La ville-monde

À une semaine des élections municipales, je ne sais toujours pas pour qui je vais voter. En fait, je suis perdu comme un étranger téléporté dans une ville du bout du monde et aux individus parlant une langue qui me serait incompréhensible. Plus je lis les programmes des trois partis qui s’affrontent dans mon district, plus je me sens étranger. Étranger dans ma propre ville. Oublié par des partis municipaux empêtrés dans leurs dogmes multiculturels et insensibles à la réalité la plus criante de toutes: l’anglicisation de notre ville. La dépossession de notre ville. Cette métropole qui fut la nôtre et qui, de jour en jour, devient celle des anglophones et des allophones.

ville-monde

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Bravo, M. Bergeron, pour vos projets verts! Bravo pour vos connaissances en urbanisme! Bravo Mme. Harel pour votre désir de « redémarrer Montréal » et d’y assainir la vie publique! Mais une ville, est-ce seulement une question d’urbanisme et d’intégrité? Du béton et des hommes, voilà tout? Ça ne me plaît pas. Ma ville, c’est bien davantage que cela: c’est un endroit où cohabitent des gens partageant certains idéaux et certaines valeurs. Un regroupement géographique d’humains désireux de se créer un sens commun. Et ce sens, ces valeurs, ce sont les valeurs québécoises: le français, l’égalité des sexes, la laïcité.

Alors, quand je lis, dans le programme de Projet Montréal, que notre ville devrait être entre les mains de « toutes les communautés [culturelles] qui la composent », que « Montréal est le prototype de la ville-monde du XXIe siècle » qui doit accepter une « collaboration mutuelle et d’interculturalité, en résistant à la tentation du repli sur soi », je décroche. Purement et simplement. Je ne peux pas voter pour ça.

À mes yeux, ce concept de « communauté culturelle » ne constitue pas un élément à glorifier ou qui devrait nous rendre fier. C’est plutôt notre incapacité à intégrer adéquatement les immigrants qui a permis à ceux-ci de vivre ici pendant des années sans finir par adopter nos valeurs. Disons les vraies choses: le but, à terme, est d’intégrer les immigrants. Le but, le vrai, c’est qu’un jour ils écoutent les Cowboys Fringants ou Tout le monde en parle, qu’ils regardent du cinéma québécois et qu’ils participent à notre futur collectif en tant que Québécois. Oui, ils peuvent apporter leur spécificité, mais à terme, celle-ci doit finir par se fondre dans notre identité commune au lieu de rester cachée dans un quelconque ghetto du boulevard St-Laurent.

La ville-monde dont parle Projet Montréal, elle ne m’intéresse pas. Je préfère une ville francophone de classe internationale où le français et l’identité québécoise servent de ciment à la vie commune. Paris, Londres, New York; des villes où existe principalement une langue commune et où les identités multiples corésident dans le respect de cette langue et des valeurs du pays. Mettre le sort de la ville entre les mains de « communautés culturelles » constituant surtout des entité réfractaires à l’intégration m’apparaît tout aussi déficient que de donner le pouvoir aux élèves de la maternelle.

Une ville, au-delà du béton, constitue un formidable terreau permettant aux cultures de se mélanger et d’offrir une vivacité, une richesse rayonnant bien à l’extérieur de ses limites géographiques. Mais tout comme une plante ne pourrait grandir sainement dans un petit tas de terre éparpillé sur la table de la cuisine, il faut lui donner des bases solides, lui donner un récipient. Ce récipient, ce pot, c’est notre culture, nos valeurs, cette base permettant à la plante de nos aspirations de croître et d’embellir tout notre pays. Si on laisse les nouveaux arrivants et les anglophones décider à notre place, on obtient une situation cacophonique, un chaos où la cohésion sociale a cédé le pas devant le porridge multiculturaleux d’un fourre-tout empêchant de donner un véritable sens à notre ville.

Alors non, je ne sais pas pour qui voter. Les trois principaux partis politiques ont adopté une vision réductrice et dangereuse de la politique municipale. Ils ont édulcoré leur nécessaire rôle de gardiens des valeurs québécoises et ont relégué l’enjeu de la langue française, devenue minoritaire sur l’île, au rang de sous-catégorie de la diversité culturelle, une petite merde de mouche ne valant même pas la peine qu’on s’en occupe.

Oui, Projet Montréal, malgré ses candidats ne respectant pas le caractère francophone de Montréal, constitue une option intéressante. Mais voilà, justement, il n’y a rien de plus important, à mes yeux, que notre survie collective. Et Projet Montréal, autant que les autres partis – et peut-être même davantage que Vision Montréal, dont on connaît les convictions francophiles de Louise Harel – nuit à la nécessaire francisation des immigrants en lançant le message que Montréal ne constitue pas une ville francophone par choix, mais simplement par histoire, et que le français ne devrait pas avoir plus d’importance que les autres composantes linguistiques ou culturelles de Montréal. Bref, c’est une sorte de trudeauisme, de canadianisation de Montréal qu’espère imposer Projet Montréal: les francophones ne seraient plus qu’une ethnie parmi d’autres au sein de cette ville-planétaire.

On me répète que l’enjeu est éthique. Que c’est l’éléphant dans la pièce. Que je devrais me boucher le nez, trahir mes idéaux et voter Projet Montréal. Que je devrais accepter que des anglophones irrespectueux du caractère francophone de Montréal soient élus sous prétexte qu’il y a aurait un tramway ou quelques parcs supplémentaires dans leur ville-cosmique. Non, je ne crois pas.

À choisir, entre une métropole québécoise et corrompue et une ville-intersidérale peinturée en rose-bonbon où les Québécois seraient relégués au rang d’ethnie parmi d’autres, je choisis la première option. J’aime mieux avoir un chez-moi bien sale et dégueulasse que d’habiter dans la grosse baraque proprette de mon voisin et d’avoir à m’excuser de péter à tous les matins en me levant.

Je rêve du jour où les Québécois auront les couilles de se donner une ville réellement francophone et de ne pas avoir peur d’imposer leur culture. Dans le respect des autres, oui, mais de l’imposer tout de même, comme ça se fait partout ailleurs sur la planète chez les peuples qui possèdent un minimum de fierté.

En attendant, et dans l’espoir qu’un jour les Québécois se feront respecter au niveau municipal, je risque d’annuler mon vote le 1er novembre prochain. C’est triste, mais je vote en respectant mes idéaux.

C’est encore l’essence de la démocratie. Cette valeur-là, au moins, on peut encore la conserver…

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36 Réponses

  1. Je ne comprend pas pourquoi tu sembles pencher vers ce dogme qui menotte tout le paysage politique avec les questions reliées à la langue, à l’identité culturelle et à l’indépendance du Québec. On parle ici d’élections municipales! Infrastructures, parcs, transport en commun, routes, urbanisme, développement durable, pollution, pistes cyclables, etc…

    Tu as décidé de te ranger du côté de ceux pour qui la question nationale est au-dessus de toute chose. C’est prendre la démocratie en otage. C’est ton choix.

  2. J’aimerais que Montréal mette le cap sur la francophonie.
    Deuxième ville francophone, Montréal devrait mettre le paquet sur cette approche. Francisation, spectacles francophones, noms de rue francophones, événements culturels majoritairement francophones, etc.
    On ne dépassera jamais Paris, c’est bien sûr, mais on doit pousser au maximum dans cette direction.

  3. « Ma ville, c’est bien davantage que cela: c’est un endroit où cohabitent des gens partageant certains idéaux et certaines valeurs. Un regroupement géographique d’humains désireux de se créer un sens commun. Et ce sens, ces valeurs, ce sont les valeurs québécoises: le français, l’égalité des sexes, la laïcité. »(Louis P.)

    L’endoctrinement de la rectitude politique est si profond à Montréal et même au Québec que même votre plaidoyé se veut prudent et frôle cette rectitude !

    Il n’est plus le temps d’avoir peur des mots. il faut dire les choses bien cruement.

    Nous avons tous une famille et jamais il ne nous viendrait à l’idée qu’il nous fasse se créer un sens commun !! Notre héritage n’est pas d’hier, mais a 400 ans ! Il est autant génétique que culturel ! Je me reconnais dans mes enfants comme eux en moi et c’est pareil pour toute ma famille élargie au Québec. Je reconnais un Québécois et une Québécoise. C’est à l’immigrant que reviens de créer un sens commun avec les Québécois et pas le contraire et certainement pas entre Québécois !!

    Le français, l’égalité des sexes et la laïcité n’ont rien de particulièrement québécois ! Ont les retrouve dans presque tout les pays de la francophonie.

    La question est ; est-ce que cette ville est encore la métropole des Québécois ? Est-ce encore une ville québécoise ou simplement une ville sans âme, sans identité, sans nationalité. Une ville multiculturelle est une ville sans culture propre. C’est comme un aéroport. Un endroit où on passe mais où il ne fait pas bon vivre.

    Pas étonnant que les Québécois la quitte et que seuls les immigrants y passent.

    C’est aussi, à mon avis, la plus laide d’Amérique. Et une des plus corrompues.

  4. Si je pouvais penser une seconde que l’élection de Harel transformerais par magie Montréal en une ville telle que tu la décris et que celle de Bergeron la transformerais en ville sans respect pour les francophones, je comprendrais ta position. Mais je n’y crois pas du tout ! Que tu conseilles de ne pas voter pour les candidats que tu juges ne pas respecter le caractère francophone de Montréal, ça aussi je le conçois bien. Mais de ne pas voter pour tous les autres ?

    Je suis tout à fait d’accord avec Jeanne Émard et maintiens ce que j’ai écrit dans de précédents commentaires sur cet aspect de la question : la ville a peu ou pas de pouvoir en matière linguistique, mais en a passablement du côté de l’environnement et de la qualité de vie. Et quel parti a de loin le programme qui offre les meilleures initiatives de ce côté ? C’est même pas proche ! En conséquence, Projet Montréal aura mon vote et celui des trois autres électeurs de chez moi qui font une lecture similaire des choix qui s’offrent à nous.

  5. « Alors, quand je lis, dans le programme de Projet Montréal, que notre ville devrait être entre les mains de « toutes les communautés [culturelles] qui la composent », que « Montréal est le prototype de la ville-monde du XXIe siècle » qui doit accepter une « collaboration mutuelle et d’interculturalité, en résistant à la tentation du repli sur soi », je décroche. »(Louis P.)

    En effet, il est difficile de trouver un texte plus incohérent. C’est carrément débile.

    Comment cette ville pourrait être « notre » ville si c’est un prototype pour toutes les villes du XXIe siècle ? Disons que dans l’éventualité que ce prototype devienne la « norme », qui voudrait quitter la « sienne » pour venir visiter la « notre » ? Ce serait comme quitter un MacDonnald pour aller en visiter un autre !

    Et quelle incohérence cette idée d’éviter le repli sur soi par la création d’une ville prototype pour le reste de la planète ! Non mais quelle prétention en même temps que d’arrogance envers des villes de calibre ethno-culturel telles de Tokyo, Paris, Moscou, Venise, etc… !

    Ces crétins ne savent pas que Toronto existe déjà ?

  6. « …la ville a peu ou pas de pouvoir en matière linguistique, mais en a passablement du côté de l’environnement et de la qualité de vie. »(Darwin)

    Comme si la qualité de vie ne dépendait que de l’air qu’on respire.

    Une administration municipale qui se respecte prend les moyens pour influer sur le gouvernement. On parle de la métropole économique, ici, pas de Chicoutimi.

  7. « On parle ici d’élections municipales! Infrastructures, parcs, transport en commun, routes, urbanisme, développement durable, pollution, pistes cyclables, etc… »(Jeanne Émard)

    Comme si les communautées ethniques n’existaient pas à Montréal. Comme si le transport, la construction, l’affichage (Astral Média), l’urbanisme, étaient pas dans les mains de communautés ethniques particulières !

    Accurso et Greenberg c’est donc Québécois, hein ?

    Allez, on danse la gigue à McGill ! HeeeHaaa!

  8. Jeanne Émard ou comment traduire toute l’incomprehension des gens face à un probleme majeur depassant largement les Infrastructures, parcs, transport en commun, routes, urbanisme, développement durable, pollution, pistes cyclables, etc.

    Non ce n’est pas que le role des élus, ils doivent aussi etre garant du developpement social et culturel de leur ville. Et en ce moment Montreal est entrain de mourir, de devenir une de ces villes de la globalisation et de l’anglicisation, une perte d’identité, une perte de diversité, une perte tout court. La ghettoïsation de Montreal est en marche, son multiculturalisme canadien qui amene immanquablement le communautarisme cloisonnée, refermé, haineux, mefiant, meprisant, exclusif et raciste est tres bien decrit dans l’article de Louis.

    Si on veut une ville ouverte au monde, fonctionnelle, en santé, cela passe comme toutes les grandes villes par une identité forte, facilement reconnaissable meme au niveau international, pas une serie de bidon-villes de « luxe », de cités dortoirs, de quartiers d’exclusion et de pauvreté, d’autres d’oppulences et imperialiste dominant le reste de ses elites anglophones canadiens.

    Les liberaux, ces canadiens à la difference des Quebecois et de Jeanne Émard n’ont pas fait l’erreur d’oublier le palier municipal. Ca fait longtemps qu’ils ont pris la democratie en otage, et controle parfaitement certains secteurs de la ville et n’oublient pas de s’en servir lors des elections provinciales et federales. Il serait temps de liberer Montreal, de liberer la democratie, de liberer le Quebec. C’est un tout. Ne pas comprendre cela, c’est ne pas comprendre la politique au Quebec.

  9. «Ne pas comprendre cela, c’est ne pas comprendre la politique au Quebec.»

    Ne pas penser comme moi, c’est ne pas savoir penser. Fort, très fort !

  10. Meme pas. On peut penser differemment ca ne me derange pas et ca n’a aucun rapport avec ce que je dis car ce n’est pas un avis.

    Les liberaux sont impliqués en premiere ligne dans la politique municipale dans plusieurs arrondissements de Montreal et derriere les maires federalistes. Ca c’est un fait, pas un avis.

    Leurs equipes sont bien souvent en fait la meme pour les elections municipales, provinciales et federales. Ca c’est un fait pas un avis.

    Lors des elections federales, le deputé liberal peut compter sur l’appui de la conseillere rouge et le deputé du PLQ.

    Lors des elections provinciale, le deputé liberal peut compter sur l’appui de la conseillere rouge et le deputé du PLC.

    Lors des elections municipales, le conseiller/maire rouge peut compter sur l’appui des deputés du PLC et du PLQ.

    Ca ce sont des faits pas un avis.

    Donc pretendre que les differents paliers ne communiquent pas, que faire de la politique federale au provincial ou au municipal c’est deplacé, faire de la politique provinciale au federal ou au municipal c’est deplacé et que faire de la politique municipale au provincial ou au federal c’est deplacé, c’est faire preuve d’une incomprehension totale de la politique quebcoise, c’est un fait pas un avis.

    Je pourrais prouver ce que j’avance si j’avais du temps à perdre et le courage de Louis pour rechercher et classer tout ce beau bordel, ce n’est d’ailleurs pas un secret pour ceux qui connaissent le nom des gens de l’ombre, les militants et conseillers et pour ceux qui suivent de pres l’actualité politique.

    Dans un pays occupé, il est tout à fait normal que les forces souverainistes et occupantes s’affrontent à tous les paliers de gouvernement. Bien que depuis quelques temps, les souverainistes avaient laissé toute la place aux liberaux sur ce terrain. Place qu’ils sont tranquillement entrain de reconquerir dans certains arrondissements.

    Pas pour faire la souveraineté de Montreal, je rassure l’ingenu de service, non juste parce qu’apres ceux qui n’ont pas placé leur carte au municipal pour au moins creer le statu quo, ne se retrouve pas desavantager lors des autres elections, surtout quand on sait que dans certains comtés ca se joue de quelques dizaines de voix parfois !

    Donc on peut penser differemment, mais dans ce cas là, parce que je me base sur des faits et non sur une philosophie, une ideologie ou une vision personnelle, on risque fort de se tromper. Pas parce qu’on ne sait pas penser, juste parce qu’on ne sait pas comment ca marche politiquement au Quebec et surtout à Montreal !

    La politique municipale, provinciale, federale, c’est un tout. Ne pas comprendre cela, c’est ne pas comprendre la politique au Quebec.

    Et encore je fais dans la vulgarisation d’un probleme beaucoup plus complexe et beaucoup plus vaste, car il y a aussi des nominations autres, comme en justice avec les juges, dans les sociétés d’etat, certains conseils d’administration, où une fois de plus le combat entre souverainistes et ceux qui veulent nous garder soumis au canada est à prendre en compte.

    C’est cela vivre dans un pays occupé.

    Ca fait partie d’ailleur de mon argumentaire, et là c’est un avis on peut ne pas etre d’accord avec moi … je peux me tromper, disant que dans un Quebec independant, la fin de cette chicane sterile, couteuse et puerile sera un grand avantage tant pour le Quebec que le Canada et nous permettra de nous epanouir et d’aller de l’avant ensemble en frere, plutot qu’en ennemi.

    En attendant, vu que le Canada refuse toujours de reconnaitre nos droits, nos pouvoirs, qu’il continue à faire de l’ingerence dans nos affaires, nos lois (comme la loi 104) et nos choix, nous devons absolument nous battre sur tous les fronts, les federalistes en font de meme et apres il ne faut pas s’etonner qu’on ne soit toujours pas capable de faire demarer la construction d’un hopital, que chaque grand projet est ralenti, que des gouvernements minoritaires se succedent à Ottawa à cause du Bloc (envoyé là par la population quebecoise et non d’eux-memes, je le precise à nos amis federalistes) et que le statu quo etouffant est entrain du tuer l’economie de nos deux pays pendant que les nations emmergeantes sont entrain de nous rattraper. Vive le statu quo, vive l’immobilisme dans la mesentente et les chicanes eternelles.

    Et cela durera tant que le petit peuple du Quebec ne comprendra pas, ca c’est un fait, parce que je ne pense pas me tromper en affirmant que le geste d’ouverture ne viendra surement pas du ROC, Harper et Ignatieff ont été tres clair, ainsi que leurs lieutenants quebecois, le Quebec n’aura rien de plus, il a largement assez.

    Moi je m’en fous… à long terme cette nuisance ne pourra que servir la cause souverainiste. En effet, si on relis l’histoire du monde, beaucoup de pays ont eu leur independance lors de crise economique, de moments incertitudes pour la population, des conditions favorables où le beau risque semble tout d’un coup plus acceptable que de laisser cette situation se gangrener encore plus.

    Avoir une vision à long terme lucide basée sur l’observation et la lecture de l’histoire de pays nous ressemblant et ayant eu leur souveraineté aujourd’hui, d’autre essayant encore de l’avoir, permet de comprendre des choses fort simples et pourtant inconnu de la masse ignorante (sur ce sujet) et non politisé de la populace, qui prefere se nourir dans des clips d’actualités de 2 à 5mn, pas plus long apres on les perd ; informations vulgarisées, condensées, simplifiées, predigérées. Oui ca prend du temps pour avoir la bonne info, oui il faut aimer cela, ce n’est pas donné à tout le monde et ce n’est pas un blame, ni un reproche que je fais, c’est une constation. J’aime la politique, j’aime l’histoire, j’en mange et je suis pourtant loin d’etre le plus politisé et savant de mon entourage. Je ne voudrais pas debattre sans preparation face à Louis ou d’autres analystes de ce monde assez rebarbatif au premier abord. Et en plus il faut connaitre plein de noms, le cheminement des gens, leurs petits secrets, moi ca ne m’amuse plus à ce niveau je laisse cela aux experts de la fouine, les sherlok holmes de la politique, des politiciens, de leurs conseillers et hommes de l’ombre. (parfois ils me font penser à ces statisticiens qui connaissent par coeur le parcours de tous les joueurs de la NHL ou de la LBN ainsi que toutes leurs statistiques … impressionnante memoire et perte de temps)

    Ca aussi c’est une realité, ca ne s’observe pas qu’ici, non nous ne sommes pas differents, meilleur ou plus mauvais, c’est mondial. Non ce n’est pas un avis, c’est une constation, le duel se deroule à tous les niveaux de la vie quebecoise, que ca vous plaise ou non, que vous vous en rendiez compte ou non !

    Ne pas comprendre cela, c’est ne pas comprendre la politique au Quebec, parce que c’est comme cela que ca se passe ! Doh !

  11. …et le rapport avec Projet Montréal ?

    Sur le Plateau, où je vais voter, les souverainistes du PQ ne s’acharnent pas sur les fédéralistes, mais sur des indépendantistes qui appuient Projet Montréal, frustrés qu’ils sont d’avoir perdu Mercier à QS. Ils agissent comme si des indépendantistes étaient de pires ennemis à leur cause que les fédéralistes.

    N’êtes-vous pas celui qui a écrit dans un autre commentaire de ce blogue que Projet Montréal et QS, c’est la même chose ? Et maintenant, vous appuyez Louis lorsqu’il prétend que Projet Montréal (donc QS) ne respecterait pas les francophones !

    Je sais, vous raisonnez plus par stratégie que par idéal, nous avons déjà échangé là-dessus ailleurs. Et, au fond, ce sera toujours là-dessus que nous ne penserons pas de la même façon. Pas en raison de la connaissance ou de la méconnaissances des arcanes de la politique.

  12. Rectification : je raisonne strategiquement pour gagner une cause, partir au combat fleur au fusil en sifflotant et en improvisant sur place, en ayant une vision à court terme ou completement irrealiste de la situation, ne pas connaitre mes forces et mes faiblesses, mes adversaires plus que mes alliés, en effet ce n’est pas mon genre.

    Il n’y a rien de sale ou de reprochable à une telle attitude, ca ne fait pas de moi quelqu’un de moins integre, honnete, droit, sincere, fidele, tu peux en ajouter deux pages, que toi !

    Mes ideaux sont prioritaires, je sais juste parfois faire preuve de compromis et je suis capable de faire des concessions, mettre temporairement mes ideaux de coté, travailler avec des gens n’ayant pas le meme avis que moi, c’est aussi cela la politique.

    Une de mes concessions : je suis de droite et je milite depuis quinze ans dans un parti sociale-democrate rempli de bobos, de gauchistes et de syndicalistes, rhaaaa ! Ces concessions ne sont jamais en contradiction avec l’honnêteté, la fidelité à mes ideaux et la legalité. Si c’est un pourri pret à tout que tu cherches, tu n’es pas tombé sur le bon parti encore moins sur le bon bonhomme.

    En ce moment ma cause principale, c’est la liberation de mon peuple. Ca ne veut pas dire que je n’ai que ca en tete, c’est juste à mon avis la priorité et meme un passage necessaire pour realiser d’autres causes (encore mon avis à moi); comme aider les amerindiens à devenir autonomes et pourquoi pas souverains, ca se fera surement mieux dans un Quebec libre que dans un canada uni qui ne veut meme pas reconnaitre leurs droits et signer la convention de l’ONU sur les autochtones.

    Les strategies que j’emploie pour y arriver peuvent etre variées. La fin justifie les moyens tant que ca reste legal, c’est ce qui nous fache entre Louis et moi, enfin lui se fache.

    Ca fait bientot un quart de siecle que je fais de la politique, et cela dans trois pays, principalement en France et ici, je sais que les principes c’est bien beau, mais ce n’est pas ce qui fait avancer une cause forcement. Il y a un temps pour les partis d’idees et un temps pour les partis de pouvoir. Pour nettoyer la ville, faire un pays, ce sont des partis de pouvoirs que ca prend … ou un soulevement populaire, mais bon on va rester dans le realiste, on est au Quebec.

    Alors du moment que ca reste dans la legalité, voire juste sur sa limite et qu’on ne s’enfarge pas dans les fleurs du tapis, moi ca me va. Je n’ai aucun probleme à dormir la nuit ou exposer ce que j’ai fait du moment que je ne refile pas de l’info à mes adversaires.

    La cage aux homards ca ne me derange pas, juste reponse à la propagande federaliste et aux discours de peurs. Recuperer le chef des Verts ca fait partie de la game. Tenter d’unir deux partis d’opposition en proposant un bonbon au chef demissionaire, je trouve ca correct, meme si c’est « mon chef » qui est choisi pour partir car le moins populaire aupres de l’electorat. etc.

    Je ne fais pas du tout partie de ces souverainistes qui s’acharnent sur d’autres souverainistes. Je dis par contre qu’un vote divisé c’est un vote de moron, surtout quand on pretend defendre le meme projet : faire un pays, virer Tremblay, etc.

    Je ne suis pas pequiste, le PQ est un outil que j’utilise. Si le PQ s’avere n’etre plus l’outil le plus efficace pour atteindre la souveraineté, j’en prendrais un autre, Marois n’est pas mon chef, je n’ai pas de chef !

    Pour le moment, le parti qui a le plus de chance de virer Tremblay et de former un conseil majoritaire c’est VM. Le parti qui a le plus de chance de prendre le pouvoir et de faire la souveraineté c’est le PQ. Ca ce sont des faits, pretendre le contraire est tout simplement ridicule. Meme si Bergeron se fait elire, il n’aura surement pas assez de conseillers/maires derriere lui (là-dessus je pourrais quand meme me tromper, on ne sait jamais, un moment de lucidité des montrealais ?). Si quelqu’un pense que QS ou PI peut prendre le pouvoir en 2012, qu’il aille consulter c’est grave (ca j’en suis sur) !

    Alors oui j’ai dit que QS est en arriere de projet montreal, en confirmation de Louis qui se faisait dire qu’il racontait n’importe quoi.

    J’ai commencé cette campagne dans les rangs de PM pour plusieurs raisons :
    1- il y a des vieux de la vieille à VM qui sont corrompus, ce parti n’est pas completement nettoyé (on avait deja des doutes sur qui on sait qui venait d’union).
    2- il y a dans mon coin toute une equipe d’ultra-nationalistes carrement haineux envers les separatisses chez VM. Ca j’ai du mal à m’associer avec cette vermine canadienne ! Bon maintenant y en a un bout en moins, le PLC l’a recupérée. Ca me fait quand meme mal au cul.

    Cette geniale idée de nous associer avec PM nous a valu pas mal d’emmerde, deja parce qu’on lachait des amis souverainistes des autres partis ET SUROUT parce que QS est en arriere de PM et que ca ne se fait pas de se rapprocher de QS. Donc oui QS est derriere PM !

    On a envoyé chier poliment ceux que ca derangeait et on y est allé ; confiant que PM avait une chance sur le plateau et par chez nous. Grosse deception et retour à la realité, l’electorat est toujours aussi con et ne decole pas restant collé au cul de UM. S’en vient Harel dans le decors, on essaye de la faire venir à PM, impossible, alors on fait le choix difficile (et c’est vrai) d’aller à VM. Ca, Louis appelle cela de la magouille, une trahison, il a dechiré sa chemise… meme plusieurs, surtout quand on a essayé donc de fusionner les deux partis en disant au chef le moins connu, ben tu laisses ta place alors. Louis ne veut pas lacher le morceau, je maintiens de mon coté que ca reste de la politique correct. On en est resté là, rien de grave, il est grand, je suis grand, on est capable de se parler quand meme.

    Voila mon dieu l’ignominie dont on est accusé. Ca fait juste rire quand on compare avec le bilan de Tremblay, mais bon, ca c’est mon avis, on n’est pas obligé d’etre d’accord.

    Que des souverainistes du PQ s’acharnent sur PM simplement parce que c’est QS, ce sont simplement des mongoles, tous les partis en ont.

    Que des souverainistes s’acharnent sur PM parce qu’ils divisent le vote et vont permettre à Tremblay de rester avec son equipe, je doute que « souverainistes » soit la raison pour qu’ils agissent ainsi, et je les comprends, je n’en pense pas moins.

    Que des souverainistes s’acharnent sur QS lors des elections provinciales, je le comprends aussi, ces morons (c’est affectueux rien de personnel) permettent à Charest de rentrer majoritaire, combien de comtés perdus parce que nous nous sommes pas unis (et ce reproche est aussi valable pour le PQ et PI) ! Et meme, je sais que ca peut paraitre conspirationniste et qu’en 2009 c’est devenu un gros mot et une tare, mais je me demande à quel point les liberaux sûrs de perdre on fait rentrer Khadir pour affaiblir le PQ et niquer la gueule à Turp. Ca ne me surprendrait qu’à moitié.

    Je n’ai rien contre PM et contre QS. Dans un pays libre, je serais peut-etre un de leur militant ou electeur … meme en etant de droite, je trouve que la droite en mène trop large en ce moment et une droite qui n’a pas de chien de garde, c’est la merde assurée (et c’est valable pour le contraire, il faut des partis et des contres-partis forts pour une democratie saine), oui j’adore les gens qui ne sont pas du meme avis que moi, c’est plus que necessaire dans un pays qui se veut juste et equilibré, amenes-en des gauchistes on en manque.

    Je n’appuie pas Louis en disant que QS ou PM ne respecte pas les francophones, je dis que PM ne fait rien pour les proteger et que les idees humanistes de mes deux sur les cultures d’ailleurs, c’est de la bouillie pour nourir les cochons. Non le multiculturalisme n’est pas un bienfait, on le combat dans le monde entier et meme les anglais commencent à la trouver pas drole ! C’est une ancienne arme coloniale qui s’est retourné contre eux. Le multiculturalisme c’est le communautarisme, c’est l’exclusion. Alors desolé de decevoir nos amis bobos et autres radicaux de gauche qui voudraient faire disparaitre les armees et voir le monde faire l’amour dans les parcs, ca ne marche pas comme ca.

    Une culture etrangere est une richesse par l’INFLUENCE qu’elle apporte à la culture locale. Oui le mot influence est capital dans tous les sens du terme. La richesse d’une culture etrangere n’est pas interessante quand elle se substitue à la culture locale, ca devient un danger, une gangrene ! Donc non le respect des cultures etrangeres chez nous n’est pas une preuve d’ouverture mais de debilité profonde ! Si on veut proteger les diversités, il faut s’assurer que cette culture etrangere est en santé CHEZ ELLE et que la notre est en santé CHEZ NOUS ! Apres que celle-ci influence la notre dans le temps, qu’elle l’enrichisse, ca c’est super, aucun probleme bien au contraire. Mais ca ne se passe surement pas en permettant aux autres communautés de vivre leur culture comme si ils etaient chez eux, simplement parce qu’ils sont chez nous et que si ils veulent s’integrer c’est comme nous qu’ils devront vivre. Ca ne veut pas dire porter une ceinture fléchée et mettre à la poubelle toutes leurs traditions, ca veut dire comme l’a si bien expliqué dernièrement l’imam de la mecque de Bordeaux en France, s’adpater à la culture locale et adapter nos coutumes à la culture locale.

    Donc oui les gens de QS et donc de PM sont dangereux pour la culture quebecoise et le fait francais. Surtout avec leur manie de merde (et ca le PQ et le PLQ le fait aussi) de vouloir absolument parler dans la langue d’origine de certaines communautés pour leur faire croire à un quelconque respect hypocrite, ce n’est pas cela respecter ces gens, on ferait deja mieux de reconnaitre leurs diplomes et leur donner acces au marché de l’emploi sans se protectionnisme de merde. Parles-en aux nouveaux arrivants, ils vont t’expliquer de quoi je parle.

    Et je le reconfirme les membres du PQ frustrés ca existe et je suis le premier à les engueuler quand j’en croise. Mais il y en a qui ne font pas cela par frustration, mais parce que lucide, ils se rendent compte qu’un parti qui ne pourra prendre le pouvoir est entrain d’aider indirectement un sale à le garder… et simplement parce que nous sommes dans un systemet uninominale à un (1) tour ; on n’a pas le loisir de faire un vote de coeur, il faut faire un vote strategique et ca ne me plait pas plus qu’à toi. J’aurais voulu voter PM et ensuite le parti le plus capable de virer Tremblay et mon dieu que j’aimerai voter QS pour envoyer un message au PQ et ensuite voter pour le parti qui pourrait nous debarasser des liberaux.

  13. Bonne lecture si tu en as le courage 😉

  14. Être de droite, appuyer mentalemnet QS pour équilibrer les choses, mais travailler pour le PQ par stratégie, appuyer PM, mais travailler pour VM…

    Le pire dans vos circonvolutions, ça doit être de perdre en travaillant pour un parti qui est un pis-aller de celui que vous appuyez et qui lui non plus ne correspond pas à vos valeurs profondes.

  15. Louis, je m’attendais à ce que tu écrives un texte semblable. C’est normal, après ce qui est arrivé. La campagne a dérapé.

    Je te croyais plus courageux. Cela prend du temps pour amener des changements. Rome ne s’est pas bâtie en un jour, tout comme Montréal ne peut se rebâtir en criant marteau. C’est un peu plus complexe. Il faut y mettre du coeur et être patient. En tout cas, je n’ai pas l’intention d’annuler mon vote.

    Je sais pour qui je ne veux pas voter. J’oscille entre deux partis en ce moment. Et la lecture de ton texte me fait pencher vers ce qui était mon premier choix.

  16. @Jeanne Émard: Il n’y a pas un enjeu au monde qui vaut la disparition de son peuple. C’est aussi simple que cela. Ce n’est même pas une question d’indépendance ou de fédéralisme; la survie du français touche la racine-même de ce que nous sommes. Et une ville verte, avec des tramways et propre, je le veux bien, mais une telle ville où nous n’existerions plus, je décroche!

    @Garamond: Bien d’accord avec toi. Il est plus que temps de vivre cette francophonie et de cesser d’avoir peur d’imposer notre langue. La francisation des noms de rue est une chose, mais il faut aussi la francisation des formations politiques, la francisation des immigrants et peut-être également un moratoire sur l’immigration d’ici à ce qu’on trouve une meilleure façon de les intégrer. Ce sont des pistes de solutions, mais qui aura le courage de chercher à s’attaquer au problème?

    @Gébé Tremblay: J’ai bien aimé la phrase suivante: « C’est à l’immigrant que reviens de créer un sens commun avec les Québécois et pas le contraire et certainement pas entre Québécois ». Personnellement, je crois que tout le monde doit faire preuve de bonne volonté, mais dans les faits, quand une personne arrive dans un groupe déjà structuré, c’est à elle d’apprendre à s’y intégrer. Le problème, justement, est peut-être que notre groupe n’est pas assez structuré…

    @Darwin: Il faut arrêter de cloisonner la protection de la langue française en disant que c’est une question provinciale ou autre petite case dans laquelle on l’enferme. La protection du français est l’affaire de tous, et dans notre métropole c’est aussi et surtout l’affaire de nos élus.

    @reblochon: Je suis d’accord avec ceci: « Et en ce moment Montreal est entrain de mourir, de devenir une de ces villes de la globalisation et de l’anglicisation, une perte d’identité, une perte de diversité, une perte tout court. » En passant, que compte faire ton ami Frédéric Lapointe pour enrayer l’anglicisation s’il est élu?

    @Daniel Labonté: Il y a six mois, j’étais un sympathisant de Projet Montréal. Après, quand j’ai vu que le parti était plus anglophone que je le croyais, j’ai commencé à hésiter. Et finalement, aujourd’hui, je ne suis plus sympathisant de personne car j’ai compris qu’au-delà du béton et de l’éthique il y a un enjeu beaucoup plus important que tous les partis politiques municipaux cachent sous le tapis, de peur de réveiller le monstre qui dort. Nous sommes en train de disparaître de l’île, et ce n’est pas avec des mesures pusillanimes pour aider la classe moyenne qu’on réglera le problème; c’est en refrancisant notre ville!

    Merci pour vos commentaires!

  17. Darwin je vis tres bien tout cela et ca suit une logique et une ligne de pensée tres clair. Je ne suis juste pas enfermé dans une vision simpliste de la politique et ptisonnier de clivage ridicules et depassés. Je puise ce qu’il y a de mieux partout et je me sers des partis politiques pour ce qu’ils auraient du toujurs etre, des outils du peuple à son service.

    Je comprends que cela puise paraitre tordu et contadictoire, mais jaamais mes valeurs n’ont ete menacées par ma facon de faire, jamais je n’ai perdu de vue la finalité de mes projets.

    Je suis de toute facon d’une droite ancienne qui ne se retrouve plus dans celle representée par les partis d’aujourd’hui, que ce soit l’ADQ, le PLQ, le CDU-CSU (die Union) ou l’UMP. Dois-je absolument militer pour eux tandis qu’ils ne represente plus mes valeurs et qu’en plus ils se battent contre ma cause ?

    Je sais tres bien où je m’en vais et comment je vais y arriver. Et toi, es-tu confiant d’arriver à changer ton monde pour le rendre meilleur ?

  18. On lui en glisse un mot de temps en temps, je sais que comme ami de Maria Mourani, cofondatrice du MMF, il est comme nous une personne sensible au fait francais, mais pour une reponse : demande-lui directement.

    Ce n’est pas mon conseiller et j’ai ete tres clair avec le mien, je ne ferais pas de concession, il a interet à prendre position clairement. Si il est élu, je serais derriere lui et je ne serais pas le seul.

    Par contre je suis de ceux qui pense que ce combat ne pourra etre gagné qu’avec un quebec libre, une identité claire pour les nouveaux arrivants qui en ce moment pensent pour beaucoup atterir dans une quelconque province canadienne et parfois ignorent meme le statut francophone de notre peuple e nation, et non jamais en tout cas entendu parler de la nation distincte. Dans un canada uni, nous perdrons forcement un jour ou l’autre, on ne fait que retqrder l’inevitable.

  19. Ce Reblochon, quel rédacto-moteur tout de même !
    Moi, je vote Asselin.

  20. Je comprends que la cause du français te tient à coeur, mais j’espère que tu vas changer d’idée et que tu n’annuleras pas ton vote.

    Aujourd’hui, de midi à 20h00, c’est jour d’élection par anticipation. Vous êtes supposés avoir reçu une lettre vous disant où vous présenter.

    De grâce, allez voter, votre participation est importante.

  21. Je suis de gauche, mais de tendance plutôt réformiste. En appuyant des partis de gauche qui ne gagnent pas nécessairement, cela contribue à inciter les gouvernements à adopter des mesures de redistribution et des lois favorisant la justice sociale.

    Depuis mes jeunes années, j’ai quand même apprécié de nombreuses mesures allant dans ce sens : cégeps, assurance-maladie, assurance-auto, garderies, logement social, etc. Plus récemment, je pense au rehaussement du salaire minimum, à l’assurance-médicaments et aux congés parentaux.

    Je salue même le courage dont a fait preuve Louise Harel quand elle a mené le dossier des fusions municipales. Son erreur fut, selon moi, d’en faire la promotion en laissant miroiter des économies d’échelle illusoires, plutôt que de se concentrer sur le gain en équité fiscale entre les municipalités riches qui ont peu de dépenses à caractère social et les municipalités centres, plus pauvres et plus touchées par les problèmes sociaux.

    Il est d’ailleurs ironique de constater que ce ne sont pas toujours les gouvernements les plus à gauche qui ont adopté ces mesures (pensons aux congés parentaux), mais la pression exercée par les partis de gauche de l’opposition et par la mobilisation citoyenne (surtout efficace pour faire reculer les gouvernements : centrale du Suroît, Mont Orford, attaque aux prêts et bourses, etc.), qui est beaucoup plus timide quand un parti qu’elle appuie est au pouvoir.

    Bref, en ne rêvant pas au grand soir, on peut faire avancer des sociétés vers des objectifs qui correspondent vraiment à nos valeurs.

  22. « Le problème, justement, est peut-être que notre groupe n’est pas assez structuré… »(Louis P.)

    Il l’est autant que tous les autres peuples, de par son héritage génétique et ethno-culturel.

    C’est la structure politique du Québec qui n’est pas accordée à cet héritage. Pour ce qui est d’une structure sociale (institutions civiles) il n’en a même plus ! Parcontre, les communautés immigrantes en ont toutes (à Montréal biensûr)!! Alors la structure politique s’accorde avec la structure sociale des institutions immigrantes (communauté anglaise incluse).

    Souvenez-vous de la force de la SSJB, des Caisses Populaires, des syndicats, même l’Église, etc…

    Nous avons tout perdu pour mettre tous nos oeufs dans un parti politique (le PQ).

    Or, même lorsque ce parti prend le pouvoir avec un majorité, nous ne gagnons rien. Au contraire, c’est la minorité anglaise qui se vois servie (McGill, MUHC, etc…)!

  23. Voila, tu resumes exactement ce que je viens de dire. Une droite au pouvoir a besoin d’une gauche en santé (pas forcement sous la forme d’un parti politique ; cela peut etre des organisations communautaire, un soulevement populaire, etc.) pour gouverner de facon democratique. Et inversement. On appelle cela un equilibre et c’est essentiel dans nos democratie pour ne pas avoir des derives desatreuses.

    Et je ne dis pas que d’appuyer des petits partis c’est inutile, je dis (et tu peux le relire) qu’il y a un temps pour les partis d’idées et un temps pour les partis de pouvoirs.

    En 2009, il est temps pour les souverainistes de reprendre le pouvoir (et donc de s’unir) et il est temps de prendre le pouvoir (avec qui tu veux je m’en fous personnellement, mais les citoyens ont decidé que ca serait plus VM que PM) à Montresl pour faire le nettoyage.

    Je ne demande pas la mort des petits partis, juste qu’il passe un tour pour des raisons majeurs !

    Une fois qu’on sera un pays, des petits partis, des partis d’idees, amenes-en autant que tu veux, surtout si notre systeme electoral n’est plus une election uninominale à un (1) tour. Parce que sinon, le bipartisme est favorisé et les petits partis ne font que parasiter la democratie en avantageant l’un ou l’autre des deux gros partis (suivant dans lequel ils puisent leur electorat).

    Ca c’est la realité du Quebec.

    On devrait provisoirement creer comme cela l’avait été avec la gauche pluriel de Mitterrand, une union des partis progressistes pour contre balancer le parti liberal qui lui peut se permettre de compter sur des chateaux forts imprenables en region de Montreal (et tu sais pourquoi).

    Les verts, PI, QS, le PQ ensemble pourrait prendre le pouvoir et se diviser les postes suivant leurs interets. Les verts à l’environnement, QS aux affaires sociales, PI aux affaires sur la marche vers la souveraineté et le PQ ramasse le reste. Je suis sur qu’il y aurait moyen de s’entendre … si tous ces politiciens partisans et ne pouvant pas passer par dessus les clivages politiques, comme je le fais, etaient plus mature et avaient reellement les interets de leur population et de leur peuple à coeur !

    Donc ce n’est pas pour demain la veille. surtout avec Marois.

  24. Le moins pire c’est VM, si on compare la corruption gagrénée de UM et la bombe multiculturalisante qu’est PM.

    Je suis d’accord avec Louis, PM est le pire car le multiculturalisme est l’arme de la dégénérescence de l’identité ethno-culturelle québécoise de Montréal. C’est ce qui est combattu aux USA, à Londres, à Paris, en Italie, en Belgique, etc…

    C’est avec tous ces résistants du monde qu’il faut se joindre. Même avec les Anglais de Londres. C’est ça l’ouverture sur le monde ! Défendre nos souverainetés mutuelles et nos droits à la souveraineté.

    Ainsi nous aurons le monde avec nous.

    C’est PM qui fait du repli sur soi.

  25. Dominic Asselin de Val-David ? Marc Asselin d’Alma ? Marcel Asselin de Saint-Magloire ? Mario Asselin de Québec ? Jacques Asselin de La Doré ? etc.

    Une simple recherche google nous demontre que cet inconnu du grand public peut se retrouver partout, donc duquel on parle ici ?

  26. @ Reblochon

    Vous écrivez :

    «Je ne demande pas la mort des petits partis, juste qu’il passe un tour pour des raisons majeurs !»

    De puis que je m’intéresse à la politique, on dit à chaque élection que nous sommes à la croisée des chemins. Ce qui est pour moi ridicule, c’est que c’est évident qu’on l’est toujours ! C’est une tautologie !

    À ce compte-là, ce n’est jamais le temps pour les petits partis, car il y a toujours des «raisons majeures» qui font en sorte qu’une forte proportion d’électeurs (proportion toujours trop élevée, selon moi) font comme vous, soit voter stratégiquement et pas pour le parti qui correspind le plus à leurs valeurs. Et on finit par ne plus savoir ce que le peuple veut vraiment.

    Mais vous écrivez aussi :

    «Donc ce n’est pas pour demain la veille. surtout avec Marois.»

    Dans ce sens, même pour quelqu’un qui partage votre stratégie, ce n’est surtout pas le bon moment pour que les petits partis passent leur tour !

  27. Moi, je viens d’aller voter par anticipation. Il y avait du monde. C’est bon signe. Bien hâte de voir si la participation a été bonne.

    Et vous votez cinq fois. Vous votez pour qui vous voulez comme maire de Montréal, ensuite comme maire de l’arrondissement, puis vous votez pour un conseiller de ville et deux conseillers d’arrondissement.

    Quand on dit que Montréal est un monstre à 19 têtes, c’est ça que cela veut dire.

  28. Je viens de relire les articles sur Louise Harel et ceux sur la Commission Cliche. Et un ménage s’impose.

  29. Marrant je n’ai vu que 3 bullettins ici, 2 pour Conseiller/maire + 1 pour maire de Montreal. Comme quoi Montreal ce n’est pas partout pareil.

  30. Olivar Asselin de Saint-Hilarion; qui écrivait, au début du siècle dernier en parlant de l’épitaphe à inscrire sur la pierre tombale du peuple « canadien-français »:
    « Çi-gît un peuple, mort de bêtise. »

    Sérieux: Dominic.
    J’arrivais en trombe dans une chicane, et j’ai dû me secouer un peu sur les vibreurs…à droite !
    J’ai voté à 14h26.
    De mémoire de Val-Davidois, on n’avait jamais vu pareil achalandage pour un vote par anticipation.

    C’est la grâce que je vous souhaite à YUL.

  31. « Çi-gît un peuple, mort de bêtise. »

    Je suis justement tombé sur des abrutis en allant voter. Une fin de race qui se laisse mourir à genoux en pensant qu’ils font partie de la nation canadienne. Ca m’a permis de passer le temps dans la file d’attente. Eux, ils l’ont trouvé tres long le temps.

  32. Ce n’est pas partout pareil, effectivement. Moi, c’était ainsi dans mon district.

    Et bonne nouvelle, le taux de participation est le double, par rapport à la dernière élection.

  33. C’est un arrondissement dit independant genre ville mont-royale, westmount ?

    Ici le taux de BVA etait de 6% vers les 5h tandis l’annee derniere il n’avait ete que de 4% en fin de scrutin.

    Par contre que de regles de merde. Des primos isolés, un directeur d’election muselé, des bureaux de votes mal placés, desaxés, trop petits pour certains, heureusement qu’il faisait beau. On ne parlera pas de certains candidats qui parlaient avec les electeurs à l’interieur du bureau de vote, ceux qui faisaient de l’obstruction devant l’entrée pour intimider le monde, ceux qui distribuaient des tracs, ceux qui faisaient du transport en influencant la personne tout au long du trajet, etc. Et naturellement les plus sales, toujours de la meme equipe, toujours les memes methodes, on ne refera pas le monde.

  34. @ Reblochon

    Cela ne s’est pas du tout déroulé de la sorte dans mon coin. Je suis vraiment chanceux.

  35. Moi, je crois sincèrement que la municipalité se doit de promouvoir la francophonie et d’intégrer ses immigrants à la culture québécoise et non l’inverse autant que le gourvenement provincial. L’identité culturelle québécoise de Montréal doit rester ancrée et être la base pour tout immigrant, francophile, allophone et anglophone etc. L’identité québécoise de cette ville spéciale dont même les Américains viennent la visiter pour cette simple raison : la francophonie ! Comme francophone vivant à l’extérieur du Québec, Montréal est ma ville natale. Je l’adore et cela me peine à voir le manque d’efforts de la part des politiciens de garder cette riche culture québécoise. Je me bats ici tous les jours contre l’assimilation de ma langue française. Que ce soit au niveau municipal ou provincial, ne lâchez jamais le débat de la langue et continuer d’en être fiers.

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