Quand Lagacé traite les Québécois de racistes

Patrick Lagacé publie aujourd’hui un billet très intéressant sur un reportage du Toronto Sun faisant état du plus haut niveau de chômage des immigrants au Québec. Intéressant, non pas en soi, mais bien parce que Lagacé en tire la conclusion suivante: nous, Québécois, serions des racistes. Le problème, c’est que Lagacé prend le problème à l’envers; il ne faut pas se questionner sur le chômage des immigrants sous la lorgnette du Québécois raciste, mais plutôt y voir la difficulté pour ceux-ci de s’intégrer à la culture québécoise alors que partout, dans tous les médias, on les bombarde de l’idéologie multiculturaliste et on leur rappelle qu’ils auraient le droit de vivre ici sans jamais s’intégrer.

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En fait, comparer le Québec aux autres provinces au niveau de l’intégration des immigrants ne fait pas de sens si on oublie de considérer cette vérité la plus cruciale: le Canada a embrassé une idéologie du multiculturalisme où les immigrants ne sont pas tenus de s’intégrer et où il n’y a pas, à proprement parler, de valeurs ou d’histoire canadiennes. Le Québec, lui, s’attache à un héritage francophone et à une histoire distinctes. Il est donc normal que les immigrants aient plus de difficulté à s’intégrer au Québec que dans le reste du Canada, puisque les exigences d’intégration sont différentes. Si au Québec on exige le français et, dans une certaine mesure, des comportements compatibles avec la laïcité, le Canada est beaucoup moins regardant à ce sujet. L’immigrant, au Canada, peut se replier sur lui-même, vivre isolé avec des membres de sa « communauté », et cela ne choque personne.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’Indice de vitalité linguistique (IVL) de l’anglais est plus faible dans toutes les provinces et territoires canadiens (sauf le Nunavut) qu’au Québec; l’anglais devient de moins en moins la langue commune au Canada. L’immigrant arrivant au Canada ne ressent pas de pression pour s’intégrer; il peut relativement facilement se trouver un emploi dans sa « communauté » en ne faisant que baragouiner un anglais approximatif. Au Québec, cela ne fonctionne pas; nous avons des exigences d’intégration beaucoup plus élevées, non pas par racisme, mais simplement parce que nous avons la conviction différente de ce que constitue la cohésion sociale. Nous souhaitons l’intégration des immigrants à un destin commun au lieu de les voir s’isoler dans des passés et des futurs distincts.

Que le Toronto Sun fasse l’éloge du multiculturalisme canadien ne devrait pas nous surprendre. Ce qui déçoit, par contre, est cette adhésion presque sans remise en question de la part de Lagacé, qui devrait, mieux que quiconque étant donné son statut de journaliste québécois, comprendre la nécessité pour le Québec d’adopter une vision différente de l’immigration.

Il faut en finir avec l’idéologie multiculturaliste

Le multiculturalisme, contrairement à ce qu’affirment certains idéologues, n’est pas synonyme d’ouverture aux autres, d’ouverture sur le monde, d’acceptation de la différence. Il s’agit plutôt d’une fermeture à la seule différence valable dans le temps: celle de l’histoire des collectivités humaines. Autrement dit: en acceptant l’idée que la culture apportée par le nouvel immigrant possède la même valeur que la culture qui est implantée ici depuis des siècles, on contribue à l’homogénéisation du monde, à la destruction des différences historiques et des peuples qui ont façonné la diversité humaine actuelle. On contribue à la création d’un Québec dénationalisé, sans langue commune, sans identité partagée, sans passé porteur de sens et sans futur différent de celui d’une autre nation. Le multiculturalisme tue la différence.

Mathieu Bock-Côté, une référence sur la question multiculturelle, explique: « Le multiculturalisme reconfigure l’espace public des sociétés où il se déploie en pathologisant systématiquement un nationalisme historique faisant le procès non pas des « dérives du multiculturalisme », mais du multiculturalisme comme dérive. Il diabolise, il criminalise, il stigmatise ceux qui refusent la conversion de la communauté politique à la société des identités. » Si on ose croire à un passé commun, à une histoire où les combats de nos ancêtres ont permis la création d’une société cohérente, on s’expose au jugement impitoyable des censeurs du multiculturalisme.

Dans ce contexte, l’accusation de Lagacé comme quoi le plus haut taux de chômage des immigrants au Québec serait un signe de notre racisme, prend tout son sens. Au lieu de se questionner sur le fait que les immigrants reçoivent des messages contradictoires où on leur dit d’un côté que le Québec et le Canada seraient multiculturels et qu’ils n’ont pas vraiment à s’intégrer et où la réalité leur démontre le profond désir des Québécois de survivre et de continuer à enrichir le monde de leur spécificité, Lagacé choisit un raccourci facile: « plus de chômage, plus de racisme ». Le fardeau d’intégration, qui devrait être celui des immigrants, a été renversé; on demande maintenant aux natifs de s’intégrer aux nouveaux arrivants, de les accepter sans tenir compte de leurs valeurs de base, sans même savoir si elles sont compatibles avec les nôtres et si elles s’intègrent bien dans notre vivre-ensemble et notre désir de survie identitaire.

Voilà peut-être la plus grande victoire des ennemis du Québec. Depuis le référendum de 1995, on a plongé dans le multiculturalisme sans jamais se demander s’il était compatible avec notre désir de survivre en tant que collectivité historique et nationale. Aujourd’hui, alors qu’on nous inonde sous le poids d’une immigration plus nombreuse, per capita, que la plupart des pays développés, on préfère parler du racisme des Québécois pour expliquer les problèmes d’intégration des immigrants plutôt que de questionner l’idéologie multiculturaliste qui prône une augmentation incessante de l’immigration et un repli sur soi des immigrants dans un contexte de communauté nationale n’ayant plus rien d’une communauté et encore moins d’une nation.

Et si on arrêtait un peu de s’auto-flageller et qu’on réclamait, enfin, le droit à notre différence? Protéger la spécificité québécoise, quoi qu’on en dise, c’est encore assurer la plus grande et durable diversité humaine qui soit. Vouloir que le Québec puisse signifier autre chose qu’un magma confus d’identités désolidarisées sans passé ni futur, c’est encore la plus grande preuve d’ouverture à la diversité humaine planétaire.

Voilà une leçon que Patrick Lagacé aurait tout intérêt à comprendre.

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32 Réponses

  1. Oui, les immigrants ont des difficultés d’intégration pour toutes les raisons que vous nous donnez. De fait, j’ai répondu à kick1972 (Lagacé)on lui posant cette question qui se résume à : y a t-il une étude sur ces québécois de souches unilinques et francophones qui ont récemment émigré ailleurs dans le monde (sous-entendu en Afrique, en Haiti, en Arabie Saoudite, en Israël etc )qui porterait sur le racisme de ces contrées lointaines. je ne parle même pas des USA ou du Rest of Canada.

  2. Louis, un erreur s’est glissé dans votre texte. Il s’agit du Toronto Star et non pas du Toronto Sun. Si le Sun s’est effectivement distingué par son racisme anti-francophone et anti-québécois, son idéologie fondatrice était loin du multiculturalisme à la Trudeau. Le Toronto Star est beaucoup plus proche des Libéraux et globalement plus favorable à l’idéologie multiculturaliste.

    Il ne faut pas oublier qu’il y a de forces antiquébécoises et antifrancophones qui sont très éloignées de l’idéologie multiculturaliste; celles qui sont au pouvoir en ce moment à Ottawa (les Albertains pétrocrates).

  3. Oui, Lagacé a été bien « dressé » à La Presse.

    Sa job est de toujours questionner un racisme chez les Québécois afin de tenir loin de l’attention le racisme bien réel et solide des communautés ethniques qui forment le multiculturalisme à Montréal.

    Culpabiliser les « indigènes » québécois pour les ramollir afin qu’ils en viennent à donner eux-mêmes leur chemise.

    La France est rendu aux derniers stades. Une faiblesse de notre souche française ?

  4. « Si le Sun s’est effectivement distingué par son racisme anti-francophone et anti-québécois, »(Maria Gatti)

    Vous voyez des races partout, vous.

    Les Québécois ne sont pas une race, mais une ethnie.

  5. Bravo pour ce texte monsieur Préfontaine.

    Debout Québécois !

    NOUS VAINCRONS !

    Sylvie R. Tremblay, Jeanne du Lys

  6. Tu devrais etre content GB, la France se reveille et comme un petit vieux qui sort de son lit d’hospice, elle ne sent pas tres bon en ce moment la France. Tout ca à cause du laissé allé de la classe politique qui a laissé pourrir la situation, tu m’etonnes que ca sente. Pareil ici. Les demi-mesures et les mesures concensuelles n’ont jamais mené bien loin.

  7. Je trouve que tu amenes un bon point louis, mais sans parler de racisme il existe au Quebec un protectionnisme assez fort des ordres professionnels. Aucun rapport avec le racisme parce qu’un bon blanc catho pure souche se fait rejeter aussi si il vient d’un autre pays. Ca lagacé n’en tient pas compte non plus. Et ca se pretend avoir une bonne analyse…

    Et sinon en 96, je me suis fait bien refuser un tas d’emplois dans le west-island parce que je ne pouvais dialoguer avec les autres employés unilingues anglophones. Comme quoi le racisme…

  8. Vous écrivez: »Le Canada a embrassé une idéologie du multiculturalisme où les immigrants ne sont pas tenus de s’intégrer et où il n’y a pas, à proprement parler, de valeurs ou d’histoire canadiennes ». C’est faux.

    Vous écrivez « L’immigrant, au Canada, peut se replier sur lui-même, vivre isolé avec des membres de sa « communauté », et cela ne choque personne ». C’est une affirmation gratuite et fausse.

    Vous écrivez: « En acceptant l’idée que la culture apportée par le nouvel immigrant possède la même valeur que la culture qui est implantée ici depuis des siècles, on contribue à l’homogénéisation du monde, à la destruction des différences historiques et des peuples qui ont façonné la diversité humaine actuelle ».

    Outre le ton catastrophiste (ouf!), vous oubliez de préciser que le Québec a depuis trente ans (pas juste depuis 95) développé sa propre politique de la convergence culturelle, qui, même si elle s’apparente à la Politique du multiculturalisme par son exigence d’ouverture à la diversité, reconnaît depuis belle leurette l’importance de concilier cette ouverture avec l’appartenance à une identité commune. Dans l’Énoncé de politique en matière d’immigration et d’intégration de 1991, toujours en vigueur, on lit que : « La position québécoise sur les relations interculturelles vise toutefois à éviter des situations extrêmes où différents groupes maintiendraient intégralement et rigidement leur culture et leurs traditions d’origine et coexisteraient dans l’ignorance réciproque et l’isolement » (p.27). On mentionne également que « La collectivité d’accueil est donc en droit de s’attendre que les immigrants, comme l’ensemble des citoyens, respectent les lois et les valeurs qui la gouvernent et s’enracinent en terre québécoise en apprenant à connaître et à comprendre leur nouvelle société, son histoire et sa culture » (p.27).

    En contrepartie, la société d’accueil a pour responsabilité de se questionner (et de modifier le cas échéant) les formes de discrimination qui pourraient nuire à l’intégration, nommément l’intégration socioéconomique, des immigrants. La société québécoise et ses citoyens ne devraient jamais s’accommoder de l’isolement. Pour les nouveaux arrivants, le travail est la première porte d’accès à la culture (avec la scolarisation en français de la marmaille).

    Une question en terminant. Monsieur Lagacé parle des Québécois. Pourquoi associez-vous spécifiquement les Québécois aux canadiens d’ascendance française vivant au Québec (pas le temps de chercher une meilleure formulation)?

  9. À propos du faible taux d’emplois des immigrants maghrébins, est-ce vraiment un manque d’intégration? Est-ce possible que les travailleurs maghrébins, même s’ils parlent un excellent français, aient d’autres problèmes?

    Je travaille dans le milieu industriel et selon mon expérience des 10 dernières années, les employés Marocains et Algériens semblent donner beaucoup de maux de têtes aux employeurs. Je ne parle pas ici d’accommodements religieux, mais plutôt de mentalité et d’attitude de travail.

  10. Parlant de racisme, quand les grecs, les juifs et les italiens votent à 99,8 % pour le camp du Non comme lors du référendum de 1995, donc finalement qu’ils nous envoient chier à 99,8 % même si nous faisons des efforts et en avons toujours fait autant que n’importe qui pour les accueillir chez nous, c’est pas du gros racisme primaire ça ? Mais c’est curieux, de ce racisme là, le journal La Presse n’en parle jamais ?

    Mais non en fait ce n’est pas curieux du tout, c’est même un des mandats de La Presse de défendre les positions politiques de l’électorat du PLQ… coûte que coûte.

    En ce qui concerne Andrew Chung, quelqu’un devrait lui montrer les chiffres du référendum de 1995 sur le fameux vote ethnique y compris celui des anglais, eux qui se comportent en véritable tribu sectaire sur la moindre question politique québécoise (l’épisode Harel, ça vous rappelle quelque chose ?)…

    Il verrait de toute évidence que les québécois ne sont pas plus raciste que n’importe qui qu’ils accueillent, au contraire…

  11. @Benjamin Trottier

    Oh là, attention tout de même. Ces personnes ont répondu à une question qui leur a été posé. À mon avis, vous faîtes preuve d’un dérapage honteux lorsque vous les accusez de racisme. Il ont choisi entre 2 options. Il s’avère que vous ne partagez pas leur choix. Moi non plus cela dit, mais je n’y vois aucun racisme. Ça s’appelle la démocratie tout simplement. Et lorsque je lis le contenu de ce blogue et ses commentaires, je me réjouis du fait qu’aucun d’entre vous ne soit politicien… Avec vos dogmes, ça ne serait pas très long qu’on passerait d’une démocratie à une «endoctrinatie».

    Je ne désire pas défendre la prise de position des Québécois que vous pointez du doigt mais je désire ardemment souligner que leur non ne fait pas d’eux des racistes. Franchement! Tenir un tel discours me paraît tout simplement odieux.

  12. @Alex,

    C’est votre opinion, mais je ne l’a partage pas… Remarquez que je ne vous accuse pas pour autant de déraper honteusement.

    De plus, vous saisissez mal mon propos, ce n’est pas le sens du vote que je déplore, c’est le totalitarisme derrière le nombre… Et je ne suis pas le premier à le faire. Pierre Bourgault en a parler bien avant moi.

    Le fait de voter à 99,8 pour une option ou une autre, ce n’est pas de l’« endoctrinacie » ça par hasard ?

    Trouvez pas qu’elle fonctionne drôlement bien l’« endoctrinacie » canadian à la lumière des résultats du référendum de 95 ?

    Que des groupes ethniques rejettent le projet du pays québécois à 100 %, personnellement, je trouve que ça commence à donner dans le racisme…

    « Ça s’appelle la démocratie tout simplement. »

    La démocratie, ça commence à 50 + 1…

    À 100 %, on est rendu dans l’endoctrinement pur et dur…

    « Je ne désire pas défendre la prise de position des Québécois que vous pointez du doigt… »

    En ce qui me concerne, les gens qui ont voté Non en 1995 n’ont pas choisi d’être Québécois, ils ont choisi d’être Canadien. On ne peut pas être blanc et noir en même temps… Vous êtes capable de vous asseoir vous, le cul entre deux chaises ?

  13. Vous me semblez un peu mélangé là…

    La démocratie, ça inclut tous les gens qui y participent. On parle de quoi là avec vos 50 + 1 et 100%?? La réponse en 1995 fût 51% pour le Non et 49% pour le Oui. C’est ça la démocratie, on prend tout le monde sans découpage par ethnie ou par communauté. Si la majorité des gens d’origine italienne, ou grecque ou liliputienne ont choisi le Non, c’est leur choix, leur opinion. Ça ne fait pas d’eux des zombies qui ont votés par endoctrinement. Ça ne fait certainement pas d’eux des racistes. Votre accusation est lourde et sans fondement. À mes yeux, c’est très grave d’être raciste.

    Encore une fois, je ne partage pas leur choix mais, de grâce, laissez-leur ce choix! Ça me semble tellement évident. «M’a te poser une question mais t’as juste un choix, capiche? Sinon, t’es pas dans ma gang.» me semble un exercice plutôt futile et indigne d’une démocratie.

    Ceux qui ont dit «non» ont choisi le fédéralisme, ça ne veut pas dire qu’ils ne sont plus Québécois. Je saisis mal votre histoire de 2 chaises. On peut être Québécois et croire au Canada, voyons donc, la diversité d’opinion —sans traiter ceux qui ne partagent pas la vôtre de racistes— ça existe pour vous?

  14. « Pourquoi associez-vous spécifiquement les Québécois aux canadiens d’ascendance française vivant au Québec ? »

    Pas les canadiens d’ascendance française, les francophones (dans le sens ceux qui vivent avec la langue commune de notre peuple)… y a une nuance.

    Il existe des Quebecois anglophone d’ascendance canadienne, mais c’est tres rare. Il existe enormement d’allophones et francophones non pures-laines et qui sont tout autant quebecois.

    Si tu n’es pas capable de comprendre cette realité au Quebec, tu peux aller demander aux anglos se qu’ils pensent de la nation quebecoise, tu auras ta reponse. Ce sont des canadiens et rien d’autre pour la grande majorité d’entre-eux, meme si ils vivent au Quebec depuis 300 ans, ca reste une position geographique dans leur pays, une province parmis les autres et rien d’autre ! Ca reste des etrangers sur notre sol, des gens appartenant à l’autre nation, par parce qu’on les rejette oh que non, parce qu’ils ne veulent pas faire partie de notre nation, de notre peuple. Ils s’excluent eux-memes et bien souvent avec fierté. De bon nationalistes purs canadians

    De plus, quand on ne parle pas francais, il est impossible de s’integrer à la culture quebecoise et donc appartenir au peuple quebecois. Ca c’est une evidence !

    « Vous écrivez « L’immigrant, au Canada, peut se replier sur lui-même, vivre isolé avec des membres de sa « communauté », et cela ne choque personne ». C’est une affirmation gratuite et fausse. »

    Et c’est pourtant completement vrai. Ca ce voit ici à Montreal, dans St-Michel, dans l’Acadie, vers Jean-Talon, Cote des neiges, etc. Plein d’endroit où on peut croiser des gens vivants ici depuis 30 ou 50 ans et ne parlant ni anglais, ni francais. C’est possible, ca se peut, ca existe !

  15. 1) Cela prend du temps pour se faire un réseau qui sont, on le sait, la meilleure façon de se trouver un emploi. Il aurait été intéressant de comparer le chômage des immigrants issus de l’immigration massive récente versus les immigrants qui sont ici depuis plus longtemps.

    2) Il est facile d’immigrer mais une fois un immigrant arrivé ici, il n’a que peu de support et aucun suivi. Les immigrants devraient être parrainés dans leurs démarches d’intégration et d’adaptation. Et non, une rencontre de 10 minutes avec le douanier à Dorval ça ne compte pas… Couteux le parrainage? Peut-être mais moins que l’assistance sociale! Et surtout beaucoup plus valorisant.

    3) Les candidats à l’immigration devraient être mieux informés sur les conditions de vie dans leur futur milieu d’accueil.

    4) Reconnaissance des compétences! On leur promet des emplois qu’on ne peut leurs offrir car ils n’ont pas les diplômes requis. Ça ne tente à personne de retourner à 35 ans + sur les bancs d’écoles, surtout, dans bien des cas, pour apprendre des choses qu’ils savent déjà.

    5) Et oui pour finir, certains Québécois, une minorité très minoritaire, sont racistes. Mais vous savez quoi? Certains Russes, Camerounais, Algérien, Chinois et Chiliens, pour ne nommer que ceux-là, sont racistes eux aussi!!! Le raciste n’est pas l’apanage des Québécois. Pensez autrement serait en soi, très raciste!

    6) et oui j’ose le demander. Pourquoi on fait venir des immigrants ici sous prétexte qu’on a des emplois que l’on ne peut combler et que ces immigrants deviennent chômeurs? Serait-il possible que le Québec n’ait pas besoin de tant d’immigrants? Et que cette immigration massive et non nécessaire nuirait au Québec autant qu’elle nuirait aux immigrants qu’on accueil et au pays qui les perd? Le problème n’est pas l’immigration mais bien l’immigration MASSIVE, la différence est ténue mais essentielle. L’immigration est une source de richesse, l’immigration massive ça c’est une autre histoire…

  16. Ca ne fait pas d’eux des racistes, mais les endoctrinés qui suivent aveuglement le vote à la limite haineux contre les separaitisses quebecois, ceux qui suivent aveuglement les directives de leurs leaders communautaires, s’cusez, on n’a pas du etre dans le meme pays en 1995.

    Pour la majorité des anglos allos qui ont choisi le camp du NON en 1995, ils etaient canadiens et rien d’autre. La notion de nation distincte n’existait meme pas encore dans leur tete et aujourd’hui ils ne veulent pas plus la reconnaitre. Faut aller leur parler en les poussant dans leur retrenchement pour voir les discours de haine surgir. Ca ne prend pas gros.

    « Le Quebec ne peut etre separé du canada, c’est dans le canada point final. La nation quebecoise c’est de la connerie, on veut bien y croire pour faire plaisir politiquement mais cela s’arrete là, on est des canadiens et c’est tout. Si je quitte le Quebec et vais vivre en ontario, je serais alors un ontarien. »

    voila en gros le resumé. Comme un habitant demenageant d’un village à l’autre changerait rapidement son appellation d’origine, appartenant à une meme nation, ces gens changent de province et de statut souvent sans le moindre probleme parce que ce sont des canadiens ! Le reste pour eux reste du folklore, de la nostalgie d’une ancienne maison, rien à avoir avec l’appartenance à notre peuple.

    Faudrait peut-etre vous reveiller les Quebecois !

    Et pour parler de democratie en 1995, faut quand meme etre pas mal gonflé surtout apres avoir appris le scandale d’option canada et des naturalisations du federal … et on en passe des meilleurs et des pires. Une intrusion etrangere, de l’ingerence d’une autre nation, et cela dans une election quebecoise et on appelle cela la democratie … FUCK ! comme ils disent les anglos.

    Ca vous prend quoi pour vous tenir debout, nez contre nez face à ces gens qui vous meprisent au lieu de toujours chercher le coté consensuel et les exemples d’exception qui confirment la regle en nous parlant de votre pote anglo qui aime le Quebec, les QUebecois et parle francais… parce que j’en connais aussi un ou deux, comme tout le monde. Et ce sont des Quebecois à part entiere en passant.

  17. @ Alex

    « Si la majorité des gens d’origine italienne, ou grecque ou liliputienne ont choisi le Non, c’est leur choix, leur opinion. Ça ne fait pas d’eux des zombies qui ont votés par endoctrinement. »

    C’est toi qui est mélangé là, c’est pas une majorité de gens d’origine italienne, ou grecque, etc., qui ont choisi le Non, c’est une totalité, plus de 95 %.

    La définition du totalitarisme selon Wikipédia :

    « L’expression vient du fait qu’il ne s’agit pas seulement de contrôler l’activité des hommes, comme le ferait une dictature classique : un régime totalitaire tente de s’immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous les citoyens l’adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis de la communauté. »

    Donc oui, ils ont voté comme des zombies par endoctrinement. C’est plate, mais c’est ça, faut être capable d’appeler un chat un chat des fois.

    « Encore une fois, je ne partage pas leur choix mais, de grâce, laissez-leur ce choix! Ça me semble tellement évident. «M’a te poser une question mais t’as juste un choix, capiche? Sinon, t’es pas dans ma gang.» me semble un exercice plutôt futile et indigne d’une démocratie. »

    Indigne d’une démocratie ? Je suis bien d’accord, évidemment que je leur laisse le choix, mais le problème est que ton argument résume exactement la position du très démocratique Canada envers les émigrants qui ont voté lors du référendum de 1995.

    Encore sur Wikipédia :

    « Les statistiques compilées par les analystes de Citoyenneté et Immigration Canada démontrent qu’environ 43 855 nouveaux Québécois ont obtenu la citoyenneté canadienne au courant de l’année 1995. Environ le quart de ces certificats de citoyenneté (11 429) a été attribué durant le mois d’octobre. C’était la première fois que les résidents du Québec recevaient plus de certificats de citoyenneté que les résidents de l’Ontario. Le phénomène ne s’est pas reproduit depuis. »

    Donc finalement, voilà l’ultimatum lancé aux nouveaux citoyens canadiens vulgairement utilisés au Québec par le gouvernement fédéral : « v’la ta citoyenneté le grand, maintenant, ferme ta gueule pis vote de notre bord contre eux, tu vois bien que nous sommes les bons et eux les méchants ! »

    Ça ne fait certainement pas d’eux des gens racistes comme tu dis Alex, mais bon sang, à voir les minorités au Québec qui votent sans cesse en bloc monolithique pour le Canada et contre le Québec que ce soit au fédéral, au provincial et au municipal, ais-je besoin de te dire que j’ai pas vraiment l’impression que ce sont mes amis… Mais plutôt ceux d’un régime étranger qui fait tout ce qu’il peut pour me parasiter.

  18. J’aurais bien souhaité, moi aussi, que les québécois d’origine grecque, italienne et lilliputienne choisissent le camp du oui en 1995. On peut les traiter de racistes pour ne pas l’avoir fait (Trottier) ou d’endoctrinés (Reblochon et Trottier), mais à mon sens il serait plus fécond de s’intéresser aux conditions sociohistoriques qui ont conduit ces Québécois, avec d’autres (faudrait pas oublier que la majorité des Québécois de la capitale de Québec ont voté majoritairement pour le non…heu!) à adhérer à une vision nationaliste « non sécessionniste ». Je ne suis pas certaine que tous les discous non inclusifs, ici comme illeurs, soient de bon aloi.. mais bon..

    Quoiqu’il en soit, je considère que monsieur Alex a raison: Bien que je ne partage pas leur choix, de grâce, « laissez-leur ce choix! ». Oui, c’est ça la démocratie.

  19. @ Gégé Tremblay: Je pourrais en dire autant de vous et monsieur Lafontaine et considérer que vous avez bien été bien dressé par Mathieu Bock-Coté.

  20. @ Gégé Tremblay: Je pourrais en dire autant de vous et monsieur Lafontaine. Et considérer que vous avez bien été bien dressé par Mathieu Bock-Coté.

  21. De la bouillie pour chat ce discours.

    Oui les morons de Quebec en 1995 n’ont rien compris, ce n’est pas nouveau et ca continue, regardons en ce moment. Ces types ont perdu l’occasion de faire passer leur ville en capitale internationale, pas mon probleme. Ok on s’entend là-dessus.

    Est-ce que ca change quelque chose aux problemes du vote ethnique, car oui c’est un probleme et oui ca existe. C’est de l’instrumentalisation du vote ethnique à des basses fins partisannes, de la propagande de bas etage, des discours honteux, quand ca n’en vient pas aux intimidations, aux menaces de toutes sortes. Ca me rappelle le terrible parcours de Marco Micone mis à mal par la communauté italienne, sa propre communauté. La meme dont etait issu les corléones … euh excusez je me trompe de mauvais film, les cotronis alors connus comme amis des liberaux, pour engager des videurs qui ont la charge de faire sortir le vote, de servir de gardes du corps à certains candidats et parfois de perturber les meetings des partis adversaires. Ouais ca existe encore dans une moindre mesure. Allez militer pour le PQ à St-Leonard, St-michel, montreal-nord, quand vous etes italien ! Alors on est où ici ? Au Quebec ou en sicile ?

    Aujourd’hui il faudrait etre le dernier des ingenu credule (ou d’une malhonneteté crasse) pour nous dire que le vote ethnique n’existe pas. Surtout quand on voit les conservateurs du canada le reconnaitre de part les etudes qu’ils ont demandé pour voir quelles communautés ils pourraient voler aux liberaux. Quand on voit des liberaux le reconnaitre quand ils declarent que st-laurant n’a pas defusionné parce que pour une fois les communautés ne les ont pas suivi ! Youhouuu ! Allez essayer de vendre une carte de membre du PQ, je ne parle pas de faire l’independance, à un indien (on parle de ceux d’inde hein), un italien ou un grec de plus de 25 ans ! Bon courage.

    Ces communautés votent en bloc, de facon haineuse ou totalement imbecile car endoctrinées (elles ne comprennent generalement pas pour qui elles votent, du moment que c’est rouge et du moins pas un separatisse… juste à voir avec Harel), elles ont des generations de propagandes federalistes en arriere de la cravate, des discours de peurs et de haines, des discours mensongers et bien reflechis : des mechants quebecois racistes qui les expulseraient du pays nouveau, ouais on serait donc pire que des WASPs.

    Il suffit de voir les pourcentages de votes de ces gens, que ca soit au federal-provincial-municipal, pour comprendre que nous ne vivons pas dans une société normale et que c’est le simple fait que nous soyons une sous-nation du canada et que notre statut n’est pas reconnu internationalement, on sera toujours une petite province pour la majorité de ces gens qui sont venu au Canada. On ne parlera pas pour les vrais anglos qui eux sont carrement des canadiens et pour la plupart rien d’autre. Leur pays c’est sacré, ils ne le diviseront pas, meme pas pour regler une injustice.

    Ce ne sont pas des Quebecois, ils n’ont pas les interets du Quebec à coeur, ils regardent avant tout l’unité canadienne et il n’y a que cela qui compte pour eux.

    Pas besoin d’etudes pour comprendre… ce sont des canadiens ! C’est aussi con que ca.

    Apres, on leur laisse le choix, il ne faut pas croire que ca me choque de les voir voter contre nous, je trouve cela meme completement normal vu leur culture, leur instruction, leur brainwashing.

    MAIS qu’on nous laisse le droit de constater le pourquoi de leur choix. Qu’on nous laisse le droit de constater que ces gens sont tout sauf des Quebecois, ils s’excluent d’eux-memes, ne veulent rien savoir de nous et de nos revendications.

    Eux ce n’est pas à la difference de bon nombres de quebecois federalistes (de toutes origines, comme pour les souverainistes), parce qu’ils croient à l’epanouissement du Quebec dans le canada, à la société quebecoise, à notre nation distincte, ils n’ont meme pas cette excuse, cette naiveté. Non, pour la grande majorité c’est uniquement le canada d’un ocean à l’autre, leur plusse beau pays du monde.

    Allez leur parler au lieu d’essayer de vous faire croire des choses pour vous rassurer. Ils n’en veulent pas de votre main tendue. Ils veulent tout et comme l’ont si bien dit Harper et Ignatieff de deux facons differentes :

    « Le Quebec a eu tout ce qu’il devait avoir, il n’aura rien de plus. » – Harper

    « Le Quebec a ete reconnu comme distinct politiquement, ca reste un symbole, le Quebec n’aura pas plus de pouvoir. » – Ignatieff

    et on peut ajouter notre mouton national soit-disant nationaliste quebecois (belle imposture) :

    « Peu importe ce que je ferai dans ma carrière politique, si je ne peux donner le Canada à mes enfants, j’aurai failli à la tâche. » Jean Charest – décembre 1998

    On peut l’attendre notre epanouissement ! On peut y croire à la fin des deux solitudes et la chicane sur la question nationale ! Mais faut-tu etre deconnecté de la realité pour ne pas comprendre que ca nous laisse plus qu’une voie pour mettre fin à cette merde, ces malentendus, ces chicanes steriles. Une fois de plus le Quebec devra forcer le canada, le mettre au pied du mur, c’est à dire faire son independance… ce qui n’est pas du tout incompatible avec la creation d’une confederation canadienne malgré ce que la propagande federaliste veut bien nous faire gober à nous petit peuple de pleutres.

    Non ils ne nous aiment pas en tant que nation ; non le love-in n’etait pas une demonstration d’amour ; oui ils sont prets à tout pour nous empecher d’etre l’egal des autres nations libres de ce monde, ca depasse leur conception qu’on puisse devenir un pays comme les autres, meme une nation egale à la nation canadienne dans un canada uni !

    Faut arreter de s’auto-flageler, de se faire croire qu’on est des sales, on n’est pas different des autres peuples de cette terre, ni plus con, ni moins, ni plus raciste, ni moins. Par contre une chose est sur, on n’est des Quebecois, ce qui n’empeche pas d’etre canadien aussi si on a la double nationalité, mais en tout cas pour beaucoup nous ne sommes pas des canadiens … eux c’est le contraire et de facon encore plus marqué ! Des canadiens vivant chez nous se sentant reellement quebecois … y en a pas des masses. Faut pas les chercher à beaconsfield ou rockland. Ni vers saint-laurent, westmount ou NDG !

    Et non ce ne sont pas des Quebecois comme NOUS, car pour etre quebecois, il faut deja le vouloir et partager au moins la meme culture et la meme langue commune que nous, beaucoup ignorent tout de nous, de ce que nous sommes.

    Ce sont des etrangers vivant sur notre sol, comme des allemands vivent en France, des Anglais en Espagne, etc. Meme pire, car eux vivent dans l’exclusion et comme l’explique Louis, le multiculturalisme accepté leur permet de vivre parallelement à notre société francaise. Ca n’existe pas dans les pays européens ayant comme nous une langue commune.

    Ils ne sont pas mauvais, du moins pas tous loin de là, la majorité suit comme un troupeau docile, sans se poser de question, pareil que pour les Quebecois, ca n’en fait pas des Quebecois pour autant. C’est avant tout une question de coeur et ca malheureusment ca ne se mesure pas !

    En passant, je ne suis un immigré. Qu’il n’y ait pas de malentendu ou d’amalgame avec des gens comme Gébé.

    Je veux un Quebec francais, inclusif, pluraliste (ca comprend entre autre notre minorité anglaise auquel je tiens et qui sera surement plus respectueuse de ce que nous sommes dans un Quebec reconnu), tolerant, ouvert sur le monde … et pour cela il n’y a pas deux solutions, il faut que nous ayons une identité forte pour assurer une bonne integration et une bonne homogénéisation de notre société. Il ne faut plus qu’il y ait de malentendu, de recuperation politique par des croches, des sales, deux classes de citoyen au Quebec, il nous faut un pays comme les autres peuples qui se respectent sur cette terre et c’est encore plus important de nos jours avec les immigrations massives, la mondialisation et les tentatives de globalisations. Seuls les pays ont une voix et une reconnaissance legale (Charest en a fait les frais en Baviere dernierement).

  22. Quelqu’un l’a proposée, la solution à l’immigration massive: Comme en agriculture, on les accueille à contrat, pour occuper un emploi précis, pour une durée précise et s’il n’y a pas d’emploi de libre, pas de contrat!…

  23. @ Caroline

    « Bien que je ne partage pas leur choix, de grâce, « laissez-leur ce choix! ». Oui, c’est ça la démocratie. »

    Peu de jours avant le vote du 30 octobre 1995, les leaders des communautés grecques, italiennes et juives ont donné conjointement une conférence de presse. Ils ont dit : « Si vous êtes grec, vous devez voter non pour sauver le Canada ; si vous êtes italien, vous devez voter non ; si vous êtes juif, vous devez voter non. » C’est ce que monsieur Parizeau a appelé « des votes ethniques ».

    Les allophones commencent leur carrière de Canadiens en se faisant brainwasher par le multiculturalisme et en prêtant serment à la reine d’Angleterre. Puis, en lisant The Gazette et en écoutant CTV et CBC, on leur explique que les séparatistes du Parti québécois menacent ce statut de Canadiens qu’ils chérissent. Alors ils votent comme les Anglais auxquels ils sont assimilés par leur statut de Canadiens. Malgré tous les efforts faits depuis des années pour les convaincre de voter autrement que les Anglais. C’est la même chose au niveau municipal, provincial et fédéral.

    Ces gens-là ne sont pas québécois, ils sont canadiens. Ils votent pour le Canada et contre le Québec, ça peu difficilement être plus clair.

    De plus, on ne parle même pas de choix, puisqu’ils votent en troupeau comme des moutons. Avec les mêmes pourcentage qu’obtiendrait n’importe quel dictateur dans n’importe quel dictature, ça peu difficilement être plus clair.

    Le camp du NON en 1995 le savaient bien et ils ont accéléré le processus pour que des milliers d’immigrants deviennent citoyens canadiens pour pouvoir voter NON tout de suite après avoir prêté serment à la reine d’Angleterre.

    Bref, cette mascarade n’a strictement rien de démocratique, c’est de l’endoctrinement idéologique sur toute la ligne, c’est gros comme une montagne, alors si tu t’imagines que la relation entre le Canada et le Québec est basée sur la démocratie, tu es décidément très mal informé ou simplement bien naïve…

  24. Je savais tout ça avant que Bock-Coté rentre au collège. 🙂

    Tu dois avoir 15 ans toi ?

  25. « l’intégration des immigrants ne fait pas de sens ».

    C’est un anglicisme (« make sense »). On doit dire « n’a pas de sens ».

  26. Je viens de lire tous les messages qui ont été écrits à propos de ce présent billet, et je dois avouer que je suis à la fois heureux et fier d’à peu près tous vos commentaires.

    Depuis mi-2007, j’interviens fréquemment sur la blogosphère québécoise, et disons que le vote ethnique a été un des mes sujets principaux d’analyse et d’intervention. Je me rappelle que dans ma première année et demie de «bloguage», lorsque je dénonçais le vote ethnique comme étant la cause principale de notre défaite référendaire (1995), admettons qu’on me prenait un peu comme un extraterrestre. Sans aucune prétention, je suis heureux de voir qu’après deux ans et demi, la pensée chez la grande majorité des souverainistes sur la question «ethnique» a évoluée (il y a eu un sérieux éveil), et je considère qu’un niveau a été atteint dans notre discours commun.

    Vous me direz qu’il est un peu tard, mais j’aimerais quand même suggérer une résolution pour 2010 et plus loin encore. Bien voilà : je pense que pour les prochains mois et prochaines années, nous devrions laisser de côtés les immigrés non-intégrables de Montréal, ne plus leur donner notre attention, puis essentiellement se concentrer sur le peuple d’accueil du Québec, qui à lui seul est composé de six millions et quelques milliers d’individus, soit un peu moins de 80% de la population totale du Québec. On forme une majorité solide (du moins, pour l’instant…), et c’est par ces gens-ci (Nous) que le Québec deviendra indépendant … pas autrement !

    Je suis conscient qu’il y a quelques néo-Québécois d’origine arabe, haïtienne, asiatique et d’Europe qui rêvent également de voir le Québec comme république souveraine. Eux, ils seront toujours les bienvenus parmi Nous, disons-leur que nous les aimons, et que par affinité ethnique, leur militantisme sera beaucoup plus productif parmi leurs communautés respectives.

    C’est ce que je nous souhaite pour 2010 et plus. Les de souche ont à laver leur linge sale en famille, nous devons rebâtir les ponts entre nous, redevenir une VRAIE communauté. Donner plus de place à la droite économique dans notre discours commun, pour sincèrement tendre la main, entre autres, aux gens de la région de Québec. Si en deux ans et demi nous arrivons à bien travailler sur nous-mêmes, en 2013, un gouvernement souverainiste pourra reprendre le pouvoir à l’Assemblée, et il travaillera POUR Nous et la notion de faire un pays ne restera pas qu’au niveau du rêve …

  27. Question on ne peut plus pertinente.Mais qui donc a intérêt à promouvoir une immigration massive? Etonnant que le PQ de madame Marois ne dénonce pas plus fortement cette manoeuvre cousue de fil blanc des fédéralistes pour contrecarrer le Projet Souverainiste.

  28. Je découvre ce site et moi aussi je suis réconforté par le sérieux, la densité,la consistance des propos qui y sont présentés.Je me sens en pays de sagesse et de lucidité,de lucidité politique particulièrement.Le dossier de la non-intégration des immigrés à Montréal doit être constamment dénoncé pour mieux conscientiser l’ensemble des québécois au danger que cela représente pour l’épanouissement de notre identité. Combat perdu d’avance dans l’immédiat.Chez-nous comme ailleurs l’histoire est en marche et commande d’agir.Je crois que vous avez raison de cibler la région de Québec.Il y a là une pathologie ethno-politique sur laquelle il est plus réaliste de travailler. Tâche qui constitue un défi particulièrement difficile à relever.

  29. À condition que vous ne soyez pas les victimes des mesures en question, bien entendu. Mais, la position de bourreau est tellement préférable…

  30. Je ne croyais pas qu’on pouvait se caresser autant dans le sens du poil entre marchand de haine, d’autoglorification, d’autosatisfaction et de mépris des autres dont le seul péché est d’être différent et issus d’ailleurs comme tout un chacun, y compris vous-mêmes. Mais, bien entendu c’est plus facile d’exiger des autres que d’exiger de soi, c’est plus facile d’accuser l’autre, de préférence l’étranger que de s’accuser soi-même, il est si loin de chez lui et si seul au milieu de sa nouvelle communauté… Au résultat, nous sommes tous d’accord que si on exige de l’immigré fraîchement débarqué une expérience québécoise, cela ne peut être que la faute de l’immigré dont on connaît le statut, et dont on estime qu’il n’avait qu’à ne pas débarquer chez des québécois qui ne se posent plus la question de leurs propres origines et qui ne se gênent pas pour reprocher aux immigrés ce qu’ils reprochent au Canadiens anglophones de leur reprocher. Rien de tout cela ne pose problème à la plupart d’entre vous. Je vous ferai remarquer que la plupart des immigrants québécois sont en écrasante majorité francophones depuis plus d’un siècle pour certains. Alors si l’intégration par la langue et le travail ne suffisent plus, à qui la faute? Faut-il aussi aimer la poutine, la bière, et j’en passe…? En plus, s’il y a autant d’autorisation de résider au Québec accordées à ceux sur qui vous vous défoulez gaiement, ce n’est pas par philanthropie que le gouvernement du Québec ainsi que le Canada ont adopté ce choix probablement déchirant pour ceux qui ont l’esprit obtus et un penchant pour l’ethnocentrisme. Mais, malheureusement le Québec a besoin de renforcer son économie ainsi que sa population qui vieillit et décline et avoir recours à l’immigration est pour l’instant le meilleur moyen que les esprits lucides et réalistes ont trouvé pour garantir le maintien de la qualité de vie des québécois et payer les retraites des babyboomers, entre autres. Une analyse moins subjective aurait soupesée la question sous divers angle et proposé quelque chose de plus raisonnable et de plus constructif afin que l’humain dans sa nécessaire diversité s’en trouve respecté et ragaillardi, plutôt que de ventiler les démons de la haine et de l’ethnocentrisme dont, je suis sûr, vous ne serez jamais prêts à assumer toutes les conséquences.

  31. […] commun au lieu de les voir s’isoler dans des passés et des futurs distincts. Louis P. ledernierquebecois.wordpress.com/ mardi 12 janvier 2010 Patrick Lagacé publie aujourd’hui un billet très intéressant sur un […]

  32. […] … au-quebec/http://www.facebook.com/topic.php?uid=4 … opic=12993https://ledernierquebecois.wordpress.com/2010/01/12/ … s-racisteshttp://citizenshift.org/node/6959&dossier_nid=1128http://www.immigrer.com/faq/sujet/racis … […]

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