La guerre perdue

« Avons-nous perdu une guerre? » Je me posais la question en pissant dans un urinoir sans eau courante. Une belle petite plaque – bilingue, faudrait quand même pas inciter les anglos à apprendre le français au petit coin – annonçait fièrement une économie d’eau de 150 000 litres par année dans l’entreprise grâce à l’installation d’un tel récipient à urine en plastique. Et moi, malgré le sens-bon, je trouvais l’odeur de pisse nauséabonde et je ne pouvais qu’imaginer le triste travail du type se devant de récupérer le liquide chaud et puant. L’écologie, bien d’accord, mais n’y a-t-il pas des limites?

guerre

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Oh, bien sûr, ce n’était qu’un urinoir et je ne faisais que pisser. Certains disent que l’homme descend du singe. Pour la femme peut-être, mais l’homme, lui, je crois qu’il descend du chat. Il aime pisser avec un certain cérémonial, et il préfère camoufler son méfait. C’est génétique: l’odeur peut attirer les prédateurs, et en urinant dans l’eau vive ou en faisant comme les félins, qui remuent la terre pour dissiper les effluves, on accomplit je-ne-sais quelle grande oeuvre utile s’accompagnant d’un profond sentiment de satisfaction. Pisser loin, c’est bien, pisser dans l’eau, c’est mieux, mais amenez-moi les chutes Niagara et j’exploserai de bonheur!

Ainsi, quand on me demande de me soulager dans une petite boîte en conserve qu’on a le culot d’appeler urinoir, quand on me demande d’oublier des siècles de progrès techniques pour en revenir à l’équivalent d’un pot de chambre collectif, j’enrage. C’est pour sauver la planète, parait-il. Et si on demandait à tous les hommes d’aller directement pisser dans l’égout, la sauverait-on assez à votre goût?

Évidemment, on peut tous faire sa part pour réduire notre impact sur l’environnement. Mais cela doit-il nécessairement passer par une réduction de notre niveau de vie? Certains diront que ce n’est qu’une histoire d’urinoir, mais cela va plus loin. Hier, c’était l’urinoir. Aujourd’hui, c’est la lumière qui s’éteint automatiquement dans la salle de bain après deux minutes assis sur le bol de toilette. Demain, ce sera l’eau qui sera rationnée. Où est-ce que cela s’arrête? Jusqu’où une entreprise ou la société en général doivent-elles aller pour adhérer aux dogmes écologiques?

Qu’on me comprenne bien: je veux la sauver la planète, moi aussi. C’est la seule que nous ayons, jusqu’à preuve du contraire. Mais est-ce réellement en me privant de ces quelques petites banalités quotidiennes que sont le fait de pouvoir pisser dans l’eau ou chier avec la lumière allumée qu’on y arrivera? Est-ce en me retirant ces petits conforts bien ordinaires qu’on changera quoi que ce soit? On me répondra: chacun peut faire sa part. Vrai. Si je lance mes déchets par la fenêtre, si je brûle des pneus dans ma cour, si j’éparpille mes déchets partout. Mais de l’eau, mais de l’électricité! L’eau tombe du ciel et notre électricité ne coûte presque rien à produire!

En fait, j’ai l’impression qu’on nous impose tous ces désagréments pour nous faire oublier que derrière ceux-ci, derrière la volonté apparente de sauver quelques litres d’eau ou un millionième de kilowatt, existe un gaspillage bien pire, camouflé derrière de nobles intentions écologiques ou la simple logique marchande. Vous savez sûrement de quoi je parle: ces entreprises qui ne fournissent plus de sacs de plastique, mais qui en vendent des cinq fois plus costauds et polluants, qui sont achetés encore et encore par les mêmes clients qui les avaient « oubliés » à la maison. Ces compagnies qui jettent leur nourriture à la poubelle pour ne pas avoir à la donner. Ces multinationales à l’entrepôt « just in time », c’est-à-dire sur route, gaspillant des millions de litres d’essence. Ces usines qui polluent le ciel de Montréal-Est ou de Varennes. L’uranium qu’on veut extraire près de Sept-Îles. Les mines abandonnées et contaminées du nord du Québec. Ces milliers d’automobilistes solitaires pris dans un bouchon sur le pont et partant tous du point A pour arriver au même point B. Ces emballages de plastique, ces produits jetables, cette peinture toxique, ce mercure, ce plomb, alouette!

Et moi, on m’empêche de jouir de mes simples besoins primaires « pour l’environnement ».

« Il faut bien commencer quelque part » me répondront certains. Bien sûr, mais depuis quand commence-t-on par la fin? Depuis quand, lorsqu’on a besoin de l’argent qui traîne dans le tiroir, commence-t-on par récupérer les vieilles cennes noires crasseuses dans le coin en y laissant les beaux billets de vingt dollars? Pourquoi s’attaque-t-on aux gens ordinaires pour des choses aussi futiles quand les cibles, les vrais pollueurs, ne manquent pas?

Il n’y a qu’une seule explication logique et c’est la lâcheté. On s’attaque aux gens ordinaires parce qu’ils sont sans défense et que leurs efforts – ou plutôt, leur inconfort – est plus frappant que celui de grosses entreprises devant changer leurs méthodes de A à Z. On s’attaque au citoyen ordinaire, on lui demande de se rationner, de pisser dans des boîtes de conserve et de déféquer dans le noir parce qu’en le privant, on lui donne la satisfaction d’avoir eu l’impression d’agir à « sauver la planète » (inc.). Au lieu d’avoir un État fort prenant des décisions conséquentes permettant d’atteindre des objectifs tangibles et efficaces, on fait porter le fardeau de la sauvegarde de la planète aux petites gens et on leur répond, lorsqu’ils ont l’impression de reculer, qu’ils ont fait un bon geste.

À une autre époque, on considérait le rationnement comme un geste patriotique permettant d’assurer la victoire d’un pays en guerre et le retour à la prospérité par la suite. Désormais, on l’entrevoit comme une fin en soi et à l’insulte de devoir vivre en-deçà de nos capacités il faut ajouter l’injure de considérer ces privations comme permanentes.

Pour le moment, ce ne sont que des urinoirs, mais demain… À quand le retour des bécosses dans le fond de nos cours? À quand le retour des chevaux sur nos routes? À quand le retour des bateaux à voile? À quand le retour des bœufs dans les champs, des métiers à tisser à la main, de l’esclavage?

Le progrès existe; on ne peut pas le désinventer. Qu’on cherche des solutions, d’accord, mais qu’on me laisse pisser en paix. C’est souvent là que j’ai les meilleures idées.

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23 Réponses

  1. Le gouvernement appelle ça la responsabilité populationnelle le même concept qu’il utilise dans le domaine de la santé: Responsabiliser la population face à ses problèmes pour sauver du pognon, changer des habitudes… On peut pas être contre la vertu n’est-ce pas, faut apprendre à pêcher de nous même à faire sa part…. Mais et il y a un gros MAIS….

    Autant je suis pour parce que comme dans tout il faut commencer dans le bas de l’échelon et commencer à nous familiariser, à revoir notre consommation si il le faut… Je pense sérieusement qu’on est rendu là.. Je vois pas ça comme une question d’économiser des cennes noires comparativement à des 20$ mais plutôt à établir les fondations d’une structure ou on commence par le bas….

    Qu’autant justement si les fondations c’était PLUS que nous simples citoyens, des mesures broches à foin pour réduire notre confort au bénéfice de l’environnement pas sûr que le message va bien passer.. Ça va être quand le jour ou les entreprises devront revoir, réduire leur manière de produire, distribuer au bénéfice de l’environnement. Parce que jusqu’ici l’État semble pas trop s’en préoccuper alors que pourtant le jour ou il y aura une remise en question du système là les gens prendront ça au sérieux plus que des cristis de toilettes de plastiques, des lumières qui se ferme tout seuls.

  2. Une vérité qui dérange.

    Al Gore et sa femme ont 4 enfants.

    Ils vivent dans un manoir de 20 chambres plus 8 salles de bain, une piscinne extérieure et une intérieure.

    Leur consommation d’énergie en un mois équivaut à la consommation d’un an pour une famille moyenne de même taille.

    Innutile de faire le même exercise pour les bureaucrates de l’ONU, Banque Mondiale, FMI, OCDE, et tous les convives qui étaient à Copenhague pour « sauver la planète ».

  3. Une adepte de la secte Greenpeace qui se fait désendoctriner:

  4. Les hommes sont comme les chiens, ils ne cachent pas leur pisse bien au contraire. Faudrait que tu revises tes cours ;oP

    Sinon quand tu vois ca, tu n’as qu’à pisser à coté de l’urinoir et ecrire sur le mur : « ma bite n’est pas bilingue… desolé ! »

  5. Ah et pour les chiottes, à Montreal qu’ils fassent comme dans d’autres grandes villes, qu’ils arretent de mettre l’eau potable pour alimenter ces appareils. Comme on est bon pour refaire nos aqueducs, c’est le moment de mettre ca en place au centre ville.

  6. Je ne suis pas un scientifique, mais il me semble que l’idée que l’eau puisse être « gaspillée » est complètement farfelu. L’eau ne disaparait jamais, elle se transforme, elle se contamine, elle se filtre, mais elle demeure toujours sur terre.

    Que je « flush » ma toilette 10 ou 100 fois dans une journée, l’eau utilisée va se retrouver dans les égouts, dans le fleuve, dans l’océan atlantique et enfin revenir sous forme de pluie.

  7. À voir absolument. Une conférence époustoufflante d’une heure de Lord Monckton qui démoli le mythe du CO2 avec toutes les preuves à l’appui :

  8. L’eau en tant que tel n’est pas gaspillé. Mais le problème, c’est que l’eau que tu bois et l’eau qui est utilisé dans la chasse-d’eau est une eau potable traitée, et cela prend de l’énergie pour traiter l’eau pour la rendre propre à la consommation. Donc quand tu « flushes » ta toilette 100 fois par jour, à Montréal du moins, tu utilises 100 fois de l’eau potable traitée… venez pas me dire qu’on a besoin d’utiliser de l’eau potable pour « flusher » son tas!

    À Hong Kong et dans bon nombre de villes portuaires, on utilise l’eau de la mer, imbuvable de par sa salinité, pour servir de chasse-d’eau. Pas mal plus intelligent que de mettre de l’eau potable qui pourrait servir à boire, faire le lavage, la vaisselle, et j’en passe. Je suis du même avis que Reblochon, on ne réalise pas au Québec à quel point on gaspille l’eau parce qu’elle nous semble si abondante.

    À Montréal on a de la neige et de la pluie en quantité; pourquoi ne pas utiliser l’eau de cette neige et de cette pluie pour diminuer la quantité voire éliminer l’eau potable dans les chasses-d’eau?

    De plus, contaminer l’eau prend moins de temps que la filtrer, et si cette eau a le malheur de s’infiltrer sous terre, son temps de résidence est plus long, donc si les polluants chimiques sont dissouts dans cette eau, elles y resteront plusieurs dizaines voire centaines d’années.

    Pour ton information: http://leolanglois.blogspot.com/2008/10/eau.html

    Ce sont des chiffres que j’ai pris de mon cours « Water in the Atmosphere ATOC-315 »

  9. Tout le long du fleuve St-Laurent, ou tout autre riviere au debit suffisant, il y a la possiblité de prendre de l’eau douce non traitée pour alimenter certaines source ne devant pas etre potable. A paris si je me souviens bien, ils se servent de l’eau de la seine. On pourrait meme penser à deux sortes de traitement et alimenter toute une maison sauf les robinets en eau douce propre, mais imprope à la consommation.

    Les nappes phréatique nous en serons reconnaissantes à certains endroits !

  10. À moins qu’on me dise comment faire autrement, ça veut dire doubler les infrastructures des conduites d’eau fraîche: une pour l’eau potable, l’autre pour l’eau propre.

    J’en connais qui se pourlèchent déjà les babines. 30% de plus qu’un coût déjà astronomique. Si…si…témonami…

  11. Habituellement bien soutenues dans ce blogue, les arguments présenté dans ce billet sont complètement biaisés et non objectifs.

    Québécois vivant en Suisse depuis de nombreuses années, j’aime bien ce blogue qui me touche souvent le vrai fond des polémiques et me garde au fait des événements québécois. Mais là où je suis déçu est l’étroitesse d’esprit lorsque l’on parle de consommation.

    Alors qu’il est vrai que les véritables efforts doivent être faits au niveau des entreprises et autres organismes d’envergure, de simples gestes multipliés par 7 millions d’habitants peuvent aussi avoir un grand impact. De plus, je crois qu’il y a un juste milieu. Bien que je n’apprécie pas les urinoirs écologiques, je suis pour la pose des détecteurs de mouvement qui activent l’eau seulement au besoin dans les urinoirs dit traditionnels. Et pour l’éclairage des toilettes, si 2 minutes ne suffisent pas, pourquoi pas mettre le minuteur sur 10, voir 15 minutes. Comme cela, les lumières ne resteront pas allumés 24/24.

    En suisse, où le kwh coute 28 cents, on y pense 3 fois…

    Et bravo aux gens qui apportent des idées de solutions 😉

  12. @Franklin: Je n’ai rien contre le principe de bâtir de nouvelles bases, mais encore faut-il choisir ses priorités. Ce n’est pas en tombant sur le gros nerf des gens pour quelques litres d’eau qu’on va accomplir quoi que ce soit. Comme l’ont dit d’autres gens, l’eau n’est pas perdue…

    @Gébé Tremblay: « Sauver la planète » est devenu une marque de commerce comme une autre. Ça fait chic. Hier c’était sauver les phoques, demain qui sait ce que ce sera.

    @Reblochon: Ça dépend des hommes faut croire! 😉

    @Omi-san: Bien d’accord avec toi. L’eau n’est jamais gaspillée car elle retourne toujours à l’océan ou dans le ciel en évaporation. La seule chose qui puisse être gaspillée, c’est l’énergie humaine pour la purifier, mais considérant le faible coût et la propreté de notre électricité, c’est bien peu de choses…

    @Léonard Langlois: Je pense comme Çaparle Aupopette sur ce point: faudrait installer un deuxième réseau complet avec des milliers de kilomètres de canalisations, ce qui implique deux fois plus de fuites, de problèmes et de place prises par ce réseau. Beaucoup d’efforts en bout de liste…

    @Çaparle Aupopette: Je suis d’accord…

    @Jonathan: Étroitesse d’esprit? Pour moi, l’étroitesse d’esprit s’est se féliciter de pénaliser les pauvres en leur faisant payer l’électricité trop chère. Au Québec, il faudrait réduire les coûts d’électricité pour les moins bien-nantis; trop de gens ont de la difficulté à payer leur facture. À 28 cents le kwh, les plus riches continueront de gaspiller alors que les pauvres vivront dans la misère. Je déteste profondément les solutions régressives et inégalitaires de ce genre.

    Merci à tous pour vos commentaires!

  13. Ha ha ha. Mais tu n’as qu’à exclure les entrepreneurs italiens de St-Leonard des appels d’offres. Deja les liberaux seront moins riches et la mafia blanchirat moins d’argent… et les liberaux aussi d’ailleurs.

    Le probleme des fuites, c’est parce que ce reseau est vieux et n’a jamais ete entretenu comme il aurait du etre.

    On ne va pas arreter de vivre à cause de l’incompetence, du copinage et de la corruption.

    Le reseau de Montreal doit etre refait, profitons-en pour travailler intelligemment et ouvrir les rues qu’une seule fois.

    @Louis : notre electricité n’est pas forcement propre. Un barrage cause d’enormesdommages à l’environnement.

  14. Salut Louis,
    Je ne crois pas que Jonathan propose un kwh à 28 cents. Simplement qu’à ce prix, les gens sont plus conscient de la valeur du kw et acceptent plus volontiers les économies d’énergie.

    Je suis d’accord pour accumuler les gestes, petits et grands, qui auraient pour effet d’économiser l’énergie. Toute production d’énergie est source de pollution à plus ou moins grande échelle. Et à moins que ce cher farfelu, 3rd Viscount Monckton of Brenchley, vienne encore une fois amuser la galerie, personne ne conteste ce fait.

    Jusqu’où accepterons-nous de modifier nos modes de vie pour diminuer la polution ? Là est toute la question. Des bols en plastique sans eau pour faire pipi peuvent constituer, pour certains, la ligne à ne pas franchir. Tant qu’on a pas respiré cette « modification », ce qui est mon cas, on ne peut pas juger.

    Mais il faut, à tout prix, éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain. Par exemple, l’élimination des sacs d’épicerie en plastique me semble une modification constructive pour diminuer la pollution. Une fois qu’on a admis qu’il existe des améliorations à apporter dans l’implantation de cette bonne idée, que tout n’est pas parfait pour tout le monde tout le temps, reconnaissons que, tout compte fait, c’est un pas en avant.

    Sinon cherchons tout de suite une autre planète à détruire.

    Pour en revenir à ta mauvaise expérience pipitatoire, l’idée de Léonard (récupération neige et pluie) me semble intéressante en y ajoutant, pour éviter les désavantages inhérents (travaux majeurs, coûts énormes, généralisation aveugle, etc..), les éléments suivants:
    1- commencer par les lieux publics en construction
    2- ajouter les autres lieux publics graduellement
    3- continuer en se basant sur l’efficacité des premières expériences

    Évidemment il faut continuer à forcer les grands pollueurs industriels et commerciaux à se civiliser et à respecter les humains qui les font vivre.

    Évitons surtout de négliger l’importance de la conscientisation mondiale sous prétexte qu’il y en a toujours un qui pollue plus que soi.

  15. « … l’élimination des sacs d’épicerie en plastique me semble une modification constructive pour diminuer la pollution. »

    Ca n’a pas ete trop dur à implementer une fois qu’on a donné le pretexte de l’environnement aux commercants. Dès que les citoyens ont ete murs et recepetifs, les commercants ont sauté sur le projet ; moins couteux pour eux et meme rentable quand ils font payer les sacs et en vendent des reutilisables. Une fois de plus le consommateurs qui payent en bout de ligne. Les patrons sont morts de rire ! COmme quoi l’ecologie c’est un sacré business ! Enfin, on ne va pas trop se plaindre, c’est bon pour la nature.

  16. Et voilà Reblochon:
    « Enfin, on ne va pas trop se plaindre, c’est bon pour la nature. »

    C’est bon pour la nature, c’est un pas en avant. Perso, il m’est arrivé une seule fois d’acheter les sacs à 5cennes.
    Non pas que je n’oublie pas mes sacs en tissu, mais, quand ça m’arrive (souvent!), je n’ai, la plupart du temps, que quelques items et je les portes tout nus jusqu’à mon gros VUS…
    (non, je blague, j’ai juste un petit vus que j’essaie de ménager)

    C’est ce que je veux dire par ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. OK les commerçants n’ont pas été longs à voir l’opportunité et c’est à nous de réagir. Mais le résultat final est positif; je ne dis pas merveilleux, je dis positif. Maintenant multiplions ces résultats et inculquons en le bien fondé dans la population.

    L’idée est que ça fasse boule de neige.

  17. Merci Çaparle Aupopette, je ne proposais en effet pas le kwh à 28 cents car c’est déjà une réalité pour moi.

    Malheureusement, c’est lorsqu’une ressource devient rare et/ou cher que les gens pensent à l’économie. Je remarque que certains ne réalisent pas la chance d’avoir autant de ressources disponibles au québec et je salue ainsi les initiatives telles que la réutilisation de la neige.

    Bien sûr que cela représente un coût, mais il faut penser long terme et juger de la pertinence en cas de réfection.

    Au risque de me répéter, je ne favorise pas les mesures extrêmes mais seulement le gros bon sens.

    Aucun système n’est parfait, mais je remarque quelques bonnes initiatives en suisse tel que le financement d’installations solaires ainsi que la minergie pour les nouvelles constructions. Au bureau, nous utilisons même l’eau du lac pour tempérer les locaux (été comme hiver).

  18. Ce qui me sidère dans le débat autour des sacs en plastiques est la résistance au changement (pas de vous bien sûr mais de la population en générale).

    Historiquement parlant, les épiceries se sont vues obligés de fournir ces sacs parce que les gens n’avaient pas de solutions pour transporter leurs achats. Et depuis, ceci est devenue la norme. Personnellement, je trouve ridicule de transporter 15 petits sacs qui risquent à tout moment de se déchirer. En suisse (oui désolé de comparer mais c’est pour partager et exposer une autre réalité), on ne se pose même pas ces questions.

    Et tant mieux si un certain business se crée en production de sacs durables (certains sont très pratiques, attrayants et même rigolo).

  19. Alors premierement, je n’ai pas attendu qu’on impose cela pour ne pas demander de sac quand je pouvais porter mes courses dans mes poches ou mes propres mains.

    Deuxiement, il faut maintenant que j’achete des sacs poubelles pour remplacer mes sacs d’epicerie, bien que ces derniers etaient moins resistants, epais et donc polluant que super glad qui resiste à tout !

    Et pour finir, on nous emmerde avec des sacs plastiques en nous parlant de ressources qui va disparaitre. Quelqu’un s’est deja amusé à peser un de ses sacs pour ensuite comparer avec la quantité de plastique utilisée dans n’importe quelle bebelle faite aujourd’hui ? COmbien de sacs cela prendrait pour faire un simple jouet pour enfant qu’on nous distribue comme gadget dans un resto ou un avion et qui se retrouvera à la decharge 15 jours plus tard ?! Combien de temps ce jouet va rester dans l’environnement avant d’etre detruit par rapport à une fine pellicule de plastique ? Le seul vrai probleme du sac, c’etait surtout qu’il partait au vent et pouvait tuer des animaux qui les consommaient. On ne parlera pas de ces maisons pour enfants, ces aires de jeux, ces vehicules, etc. en plastique, des dizaines de kilos de plastique dans la plupart des foyers,l’equivalent de millions de sacs plastiques. Où sont les jouets de mon enfance presque indestructible, une bonne partie en fer ou en bois ? Où sont passés les camions Tonka tout-metal de mes enfants ?

    Perso, les sacs d’epicerie j’en recyclais 80% chez moi. Et ceux que je ne recyclais pas… ils allaient au recyclage.

    ***********

    En parlant de pays etranger, quand je vivais en allemagne en 90, ils avaient viré la plupart des bouteilles plastiques et ré-imposé celle en verre ! On attend quoi ici ? On attend quoi pour remettre le bois à l’honneur ? Une matiere renouvelable. On attend quoi pour redonner ses lettres de noblesse au fer blanc, une matiere moins polluante que le plastique et bien plus facilement recyclable et qui enfouit sali moins ?

    Sinon comme d’autres pays, pourquoi ne pas faire payer le ramassage des poubelles au poids, au volume ?

    Ah quand ca coute aux entreprises, quand ca devient reellement moins pratique pour l’usager, y a moins de monde tout d’un coup !

  20. Bonjour Reblochon,

    « Et pour finir, on nous emmerde avec des sacs plastiques en nous parlant de ressources qui va disparaitre. »

    J’ai dû manquer celle-là. La principale raison est sa durée de « vie » dans la nature. Et elle est suffisante. Tu te souviens du nombre de sacs utilisés ? Les emballeurs n’avaient pas l’air d’avoir trop conscience en leur résistance. Je m’étais laissé dire que c’était une consigne pour donner l’impression qu’on en avait plus pour notre argent en sortant des grands marchés d’alimentation.

    Tu as mille fois raison pour les jouets, les bouteilles, l’utilisation du bois, du fer blanc, pour les ordures au volume aussi. Au fait, ici, l’hiver, on ramasse aux 2 semaines.

    Et que dire du sur-emballage ??
    C’en est ridicule. Il faut légiférer d’urgence pour contrôler cette folie. Le problème, c’est qu’il faudrait une loi mondiale puisque la majorité de ces bébelles vient de l’extérieur.

  21. Le suremballage ! Ha ha ha ! Cette farce. Et cette nouvelle mode de tout foutre sous platiqus epais et cellé pour eviter qu’on ouvre des boites et vole des choses.

    La durée de vie dans la nature d’un sac d’epicerie est moins long qu’un sac poubelle. Et les seuls sacs d’epicerie que je jettais, c’etait ceux qui me servaient de sac poubelle !

    Les bebelles en plastiques, jouets, carcasse d’appareils, crayons, etc. restent plus longtemps dans la nature parce que plus epais.

    Le vrai probleme du sac plastique c’etait vraiment sa dispertion par rapport aux vents et le danger pour certains animaux.

    Je precise que je n’ai jamais dit que je trouvais stupide cette nouvelle habitude de ne plus donner de sac dans les magasins… bien au contraire. Juste que j’aime avoir une vue plus large du debat.

  22. « … pour eviter qu’on ouvre des boites et vole des choses. »

    Bon tu viens de leur ouvrir la porte pour une augmentation des produits sous prétexte que le vol à l’étalage coutera plus cher que le suremballage. 😉

    « Juste que j’aime avoir une vue plus large du debat. »

    Amen.
    Ce n’est qu’un exemple. Le point central de mon intervention c’est que, comme disait Landry pour caractériser certaines mesures budgétaires : »…il n’y a pas de petites économies »; eh bien, il n’y a pas de petites réductions de pollution.

    Bref : conscientisons, réduisons, et continuons de réduire et de conscientiser.

  23. je fais cela tous les jours en elevant mes enfants et en changeant certaines habitudes de vie avant meme qu’on me le demande ou qu’on me force à le faire. Sans en etre malade et me rendre la vie fatiguante… et plus par principe que pour rellement changer le monde, parce que n’importe quelle grosse compagnie sale detruira les efforts d’une vie en une peite journée.

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