Le vote ethnique

« Ici git un peuple mort de bêtise! » – Olivar Asselin, en parlant de l’épitaphe à apposer sur la tombe des Canadiens-français dans le cimetière des peuples.

Choc et stupeur. On a tellement lu et entendu parler de la corruption de l’administration Tremblay qu’on avait presque oublié qu’il pouvait être réélu. Imaginait-on sérieusement qu’après avoir lu tout ce que des médias comme Rue Frontenac, La Presse, Le Devoir, TVA et Radio-Canada ont révélé à propos de cette administration, on allait véritablement le réélire?

Et si, dans les faits, ceux qui ont voté pour lui hier sont précisément ceux qui ne lisent ni Rue Frontenac, ni La Presse, ni Le Devoir, ni TVA et ni Radio-Canada? On pourra faire des dizaines d’analyses sur ces résultats, mais à la fin, une seule conclusion s’imposera: les francophones ont voté pour trois partis alors que les non-francophones et les immigrants ont voté pour seulement deux. C’est cette concentration du vote anglophone et allophone, allié à l’incapacité pour les francophones de voter en bloc, qui ont permis à Tremblay de se faire réélire.

vote-ethnique

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En fait, quand on regarde les résultats (encore incomplets), on se rend compte que le véritable « éléphant dans la pièce » dont tous les journalistes parlaient n’était pas l’éthique. Ou plutôt, l’éléphant de la corruption était peut-être dans le salon, mais celui des enjeux linguistiques se trouvait confortablement assis sur nos genoux, cachant tout le reste. Les anglophones ont voté massivement CONTRE Louise Harel, la « méchante séparatiste unilingue française », préférant la mafia, la corruption, les nids-de-poule et la grisaille d’une ville-cancre à l’élection d’une souverainiste fière de ses origines.

Le vote anglophone fut donc tout à fait ethnique et raciste, quoi qu’on en dise. Peu importe le programme, peu importe les idées, peu importe les projets, les anglophones ont voté CONTRE Louise Harel parce qu’elle fait partie du 40-50% de la population du Québec qui croit à l’indépendance. Ce vote anglophone fut donc un vote d’exclusion, de repli sur soi.

Par exemple, dans Côtes-des-Neiges, où le pourcentage d’immigrants dépasse 47% et où le français n’est parlé à la maison que par 28,9% de la population, le candidat d’Union Montréal a gagné avec près de 52% des votes, contre 26% pour Projet Montréal et un maigre 17% pour le parti de Louise Harel. À l’opposé, dans Rosemont-Petite-Patrie, où 80% de la population parle le français et où il n’y a que 20% d’immigrants, le vote fut beaucoup plus serré: 35% pour le candidat de Louise Harel, 33% pour celui de Projet Montréal et 31% pour Union Montréal. À l’exception de quelques arrondissements où Louise Harel avait des candidats-vedettes, celle-ci a obtenu des victoires très serrées partout, alors que Union Montréal aurait pu faire élire un poteau de téléphone dans certains quartiers anglicisés. Qu’on se le dise crument: c’est le vote quasi-monolithique des anglophones et des immigrants qui a permis à Tremblay de se faire réélire.

Quatorze années après le dernier référendum, n’est-il pas symptomatique d’en être au même point et de devoir constater que la même division entre Québécois de souche d’un côté et anglophones et immigrants de l’autre s’opère toujours? Malgré toutes les tentatives de rapprochement, malgré le culte du multiculturalisme que même le Parti Québécois a fait sien, malgré les campagnes de francisation, malgré les programmes de discrimination positive, malgré l’avilissement de Louise Harel à se créer une organisation fantoche « Friends of Louise Harel », rien n’a changé: les anglophones et les immigrants nous tournent le dos.

Une leçon pour les Québécois

Or, ne s’agit-il pas là d’une formidable leçon qu’il nous faudrait enfin comprendre? On ne peut pas, nous, Québécois, continuer de voter en fonction d’éthique, de tramways et d’espaces verts, en oubliant toute référence à notre situation linguistique et identitaire fragile pendant que les autres ne votent que pour cela. Pendant que le français recule à Montréal et que les familles québécoises quittent une métropole où ils ne se sentent plus chez eux, nous en faisons totalement abstraction et nous croyons que les anglophones et les immigrants vont faire comme nous et « rationaliser », se dire que ce n’est qu’une élection municipale et que les enjeux linguistiques et identitaires se décident ailleurs. Erreur.

Les anglophones ont compris comment une élection fonctionne. On ne vote pas pour les idées, on vote pour une identité. On ne vote pas pour un tramway ou une entrée maritime, on vote pour quelqu’un qui représente ce que nous sommes, qui parle notre langue, et qui protège nos valeurs. Mieux vaut un corrompu à nous qu’un intègre à eux, en quelque sorte. Mieux vaut des bandits à l’Hôtel de ville qu’une indépendantiste unilingue française considérant que Montréal doit demeurer une ville francophone.

En quelque sorte, l’élection de Gérald Tremblay n’est peut-être pas une si mauvaise chose. Elle permet de remettre à l’avant-scène la vraie division de Montréal et de redéfinir le véritable enjeu de cette ville: le combat identitaire des Québécois. Nous avons maintenant quatre années pour espérer trouver de nouveaux leaders qui n’auront pas honte de se définir en tant que francophones et de militer pour que la prochaine administration de la ville en soit une à notre image.

Évidemment, cela ne sera pas plus facile dans quatre ans. Au rythme accéléré où Montréal s’anglicise et avec l’augmentation des quotas d’immigrants et à cause de notre difficulté croissante à les intégrer, les francophones seront probablement encore moins nombreux à la prochaine élection. Et les multiculturaleux, pour qui les Québécois ne forment qu’un groupe identitaire parmi d’autres, jouiront d’un bassin supplémentaire d’électeurs prêts à voter contre quiconque espère encore que Montréal sera autre chose qu’une ville-monde anonyme déconnectée de toute référence à ce qui fut un jour le peuple du Québec.

Dans un futur où on veut nous transformer en une ethnie comme n’importe quelle autre, si nous osions, nous aussi, le vote ethnique?  Et si nous cessions de travestir nos idéaux pour espérer créer un consensus et convaincre une minorité qui a mille raisons d’être contre nous de nous appuyer et que nous tentions plutôt de convaincre les nôtres qui ont mille raisons d’être avec nous?

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44 Réponses

  1. En esperant que cela serve de leçon pour 2012.

    – Un systeme à un (1) tour favorisant le bipartisme.

    – Un noyau dur de votes anti-separatisses voire carrement anti-québécois pour ceux qui ne veulent toujours pas reconnaitre notre nation distincte et la respecter. Un vote monolithique.

    – l’argent sale, toujours le meme, toujours les memes qui l’utilisent.

    – une division des forces progressistes, de gauches, souverainistes, independantistes, environnementalistes, pour des dechirages de chemises pueriles, des engueulades sur la sémantique du discours, de la partisanerie, des cas de consciences, d’orgueil demesurés, tout ca pour voir à la fin gagner un parti qui ne represente aucunement les valeurs defendues par ces differents groupes.

  2. Moi, j’ai dit ce que j’en pense sur mon blogue, et j’ai été chercher ce que j’avais écrit ici le printemps dernier au sujet d’une coalition des forces d’opposition.

    http://abeille344.blogspot.com/2009/11/cest-la-faute-richard-bergeron.html#links

  3. « Quatorze années après le dernier référendum, n’est-il pas symptomatique d’en être au même point et de devoir constater que la même division entre Québécois de souche d’un côté et anglophones et immigrants de l’autre s’opère toujours? Malgré toutes les tentatives de rapprochement, malgré le culte du multiculturalisme que même le Parti Québécois a fait sien, malgré les campagnes de francisation, malgré les programmes de discrimination positive, malgré l’avilissement de Louise Harel à se créer une organisation fantoche « Friends of Louise Harel », rien n’a changé: les anglophones et les immigrants nous tournent le dos. »

    Les traiter de raciste et de monolithique, vous appelez ça un rapprochement vous?

    On n’a plus les rapprochements qu’on avait. Coudonc distribuez vous des baffes sur la gueule pour souhaiter la bonne année vous?

    Je sais que moi je rentre dans un commerce et on me traite de raciste, je veux acheter TOUT dans le magasin et j’embrasse le commis en plus. Mais ça c’est moi et mon côté weirdo. 99,9% de l’autre monde ordinaire tournent le dos et vont magasiner ailleurs.

  4. « « Ici git un peuple mort de bêtise! » – Olivar Asselin, en parlant de l’épitaphe à apposer sur la tombe des Canadiens-français dans le cimetière des peuples. »

    Il est mort ce peuple. Il n’a même pas de tombe ! Le peuple Canadien français est bien mort.

    Juste avant les élections, des dixaines d’associations de la communauté anglophone et des communautés nationales ethniques immigrantes ont organisé des réunions, des fêtes, des conférences. Comme les Canadiens français le faisaient avant 1970 et que les campagnes électorales se faisaient dans les cuisines, sous-sol d’églises, SSJB, etc…

    Tous les instruments identitaires de communication, mobilisation, de cohésion du peuple Canadien français, puis Québécois, ont été réduit à néant pour faire place au « nouveau » Québécois « inclusif », sans langue, sans histoire, sans identité. Un Québécois « prêt à porter », dans le naïf espoir qu’il sera adopté par tous les immigrants et anglophones qui jetteront aux ordures leurs identités d’origine, leurs héritages.

    Résultat : Ce sont les Québécois qui sont mal habillés. Innidentifiables dans leur saloppette fade et sans couleur. Aucun endroit où se réunir. Rien pour les représenter. Montréal est si terne. Il faut aller dans le vieux ou au quartier chinois pour se sentir quelque-part.

    Heureusement qu’il y a Québec. Le « bête » Labaumme y a été élu par une forte majorité de Canadiens français. De véritables Québécois ceux-là, snobés par les morts-vivants de Montréal qui n’arrivent pas à saisir pourquoi ces premiers en ont contre la gaugauche antinationaliste et bien pensante de Mourial ».

  5. Les anglos et immigrants ne tournent pas le dos aux Québécois de Montréal. Ils prennent soin d’eux-mêmes, comme toutes les nations qui se respectent. Ce sont les Québécois de Montréal qui tournent le dos aux leurs, qui ont honte d’eux-mêmes. Complexés et profondément colonisés. Ils disparraissent sous nos yeux !

  6. « Mais non, on n’a pas cette culture politique les Québécois, on aime se nuire à nous-mêmes. »

    Je ne vois rien de Québécois dans Projet Montréal. Pas plus que dans Québec Solidaire. Des créatures du Montréal multiculturel.

  7. « Les traiter de raciste et de monolithique, vous appelez ça un rapprochement vous? »

    On ne les traite de rien, on ne les repousse pas, on constate. Ce ne sont pas les Quebecois dans leur ensemble qui rejettent ces gens, le NOUS est bien inclusif, pluraliste et genereux. Ce sont ces gens-là qui s’excluent d’eux-memes, qui refusent de faire partie de notre nation distincte et n’ont de yeux que pour l’imperialisme canadien et anglophone … soit par ignorance, soit par haine ou mepris, soit pas le lavage de cerveau que leur ont fait subir les federalistes depuis leur arrivé, en les instrumentalisant, en les nourissans de discours de peurs et de propagande anti-quebecoise. J’aurais du vous enregister Lucienne Robillard quand elle accueillait les nouveaux immigrants dans les années 95 ! Je me souviens !

    Alors il nous reste quoi ? Comme dit Louis, devenir comme eux et favoriser le vote ethnique, notre vote ethnique : aveugle, bete, fanatisé, cloisonné, communautaire, meprisant, irrespectueux, xenophobe et intolerant, … comme eux le font majoritairement parmi certaines communautés tres connues de tous.

    C’est un fait, il y a chez nous de purs canadiens qui ne reconnaissent que la nation canadienne, voire la couronne britannique. De purs etrangers à qui nous accordons le droit de vote, ce qu’aucun pays libre ne saurait tolerer.

    Apres tu peux bien te conforter dans ton deni habituel de la situation quebecoise et nous faire croire qu’il nous reste un avenir, une chance de nous epanouir en tant que nation distincte au sein d’un canada uni. Bla bla bla ! Ca fait 40 ans qu’on nous demontre le contraire, encore aujourd’hui au meme point, le federalisme ne se renouvelera pas de lui-meme, nos canadiens-francais ne veulent pas perdre leurs maitres et leurs pensions, et le ROC ne lachera pas une miette de pouvoir au risque de voir des provinces de l’ouest menacer l’unité nationale.

    Il te faut quoi pour comprendre et arreter de faire celui qui ne comprend le fond des messages pourtant tres clair et s’arrete aux details de la forme. Ce que denonce Louis n’est on ne peut plus clair ce 2 novembre et ne fait que confirmer ce qu’on connait depuis des annees… rien ne change positivement, bien au contraire.

    Reveille si tu as encore le moindre amour propre pour ton peuple et que tu tiennes à la richesse des diversités de ce monde.

  8. « Ce sont ces gens-là qui s’excluent d’eux-memes, qui refusent de faire partie de notre nation distincte et n’ont de yeux que pour l’imperialisme canadien et anglophone »

    Qui s’excluent ? Comment peut-on s’exclure de ce dont nous n’avons jamais fait partie ? Ils ont choisi le Canada pour le multiculturalisme, c’est à dire le droit de rester eux-mêmes. Ils exercent ce droit, tandis que nous nous le refusons. L’interculturalisme c’est de la poudre aux yeux, de la bouillie pour les chats.

    Le lavage de cerveau est uniquement chez les Québécois.

    « Comme dit Louis, devenir comme eux et favoriser le vote ethnique, notre vote ethnique : aveugle, bete, fanatisé, cloisonné, communautaire, meprisant, irrespectueux, xenophobe et intolerant, … comme eux le font majoritairement parmi certaines communautés tres connues de tous. »

    Que vous voyez du mal à ça est le résultat de ce lavage de cerveau.

  9. Non Gébé, j’essaye d’expliquer à un assimilé souffrant de negation des faits evidents l’entourant.

    Pour ma part, venant d’une nation libre, je sais tout cela. Je n’ai pas de sequelles de 300 ans colionalisme, je ne suis pas né pour un petit pain, je ne marche pas à genoux devant mes maitres en esperant qu’il me jette un susucre en recompense. Je ne suis pas un assisté national attendant mon cheque de perequation et ne pouvant croire que je vaux autant qu’un citoyen canadien.

    -Je sais qu’on ne peut s’exclure d’un groupe qu’on ne reconnait pas. Il aurait d’abord fallu y appartenir pour s’en exclure. Je voulais juste faire remarquer que si ces gens ne sont pas avec nous, ce n’est pas parce que nous, nous les excluons. Ca traduit simplement leur refus de reconnaitre notre nation, notre langue, notre culture et leur incapacité à s’integrer.

    -Je sais qu’on ne peut pas etre quebecois quand on refuse de reconnaitre la nation quebecoise, c’est aussi valable pour McMeelan, que Tremblay ou Pedro. On ne peut appartenir à ce qu’on ne reconait pas. Il ne faut pas confondre le terme quebecois comme nos colonisés ou colonisateurs qui le definissent comme une simple notion d’emplacement geographique. Comme j’aurais pu etre Montrealais, Lavalois, Ontarien, Torontois, ou je ne sais quoi n’ayant aucun rapport avec la nation quebecoise.

    – Je sais que notre vote quebecois n’est pas ethnique puisque nous sommes ici dans notre nation. Mais je voulais montrer l’absurdité de ce comportement si nous les Quebecois reagissions comme ces gens cloitrés et cloisonnés dans leur communautarisme du au multiculturalisme canadien, arme coloniale pour diviser les gens entre eux, les empechant de jouir des memes combats, des memes victoires, de se sentir un, de se sentir unis et freres.

    Je sais Gébé, mais des fois c’est dur d’employer les vrais mots avec des gens ignorants ou faisant tout pour l’etre. Ils ne savent pas ce qu’est etre libre, il ne l’ont jamais ete, ca depasse parfois leur conception.

  10. « – Je sais que notre vote quebecois n’est pas ethnique puisque nous sommes ici dans notre nation. »

    Ça c’est prendre ses désirs pour une réalité. C’est l’erreur qui nous a mené où nous sommes aujourd’hui. Tant que l’indépendance n’est pas un fait accompli, nous sommes une communauté ethnique dans la fédération anglo-canadienne multiculturelle. Dans une bataille, il faut développer une stratégie selon le terrain réel et non pas un terrain idéal fictif que nous préférions.

    « Mais je voulais montrer l’absurdité de ce comportement si nous les Quebecois reagissions comme ces gens cloitrés et cloisonnés dans leur communautarisme du au multiculturalisme canadien,… »

    Si nous avions leur comportement, nous gagnerions nos élections et serions même déjà une nation indépendante.

    « …arme coloniale pour diviser les gens entre eux, les empechant de jouir des memes combats, des memes victoires, de se sentir un, de se sentir unis et freres. »

    Les communautés ethniques immigrantes et anglos de Montréal ont remporté la victoire, hier, dans un sentiment d’unité.

    Le multiculturalisme est une arme pour diviser le nationalisme des Québécois, pas les immigrants et anglos. La stratégie consiste à imposé le rêve d’un État laïque républicain inclusif et le tour est joué. Ainsi les Québécois se voient déjà dans cet État qui n’est encore qu’un rêve. Ils vivent en républicains laïques considérant tous les citoyens comme Québécois, pendant que les autres vivent la réalité multiculturelle fédérale canadian.

    Les immigrants loyaux à leur pays d’origine, les Amérindiens et Inuits ayant leur statut de nations ethniques officellement reconnues et en voie d’autonomie.

    Les Québécois vivent dans un rêve qu’ils prennent pour la réalité. Leur combat se passe aussi dans le monde des songes.

  11. C’est triste à dire, mais tu as raison. Pour cette élection, la langue a joué un rôle.

    « …les francophones ont voté pour trois partis alors que les non-francophones et les immigrants ont voté pour seulement deux. C’est cette concentration du vote anglophone et allophone, allié à l’incapacité pour les francophones de voter en bloc, qui ont permis à Tremblay de se faire réélire… »

    Hélas, force est d’admettre que tu as raison.

    « …Choc et stupeur. On a tellement lu et entendu parler de la corruption de l’administration Tremblay qu’on avait presque oublié qu’il pouvait être réélu… »

    Et je plaide coupable. Je n’y croyais pas.

    Choqué et stupéfait, je me reconnais. Non mais sans farce, c’est vraiment ça, le résultat du vote?

    Bon, acceptons-le puisqu’il le faut. Il me reste encore à comprendre comment il se fait qu’autant de Montréalais ont voté pour ces incompétents (Oh que je me retiens en utilisant ce mot! Plus politiquement correct que ça, je serais tout simplement menteur). La langue, oui, mais c’est insuffisant. Il n’y a pas que des Anglos qui ont voté pour ce ******, il y a aussi des francophones. Et il faut aussi comprendre que si on veut voter contre Harel, il n’était pas nécessaire de voter de façon stupide.

    En fait, parmi les autres facteurs qui ont influencé le vote, je dirais que l’affaire Labonté a coûté l’élection à Harel. Son principal cheval de bataille s’est retourné contre elle et je suis sûr que certaines personnes n’ont pas voté pour elle (et n’ont peut-être pas voté du tout). Ç’aurait probablement suffi.

    Mais il ne faut pas sous-estimer la faiblesse de l’opposition. Choisir Harel comme chef, ce n’était pas une bonne idée. Pour l’anglais, bien sûr, mais surtout pour son passé politique. Bien des candidats auraient pu faire meilleure figure et battre Tremblay. Dommage. Cette erreur stratégique coûte cher aux Montréalais.

    Triste. Pas pour Vision Montréal, je m’en fous. Mais pour tous les Montréalais.

  12. L’anglais de Harel c’etait l’excuse la plus grossiere que je n’ai jamais entendue. Ca aurait été une federaliste pure et dure, une anti-separatisse de la premiere heure, personne n’en aurait parlé, surement pas les anglos et les allos. Faut arreter de ne pas voir le jeu de nos adversaires. La raison premiere qui a poussé les allos et anglos de ne pas voter harel, c’est leur haine du peuple quebecois en tant que nation pouvant se pretendre independante de leur plusse beau pays du monde uni. Il faut discuter avec un canadien pour comprendre à quel point c’est inconsevable pour lui d’imaginer notre nation devenir souveraine… meme au sein d’un canada uni (en imaginant cela possible) !

    Les intolerants et les racistes sont de l’autre bord, generalement de l’autre bord. Je ne connais pas un Quebecois pret à s’entendre d’egal à egal à la nation canadienne.

  13. Au début quand Louise Harel a posée sa candidature…J ai entendus quelques fois le mot -sorciere- en parlant de celle-ci..Chez les anglais, la Sorciere c est Jeanne d Arc….et j en ai rencontré qui en parlent encore avec un genre de crainte et de dégout dans la voix comme si les pouvoirs de la Pucelles pourrait encore les atteindre…En 2009!……Ensuite ils vont vous parler de Gilles De Rais…..

  14. Elle s’appelait Maria, la jolie Portugaise. Polyglote, elle s’était vue interdire de parler français entre collègues à Fart International. Elle avait senti un malaise et avait commencé à sympathiser avec ses amis « vieilles souches ».

    Au référendum de 95, elle se demandait pourquoi les vielles souches accordaient le droit de vote aux nouveaux immigrés. Elle aurait voulu ne pas avoir à se prononcer sur le destin du peuple du Québec, elle ne voulait pas voter contre ses amis mais elle a dû le faire parce que… DDO, International Airline, les amis de ses enfants allo-anglos, and on, and on…

    Je lui disais que c’était pas sa faute, c’était à nous, simplement, de faire comme tout peuple normal, c’était à nous de voter pour nous. Mais non, nous, soit on s’en fout (j’suis pas la politique… sont touttt pareils…) où, pour ceux qui la suivent, on se forme des tiers partis pis on se déchire pour une virgule.

    Triste.

    Hey Reblochon, comment on fait pour immigrer en France ?

  15. @reblochon,

    Il y a des raisons pourquoi je désire ne plus vous parler directement et une entre autre est votre très grande mauvaise foi.

    « Apres tu peux bien te conforter dans ton deni habituel de la situation quebecoise et nous faire croire qu’il nous reste un avenir, une chance de nous epanouir en tant que nation distincte au sein d’un canada uni »

    Vous voyez, j’ai déjà passé des douzaines d’heures à vous expliquer mon point de vue là-dessus et nous voilà au point zéro plus une grosse barre dedans.

    Évidemment, vous profitez de la situation et de l’ignorance des autres compte tenu de nos débats précédents pour véhiculer toute sorte de chose fausses que je n’ai jamais dite comme ce que je viens de copier-coller.

    Regardez, je vous demande une chose, ne plus m’interpeler ici, je ne négocie pas avec les gens de mauvaise foi pas plus que je ne débats avec eux.

    Alors insultez-moi tant que vous voulez alright…allez chier ciboire, allez chier calisse.

    Personne ne me fait dire des choses que je n’ai pas dite, personne et trouvez vous un autre petit faire valoir pour vos débats à la con.

    Je jaserais avec Yves Michaud que j’aurais une discussion plus constructive et surtout de bonne foi. Ce que manifestement vous ne faites pas et vous le faites de façon dégueulasse en hypocrite, bravo!!!

  16. @Louis P.,

    Vous disiez que vous n’iriez pas voter. Avez-vous donc voté? Sinon, vous n’avez pas le droit de critiquer les résultats.

  17. « C’est vrai qu’on a été battu, au fond par quoi ? L’argent et le vote ethnique; essentiellement »

    Jacques Parizeau, 30 octobre 1995

    « Le vote anglophone fut donc tout à fait ethnique et raciste, quoi qu’on en dise.[…]Ce vote anglophone fut donc un vote d’exclusion, de repli sur soi. »

    Louis P., 2 novembre 2009

    Je me demande si la boisson alcoolisée faisait aussi partie du régime de Louis lors de l’écriture de ce texte, tout comme la boisson l’a été pour Jacques Parizeau.

    Désoler Louis, mais je n’achètes pas ce texte qui est aussi raciste que ceux que tu sembles vouloir dénoncé. Dis plutôt que les montréalais n’ont pas été votés, que les francophones nous ne lisons pas l’actualité autant que les anglophones, mais ne va pas dire que c’est à cause de l’argent ou le vote ethnique. Ça nuit encore plus à ta cause des déclarations comme celles-la que ça peut l’aider.

    Tu devrais être content que la mairesse sortant de Boisbriand n’aie pas été ré-élue. La preuve que l’argent et le vote ethnique ne l’emporte pas tout le temps !

  18. Le probleme, c’est qu’on n’a pas pu lire la reponse de colonisé et de bon canadian que tu m’as servi sur une autre tribune dernierement !

    ***************

    Lorsqu’on tient des discours pronant la partition du territoire quebecois :

    « Peut-être est-ce que ce serait parce qu’on veut se maintenir dans l’ignorance volontaire de ces fameuses conditions gagnantes. Peut-être qu’on ne réalise pas que des territoires qui votent à 99% non ne devraient peut-être pas faire partis d’un Québec séparé du ROC. »

    et

    « Là je sais ce que vous allez me dire: on aime les anglais, les immigrants et blablabla en autant qu’il s’intègrent et soient comme nous etc, non ce que vous aimez, c’est le sacro-saint territoire du Québec qui ne devrait pas être redécoupé et partagé selon vos dires. Vous leur dites ce que vous leur dites depuis 40 ans, it’s my way or the highway. It’s 101 or the 401. Et ça, malgré quelques gens encore fanatisés par la cause nationalistes (du PI entre autre), ça ne colle pas à la vaste majorité de la population québecoise et c’est pour cela que Jean Charest peut être aussi mauvais qu’il le veut parce qu’avec le PQ comme opposition, c’est un peu comme ne pas avoir d’opposition. »

    ***************

    Quand on veut nous fait croire que la negociation n’avance pas à cause des souverainistes tandis que c’est le ROC qui refuse tout partage et les canadiens-francais de votre genre qui hesitez à vous battre pour les interets de votre propre peuple :

    « Parce que la négociation, c’est comme le tango, ça se danse à deux. Maintenant, si on a affaire à un partenaire qui veut mener 100% de la danse, il y a deux choix face à cette mauvaise foi: fuir ou combattre. »

    ***************

    Quand on desinforme, on fait passer les independantistes qui se battent pour la liberté de leur peuple pour des intolerants, tandis que l’intolerance la vraie, le racisme le vrai est en face :

    « Les nationaleux séparatistes ont réussis à faire fuir 500 000 méchants anglais et également de plusieurs francophones frustrés, leurs industries, leurs emplois, leur argent. »

    ***************

    Quand on fait dans les discours de peurs, disant qu’une fois libre nous serons forcement un pays creve la faim sans le beau canada :

    « On leur a dit: on ne veut pas de cet argent sale, on aime mieux être tout nu dans la rue et mourrir dans la soi-disante dignité si on tombe dans le paradigme des nationaleux. C’est un choix en soi mais qui s’accompagne de conséquences. »

    ***************

    Quand on nie les verités de l’histoire, les naturalisations abusies de 1995, option canada, l’ingerence canadienne, le love in, l’argent sale, etc… et qu’on nous fait croire qu’on n’a jamais eu les conditions gagnantes :

    « Malgré cet exode massif en temps de paix, un record soi disant en temps de paix, on ne réussit toujours pas à obtenir les saprés conditions gagnantes pour un référendum gagnant. »

    ***************

    Oui tym tu es un colonisé, un petit quebecois qui n’arrivent pas à avoir le courage de faire ton pays car en assisté social que tu es, tu ne peux pas te passer de ton cheque de perequation du canada.

    Un type qui prefere passer le reste de ses jours à quemander à la nation etrangere, chialer sur les gauchistes et les separatisses qui veulent detruire son plusse beau pays du monde, lui faire perdre des jobs et sa pension…

    Mais tu as raison tym, « la négociation, c’est comme le tango, ça se danse à deux. Maintenant, si on a affaire à un partenaire qui veut mener 100% de la danse, il y a deux choix face à cette mauvaise foi: fuir ou combattre. »

    Comme on ne peut pas fuir et qu’on ne veut pas fuir puisqu’on est chez nous, il nous reste le combat. LE ROC veut mener 100% de la danse refuse de nous reconnaitre comme une nation distincte, ca fait 60 ans qu’on lui laisse des chances, c’est fini.

    Moi non plus je n’ai pas vraiment de chose à dire à un ultra nationaliste canadien borné comme toi qui ne peut pas concevoir que l’independance pourrait etre une voie tout aussi acceptable qu’une autre… surtout quand le ROC danse son tango seul depuis 300 ans !

    Bonne soiree tym.

    Moi aussi je sais jouer à ce jeu. Et n’est pas intolerant celui que l’on croit. Je suis pret dès demain à accepter de faire partie d’une confederation canadienne de nations souveraines… ce sont les canadiens francais comme toi et le ROC qui refusent cela, pas nous tym. Alors si le chapeau te va, et il te va, arrete de faire de la projection s’il te plait.

  19. on fait dur, parce que ce n’est pas donné à tout le monde. Y a bien qu’ici qu’on tolere le vote d’etrangers à notre nation et qu’on se demande si on ne serait quand meme pas un peu raciste de trouver ca à la limite choquant.

    Et meme si tu immigres, tu peux toujours te gratter pour avoir un jour le droit de vote !

  20. Je parlais que nous ne sommes pas forts sur les coalitions au Québec. Une coalition ADQ-PQ en 2007 et ils auraient renversé le gouvernement. Au fédéral, la même chose est arrivée en 2008, une coalition de trois partis de l’opposition et ils ont failli renverser le gouvernement, mais on a saboté cette association. Et encore au municipal, c’est ce que je voulais dire.

    Maintenant, pour Projet Montréal et Québec Solidaire, vous avez peut-être raison.

  21. @tous: J’ai beaucoup écrit aujourd’hui et je n’ai pas eu le temps de vous répondre personnellement, mais je voulais vous dire que je vous ai tous lu. Merci pour vos commentaires!

  22. Après le vote ethnique (et non éthique ?), que manquait-il pour passer votre frustration ? Les faux Québécois qui ont l’outrecuidance d’appuyer QS ou PM. Bref, tous ceux qui ne pensent pas comme vous sont des renégats.

    Et Harel qui se joint à un parti mené par le pourri des pourri, elle n’a rien à se reprocher ?

    Ben non…

  23. @Martin,
    Tu écris:

    « Dis plutôt que les montréalais n’ont pas été votés, que les francophones nous ne lisons pas l’actualité autant que les anglophones,  »

    Cette phrase me laisse perplexe. (Sérieux!)

    Il me semble que s’ils avaient lu l’actualité, ils n’auraient sûrement pas voté Tremblay. S’ils avaient lu l’actualité, ils n’auraient pu faire autrement que de voir le titre du Macleans du 29 octobre:

    « Montreal is a corrupt, crumbling, Mob-ridden disgrace. »

    Hey,ça c’est une phrase qui sonne bien, répète avec moi:

    « Montreal is a corrupt, crumbling, Mob-ridden disgrace. »

    Ce n’est pas parce que quelqu’un constate un état de fait qu’il est raciste. Un policier qui constate un vol ne juge pas le voleur, il constate un vol. Un état de fait ne peut être raciste. C’est un état de fait.

    J’admets ici que Louis juge un peu le voleur; mais c’est parce qu’il est choqué. Et moi aussi, mais je me retiens.

    Il n’est pas interdit de nier l’évidence, elle n’en a rien à foutre.

  24. Ne restez pas trop loin; je publie des statistiques à minuit une minute! 🙂

  25. Ah! ah! ah! Du grand Parizeau (sans alcool en plus), le vote ethnique et la corruption!

    Ben oui, quelle évidence!

  26. J’ai eu le temps d’y jeter un bref coup d’oeil; ça me semblait un très joli tableau. Mais quand j’ai voulu y retourner 2 minutes plus tard, il n’y était plus. Garde t’en un peu pour demain.

    Lâche pas Louis, t’es le meilleur.
    Çaparle

  27. J’avais oublié de reculer l’heure sur mon blogue, alors ceux qui l’ont visité entre 23h00 et 23h01 ont eu un aperçu gratuit! 🙂

    Merci! Et demain je vais prendre ça relax, parce qu’à ce rythme c’est le burn-out qui m’attend si je ne fais pas attention. Enfin, c’est pas pour me plaindre, parce que j’adore ça, mais les stats qui seront publiées dans 35 minutes m’ont pris à peu près 4 heures à organiser.

    Bonne nuit à tous!

  28. Wow !
    Quel argumentaire ! Inclinons-nous tous, il est vraiment trop fort.
    Go Sens Go.

  29. Ben avec 60% de patates de divans qui ne votent pas, y’a vraiment de quoi se marrer quand on lit « c’est la faute des autres méchants pas de souche »….

    Trop bidonnant, désolée…je pouvais pas m’en empêcher…

  30. Je crois plutôt que les sondages qui donnaient Tremblay perdant avant l’élection a fait que certains se sont sentie confortables et sont restés chez-eux….

    Ces mêmes sondages ont fait que l’équipe Tremblay a travaillé sans doute plus fort…

    Peu importe c’est ça la démocratie les amis….acceptez les résultats avec honneur et votez plus et mieux la prochaine fois….

  31. « Une coalition ADQ-PQ en 2007 et ils auraient renversé le gouvernement. »(Daniel Labonté)

    Pour le remplacer par quoi ?

    Il n’y a pas de parti Italien, mais la mafia italienne contrôle notre construction. Il n’y a pas de parti juif, mais la mafia juive contrôle nos médias et l’éducation. Il n’y a pas de parti anglais, mais la mafia anglo-américaine contrôle nos ressources naturelles.

    Les partis que l’on vote au pouvoir sont sans importance. Ils sont tous pareils. Ce sont les organisations ethniques dans le civil qui influencent les gouvernements. Du municipal jusqu’au top !

    C’est pourquoi les citoyens ne se donnent plus la peine de voter.

    Les pauvres Québécois sont majoritaires mais n’ont pas d’organismes pour les représenter et influencer les gouvernements. Voilà ce qui est ridicule !

  32. Juste un petit ajout, parce que je passe par là: il y a une corrélation linéaire de -0.63 entre le fait de ne pas parler français et le taux de participation à l’élection de hier.

    Autrement dit: les anglophones et les allophones ont voté significativement MOINS que les Québécois. Pire: si on est anglophone ou allophone, il y a statistiquement plus de chances qu’on ne vote pas.

    Ça, ce sont des faits. Le reste, c’est du bla-bla de gens qui veulent nous écraser.

  33. Ben ça invalide un peu ce que t’as dit non? Les de souche ont élu Tremblay alors?

    Où tu prends tes stats?

  34. Démocratie mon oeil ! Les citoyens n’y croient plus, voilà pourquoi ils sont resté chez eux !

    Un parti ou l’autre n’aura rien changé.

    Cette élection l’a démontré de façon éclatante grâce à quelques journalistes en grève !

    Le parti au pouvoir compte peu. Ce sont les organisations ethniques qui mènent le bateau (ou le Yach). Mafias et cartels.

    Seuls les Québécois ne sont pas organisés. Pourtant, nous sommes la majorité !

  35. Les communautés ethniques et anglos n’ont pas besoin de voter. Ils ont leurs organisations, conseils et institutions qui font la job à tous les gouvernements élus.

    Ils ont les portes ouvertes au municipal et au parlement.

  36. Désolée Louis mais une corrélation linéaire entre la langue (variable dichotomique) et un taux de vote…je ne vois pas trop, c’est mathématiquement très étrange….Peut-être tu exprime mal, peut-être c’est une comparaison de taux?!?!?!

    Gébé

    Une majorité sur le divan, ça nous fait une belle jambe!

  37. Tout ce qu’il se dit ici est un bel exemple de ce qui fait fuir ces gens qui ont votés contre Mme Harel.
    Vous les traitez de racistes parce qu’ils ne partagent pas votre opinion.
    ( Certain ont même l’affront de dire: je ne les traitent pas de racistes, je ne fais que constater… Héhé… quelle est la différence si ce n’est l’hypocrisie de l’affirmation ? )

    Personne ( ou presque ) n’a l’honnêteté de réaliser que cette accusation est à deux sens: ils sont racistes car ils ont une vision et des valeurs différentes des vôtres ? Qui est le plus raciste alors ?
    Mettre dans un même sac les valeurs d’un groupe de gens, groupe identifiable par un attribut autre que ces dites valeurs ( ici la langue ), et les dénoncer sans les expliquer clairement, ceci ressemble beaucoup à du racisme.
    En fait, j’appelle cela du «tribalisme».

    Le «Nous» face au «eux» que vous présentez est lamentable…
    «Nous» sommes ouverts mais «eux» sont bouchés et refusent nos tentatives de rapprochement…

    C’est pas Mme Harel que ces gens craignent. C’est cette intolérance. C’est pas le Francais que ces gens craignent, c’est ce «Nous» !
    Ce «Nous» qui les exclus totalement.

    «Les anglophones ont compris comment une élection fonctionne. On ne vote pas pour les idées, on vote pour une identité. On ne vote pas pour un tramway ou une entrée maritime, on vote pour quelqu’un qui représente ce que nous sommes, qui parle notre langue, et qui protège nos valeurs.»
    Effectivement, cette phrase explique tout.

    Il est 100% certain que l’on vote majoritairement pour une option qui représente ce que nous somme et rencontre nos valeurs.
    Qui peut honnêtement affirmer le contraire ?
    Et par la suite, si deux partis rencontrent ces conditions, on voteras selon la valeur que l’on accorde à un TRAM vs une entrée maritime.

    Comment alors reprocher à ces Anglais de choisir ce qui représente le moindre mal pour eux.

  38. Ce que j’ai écrit résultait du fait de ma frustration a toujours voir ces maudit arguments pour expliquer les défaites d’une personne qui se dit souverainiste. L’argent et le vote ethnique. Comme s’il n’y avait que ces raisons-là. La vraie OSTI de raison pour laquelle vous perdez vos élections, c’est que vous n’êtes pas capable de la moindre cohésion.

    La preuve: combien de partis provinciaux souverainistes au Québec ? PQ, PI, QS. Combien de parti marginaux pour lesquels vous aimez voter ? Blanc, Rino, marijuana, marxiste-léniniste, communiste. Alors que nous, essentiellement, c’est Libéral ou dans le pire des cas maintenant, ADQ. Faisons le compte maintenant: 8 pour vous, contre 2 pour nous, presque 1 seul dans le fond.

    Au municipale de Montréal, vous en aviez deux contre Tremblay. Bergeron a diviser le vote de ceux qui souhaitait le départ de Tremblay. S’il ne s’était pas présenter, Harel passait haut la main ! Pas capable de la moindre cohésion et de dire que ça prends qu’un seul parti contre un autre.

    Quand vous aurez l’intelligence de vous choisir un seul et unique chef qui va regrouper tout ces partis, c’est, je vous le dis, une victoire assurée pour vous.

    En attendant, arrêter de blâmer l’argent et le vote ethnique.

  39. Bonjour

    Dès le 15 août 2009,j’écrivais dans le Devoir (Opinion) que madame Harel avait choisi une mauvaise stratégie. J’affirmais que son alliance tactique avec Vision Montréal et Labonté ne lui apporterait aucun vote supplémentaire du côté des anglophones et des allophones. Ce commentaire se basait sur ma connaissance des comportements politiques de différentes minorités dans le monde au cours des cent dernières années. Les minorités choisissent toujours le statu quo pour protéger leur identité et votent en bloc comme si leur survie en dépendait. Madame Harel a sous-estimé ce comportement naturel des minorités dans le monde. Au Québec, les francophones sont à la fois majoritaires sur leur territoire et minoritaires dans le Canada. Avec des élites francophones qui n’assument pas leur rôle de bourgeoisie nationale, les Québécois et les Montréalais francophones ne votent pas en bloc.

    L’élection municipale était un moment crucial pour que madame Harel fasse en sorte que Projet Montréal accepte son leadership. Elle se devait de faire des concessions pour permettre ce parti unique à Montréal. Comme plusieurs indépendantistes, je ne pouvais pas me résoudre à travailler pour un parti peu transparent dont les principaux dirigeants venaient du sérail libéral. Certains indépendantistes ont choisi d’aller vers madame Harel et c’était leur droit. D’autres ont choisi d’aider des candidats de Projet Montréal tout en votant pour madame Harel. Je suis de ceux-là. Dans Ahuntsic, la victoire d’Émilie Thuillier de Projet Montréal, démontre que la fusion des deux partis d’opposition auraient permis de se débarrasser du parti Union Montréal.

    Cet épisode doit nous convaincre sur le plan national de l’urgence de négociations entre le PQ et Québec Solidaire. Ce parti stagne dans l’opinion publique et doit reconnaître la nécessité d’une union lors des prochaines élections provinciales. Quant au PQ, il doit faire un place à cette gauche indépendantiste et revoir en partie son discours politique. La résolution de la question nationale passe par cette unification de toutes les forces surtout au moment que nous observons une certaine dépolitisation. Actuellement, notre division entre gauche et droite ne peut pas être la voie à suivre. Chacun doit faire des concessions tant et aussi longtemps que la question nationale ne sera pas solutionnée. La création d’un parti indépendantiste pur est illusoire, le combat d’un parti de gauche indépendantiste est illusoire. Pour ceux qui travaillent régulièrement sur le terrain savent que la fusion de toutes les forces progressistes, nationalistes et indépendantistes est la seule voie pour un pays. Regardez les nouveaux pays indépendantistes: le Kosovo, la Macédoine, le Monténégro, le Timor oriental, la Slovénie, la Croatie, … Toutes les forces nationalistes (autant de gauche que de droite) se sont unies pour faire la souveraineté. Suivons leur exemple, il n’y a pas d’autres choix. Il en va de la survie de notre peuple,

  40. Le multiculturalisme n’est pas une valeur, cher monsieur. C’est une tactique politique de dénationalisation d’un peuple.

    Oui, souhaitez la disparrition d’une nation est du racisme et est même génocidaire nonobstant du moyen utilisé.

    Les Québécois se sont montré trop ouverts.

  41. Francois vient de decouvrir les deux solitudes… on avance.

    Et j’aimerai voir des propos racistes dans ce que j’ecris, vu qu’ironiquement je suis personnellement visé et traité d’hypocrite.

  42. «Francois vient de decouvrir les deux solitudes… on avance.»
    :)…

  43. Complètement d’accord. Chaque jour qui passe permet aux maîtres de nos dirigeants pelquistes et de leurs grands mandarins d’affaiblir un peu plus les outils économiques et financiers que nous avions durement édifiés depuis une cinquantaine d’années.

    On en a eu la preuve avec l’opération de cow-boys des PCAA, de l’abandon du développement de l’énergie éolienne et des réserves gazières de Gaspésie et du Golfe au profit des petits amis toujours très près du pouvoir.

    J’espère ne pas être victime de « conspirationite » aigüe mais j’hésite à me réjouir de la récente percée d’Hydro dans les Maritimes. Je ne peux m’empêcher d’imaginer de drôles de scénarios; et ils viennent sournoisement perturber ce qui devrait être source de fierté et d’espoir.

    Oui, unifier les forces. Mais aussi, trouver un moyen de démontrer clairement et de dénoncer bruyamment le tout-puissant contrôle des media au Québec. Je crois que tant qu’on aura pas fait ça, il sera très difficile de faire avancer le projet souverainiste.

  44. […] j’écrivais, dans mon dernier texte, que les anglophones et les allophones montréalais ont voté d’une manière ethnique le 1er […]

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