Six sur 26 000?

« Six cas sur 26 000 ». C’est dans ces mots que le premier ministre du Québec a rejeté du revers de la main les doléances de l’opposition concernant les passe-droits offerts par la SAAQ aux membres de certaines religions exigeant de se faire servir par une personne de leur propre sexe. « À genoux! », « pas de colonne! » ont répliqué péquistes et adéquistes. Et ils ont eu raison de le faire.

six-26000

Source de l’image

En effet, on ne doit pas juger d’une situation seulement en termes numériques. Ce n’est pas parce que ce sont seulement six cas sur 26 000 que ce ne sont pas six cas de trop. Où place-t-on la limite? 6 sur 26 000, par de problème. 50 sur 26 000, ça va. 1000 sur 26 000, pas trop grave. Et 10 000? Où trace-t-on la ligne? À partir de combien de cas peut-on parle d’un véritable problème?

En fait, la véritable question est celle d’établir à qui s’applique la loi. Si moi, un Blanc Québécois catholique non-pratiquant exige d’être servi par un homme plutôt qu’une femme, pourquoi pourrait-on me le refuser davantage qu’à un Musulman, par exemple? La loi est la même pour tous. Dès qu’on ouvre la boîte de pandore, on s’expose aux pires conséquences. Aujourd’hui, ce sont 6 cas sur 26 000, mais demain j’exigerai de voir un médecin homme, un caissier homme à la banque, un coiffeur homme, etc. À partir du moment où on déclare qu’il est correct que 6 personnes puissent choisir le sexe de la personne qui les sert, il faut offrir ce choix à tous les autres citoyens. Bref, par un simple accommodement raisonnable, on annihile toute notion d’égalité des sexes et on ouvre la porte aux pires excès.

Le Québec possède trois valeurs de base, trois profonds pieux enfoncés dans le sol meuble d’une identité du reste plutôt incertaine: laïcité, égalité des sexes et langue française. Ces trois valeurs nous représentent. Ce sont les fondements de notre identité, les valeurs qui ne sont pas négociables. Ce sont nos règles de bienséance à nous, ces petits-riens qu’on impose à nos invités. Ce sont nos phrases du genre: « peux-tu enlever tes souliers avant d’entrer » ou « pourriez-vous utiliser un sous-verre ». Notre maison, c’est le Québec, et nous sommes ouverts, tolérants et sympathiques en autant qu’on respecte au minimum nos règles.

Or, quand on décide de faire passer le choix religieux avant l’égalité des sexes ou qu’on endure une bilinguisation de nos vies, on renie ces valeurs fondamentales. On fait passer l’autre en premier. On lui lance le message suivant: « D’habitude, j’exige qu’on enlève ses souliers pour entrer, mais toi tu peux marcher dans la boue et en mettre partout si tu le désires ». On renie ce que nous avons de plus précieux pour faire plaisir à l’autre. Sous prétexte d’une mondialisation et d’un soi-disant besoin de davantage d’immigrants, alors qu’on peine déjà à intégrer ceux qui sont ici, on renie notre propre identité et on devient la carpette sur laquelle plusieurs ne rêvent, justement, que de s’essuyer les pieds.

Affirmer ses valeurs, imposer le français, la laïcité ou l’égalité des sexes dans toutes les circonstances, ne constitue pas un affront aux immigrants. C’est une simple question de respect. Non seulement nous respecteront-ils, mais ils seront davantage tentés de nous rejoindre, de faire partie de ce peuple ouvert à autrui mais respectueux de ses valeurs fondamentales.

Car, dites-moi, vous auriez envie, vous, de vous intégrer à un peuple tellement peu fier de lui-même qu’il oublie qui il est, son histoire et ses espoirs, dès qu’il entre en présence de l’autre?

En minimisant le problème des accommodements raisonnables, le gouvernement Charest ne contribue pas seulement à passer sous silence le cas de six individus sur 26 000. Il ignore également le problème de six millions de Québécois désireux de s’ouvrir aux autres sans y perdre leur identité.

Et ça, c’est beaucoup plus dangereux.

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21 Réponses

  1. Un c’est deja un de trop. Charest fidele à sa politique de ne pas faire de vague pour essayer d’endormir le poisson quebecois… et ca marche jusqu’à present.

  2. Quand c’était le temps de se débarrasser de Charest (lire: le 8 décembre 2008), la majorité des gens ont, soit fait dans leurs culottes et ne sont pas aller voter, soit gober sa publicité de «L’économie d’abord: OUI!», soit voter pour des partis minables, style Culbec suicidaire, Green Party, Parti de l’Amertume indépendantiste et autres farces de ce genre, ce qui a contribué à aider Charest à passer majoritaire!

    Et toi, Louis, dans quelle catégorie es-tu, hein? Tu l’as voulu? Tu l’as eu! Prends-le et manges-le, maintenant!

  3. Ils ont tout leur temps.

    Le cours ECR a été conçu pour conditionner la génération montante à embrasser cette loi et bien d’autres qui viendront.

    Le PQ joue son rôle. En vérité il est le concepteur de ce que le PLQ applique aujourd’hui.

    Et Québec Solidaire n’est pas contre non-plus.

    C’est quelque chose qui est imposé par des forces au dessus de cette province, au dessus du fédéral.

    Pendant qu’on s’attaque à la loi, ils endoctrinent nos enfants.

  4. Un de ces jours il vat y avoir un croté qui pour obtenir le pouvoir dans un comté a majorité musulman , vat y prometttre des adoucissements a l application de la charia ……Des nations, des sociétés distinctes…y en a plein au Canadéa|……Sauf le Québec…qui est a l image de Julie Payette dans l espace la tete en bas, devant le drapeau du Canada! Elle a l envers..(Comme la Constitution….Hi!Hi!) et l angla lui a l endroit!…

  5. Ton commentaire rejoint un peu ce que je disais sur le taux de participation aux dernières élections provinciales. J’espère qu’on fera mieux aux élections municipales.

    Mais, c’est évident que si on ne va pas voter, il faut vivre avec les conséquences.

  6. Ne pas voter, ou perdre son vote dans des partis insignifiants dans un systeme uninominal à un tour favorisant le bipartisme et ne laissant pas le choix d’un vote de contestation ou d’idee sans se faire alors imposer le crosseur des deux gros partis qui a eu la chance d’avoir le plus de deputés, ca revient au meme !

  7. La relativisation de la morale et des valeurs. Tout doit être toléré.

    Même la pédophilie.

    La Presse aujourdui qui se fait le transmetteur de cette relativisation déjà bien en place en France par ses trois articles défendant la pédophilie de Mittérand (Agence France Presse).

    Les trois articles étant des quasi copies l’une de l’autre, insistant sur « garçons » (Mittérand a bien dit gosses), stigmatisant d' »extrême droite et gauche » ceux qui osent avoir une morale (des intolérants anti libéraux) et réduisant à « accusation » la condamnation de Polansky.

    Gosse : Définition ; enfant.

  8. Tu fais bien de donner la definition, je paraitrai moins con quand je te dirais qu’en ce moment je regarde mes gosses.

  9. En effet, nous Québécois avons le sens de l’histoire. On aime retourner aux sources. 🙂

  10. Moi le féminisme m’emmerde mais je constate qu’il est un des poteaux sur lequel le Québec se permet de marmonner un peu son identité. Alors je me dis, tant mieux. Mais il me semble que la laicité représente aussi un poteau solide sur lequel s’appuyer, l’espace publique libéré du religieux peut aussi faire une belle job. Mais bon si on en réduit à l’égalité des genres, coudonc.
    Ma préoccupation c’est que les hommes ne s’affirment pas là-dessus et ça, ça représente un problème, les hommes n’ont pas de couilles, l’intégration repose sur l’égalité des sexes, franchement messieurs, le Québec est-il si féminisé qu’il n’y ait qu’un seul poteau qui tienne le cap?

  11. La laïcité et les religions n’ont rien à voir avec l’égalité des sexes.

    Voilà pourquoi cette loi est si absurde.

    Il n’y a pas de morale différente pour les sexes ! Ces exigeances d’institutions religieuses sont des lois et non pas des positions morales. Quel conflit moral peut bien provoquer le fait qu’un homme suive un test de conduite automobile par une femme ? Aucun.

    Une société n’a pas à accommoder ses lois à c’elles d’autres sociétés.

    Nous savons à quel point nous avons des corrompus à l’administration de la métropole, maintenant nous savons à quel point on a des abrutis à l’administration de l’État.

    Des lâches et des vendus.

  12. @reblochon: Faut dire qu’il a un problème. S’il ré-ouvre le débat des accommodements raisonnables, ça ne peut se faire qu’à son désavantage…

    @Jean-Luc Proulx: Il faut voter selon ses idéaux, toujours. Pas question de se pincer le nez pour voter pour un parti qui ne rejoint pas mes idéaux. Ce ne sont pas ceux qui ont voté pour d’autres partis qui ont permis l’élection de Jean Charest, mais plutôt ceux qui ont voté pour Jean Charest. À la limite, je te dirai que ceux qui ont voté PQ ont empêché Québec Solidaire de faire élire davantage de députés et d’offrir une opposition plus féroce aux trois partis de droite à l’Assemblée nationale.

    @Daniel Labonté: Je crois qu’il faut voter pour ses idéaux, toujours. Se déplacer voter est une chose, mais voter « contre » quelqu’un en est une autre. Je vote toujours positivement, et je crois que c’est la meilleure façon de faire.

    @Gébé Tremblay: Je crois que l’origine vient de Trudeau, qui a imposé le multiculturalisme pour dissoudre l’identité culturelle dans une mélasse identitaire confuse. Mais tu as raison: ça se fait également en Angleterre, et aux États-Unis. Quoi que là-bas, si tu ne respectes pas leurs valeurs, ils te le font savoir pas mal plus directement qu’ici. Et, bizarrement, les immigrants s’y intègrent plus facilement!

    @normand lemay: Il faut regarder en Angleterre pour voir ce qui s’en vient. Des groupes radicalisés prône déjà la charia pour le pays, et leur nombre va grandissant.

    @un gars: Le féminisme n’est pas l’égalité des sexes. Ce sont deux choses différentes, à mon avis. Je m’oppose avec autant de ferveur au féminisme que j’appuie l’égalité des sexes. Il faut trouver notre complémentarité, pas s’opposer.

    Merci pour vos commentaires. Vous serez peut-être contents d’apprendre que les problèmes techniques des derniers jours sont possiblement derrière maintenant.

  13. @ Louis.

    «Il faut voter selon ses idéaux, toujours.»

    Cette affirmation est déjà moins pire que ce que j’ai pu lire sur les forums de Democratic Space dans certains comtés de la région de Québec, aux dernières élections québécoises, où pour certaines personnes, tout ce qui compte dans les élections, c’est l’élection du représentant du tit-patelin et rien d’autres. Que dire de plus? Du pain et des jeux, s’tie!

    «Je vais voter pour France Hamel (la candidate libérale dans La Peltrie en 2008 et qui a été députée de ce comté de 2003 à 2007), parce que c’est le meilleur choix pour défendre les intérêts de La Peltrie.»

    «Je vais voter pour Monsieur X, parce que c’est le meilleur choix pour le comté.»

    Je crois qu’il y a beaucoup trop de monde qui analyse les élections québécoises (et fédérales, aussi) comme si c’était des élections municipales. Moi, le tit-patelin, il compte lors des élections municipales. Au provincial et au fédéral, j’ai toujours privilégié les enjeux nationaux, plutôt que les enjeux régionaux.

    Moi-aussi, je vote selon mes valeurs. Sauf que j’ai compris qu’avec le mode de scrutin merdique que nous avons, actuellement, au Québec, et le bipartisme qui gangrène la vie politique québécoise (sauf durant l’intermède 2007-2008, là où on avait trois partis majeurs à l’Assemblée nationale), on est pogné pour voter pour le moins pire des deux grands partis (PLQ et PQ), soit celui qui correspond le plus à nos valeurs pour bloquer l’autre parti.

    Tant que le Québec ne sera pas un pays souverain, le ménage ne se fera pas dans notre vie démocratique et politique et on est condamné à tourner en ronds.

    «Ce ne sont pas ceux qui ont voté pour d’autres partis qui ont permis l’élection de Jean Charest, mais plutôt ceux qui ont voté pour Jean Charest.»

    La division du vote, tu connais?

    Lis ça et instruits-toi: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/01/csciff-un-parti-politique-nuisible-et.html

    «À la limite, je te dirai que ceux qui ont voté PQ ont empêché Québec Solidaire de faire élire davantage de députés»

    1) Tu fais de la projection.

    2) Culbec suicidaire n’a des chances que sur le PLateau. En dehors du Plateau, ce parti n’existe pas.

    «d’offrir une opposition plus féroce aux trois partis de droite à l’Assemblée nationale.»

    Ta tendance à tout déclaer vers la droite est vraiment risible. Ce n’est pas parce que le PQ s’inquiète du déficit que ça en fait un parti de droite.

  14. Oups: «…à tout décaler…»

  15. Bravo pour cet article monsieur Préfontaine !

    Peut-être faudrait-il ajouter à la ’’liberté de religion’’ la ’’liberté de religion en privé’’

    Ou tout simplement enlever le mot religion de notre constitution. Rien ne nous oblige à mettre ce mot dans notre constitution,. Rien ne nous oblige à donner plus de droits aux religions qu’aux sports !!

    La pratique du sport n’est pas dans notre charte, ça n’empêchent pas les gens de pratiquer des sports…

    Et ajouter plutôt la ’’le droit à la laicité dans l’État’’.

    Je suis abasourdie, ça me donne la nausée, bien que je ne sois pas une féministe, je prône plutôt l’égalité hemme-femme, de voir la FFQ berner des milliers de femmes, se faire passer pour des conseillères en droit des femmes, pour des féministes alors qu’en plus de ne pas l’ÊTRE,la FFQ fait tout pour enlever des droits acquis aux femmes !!

    Elles ne sont même pas sorties publiquement lorsque Bloduc a tenté de restreindre l’accès à l’avortement ???

    Ni QS d’ailleurs, supposé être les plus grandes féministes de tout les temps au Québec, selon les manuels de propagande politique et religieuse scolaires de secondaire 1 des fameux cours de lavage de cerveau religieux que l’on oblige à nos enfants ???

    Comment peut-on avoir le droit de s’appeller une commission des droits si on brime les droits plutôt que de les défendre ? Comment peut-on s’appeler féministe alors qu’on n’est misogyne ???

    Il ne savent pas du tout interpréter le droit !!!

    La liberté de religion oui, tant qu’elle ne brime pas un autre droit ! Dès que celle-ci touche à un autre droit elle doit s’arrêter là.

    De toute manière le problème n’est pas vraiment notre charte à mon avis, c’est plutôt les intérêts religieux qui l’interprètent non selon le droit mais plutôt selon leurs convictions religieuses.

    La meilleure chose pour avoir la paix une fois pour toute c’est de carrément enlever le mot religion de notre charte des droits.

    D’y mettre plutôt la séparation de l’État et de toutes religions ou secte religieuse et le droit à la laicité publiquement fermé.

    La FFQ et QS devraient êtres poursuivis pour fausse représentation, représentation trompeuse et mensongère.

    Les jeunes filles sont toutes mélangées grâce à la FFQ que j’appelerais plutôt FFMQS (fédération des femmes musulmanes de québec solidaire.)

    Je n’en reviens tout simplement pas que ces supposées grandes féministes, ne voient aucun problème à ce que les femmes portent une couverte sur la tête avec un grillage pour respirer, que certains appellent une burka !!!

    Le conseil musulman canadien est sorti publiquement dernièrement pour la faire interdire au Canada, est-ce que QS et la FFQ sont sorti et les ont appuyés haut et fort ???

    Non…et pourquoi ??? Parce qu’elles sont pour !

    C’est le monde à l’envers, je n’en reviens tout simplement pas qu’elles soient le contraire de ce qu’elles se réclament d’êtres, et qu’elles soient autorisées à tromper les jeunes filles naives qui croient que de défendre la burka, le nikab, le voile, d’êtres pour la polygamie, le marriage d’enfants mineurs, d’être contre l’avortement, d’être pour le retour des accouchements à la maison faites par des charlatans femmes seulement(sages-femmes et non médecin)comme dans le bon vieux temps, que tout ceci c’est d’être une grande féministe ???

    Alors qu’à mon avis, tout cela est anti-féministe !

    Pourquoi la FFQ et QS, ces suposées grandes féministes ne sortent pas publiquement pour contester que grâce aux pressions des lobbies religieux depuis peu on enseigne plus l’avortement aux médecins généralistes comme avant ???

    Qui pratiquera les avortements dans 10 à 20 ans lorsque ceux qui l’ont appris partiront à la retraite puisqu’on ne l’enseigne plus ??

    C’est criminel ce qu’elles font. C’est un peu comme si Satan ce déguisait en Dieu !!!

    Les misogynes religieux se cachent derrières elles et leur dictent tout.

    Elles sont dangereuses pour les femmes et pour l’égalité homme-femme, elle devraient plutôt s’appeler les misogynes religieuses…

    Elles essaient de faire croire aux jeunes filles mineures que d’êtres misogynes c’est de défendre les droits des femmes ????

    Avec tout le mal qu’elles font aux femmes et à leurs droits, elle mériteraient d’êtres poursuivi criminellement.

    Les religions n’enlèvent pas seulement des droits aux femmes mais aussi aux hommes. Pourquoi les hommes n’auraient pas le droit à la garde de leurs enfants de manière égale avec les femmes, pourquoi les hommes devraient payer des pensions à une autre personne sous prétexte qu’elle a un clitoris et non un pénis, etc. c’est ridicule et archaique ??

    C’est assez les religions ! Debout Québécois !

    Jeanne du Lys

  16. @ Madame Tremblay.

    Ouf! Ça va mieux? 🙂

    Je suis d’accord avec votre commentaire sur plusieurs points, sauf sur ceci:

    «Ni QS d’ailleurs, supposé être les plus grandes féministes de tout les temps au Québec, selon les manuels de propagande politique et religieuse scolaires de secondaire 1 des fameux cours de lavage de cerveau religieux que l’on oblige à nos enfants ???»

    Exact! Sauf que c’est dans le cahier d’exercices d’ECR de secondaire 4 et c’est presque une info-pub pour Culbec suicidaire!

    Pour le reste, avez-vous lu Djemila Benhabib?

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/search?q=Djemila+Benhabib

  17. @Jean-Luc Proulx

    Oui, oui, ça va mieux, ça fait du bien de se défouler un peu.

    C’est que je suis frustré, je n’en peux plus de les voir nous prendre pour des imbéciles. Je ne comprends pas non plus, qu’au Québec en 2009, les politiciens croient aux supertissions religieuses et qu’ils leur donne même une priorité sur les autres droits ???

    Effectivement c’est secondaire 4 et non secondaire 1 vous avez raison. Info-pub vous dites…moi j’appelerais ça de la propagande politique !!! Ils sont entrain de préparer les jeunes à voter pour QS…

    Concernant Djemila Benhabib, j’ai déjà lu de ses commentaires, je l’aime bien, elle me semble une femme courageuse qui se tient debout.

    Je vais aller lire votre lien, merci.

    Voici un lien pour vous, monsieur Préfontaine et ses lecteurs ça devrait vous intéresser c’est la lettre qu’on n’a envoyé à son Altesse Royale…

    http://www.voir.ca/blogs/jeannedulys/archive/2009/10/14/une-lettre-pour-son-altesse-royale.aspx

  18. Je vois que les demandes d’accommodements raisonnables vous choquent. Ou plutôt, le fait qu’elles soient accordées vous choque. Vous y voyez un reniement de l’égalité entre hommes et femmes si chère au Québec. Pour l’argument, supposons que ce soit effectivement le cas. On a affaire à une personne « sexiste » qui refuse d’être servie par quelqu’un du sexe opposé à la SAAQ. Elle veut renouveler son permis de conduire. Elle est prête à laisser passer la personne suivante dans la file jusqu’à ce qu’une personne de son sexe soit disponible pour la servir. Je ne suis pas certain de bien comprendre ce que vous voudriez faire dans ces situations.

    On l’oblige à être servi par la personne du sexe opposé? On s’assure alors que le moment passé par les deux personnes (le client et l’employé de la SAAQ) soit terrible. Pourquoi? Pour s’assurer que l’égalité entre les sexes soit respectée? Je doute qu’on réussisse. Notre « sexiste » ne sortira probablement pas transformé par son expérience. À moins qu’on lui refuse simplement d’être servi? Je doute que de refuser un service public à quelqu’un soit défendable. À mon avis, la discrimination serait bien plus importante ici, puisqu’on aliène un droit plutôt que de demander un accommodement. Je ne vois pas vraiment d’autres solutions à la situation. Aucune des deux ne me semble intéressante.

    L’accommoder me semble à la fois plus « juste » et agréable pour tous. Je sais que cela peut paraître inacceptable. La raison invoquée par ceux qui font la demande d’accommodement ne nous paraît pas justifiable. Pourtant, plusieurs situations mèneraient à la même conclusion, et peu de personnes s’y opposeraient. Supposez pour un instant ces qu’une femme battue et abusée par des hommes a beaucoup de difficultés tolérer leur présence, ou qu’un homme extrêmement gêné soit incapable de parler de façon cohérente devant des femmes un tant soit peu attirantes. Devrions-nous les accommoder? Je crois que ce serait la bonne solution. Pourtant, selon la situation à l’étude, ces deux personnes correspondent sont « sexiste » puisqu’elles demandent d’être servie par une personne du même sexe qu’elle. Elles ont besoin d’aide pour se débarrasser de leurs problème à l’égard de l’autre sexe, je suis d’accord. Par contre, ce n’est pas la SAAQ qui va leur offrir cette aide, pas cette journée-là.

    Je suis contre la discrimination. Celle contre les femmes, contre les noirs, contre les croyants, contre les vieux, contre les handicapés, contre les pauvres. Contre la discrimination sous toutes ses formes. Cependant, on ne l’élimine pas en forçant les gens à adopter une façon de penser. On ne l’élimine pas en refusant de tolérer des demandes relativement simples à accorder. On l’élimine en les sensibilisant. On l’élimine en les éduquant. On l’élimine en aidant ces gens à voir que ceux qu’ils discriminent sont aussi des personnes valables.

    Et cette aide, ce n’est pas la SAAQ qui va leur offrir. Pas cette journée-là.

  19. […] par Jordan Voici un commentaire que j’ai fait à la suite d’un billet sur un autre blogue d’opinion. Dans la foulée des derniers jours, il portait sur les accommodements raisonnables. Plus […]

  20. @Jordan

    Voici un commentaire que j’ai fais le 2 juin 2008.

    http://www.vigile.net/Les-commissaires-possedent-peut

    P.-S.- Je reviendrai lire votre longue analyse et y répondre.

    Jeanne du Lys

  21. Je présume que vous savez déjà que je ne partage pas votre avis. Néanmoins, j’attend impatiemment votre réponse!

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