La vieille souche

Nous sommes colonisés. C’est la seule réaction que j’ai eue après avoir lu ce magnifique texte de Facundo Medina, dans le Devoir. Nous sommes une forêt que nous avons défrichée, une terre raclée où on a planté en nous les graines de notre propre abrutissement. Si nous sommes pauvres aujourd’hui, c’est la pauvreté du champ surexploité, d’une terre autrefois féconde mais qui est devenue stérile à force de nous renier. Tout ce qui reste de nous, c’est peut-être cette vieille souche aux racines trop profondes pour être enlevée.

vieille-souche

Source de l’image

Medina a écrit:

Si j’avais décidé de vivre et d’éduquer mes enfants en anglais, j’aurais pu m’installer à Toronto ou à Vancouver. Si j’avais voulu vivre dans une province officiellement bilingue, je serais allé au Nouveau-Brunswick. […] On voudrait réduire la question à une querelle entre gens purs et durs et gens flexibles, entre francophones intransigeants et monsieur l’opprimé qui ne veut que choisir en toute liberté. C’est une absurdité. Aucun Italien ne pourrait exiger de Rome que l’État paye pour l’éducation de ses enfants dans une langue autre que l’italien, et je vous épargne la liste des exemples. Cela va de soi. […] Je sais que ces mêmes mots, sous la plume d’un Québécois de souche, seraient qualifiés d’intolérants, voire de racistes.

L’excellence du texte n’a d’égale que l’irréprochabilité de son auteur. C’est un immigrant. Il a droit de parole, lui. Le Québécois de souche, celui dont les ancêtres sont ici depuis assez longtemps pour qu’on ne puisse plus y voir d’exotisme dans son nom, un quelconque accent dans ses paroles ou la moindre nuance basanée sur son visage, celui-ci n’aurait pu écrire ce papier. On l’aurait probablement qualifié de « pur et dur », de radical, d’extrémiste, de xénophobe, de raciste. Au Québec, le Québécois de souche n’a pas de droits; il a seulement la responsabilité de se la fermer. Et on veut convaincre les immigrants de devenir comme nous? « Intégrez-vous, mes amis, apprenez le français, et vous aussi aurez le droit de subir et de fermer vos gueules! »

La voilà, la vraie force de ce billet. Il nous rappelle une vérité indéniable: les Québécois de souche ont perdu la capacité et le droit de se questionner sur le réel. Ce sont des sous-citoyens, des hommes seulement respectables dans la mesure où ils acceptent sans broncher notre dépossession de nous-même. S’ils parlent anglais, s’ils se félicitent de l’augmentation du nombre d’immigrants sans se questionner sur notre capacité d’intégration, s’ils chantent les vertus des autres et le déni des nôtres, ils progressent sur le plan social, ils se respectabilisent, ils se sanctifient dans leur œuvre de destruction de ces racines qu’ils méprisent.

En fait, le mot-même est suspect: « de souche », ça rappelle un vieux tronc d’arbre qui a été coupé et dont la base pourrit sous les éléments. C’est peut-être ce que nous sommes. Mais le but, à terme, n’est-il pas d’intégrer suffisamment les immigrants pour qu’ils soient eux-aussi assez enracinés à ce Québec pour qu’en deux ou trois générations ils deviennent eux aussi des Québécois de souche? Pour qu’eux aussi partagent notre destin commun, notre amour du français, notre désir de voir de nouvelles pousses croître sur le chicot de notre dépossession?

Malheureusement, il faut être réaliste. Tant que nous serons un peuple veule, craintif, chétif, ayant tellement peur d’exister qu’il se précipite lui-même au-devant de sa disparition, tant que nous déciderons de nous adresser dans une langue étrangère aux immigrants, aux touristes, à nos propres concitoyens, nous ne donnerons pas le goût aux nouveaux immigrants de s’intégrer à notre destin commun. Nous serons cette vieille souche sur laquelle ils s’assoiront en attendant de trouver mieux.

Des Facundo Medina, il y en a peut-être un sur vingt. J’en veux des milliers, mais c’est impossible: Facundo Medina, c’est l’erreur dans le système, la défaillance dans la matrice, l’écran bleu sur l’ordinateur qui gèle tout et qui force à redémarrer l’ordinateur. C’est celui qui a vu la vieille souche, qui a pris le temps d’observer les rainures et les cicatrices de sa vieille écorce, qui a voulu s’interroger sur le futur et le destin de ce peuple qui se meurt faute d’avoir su se donner les moyens de survivre. Medina, c’est la succulente et improbable recette d’ingrédients qui auraient dû être mélangés pour donner un goût autrement plus amer. Medina, c’est l’exception.

Ne soyons pas dupes. Nous recevons, actuellement, trop d’immigrants pour notre capacité à les intégrer harmonieusement. En fonction de notre population, nous donnerons, dès 2010, l’hospitalité à plus de deux fois le nombre d’immigrants que reçoivent les États-Unis, l’Italie et la Belgique, trois fois l’Allemagne, la France et la Finlande, sept fois le Portugal, et douze fois le Japon! Et nous accueillerons près de trois fois plus d’immigrants qu’au début des années 80 pour un taux de natalité semblable!

La plupart de ces nouveaux arrivants ont des considérations hautement plus pragmatiques que celles d’un individu aussi exceptionnel que Facundo Medina. Ils veulent travailler, ils veulent manger, ils veulent se loger. Et à Montréal, tous les petits Québécois mous se dépêchent de les servir en anglais dès qu’ils osent un mot ou deux dans cette langue. Ils ne sont pas cons. Ils apprennent la langue du continent puisqu’elle leur permet de vivre et de travailler ici. Pourquoi apprendraient-ils le français, cette langue morte, cette vieille souche pourrissante, alors que même les francophones ont placé l’apprentissage et l’utilisation systématique de l’anglais en haut de leur liste des priorités?

Je rêve du jour où l’exception ne sera pas un immigrant qui s’intègre à notre culture, mais le contraire. Je rêve du jour où les Québécois, suffisamment fiers de ce qu’ils sont et insensibles aux critiques ancestrales dont on les affuble s’ils osent relever le menton, se donnent les moyens d’assurer la pérennité de leur langue en la parlant partout, en toutes circonstances. Je rêve du jour où ils se donneront un pays non pas seulement pour avoir leur nom sur la « mappe », mais pour se débarrasser d’institutions contrôlantes et méprisantes de ce qu’ils sont. Je rêve du jour où nous cesserons de financer avec nos deniers publics l’apprentissage d’une langue autre que le français. Je rêve du jour où nous nous respecterons assez pour assurer notre survie.

Merci, M. Medina, de m’avoir fait rêvé. J’espère que vous pourrez constituer un exemple à suivre pour tous ceux qui, assis sur la souche de nos idéaux, offrent leur postérieur à tous nos arguments.

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55 Réponses

  1. « Aucun Italien ne pourrait exiger de Rome que l’État paye pour l’éducation de ses enfants dans une langue autre que l’italien »

    L’Italie a un des meilleurs système d’éducation au Monde. C’est pas pourri comme ici. L’italien y est enseigné de façon impéccable ainsi que les grands classiques et l’histoire.

    L’anglais (ainsi que le français et l’allemand) sont enseignés selon le choix de carrière et lycée choisi.

    Si nous avions un bon système d’éducation français au Québec, nous n’aurions pas besoin d’aller étudier dans le système anglophone et Dawson ne serait pas le plus gros et important Cégep du Québec !

  2. Je voudrais simplement souligner que dans les trois résultats du PISA (programme international de suivi des acquis des élèves, http://www.hrsdc.gc.ca/fra/pip/daa/sna/publications/f/publicationf.shtml ), soit 2000, 2003 et 2006, les jeunes québécois de 15 ans ont été dans le peloton de tête des pays de l’OCDE et des provinces canadiennes. tant en français qu’en sciences et en mathématiques, entre autres loin devant la France et la Belgique.

    C’est vrai qu’on aime l’autoflagellation…

  3. «tant en français»

    J’aurais dû écrire en lecture, les langues n’étant bieb sûr pas toujours les mêmes !

  4. Oh là !

    Je n’ai jamais proposé que les Québécois étaient moins cappables que les Anglais !

    Ces résultats d’exercises que vous présentez comme ceux de « jeunes québécois » sont trompeurs ! Ils s’agit ici des francophones et anglophones du Québec et les exercises etaient en anglais et en français.

    Il n’y a aucune différence entre les deux groupes linguistiques en lecture (compréhension de texte) science et mathématique.

    Mais ces élèves ont tous été SÉLECTIONÉS et non choisis au hasard !

    Il n’y a rien qui indique que leur performance est dû aux parents ou au système scolaire !

    Je critique le système, pas les Québécois !

    Alors pour ce qui est de votre prétendue autoflagéllation…

    Je ne suis pas l’auteur de ce système pourri !

  5. Ce n’est pas la lecture ni la science ni les maths qui font la différence de qualité chez les institutions anglophones.

  6. Dans les conclusions de l’étude que vous avez présenté, Darwin :

    « En règle générale, dans presque tous les pays et
    toutes les provinces, les élèves qui fréquentent l’école
    publique réussissent moins bien que leurs homologues des
    écoles privées. Pour l’ensemble du Canada, l’ampleur
    de l’effet du désavantage des élèves fréquentant une
    école publique est modérée au chapitre du rendement.
    Sur le plan provincial, elle est considérable au Québec,
    en Ontario et au Manitoba, »

    Ça confirme ce que je dit. Notre système francophone public est pourri.

    Même les anglos quittent leurs écoles publiques pour aller au privé. De 250,000 qu’ils étaient il y a 20 ans, ils ne sont plus que 111,000 !

    Le Québec n’a pas pu obtenir ce bon résultat pan-canadien grâce au systeme public, puisque 84% des élèves l’utilisent et qu’il est CONSIDÉRABLEMENT plus désavantageux que la moyenne canadienne !

  7. […] […]

  8. « Nous recevons, actuellement, trop d’immigrants pour notre capacité à les intégrer harmonieusement. »

    Tout le monde sait que le Canada est une vraie passoire. C’est reconnu mondialement et je suis d’accord avec vous, le Canada devrait être plus sélectif dans le choix de ses immigrants.

  9. «Mais ces élèves ont tous été SÉLECTIONÉS et non choisis au hasard !»

    Faux. Lisez la méthode utilisée par Statistique Canada et par les autres instituts statistiques. Et les écoles et les élèves ont été choisis au hasard, Voyons, les autres pays ne sont pas si cons pour laisser un des pays sélectionner (avec deux «n») les élèves !

    Et je ne parlais pas des anglais, mais des pays de l’OCDE ! Je n’ai d’ailleurs mentionné que deux pays pas vraiment remplis d’anglais !

  10. De plus:

    « Le nombre d’élèves participants des systèmes scolaires
    francophones et anglophones étaient, respectivement : en
    Nouvelle-Écosse (216;2714), au Nouveau-Brunswick
    (1150;1813), au Québec (3150;1347), en Ontario (1003;3287),
    et au Manitoba (241;2358). »

    Pour le Québec
    3150 élèves francophones sélectionnés.
    1347 élèves anglophones sélectionnés.

    Donc la minorité anglophone de 8% a représenté le Québec à 43% !

    En fait, c’est le système anglophone qui a représenté le Québec à 43%.

  11. À la page 89 de l’étude de 2000 (probablement celle que vous citez, voir http://www.pisa.gc.ca/pisa/81-590-xpf.pdf) on peut voir un tableau qui montre qu’en tenant compte des autres facteurs de réussite (statut socio-économique, possessions familiales, etc.), le fait de fréquenter l’école publique (ou privée) n’apporte aucun avantage ou désavantage significatif pour le Québec.

    Et, pour montrer votre honnêteté intellectuelle, j’ajouterai que vous n’avez cité que l’extrait qui faisait votre affaire. Un peu plus loin sur la même page (44), on peut lire :

    Toutefois, ces écarts ne permettent pas de tirer des
    conclusions quant à l’efficacité relative des écoles privées
    et des écoles publiques. Le milieu familial compte
    également pour beaucoup dans les résultats scolaires des
    enfants. En règle générale, les écoles privées sont plus
    accessibles aux enfants issus d’une famille à revenu plutôt
    élevé et, comme on le constate dans le chapitre 3 et dans
    la prochaine section, les antécédents socioéconomiques
    de la population scolaire exercent une influence
    appréciable sur les résultats des tests de lecture.

    Et à la page 49 :

    Le désavantage observé dans les écoles publiques
    au chapitre du rendement disparaît presque lorsqu’on tient
    compte d’autres facteurs scolaires. En effet, la seule
    influence significative de la fréquentation des écoles
    publiques au Canada s’est trouvée en Alberta, où elle a
    été modérée et positive. Autrement dit, une fois prises
    en compte d’autres caractéristiques des écoles (y compris
    la moyenne par école du statut socioéconomique des
    parents), la fréquentation de l’école publique a affiché
    une corrélation positive avec le rendement individuel.

    Donc tout votre discours sur notre système public demeure contredit par ces études.

    Quant à la méthode de sélection, elle n’est pas décrite précisément dans ce document. On ne peut y lire que :

    Au Canada, environ 30 000 élèves âgés de 15 ans
    sélectionnés dans plus de 1 000 écoles ont participé. Un
    vaste échantillon canadien était requis afin d’obtenir des
    estimations fiables relatives à chaque province5 ainsi
    qu’aux systèmes scolaires anglophone et francophone
    au Manitoba, en Ontario, au Québec, au Nouveau-
    Brunswick et en Nouvelle-Écosse.

    Elle est plus précise à http://www.rhdcc.gc.ca/fra/sm/ps/rhdcc/pa/publications/2006-002833/page05.shtml , où on peut lire :

    Notre analyse repose sur l’échantillon canadien du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) et de l’Enquête auprès des jeunes en transition (EJET). Cet échantillon était formé de 29 687 jeunes âgés de 15 ans qui ont été choisis parmi 1 117 écoles des dix provinces, dans le cadre d’un échantillonnage aléatoire stratifié.

    La sélection a donc été faite à l’aide d’un «échantillonnage aléatoire stratifié». Cela me semble dans les règles de l’art…

  12. Conclusion:

    On fait participer le système supérieur et surfinancé anglophone à 43% dans un test provincial et on fait croire que les jeunes « Québécois » de 15 ans sont dans le peloton de tête des pays de l’OCDE et des provinces canadiennes. Donc que le système d’éducation au Québec est très bien et même supérieur et qu’il fait bon vivre dans la fédération.

    Ainsi pourquoi changer quoi que ce soit, n’est-ce pas ?

    Quand en fait le système d’éducation francophone est considérablement désavantageux et l’anglophone suravantagé !

  13. 1347/(3150+1347)= 30 % et non 43 %.

    Le 8 % que vous prenez est celui de la population de langue maternelle anglaise et non celui de la proportion de jeunes québécois qui fréquentent l’école anglaise.

    DE toute façon, Statistique Canada a suréchantillonné les anglophones pour pouvoir obtenir des résultats significatifs et comparables, et a ensuite pondéré les résultats pour l’ensemble du Québec. En plus, si vous aviez regardé les résultats au tableau 1.20 à la page 66, vous auriez constaté que si les résultats des anglophones ont été légèrement supérieurs en lecture (543 par rapport à 535, mais pas de façon significative, car à l’intérieur des marges d’erreurs), ils ont été inférieurs en sciences (531 et 542) et en mathématiques (544 et 551).

  14. Conclusion :

    Je crains que vos résultats en lecture et en mathématiques auraient fait baisser la moyenne du Québec. Lisez mes autres réponses à vos affirmations gratuites avant de pavoiser (au moment où j’écris, une est encore en modération en raison de la longueur du texte, j’imagine).

    Les Québécois anglophones ont fait baisser la moyenne en mathématiques et en sciences et l’ont fait très lgèrement augmenter en lecture.
    anglais : 543
    français : 535
    Québec : 536 (voir le tableau 1.1, page 56)

    Vous voyez bien que la pondération a fait baisser l’importance des résultats anglais !

  15. Oui PISA, le truc qui ne veut rien dire dans la comparaison que tu aimerais faire.

    L’enquête PISA cherche à évaluer la capacité des élèves à reproduire ce qu’ils ont appris, et à déterminer dans quelle mesure les élèves sont capables de se livrer à des extrapolations à partir de ce qu’ils ont appris et d’utiliser leurs connaissances dans des situations familières ou originales et dans des contextes en rapport ou non avec l’école.

    Dès qu’on sort de cela et qu’on commence à aligner la culture et les connaissances generales, c’est la deroute la plus complete. On remarque alors la pauvreté des eleves d’ici.

    De bons robots qui repetent la lecon et sont capables de l’adapter à leur vie (ce qui veut dire au travail), en science, en math et dans leur langue natale…

    Ca ne fait pas des gens instruits et capables de s’epanouir pleinement au niveau social. Des etudes l’ont demontré depuis bien longtemps. On a deja comparé le parcours de personnes à niveau egal dans les matieres principales, mais avec une difference notable dans les matieres dites secondaires. Pas si secondaire que cela car elles permettent de forger la reflextion, l’analyse, la comprehension sociale. Oui ca ne sert pas trop pour former des travailleurs, mais pour le reste oui.

    Compare les dicussions en general d’un gamin de 15 ans du Quebec et de 15 d’un autre pays d’europe ! Ca fait dur man YO ! Incomparable. Combien de Quebecoises ai-je connues qui m’ont dit que sur les forums de discussions elles cherchaient des conversations avec des non-quebecois pour parler d’autres choses que de hockey et de chars ! Ouais ils peuvent bien se la peter avec leur score PISA, mais ca a de la miser à etre fier de ce qu’ils sont, de comprendre et s’interesser à la vie qui les entoure, de bons travailleurs formatés pour faire leurs 40 heures et qui surtout ne se poseront pas trop de question.

    PISA c’est une mesure pour l’elitisme branlette, ca ne represente rien de la richesse des connaissances d’un eleve. Il suffit de voir la pauvreté du programme scolaire et ca tombe bien, mon plus vieux a exactement 15 ans, je suis en plein dedans ! C’est pathetique et encore, ca a beaucoup evolué depuis quelques annees. Les cours commencent à laisser de l’importance aux autres matieres, les cours d’histoire géo s’etoffe tranquillement.

    Ce qui me fait moins rire c’est que la France est entrain de rejoindre cette mediocratie des connaissances en privilegiant les matieres dites importantes comme les maths… Je lisais pas plus tard que la semaine derniere un article denoncant cela et demontrant que c’etait le meilleur moyen de se retrouver avec une population de morons ! Fort en Math mais completement abruti et incapable de s’epanouir socialement.

    http://www.laviedesidees.fr/PISA-une-enquete-bancale.html#nb1

    « Tout au plus les résultats de l’enquête permettent-ils d’établir des « plages de classement » plus ou moins larges selon les pays. Dans l’enquête PISA 2006 par exemple, la France se situe entre la 18e et la 28e place (sur 56) sur l’échelle de compréhension de l’écrit. Un grand nombre d’écarts de performance entre pays ne sont donc pas statistiquement significatifs : dans le domaine de la compréhension de l’écrit en 2006, la performance française n’est pas significativement différente de la performance de 13 pays sur 55 ! L’habitude médiatique consistant à assigner une position déterminée à un pays dans le classement PISA constitue donc une absurdité du point de vue statistique. »

    Et on voit qu’il n’y a pas que les medias qui s’amuse à positionner un pays dans le classement PISA, ca rete une absurdité du point de vue statistque. Deja en France un enfant de 15 peut avoir redoublé une ou deux fois, ce qu’on voit rarement au Quebec ! Alors le pauvre malgré son age, n’a pas un niveau equivalent pour repondre.

    « Certaines caractéristiques institutionnelles des systèmes éducatifs nationaux sont en effet susceptibles d’influencer fortement les résultats obtenus par les élèves aux tests PISA. […] On constate d’ailleurs empiriquement que les pays qui pratiquent le passage automatique affichent globalement de meilleurs résultats que les pays qui ont recours au redoublement, même si cette régularité empirique n’est pas suffisante pour prouver l’existence d’un lien de causalité entre cette pratique et la performance des élèves. […] S’il est difficile de déterminer l’influence précise du redoublement, on peut néanmoins penser qu’il tend à affaiblir les performances aux épreuves de PISA des élèves « en retard », en pesant négativement sur leur sentiment de performance scolaire et en limitant leur accès aux savoirs qui ne sont pas enseignés avant le lycée »

    « Malgré la grande rigueur méthodologique de cette enquête, l’importance de la marge d’erreur qui affecte les scores nationaux ainsi que la faiblesse des écarts de performances qui séparent les pays les plus développés rendent relativement vaine l’ambition de classer de manière univoque les pays participants sur une échelle de compétence commune. »

    PISA c’est de la merde en barre pour etablir un classement entre differents pays et n’etablit pas le reel niveau de connaissance et d’epanouissement social d’un eleve.

    Desolé d’etre rabat-joie et non ce n’est pas de l’autoflagellation !

    Ceci dit, on a quand meme de tres bons eleves et de tres bons profs au Quebec, ce n’est pas là que se trouve le probleme à notre affaire.

  16. Gébé, relis les methodologies de PISA, tu viens de sortir une serie de betises. :o)

  17. «Des etudes l’ont demontré depuis bien longtemps»

    Ah oui, lesquelles ?

    C’est évident qu’aucun fait ne peut ébranler des convictions. Votre idée est faite, point barre. Un fait contredit vos «vérités» ? C’est de la marde ! Je me demande ce que je viens faire ici…

    Le pire, c’est que je ne suis pas totalement en désaccord avec ce que vous dites. Le PISA n’évalue que ce qu’il évalue. Mais cette évaluation existe et est rigoureuse, ne vous en déplaise.

    En passant, ce n’est pas que dans le PISA que les élèves français tire de la patte par rapport à ceux du Québec. J’imagine que le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) est aussi de la marde, comme tout ce qui infirme vos données si rigoureuses, comme de savoir avec qui veut clavarder une jeune fille. Décidément, le cartésianisme français se perd…

  18. Il suffit d’aller à une fete de jeunes ici et une fete de jeunes ailleurs, pour voir que se peter les bretelles avec des resultats n’amenent pas forcement la sorte d’intelligence qu’on voudrait bien croire.

    Ca marche aussi avec une reunion d’adultes hein !

    Hockey, occupation double, le char, la piscine hors terre avec son nouveau systeme de chauffage ecolo à la mode, le nouveau barbecue, le boulot, les petites medisances sur les collegues de travail ou les clients (faut bien evacuer), la derniere baise si on est celibataire. Dès que le debat sur un sujet imprevu (politique, religions, accomodements, independance, ecologie, education, etc.) commence à chauffer et que les avis diverges, on y met vite fin pour ne pas gacher l’ambiance.

    Trouve moi une reunion d’adultes pris au hasard et non un groupe de gens politisés, qui ne tourne pas autour de sujets plattes et consensuels ! Ca beau etre fort en math et en science, ca beau savoir lire comme il faut, n’empeche que dans la vraie vie, ca ne vole pas haut en general.

    Marrant d’avoir d’aussi bon score en Francais avec PISA et PIRLS tout en ayant des profs aussi incompetents dans cette matiere ! Te souviens-tu des articles de la presse quebecoise denoncant les pietres resultats de francais lors des examens des futurs enseignants ?

    « Le Conseil de la langue française déplorait par exemple cet été (1999), dans un volumineux rapport, la «formation très déficiente de nos maîtres en matière de langue». »
    http://wwwens.uqac.ca/~flabelle/socio/qualitefranc.htm

    Et combien de personne denonce la mediocrité des jeunes Quebecois à savoir lire et ecrire correctement ?

    « Au nombre des maux dont souffre l’école, il y a bien entendu celui de la médiocre qualité du français écrit et aussi parlé, tel qu’il est enseigné aujourd’hui dans nos établissements scolaires. »

    http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=11&article=60013

    Mais bon, je dois me tromper hein !

    Pour les etudes dont je te parlais plus haut, je me souviens de les avoirs lues, je me souviens de leur contenu, mais je ne serais te retrouver dans quel magazine scientifique je les aie lues. Disons qu’elles n’existent pas si cela peut t’arranger.

    Et non ce n’est pas parce qu’un fait contredit mes verités, c’est que c’est demontré que l’etude PISA ne peut etre utilisée pour comparer le niveau des etudiants d’un pays à l’autre. Deja parce qu’on etudie pas de la meme facon et à la meme vitesse, que dans certains pays à 15 ans on n’etudie plus, dans d’autres on peut avoir des annees de retard, etc.

    Donc venir se la peter en disant regarder mon pays est au dessus des autres avec PISA, ca ne veut strictement rien dire.

    Et de toute facon, ca se voit dans la vraie vie. Va parler avec des jeunes de 15 ans pris au hasard, tu vas avoir des surprises ; des bonnes parce que certains sont de veritables genies (generalement autodidacte parce que le programme officiel est assez pauvre merci) et de veritables ignorants capablent d’aligner des formules de maths, mais incapable de tenir un raisonement social valable, sans culture et sans connaissance generale. De braves gamins formatés pour etre d’excellents futurs travailleurs. Super !

  19. Où voyez-vous :

    anglais: 543

    français: 535

    dans ce tableau ?

  20. Je ne conteste pas ces chiffres.

    Encore une fois, je ne dit pas que les anglos sont supérieurs aux francos.

    Je compare les systèmes.

    Mon erreur sur ma calculatrice et le 8% ne change pas grand chose.

    Le système francophone représente 85 % de la population étudiante, l’anglophone 13 % concentrée surtout à Montréal.

    Or les anglos représentent 30% du test. C’est le double !

    Juste ce qu’il faut pour compenser le système désavantageux francophone.

  21. Votre comparaison entre francos et anglos est sans importance. C’est le système qui compte et les écoles.

    Tout dépend de combien d’écoles privées sont issus ces francos et anglos.

    Ce que je prétend est qu’ils ne peuvent provenir majoritairement des écoles publiques francos, car l’étude confirme qu’elles sont considérablement désavantageuses !

    Alors ces élèves francos qui ont performé si bien et même mieux que les écoles anglos ne pouvaient logiquement provenir du réseau publique !

    Ils contrediraient les conclusions sur le réseau publique !

  22. Bein voyons !

    Compenser la médiocrité du réseau publique avec les avantages de parents à l’aise ou cultivés !

    Le statut socioéconomique des parents doit compter dans la qualité du réseau ?!!

    Le statut des parents n’est pas un facteur scolaire, désolé !! Il n’influence pas sur la qualité du système ! Seulement sur l’enfant !

  23. «échantillonnage aléatoire stratifié»

    Ce ne dit pas quels stratus ont été choisis pour le Québec, à part les réseaux anglo et franco.

  24. […] gouvernement du Québec dans une lettre publiée dans le journal Le Devoir (voir aussi ce billet).    Publié par FX- le savant masqué à l'adresse 11/17/2009 08:56:00 […]

  25. anglais : 543 (voir le tableau 1.20, page 66)
    français : 535 (voir le tableau 1.20, page 66)
    Québec : 536 (voir le tableau 1.1, page 56)

    «Votre comparaison entre francos et anglos est sans importance. C’est le système qui compte et les écoles.»

    Exactement ce que je disais : pour vous, les faits sont sans importance, seules comptent VOS opinions.

  26. «Le statut des parents n’est pas un facteur scolaire, désolé !»

    Si vous le dites, je dois m’incliner et ne pas tenir compte des études de Statistique Canada, du MELS, du CGTSGM, de la CSDM, etc.

    «Ce ne dit pas quels stratus ont été choisis pour le Québec, à part les réseaux anglo et franco.»

    N’importe quoi. Devant vous, les faits sont sans importance : tout ce que vous cherchez, c’est s’il n’y en aurait pas un quelque part qui appuierait votre doctrine. Non, il n’y en a pas. Mais, cela n’a aucun impact sur vos croyances.

    Misère…

  27. Je ne pense pas que notre système scolaire soit extraordinaire. Je rappelle que je n’ai parti cette discussion que pour relativiser les affirmations gratuites du type «C’est pourri». Non, il n’est pas pourri ! Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas place à l’amélioration, je suis le premier à l’affirmer.

  28. @Gébé Tremblay: Je crois que tu vois le problème à l’envers. Ce n’est pas parce que nous avons un mauvais système d’éducation que de nombreux Québécois sont attirés par le réseau anglais; c’est peut-être plutôt parce que le réseau anglais est sur-financé qu’on se contente de peu pour le réseau francophone. Ça n’a rien à voir avec la qualité de l’éducation, mais tout à voir avec la langue et le financement.

    @Darwin: Évidemment qu’on a du talent, comme partout ailleurs. Pourrait-on faire mieux? Je crois que oui, mais cela doit se faire en français avant tout, et dans les deux sens du mot (éducation en français et amélioration du français écrit)

    @reblochon: Tu marques un point. Un jeune Québécois de 15 ans a l’air d’un handicapé intellectuel à côté d’un Français du même âge. C’est incroyable à quel point la culture générale des Européens est supérieure à cet âge. Je n’ai pas de statistiques pour le prouver, mais j’ai été témoin de la même chose que toi.

    @Tym Machine: C’est le multiculturalisme à l’anglo-saxonne. La plupart des quelques pays développés qui reçoivent davantage d’immigrants per capita que le Québec sont anglo-saxons: Australie, Nouvelle-Zélande, Irlande…

    Merci à tous pour vos commentaires!

  29. La seule autre explication pour cette contradiction est que les écoles ont été choisi au hasard mais que les élèves dans ces écoles ont été sélectionnés selon leur bonne performance en lecture, maths ou science. Donc dans notre système publique désavantageux (pour ne pas dire pourri) ce sont les élèves aux parents socioéconomiquement avantagés qui ont été sélectionnés.

    C’est le même cas dans les écoles anglophones, mais la différence est que deux fois plus d’élèves y ont été sélectionnés.

    Ce qui donne que 15% moins d’élèves ont été sélectionnés dans le groupe francophone (que la crême). Tandis que 50% de plus d’élèves ont été sélectionés dans le groupe anglophone (la moyenne de la crême étant réduite par ce surplus d’élèves moins performants).

    La bonne performance des anglos en lecture tend à confirmer cette explication, car comme le test le dit ; l’avantage socioéconomique des parents a effet sur la lecture et l’écrit, tandis que les aptitudes en maths et sciences sont innées. Or, le réseau anglophone est surfinancé par rapport au francophone.

    Que ce soit une explication ou l’autre, il me parraît que ce rapport est politique et tend à vouloir niveler les disparités et problèmes entre les deux systèmes.

    Les parents francophones et immigrants allophones ne choisissent pas le réseau anglophone pour la langue ni pour les maths et sciences, mais pour le réseau lui-même qui donne l’opportunité de liens et contacts avec les réseaux du ROC et des USA, ainsi que pour la culture d’affaires et de commerce qu’on ne retrouve pas dans le réseau francophone.

    Le Québec ne peut pas se comporter comme une république européenne dans le contexte nord américain. Il doit se trouver une adaptation qui conserve sa spécificité tout en ne lui fermant pas le réseau pan-américain.

  30. Les parents francophones et immigrants allophones ne choisissent pas le réseau anglophone pour la langue ni pour les maths et sciences, mais pour le réseau lui-même qui donne l’opportunité de liens et contacts avec les réseaux du ROC et des USA, ainsi que pour la culture d’affaires et de commerce qu’on ne retrouve pas dans le réseau francophone.

    Le Québec ne peut pas se comporter comme une république européenne dans le contexte nord américain. Il doit se trouver une adaptation qui conserve sa spécificité tout en ne lui fermant pas le réseau pan-américain.

  31. C’est à ce niveau que le réseau anglophone est supérieur.

  32. «mais que les élèves dans ces écoles ont été sélectionnés selon leur bonne performance en lecture, maths ou science»

    Faux ! Je répète : échantillonnage aléatoire stratifié (http://www.statcan.gc.ca/edu/power-pouvoir/ch13/prob/5214899-fra.htm#a4 et http://www.statcan.gc.ca/edu/power-pouvoir/ch13/prob/5214899-fra.htm#a1).

    Et je répète encore : l’échantillonnage des élèves anglophones a été plus élevé pour obtenir des données comparables, mais les résultats ont ensuite été pondérés selon leur part réelle dans les écoles québécoises pour les résultats de l’ensemble du Québec.

    «La seule autre explication»

    Il n’y a qu’une explication : les faits ont la tête dure et ne se plient pas à vos fantasmes… Mais, ça, c’est peut-être au-delà de vos capacités de l’admettre.

  33. M. Lisée fait la même erreur que vous M. Préfontaine.

    Vous accordez trop d’importance au français comme il accorde trop d’importance à l’anglais.

    Vous êtes tous les deux en dehors du coeur de l’essentiel.

  34. J’ai enseigné le français au secondaire en Allemagne, et je peux vous garantir quand quand les élèves ouvraient la bouche, les sujets de conversation étaient tout aussi futiles qu’au Québec. Plusieurs ne pouvaient pas mettre le Canada sur la carte, encore moins savaient ils qu’on y parlait français, et leurs connaissances sur leur propre pays étaient inférieures aux miennes.

    À 20 ans, ce n’est plus pareil mais à 15 ans, les deux nationalités sont aussi cancres :p

    Il faut aussi voir les regards que l’on porte discrètement aux gens qui listent le « Information » (équivalent du Devoir) en public au Danemark.

    Suffit de se trouver dans le « milieu social équivalent » pour se rendre contre que le Québec n’est pas plus white trash que la normale.

  35. Sincerement, avec une culture plutot bonne et une connaissance assez complete de tous les grands pays importants, les principaux fleuves, montages, villes, deserts, mers, etc. je ne connaissais rien sur le canada qui ne soit pas commun avec les USa, comme les grands lacs.

    Je savais qu’on y parlait francais, parce que je suis moi-meme francais et que ce bout de pays a fait partie de notre histoire à une epoque. Quand je suis arrivé ici je connaissais Quebec, Montreal, Toronto et Halifax (un ami chercheur d’or m’en avait parlé car c’est de là que lui etait livré son materiel !). Je pensais que le Quebec representait une importante partie du territoire et que les anglos etaient minoritaires, comme la plupart des Français.

    Pourquoi une telle ignorance ? Et bien parce que malgré ce qu’en disent nos amis federalistes et nationalistes amoureux de leur plusse beau pays du monde, ca beau etre grand ici, ce pays (le canada) est d’une insignifiance la plus totale à l’echelle internationale. On se fout de ce que peut etre ce sattelite des USA ! Pratiquement personne ne connait le nom de la capitale, en France la moitié des gens vont vous dire Toronto, l’autre moitié Quebec ! Ottawa, c’est quoi ca ?

    Alors ne pas savoir placer le canada sur la carte, à la rigueur c’est totalement excusable ! Comment se faire voir quand on dort à l’ombre d’un grand pays commes les USA et qu’on y parle la meme langue et qu’on y a à peu pres la meme culture ?! Je ne vois pas une grande difference entre un gars des prairies d’un bord ou de l’autre de la frontiere !

    Ce qui differencie rellement le canada, sa plus grosse richesse, sa plus grande diversité, ca s’appelle le Quebec.

    Sinon pour en venir aux allemands, C’est vrai qu’ils sont assez bourrins. POur avoir vecu là-bas moi aussi, j’ai pu constater que sortie de leur partie de Kegeln et les fetes autour d’une table à bouffer de la WeiSSwurst, c’etait pas des grands bavards. Les filles là-bas me disaient qu’elles pouvaient « croquer dans une pomme » quand elles faisaient l’amour avec leurs gars, expression du sud pour dire qu’elles s’emmerdaient royalement avec. Des boeufs, sympatiques, disciplinés (chez eux).

    Leur systeme d’education est quand meme bien different que celui des pays latins, comme ici ils forment des travailleurs ; etudes le matin, sport l’aprem, pas enormement de cours d’histoire-geo si mes souvernirs sont bons. Je peux me tromper, faudrait que je regarde dans ma boite de souvenir, je dois bien avoir l’horraire d’un des gamins que j’allais parfois chercher à l’ecole.

    Et il est courrant de voir un etranger mieux connaitre un pays que ses propres habitants. Des fois on ne s’interesse pas à ce qu’on a toujours connu et eu sous les pieds. Je suis certain que beaucoup de Quebecois connaissent mieux certains aspects de la France que moi. J’y vivais, je ne la visitais pas ! Ca ne veut rien dire quand aux capacités et aux connaissances generales. Les allemands que j’ai connu, des gens du peuple, la base, etaient quand meme tres impliqués politiquement, meme les plus jeunes, deja avec les NaturFreund et tous les combats du au militantisme ecolo et pacifique.

  36. Je crois pas que ne pas être connu est un problème non? J’aime bien comparer le canada et l’Australie, deux grand pays en superficie, pas trop d’influence mais quand on se balade dans le monde on se fait voir comme les gentils canadien. Et comme beaucoup pensent que Sydney est la capital australienne quand il s’agit de canberra. Est-ce un problème? Pour avoir vécu dans les deux j’apprécie le niveau de vie qui est offert des deux cotés et je crois que même si rien n’est parfait on est loin de devoir se plaindre.

    juste pour défendre un peu mon pays 🙂

  37. Pas étonnant que le Canada n’est pas connu dans le reste du monde.

    C’est quand la dernière fois que vous avez vu un film sur l’histoire du Canada ou dont le contexte se passe dans l’histoire du Canada, ou un événement historique, ou un personnage important avant la conquête, etc… ?

    C’est bien simple, le Canada évite son histoire à cause de son reniement du peuple fondateur, le Québécois (Canadien français). Il s’est fait pays sans culture, sans histoire, multiculturel.

    Les Allemands sont dans une période similaire en ce qu’ils sont contraints de renier leur nationalisme à cause de la propagande mensongère et calomnieuse qu’on leur impose depuis 60 ans ! Eux aussi sont maintenant de grands complexés. Sous censure féroce.

    Pareille pour la France qui se voit obligée de cacher son histoire odieuse pendant la dernière guerre mondiale et qui pour le faire entretient des mensonges et impose aussi la censure.

    Et ces dogmes sont la règle dans les institutions d’enseignement dans ces pays. Le pluralisme, la tolérance envers les immigrations massives, l’acceptation que ces pays se tranforment en terres ouvertes à tous.

    En France c’est le grand débat sur la nationalité qui vient de s’entamer. Qu’est-ce que d’être Français ?

    Ils se posent la question et ce sont des immigrants qui ont les tribunes pour y répondre, les Français craignant de passer pour racistes ou trop nationalistes.

  38. Il faut voir tous ses politiciens de l’UE, de Londres aux Pays Baltes, jouer les kid kodaks avec Barack et Hillary, pour s’apercevoir que le Canada n’est certainement pas le seul « satellite » des USA. La France échappe à cela, bien que j’ai entendu, tant en Allemagne qu’au Danemark, que l’UE n’existe que pour que la France puisse continuer à dominer d’autres pays.

    Beaucoup d’Allemands râlent que le français prend trop de place dans l’UE, au détriment de l’allemand par exemple.

    Il y a 2 ans, je me suis fait demandé d’où venait mon accent « étrange » avec des sons français. En disant que je venais du Québec, la personne a répliqué « Je savais bien que tu ne pouvais pas venir de France, les Français ne parlent pas l’allemand ».

    Ça n’arrive plus, je n’ai presque plus d’accent en allemand. Et en danois, j’ai un accent allemand lol

  39. Un accent allemand en danois … ha ha ha ! Prendre l’accent d’une autre langue dans une seconde, c’est amusant.

    Et c’est un allemand ignorant qui t’a dit que les francais ne parlait pas allemand. Vu que j’ai fait allemand langue premiere et que je n’etais pas le seul dans ma classe, dans mon ecole, dans ma region et dans mon pays. A l’epoque c’etait la seconde langue la plus prise apres l’anglais et ceux qui prenait anglais seconde langue c’etait surtout parce qu’on leur avait dit que l’allemand c’etait vachement plus dur… et c’est vrai !

    Le long de la frontiere, c’est plein de Francais qui parle allemeand.

    Ma question : est-ce que l’Allemand en question a compris que le Quebec etait une nation distincte du canada uni ? ;oP

  40. La France sattelite des USA c’est que depuis l’ere Sarko(employé de power corp) que ca existe. Tant De Gaulle, que Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac ont gardé une distance claire avec les USA. Y a qu’à voir le nombre de conflits que cela a créé entre nos deux nations !

    Ils en sont venus à renommer les French fries en Free fries ! Je ne sais pas ce qu’ils ont fait pour le French Kiss. De toute facon les republicains trouveront surement cet acte trop deplacé par rapport aux ecrits de la sainte bible ; ils preferent aller purifier les terres d’Irak et d’Afghanistan dans leurs nouvelles croisades.

  41. @Reblochon

    Ce n’est pas trop difficile d’expliquer aux Allemands le concept de la nation québécoise distincte du Canada. Leurs identités régionales sont très bien définies, un peuple et l’État fédéral c’est deux.

  42. Ah ?! Pourtant du nord au sud, je n’ai connu que des gens se definissant comme Allemand (c’etait à l’ouest et avant la chute du mur). Meme les quelques amis Schwabes ne se definissait commc tel qu’un rigolant avec leur accent (parce que ca reste de l’allemand en grande majorité, ce n’est pas vraiment une langue à part, bien moins que le patois dans le sud de la France ou l’Alsacien, le Breton, le Corse, le Basque, parlons en des nations distinctes !) et non avec leur nationalité. Il y a beau y avoir plusieurs nations germaniques en allemagne, ils se sentent tous allemands, comme les canadiens se sentent tous canadiens. Y a pas de memoire de mouvement souverainistes en allemagne.

    Ce n’est certainement pas difficile à expliquer. D’ailleurs toute personne un minimum intelligente comprendra l’explication. Non, je demandais si ils avaient deja entendu parler de nous, parce que ca n’a pas l’air d’ete le cas en Baviere ! Comme quoi, etre independant ca a plein d’avantage et cela, les federalistes quebecois, croulant sous leurs dogmes, n’ont jamais pu le concevoir !

    ************
    Dans des domaines comme l’aéronautique, les biotechnologies et le transport, la relation Québec-Bavière est féconde, a de son côté analysé Thomas Benz, président d’une firme de consultants qui a des bureaux à Montréal (et faisant partie de l’equipe commerciale Charest en visite en Allemagne).

    Mais, à son avis, les ÉECHANGES pourraient être PLUS DYNAMIQUES SI les Allemands CONNAISSAIENT MIEUX le Québec, dont le RAYONNEMENT INTERNATIONNAL EST TÉNU EN DEHORS DE LA FRANCE.
    ************
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200906/30/01-880304-charest-lautonomie-des-etats-non-souverains-montre-ses-limites.php

    Comment etre plus clair ! On ne nous connait pas ! Avec un QUebec independance, notre economie s’epanouirait encore plus, simple logique verifiable aupres des derniers pays equivalents aux notres devenus souverains. L’independance n’est pas la solution à tout, mais ca resout un paquet de probleme et cela apporte un paquet d’outils !

  43. «Ne soyons pas dupes. Nous recevons, actuellement, trop d’immigrants pour notre capacité à les intégrer harmonieusement.»

    Tellement que, lorsqu’on fait la somme des étrangers qui sont entrés ici depuis les années 80, logiquement parlant, il faudrait réduire à zéro le nombre d’immigrés à accueillir pour les dix prochaines années … du à notre taux faible de natalité.

    Ils me font rire ceux qui parlent de «bonne sélection» des immigrés. TANT QU’ON SERA PRIS DANS LA FÉDÉRATION CACA(nadienne), ON AURA JAMAIS LE PLEIN CONTRÔLE SUR LES GENS QUI ENTRENT ICI. Ce n’est pas pour rien que l’immigration est une juridiction partagée : le fédéral s’assure que la majorité des étrangers qui s’installent au Québec soient hostile à la cause partagée par une majorité de Québécois de souche, soit la souveraineté du Québec.

    Puis ce n’est pas un hasard non plus que la ville de Montréal s’est délabrée durant les deux dernières décennies : les immigrés (porteurs de misère, pour la plupart) se sont ouvert leurs p’tites bineries commerciales (subventionnées avec l’argent des contribuables du peuple d’accueil) et échouent pour la plupart ou bien ils se font vivre par des moyens illicites; comme des sidelines de drogue, putes, armes illégales, etc. Pis ça, c’est quand ils travaillent, parce que dites vous également que 40% des immigrés d’origine arabe sont sur le BS, plus de 25% pour les Noirs, autour de 15% pour les Latinos et même les immigrés d’Europe ont un taux de chômage plus élevé que la moyenne des de souche.

    Oui, notre erreur est d’avoir ouvert nos frontières. Ils ne sont pas capables de s’adapter au courant principal de notre peuple et à notre caractère distinct, ben qui foutent le camp !

  44. Pour se faire connaitre, il suffit de se sortir les doigts du nez. Le Québec n’est pas la seule nation inconnue, et notez qu’être inconnu est aussi le lot de nombreux États souverains.

    Pour le PQ, il n’y a que la France et la Francophonie qui importent alors que le PLQ n’est pas trop intéressé par l’international. La faute est donc dans les deux camps, le syndrome de l’Élysée des péquistes et le provincialisme des libéraux.

  45. Tu es vraiment porteur de préjugés Frankie. Tu fais plein de généralisations. En passant il y a beaucoup d’immgrants instruits qui viennent s’établir au Québec et dont les diplômes ne sont pas reconnus par nos ordres professionnels.

  46. Je ne suis pas un fan des ordres professionnels, mais tu ne t’es jamais dit que si leurs diplômes ne sont pas reconnus, c’était peut-être parce que leurs formations ne respectent même pas les critères minimaux fixés au Québec. Travaillant dans un domaine du Génie, je sais de quoi je parle. Les électroniciens tunisiens n’ont pas le même bagage que ceux d’ici. Et j’en passe.

    Donc, on revient encore au début de la boucle : tant qu’à accueillir des professionnels immigrés qui ne sont pas assez qualifiés, qui ne respectent pas nos critères parce que malgré nos défaitistes nationaux, nous faisons partie du top 10 des sociétés les plus avancées dans le monde entier, bien, on est mieux dans ce cas de ne pas en accueillir et de se concentrer sur les gens d’ici. Cette façon de faire contrerait à la fois le taux de chômage élevé, prioriserait l’accès au marché du travail aux descendants de ceux qui ont bâti le pays québécois et abolirait toutes formes d’Affirmative Action qui discriminent systématiquement au moins 20% des Québécois de souche (compétents).

  47. Mais je connais des cas de professionnels dont les diplômes ne sont pas reconnus au Québec mais le sont ailleurs au Canada et aux États-Unis. Il y a un corporatisme profond de la part des ordres professionnels au Québec qui est dénoncé depuis longtemps.

  48. Et avec la complicité de nos syndicats supra-nationaux, c’est loin d’être parti pour changer.

    Avez-vous déjà vu vous un syndicat qui parle d’autre chose que de « droits acquis »?

  49. lol

    Tym Machine = Enkidu.

    Tu es un masque de honte ! Ha ha ha !

  50. Frankie, je t’adore tu es mon raciste préféré, continue ton beau travail en direct de l’Ontario.

  51. Je pourrais dire Frankie égale Louis P. mais ce serait un peu chien pour Louis alors je vais m’abstenir.

  52. Tym Machine ou Enkidu, je ne sais pas lequel tu préfères …

    «Frankie, je t’adore tu es mon raciste préféré, continue ton beau travail en direct de l’Ontario.»

    Heh. Ce n’est quand même pas moi qui sors avec une anglaise et qui ruine mon héritage en procréant avec.

    «Je pourrais dire Frankie égale Louis P. mais ce serait un peu chien pour Louis alors je vais m’abstenir.»

    Hmmm. J’aime bien cette stratégie bon marché. Je me la note.

    Alors, a+ vieille branche, d’ailleurs, lorsqu’on fait la somme des profils de « Tym Machine + Enkidu », ça fait un gars qui est libertarien, mais en même temps très gauchiste voulant que l’État règle tout, veut et ne veut pas plus d’immigrés et veut protéger la langue française … sans vouloir la protéger. Ouais, mûr pour l’hôpital psychiatrique !

  53. Correction, elle est moitié irlandaise et italienne.

    Disons qu’en frais de cas de psychiatrie mon vieux potte, je me demande qui de nous deux en est mûr.

    Moi je mettrai un deux sur le gars qui arrête pas de voir des duplicatas de profils où il y en a pas. En assumant que c’est un gars ce que je n’ai pas vérifié de source sûre. On pourrait peut-être demander à internationaliste d’aller vérifier car ce n’est pas mon bag.

    En frais d’insultes bon marché, je crois que j’aime bien rendre la monnaie. Je me demande pourquoi d’ailleurs c’est une vraie perte de temps et j’ai mieux à faire. Alors je crois que je vais me désabonner de la discussion parce que je crois qu’encore une fois la prochaine fois, la tentation sera forte de rendre coup pour coup.

  54. Deolé de te faire remarquer que seules les nations reconnues sont reconnues ! Ca a l’air con comme ca, mais bon nombre d’hommes d’affaires refusent de s’engager avec le ministre d’une province, le petit chef d’une region, ne sachant pas si le gouvernement qui dirige reellement ne va pas venir foutre la merde au dernier moment. C’est de cette reconnaissance dont je te parle.

    Les pays reconnus, meme si ils ne sont pas tres connus, quand ils negocient en tant que pays, que leur president, roi ou je ne sais quoi signe un accord, les types en face ils savent que c’est officiel ! Quand c’est un maire, un prefet, un sous 1er ministre d’une colonie bananiere… ils s’en contre-saint-ciboirisent !

    Dire que pour le PQ il n’Y a que la France c’est completement faux, le PQ veut le monde. La France etait un allié pour la reconnaissance apres la souveraineté et rien d’autre. Aujourd’hui avec le pion de desmarais au pouvoir ce n’est pas considéré comme un pays sympathisant. On en trouvera d’autres.

    Le PLQ est interessé par l’europe… enfin Charest. Lui il voit les interets d’un rapprochement pour… enfin son patron Paul Desmarais voit les interets d’un rapprochement pour que ces entreprises d’outre-atlantique puissent etre plus performante ici et ailleurs.

    Derteilzeitberliner… faudrait de temps en temps sortir de Berlin, y a encore un mur dans votre analyse qui vous aveugle.

  55. « Moi je mettrai un deux sur le gars qui arrête pas de voir des duplicatas de profils où il y en a pas. »

    Ça arrive juste avec toi mon cher, juuuuuuuuuuuste avec toi.

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