Le mythe de l’exode francophone vers les banlieues

Il ne se passe plus une semaine sans qu’on me répète cette incroyable fausseté: « Si Montréal s’anglicise, c’est parce que les francophones quittent l’île ». Depuis la parution d’une lettre ouverte de Pierre Curzi à ce sujet, le premier octobre, c’est même devenu l’argument numéro un de Projet Montréal pour inciter les Québécois à les appuyer. Même mon ami Carl Boileau (bravo pour son élection!) en parle longuement sur son blogue. Pour ceux qui ne veulent pas prendre de front le problème de l’anglicisation de la métropole, il s’agit d’un nouveau sésame permettant de se déresponsabiliser et de rejeter sur autrui ses propres responsabilités.

exode-francophone-banlieues

Source de l’image

En effet, tant Curzi que Boileau prennent le problème dans le mauvais sens. Curzi affirme que « le retour des francophones à Montréal est une condition nécessaire au renversement de l’anglicisation du coeur économique du Québec » tandis que Boileau soutient que dès « que l’on aura donné [de la quiétude, sécurité, verdure et air pur] aux Québécois francophones, on verra bien s’ils persisteront à déménager en banlieue pour y vivre entre eux, reclus du monde, dos tourné au Montréal de l’avenir ». À mon avis, il faut tout inverser: les Québécois reviendront peut-être à Montréal quand nos élites politiques auront réussi à juguler la saignée francophone et ils y réclameront les conditions de vie qu’ils ont envie d’obtenir lorsqu’ils redeviendront majoritaires à Montréal.

En vérité, toute la conception d’une ville de Montréal s’anglicisant parce que les francophones quittent pour les couronnes Nord et Sud est fausse. Comme l’explique Charles Castonguay, dans l’Aut’Journal, si on soustrait les données de l’île de Montréal à celles de la région métropolitaine de Montréal, on obtient les données pour la banlieue. Et celles-ci sont inquiétantes: entre 2001 et 2006, la population de langue d’usage française y a augmenté de 4,7%, contre 16,4% pour celle de langue anglaise! Cela invalide complètement les théories de Curzi et de Projet Montréal: en pourcentage, l’anglais progresse plus rapidement en banlieue qu’à Montréal!

Cela rejoint ce que j’avais déjà expliqué à Alexander Norris, un autre candidat de Projet Montréal: il n’y a pas de gène francophone ou anglophone privilégiant la banlieue. Les francophones ne sont pas davantage attirés par la quiétude, la sécurité, la verdure et l’air pur que les anglophones. Les anglophones ne sont pas immunisés contre la grisaille de la ville; il n’y a pas non plus de muraille de fer entre le centre-ville et la rive-sud qui empêcherait ceux-ci de déménager en banlieue. Ils le font, ils y déménagent, et les banlieues s’anglicisent rapidement.

La raison se trouve ailleurs. Ce n’est pas en culpabilisant les Québécois, ni en construisant des tramways ou des parcs, qu’on va refranciser Montréal. Croire le contraire relève du déni de la réalité le plus primaire, car c’est toute la région métropolitaine en entier qui s’anglicise.

On pourrait faire de Montréal un petit paradis de verdure, de transports en commun, d’accès au fleuve, de trains de surface, de rues piétonnes, de protection de la qualité de vie des gens que ce ne seraient pas davantage des francophones qui en profiteraient. Comme je l’écrivais ici, j’aime mieux avoir un chez-moi bien sale et dégueulasse que d’habiter dans la grosse baraque proprette de mon voisin et d’avoir à m’excuser de péter à tous les matins en me levant. Ou autrement dit: à quoi bon faire de Montréal un paradis d’urbanisme s’il n’y a plus de Québécois pour en profiter?

La solution sera politique

Une des meilleures réponses aux théories de Curzi et de Projet Montréal, outre de démontrer statistiquement leurs faussetés, a été écrite par Caroline Moreno.

L’anglicisation de Montréal, cher [monsieur Curzi], vient en partie du fait que nous surfinançons honteusement les institutions de langue anglaise. Peut-être n’êtes-vous pas au courant, mais votre parti se montre favorable à la construction d’un mégacentre hospitalier pour les Anglais afin qu’ils puissent continuer à faire bande à part. Et tandis que l’UQAM croule sous les dettes, les cégeps et universités de langue anglaise prennent de l’expansion.

Voilà des arguments beaucoup plus percutants. Comment espère-t-on refranciser Montréal quand les universités anglophones, dont McGill et Concordia, reçoivent 27% du financement pour une population anglophone de souche de 8,2%? Comment croit-on donner le goût aux immigrants de s’intégrer en français quand on construit deux méga-hôpitaux de 1,5 milliards de dollars; un pour une population de 8,2%, l’autre pour la balance des citoyens?

La solution sera politique ou ne sera pas: il faut avoir le courage d’exiger un financement adéquat des institutions québécoises à Montréal. Faire porter le blâme aux familles pour l’incapacité des politiciens à avoir les couilles nécessaires pour s’attaquer à une minorité ultra-choyée relève d’une irresponsabilité innommable.

Or, en évacuant toute forme de projet politique pouvant « nous diviser », comme me le déclarait Étienne Coutu, candidat défait de Projet Montréal dans Outremont, sur Facebook, on empêche les changements nécessaires permettant de redonner un visage francophone à Montréal. Il est peut-être temps d’arrêter de se gargariser de multiculturalisme, d’unions entre anglophones, allophones et francophones, et de prendre conscience d’une réalité toute simple: dans un contexte où nous ne représentons que 2% de l’Amérique du Nord, nous sommes vulnérables à toute union directe avec une langue qui, historiquement, nous a infériorisé. Bref, ce n’est pas en faisant une union entre la poule et le renard ou entre la brebis et le loup qu’on permettra de prendre les difficiles décisions pour sauver le français à Montréal.

Il faut développer un rapport de force

N’en déplaise à certaines personnes d’une génération Passe-Partout où tout le monde se tient par la main et fait une ronde, nous sommes dans une situation de rapport de force. Nous avons le choix entre ne rien faire et blâmer les familles tout en construisant des tramways et des parcs dans un consensus montréalais ne modifiant en rien l’équilibre des forces, ou de réagir et de proposer des politiques agressives pour le français, tant au niveau provincial que municipal. Projet Montréal et les autres partis municipaux ne peuvent pas continuer de se cacher en disant que la langue ne constitue pas un enjeu municipal; la protection de notre langue commune est l’affaire de tous, et ça commence par un maire et un parti qui respectent le caractère francophone de notre métropole.

Montréal, c’est notre ville. Et ses banlieues, ce sont nos banlieues. Qu’on arrête un peu de nous culpabiliser et de nous demander de demeurer dans une ville où on a de la difficulté à se faire comprendre, et qu’on nous donne plutôt le goût de faire des enfants ici, et d’intégrer ici, en français, les nombreux immigrants que nous recevons. Qu’on nous donne des institutions francophones bien financées nous incitant à nous épanouir ici.

Car au rythme où vont les choses, quelle sera la prochaine étape? Quand Laval et Longueuil seront devenues anglophones, y proposera-t-on des tramways pour inciter les francophones à cesser de s’exiler vers les régions?

Il faut que ça cesse. À quand des politiciens responsables osant s’attaquer aux privilèges de la minorité anglophone et combattant de front le véritable problème: la perte de vitalité du français à l’échelle du Québec et l’anglicisation de TOUTE la région métropolitaine? À quand une loi 101 avec des dents et la fin du surfinancement des institutions anglophones? À quand des élus municipaux osant prendre des mesures originales, dans les limites de leurs pouvoirs, pour refranciser notre ville, quartier par quartier?

Et si le vingt-unième siècle constituait autre chose que de l’environnement et de l’urbanisme? Et si on osait remettre le profond malaise identitaire québécois à l’ordre du jour?

Publicités

35 Réponses

  1. Je suis parfaitement d’accord avec vos propos, cher monsieur ; j’ai quitté Montréal en 1999, mais pour des raisons qui n’ont rien à voir avec vos arguments.
    Les anglos et les allos sont traités, je devrais dire «chouchoutés», de façon injustement biaisée en leur faveur, c’est bien évident !

  2. Que dire de plus ?

    Meme en supposant que tes arguments ne soient pas ceux qui expliquent la raison principale de la fuite des francophones, en tout cas on ne peut nier qu’ils expliquent une partie de ce probleme et pourtant personne n’en parle dans les milieux politiques. Un aveuglement plus clair que cela, c’est Ray Charles qui nous joue un morceau !

    Le jour où je vais quitter Montreal, ca ne sera pas parce que c’est plus vert en banlieue, cités dortoirs pour des travailleurs venant sur l’ile pour beaucoup, nouveaux lotissements le long des grands axes routiers polluants et bruyants, lotissements d’ailleurs batis sur des maisons du meme modele, ressemblant à ces sordides alignements des pays anglosaxons et des corons de France. Banlieue de plus en plus allophones (à tendance anglophone), il faut voir Laval, visiter ses centre d’achats, ses grands commerces !, les autres banlieues seront pareils dans quelques années. On ne parlera pas de la traversée des ponts, quel confort messieurs dames ! Ils sont contents les enfants d’etre élevés en banlieue, juste à voir comment ils s’emmerdent à leur adolescence ! Juste à voir les gamins qui attendent dans les garderies que leurs parents sortent des embouteillages, pour venir les chercher à bout de nerfs, stressés, epuisés. Qu’on est bien à Montreal quand on eleve des enfants, si au moins, on pouvait se sentir chez nous et pas dans une ville du monde impersonnelle, sans fierté, une ville du canada parmi les autres.

    Louis a raison dans le fond. On vit dans un lieu qui nous ressemble. Pour cela on est pret à faire des sacrifices. Pour le moment, les Quebecois se retrouvent en banlieue car provisoirement ca leur ressemble et qu’ils se sentent un peu chez eux, comme si ils avaient reconquis un espace qu’on leur avait volé à Montreal.

    Propos de bon nombre de mes amis de banlieue : « nous ici, y a que des Quebecois ! » Et c’est bien de la culture et de la langue dont ils parlent, pas des origines, pas des pures-laines.

    De plus en plus, devant l’ecole de mes enfants, des gens ne sachant pas s’exprimer en francais viennent chercher leurs enfants. D’autres bilingues ou trilingues mais n’ayant pas compris le principe de la langue commune et du respect que ca amene. Je me sens de moins en moins chez moi. Si ca degenere, je penserai alors peut-etre d’aller non pas en banlieue, mouroir du peuple quebecois et de la langue francaise, mais dans une autre ville pas encore atteinte comme Montreal.

  3. Le moment crucial dans lequel il fallait établir ce rapport de force fut les dix ans après le référendum de 1995.

    Or, jusqu’en 2003, décu du résultat du référendum, le PQ s’est contenté de se transformer en bon parti provincial en suivant le programme des Libéraux. Je dirais même qu’il fut encore plus libéral que le PLQ ! Toutes ses énergies ont alors été concentrées à établir le PQ comme un parti alternatif au PLQ pour les entrepreneurs à le recherche d’investissements publiques et contacts privilégiers avec les grandes institutions anglophones par lesquelles les marchés du ROC et des USA sont plus accessibles.

    Le PQ, au lieu d’utiliser ce dix ans crucial pour créer un rapport de force d’institutions québécoises contre celui de la minorité anglophones, l’a plutôt utilisé à ses propres intérêts en cherchant à se substituer au PLQ.

    Les Québécois l’ont bien compris en 2003, en votant massivement pour le vrai PLQ, tout comme le monde enter avait rejetté le « Nouveau Coke ».

    Le PLQ de Charest s’est retrouvé avec des plans de chantiers pro-anglos, laissés par les péquistes (McGill, CHU anglais, santé privée, réforme multiculturaliste éducation, monopole de presse fédéraliste Gesca, etc…), qu’il n’aurait jamais eu l’audace de présenté lui-même avant 1994 sans subir un tollé de la part des souverainistes. Il lui suffisait en 2003 d’en reconnaître le PQ comme l’auteur et le PLQ comme l’exécuteur.

    Cette dernière élection municipale de Montréal démontre qu’il n’y a plus de retour possible. Montréal a été offerte sur un plateau d’argent. La plus grande ville du Québec, son centre économique et du savoir. Les entrepreneurs ne s’associeront pas à une nationalistes qui est rejettée par la communauté qui s’est vue remmettre ce plateau d’argent. Ce qui se passe à Montréal se reflète sur la scène provinciale.

    Le PQ ne trouve plus de formule magique pour se donner les apparences nationalistes qui attireront assez d’électeurs pour prendre le pouvoir. C’était sa carrote. Personne ne voudra se mettre le pouvoir économique de Montréal à dos.

    Le mouvement indépendantiste des Québécois est bien mort avec la perte de la métropole économique de leurs mains. Le paradoxe est que ce sera le parti souverainiste qui l’aura permis et même soutenu à coups de millard$.

    Il est grand temps que les Québécois hors Montréal se regroupent dans une institution par laquelle ils pourront faire valoir leurs intérêts à Montréal, car l’État québécois ne leur appartient plus déjà. Ils sont maintenant réduits à une communauté ethnique comme les autres dans un environnement de compétition multiculturelle. S’ils ne se regroupent pas, ils sont voués à disparraître dans un futur très proche.

  4. J’ai quitté Montréal pour élever mes enfants. La banlieue pour des enfants, c’est mieux. Les activités y sont mieux structurés, la population plus homogène et la vie y est plus calme, c’est nécessaire avec les vies de fou que l’on mène. Je crois que M. Boileau a raison, avoir pû voté, j’aurais voté pour Projet Montréal.

  5. Tant qui reste un tier! Il y a de l espoir!……
    Je crois que c est le Président Adams qui avait dit en parlant de la Révolution Américaine….Que les pro-Anglais formaient un tier de la population….que les oui et non…formaient le second tier et les vrais Indépendantistes Américains formaient le dernier tier…..
    Il disait que c était le tier Indépendantiste qui abritaient les plus décidé..les plus motivé…C est ce qui leur a fait obtenir la victoire et donné naisance aux Etats-Unis d Amérique….
    Fait cocasse de la cocasserie fédéraste! Hi!Hi!…SI! La loi de la clarté référendaire de Stéphane Dion aurait eut a cautionner la Révolution Américaine….Les Etats et l Angleterre seraient ENCORE! en guerre!!!!Lol!…….Un ptit drole de vidéo avec ca?…

  6. Que ce soit en banlieu ou en région je suis content que le minstre de la Santé, Bolduc est instauré le systeme du POUPON!…..Ce systeme, qui sert a vacciner contre la A H1-n1 empeche les femmes et les petits enfants de geler DEWORE par les froids qui commencent a faire!…..Félicitation Monsieurs Bolduc pour le systeme du POUPON! ca alors! Si on l aurait pas faudrait l inventé!….Bravo! Clap!Clap!Clap!…..
    Quoi? Ca?…..Cé pas le systeme du poupon? Hein? KOSSÉ CA? TAb!….Les poupons gelent dehors????COUPONS?……Le systeme de Coupons?..C est quoi son nom deja? Lui?…Bolduc ou t…duc?…Coupons! Stie!…

  7. Tous ces propos concernant la dilution du français au profit de l’anglais à Montréal et ailleurs au Québec: je le endosse entièrement.

    Aujourd’hui,de 11h30 à 13h30, je suis sorti avec un grand drapeau du Québec. Au mât, il y avait de la place pour une pancarte sur laquelle on lisait en gros caractères: loi 101: OTTAWA, QUITTEZ LE QUÉBEC.
    j’ai porté mon attirail au bout de mes bras, du 82-ouest Sherbrooke (le siège social de la SSJB, jusqu’au centre culturel de Ahuntsic, coin Lajeunesse et Fleury. J’allais à la rencontre de M.Benoît Melançon, directeur du département des littératures de langues françaises à l’UdeM.
    Et là, j’ai livré cette conviction que notre richesse principale en ce Québec est notre langue, avec son contenu historique et l’esprit républicain dont elle est empreinte.
    La solution est politique et le récent jugement d’Ottawa, baffouant nos lois linguistiques par un pouvoir impérialiste étranger, démontre encore et toujours que nous devons nous gouverner sans nous faire par-dessus gouverner.

    Soyons debout! Sortons nos couleurs!

    Et déclarons sans relâche notre indépendance, notre choix adulte de citoyenneté, (et non l’acceptation immature du statut de sujets…comme le système impérial, paternaliste le veut).

    Jean-Marc Labrèche, citoyen du pays le Québec

  8. Bein le Président Adams rêve en couleur, car c’est grâce à la Russie que les USA ont acquis leur indépendance. Sans l’aide du Tzar, pas d’indépendance des USA.

    Le rapport de force.

  9. Tzarine peut etre? Catherine 2 1762-1796?…

  10. C’est vrai que Lafayette n’y est pour rien du tout.

  11. @Garamond: Bien d’accord; depuis que je fais ce blogue, j’ai reçu des dizaines de témoignages en ce sens; les anglos et les allos sont les minorités les plus choyées au monde. Combien de temps acceptera-t-on de laisser notre identité et nos valeurs se diluer ainsi?

    @reblochon: Wow, tu vois reblochon, quand tu fais preuve d’un peu de sensibilité, tu écris des choses plus qu’intéressantes! 😛 Blague à part, j’ai adoré ce commentaire parce qu’il rejoint mon expérience. Oui, je veux plus de nature, oui je veux moins de voitures et plus d’espace, mais je veux avant tout une ville qui fait du sens, où j’ai l’impression de faire partie d’un tout qui avance dans la même direction. C’est la raison première pourquoi je ne travaille plus à Ville St-Laurent, et je crois que de nombreux Québécois ont le souhait d’une ville leur ressemblant et intégrant leurs valeurs, dont le français est sûrement la principale.

    @Gébé Tremblay: « Le PQ ne trouve plus de formule magique pour se donner les apparences nationalistes qui attireront assez d’électeurs pour prendre le pouvoir. C’était sa carrote. Personne ne voudra se mettre le pouvoir économique de Montréal à dos. » Voilà qui est très pertinent. Le PQ s’est donné des apparences nationalistes, mais la vérité est que le parti a tourné le dos à ses anciens idéaux. C’est devenu une machine à engranger des votes dont le but est le pouvoir pour le pouvoir. Bien sûr, il reste quelques fragments d’idéaux, mais on les évacue aussi rapidement et cavalièrement qu’on a tassé Saint-André l’automne dernier.

    @Balieuzzzard: Vous avez 100% et Carl Boileau aussi a 100% raison de dire que la banlieue offre de meilleures conditions de vie. Le problème, c’est que vous êtes hors-sujet. Le débat ne vise pas à savoir si la banlieue offre une meilleure qualité de vie que la ville; la réponse saute aux yeux: en banlieue on peut avoir une maison pour le prix d’un petit appartement sur le Plateau. Non, ce n’est pas le débat.

    Le débat porte sur l’idée selon laquelle les francophones quittent massivement Montréal alors que les anglos y demeurent; les francophones se « replieraient » en banlieue et il suffirait d’améliorer la qualité de vie des Montréalais pour qu’ils reviennent. Et comme il a été démontré, cette affirmation est fausse parce que la banlieue s’anglicise plus rapidement que la ville-centre! Bref, cela démontre que ce ne sont pas que les francophones qui quittent Montréal, mais les anglophones aussi (quoi qu’ils sont remplacés par les nombreux immigrants anglophones et les transferts vers l’anglais, ce qui fait que leur nombre croît).

    Bref, pour résumer, on pourrait appliquer à la lettre les excellentes propositions d’urbanisme de Projet Montréal (des propositions auxquelles je souscris entièrement) que la ville de Montréal ne redeviendrait pas, comme par magie, davantage francophone. Pour refrancise Montréal, ça prend des actions politiques, et tous les niveaux sont interpellés. C’est cela que Projet Montréal (et les autres partis, notons-le) n’ont pas compris et c’est pourquoi un vote pour Projet Montréal est un vote pour le statu quo d’une situation où les francophones deviennent de plus en plus minoritaires dans l’île.

    @normand lemay: Le problème, je crois, c’est que notre tiers est plus mou qu’un jello ayant végété sur le bord d’une fenêtre de cuisine tout l’après-midi. Dès que quelqu’un veut se lever, ils sont des dizaines à lui dire de s’écraser.

    @Jean-Marc Labrèche: Je vais être honnête avec toi. J’admire ce que tu as fait, et je trouve cela excellent, mais ce n’est pas en se promenant avec un drapeau qu’on change les choses selon moi. À la limite, ça contribue à nous folkloriser, à transformer notre cause en un divertissement pour touristes. « Voyez, mesdames et messieurs, un vrai Québécois! Et maintenant, sur votre gauche, des femmes à barbe, et sur votre droite, d’autres monstres! » C’est cela qui nous attend si on se contente d’exposer notre drapeau sans donner un véritable sens à ce qu’il représente. À mon avis, la solution est politique: il faut voter des mesures favorisant le français, comme la loi 101 au cégep, la fin du surfinancement des universités anglophones, et l’unilinguisation des services municipaux.

    Merci pour vos commentaires!

  12. « Il est grand temps que les Québécois hors Montréal se regroupent dans une institution par laquelle ils pourront faire valoir leurs intérêts à Montréal, car l’État québécois ne leur appartient plus déjà. »

    Ils s’en foutent de « Mourial » et des « Mourialeux ». Les Québecois des régions sont pire que les Anglos bornés de Montréal.

  13. Et vlan, dans les dents.

  14. La solution sera dé-mo-gra-phique : ce n’est pas en ayant un taux de natalité inférieur aux allophones et aux anglophones et en faisant venir des masses d’immigrés peu francophones (ou pauvres et au chômage) que l’on va améliorer la place du français.

    Il faut être de nombreux francophones pour que le français ait du poids, on n’y échappe, même avec toutes les lois du monde (à moins d’absolument interdire tout en anglais : écoles, universités, emplois). Mai spour cela il faut le courage politique qui vient avec une forte population francophone (quand on devient marginal à Montréal, on ne trouve plus de politicien qui a ce courage : il ne serait plus réélu).

  15. S’ils étaient pire que les anglos-montréaleux, ils n’auraient pas perdu Montréal.

  16. Tzarine, si vous préférez. Je n’utilise pas la feminisation. Lorsque ma maison est en feu, je ne distingue pas le pompier de la pompière.

    « In February 1780 the Russian fleet under Catherine the Great joined a League of Armed Neutrality. More nations eventually joined this coalition against the British. By the end of the war Great Britain was fighting most of Europe, which worked to the advantage of the Americans, even though only the French formally joined the American cause. »

    http://www.sagehistory.net/revolution/topics/amrev1778-81.html

  17. Qu’est-ce que cette histoire du Tsar et de l’indépendance des États-Unis ? En 1776 ? Mais la Russie n’est rien. C’est la France qui va payer rubis sur ongle les munitions et l’approvisionnement des troupes (une véritable fortune) et envoyer ses flottes écumer les Antilles (d’Estaing, de Grasse) puis la côté Est de l’Amérique du Nord. C’est la France qui débarquera des milliers de soldats aux États-Unis.

    Par la suite, l’Espagne joindra la bataille, forçant la Grande-Bretagne pris sur tous les flancs à lâcher l’Amérique des États-Unis.

    Un énorme regret : la France après avoir fait capituler les Anglais ne prend pas le Canada et ne réclame pas la Louisiane à l’Espagne qui l’avait en fidéicommis après 1763.

  18. Désolé, mais l’apport de la russie fut capital. Si vous limitez vos recherches aux sources francophones, biensûr vous aurez une conclusion biaisée en faveur de la France.

    Il faut étudier les sources sur le terrain le plus large pour retenir ce qui passe par le tamis de l’objectivité.

    Il faut filtrer la propagande.

  19. Les Québécois de souche forment déjà 80% de la population du Québec. La majorité.

    C’est une question d’organisation, pas de démographie.

    Une majorité désorganisée est impuissante devant une minorité organisée.

  20. Mais la démographie ce n’est pas tout. L’élite compte pour beaucoup plus.

    Or, comment expliquer que l’élite fédéraliste (PLQ), une fois au pouvoir, ne manque jamais de nominer des militants fédéralistes à des postes clés et stratégiques, ainsi que de financer des organismes fédéralistes dans la société civile, tandis que l’élite « souverainiste » (PQ) s’interdit de le faire pour des raisons de « démocratie » ?

    Tous les plus ardents militants et défenseurs de l’indépendance se retrouvent abandonnés, dépourvus et exclus dès que le PQ est au pouvoir ! Tout le contraire des fédéralistes !

    Il y a longtemps que des Québécois sont conscients de ça et n’ont plus aucune confiance envers le PQ.

    Faudrait les traiter de fédéralistes parce qu’ils voient clair ?

  21. «…à quoi bon faire de Montréal un paradis d’urbanisme s’il n’y a plus de Québécois pour en profiter?»
    C’est le genre d’affirmation qui me fait sursauter… Comme si ces «autres» n’étaient pas Québécois ? Comme si ces gens n’ayant pas les même valeurs ( et surtout la même langue ) n’étaient pas de vrais citoyens ? Est-ce que ceux-ci n’ont pas le droit de rêver aussi d’un paradis d’urbanisme ?

    Et surtout, comme si la langue était la seule métrique d’identité.
    Comme si la seule valeur de la société Québécoise était sa langue ?

    C’est le genre d’opinion qui me fait douter de la sincérité de ce que vous appelez le «nous» inclusif…

    Ceci dit, je ne penses vraiment pas que les francophones quittent Montréal à cause de la langue. Et je ne pense pas que ces gens reviendraient à Montréal même si la langue anglaise y était bannie…
    La grande majorité des gens fuient la densité urbaine bien plus que la langue. D’ailleurs, ce phénomène existe dans toutes les villes, indépendamment de la langue.
    Et plus les immigrants s’intègrent à notre société, ( indépendamment de la langue… ), plus ceux-ci ont les moyens de se payer une maison. Mais comme c’est le cas pour pratiquement tout le monde, la première maison ce doit d’être en banlieue, coût oblige.

    Voyez le coté positif de la chose: ces immigrants qui choisissent la banlieue adopterons beaucoup plus facilement la culture de leur milieu: cette culture étant plutôt monolithique, encore ouverte sur les «autres» et implicite au niveau commercial.
    Par exemple, au club vidéo du coin, on vous avertit lorsque vous louez un film qui n’est qu’en Anglais…

    PS: je vois bien que je suis plutôt «mouton noir» ici…
    Mais mon but n’est vraiment pas de vous faire «chier» avec mes opinions contradictoires… mais plutôt de débattre avec des gens qui n’ont pas les mêmes valeurs que les miennes, pour le plaisir de l’exercice…

    Mais il suffit d’une demande de M. Préfontaine ou de quelques «habitués» et je vais me taire sans crier à la censure…

  22. On a beau essayer d’expliquer les raisons
    pourquoi la ville de Montréal s’anglicise ainsi,
    ce qui me semble l’évidence même est
    l’indifférence et l’inertie totale du gouvernement
    Libéral du Québec à défendre et à appliquer la
    loi 101.
    John James (grand fédéraliste) en devenant
    premier ministre du Québec s’est appliqué à
    affaiblir l’élan de la francisation au Québec
    lancé par René Lévesque.
    Il serait intéressant que parmi tous vos lecteurs M. Préfontaine, quelqu’un arrive à nommer un geste,une démarche, une action ou une intervention que
    ce gouvernement a fait pour protéger le français
    au Québec. Je cherche…et j’en arrive à la conclusion que ce gouvernement s’est uniquement appliqué à des causes aidant la minorité anglophone du Québec.

    Si Lord Durham vivait, John James et lui seraient sûrement de grands amis.

  23. On va arreter avec les discours falacieux sur le NOUS inclusif.

    1- le Nous est inclusif, ca ne veut pas dire qu’on va forcer ceux qui ne veulent pas en faire partir de s’y inclure.

    2- la nation quebecoise compte parmi sa population des etrangers, on les appelle des residents permanents. Ca c’est officiel et ca existe dans tous les pays.

    Ce qu’on ne peut pas dire sans se faire traiter de raciste ou de personne renfermé et sectaire, c’est qu’il y a chez nous une deuxieme categorie d’etranger. Une categorie qui n’existe pas dans tous les pays, seulement au sein des nations soumises à une nation etrangere.

    Il y a au Quebec des canadiens, de purs nationalistes fanatiques, refusant de reconnaitre la nation quebecoise. De ce refus il leur est impossible de se pretendre des citoyens quebecois. On ne peut appartenir à un groupe dont on nie l’existence. C’est la logique la plus basique !

    Legalement, la loi electorale leur donne le droit de vote. Bien sur il ne faut pas etre « citoyen quebecois » pour voter chez nous, ca n’existe pas, on n’a pas de citoyenneté distincte, « citoyen quebecois » c’est de la bouillie pour les chiens, de l’hypocrisie coloniale, comme la reconnaissance politique et bidon de notre nation de la part du ROC, aucun pouvoir ne vient avec.

    Il faut etre citoyen canadien, avoir plus de 18 ans et resider au Quebec depuis plus de 6 mois. Rien d’autre ! Ca c’est la realité. Il n’y a pas deux classes de citoyen, il y en a qu’une, les citoyens canadiens d’un ocean à l’autre.

    Adevenant une citoyenneté quebecoise, il n’y aurait pas deux classes de citoyens quebecois, juste une ! LES CITOYENS QUEBECOIS ! On en est un ou pas !

    Quand la citoyenneté disctincte du Quebec verra le jour, il y aura alors uniquement des citoyens quebecois et des residents permanents d’autres nationalités : italiennne, venezuelienne, canadienne, francaise, haitienne, etc.

    Une nation qui n’est pas la notre est une nation etrangere. Je n’ai pas dit ennemi, indesirable, j’ai dit etrangere. Les canadiens vivant chez nous sont des etrangers. Et on leur donne quand meme le droit de vote !

    Est-ce qu’un chinois vivant au Tibet est un Tibetain ? Non ! Est-ce qu’un Tibetain est un Chinois ? Officiellement oui, mais nous savons que NON !

    C’est exactement la meme chose ici.

    La langue francaise est la métrique d’identité principale de notre nation. Un anglophone peut etre quebecois, mais dans 99% des cas, il sera bilingue et respectera le fait francais au Quebec. Les autres ne sont que des canadiens, abusant d’une domination canadienne et confondent comme toi une position geographique et deux paliers distincts de pouvoirs, celui d’un pays libre avec une vraie nation et une vraie citoyenneté et celui d’une petite province soumise abritant une sous-nation dominée et non libre de ces choix, des statuts de ses citoyens et de son immigration.

    Parlons des choses qui se comparent, parlons des paliers equivalents, comparons les pommes avec des pommes.

    Officielement, tout le monde est quebecois du moment que la citoyenneté CANADIENNE est acquise et qu’on vit sur le sol quebecois depuis plus de 6 mois. Ca peut n’importe qui, on ne defend pas notre nation distincte avec de telles regles, AUCUN pays libre n’accepterait cela sur son territoire, pas le canada en tout cas.

  24. Au contraire François, vous êtes le bienvenu sur ce blogue. Et tant que vous apporterez des points de vue intelligents, sans invoquer les peurs d’autrefois et la haine du séparatissse qu’on lit encore souvent aujourd’hui, vous trouverez ici,toujours quelqu’un pour discuter.
    ————————————————-
    « Comme si ces «autres» n’étaient pas Québécois ? »

    Voilà un sujet souvent discuté sur ce blogue. Étant, a priori, avec vous sur ce point, il est toutefois nécessaire de considérer notre position géo-sociologique et vous admettrez que peu d’endroits dans le monde voient les nouveaux arrivants s’assimiler à la minorité. Minorité qui est astronomiquement majoritaire sur ce continent. D’où cette méfiance envers les Néo-Québécois qui s’assimilent à la culture qui tente depuis plus de deux siècles de nous (oui NOUS François) nous annihiler.

    L’ignorance de l’anglais en dehors du Québec est, vous l’admettrez, inconcevable. Il n’est pas abusif, je crois, d’appliquer le même axiome ici. Encore plus, dois-je ajouter, considérant cet état minoritaire continental.

    N’est-ce pas Jean Marchand qui disait: »Le Québec doit être aussi français que l’Ontario est anglaise. » ?

    ——————————————————————
    « Et surtout, comme si la langue était la seule métrique d’identité.
    Comme si la seule valeur de la société Québécoise était sa langue ? »

    Vous écartez plutôt légèrement l’importance de la langue comme vecteur social d’harmonie et de solidarité. Soyez sincère; dire que ce n’est pas « la seule » est une évidence mais cette lapalissade ne diminue en rien son incontournable nécessité.

    —————————————————————-
    « La grande majorité des gens fuient la densité urbaine bien plus que la langue »

    Plutôt d’accord avec cette affirmation. Mais sa véracité irait en s’amenuisant avec la détérioration rapide de la place du français depuis une dizaine d’années.

    Le fait que les immigrants se dirigent maintenant vers les banlieues est, encore une fois a priori, une bonne nouvelle puisqu’ils auront l’occasion de côtoyer ce qui constitue encore la majorité au Québec. Et ainsi, espérons-le, développer le besoin d’apprendre le français et d’harmoniser leur vie avec cette majorité.

    Mais admettez qu’il faut garder l’oeil ouvert et ne pas faire de ces banlieues de petits Montréal en phase d’anglicisation.

  25. « Six éléments caractérisent l’identité d’un peuple, quel qu’il soit : un territoire, une langue, une culture, des valeurs, une histoire, un destin commun. Aucun de ces éléments n’est stable. Tous évoluent avec le temps. La France fut chrétienne ; elle est laïque. La France fut monarchiste ; elle est républicaine. Et aujourd’hui, toutes ces dimensions sont remises en cause par le mouvement du monde : l’effacement des frontières, en particulier en Europe, remettant en cause l’idée même d’un territoire identitaire ; le nomadisme croissant des Français comme des étrangers ; la présence croissante, sur le territoire national, d’autres langues, d’autres cultures, d’autres façons de vivre ; l’universalisation des valeurs, autour des droits de l’homme et de liberté individuelle, qui en fait disparaitre le caractère national; et, enfin, dans l’individualisme ambiant, l’incertitude quant à l’existence d’un destin commun .

    De tout cela il résulte que, à terme, la seule chose qui définira durablement l’identité d’une nation, c’est sa langue, et la culture, la façon de penser le monde, qu’elle implique. La langue française conduit à penser, à écrire, à vivre, de façon claire, simple, directe, précise, logique, binaire. Elle trouve sa source dans l’harmonie des paysages et conduit à une symétrie des mots, à un équilibre des concepts, qu’on trouve déjà dans les textes des inventeurs de cette langue, de Rachi de Troyes à Blaise Pascal, de Chrétien de Troyes à Montaigne, de Marcel Proust à Léopold Senghor. »

    « … la seule chose qui définira durablement l’identité d’une nation, c’est sa langue, et la culture, … »

    Et la culture ne peut etre acquise qu’en connaissant la langue ! Un anglophone unilingue ne peut se pretendre etre de culture quebecoise. Que connaitra-t-il de nos elites, penseurs, artisites, philosophes, ecrivains, politiciens ? Ce que lui rapporte le journal anti-quebecois la gazette ? Le journal qui appelle un vote contre Harel parce qu’elle est separatisse et que pour un nationaliste canadien c’est inconcevable qu’un peuple mature reclame sont independance ?

    Quand on se dit protecteur de la diversité, protecteur de la richesse humaine, on se doit de defendre les Quebecois et la langue quebecoise. Et pour que ce peuple s’epanouissent culturellement, socialement, economiquement, internationalement, s’ouvre au monde, pour que ce peuple devienne enfin un tout sans deux classes de citoyens (les Canadiens reconus officiellement et les Quebecois fictifs et vivant dans l’imginaire populaire, simple position geographique sur une carte actuellement), et bien on defend la seule cause qui permettra enfin à tout le monde d’etre sur le meme pied d’egalité, respecté, c’est à dire reconnu à sa juste valeur, on defend l’independance de cette nation qui n’a pas à etre une sous-nation du canada.

    Un citoyen quebecois ne vaut pas moins qu’un citoyen canadien ou celui d’une autre nation libre de ce monde.

    Argumenter pour essayer de nous pretendre le contraire, c’est prendre le parti de ceux qui veulent brimer la liberté d’un peuple, ceux qui ne reconnaissent pas les deux solitudes du Quebec et le fait qu’il y a une classe de citoyens qui a plus de pouvoir et de droits, parce que les citoyens quebecois ca n’existe que dans la tete des gens, ce n’est pas un statut officiel.

  26. « La langue française conduit à penser, à écrire, à vivre, de façon claire, simple, directe, précise, logique, binaire.  »

    Et tu le démontres à chacune de tes interventions. Voilà pourquoi je suis un adepte de TV5; même si j’ignore, parfois, presque tout de la substance des débats. La façon cartésienne qu’ont les Français de s’exprimer (pas tous, quand même), comparée au discours fade de la grande majorité de nos élites, est fascinante.

  27. J’ai oublié le lien avec la citation

    http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/11/le-genie-du-francais.php

    Et desolé pour les horribles fautes qui me mortifient à la relecture rapide de ce paté insultant la langue francaise. Je souffre !

  28. « C’est le genre d’affirmation qui me fait sursauter… Comme si ces «autres» n’étaient pas Québécois ? Comme si ces gens n’ayant pas les même valeurs ( et surtout la même langue ) n’étaient pas de vrais citoyens ? »(François)

    Alors, François, allez donc dire aux Italiens de Montréal qu’ils ne sont pas Italiens car ne résident pas en Italie, mais au Québec ! Qu’ils sont Québécois.

    Ils vont vous rire en plein visage.

    La vérité est que les « internationalistes » « ouverts-sur-le-mondistes » de votre espèce êtes ceux qui connaissent le moins le monde hors du Québec. Vous êtes les plus nombrillistes qui soit, hallucinant chaque jour que toutes les personnes au Québec se languissent de devenir des Québécois comme vous !

    Des naïfs bien pensants. Des « idiots-utiles » pour les profiteurs et parasites.

  29. « D’ailleurs, ce phénomène existe dans toutes les villes,… »(François)

    Phénomène !?

    Est-ce qu’une politique d’immigration est un phénomène ? Et vous-vous dites citoyen ? Vous parlez comme un fidèle !

    Non, François-ouvert-sur-le-monde, ce PROBLÈME n’existe pas dans toutes les villes du monde. Vous devriez sortir de votre caverne idéologique multiculturelle et prendre l’air un peu.

    Dès le départ, mettons quelque chose bien au clair ; on peux avoir une descendance québécoise sans être un Québécois. J’ai moi-même un héritage écossais du côté de ma grand mère maternelle, ce ne fait pas de moi un Écossais pour autant, même si je déménage en Écosse ! Si j’y apprend le gaélique écossais ou l’anglais et m’instale en Écosse pour 10 ans, intègre la culture, peut-être m’adopteront-ils comme un des leurs, mais je ne serai jamais ethniquement un Écossais.

    En Écosse il y a 8% d’Anglais et 88% d’Écossais et 4% dethnies immigrantes. La capitale Edinburg compte 22% d’immigrants. La plus grosse ville Glasgow (métropole industrielle) comptait 3.3% d’immigrants en 1993.

    Rome, la capitale de l’italie ; 92.7% parlent italien et sont Italiens ethniquement !

    Milan (métropole), 13% d’origine immigrantes, 100% parlent italien !

    Faites le tour des villes du monde et vous comprendrez que Montréal est une catastrophe, une annomalie, rien d’autre qu’un tentative d’assimilation de la métropole d’une nation. La nation québécoise !

    Un Québécois ça parle français. Or, à Montréal 50.2% de la population ne parle pas français. 17.6% parlent anglais et 32.6% parlent d’autres langues.

    S’il y a une chose que vous allez découvrir dans votre voyage autour du monde, François, c’est quelque chose qui n’existe plus ici depuis longtemps ; le respect de soi.

  30. Là, monsieur gébé (ouais pour une fois je me permets de l’appeler monsieur) n’a pas tort.

    Pas plus tard que ce soir un copain franco-quebecois comme moi qui s’appretait à retourner en France me disait : « ca va me faire bizarre d’entendre tout le monde parler francais »

    Et oui, quand on retourne en France et qu’on voit un chinois, un indien, un noir, un cequevousvoulez s’approcher, on a le reflexe de penser que lorsqu’il va ouvrir sa bouche ca sera pour nous parler en anglais. Et non !

    « putain de bordel, tu fais chier connard, vire ton gros cul d’la route et banane ! C’est ta mere qui t’a appris à conduire ? »

    Tous parlent francais… c’est une nation francophone, la langue commune est le francais et personne ne se pose de question.

    Les gens ici condondent les droits de la minorité anglaise et le droit de vivre et de se faire servir en anglais. Les premiers droits dont on parle existent et sont bien encadrés (ecole anglaise, hopitaux anglais, etc…), le droit de vivre en anglais et de se faire servir en anglais, c’est ecrit nul part ! Juste une anarque des hommes d’affaires pour ne pas choquer la clientele la plus large possible. Rien n’oblige un magasin à afficher en deux langues, aucun restaurant n’est obligé d’avoir un menu en deux langues. Le francais seul suffit. Ca ne brime pas le droit des anglos.

    Mais bon, quand on se traine à genoux depuis 300 ans, on a peut-etre oublié certaines choses tres importantes, si importantes que nos amis anglos et allos eux ne les ont pas oubliées, comme la fierté par exemple et la defense de nos droits, la capacité à se faire respecter par les autres chez nous, …

  31. […] des francophones vers les banlieues comme cause de l’anglicisation de Montréal est un mythe. Montréal ne devient pas anglaise parce que les banlieues, gonflées par des francophones […]

  32. […] français, il parait que ce n'est même pas à Montréal le problème, mais dans les banlieues…!Le mythe de l'exode francophone vers les banlieuesBanlieue: la défrancisation […]

Comments are closed.