Quand le PQ flirte avec l’extrême-droite!

J’ai failli m’étouffer avec mon verre d’eau minérale. Quoi, le PQ a demandé à Éric Caire de joindre ses rangs? C’est une blague, n’est-ce pas?

N’en déplaise à ses affirmations sur son soi-disant positionnement de « centre-droit », Éric Caire est un gars de droite, comme le note avec justesse Josée Legault. La bonne vieille droite usée, celle qui lit les rapports du Fraser Institute ou de l’Institut économique de Montréal au petit coin. Celle de ceux qui s’abreuvent chez Milton Friedman et qui ont poussé à la faillite un pays comme l’Islande. La bonne vieille droite économique à la Reagan ou à la Thatcher. Même Gilles Taillon, qui ne lit pas Le Capital de Karl Marx le soir au lit, considère que les idées d’Éric Caire sont d’extrême-droite. C’est dire! Et c’est cet individu, cet extrémiste d’une idéologie ayant maintes fois prouvé ses incapacités, que le PQ veut recruter?

pq-extreme-droite-caire

Source de l’image

Rappelons quelques positions d’Éric Caire, issues directement du petit catéchisme néolibéral:

  • Réforme des syndicats pour réduire les accréditations;
  • Baisse de l’impôt sur le revenu;
  • Hausse des taxes;
  • Doublement ou triplement des coûts de l’électricité;
  • Coupures majeures dans les services aux citoyens et dans la fonction publique;
  • Privatisation totale de la Société des Alcools;
  • Privatisation partielle de la gestion de l’argent des cotisants à la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Pauline Marois a beau faire rejouer le vieux 45 tours au vinyle usé du « le PQ est un parti de coalition regroupant des gens de gauche et de droite », il existe un moment où on doit prendre position, où on doit mettre le pied à terre et refuser de se prostituer pour quelques votes. C’est bien beau une soi-disant coalition, mais doit-on tolérer l’inacceptable pour autant? Que dirait-on d’une coalition entre pro-vies ou pro-choix aux États-Unis, par exemple? Il existe un moment où il faut faire un minimum de sens, même quand on est enfermé dans sa tour d’ivoire comme l’est actuellement le Parti Québécois.

En fait, qu’est-ce que cette nouvelle nous apprend? Elle nous apprend que rien n’a changé pour le PQ de Pauline Marois. Le parti, malgré 14 ans d’immobilisme depuis le dernier référendum, n’a pas l’intention de remettre le projet indépendantiste à l’ordre du jour. On se gargarise d’une soi-disant coalition n’ayant de sens que dans l’optique d’un référendum rapide pour accepter les pires détournements de la pensée et le plus incroyable des opportunismes.

À l’origine, la coalition faisait du sens. Quand la sécheresse frappe, le lion boit à côté des gazelles. Quand l’objectif est à portée de main, tant la gauche que la droite peuvent se pincer le nez en attendant le grand soir. Mais quand rien ne se passe, quand le PQ s’embourbe dans sa bureaucratie interne et son discours pathétiquement mou, quand on attend le grand soir depuis plus d’une génération, une telle coalition ne peut pas fonctionner. Le parti doit se donner une direction. De 1995 à 2003, le Parti Québécois a gouverné à droite, et maintenant il se fait l’apôtre tantôt de la social-démocratie, tantôt d’une certaine droite modérée.

Or, il arrive un moment où il faut se décider. On ne peut pas se prétendre social-démocrate et demander à des extrémistes comme Éric Caire de se joindre à son parti. On ne peut pas se déclarer centriste et s’acoquiner avec une minorité de fanatiques de la vieille droite sous prétexte qu’on pourrait aller chercher quelques votes.

Si j’oserais dire, il est précisément là, le problème du PQ. Le parti se considérant seul sur l’échiquier politique à promouvoir l’indépendance, on peut demander aux militants de se pincer le nez pour accepter les pires situations, les pires mollesses. Même si dans les faits le PQ n’a rien fait pour la souveraineté depuis plus d’une décennie, on considère le vote souverainiste comme acquis. Des votes en banques. Les gros BS de l’est qui votent bleu sans se poser de questions. C’est ainsi que le Parti Québécois considère ses électeurs.

Alors, convaincu de ne pas perdre le moindre vote en recrutant un droitiste impénitent comme Caire, convaincu d’avoir le vote automatique de ceux qui croient encore à l’indépendance, le PQ a la voie libre.

Il serait peut-être temps de penser à une alternative. Amir Khadir sera présent demain, à la manifestation contre le prince Charles. Voilà un politicien qui n’a pas peur de se mouiller et qui ne travestirait pas ses idéaux pour une poignée de votes. On peut être en désaccord avec plusieurs de ses propositions, mais il a les couilles de prendre position et d’assumer ses choix.

À quand un Parti Québécois se décidant soit à faire l’indépendance, soit à devenir le parti provincial de droite qu’il est depuis 14 ans? Car devant son inaction prolongée et son acoquinement avec la droite extrémiste, une grande partie de son aile gauche qui se pince le nez depuis plus d’une décennie risque de manquer de souffle et d’appuyer Québec Solidaire aux prochaines élections.

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31 Réponses

  1. 100 % en accord avec ce texte. Merci, Louis, de l’avoir écrit.

  2. Du grand Préfontaine comme je l’aime. Très bon papier. Cependant, je ne suis pas certain qu’Éric Caire soit politiquement à droite. Je crois qu’il est en politique par un concours de circonstances et par ambition personnelle. Il s’est rallié à quelques idées de droite, mais il n’est pas, à mes yeux, un politicen chevronné. Dire de Caire qu’il est un adepte de Friedman, c’est insulter ce dernier…

  3. « Les gros BS de l’est qui votent bleu sans se poser de questions. C’est ainsi que le Parti Québécois considère ses électeurs. »

    Le PLQ fait la même chose avec le vote ethnique et les anglais. L’ADQ ne le fait avec…personne parce que c’est rendu un tiers parti.

    Bienvenue dans la politique, dans le monde des affaires et dans la vie en général. Lorsque vous êtes acquis, on ne se préoccupe que très peu de vous car on est trop occupé à se magasiner une nouvelle « clientèle ».

  4. Je suis content de savoir que le PQ n’aura plus jamais de Lucien Bouchard pour les guider pas plus que de Jacques Brassard ni de François Legault.

    Au fait qui est encore de droite actuellement dans ce parti? Qui est si épeurant que cela aux yeux des gauchistes convaincus? Agnès Maltais? Pierre Curzi? Yves Blanchet? Pourquoi pas Pauline Marois elle-même un coup parti.

    La stratégie de tenter d’embrigader Eric Caire est simplement une tentative désespérée du PQ d’obtenir plus de députés. Y voir autre chose, c’est être complètement dans le champ de fraises.

    On apprendra bientôt que le PLQ sortira bientôt son carnet de chèque pour tenter de convaincre Picard et Caire comme ils l’avaient fait avec Reidl et Auger en début 2009. Ce sera l’ultime test d’intégrité de ces deux individus car dire non à des chèques avec beaucoup de zéros dessus, c’est dur et cela même quand il s’agit de l’argent des CONtribuables.

  5. « Quand l’objectif est à portée de main, tant la gauche que la droite peuvent se pincer le nez en attendant le grand soir. »

    Si ça n’avait pas été de la droite, de Bouchard et de l’ADQ et de la propositoin de partenariat avec le reste du Canada, le oui aurait fini à 40% soit un autre 1980.

    Si c’est cela la reconnaissance de la gauche envers les gens de la droite d’avoir amené le mouvement souverainiste si près du but, cela vient confirmer la thèse voulant que Parizeau et cie ne s’est servi que des lucides de l’époque pour arriver à ses fins. Jetable après usage et la majorité l’emporte après comme celui que vous sauvez de la mort certaine qui vous pousse en bas du ravin.

  6. Ah, un billet comme je les aime !

    La seule différence entre nous, est que moi j’aimerais bien que le PQ embauche Caire ! Tout serait plus clair. Disons que je n’ai pas besoin que le PQ fasse cela pour appuyer QS, mais tout d’un coup, on serait drôlement plus nombreux !

    @ Luto

    «je ne suis pas certain qu’Éric Caire soit politiquement à droite»

    Je crois comprendre que tu fais de la dérision, mais, au cas-où, j’ajouterai que je partage le point de vue de Louis sur Caire. J’ai déjà écrit ailleurs comme lui (avec un peu moins d’emphase, quand même) que le jeune Caire est bien plus à droite que le vieux Taillon. C’est vrai qu’il n’est pas très chevronné, comme tu dis, mais c’est souvent ces gens qui sont les plus dangereux.

  7. Bien dit, Louis. Le Parti Québécois s’abaisse en tentant de rallier Caire. Lui, au moins, a la décence de dire que le PQ ne lui convient pas.

    Ce qui nous ramène au problème fondamental du PQ: c’est un parti qui a mal vieilli. Né d’un groupe d’idéologues, il a bousculé les habitudes. Mais ce n’est plus l’ombre de ce qu’il était. Ce n’est plus qu’un parti de politiciens de carrière. Et un politicien de carrière tient plus à se faire élire qu’à promouvoir ses idéaux.

    Comme toi, je souhaiterais une redéfinition, une déclaration claire, une position ferme de ce parti. Mais je n’y crois pas car cela leur ferait (semble-t-il) perdre des votes.

  8. Extreme-droite … Ha Ha Ha !

    Je pense que cela suffira comme commentaire et argument de ma part pour ce soir.

  9. Eric Caire est de droite. Le lier à l’extrême droite est foncièrement abusif. En France LePen, c’est la xénophobie et le racisme, c’est l’extrême-droite.

    Il est inutile et anti-démocratique de cataloguer les gens pour attaquer leur argumentaire politique. A terme, cela risque, contrairement à l’effet rechercher, de renforcer leur position.

    Sur le fond, je me considère de gauche et je suis pourtant d’accord avec certains éléments du programme Caire.

    Par exemple la privatisation de la SAQ est certainement envisageable. En quoi, constituerait-elle un service public essentiel?

    Les coûts de l’électricité: Comment concilier les tarifs artificiellement bas et les prétentions écologiques de l’état québécois? La liste pourrait s’allonger…

  10. Franchement je n’ai tellement plus aucun parti qui me représente au Québec… j’ai envie d’aller voter en Ontario. Pas sur que ce serait mieux.

    On est mal barré.

    PS : Aurais-tu de la difficulté avec le mot « flirt » ? J’ai vu des « flitre » et des « flirtre » 😉

  11. « Quant au PQ, depuis 1996, il se situe plutôt au centre. »(Josée Legault)

    Josée Legault est de plus en plus dans les patates.

    En 1996 débutait le règne de Lulu Lucien Bouchard le chef des lucides ! Avec son bras droit très à droite, M. Business is Business, Bernard Landry ! C’est sans compter le troisième mousquetaire Joseph Facal et la millionnaire de la construction, Marois. Et biensûr, Josée Legault conseillère de Business Landry lorsqu’il prendra la place laissée par Lulu le lucide !

    Un règne qui mettra bien en place le pouvoir anglo-juif de McGill sur le Québec par le monopole de Montréal.

    Le PQ au centre ? Ha ha!

    Si on est classé d’extrême droite parce qu’on fréquente Jean Marie Lepen, combien plus à droite pour une Legault qui se déplace pour encenser des discours d’Elie Weisel le raciste sioniste propagandiste des mensonges de la deuxième guerre, grand supporteur des lois contre la liberté d’expression et la libre recherche historique et de l’apartheid en Israel ?!

    Ce que propose Eric Caire est bien moins pire que ce qu’a fait le PQ !!

    2 milliard$ de fonds publics pour le MUHC pour les Anglais !

    C’est du centre, ça ?!

    Et donner des centaines de milliard$ aux banques privées c’est du centre aussi je suppose ? Pourquoi pas de l’extrême gauche tant qu’à faire ?

  12. C’est ça, l’extrême-droite, pour toi, Louis???? Franchement, c’est ce que ferait n’importe quel parti un tant soit peu à droite sur l’économie! Quant à Gilles Taillon, je te signale qu’il n’est pas vraiment une référence pour catégoriser quelqu’un d’extrémiste de droite, puisqu’il est une girouette.

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/07/le-vrai-gilles-taillon-4e-partie.html

    En plus, c’est un keynésien avoué qui a lui-même avoué, en Chambre, qu’il n’est pas de droite, alors: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/06/le-vrai-gilles-taillon-2e-partie-un.html

  13. Moi faire de la dérision sur le dos de l’ADQ? Ben voyons donc Darwin 😉

  14. Bon billet, très juste, en tout cas en total accord avec ma vision des choses.

    Oui, on parle d’extrême droite quand on parle de Caire. Et tout cela me conforte dans mon choix de voter pour QS, des gens qui ont au moins le mérite de rester fidèles à leurs convictions au lieu de faire n’importe quoi par populisme électoral.

  15. C’est bon Koval, continue à militer à QS, c’est pour ça que le PQ sombre au point de vouloir des gars comme Caire. La gauche et les purs et durs sont partis du PQ, il reste juste le centre et la droite, mous sur la question nationale par définition.

    Il faut TOUS retourner au PQ.

    Il faut reprendre le contrôle de nos exécutifs locaux, de l’exécutif national, refaire le programme, démettre Marois,etc.

    On ne fera pas cela ni dans la rue, ni dans Internet. Il va falloir acheter une carte de membre et aller aux assemblées péquistes.

    Là on s’enligne encore pour une victoire libérale en 2013, ou au mieux une victoire de Marois sans mandat de faire l’indépendance.

    Arrêtons de chialer toujours sur ce que les autres font que ce soit le PQ, le Canada ou la reine et concentrons un peu sur ce que NOUS avons à faire.

  16. Pas de chance j’ai déjà ma carte de membre QS. C’est bien beau de vouloir accuser les autres de quitter le PQ mais si ce parti regarde à droite et méprise sa gauche, il aura ce qu’il mérite. La balle est dans leur camps…

    Je vote par convition moi! Môssieur le donneur de leçons politique, pas par stratégie.

    Jamais sous Marois quant à moi!

  17. Ce que je dis, c’est que dans les « partis de pouvoir », il y aura toujours des luttes internes. Quand la gauche quitte le PQ, elle laisse la place à la droite. Quand les indépendantistes quittent, ils laissent la place aux carriéristes.

    Continuons à ne pas être stratégiques, continuons à ne pas jouer le bipartisme, continuons à ne pas comprendre le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour, offrons le pouvoir à Charest, il sera bientôt le premier ministre avec le plus long règne.

    Marois n’est pas une cause, elle est le symptôme de la désaffection du PQ par les indépendantistes et la gauche.

  18. Comme vous dites Félix, Marois n’est pas forte sur l’indépendance, plutôt à droite alors pour moi en ce moment, PQ ou PLQ c’est bonnet blanc, blanc bonnet.

  19. Bon, maintenant, on fait la grosse réponse à tout ce bon monde-là!

    Ça prend juste des gau-gauchistes puristes pour détruire le projet souverainiste de l’intérieur. Le monde ordinaire n’est pas de gauche, il est de centre et un peu de droite. Culbec suicidaire n’a des chances qu’à l’UQAM et sur le Plateau. On ne prend pas le pouvoir avec juste ça et, en plus, ça nuit au PQ et ça l’empêche de reprendre le pouvoir pour qu’il fasse l’indépendance.

    Les yeux doux à Caire? Marois veut juste avoir un député de plus dans la région de Québec, de même qu’une crédibilité, puisque Caire est très connu et relativement apprécié à Québec. Il n’y en a pas de virage à droite au PQ. Le PQ est, d’abord, un parti de coalition entre des gens de gauche, des gens de centre et des gens de droite et qui se balade entre le centre et la gauche depuis sa création. Ce n’est pas parce que le parti s’inquiéte, et avec raison, de la dette et du déficit que ça en fait un parti de droite.

    Lucien Bouchard a fait le ménage qui s’imposait dans les finances publiques, sinon, le Québec aurait été en failitte technique, mais ça n’a pas empêcher le PQ de redépenser en malade, par la suite.

    Votons PQ, faisons l’indépendance et, après, on se chicanera sur la gauche, le centre et la droite, comme dans tout pays normal! Aucun pays démocratique n’a parlé de la gauche, du centre ou de la droite avant qu’il ne devienne souverain, parce que, aller vers cette avenue, c’est tuer le projet d’indépendance dans l’oeuf, car on a l’air de ti-clins qui ne savent pas ce qu’ils veulent et où l’unité est absente du mouvement et du parti le représentant. Pendant ce temps-là, ce sont les libéraux et les monarcho-fdédérastes qui s’en frottent les mains!

    Avant de créer notre parti de gauche et notre parti de droite, concentrons-nous sur le projet qui nous unit tous et toutes, c’est-à-dire l’indépendance du Québec et faisons-la avec le seul parti qui est capable de le faire: le PQ!

    Donc, arrêtez votre travail de sape du projet souverainiste par purisme idéologique, les gau-gauchistes! Moi, je suis souverainiste, je vote PQ pour l’indépendance, mais je suis, aussi, de droite et, surtout, libertarien, car la souveraineté et le libertarianisme sont deux projets qui se complètent. Je suis capable de piler sur mes principes libertariens pour voter pour le parti qui représente le projet qui fera avancer les idées libertariennes au Québec: l’indépendance du Québec!

    Ça paraît que c’est toujours la droite qui a fait l’indépendance, dans l’Histoire. VLB a même cru que Dumont la ferait. Ce n’est pas pour rien.

  20. Voila ! On ne peut etre plus clair.

  21. On peux être socialiste et nationaliste, Chavez est un bon exemple et même Hitler aussi.

    Le problème avec QS est qu’il est anti-nationaliste. Il est plus près des judéo-soviets de Staline.

    Le PQ se cherche, c’est bon. Mais Marois est pas à sa place. Elle est trop encoquinée avec le pouvoir anglo de Montréal.

  22. »continue à militer à QS, c’est pour ça que le PQ sombre au point de vouloir des gars comme Caire»

    Je pense que vous faites une erreur de causalité… C’est parce que le PQ a tourné à droite (depuis 1982, quant à moi) que l’espace s’est dégagé à gauche et qu’un parti véritablement de gauche comme QS peut espérer faire élire un bon nombre de députés.

    La nature a horreur du vide…

  23. Merci à tous pour vos commentaires. Je n’ai malheureusement pas le temps (ou pas pris le temps diraient les langues sales, mais je suis assez occupé ces temps-ci) pour répondre individuellement à chacun. Merci à ceux qui ont apprécié l’article.

    J’aimerais juste répondre à ceux qui croient encore au « gros bon sens » que l’Ontario ne s’est pas encore remise des réformes de droite imposées par Mike Harris. Privatiser une vache à lait comme la SAQ, qui rapporte entre 600 et 900 millions $ par année à l’État et qui constitue un modèle de développement pour les autres entreprises, ce serait stupide. Tout comme augmenter les tarifs d’électricité, qui devraient plutôt être baissés, surtout pour les moins-nantis.

    À ceux qui me reprochent de qualifier Caire d’extrême-droite, je persiste et signe. Économiquement, ses positions sont proches d’être libertariennes et ce sont ce genre de politiques qui ont mené de nombreux États à la faillite. Ce type est dangereux et s’il avait joint le PQ, ça n’aurait été qu’un signe de plus de la dégénérescence de ce parti.

    Et je suis d’accord avec Darwin: c’est parce que le PQ a viré à droite en 1982 que Québec Solidaire s’est créé. Il aura fallu attendre que le projet indépendantiste soit vraiment mort et enterré dans les officines d’un PQ transformé en simple parti provincial, mais le résultat est le même: la nature déteste le vide.

    Merci à tous pour vos commentaires!

  24. Jean-Baptiste… tu n’as toujours pas pris ton sédatif… pourtant, ça fait deux ou trois fois que je te le recommande. Tu es l’expert de la novlangue. Hitler socialiste, incroyable comment on peut détourner le sens de l’histoire. Ces gens-là étaient des experts de la propagande, c’est pour ça qu’ils ont utilisé le terme national-socilaisme. Tu sais très bien qu’il n’en avait rien à foutre du socialisme.

    Et associer les soviets à Staline. Incroyable. Relis ton histoire. Les sovites ont été anéantis quelques années après la révolution. Tu le sais très bien. Les soviets représentaient la lutte des travailleurs, des citoyens. Ils ont été étouffés par les bolchéviques, assoifés de pouvoir.

    Coudon, as-tu travaillé pour le sénateur McCarthy?

  25. Salut Louis. Je persiste à croire que M. Caire n’est pas un vrai politicien de droite. C’est un ambitieux et un opportuniste qui s’est frayé un chemin à travers une organisation affaiblie. Le chemin lui était grand ouvert. Probablement inspiré par l’argumentaire adéquiste (anti-syndicalisme, autonomie familiale, réduction de la taille de l’état) il a adhéré à leurs idées, leurs constats et quelques minces propositions. Comme le parti n’a jamais réussi à attirer les vrais militants, il s’y est taillé une place rapidement. Comme Richard Merlini, Christian Lévesque, Jeff Plante… Ces gens-là n’étaient pas des experts. À la bonne place au bon moment.

    Traiter Éric Caire de libertarien, c’est insulter Martin Masse! Faurait lui demander…

  26. Il faut aussi tenir compte des termes utilisés. Qu’à la difference de l’extreme-gauche, qui est une gauche extreme, l’extreme-droite ne represente pas une droite extreme au sens politique economique, mais des ideaux nationalistes forts, faisant passer la preference nationale, voire le droit du sang, avant toute chose. L’extreme-droite a une conotation forte de xenophobie, ou carrement de racisme. Aucun rapport avec Caire.

    Radicaux de droite serait le terme plus approprié dans le titre, à moins que cela ait ete un choix volontaire pour creer au sein des lecteurs de ce blog, ces sentiments de degout et de rejet que peuvent inspirer des idees nauseabondes d’Extreme-droite. Pourquoi ne pas avoir titré : « Apres la sociale-democratie, le PQ essaye le national-socialisme ! » Tant qu’à etre clair, autant aller direct au point godwin. Ca evitera du travail à Gébé.

  27. lol!

    Je suis d’accord Reblochon, droite radicale est plus juste comme terme.

  28. @ L Préfontaine vous dites  »À ceux qui me reprochent de qualifier Caire d’extrême-droite, je persiste et signe. Économiquement, ses positions sont proches d’être libertariennes et ce sont ce genre de politiques qui ont mené de nombreux États à la faillite. »

    Avec les dettes que nous avons atuellement près de 251 milliards seulement pour le Québec(et la partie canadienne qui revient au Québec) ce qui représente pres de 85 % du PIB québecois. (SVP lire les articles de michel Girard: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/michel-girard/200911/04/01-918156-la-question-de-12-milliards.php )

    Je demande qu’est-ce qui nous amènera à la faillite, les politiques social des communistes du partis Québecois et Québec solidaire que nous sommes pas capable de se payer ou plutôt un vent de droite qui payera notre dette et dépensera qu’est-ce que nous gagnons.

    Si tu gagnes 1000$ par mois et tu en dépense 1200$ c’est un problème!

    Caire pour moi a d’excellents idées.

    Et à pars ca à quand le partis reformiste du Québec. (Ramener moi Preston Manning.)

    Autre article:

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/claude-picher/200909/29/01-906470-alerte-a-la-dette.php

  29. […] Jacques Brassard, Lucien Bouchard, Joseph Facal et plus récemment François Legault. Récemment, l’Électron Libre nous disait pas plus tard que cette semaine en ces termes très approximatif… Ramenez-nous Adolf Hitler un coup parti. Et cette gang là, c'est les premiers à capoter quand on […]

  30. […] Jacques Brassard, Lucien Bouchard, Joseph Facal et plus récemment François Legault. Récemment, l’Électron Libre nous disait pas plus tard que cette semaine en ces termes très approximatifs qu… Ramenez-nous Adolf Hitler un coup parti. Et cette gang là, c'est les premiers à capoter quand on […]

  31. GAUCHE-DROITE LES DEUX PEUVENT TRES BIEN CROSSER!!!

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