Je, me, moi (NOUS!)

Je déteste l’individualisme. J’ai toujours trouvé que l’idée vieillotte d’une main invisible du marché où la somme des intérêts personnels donnerait l’intérêt collectif était aberrante. Combien de fois faudra-t-il détruire jusqu’à la racine de cette idée débile avant que le concept ne meurt définitivement? Le bonheur collectif dépasse de loin, de très loin la somme des intérêts personnels. Baie-des-Sables ne nous fournit qu’un exemple supplémentaire.

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Vous aviez sûrement lu cette nouvelle. Une municipalité du Québec profond refuse, suite à un référendum, une subvention de 245 000$ pour construire une bibliothèque municipale car l’entretien de celle-ci aurait occasionné une augmentation de quelques dollars de l’impôt foncier.

Individuellement, n’était-ce pas la bonne solution à suivre? La plupart des habitants n’ayant probablement pas d’enfants et ne démontrant peut-être pas grand intérêt pour la lecture, pourquoi faudrait-il que chacun paie ne serait-ce que quelques dollars par année pour que d’autres puissent lire? Plus alléchant de sauver un petit vingt dollars et de s’acheter de la bière ou du gin.

Or, quelle conséquence ce choix égoïste a-t-elle sur la municipalité elle-même, et sur ses propres habitants? Extrapolons. En privant leur ville d’une bibliothèque, on encourage encore davantage l’exode des jeunes vers les grands centres, plus vivants d’un point de vue culturel. On se prive donc de jeunes qui auraient pu constituer une relève intellectuelle, qui auraient pu créer des projets dans la localité, qui auraient pu ouvrir un commerce ou créer quelque chose d’utile à la communauté. Bref, on se prive de revenus potentiels et on nuit à la croissance de la ville elle-même, qui risque d’avoir besoin par la suite d’augmenter ses taxes pour combler le départ de ses forces productives. On se tire dans le pied.

Ainsi, en pensant juste à soi-même, à sa petite personne, à qui nuit-on le plus? À soi. Et en pensant aux autres, en ayant la volonté de vouloir qu’un enfant de six ans puisse s’intéresser aux livres ou qu’un étudiant du secondaire n’ait pas à s’expatrier pour trouver de la documentation pour ses cours, tout le monde y gagne.

Dernièrement, on votait sur le renouvellement de la convention collective, à mon emploi. À la place de voir des travailleurs solidaires, conscients de la nécessité de s’entre-protéger et de défendre ensemble nos conditions de travail, qu’ai-je vu? J’ai observé une majorité d’individus ne pensant qu’à leur petit bien-être personnel et négligeant le bonheur collectif. Des personnes avec beaucoup d’ancienneté plus intéressées par leur gain potentiel de vacances que par le fait que les plus nouveaux risquent de voir leurs heures coupées de moitiés. Des temps partiels réfléchissant à leur propre possibilité d’être nommés temps plein plutôt que de réfléchir à ce que signifiait ce statut lorsqu’on doit travailler toutes les fins de semaine, qu’on ne garantie qu’une trentaine d’heures et que le poste peut être coupé n’importe quand. Oh oui, j’en ai entendu des « moi je » et des « dans mon cas » et des « dans ma situation ». Chacun pour soi.

J’étais assis dans cette salle bondée et, juste avant de prendre le micro pour réclamer davantage de solidarité, je repensais à la grève d’Asbestos, en 1949. Des familles entières de gens déjà dans la pauvreté, partout au Québec, et qui envoyaient une partie de leur maigre pitance aux grévistes dans le besoin. Des dizaines, des centaines, des milliers de Québécois qui s’étaient levés debout et avaient décidé de dire « NON! » à un ordre des choses où le travailleur n’avait alors le choix qu’entre accepter de mauvaises conditions de travail ou quitter son emploi. De la solidarité, de la vraie.

Où est-elle, cette solidarité aujourd’hui? Où est la compréhension du fait que nous formons une chaîne humaine et que de la force du maillon le plus faible dépend la solidité de toute notre organisation humaine?

Certains diront qu’il est plus facile de s’unir lorsqu’on n’a rien à perdre. D’autres que c’est la nature humaine. Certains encore diront qu’une certaine idéologie a réussi à convaincre les plus déshérités de jalouser leurs semblables et de vouloir les voir régresser plutôt que de s’organiser eux-mêmes.

Pourtant, à mes yeux, une bonne recette continue d’être bonne même plusieurs années après. La solidarité, ça ne se démode pas. Si le Québec a pu se lever d’un bond, a pu en finir avec la Grande Noirceur, ce n’est pas parce que chacun a pensé à son petit cul. C’est parce que chaque Québécois a pris conscience, en son for intérieur, qu’il faisait partie d’un tout plus grand que lui et que du bonheur de son prochain dépendait le sien.

Et aujourd’hui, c’est à cette solidarité qu’on s’en prend, et c’est cette union qu’on détruit, morceau par morceau, livre par livres, vote par vote.

Et lorsqu’on ouvre la porte au règne définitif du « je, me, moi », on laisse entrer toute une idéologie qui, ayant déjà contribué à faire du Québec un des endroits les plus pauvres d’Occident avant la Révolution Tranquille, se présente maintenant masquée.

Sauf que, parfois, dans quelque municipalité lointaine, les masques tombent. C’est ce qui est arrivé à Baie-des-Sables et c’est le résultat de l’égoïsme de chacun de ses habitants qui prive non seulement la collectivité d’une bibliothèque dont tous auraient profité, mais qui nous montre ce que nous avons vraiment à attendre du chacun pour soi: la désintégration sociale.

Car si aujourd’hui c’était une bibliothèque, qu’est-ce que ce sera demain? Organisera-t-on un référendum contre la construction d’une école? Décidera-t-on de fermer le poste de police parce qu’il coûte trop cher? Cesserons-nous de financer les transports en commun, les universités, les cégeps? La construction des rues où les propres habitants ne peuvent se les permettre? Et l’eau courante, pourquoi payer pour de l’eau courante qu’on n’utilise pas personnellement?

L’égoïsme, et son corollaire, le concept de l’utilisateur-payeur, ne mèneront qu’à davantage d’égoïsme et à une minorité de riches utilisateurs pour une majorité de laissés-pour-compte.

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23 Réponses

  1. Très bon billet. L’individualisme est un grave problème de nos jours.

    « Mais pour sauver quelques poussières, on se met à genoux devant l’empire et on choke » Domlebo

    La solidarité n’existe presque plus. Tsé, les BS sont seulement des profiteurs. Personne n’a réellement besoin de BS, ils peuvent travailler voyons. Les chômeurs devraient se trouver un emploi, etc.

    « Le leurre collectif qu’est l’individualisme, dont la seule valeur réside dans la consommation, nous donne l’illusion que nous sommes libres parce que nous avons le choix entre différents produits; il nous indique cependant que nous serions davantage « à la mode » si nous regardions telle émission ou allions voir tel film. Même si là plupart d’entre nous se sentent libres et indépendants, le sommes-nous vraiment ? » Jean-François Vézina

  2. Quel bel exemple que le référendum concernant la bibliothèque de Baie-des-Sables ?

    J’ai failli tombé à la renverse en apprenant cette nouvelle. Comment peut-on même songer à tenir un référendum sur un enjeu d’intérêt aussi vital pour une société que celui d’avoir accès à une bibliothèque…!!!???

    J’en profite pour vous remercier de vos commentaires journaliers qui suscitent toujours chez moi une bonne réflexion même lorsque nos idées divergent…

  3. Ben ils sont capable d’évaluer leurs besoins. Pourquoi ne pas leur faire confiance? On connait mieux leurs besoins qu’eux?

  4. Le problème n’est pas la bibliothèque, mais la subvention. Pourquoi les gens de ce village ne voulaient pas de cette bibliothèque auraient dû payer pour ça, hein? C’est illogique!

    Les gens de ce village qui voulaient avoir la bibliothèque n’avaient qu’à se partir un rassemblement de citoyens, à se cotiser et à payer pour l’avoir. Le résultat étant, bien sûr, que tous les habitants de ce village auraient pu profiter de cette bibliothèque.

    La solidarité ne vient pas des chèques ou des subventions des ministres, dont l’argent est pris à même les poches des contribuables. Elle vient d’une base individuelle où des citoyens se rassemblent en petits groupes pour créer l’avenir de la collectivité. Déshabiller Jacques pour habiller Pierre n’est pas la solution!

  5. Oups: «Pourquoi les gens de ce village qui ne voulaient pas de cette bibliothèque…»!

  6. OK, comment fait un individu pour savoir quelles valeurs sont les bonnes si les siennes ne le sont pas ?

    Vous dites que ceux qui ont refusé cette bibliothèque l’on fait pour avoir un peu plus d’argent pour leurs besoins personnels… ( insinuant ici que cet argent sera pour de la bière et du gin, ce qui est une attaque bien cheap )…
    Vous dites que sans cette bibliothèque, la société perdra ces jeunes et en sera perdante…

    Que vous ayez raison ou non, le point le plus important est le suivant: en quoi votre point de vue est celui qui compte ?
    Si par exemple, comme je penses qu’est ce qui est arrivé dans ce cas précis, les gens de cette municipalité ont mesurés le pour et le contre, selon LEURS valeurs, et en ont déduit que selon EUX, leur ville n’était pas gagnante dans ce deal…

    Vous accusez ces gens d’être des vieux sans enfants, qui n’aiment pas lire.
    C’est une accusation bien facile à faire. Mais même si cela était le cas, ce que vous essayez de faire est de les accusez d’être incapable de juger du bien de leur village.
    Ce n’est pas parce que quelqu’un n’a pas d’enfant qu’il n’a pas l’éducation et l’avenir de son village à coeur. Et encore mois parce qu’il n’aime pas lire.

    L’individualisme, c’est évaluer une situation selon ses valeurs. Et ces valeurs n’excluent aucunement le bien de l’autre comme vous essayez de le faire croire.

    L’altruisme, c’est renier ses valeurs personnelles pour accepter celles de l’autre. Qui est cet «autre» ? Vous ? Un idéal séparé de nos valeurs personnelles ?
    Comment choisir ce bon «autre» ?

    Et si, pour terminer, ces gens avaient tous votés individuellement pour leur interprétation personnelle du bien collectif ?
    Est-ce un concept trop difficile à accepter ?

    Est-ce alors de l’individualisme ou du collectivisme ?

  7. Le projet de bibliothèque a du être mal vendu. Mais, souvent, dans les petites villes et villages, on vote selon l’effet sur son porte-feuille, pas sur la valeur du projet.
    Il fallait mettre de l’avant les arguments invoqués dans votre billet : danger d’exode des jeunes, utilité d’une bibliothèque, etc.
    Chez nous, on a refusé un nouveau système d’aqueduct financé à 90% par les gouvernements…
    «on en a un bon…(ce qui était faux), pourquoi dépenser pour en avoir un neuf?» Beau raisonnement, n’est-ce-pas…

  8. Je trouve aussi que vous vous permettez des attaques facile dans votre billet mais bon ce n’est pas l’important pour moi. Je voulais juste vous poser une question relativement justement au projet de bibliothèque, si comme vous dite l’entretient n’était que quelques dollars par année pourquoi ceux qui voulaient la bibliothèque n’ont pas propose un système utilisateur payeur, une carte de membre qui permet de payer l’entretient?

    Je suis d’accord que l’union permet de faire des grandes choses, mais faut-il encore que ce que cette union tente de faire réponde au besoin de ses membres.

    Enfin comme vous dites l’individualisme est un sujet qui date, mais je crois qu’il est la pour rester et à mon avis c’est pour le mieux. Parce que aujourd’hui c’était une bibliothèque mais qui dit qu’un jour ce ne sera pas pour un manoir du maire?

  9. Un paradoxe incompréhensible ou est-ce la réalité:

    Plus les pays du monde avancent vers la collectivisation (‘marxisation’) totale de nos vies et ce dans tous les domaines de nos vies, plus les gens deviendront individualistes ?

    Ah Louis, si jamais le temps et la force, je passerais des semaines -sinon des mois, s’il le faut- pour discuter avec toi de tout ça..

  10. « Ah Louis, si j’avais »…

  11. Moi aussi je suis d’accord avec ceux qui ont refusé ce qui n’est d’autre chose qu’un pot-de vin à votes. L’État a l’idée, donne l’argent (des contribuables), construit, et choisira biensûr les livres que les citoyens liront. Quelques citoyens auront un petit salaire bien imposé pour faire l’entretient de ce cadeau de la ministre.

    Franchement, une bibliothèque avec portes, fenêtres et toilettes, en ce siècle de l’information virtuelle au bout des doigts pour quelques dollars par mois, c’est le sommet de la connerie. Au prix des livres aujourd’hui, cette bibliothèque sera aussi vide que c’elle de mon village.

    Le meilleur projet collectif que peut faire une communauté municipale c’est de se passer le plus possible de la dépendance de l’État provincial et de profiter de ses propres innitiatives.

    On a bien assez d’un État provincial soumis au Fédédral.

  12. @Marc-Antoine Deschênes: C’est une roue qui tourne. Plus on laisse tomber les uns, plus ceux-ci laissent tomber les autres. Et on finit toujours par être victime de cette désolidarisation!

    @Pierre Paquet: Merci pour le compliment; ça fait plaisir. Je suis d’accord avec vous: c’est complètement débile et moi aussi je serais tombé de ma chaise si je n’écrivais pas toujours debout! 🙂

    @Jean-Luc Proulx: La subvention était une très bonne idée. Les petits villages n’ont pas toujours les moyens de se payer, avec les taxes municipales, une telle institution. L’appui du gouvernement du Québec était essentiel, à mon avis.

    @Francois: L’éducation et son accès sont des valeurs universelles. Se priver de la possibilité de pouvoir s’enrichir intellectuellement pour sauver quelques dollars par année, voilà qui est purement stupide.

    @Garamond: C’est ça le problème avec la démocratie directe (je sais, ce n’est pas tout à fait le cas, mais dans les petits villages on s’en rapproche plus qu’à Montréal): on peut, comme tu le dis si bien, mal informer les gens et manipuler plus facilement.

    @André: Je ne sais pas pourquoi ils ne l’ont pas proposé, mais à mon avis ce serait une très mauvaise idée. Le concept d’utilisateur-payeur est foncièrement mauvais car il s’attaque systématiquement aux moins-nantis.

    @Sébas: Bonne question. Mais considérant que ça fait près de 27 ans que nous vivons dans une société de droite avec le culte de libre-échange et tout et tout, je suis tout de même sceptique!

    @Gébé Tremblay: L’État choisit les livres? Ben voyons!

    Merci pour vos commentaires!

  13. Baie-des-sables, 668 habitants en 2006 selon Wiki.
    Subvention de 245,000 pour une bibliothèque municipale.
    Avec 245k$, on construit un petit bungalow.
    Combien coûte l’entretien annuel d’un petit bungalow ?
    Divisé par, disons 200 propriétaires…?

    Pour une bibliothèque !
    Incompréhensible.

    Ça me rappelle un gars qui était scandalisé de recevoir un compte de taxes scolaires. Il n’avait pas d’enfants.
    OU
    Parlant d’assemblées syndicales, on voulait négocier une assurance dentaire, on présente le projet à l’assemblée…proposé, secondé, voté, battu. Trop de dentiers dans l’assemblée.

  14. Ah, l’individualisme… bien vilain défaut, j’en conviens. Si le monde faisait preuve de solidarité, le monde serait sans doute meilleur.

    Remarque que si les gens n’avaient pas besoin de manger, une grande partie de la pauvreté serait éliminée: aucun repas -> aucuns frais pour l’alimentation. Mais évidemment, tout le monde comprend que c’est impossible.

    Et c’est un peu le problème de l’extrême gauche. Un plan de société basé sur une hypothèse d’altruisme rencontrera des difficultés car il y aura certainement un jour ou l’autre des égoïstes. À court terme et dans une petite société, ça peut marcher. Mais la corruption arrive toujours.

    Par contre, un système moins bon qui est basé sur l’hypothèse que les gens sont égoïstes bénéficie d’un avantage évident: ceux qui ne respectent pas l’hypothèse de base sont généreux, donc ils ne causent aucun problème!

    C’est pourquoi je crois que le seul pilier vraiment solide pour créer une société est l’égoïsme. Tu veux de l’argent? La société va t’en donner à une condition: que tu lui apportes quelque chose en retour. Et si tu nous offres quelque chose dont on a vraiment besoin (médecin, inventeur ou autre), tu vas avoir beaucoup d’argent. Si tu n’arrives pas à trouver commentte rendre indispensable (manutentionnaire, livreur ou autre), tu vas en avoir moins.

    Remarque que je ne suis pas en train de décrire exactement notre société: le PDG d’une banque ne mérite pas son salaire. L’infirmière se fait fourrer car elle fait face à un monopole d’employeur (s’il y avait plusieurs employeurs possibles, je crois que le salaire des infirmières bondirait).

    Non. Un système qui veut être efficace, à mon avis, doit se fonder sur l’intérêt personnel des gens mais doit aussi discipliner les excès. Le problème, bien sûr, est de définir comment doser les excès.

  15. Et si les gens de Baie-Des-Sables se sont dit plutôt: pourquoi se faire construire une toute petite bibliothèque qui sera désuète dans 5 ans, faute d’utilisateurs, alors qu’à 20 minutes de voiture, il y en a une grande qui est fonctionnelle à Matane ? Ou à Saint-Ulric, plus près ?

    On ne connait pas la situation des gens vivant la-bàs, alors ne les critiquons pas s’il-vous-plait. On riait tous de André Drouin avec son manifeste à Hérouxville, mais à la fin, c’est lui qui ria de nous lorsque Ottawa en fit un pamphlet pour les immigrants. C’est la même situation.

    « ne juge pas un homme avant d’avoir marché un mille dans ses souliers, ne juge pas une ville avant d’avoir vécu un an avec ses habitants »

  16. « L’État choisit les livres? Ben voyons! »

    Biensûr que oui. Sinon pas de subventions pour les achetter.

    Ils sont associés avec des éditeurs sélectionnés et subventionnés (ils les choisissent aussi). C’est du business tout ce qui a de plus néo-libéral. La seule différence c’est qu’ils choisissent à votre place. C’est comme ça qu’ils endoctrinent.

    Ils vont même former gratuitement la petite bibliothécaire qu’elle suivent les directives à la lettre fièrement.

    Je dis bravo à ces gens d’avoir refusé l’ameçon.

  17. L’État a une capacité limitée à payer pour tout.

    Tout ce qui est des gyms, bibliothèques et centres de loisirs, cela devrait appartenir et être gérer par l’entreprise privée. De un, parce que les entrepreneurs privés vont s’arranger pour que ça fonctionne en créant une demande (attirante) pour leurs services, et de deux, si malgré les efforts fournis, ces projets échouent, au moins ça ne pénalisera pas les payeurs de taxes.

    Il y a des façons de s’instruire, se divertir et être en forme sans toujours passer par l’État.

  18. Dans ton monde de reve, il y a de grande chance que tu sois analphabete cher Frankie.

    Certaines choses que tu crois payer pour les autres parce que ca ne te rapporte rien DIRECTEMENT, enrichissent la société et te rapportent INDIRECTEMENT. Comme l’art, comme la culture, comme les bibliotheques.

    Tu n’es pas analphabete, mais qu’est-ce que tu ne comprends rien à rien. Et pourtant c’est si simple à comprendre.

    Il y a certains projets communautaires, sociaux, etc. qui ne rapporte pas à la compagnie qui les gerent mais à la collectivité toute entiere. Donc pas une compagnie privée voudrait ouvrir une bibliotheque et imaginons que ca se fasse quand meme, qui voudrait payer le prix non subventionné d’une telle bibliotheque ! Ca serait encore plus rentable d’aller acheter ses propores livres et ensuite les revendre !

    En economie, 1+1 ne fait pas toujours 2. Des fois ca fait plus, des fois moins. Faut arreter d’etre simpliste frankie, en plus tu te ridiculises devant les gens, ca fait desordre !

  19. Tu peux appliquer la même logique que celle de l’impôt pour la carte d’abonnement mais de forcer des gens a payer pour un service qu’ils ne veulent pas c’est assez élevé en terme d’absurdité.

    Les extrêmes ne sont pas bon, l’individualisme comme le communisme il faut un milieu et dans notre exemple c’est un concept d’utilisateur payeur.

  20. Aux dernières nouvelles, c’est bien à l’école qu’on apprend à lire, écrire, calculer et à maîtriser la «logique». Et toujours aux dernières nouvelles, chaque école primaire, secondaire et supérieure possède sa propre bibliothèque. Donc, les jeunes n’ont aucune raison d’être affectés par ce choix citoyen d’avoir ou non une bibliothèque hors école. Donc, pas de raison d’être analphabète.

    Je reviens encore au principe de la bibliothèque privée. Ton problème, c’est que tu tombes dans le piège des sociale-démocrates qui disent : « si c’est le privé qui administre, les responsables mettront plus l’emphase sur le contenant que sur le contenu ». Pas certain. Si les dirigeants arrivent à attirer les individus vers leur bibliothèque privée en diversifiant son rôle, comme par exemple, en y tenant des soupers-spectacles, des conférences de tous genres, des concours pour gamers, café internet payant, etc. cela aura pour effet d’amener beaucoup plus de revenus que ceux des bibliothèques municipales actuelles, et que feront-ils avec une partie de cet argent ? Renouveler les livres, ouvrages, DVD, logiciels, et cela en plus grande quantité où les demandes sont plus grandes. Puis surtout, ça permettrait à l’établissement d’être À JOUR avec les nouveaux volumes et tous matériels pour l’intellect sur le marché, ce qui aura pour effet, par exemple pour quelqu’un qui s’intéresse à l’astronomie, bien il aura un plus grand choix pour ses sources, et non seulement le manuel de Roger Paquette édité en 1974 dont il manque une vingtaine de pages …

  21. Ah justement la bibliotheque publique nous sert pour les travaux d’ecole… comme quoi !

  22. Allo,

    Je suis bibliothécaire alors je peux vous dire que l’état ne choisi pas les livres voyons! Nous ne sommes plus sous Duplessis 😉

    C’est seulement que les livres des bibliothèques scolaires et municipales doivent être achetés dans des librairies agréés (il y en a dans chaque région du Québec). Cette loi est là pour aider au maintient des librairies en région et éviter que les bibliothèques visitent des Walmart ou autre…

    Nous pouvons par contre acheter les livres que nous voulons sans aucun problème et ainsi répondre aux besoins de nos clients.

  23. Si les vieux s’achètent du fort, ils vont aller où? À la SAAQ bien sûr. Et ça profite à toute la « collectivité » québecoise.

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