Éthique et culture religieuse: la grande propagande

La sortie de Pierre Curzi contre le cours d’Éthique et culture religieuse (ÉCR), qu’il souhaite remplacer par un cours d’histoire, est un signe supplémentaire du changement de ton qui s’opère non seulement au sein du Parti Québécois, mais également dans la population. Sur un sujet aussi controversé que l’imposition du multiculturalisme comme dogme absolu dans nos écoles, on a enfin l’impression qu’il est possible de s’exprimer et de clamer son refus de se voir disparaître dans la mélasse d’une confusion identitaire sans pour autant se faire traiter de racistes ou de xénophobes.

ecr

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L’étude publiée hier par la sociologue Joëlle Quérin est sans appel: le cours d’Éthique et culture religieuse est un outil de propagande cherchant non pas à éduquer nos enfants afin qu’ils adoptent des comportements issus de la réflexion, mais plutôt à imposer les comportements qu’on considère comme socialement acceptables, avec les accommodements raisonnables en première ligne. Quérin explique magistralement de quelle façon on a voulu créer ce cours dans l’optique de favoriser la diversité culturelle et de s’approprier l’opinion des minorités au détriment du ciment unificateur d’une culture forte et homogène. « L’implantation [du cours d’Éthique et culture religieuse] était déjà présentée à l’époque comme une obligation morale sur laquelle la population n’était pas en droit de se prononcer » peut-on y lire. En clair: le multiculturalisme constitue un dogme tout-puissant et au lieu d’aider l’enfant à prendre conscience de sa position identitaire dans le monde, on l’invite à renier encore davantage ses origines pour adhérer aux valeurs de l’autre. On lui enseigne l’à-plat-ventrisme et le déni de son identité.

De la même manière, l’étude démontre de quelle façon le cours d’Éthique et de culture religieuse camoufle cette identité derrière la conception surréaliste d’un Québécois ne faisant pas partie d’un tout au niveau de la langue ou des valeurs, mais se définissant simplement selon des notions juridiques. Bref, selon ce cours, est Québécois qui respecte la Charte québécoise des droits et libertés! L’auteure se demande: les touristes sont-ils Québécois parce qu’ils respectent cette charte? Où se trouve la culture, la langue, l’histoire commune? « Le cours d’ÉCR consacre une conception du Québec comme nation strictement civique, définie non pas à partir de son histoire et de ses spécificités culturelles, mais uniquement à partir de sa Charte des droits ». En somme, il suffit d’être ici, de considérer la culture québécoise comme étant inexistante d’un sens anthropologique, de célébrer les origines de tous les immigrants (mais pas la nôtre, non, non, méchant xénophobe va!), et on devient Québécois. Plus suicidaire que cela, tu te promènes avec une corde autour du cou.

Toute cette contamination du cours d’Éthique et culture religieuse par des objectifs politiques de valorisation du multiculturalisme appelle une question importante: à quoi sert l’éducation? L’école doit-elle constituer une machine à former des individus selon la soupe idéologique du jour, camouflant la réalité, occultant des faits, vampirisant la pensée naissante des citoyens de demain, ou ne devrait-elle pas plutôt façonner des individus libres et informés non seulement sur les autres, mais aussi et surtout sur eux-mêmes, sur leur culture, leurs valeurs, leurs ancêtres?

Or, ce n’est pas en enfonçant le clou rouillé et difforme du multiculturalisme dans la tendre cervelle de nos rejetons qu’on réussira à leur apprendre l’ouverture. L’ouverture, la véritable ouverture, c’est avant tout la capacité à remettre en question les dogmes officiels. Être ouvert, c’est avoir un esprit suffisamment formé non seulement aux idées largement véhiculées et considérées comme acceptables dans la société, mais également comprendre et s’intéresser aux idées que la société a choisi de rejeter. Si l’éducation se contente d’être le reflet des valeurs courantes de la collectivité, on se condamne à faire du surplace et on empêche la nécessaire évolution des idées.

Ainsi, en refusant de s’intéresser à l’évolution historique et culturelle du peuple québécois, en choisissant d’occulter le lien direct entre les choix politiques et religieux de nos ancêtres et ce que nous sommes aujourd’hui, en faisant primer l’apprentissage des comportements de nos chérubins sur la nécessité de leur inculquer un esprit vif et critique, capable par lui-même de juger des avantages ou des inconvénients à adopter le dogme du multiculturalisme, nous sommes en train de créer des individus amorphes, en crise identitaire, profondément dépourvus d’outils pour comprendre la place historique qu’ils occupent dans le monde. De futurs adultes à l’identité schizophrénique, écartelée entre des racines réelles qu’on a voulu déraciner et les racines imaginaires qu’on a voulu créer en eux.

À force de vanter le « rapprochement entre les différentes communautés du Québec » (dixit la ministre Courchesne) passant par la survalorisation du multiculturalisme, on oublie peut-être la chose la plus importante: la sauvegarde de la seule communauté capable de réellement accueillir toutes les autres et pouvant leur donner envie de vouloir s’intégrer dans un vivre-ensemble porteur d’avenir.

Une société plus cohérente et ouverte passe peut-être donc par la revalorisation de la nation québécoise et par le message, sans ambiguïté, que le peuple du Québec possède une histoire, une culture et une langue communes et que nous sommes prêts à accueillir quiconque désire se joindre à notre destin commun dans le respect des valeurs qui nous sont chères.

Car à trop chercher à se rapprocher des autres, on oublie peut-être le principal: ont-ils envie, eux, de se rapprocher d’un peuple sans culture, sans histoire, sans passé, sans fierté, sans futur? Un peuple dont les plus hautes aspirations sont de se fondre dans tous les autres?

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23 Réponses

  1. « «Si je prête foi à l’étude, et j’ai tendance à le faire passablement, je suis d’avis qu’on devrait cesser d’enseigner ce cours», a soutenu aujourd’hui en entrevue à La Presse Canadienne le député de Borduas, Pierre Curzi. »(Le Devoir)

    Il est là le problème. Ce n’est pas le PQ qui dit ça, mais seulement Pierre Curzi.

    C’est de l’étude qu’il parle et non pas du cours. Il admet qu’il n’a rien vu depuis que ce cours est imposé, malgré que son endoctrinement est dénoncé jusque dans les tribuneaux par des centaines de parents. Lui, porte-parole du PQ en matière d’éducation, donne l’impression qu’il vient juste d’êre mis au courant.

    Une étude a dit à Marois de concevoir ce cours en 1999 et maintenant une étude dit à Curzi de l’abandonner.

    Lorsqu’ils seront au pouvoir, ils vont simplement faire ce que les bureaucrates fonctionnaires leur diront ce qui doit être fait.

    Et ces bureaucrates obéissent eux-mêmes à Ottawa et à la minorité Anglaise du Québec.

    La seule déclaration sérieuse qui démontrerait un esprit indépendant serait c’elle d’abandonner le projet du CHUM pour faire du MUHC une institution francophone.

    L’endoctrinement multiculturaliste n’est pas seulement dans le cours ECR, il est imbriqué dans tout le curriculum. Éliminer le cours ECR serait comme enlever le gras sur le dessus, mais pas à l’intérieur. Plus cosmétique qu’autre chose.

    Il doit bien y avoir quelqu’un au PQ qui pense par lui même.

  2. Je ne partage pas l’opinion de Mesdames Joëlle QUERIN et Pauline MAROIS.
    En effet, privilégier la culture québécoise et la religion catholique est certes légitime, mais à notre époque de pluralisme des cultures et des convictions, cela ne peut, selon moi, que favoriser le communautarisme et donc l’intolérance.
    Certes, les parents croyants ont le droit constitutionnel d’imposer unilatéralement leur religion à leurs enfants, mais je crains que cela ne favorise pas leur intégration à la modernité …
    Je pense qu’un minimum de culture générale implique un minimum de culture religieuse, mais aussi laïque.
    Or, actuellement, le cours d’ECR fait découvrir six autres religions avec tant de détails, que cela jette la confusion dans l’esprit des enfants et, par comparaison, cela ne peut que renforcer la religion traditionnelle et majoritaire.
    Les évêques l’ont d’ailleurs bien compris ! C’est même, à mes yeux, le but hypocrite de ce cours : tenter de compenser le déclin du catholicisme, la déconfessionnalisation et la laïcisation croissantes de la société … Initialement, en effet, il devait être fait mention de l’existence de conceptions non religieuses. C’était un minimum, par simple honnêteté intellectuelle. Or, à présent, même la mention de l’athéisme est supprimée, comme si c’était une abomination !

    Dans un souci de neutralité et de réduire les inégalités socioculturelles, l’école, via le cours d’ECR, devrait donc compenser l’influence des parents, par une DOUBLE information minimale, objective et non prosélyte : d’une part, au cours d’histoire, ou lors d’un cours de philosophie, sur le « fait religieux » ET d’autre part, sur le « fait laïque » (l’humanisme laïque, ses principes de libre examen, d’esprit critique, d’autonomie et de responsabilité individuelle, ses valeurs universalisables – puisque bénéfiques à tous, telles que le respect de la dignité humaine -, ses options, ses objectifs, la spiritualité laïque, …, actuellement occultés).

    Cela permettrait enfin à chacun de choisir ses convictions philosophiques OU religieuses en connaissance de cause, aussi librement que possible, d’accepter la différence enrichissante de l’autre et de tendre ainsi vers une réelle citoyenneté, fondée un meilleur « vivre ensemble ».

    Michel THYS Waterloo en Belgique.

  3. «d’une part, au cours d’histoire, ou lors d’un cours de philosophie, sur le « fait religieux » ET d’autre part, sur le « fait laïque » (l’humanisme laïque, ses principes de libre examen, d’esprit critique, d’autonomie et de responsabilité individuelle, ses valeurs universalisables »

    Hmmmmmmmmmmmmmmmmmm

    Puis : «la spiritualité laïque»

    Hmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm…
    Tu es le roi de la médiocrité et des zones grises, mon cher Michel. Pour que le Québec conserve son visage et son caractère distincts en Amérique du Nord, il ne faut pas que le peuple d’accueil s’adapte aux étrangers, mais plutôt le contraire. En plus de notre petite démographie, dans un monde idéal, il faudrait que nos politiciens ramassent leurs testicules (Pauline Marois incluse) et qu’ils coupent l’immigration totalement sur au moins dix ans. Puis au niveau moral et social, un retour aux sources chrétiennes est plus que souhaitable pour redresser notre colonne vertébrale collective gravement affaiblie à cause du libéralisme moral, les pressions marxistes et la montée du fémi-fascime. Ce retour à la société droite aurait également des effets sur notre économie, où l’oppression fiscale et la présence de l’État dans nos vies seraient réduites considérablement, et où le système «welfare» tomberait pour encourager la coopération entre les citoyens et où ces derniers seraient encouragés à travailler fort pour gagner leurs vies (donc moins de BS chroniques ayant la capacité de travailler). Plus de gens qui travaillent + moins de système «welfare» + impôts beaucoup plus légers pour le travailleur et l’entreprise = société plus productive, plus prospère, plus attirante, et on paye notre dette nationale et les autres nations suivent notre modèle. La réflexion va loin, mais dis-toi qu’il n’y a pas si longtemps, le Québec vivait comme cela, et comme par hasard, nous étions à ce moment-là la deuxième société la plus prospère au monde.

    Je croyais qu’aux Flandres, on avait déjà compris ça … faut croire que non !

  4. @ Michel THYS

    Vouc écrivez:

    « Certes, les parents croyants ont le droit constitutionnel d’imposer unilatéralement leur religion à leurs enfants, mais je crains que cela ne favorise pas leur intégration à la modernité »

    Voici NOTRE réalité:

    « Rappelons que l’article 41 a été modifié par l’adoption de la Loi 95 en juin 2005. Cette loi a pavé la voie au cours d’éthique et culture religieuse. Pour imposer ce cours, la Loi 95 abolit en pratique la liberté de choix des parents :

    1. en abrogeant l’article 5 de la Loi sur l’instruction publique ;
    2. en modifiant l’article 41 de la Charte québécoise.

    Cette Loi abroge également l’article 20 de la Loi sur l’instruction publique, qui prévoyait la liberté de conscience pour les professeurs en matière d’enseignement de cours à contenu moral ou religieux. »

    La suite:
    http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2008/11/larticle-41-de-la-charte-des-droits-et.html

    p.s.
    A part sous une dictature, où retrouve-t-ion ce genre de lois dans l’histoire ?

  5. « Je ne partage pas l’opinion de Mesdames Joëlle QUERIN et Pauline MAROIS. »(Michel Thys)

    Votre commentaire ne fait aucun sens. Querin est contre le cours et Marois est pour.

    Pour ce qui est de votre critique sur le cours, elle ne serait pas même permise en classe et vous risqueriez l’expulsion si vous insistiez.

    L’école est un endroit pour apprendre les matières de base, l’histoire nationale, développer et connaître son corps, apprendre le fonctionnement des institutions gouvernementales, municipales et civiles et les rudiments de l’économie.

    Ce n’est pas un endroit pour endoctriner les jeunes d’idéologies de comment vivre ensemble ou comment penser. C’est aux parents de s’occuper de ça. Si des parents ne peuvent pas le faire, c’est leur problème pas celui des autres qui n’ont pas à souffrir d’une bataille de valeurs avec les profs.

    Ce n’est certainement pas dans une salle de classe que nos jeunes vont découvrir leur spiritualité.

    Actuellement l’école est plus près de l’asile d’alliénés. Il suffit de voir et entendre la ministre pour s’en convaincre.

  6. @Gébé Tremblay: Je crois que si Curzi le dit ouvertement, c’est déjà bon signe. Un sondage récent démontrait que Curzi est le politicien le plus populaire au Québec, devant Marois. On ne pourra pas le faire taire. Je le verrais comme chef du PQ; beaucoup plus d’envergure que Marois. Mais malheureusement, il faudra sans doute attendre un échec péquiste en 2012… ou un je-ne-sais-quoi d’autre.

    @Michel THYS: Le problème, selon ma compréhension des choses, est précisément que le cours ne vise pas à informer, mais plutôt à endoctriner; on ne cherche pas à apprendre des faits, mais plutôt des comportements. En ce qui concerne le pluralisme des cultures, il me semble qu’il n’a jamais été aussi faible qu’aujourd’hui; les cultures minoritaires se font chaque jour dépecées par le grand couteau anglophone d’une world-culture peu respectueuse de la diversité. Il me semblerait donc sage que l’école apporte un point de vue alternatif et indique que le déni de soi et le refus de son identité ne sont pas des valeurs qui vont de soi, mais plutôt un choix politique qu’il est possible de rejeter!

    @Frankie: SVP Frankie, pas d’insultes. Tu peux être en désaccord avec Michel sans le traiter de « roi de la médiocrité »… Pour le reste, je n’ai qu’à dire que ta société basée sur la charité a déjà existé et a échoué lamentablement. Si on redistribue la richesse selon le bon vouloir des gens, on ne la redistribue pas adéquatement. C’est à l’État de bien la redistribuer et c’est grâce à l’État que nous sommes sortis de l’État de misère extrême dans lequel nous étions il y a moins d’un siècle.

    @Sébas: Je crois qu’au-delà de l’abolition du choix, il faudrait regarder les conséquences directes du cours en question; on ne choisit ou non choisit pas d’enseigner ou non les mathématiques, mais on le fait. Je crois que l’école doit imposer la plus grande partie de son programme (question de cohérence et de stabilité au niveau social), mais je suis d’accord qu’au niveau spirituel, c’est un peu périlleux comme approche.

    Merci pour vos commentaires!

  7. Alors que Curzi mette ses culottes tout de suite ! C’est le bon moment, plus tard il sera trop tard.

    Curzi doit contredire Marois en tenant sa position d’abolir ce cours.

    Marois est une vendue. Elle est derrière la création de ce cours, la réforme, le projet du MUHC, la santé privée, elle doit sa fortune à Trudeau et Desmarais et tous ces projets ont des concepteurs hyper-fédéralistes derrière.

    Comment n’importe quel indépendantiste nationaliste peut croire une seconde en une chef qui avoue n’avoir pas vu que le cours ECR était multiculturaliste ? À quoi peut bien servir un tel chef complètement aveugle et ignorant ? Aussi bien mettre Gérald Tremblay à la tête du PQ !

    Curzi doit prendre l’opportunité de cette crise MAINTENANT. C’est la crise dont parlait et souhaitait Parizeau. Le cours ECR est un pivot qui peut faire s’écrouler tout le château multiculturaliste qui nous emprisonne.

    Marois va tout faire pour étouffer l’affaire, comme elle l’a fait pour les accommodements raisonnable avec l’aide de son ami Louis Bernard (créateur de la commission B-T) en collaboration avec le PLQ. Elle veut faire la même chose avec le ECR.

    Curzi a aucun lien avec le gouvernement péquiste de 1994-2002. Il peut redonner du sang neuf au PQ et faire le nettoyage de l’État québécois.

    Et comme tu dis, il est le plus populaire au Québec !

    Cette chance ne passera pas deux fois.

  8. Le cours d’Éthique et culture religieuse ! Quel fumisterie. Quand je vois ce que mes enfants y apprennent… c’est à dire moins que rien.

    Un bon cours d’histoire, comprenant l’explication de ce que sont les religions dans cette histoire, terminé !

    Pour l’ethique, elle est apprise par tous les profs depuis la maternelle. Nos enfants n’ont pas besoin d’un cours pour ca. Qu’on ramene plutot les cours d’univers social, pour les preparer à ce que la vie d’adulte leur reserve : leurs droits, leurs devoirs, comment marche la société et une vie de personne libre et independante, etc…

    Ce cours n’est qu’un placebo pour que nos amis religieux se remettent de la perte de leur cours de religion. Je pense qu’on peut maintenant le jeter aux poubelles !

  9. @ Louis:

    Michel THYS est un fervant athée (plus fervent qu’un fervent croyant !), et c’est vrai qu’il ne semble pas connaître les enjeux..

    Le mouvement laique du Québec (MLQ) est contre ce cours, autant que les croyants.

    Voir:
    http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2009/03/reaction-de-m-me-poisson-du-mlq.html

    ***

    Pour la ‘cohésion sociale’:

    Encore une fois, qui est mieux placé que CHAQUE INDIVIDU pour réaliser ça? Si c’est imposer « d’en haut » (par quiconque, eglises incluses) cela se termine toujours (sans exception) par moins de cohésion et -à terme- par une disclocation sociale totale. D’ailleurs, le Québec, la Suède et qq autres pays occidentaux, sont des « labos » mondiaux, à ce niveau.

    Cela revient toujours à mon fameux paraoxe (i.e. plus les individus sont libres, plus grande est la solidarité, la responsabilisation sociale, la cohésion, etc). J’espère qu’un jour, tu vas essayer de ‘jouer’ avec cette hypotèse. Seuelement pour en évaluer tous les tenants et aboutissants. Et essayer d’entrevoir la possibilité que notre société occidentale -de plus en plus collectiviste- est sur une pente TRES dangereuse.

    p.s.
    Dis-moi, es-tu capable de défendre les 2 positions (i.e. collectiviste vs individualiste et de comparer leur ‘fruits’ et ce, de façon tout à fait objective?). Car moi j’étais un collectiviste (la majeure partie de ma vie) et je connais les arguments par coeur. Toi, connais-tu tous mes arguments? Veux-tu les connaître? 😉

  10. Désolé:

    « dislocation sociale »

    « fameux paradoxe »

    « hypothèse »

    « Seulement »

    « leurS ‘fruits’ »

  11. @ Reblochon

    « Nos amis religieux » (sic) sont maintenent -presque- tous contre ce cours. Ce cours est post-post-moderne, relativiste à l’os, une bouillabaisse mondialiste et une ébauche de la future religion polythéisme de nos chers anti-monothéistes.

    Vous n’êtes pas sans savoir que le but de nos élites « éclairées » (de brillantes !lumières! scintillantes: à vous de trouver la provenance de ces lumières), est de créer -à terme- une religion mondiale calquée sur notre cours ECR ? (ou est-ce plutôt le contraire?)

    🙂

    Chez nous, Langirand, Jacques de son prénom, est « l’apôtre » principal de cette bouillabaisse anti-monothéiste.

    Soyons fiers, nous sommes -avec quelques autres pays occidentaux- des labos-du-futurs gvt mondial !

    On n’arrête pas le « progrès »…

    Et tout ça est prévu depuis TRES longtemps… par des élites du début du siècle dernier… qui ont réactualisé des idéologies plurimillénaires…

    TOUS les « ismes » progressistes d’aujourd’hui -sans exceptions- sont issues du même groupe qui se dit « adogmatique », « ouvert » et « tolérant »…

    Trouvez ce groupe -et ses origines babyloniennes- et vous allez pouvoir comprendre ce qui s’en vient pour bientôt.

    Bonnes recherches… ou non (si vous croyez que j’exagère)

    ***

    J’avais écrit ça le 18 août 2009 (sur un autre site):

    Ce cours a causé un évènement rare au Québec:

    Presque tous les athées, agnostiques, croyants (chrétiens, musulmans, juifs, etc), québécois dit de ‘souche’, immigrants récents ou de longue date, francophones, anglophones, noirs, blancs, jaunes, rouges, verts, bruns, hommes, femmes, maigres ou gros, humains ou extra-terrestres -qui ont étudié le contenu du cours- sont contre !

    Bravo à nos idéologues étatistes, vos objectifs visant à augmenter le « mieux vivre ensemble » et le « dialogue », sont atteints !

    10 sur 10

    🙂

  12. « future religion polythéisTe »

  13. Sauf que je ne suis pas contre par le contenu offert, juste par l’unitilité de ce genre de cours. Et là je ne m’entends pas avec mes amis agnostiques, croyants (chrétiens, musulmans, juifs, etc), québécois dit de ’souche’, immigrants récents ou de longue date, francophones, anglophones, noirs, blancs, jaunes, rouges, verts, bruns, hommes, femmes, maigres ou gros, humains ou extra-terrestres.

    D’ailleurs on ne devrait meme pas perdre une minute à parler de ca. On prend les heures de ce cours et hop on les donne au prof d’histoire et ceux d’ethique se reconvertisse dans les science sociales. Naturellement sans demander l’avis des gens ce qui fait que la majorité, les 80% de citoyens silencieux ne protestera pas !

  14. @ Reblochon:

    Connaissez-vous vraiment le contenu -et surtout, l’objectif ‘avoué’, des concepteurs- de ce cours ?

    Et, si vous voulez en parler, puis-je savoir quelles sont vos ‘croyances’ ?

    Finalement, avez-vous le droit d’imposer ces croyances autres autres par l’entremise d’un gouvernement anti-démocratique ?

  15. – aucune croyance religieuse donc je n’impose rien. La religion, c’est comme le cul, ca reste dans la chambre à couché, rien à foutre à l’ecole sauf pour expliquer ce que c’est ; 12h de cours suffisent pour cela. J’ai eu ce genre d’education comme des millions de gens dans d’autres pays laics, ca ne nous a pas rendu plus con et ignorant. Je connais ces religions, je m’en suis fait un avis personnel, je n’oblige personne à croire comme moi, pas plus que j’interdis les pratiques religieuses des autres dans la sphere privée. La société n’a pas à subir cela, ca nous coute deja bien assez cher en subvention et autres betises toutes ces pratiques du culte, vont pas en plus venir nous emmerder à l’école.

    – 4 enfants dont 3 scolarisés… oui je connais le contenu

    – en politique militante active… oui je sais l’objectif ‘avoué’ de ce cours … si on comprends la meme chose par l’objectif ‘avoué’.

  16. Je sais on te l’a déjà dit mais tu rêve 🙂 mais bon tu me fais sourire quand tu dit qu’il faut avoir la foi pour avoir une bonne colonnes, je m’excuse mais je ne crois pas en dieu, je crois en moi et c’est ce qui fait que j’ai une colonne. Se servir d’une pensée magique comme béquille qui explique tout le mal qui nous arrive c’est un belle exemple de manque de colonne…

  17. hourra M. Reblochon 🙂 100% avec vous.

  18. André

    «Se servir d’une pensée magique comme béquille […]»

    Pourquoi insultes-tu les chrétiens ?
    De un, l’as-tu déjà lu la Parole de Dieu ou tu t’es juste contenté de quelques lignes du p’tit catéchisme que tu devais apprendre par cœur ? De deux, de seulement dire que nous nous servons de «la pensée magique comme béquille» n’est même pas un argument, surtout lorsqu’il est accompagné de rien d’autre. Pas fort …

    Puis, si tu avais lu mon message comme il faut, tu aurais constaté que je parle des VALEURS chrétiennes, ces mêmes valeurs qui constituent notre système de justice (de moins en moins par contre, ce qui fait place à des sentences bonbons), à l’importance de la famille nucléaire, à l’importance de travailler fort pour gagner sa croûte, valeurs qui s’opposent à toutes formes d’oppression, etc.

    Donc, encore une fois, on tente de dévier la discussion pour salir les chrétiens. À l’avenir, prenez donc mes commentaires comme ils viennent, puis si vous avez quelque chose d’intelligent à dire sur mon message, et évidemment en rapport avec le billet, ça me fera plaisir de vous lire, sinon, passez-donc votre tour !

  19. Et voilà la réponse :

    « Québec — C’est désormais Pauline Marois qui s’exprimera au nom du PQ au sujet du très controversé cours Éthique et culture religieuse. Le porte-parole en matière d’éducation, Pierre Curzi, l’a confirmé hier au Devoir. « C’est madame Marois qui a repris le ballon », a-t-il rapporté. Le député se dit d’accord avec la position de sa chef, formulée la semaine dernière, selon laquelle une commission parlementaire devrait se pencher sur ce cours introduit en septembre 2008, et ainsi en faire le bilan. »

    Non, Curzi a pas les couilles.

  20. Il n’y a pas de signes plus assurés de la ruine d’un état que le mépris du culte divin. (Machiavel Nicolas)

  21. N’importe quoi. Une citation datant du moyen age… tres pertinente aujourd’hui. Surtout quand on connait le monde de Machiavel et l’importance de l’église dans celui-ci.

    Bientot ici même, une citation de mussolini pour nous expliquer ce qui est important dans la vie.

  22. Ma réplique se résumera à trois citations : celle de Gandhi, celle de Jean-Jacques Rousseau et celle d’Alexis de Tocqueville :

    Gandhi affirme : « Les religions représentent des routes différentes qui convergent au même point. Peu importe si nos chemins ne sont pas les mêmes, pourvu que nous atteignions le même but. À vrai dire, il y a autant de religions que d’individus. Si un homme parvient au cœur de sa propre religion, il se trouve, de ce fait, au cœur même des autres religions (…) Après une étude et une expérience approfondies sur cette question, j’en suis venu à la conclusion que 1) toutes les religions sont vraies; 2) aucune n’est tout à fait exempte d’erreurs; 3) toutes les autres me sont presque aussi chères que la mienne, dans la mesure où notre prochain devrait nous êtres aussi cher que nos proches parents. J’ai autant de vénération pour la foi des autres que pour la mienne… Dieu a créé différentes religions, tout comme il a créé leurs adeptes. Comment donc pourrais-je concevoir que la foi de mon voisin soit inférieure, et souhaiter qu’il se convertisse à ma religion ? Si je suis vraiment un ami loyal, je ne peux que prier pour lui souhaiter de vivre en parfait accord avec sa propre foi. Il y a plusieurs demeures dans le royaume de Dieu et elles sont toutes aussi saintes. Que personne ne redoute de voir s’affaiblir sa propre foi en se livrant à une étude respectueuse des autres religions. La philosophie hindoue voit des fragments de vérité dans toutes les religions et nous enjoint d’avoir du respect pour chacune. Bien entendu, cela présuppose la même attitude pour sa propre religion » « La religion est un seul arbre avec de nombreuses branches. Si on ne voit que les branches, on est tenté de dire qu’il y a beaucoup de religions ; mais si on voit l’arbre entier, on comprend qu’il y a une seule religion » « La tolérance est aussi éloignée du fanatisme que le Pôle Nord du Pôle Sud. Une connaissance approfondie des religions permet d’abattre les barrières qui les séparent » (Gandhi, Tous les hommes sont frères : vie et pensées du Mahatma Gandhi d’après ses œuvres, Éditions Gallimard, Commission Française pour l’UNESCO, 1969).

    Et Jean-Jacques Rousseau d’ajouter : « Émile qu’il ne pût apprendre de lui-même par tout pays, dans quelle religion l’élèverons-nous ? À quelle secte agrégerons-nous l’homme de la nature ? La réponse est fort simple, ce me semble ; nous ne l’agrégerons ni à celle-ci ni à celle-là, mais nous le mettrons en état de choisir celle où le meilleur usage de sa raison doit le conduire » (Jean-Jacques Rousseau, Émile ou de l’éducation, Garnier-Flammarion, Paris, 1966).

    Alexis de Tocqueville affirme : « La liberté voit dans la religion la compagne de ses luttes et de ses triomphes, le berceau de son enfance, la source divine de ses droits. Elle considère la religion comme la sauvegarde des mœurs ; les mœurs comme la garantie des lois et le gage de sa propre durée » « On ne peut donc pas dire qu’aux Etats-Unis la religion exerce une influence sur les lois ni sur le détail des opinions publiques, mais elle dirige les mœurs, et c’est en réglant la famille qu’elle travaille à régler l’État » « C’est le despotisme qui peut se passer de la foi, mais non la liberté. La religion est beaucoup plus nécessaire dans la république qu’ils préconisent, que dans la monarchie qu’ils attaquent, et dans les républiques démocratiques que dans toutes les autres » (Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, Tome I, Flammarion, Paris, 1981).

    Eric Folot

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