Déficit: et si on haussait les impôts des plus fortunés?

L’utilisation du bâillon pour forcer l’adoption d’une loi permettant les déficits, hier, n’était certes pas élégante, mais le Parti Libéral n’avait pas le choix: l’opposition péquiste obstruait systématiquement le projet de loi. Dans une scène digne des meilleures tragico-comédies, on a assisté à la confrontation entre un parti soi-disant social-démocrate demandant l’équilibre budgétaire alors que le parti soi-disant davantage à droite arguait au sujet de l’importance de protéger nos services. Le monde à l’envers, ou une énième preuve de l’interchangeabilité des deux principaux partis?

impots-riches

Source de l’image

En fait, la théorie économique donne raison au Parti Libéral: en période de récession, il faut permettre les déficits afin d’utiliser l’État comme levier pour stimuler la demande et relancer l’économie. Le problème – et là où tant le PLQ et que le PQ ont failli – c’est qu’alors que l’économie prenait du mieux, on a préféré financer de généreuses réductions d’impôts pour les plus riches plutôt que de s’attaquer au fardeau de la dette, pourtant le troisième poste financier dans le budget. Dans la décennie 1998-2007, par exemple, sous deux gouvernements différents, le taux implicite d’imposition du quintile supérieur est passé de 27,3% à 22,9%. ((Statistique Canada, Tableau 202-05011, Impôt sur le revenu, selon le type de famille économique et les quintiles de revenu après impôt, dollars constants de 2007, annuel )) Cette réduction de la contribution des plus fortunés s’est faite en douceur, d’une manière constante, et lorsque le Parti Libéral a succédé au Parti Québécois en 2003, il n’a fait que poursuivre le même travail.

Or, à un moment où on parle encore une fois de hausser les tarifs et de s’attaquer ainsi aux plus fragiles d’entre nous, ces (trop) généreuses baisses d’impôts font office de véritable gifle au visage à ceux qui aspirent seulement à joindre les deux bouts et à qui on demande payer pour les folies des plus fortunés. Osons le dire franchement: nous ne serions pas dans un tel déficit sans ces baisses d’impôts.

Le Parti Québécois, en se contentant de répéter le même vieux discours usé de la droite bonne gestionnaire, s’attache à un passé très peu reluisant. Les blessures de l’ère Bouchard sont encore vives, et ce n’est pas en les réactivant que le parti gagnera beaucoup d’appuis. Entre 1995 et 1998, durant les trois années du très conservateur premier mandat de Lucien Bouchard, les écarts sociaux ont littéralement explosé. Le coefficient de Gini sur le revenu total, qui permet de mesurer ces écarts, est passé de 0,401 en 1995 à 0,421 en 1998, soit une hausse de deux points en quelques années! (( Statistique Canada, Tableau 202-07051,2,7
Coefficients de Gini du revenu du marché, total et après impôt, selon le type de famille économique, annuel (nombre) )) Il s’agissait de la hausse la plus spectaculaire des inégalités sociales depuis que Statistique Canada a commencé à compiler ces statistiques en 1976. Pour donner un ordre de grandeur, ce coefficient n’a varié que de cinq points en trente ans; 40% de cet écart a eut lieu durant les années du déficit zéro de Lucien Bouchard. Se réclamer de cet héritage, comme le fait le PQ, c’est un peu comme se préparer à faire le marathon en béquilles.

Nous avons vécu une formidable période de prospérité, mais le party est fini. Ce sont ceux qui ont le plus profité de la générosité de gouvernements très sensibles au sort des plus fortunés qui devraient contribuer aujourd’hui. Ce n’est ni à la classe moyenne ni aux moins fortunés de réparer les pots cassés en subissant des hausses de la TVQ ou des tarifs.

Le gouvernement actuel fait le bon choix en acceptant le déficit; il doit maintenant faire un meilleur choix encore en annulant les baisses d’impôts accordées aux plus favorisés.

En aura-t-il le courage ou la faiblesse d’une opposition tout aussi acquise que lui aux privilèges de cette minorité lui permettra-t-il d’esquiver cette tâche plus qu’essentielle?

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35 Réponses

  1. Ridicule ! (ca suffit comme argument ?)

  2. Un baillon j en aurait surement mis un a Bachand hier…toutes les fois ou il parlait de couper des médecins!…..Regardez moi ca…..
    Radio-canada 4 aout 2009. Mobilité des médecins: Déséquilibre entre l Ontario et le Québec.
    Je cite un extrait: En un an, seulement une trentaine de médecins ontariens sont venus pratiquer au Québec alors qu environ 125 médecins québecois ont obtenu un permis de pratique du College des médecins de l Ontario…..
    Ah!Aaaaaaah! C est quoi ca? Bachand a pas besoin de couper des médecins: ILS S EN VONT! Stie! Lol!
    En plus! Il y a la grippe qui s en vient!…

  3. Wow! Ce billet est vraiment rempli d’un fort sentiment d’équité intergénérationnelle et de responsabilité fiscale, de même qu’un fort éloge de la démocratie.

    En tout respect pour toi, Louis, tu as vraiment touché le fond. C’est à cause de textes comme le tien que le mouvement souverainiste n’est pas pris au sérieux par beaucoup de gens qui pourraient nous être sympathiques, quand il est question de gérer les finances publiques, alors que c’est tout le contraire.

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/09/fraude-fiscale-et-crime.html

  4. Rien de surprenant. Ces gens viennent de l’entreprise privée, se payent une pension à vie après 8 ans. Faut-il s’attendre à autre chose?

  5. @reblochon: Heu, non? 😛

    @normand lemay: Le bâillon, personnellement je le mettrais à tous les politiciens qui sont élus par le peuple mais qui se préoccupent surtout de l’élite.

    @Jean-Luc Proulx: Si tu avais des arguments à proposer au lieu de m’accuser continuellement de « toucher le fond du baril », ce serait intéressant. Mais bon, je connais tes positions; tu cites un extrémiste comme antagoniste comme s’il constituait une source crédible et tu t’abreuves aux mamelles des libertariens, d’autres extrémistes qui ne comprennent rien ni à l’économie, ni aux humains. Alors, restons-en là…

    @un gars: J’aimerais m’attendre à ce qu’ils défendent l’intérêt public et ceux qui ont voté pour eux. C’est peut-être naïf, mais j’aimerais y croire!

  6. @ Louis.

    As-tu lu le billet de mon blogue que j’ai linké dans mon commentaire! Je ne cite Antagoniste.net que pour publier des chiffres que je juge pertinents pour écrire mes billets. Le reste du chemin, je suis capable de le faire tout seul.

    Sinon, j’ai plusieurs autres sources que David Gagnon. Je cite quand c’est nécessaire, point. Ça a juste adonné que les chiffres dont j’avais besoin pour écrire mon billet se trouvaient sur Antagoniste.net, c’est tout.

    «tu t’abreuves aux mamelles des libertariens, d’autres extrémistes qui ne comprennent rien ni à l’économie, ni aux humains.»

    Va lire Ayn Rand et, pendant que tu y es, tu rajouteras Friedrich Hayek dans tes lectures!

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/08/la-dictature-de-letat-expliquee-par.html

  7. Un texte intéressant. Voici mon premier commentaire:

    « En fait, la théorie économique donne raison au Parti Libéral: en période de récession, il faut permettre les déficits afin d’utiliser l’État comme levier pour stimuler la demande et relancer l’économie. »

    Si on veut être pointilleux, il serait plus exact de dire « une théorie économique… » puisque certains économistes marginaux ne croient pas à la théorie dominante. Mais celle-ci est tellement généralement admise que ton raccourci est tout à fait acceptable. Donc on peut s’entendre sur cet énoncé.

    Or justement, la priorité du PLQ, c’est l’économie (et pas la santé). La position du PLQ est donc parfaitement cohérente.

    « Dans une scène digne des meilleures tragico-comédies, on a assisté à la confrontation entre un parti soi-disant social-démocrate demandant l’équilibre budgétaire alors que le parti soi-disant davantage à droite arguait au sujet de l’importance de protéger nos services. »

    Une fois la position officielle du gouvernement connue (et je viens d’argumenter qu’elle était cohérente avec les valeurs du parti), le rôle de l’opposition est de s’opposer. Ce qu’elle fait.

    L’opposition est-elle là pour défendre les intérêts du peuple? Non. Elle est là pour démoniser le parti au pouvoir. Elle est là pour rejeter la faute de tout ce qui peut arriver au parti au pouvoir. Car son but, c’est qu’aux prochaines élections, les gens votent pour eux.

    Ça, c’est quand le gouvernement est majoritaire. S’il est minoritaire, la dynamique change un peu car si on s’oppose tous au gouvernement, il risque d’y avoir des élections. Et si nos sondages internes nous montrent que nous perdrons des députés… il faut éviter cela à tout prix. Alors il faut user de stratégie pour faire des déclarations indignées qui montrent que la décision du gouvernement est inacceptable mais que la population ne souhaite pas d’élections en ce moment…

    Qu’arrive-t-il lorsque l’opposition ne joue pas son rôle? On rit d’elle. Rappelez-vous de Stéphane Dion qui a refusé de défaire le gouvernement. Duceppe et Layton qui commencent à utiliser la même stratégie. Résultat: http://ygreck.typepad.com/.a/6a00d8341c5dd653ef0120a5cd1283970c-pi

    À mon avis, donc, les positions de chaque parti sont parfaitement logiques dans notre beau système. Le PLQ devait s’autoriser des déficits, le PQ devait s’y opposer.

  8. Taxer les riches a souvent été suggéré. Au Québec, on n’a pas assez de riches pour que ça fasse une différence appréciable.
    Par exemple, si Bill Gates donnait toute sa fortune aux citoyens américains, ça ne donnerait que 200$ par personne…..

  9. Merci de démontrer ce que je disais: tu t’abreuves aux mamelles des libertariens et des extrémistes. Ayn Rand et Hayek sont probablement responsables de plus de souffrances et de chaos, grâce à leurs théories économiques créatrices de pauvreté et d’inégalités sociales, que plusieurs des dictateurs du vingtième siècle. (À ce sujet, ce n’est pas surprenant que ce soit Pinochet qui ait « testé » les théories économiques de Hayek. Pour ces gens-là, la démocratie est un obstacle de plus à abattre dans leur quête de fausse liberté).

  10. @Steph: Je suis d’accord avec toi jusqu’à un certain point. Oui, l’opposition est là pour démoniser le parti au pouvoir. Mais elle a aussi le rôle de développer un argumentaire cohérent et crédible dans le but de se faire élire la prochaine fois. C’est là que le PQ échoue lamentablement, à mon avis. Le parti n’est pas cohérent, ou plutôt il cherche à l’être en s’attachant à une des périodes les plus noires de son existence!

    @Garamond: Comment ça on n’a pas assez de riches? Juste d’éliminer les baisses d’impôts accordées aux plus fortunés rapporteraient plusieurs milliards chaque année à l’État. Je ne parle pas de riches de manière absolue, mais plutôt de « plus favorisés », c’est-à-dire le quintile supérieur. Quiconque gagne plus de 60 000$ individuellement doit en faire partie. Ce sont ceux-là qu’il faut mieux imposer.

  11. Deuxième commentaire:

    « Dans la décennie 1998-2007, par exemple, sous deux gouvernements différents, le taux implicite d’imposition du quintile supérieur est passé de 27,3% à 22,9% »

    Tes chiffres sont exacts. Mais je vais compléter le tableau.

    Durant la même période, TOUS les quintiles ont vu leur taux implicite d’imposition (tti) diminuer. De fait, pour le quintile inférieur, le tii est passé de 5,5% à 3,3%, soit une baisse de 40% du tii. Donc tout le monde sans exception a un tii plus faible qu’auparavant, les riches compris.

    Plusieurs facteurs peuvent expliquer cela. Le premier qui me vient en tête, c’est le taux marginal d’imposition du gouvernement du Québec. Comment a-t-il évolué? Il était de 24% en 1990, 26,4% en 1998, 24% en 2002 et il est maintenant de 24% en 2009. Ce qui prouve que tu as raison, il y a bel et bien eu une baisse d’impôt au Québec pour les riches.

    Mais on peut décrire les chiffres d’une tout autre façon sans mentir: le tii des riches en 1998 était égal à 5 fois celui des pauvres alors qu’il est maintenant de 7 fois. D’où un accroissement sans précédent de la part des revenus du gouvernement provenant des riches!

    Cette façon de présenter les choses est mathématiquement exacte. Comme quoi on peut faire dire n’importe quoi aux chiffres, à condition de pouvoir les manipuler à notre guise.

    Ce que j’aimerais avoir, c’est l’évolution de la proportion des impôts sur le revenu attribuable au premier quintile depuis 50 ans. Ça, ça me semblerait pertinent.

    Le tii, ça me paraît dépendre de trop de facteurs pour m’éclairer sur un aspect en particulier.

  12. Troisième commentaire:

    « Le coefficient de Gini sur le revenu total, qui permet de mesurer ces écarts, est passé de 0,401 en 1995 à 0,421 en 1998, soit une hausse de deux points en quelques années! »

    Encore une fois, tes chiffres sont exacts. Encore une fois, je vais compléter le tableau.

    En 2007, le coefficient de Gini n’était plus que de 0,416, ce qui indique une tendance à la baisse depuis 10 ans. Notre société est de plus en plus égalitaire.

    Intéressant!

  13. Tu oublies quelque chose dans ton calcul: les tarifs. Les baisses d’impôts ont été accompagnées de hausses de tarifs et de baisses de couverture sociale. Ces mesures ont touché plus fortement les plus pauvres, ce qui veut dire que même si leurs impôts ont baissé de 2% (tout de même beaucoup moins que pour les plus riches) ils doivent débourser davantage aujourd’hui pour les médicaments, pour la scolarité, pour l’électricité, etc.

    Mais là on s’éloigne du sujet principal de toute façon. La vérité, et tu es d’accord avec moi, c’est que les plus favorisés ont profité largement de baisses d’impôts et que cet argent aurait dû servir à d’autres fins. Nous n’avons plus les moyens de leur permettre ces baisses, alors mieux vaudrait les annuler.

    Nous pourrions aussi récupérer de l’argent du fédéral en annulant les 50 milliards $ (50 milliards!) de baisses d’impôts accordées aux plus grosses entreprises par le gouvernement Harper.

    Considérant le coefficient de Gini, la société n’est pas plus égalitaire, elle est simplement revenu au niveau du déficit zéro. Ce que cela signifie simplement, c’est qu’après une des plus grandes périodes de prospérité depuis la seconde guerre mondiale, la cohésion sociale s’est à peine améliorée, même pas revenue au niveau d’avant le déficit zéro. Cela renforce mon argument central: le déficit zéro du PQ a été terrible et ce n’est pas en s’attachant au dogme anti-déficit qu’on permettra une société plus cohérente. Depuis, c’est la stagnation pour les plus pauvres et le gros party pour ceux qui sont en moyen!

    Concrètement: quand l’économie va bien, la situation des plus pauvres stagne, mais quand elle empire, l’inégalité augmente. Voilà pourquoi les inégalités sociales sont en constantes augmentations depuis 1976. En période de prospérité, on néglige d’adopter les mesures qui permettrait d’améliorer le sort des moins bien nantis. On se sert des récessions pour justifier les mesures plus à droite qu’on aurait aimé adopter auparavant. Et quand tout va pour le mieux, au lieu de rembourser la dette et de redonner à ceux qui ont le plus souffert, on baisse les impôts des privilégiés…

    Mais le party est fini, et ce sont ceux qui en ont le plus profité qui doivent payer.

  14. @Louis,
    Je crois que vous faites une mauvaise lecture de la loi anti-déficit de Lucien Bouchard. Selon cette loi « Les gouvernements peuvent faire des déficits quand ils sont forcés par la conjoncture, mais ils doivent alors présenter un cadre financier garantissant le retour à l’équilibre dans les cinq ans. »

    Le gouvernement Charest a dit que la récession n’a débutée qu’en janvier 2009. Les signes venant des États-Unis de septembre 2009 nous montrent que la récession est terminée. Donc, la loi anti-déficit de 1996 permettait au gouvernement Charest de dépenser selon la conjecture de janvier 2009 à septembre 2009. Mais le hic, c’est que le gouvernement Charest est en déficit depuis au moins 2 ans, sinon 3, pour avoir trop dépensé à des fins électorales entre ses 3 derniers mandats.

    Le gouvernement Charest a bafouée la loi anti-déficit 2 fois, sinon 3 fois avant les dernières élections, il était en déficit et le gouvernement aurait dû s’organiser pour revenir en équilibre dans les 5 ans en commencant par le déficit de 2006 se terminant le 31 mars 2007.

    Depuis ce temps, le gouvernement était devant ce dilemne, il se devait de camoufler les déficits antérieurs pour se soustraire à l’équilibre budgétaire, il a plutôt choisit de baisser les impôts en pleine campagne électorale de 2007 et dire que « tout allait bien » avant les élections de décembre 2008. La suite vous la connaissez. Nous sommes dans le trou pas à peu près.

    Il ne faut pas oublier que les intérêts sur la dette du Québec s’élèvent à 12 milliards de dollars par année.

  15. @ Louis:

    « Tu oublies quelque chose dans ton calcul: les tarifs. Les baisses d’impôts ont été accompagnées de hausses de tarifs et de baisses de couverture sociale. »

    Tu marques un point. Il est toujours bon de le rappeler.

    « La vérité, et tu es d’accord avec moi, c’est que les plus favorisés ont profité largement de baisses d’impôts…  »

    Pour être honnête, mon opinion n’est pas encore coulée dans le béton. Je lis parfois des arguments d’un bord, parfois des arguments de l’autre bord. Intrinsèquement, chaque système de pensée me semble attirant. Mais ils se contredisent.

    Je te l’ai déjà écrit, j’aime beaucoup te lire. Tu participes à ma formation. Merci beaucoup.

  16. Excellent texte monsieur Préfontaine.

    Effectivement, je ne vois pas pourquoi ceux qui gagnent de très gros salaire payeraient moins d’impôt que la classe moyenne. Ça c’est sans compter les échapatoires, comme les fondations. Ils fondent des fondations pour ne pas payer d’impôt et ensuite ils se servent de cet argent pour leurs voyages, etc., payés par ces fondations de façon directe ou indirect.

    Je suis d’avis que la justice serait que tous les citoyens du Québec aient le même taux d’imposition(un pourcentage), peut importe leur salaire. Et que si les gens veulent faire des donations ou créer des fondations, qu’ils le fassent après avoir payé leurs impôts, comme tous le monde.

    Vous avez dit :  »Le gouvernement actuel fait le bon choix en acceptant le déficit;…  »

    Là-dessus, je ne suis pas d’accord, c’est du chantage que font les libéraux en disant que si on refuse ils vont couper les médecins. Pour nous faire peur !!!

    Quand ça va mal, les citoyens coupent dans le gras pas dans le nécéssaire, alors pourquoi ça serait différent au gouvernement ???

    Il faut arrêter l’hémoragie car bientôt on n’aura de la diffuclté à payer seulement les intérêts de notre dette.

    C’est dans le gras que le gouvernement doit couper, les dépenses des fonctionnaires, des politiciens, les salaires et les bonus des dirigeants, le 26 millions que le président d’Hydro donne à ses amis à chaque année et probablement un montant comparable dans chaque société et ministère.

    Il y a beaucoup de personnes au gouvernement qui ont de gros salaires à rien faire (récompense des politiciens). Exiger le 63 millions d’impôt que l’ancien poprio des canadiens, Gillett, doit payer selon les lois du Québec. Arrêtter de donner notre argent au gré des fantaisies des politiciens, pour se faire élire.

    C’est quoi l’imbécilité de la caisse de dépôt d’aller prêter 75 ou 100 millions aux frères Molson et à Bell afin qu’ils s’enrichissent avec NOTRE argent ???

    Premièrement, lorsqu’on prête NOTRE argent on devrait avoir des parts équivalentes à l’argent investi et en retirer les profits. Deuxièment ces suposés experts en économie ont dû recevoir leur diplôme dans un boite de céréale…

    Pas besoin d’un diplôme en économie pour savoir compter et avoir un peu de bon sens…

    Exemple, si la caisse prête 100 mille à leurs amis avec un taux d’intérêt de 5% pour un an, sans aucun remboursement après un an la caisse fait un profit brut de $5000. Donc 5 000 dans les poches du Québec.

    Cependant, si avec ce 100 mille il payaient la dette au lieu de le prêter à leurs amis, le taux d’intérêt qu’ils payent en moins sur la dette étant plus élevés que celui qu’ils récoltent en prêtant, ils sauveraient par exemple sur 100 milles un intérêt de 10% par an, soit 10 milles dans les poches des contribuables.

    C’est un peu comme si un particulier prenait des avances sur sa carte de crédit pour prêter cet argent à ses amis à un taux d’intérêt moins élevé que celui que ce particulier paye sur sa carte de crédit ??? Ça n’a aucun sens !!!

    Avant de prêter de l’argent pour des  » peanuts  » les taux d’intérêts étant tellement bas, on paye ses dettes, je n’ai peut-être pas une maîtrise en économie mais je sais ça…

    (Je n’ai pas calculer ici les intérêts composés dans un sens comme dans l’autre, qui serait encore pire concernant la situation de notre dette, pour simplifier l’exemple).

    De plus, c’est des millions, je dis bien des millions qu’on irait chercher si on faisait un bon ménage à la caisse de dépôt, ces magouilleurs à cravate nous fourent.

    J’ai été en affaire toute ma vie et jamais je n’ai jamais réussis à en avoir un prêt à la caisse de dépôt, même avec un profit net de plus $200 milles par an, et un chiffre d’affaires de 4.5 millions. Ce n’est pas vrai qu’ils aident les compagnies québécoises, ils prennent plutôt notre argent pour se financer eux, souvent par l’intermédiaire de leur amis.

    À l’intérieur de compagnies bidons qui dilapident, en frais de représentations en contrat de publicité, etc…l’argent pour souvent faire faillite après.

    Après que j’ai fait plusieurs démarches auprès de la caisse, soudain était venu me voir un genre de mafioso à cravate, qui m’a appris que pour être sûr d’avoir un prêt à la société il valait mieux passer par lui…il me demandait une commission de $7 mille par tranche de 100 mille.

    La manière de le faire, on sortait tous nos chiffres et nous préparions les documents, une fois fais, le mafioso nous donnait une en-tête de lettre de leur compagnie et on l’imprimait sur leurs papiers, comme çi c’était eux qui avaient travaillé à faire le rapport. Ensuite lorsqu’on recevait le prêt, notre argent de la société de financement, ils nous facturaient $7 milles par tranche de $ 100 mille comme honnoraire comptable ou comme consultant…

    Pour que ça passe et que l’argent soit donné ça leur prend des complices à l’intérieur qui doivent eux aussi avoir leur commission…

    Quoi qu’il en soit, je l’ai envoyé promener je ne commencerai pas à me faire extorquer par le gouvernement et avec MON ARGENT en plus.

    Tout ça pour vous dire, que c’est dans tout ça qu’il faut couper, qu’il nous faut faire le ménage.

    Une fois fait, on n’en n’aura plus de déficit !!!

    Alors je dis non, à accepter de grossir davantagwe le déficit et oui à un gros ménage et à couper dans le gras.

    Parce que si ça continue, même la génération X n’aura plus de services et de pension de veillesse.

    À voir aller, nos fameux suposés économistes je me dis qu’il faut aussi tout revoir en éducation car je ne comprends que l’on puisse avoir un diplôme en économie et ne rien connaître de certaines règles de gestion de base et de la manière de bien gérer l’argent.

    Étant donné la catastrophe économique dans laquelle nous nous trouvons grâce aux grands économistes diplômés de l’État, les gouvernements devraient peut-être essayer des gens sans diplôme en économie pour gèrer notre argent???

    Jeanne du Lys

  17. N’oublions pas non plus, que l’on pourrait récupérer environ 50 milliards qu’on donne présentement au fédéral, moins les dépenses et les imprévus, ils nous reteraient au moins 30 millards par an que l’on pourrait allouer au remboursement de notre dette. Si on proclamait notre indépendance après une élection référendaire. Et ce sans changer quoi que ce soit à notre niveau de vie et de nos services.

  18. @ Louis.

    Je te signale que Pinochet était une ordure qui se foutait bien des libertés de son peuple.

    Les principes de la droite économique, soit le libéralisme économique, sont aux antipodes de ceux de l’autoritarisme. Un pays ne peut pas être libéral sur l’économie, tout en privant ses habitants de leurs droits civiques et de leurs libertés individuelles par l’intermédiaire d’un État policier et totalitaire. Un pays ne peut pas avoir un État minimal en n’intervenant pas dans l’économie, tout en intervenant à fond dans la vie des gens et dans la société. C’est contraire aux valeurs de la droite économique, de même qu’aux valeurs libérales et aux valeurs libertariennes.

    L’autoritarisme emmène l’intervention de l’État et l’intervention de l’État emmène l’autoritarisme. C’est la nature des choses. Un État de droite économiquement et autoritaire, ça n’existe pas! Non seulement, cet État serait incohérent dans ses idées, mais, en plus, il ne serait pas un vrai État libre pour faire fonctionner les valeurs libérales et/ou libertariennes.

    Pinochet était une ordure qui se drappait dans des valeurs libérales, mais c’était un faux libéral, car il n’y a pas de libertés individuelles sans libertés économiques.

    D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que, selon les chiffres du Fraser Institute, sous Pinochet, l’indice moyen de liberté économique a été de 5,4/10. On est, donc, très loin du libre-marché et c’est pour la raison que j’explique plus haut.

    http://www.freetheworld.com/cgi-bin/freetheworld/getinfo.cgi

    «Pour ces gens-là, la démocratie est un obstacle de plus à abattre dans leur quête de fausse liberté.»

    Le socialisme et le communisme sont incompatibles avec la démocratie, car la démocratie sous-entend la protection des libertés individuelles et des droits civiques, l’État de droit, l’égalité des chances et la poursuite du bonheur.

    Le libéralisme emmène la démocratie. La démocratie est causée par le libéralisme et, donc, par le capitalisme.

    «leurs théories économiques créatrices de pauvreté et d’inégalités sociales»

    Lis ça et instruits-toi: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/01/qui-veut-faire-lange-fait-la-bete-2e.html

  19. @ Jean-Luc Proulx

    Vous avez dit :  »Le socialisme et le communisme sont incompatibles avec la démocratie… »

    Là-dessus, je suis parfaitement d’accord avec vous. Je dirais même que le communisme entraîne automatiquement la dictature.

    L’autre problème du communisme et du socialisme c’est qu’ils mènent indéniablement l’État à sa faillite à long terme.

    On ne peut pas récompenser des imcompétents d’avoir été incompétents,comme par exemple Henri Paul Rousseau de la caisse de dépôt, et c’est ce que fait le socialisme encouragé l’incompétence. Ça encrasse l’État, ça l’alourdi.

    Je crois que pour qu’un état soit prospère un bon gouvernement doit gèrer centriste ou centre-droit au niveau économique. Ça ne l’empêche pas cependant d’être humaniste, après, avec les profits.

    D’ailleurs John James Charest qui se dit de droite, ne gouverne pas du tout à droite, il n’arrêtte pas comme par exemple, de donner notre argent à l’industrie du porc. Ils en produisent trop, la seule solution au problème c’est d’en produire moins et de s’ajuster au marché, c’est ça le capitalisme, l’état n’a pas à intervenir là-dedans. De toute manière, ils ne font que reporter le problème à plus tard et pendant ce temps on s’endettent…

    C’est du socialisme pur et simple que pratique Charest !

  20. Je lis les commentaires de Jean-Luc et Sylvie et je crois qu’il serait plus que temps que les cours de science pol. soient obligatoires avant de pouvoir voter. Charest socialiste, c’est tellemetn n’importe quoi!

  21. @Jean

    Est-ce qu’on peut savoir ou vous avez pris vos cours en politique et votre nom au complet afin que je vérifie ?

    De donner des millions à l’industrie du Porc ? C’est de l’intervention de l’État ! Et l’intervention de l’État dans l’économie c’est quoi si c’est pas du socialisme ?

    Ce n’est sûrement pas du capitalisme…

    Dans le privé jamais on donne un bonus à un employé incompétent qui nous fait perdre de l’argent contrairement à ce que monsieur Charest le socialiste a fait avec Rousseau.

    Selon vous et vos très grandes connaissances en politique le PQ non plus n’est pas socialiste ??

    Êtes-vous en mesure de me donner un exemple de gestion que le PQ aurait fait lorsqu’ils étaient au pouvoir de considéré comme du socialisme, selon vous, et que Charest n’aurait jamais fait.

    Chercher, vous ne trouverez pas !!!

    Le PQ et le PLQ gouvernent exactement de la même manière alors si le PLQ n’est pas socialiste le PQ ne l’est pas non plus. Bouchard du PQ était plus à droite que Charest !!!

  22. @Jean

    Depuis que Charest est au pouvoir, 2003, les dépenses de la fonction publique ont augmenté sans raison valable de plus de 35%, Charest a créer pour ses amis plus de 2000 nouveaux postes sans que cela ne procure aucun service supplémentaire aux citoyens, c’est quoi ça si ce n’est pas du socialisme ??

    Création du BAPE, mais ils font quoi au juste les centaines d’employés du ministère de l’environnement s’ils ne s’occupent pas de l’environnement ?

    C’est une infrastructure inutile et coûteuse, comme bien d’autres. Ça n’a rien à voir avec la droite économique.

    De dire que Charest est à droite économiquement est tout à fait faux.

  23. Faire payer seulement les riches la solution quand 40% de la population ne paient pas d’impôt ?

    Je suis sûr que la majorité d’entre-vous gagnez plus que moi, alors c’est vous les riches à payer plus. :-))

    Le problème c’est que les vrais riches ont les moyens d’aller s’établir ailleurs.

    Au sujet des pauvres pauvre, le gouvernement rembourse déjà la TVQ au Québec. La partie des taxes scolaires et municipales l’est aussi pour les locataires et les propriétaires. Le fédéral a aussi des mesures visant à rembourser certaines dépenses des pauvres.

  24. @ AP.

    «Faire payer seulement les riches la solution quand 40% de la population ne paient pas d’impôt ?»

    Certes, il y a un problème de fiscalité, au Québec.

    La solution: flat tax!

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/07/mon-opinion-sur-la-flat-tax.html

  25. @ Jean.

    Baisser les impôts (à même l’argent du déséquilibre fiscal, je vous le rappelle) pour faire plaisir à la droite pour, en même temps, ne pas couper dans les dépenses publiques pour faire plaisir à la gauche, c’est de l’incompétence crasse et de la gestion irresponssable.

    Mais, pour moi, socialisme = incompétence crasse et gestion irresponsable, alors c’est tout comme!

    En temps de crise, il faut être responsable et c’est que nous propose la droite économique. Or, nous sommes dirigés par des illettrés économiques et Charest en ait un.

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/01/quand-nos-politiciens-sont-dirigs.html

    Complément de lecture: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/01/qui-veut-faire-lange-fait-la-bete-1iere.html

  26. @ Sylvie Tremblay.

    «Depuis que Charest est au pouvoir, 2003, les dépenses de la fonction publique ont augmenté sans raison valable de plus de 35%, Charest a créer pour ses amis plus de 2000 nouveaux postes sans que cela ne procure aucun service supplémentaire aux citoyens, c’est quoi ça si ce n’est pas du socialisme ??»

    Je rajouterai ceci:

    Voici l’évolution de la dette du Québec, depuis 2003, en millions de dollars!

    2003 : 95 601$

    2004 : 97 025$

    2005 : 99 042$

    2006 : 104 683$

    2007 : 122 191$

    2008 : 123 000$

    2009 : 126 612$

    Si la dette augmente d’année en année, depuis 2003, c’est justement parce que John-James Charogne s’est montré absolument incapable d’équilibrer le budget, depuis qu’il a pris le pouvoir. John-James Charogne ne pouvait tout simplement pas replonger le Québec en déficit, puisque, quand il a prononcé sa fameuse phrase des «deux mains sur le volant», le Québec était déjà en déficit.

    Source: http://www.antagoniste.net/2008/10/21/friser-le-ridicule/

  27. En effet!

  28. Je voulais parler du BAPE, bien sûr.

    Je suis d’accord avec vous là-dessus, madame Tremblay.

  29. «On ne peut pas récompenser des imcompétents d’avoir été incompétents»

    Pourtant, c’est exactement ce que font les bailouts: ils récompensent l’incompétence, au lieu de laisser ces entreprises déposer leur bilan et se restructurer après assainissement, on les gonfle aux stéroïdes gouverne-maman-taux pour faire avancer un agenda politique de gauche.

    C’est ce que fait Obama avec GM et Chrysler…et c’était dans le programme du NSDAP en Allemagne!!!!

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/08/le-nazisme-explique-un-nul-appele.html

  30. @AntiPollution: Merci pour ces explications. Je ne connaissais pas ces détails. Très instructif.

    @Jean: C’est également mon opinion. Je crois qu’il y a beaucoup de mensonges et de faussetés qui sont véhiculés. Les gens ne comprennent plus la puissance des mots.

    @Sylvie R. Tremblay & Jean-Luc Proulx: Ce n’est pas parce que le gouvernement Charest applique quelques mesures sociales que ça en fait un gouvernement socialiste. Je vous invite à lire la fiche de Wikipedia sur le socialisme, notamment la première ligne: « Le socialisme désigne un type d’organisation sociale basé sur la propriété collective (ou propriété sociale) des moyens de production ». À ce que je sache, notre société est principalement basée sur la propriété privée, ce qui disqualifie votre « analyse ».

    Mais je n’ai pas le temps ou l’énergie pour discuter davantage de cela. Si vous croyez que nous vivons sous un régime socialiste, vous avez le droit. D’autres croient toutes sortes de choses, vraiment.

    Mais pour la majorité d’entre nous, les mots ont leur importance et il est clair qu’un gouvernement peut proposer des mesures sociales sans être socialiste tout comme il peut proposer quelques mesures un peu plus libérales sans être libertariens.

    Les extrêmes ne mènent nulle part, sinon à l’incompréhension et à l’impression de parler avec quelqu’un vivant dans une autre réalité parallèle.

    Mon opinion rejoint celle de Jean sur la question de l’éducation politique au Québec. De terribles lacunes.

    Et je dis tout ça sans vouloir paraître prétentieux ou méprisant. J’ai étudié en sciences politiques, alors je m’y connais un peu, simplement. Je sais que c’est un sophisme que de le dire, mais j’aimerais ajouter que je n’ai rien contre aucun de vous deux. Je suis simplement en profond désaccord avec votre vision du monde et je n’y trouve aucun appui assez solide pour même pouvoir établir les bases d’un dialogue constructif sur la question. Et je manque de temps, vraiment…

    Merci à tous de vos commentaires. Vraiment, chacun de vous, même si j’étais en désaccord avec vos opinions.

  31. @ Louis.

    Tu veux un filet social?

    Le libre-marché non-étatique comme système économique (contrairement au mélange d’étatisme et de capitalisme que l’on connaît, actuellement) mélangé avec des mesures sociales comme le revenu de citoyenneté, les bons d’éducation, les bons de garde, etc.

    Ces mesures seraient financées par une flat tax, la privatisation de sociétés d’État et les taxes à la consommation, à condition que l’on abolisse toutes les réglementations et tous les impôts dont sont victimes les entreprises.

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/06/advenant-son-election-eric-caire-aura-t.html

  32. Riche à 60000$ par an? Voyons, ce n’est qu’un salaire normal dans la grande industrie.

  33. Subvention aux entreprises, protéger des cartels, créer des monopoles protégé par le secteur public, c’est du capitalisme. De même que le salaire de Henri-Paul Rousseau c’était du capitalisme puisque c’était de l’égoïsme et une histoire d’argent!

  34. […] haussant les tarifs, on s’attaque aux plus défavorisés tout en épargnant ceux qui ont plus que profité des baisses d’impôts accordées aux mieux-nantis depuis une décennie. On contribue donc à augmenter la pauvreté de la […]

  35. […] haussant les tarifs, on s’attaque aux plus défavorisés tout en épargnant ceux qui ont plus que profité des baisses d’impôts accordées aux mieux-nantis depuis une décennie. On contribue donc à augmenter la pauvreté de la […]

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