs membres à descendre dans la rue afin que nous soyons 500 000. Et oui, à 500 000 nous réussirions à faire bouger les choses comme ceux qui ont réussi à abattre le mur de Berlin. Vraiment, si j’étais à ta place, je me récuserais et m’excuserais et commencerais à écrire mon prochain blogue. Vous terminez en écrivant que nous manquons d’arguments, et bien, je vous suggère d’aller voir l’argumentaire 1001 raisons pour que le Québec devienne un pays à http://www.coalitionsouverainiste.com/1001raisons.aspx

    Daniel Roy, C.A.

  25. Je ne me reconnais pas dans votre texte même si vous faites indirectement allusion à moi. D’ailleur, je ne vous ai jamais rencontré à ma connaissance. Si je descends dans la rue c’est parce que je suis conscient de ma servitude et oui je me questionne sur les moyens les plus efficaces pour nous libérer. Ma finalité n’est pas de me retrouver dans la rue à la moindre occasion. Je me questionne aussi sur les autres aspects sociaux dont vous parlez. Je ne trouve pas de réponses dans vos textes . Votre but est de dénoncer la fermeture d’esprit, vous dites qu’ils sont un frein? Où est votre démonstration de leur influence? Vous êtes souvent abstrait.

  26. Daniel je me considère plus comme un fédéraliste qu’autre chose et je crois que Louis à raison. En effet quand je regarde les gens qui se battent pour que le Québec soit un pays je crains plus les gens comme lui qui ont un discours rationnel, qui apporte des arguments et qui peuvent même les ajuster après des discutions. Par contre je m’amuse en voyant ceux qui font des manifestations contre la violence et qui vandalise des voitures ou qui défient l’autorité. Si vous voulez un pays vous devez convaincre le peuple et c’est pas en ayant l’air d’une bande d’homme des cavernes que vous allez y arriver.

    Encore une fois je vous souhaite du succès dans vos démarches moi je m’en fiche un peu je veux sois l’indépendance soit l’assimilation mais qu’on en finisse. (et je penche plus sur l’assimilation qu’autre chose en fait, plus simple la vie quand tu es anglo)

  27. Si on était 500,000 on aurait pas besoin de descendre dans la rue.

    À 5$ chacun par an on aurait 2.5 million$ pour faire des campagnes, un bon journal et des publicités dans les journeaux.

    Il n’y a pas une telle organisation parce que l’élite en veux pas. Elle est très confortable dans ce statut de province.

  28. Texte qui enfonce des portes ouvertes, mais les réactions qu’il suscite sont très intéressantes. Il faut voir, sur le forum du RRQ, le discours de l’incompréhension : «On le croyait avec nous, mais il critique nos méthodes, alors c’est maintenant un FÉDÉ [injures, injures, injures]». En étant si fermés, si doctrinaires, ces indépendantristes se dissocient par eux-mêmes des institutions servant leur cause, et par le fait même, procèdent au sabordage du bateau dans lequel ils sont. Ils sont énergiques, ils pourraient être la base du mouvement qu’ils défendent. Plutôt, ils veulent procéder à leur manière (toujours et seulement à leur manière), ils laissent donc le gouvernail au bateau mais quitte avec les voiles. GG les tristes.

  29. M. Préfontaine… vous parlez souvent de la SSJB. Y êtes-vous lié? Autrement dit, avez-vous une dette envers la SSJB? Est-ce que la SSJB vous fait des faveurs?

  30. La réponse est ici: https://ledernierquebecois.wordpress.com/a-propos

    Louis travaille pour la SSJB.

  31. Hum…. Tu devrais agir en apprenant ton français.

  32. […] […]

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