Le stress de la cinquantaine

Une étude démontre que ce sont les travailleurs dans la cinquantaine qui sont les plus stressés au travail. Le niveau d’anxiété atteint un pic entre 50 et 55 ans, avant de diminuer à l’approche de la retraite. Une autre conséquence du « tout ou rien » qui caractérise le milieu du travail?

stress-cinquantaine

Source de l’image

En effet, on exige généralement du travailleur qu’il soit à l’oeuvre des semaines complètes tout au long de sa vie active. Sitôt sorti de l’école, sitôt enfermé dans une cellule chronométrée pour s’ouvrir quarante heures plus tard. On fait son temps dur, on repousse ses rêves à la fin de semaine, aux vacances d’été, et on se construit un petit futur confortable: voiture, maison, piscine, peut-être même un chalet si on en a les moyens.

Or, un autre chronomètre s’active également: celui de la vieillesse. L’énergie disponible à vingt ans n’est pas la même que celle de cinquante ou soixante ans, n’en déplaise à certains qui jureraient du contraire. À vingt-cinq ans, on travaille quarante heures et on sort toute la fin de semaine jusqu’à trois heures du matin. À cinquante, on a souvent davantage envie de se reposer. Et puis, les motivations changent. Dans la vingtaine, on est prêt à sacrifier une partie de sa vie pour bâtir son avenir, tandis qu’à cinquante on a enfin envie d’en profiter. On appelle cela le démon du midi, mais c’est peut-être simplement parce qu’on a attendu les douze coups de midi avant de réaliser l’urgence de profiter de la vie.

On vieillit progressivement, mais on s’attend à ce que le travail s’arrête immédiatement, à la retraite, comme sonne la cloche de cinq heures. Merci bon soir mon ami, c’est la fin pour toi, on n’a plus besoin de toi. Tu peux maintenant faire comme les oiseaux et aller te cacher pour mourir. Faut-il se surprendre que la retraite soit une source majeure de dépression?

Et si on pensait différemment? Et si on concevait le travail non pas comme étant un fardeau uniforme à faire porter à tous, indépendamment de leurs capacités, mais plutôt comme un outil d’émancipation devant être adapté à chaque individu? Par exemple, pourquoi un homme de vingt-cinq ans ne pourrait-il pas choisir de faire cinquante heures par semaines s’il le désire? Et pourquoi le cinquantenaire, qui a d’autres priorités, ne pourrait-il pas réduire son niveau de stress en travaillant vingt-cinq ou trente heures maximum?

Au-delà du bonheur et de la qualité de vie grandement améliorés que pourrait permettre une plus grande flexibilité du travail, une telle conception de l’emploi assurerait des économies d’envergure à l’État. Combien de crises cardiaques précipitées par le stress pourraient-elles être évitées dans la cinquantaine? Et combien de soins médicaux reliés à la dépression post-retraite dans la soixantaine? Chaque hospitalisation s’avérant très coûteuse pour la collectivité, une plus grande flexibilité du travail serait gagnante pour tous. On augmente la probabilité d’avoir des aînés en santé et heureux si on favorise la santé et le bonheur dans la cinquantaine.

Malheureusement, dans un système où ce n’est pas aux entreprises privées d’assurer les soins de santé – vous vous tuez au travail, mais c’est l’État qui ramasse les pots cassés – plusieurs sont réticentes à s’adapter aux conditions de vie changeantes de leurs travailleurs. Si on veut les responsabiliser quant à la nécessité de mieux respecter les spécificités de leurs employés, il faudrait peut-être penser à leur faire assumer une partie du coût des soins de santé spécifiques de leurs salariés.

On m’objectera qu’une entreprise serait ainsi davantage tentée de congédier un individu pouvant éventuellement nécessiter des soins; il conviendrait alors de renforcer la législation du travail pour rendre plus difficile tout congédiement pour de telles raisons. En attachant plus solidement la destinée de l’entreprise et celle de l’individu, on s’assure que la première prenne davantage soin du deuxième. Au final, tout le monde y gagne: l’État dépense moins pour les soins de santé, l’entreprise a des employés moins stressés et plus motivés et les individus jouissent davantage de temps pour profiter de la vie.

Dans un contexte de mondialisation néolibérale glorifiant les droits des entreprises et délaissant de plus en plus ceux de travailleurs qu’on jette comme les vulgaires copeaux de bois ayant permis de façonner une belle sculpture, qui aura le courage d’agir?

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16 Réponses

  1. Je ne sais pas, Louis, si tu auras beaucoup de succès avec ce thème mais je te félicite pour l’envergure de ton éventail de sujets.

    Je brise la glace car je viens de passer par là.

    Alors que j’avais 35-50 ans, mes fonctions de représentant syndical m’amenaient à aider des travailleurs plus âgés dans leur difficultés à se maintenir à niveau pour l’accomplissement de leurs tâches. L’informatique prenant de plus en plus de place dans leur semaine de travail, certains n’arrivaient pas à suivre. Certains même, devaient quitter après, bien sûr, le long Calvaire qui les conduisait inéluctablement vers une retraite prématurée, non désirée et souvent minable parce qu’incomplète. La dépression plus souvent qu’autrement, contribuait à anéantir ce qui leur restait de résistance.

    Je ne comprenais pas. Comment des gens qui étaient considérés comme de bons travailleurs, compétents, vaillants et… heureux dans leur cadre professionnel, en arrivaient à s’écrouler de la sorte.

    J’ai eu 52 ans et j’ai compris. On se croit toujours plus fort qu’on est en réalité. J’ai eu cependant le « bonheur » de me faire dire par un psychologue que j’étais « bien équipé » pour passer au travers. Faut dire qu’ayant eu à repartir à zéro dans une nouvelle entreprise suite à la fermeture de mon « alma mater », mes difficultés en étaient d’autant amplifiées.

    Mes jeunes collègues étaient une source d’appui que je n’oublierai jamais. Et le fait qu’à ton âge fringant tu puisses te soucier d’un tel sujet est tout à ton honneur et démontre une solidarité intergénérationnelle digne de mention.

    Les solutions que tu soulèves sont valides et je peux te confirmer que le fait de réduire sa semaine de travail avant la retraite complète est efficace. Du moins ce le fût dans mon cas. Les employeurs doivent être sensibilisés face à cette problématique. Comme des accomodements ont pu être permis dans certaines autres situations comme les grossesses, l’éducation permanente et autres, il serait normal de considérer certains paliatifs pour réduire les effets de ce passage difficile.

  2. @Çaparle Aupopette: Je n’écris pas pour avoir du succès; j’écris ce que j’ai envie d’écrire. Le succès vient naturellement par la suite! 😉

    Ton exemple ressemble beaucoup à celui de gens que je connais; ils ont réduit leur nombre d’heures travaillées et leur qualité de vie s’est beaucoup améliorée. Ce n’est pas vrai qu’à cinquante ans on a envie de s’enchaîner 40 heures par semaine tout le temps.

    Et je suis d’accord avec toi: si on accommode les femmes enceintes, pourquoi pas les travailleurs de plus de cinquante ans?

    Il faut y voir!

  3. Très bon billet, Louis.

    Personnellement, je crois qu’il faut revoir, ou en tout cas, réévaluer la place du travail dans nos vies. Le coût de la vie augmente sans cesse et les salaires stagnent. C’est alarmant je trouve. Surtout quand on voit des retraités obligés de retourner travailler…

    Sur ce sujet, j’aime bien ce que propose le système Écosociétaliste:
    http://fr.ekopedia.org/Écosociétalisme
    http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Accueil

  4. Excellent billet. Je discutais avec un employé plus âgé aujourd’hui. Il m’a dit quelque chose dans le genre « Je ne peux pas faire ça, je m’en vais bientôt à la retraite ». Sa retraite n’est pas avant 3 ans!!! On a qu’une seule vie, la mettre en attente en attendant je ne sais quoi me semble être du gaspillage.
    Si il n’aime pas ce qu’il fait qu’il s’en aille tout de suite.
    Si il aime ce qu’il fait qu’il s’y donne à fond au mieux de ses capacités.
    Non?

  5. @ Rémi

    Mais c’est génial ton système! C’est une forme de constructivisme appliqué à la société! Rien n’est laissé au privé et les rénumération sont gérées par des comités qui analysent de façon équitable le « Coefficient d’Utilité Sociétale moyen ».

    On ferait disparaître l’argent (et la cupidité de la même façon) et le remplacer par des « merci » qui serait une forme de monnaie virtuelle. La propriété commerciale serait abolie et « L’épargne individuelle est la seule propriété financière ». De ce fait on élimine le rapport de force entre employé et employeur pour les remplacer par gestionnaire et travailleur, les gestionnaires n’ayant aucune propriété sur le travailleur (contrairement à l’employeur, qui agit comme un esclavagiste en possédant sa main d’oeuvre).

    Il y aurait un revenu sociétal (ou le concept de revenu citoyen, sous un autre nom), ce qui éliminerait totalement la pauvreté (puisque tout le monde possède un revenu égal à la base) et d’autre revenu qui s’y additionne en fonction de notre statut (étudiant, retraité, handicapé, etc.) et de notre activité marchande (dont la rénumération n’aurait qu’un nombre de niveau limité, comme si en ce moment on pouvait gagner 10-15 ou 20$ l’heure seulement, sans aucune autre échelle et ces revenu seraient déterminé par des comités officiels qui évaluent l’utilité d’un travail pour la société.

    On peut entreprendre et gérer une entreprise mais on n’a pas à investir et la propriété de celle-ci est totalement nationalisée. L’entrepreneur n’agit qu’à titre de gestionnaire rémunéré et l’investissement dans les projets (fait par la collectivité) est analysée par un autre comité. Il n’existe aucun profit et les ventes permettent seulement de couvrir les coûts de production et les pertes.

    On ne possède que des meubles et des effets personnels, ainsi qu’une habitation mais la terre est totalement nationale. L’habitation est confiée au citoyen et donc louée à la collectivité. On peut le louer à une autre personne mais le montant de la location ne peut éxéder le montant de location, bref l’habitation ne peut permettre de s’enrichir.

    C’est un système merveilleux, je rêve de le voir en application au Québec!

  6. En effet, c’est une alternative que je trouve extrêmement intéressante. Je peux te dire que moi aussi je rêve de voir ça en application au Québec! 😉

    Je pense qu’éventuellement, il faudra remettre les choses en question au niveau social. Il nous faut un projet de société emballant et motivant. On est rendu là. Les demi-solutions de nos politiciens sont insuffisantes face au changements majeurs qui sont nécessaires.

    Je crois que c’est Einstein qui disait qu’on ne règle pas les problèmes d’aujourd’hui avec les solutions d’hier. Il faut aller de l’avant et se pencher sur des alternatives comme l’écosociétalisme car le système actuel est une vrai farce.

  7. Moi aussi, entièrement d’accord avec l’écosociétalisme.

    J’ai toujours travaillé à ce que j’aimais. j’ai essayé plein de métiers que j’ai quitté lorsqu’ils ne m’excitaient plus. J’ai fait des petits salaires et d’autres fois des plus gros. J’ai fait des salaires énormes quelques fois. Je n’ai rien accumulé de matériel. L’accumulation matériel rend esclave de ce matériel qu’il faut alors entretenir. On ne travaille alors plus pour le plaisir de ce qu’on fait mais pour conserver du matériel accumulé.

    C’est pourquoi j’ai travaillé la plus part de ma vie à mon compte. Développant des services pour des besoins. Si on a l’impression de faire un boulot qui ne sert à rien ou qui est futile, il faut lâcher ça tout de suite.

    Travailler pour de l’argent c’est vraiment bête. Aussi bien se tirer une balle dans la tête.

    À 50 ans on a besoin d’encore moins qu’à 20 ans. Moins on a de choses mieux on vit. Plus on a de temps à profiter de l’existence. Au présent. À soi et aux autres. À ce qui compte. Le temps passe moins vite et on le savoure.

    Avez vous remarquez que les gens qui se suicident, tuent leurs enfants, font des massacres dans les écoles, ne sont jamais des pauvres. Ils sont soit aisés ou en faillite.

  8. Ce système porte un nom et a un visage: le socialisme…

  9. Voilà une opinion qui m’interpelle personnellement Louis.
    59 ans dans un mois, J’ai approché mon employeur des 20 dernières années en Décembre 2007.
    Je « couvrais » l’Ontario le Québec et les Maritimes comme gérant des ventes, portable et blackberry et tout le tralala.
    Plus capable de travailler (lire être rejoignable presqu’en tout temps). J’ai quitté, épuisé brûlé en Janvier 2008.
    J’ai eu une prime de séparation de 9 mois et j’ai été embauché chez un ancien client.
    Ce dernier, en re-structuration a éliminé mon poste après 5 mois de travail.
    40 semaines de chômage et maintenant je travaille seulement 3 jours semaine, à mon rythme. Si ça ne fait pas je resterai à la maison. Je n’avais jamais retiré de chômage avant! J’ai fait de nombreuses prises de conscience.
    Ma vie pendant 21 ans ça a été travailler. Je suis confortable mais plus posé et réfléchi.
    Je prends le temps de prendre le temp! J’ai eu du plaisir un temps au travail, mais plu en dernier.

    Il y a plus important qu’une grosse job, comme passer plus de temps avec ma compagne, dormir toujours dans le même lit, manger mieux, pas au restaurant tout le temps, prendre des cours de guitare, lire, me promener avec mon chien, regarder les autres faire la « rat race » comme je l’ai faite. Chanceux d’être arrêté à un cheveu du « burnout ».

    Merci de m’avoir lu!

  10. Votre point de vue est intéressant monsieur Préfontaine. Des choses simples pourraient être mises en place.

    1) Semaine de 4 jours pour les intéressés;

    2) Réduction de 12 à 15 heures par semaines pour le 50 ans et plus ou les parents de jeunes enfants. Ce qui donne des postes de plus pour des jeunes célibataires carriéristes.

    3) Mise en place de garderies sur les lieux de travail, ce qui permet de diminuer les heures de déplacements et donne plus de temps avec la famille.

    4) Augmentation de la productivité des entreprises (et non de la production). Faire mieux et plus en moins de temps et avec moins de stress en modifier les méthodes de travail désuètes. Un exemple simple: écouter les employés et utiliser leur suggestions d’amélioration des procédés afin d’améliorer le climat de travail et la productivité. Pourquoi ne pas donner une partie de l’argent économisée aux employés qui ont imaginé les améliorations.

    Bonne journée!

  11. @Rémi: Je crois que c’est important de se préoccuper de nos aînés. Ne pas le faire, c’est une forme de suicide; nous serons tous aînés nous-mêmes un jour; voulons-nous réellement nous tuer à la tâche jusqu’à 65 ans pour ensuite tomber dans la déprime de se sentir inutile?

    @Je me souviens: Je crois qu’il faut permettre un départ progressif à la retraite. Pourquoi pas une semaine de quatre jours dans la cinquantaine, puis trois jours début soixantaine, deux jours milieu soixantaine, un jour à partir de soixante-dix ans? Pourquoi pas? J’ai connu des aînés qui avaient beaucoup à donner mais qu’on considérait comme inutiles. C’est injuste.

    @Julien Picard: Je suis d’accord avec François; à mon avis, cela ressemble beaucoup au socialisme. Et pourquoi pas oser le socialisme, après tout?

    @Gébé Tremblay: Je crois qu’on ne peut pas généraliser sur la pauvreté ou la richesse des gens; beaucoup sont pauvres matériellement mais riches d’esprit, et vis versa. Ceci dit, il faudrait assurer de tout à tout le monde, et je crois que certaines personnes prennent trop à coeur la réussite personnelle, ce qui peut causer les drames dont tu parles…

    @Jean-Guy: Merci beaucoup de ce témoignage. C’est le genre d’histoires que j’entends souvent; on ne prend pas assez en considération la personne à l’approche de la retraite; c’est comme si elle cessait de compter quand elle ne peut plus être autant utile à sa compagnie qu’avant. Pourquoi fait-on passer les intérêts des compagnies privées avant ceux de gens comme vous? Voilà ce qui me dérange.

    @Casimir: Voilà des idées très intéressantes. Il faudrait que nos politiciens aient le courage politique de les appliquer et de s’oser affronter un milieu des entreprises plutôt fermé à ce genre de compromis.

    Merci pour vos commentaires!

  12. Addendum:
    Une étude publiée par le National Taiwan University Alumni Association -Greater New-York (March 2002), et invoquée par mon syndicat (AIMTA) dans le cadre des négociations chez Boeing à Seattle, démontrait un rapport direct entre l’âge de la retraite et la longévité des travailleurs.

    Le Dr Ephrem (Siao Chung) Cheng a présenté un tableau basé sur une étude actuarielle des prestations versées aux retraités de Boeing Aerospace. Constatez par vous-même:

    Table 1- Actuarial study of life span vs age of retirement
    __________________________________________________________
    Age at retirement Average age
    retirement at death

    49.9 86
    52.2 85.3
    52.5 84.6
    53.8 83.9
    55.1 83.2
    56.4 82.5
    57.2 81.4
    58.3 80
    59.2 78.5
    60.1 76.8
    61 74.5
    62.1 71.8
    63.1 69.3
    64.1 67.9
    65.2 66.8

    Le raccourcissement de l’espérance de vie semble reliée au stress de la cinquantaine. Il est prouvé que le stress affecte le système immunitaire, et ce à tout àge. Mais, en viellissant, c’est le système au complet qui va en s’affaiblissant. On n’a vraiment pas besoin du stress en plus.

    Petit aparté:
    La même étude parlait du Dr Leo Esaki, prix Nobel de physique en 1973 qui soumettait cette intéressante observation:
    « …most of the great discoveries and innovations by the Nobel Laureates occured at the average age of 32 even though the Nobel prizes were awarded 10 or 20 years afterwards. Furthermore, Dr Esaki indicated that the peak creativity of most scientists occured around the age of 20 to 30 years. As one gets older, the experience increases but the creativity decreases steadily with the age. »

  13. Euh… scusez, c’est sorti tout croche.
    Ça doit être l’âge 😉

    Comprenez:
    âge de la retraite 49.9
    âge de la mort 86

    et ainsi de suite…
    Merci

  14. On oublie trop souvent qu’il y a une différence entre le travail
    valorisant, motivant, correspondant à ses capacités, et ce que font la plupart des « travailleurs »

    Prenant un travail correspondant aux capacités et à la formation
    de la personne :

    J’ai rencontré de très nombreux cadres, ingénieurs, qui VOULAIENT
    absolument collaborer à des projets, dans une Entreprise, à 55.60ans, et je
    me suis rendu compte que la France, par sa mentalité, le refusait. Ils partent à l’Etranger.

    60ans, c’est autre chose que 25, plus d’expérience, plus de réflexion, et plus de stabilité dans ses activités car on sait que le temps
    ne durera pas.

  15. Question :

    Selon le dernier point de ton échelle, ceux qui prennent leur retraite à 65 ans meurent en général vers 68-67 ans. Tout le monde sais comment marche une moyenne, si deux personne prennent leur retraite en même temps, que l’un meurs à 65 ans et l’autre à 70 ans, la moyenne est de 67.5 ans. En suivant ton échelle, tu es d’accord qu’il est strictement impossible de mourir avant sa propre retraite (si je meurs à 63 ans, je ne peux prendre ma retraite à 65).

    De ce fait, ceux qui ont pris leur retraite sont mort à partir de 65 ans et la moyenne donne environs 67 ans. J’ai pas besoin de te faire un dessin pour te montrer que c’est impossible? Comment on peut avoir une moyenne de seulement 2 ans de plus que l’âge de retraite? Ça veux dire que les gens qui ont prit la retraite à cet âge sont mort en moyenne deux ans plus tard? Et que dire du père de mon boss qui travaille à 69 ans? Il devrait être mort depuis longtemps?

  16. Bonjour,

    Moi aussi, c’est par mon syndicat (en France) que je viens d’avoir eu connaissance de cete étude. Sur un forum US, un gars a développé une longue analyse critique point par point de cette étude pour le moins paradoxale ( http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=3&ved=0CCMQFjAC&url=http%3A%2F%2Fwww.early-retirement.org%2Fforums%2Ff27%2Fretire-early-live-longer-14402.html&ei=URsITL-7GdaU4ganyZCdAQ&usg=AFQjCNGxeQ8h0shIy8MoqX_56KuZ_ioJRQ ).
    Il semblerait que le chercheur ait eu l’occasion de s’amender ; les chiffres sur lesquels il avait basé son analyse étaient incomplets et biaisés et ils « tournaient » chez Boeing depuis 30 ans sans que les gens sachent vraiment d’où ils provenaient…

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