Mario Roy et ses amis têtes brûlées

Par un habile tour de passe-passe, Mario Roy, le plus radical des éditorialistes de La Presse, assimile les excès d’une minorité d’exaltés américains contre la réforme de la santé d’Obama à ceux qui s’opposent au privé ici. Faisant abstraction de toute forme de nuance ou de logique, il met en parallèle le comportement de fanatiques libertariens qualifiant Obama de socialiste, de communiste, le comparant à Hitler ou Staline, aux actions de ceux qui, ici, veulent empêcher la privatisation de notre système de santé. Encore une fois, Mario Roy aurait dû réfléchir avant d’écrire, et La Presse aurait dû refuser de publier ses divagations.

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En effet, comment peut-on comparer la minorité de fanatiques américains insensibles à toute forme de raison ou d’arguments logiques à ceux des nôtres qui utilisent les faits pour défendre un système de santé public et universel? Obama n’est pas Hitler, ni Staline, ni le Joker. Vouloir offrir des services de santé à la quarantaine de millions d’Américains n’ayant aucune couverture médicale, ce n’est pas plus du socialisme qu’un défilé de mode n’est un spectacle pornographique.

Ces libertariens, ces extrémistes, tiennent un discours corrompu, largement inspiré d’une Guerre Froide où on encourageait la population à se radicaliser pour assimiler toute forme de gain social à du communisme, ce Grand Satan. Ils sont l’équivalent américain des Talibans afghans que la CIA a radicalisé en leur envoyant des centaines de milliers d’exemplaires du Coran, afin de les instrumentaliser contre les Soviétiques dans les années 80. Sauf que les Soviétiques ne sont plus en Afghanistan. Et la Guerre Froide n’existe plus. Il ne reste que les fanatiques, ces anachroniques reliques d’un passé où on s’est servi d’eux pour atteindre des buts politiques. Et aujourd’hui, ils reprennent du service et jouent sur la peur des gens pour tenter de justifier leurs idées débiles.

Or, quand on se sert des peurs irrationnelles des gens, on ne contribue pas positivement au débat. L’argumentaire de ces extrémistes ne tient pas compte des faits, ne compare pas la situation globale avec celle d’autres pays, ne parle pas de solutions afin d’améliorer le système de santé le plus coûteux et le moins inclusif des pays développés. Que des émotions, que de la peur. Communisme! Socialisme! Hitler! Staline! Ne manque que le croque-mitaine.

De l’autre côté, et malgré ce qu’en pense Mario Roy, les opposants à une américanisation de notre système de santé tiennent un discours beaucoup plus sensé et rationnel que ces radicaux. On n’hésite pas, ici, à souligner qu’une étude a démontré que 101 000 personnes pourraient être sauvées à chaque année si les États-Unis se dotaient d’un système de santé davantage public. On note que le système de santé américain coûte 6714$ per capita contre 3578$ pour le Canada, et qu’il laisse sans aucune couverture médicale près de 16% de la population. On parle de statistiques démontrant une corrélation entre le nombre de médecins et le caractère public d’un système. On compare les chiffres du nombre d’années potentielles de vie perdues par 100 000 habitants pour diverses maladies entre les États-Unis et le Canada et on remarque que le système canadien bat celui de son voisin du sud dans tous les cas. On démontre, chiffes à l’appui, que le privé coûte cher. Des faits, des chiffres, du concret.

De la même façon, l’opposition canadienne à une plus grande présence du privé en santé s’exprime aussi de manière pacifique, courtoise. À ce que je sache, il n’y a pas eu de grand rassemblement où on a montré des portraits de Charest avec la moustache de Hitler quand il a voulu instaurer les PPP en santé. On n’a pas comparé Philippe Couillard à Staline, même s’il a utilisé son rôle de ministre de la santé pour se faire une belle place au soleil au privé. Des faits, des chiffres, du concret.

En assimilant le populisme de droite basé sur la peur et les préjugés à l’opposition constructive et rationnelle des Canadiens et Québécois contre une trop grande place du privé en santé, Mario Roy espère convaincre que ces deux groupes sont tout à fait égaux dans leur extrémisme et leur refus des faits. Malheureusement pour lui, cette analyse ne tient pas la route et en dit plus long sur Mario Roy lui-même et sur le journal qui accepte de le publier que sur ce qu’il tente de démontrer.

Non, Mario Roy, « la plus petite allusion à un rôle quelconque éventuellement alloué au secteur privé [ne] provoque [pas] des hurlements dont la stridence n’est pas moindre que ce qui nous crève les tympans depuis des semaines à CNN et à Fox News ». Non. Ce qui me crève les yeux, plutôt, c’est qu’un éditorialiste faisant aussi régulièrement preuve de mauvaise foi ait encore un emploi sur la rue Saint-Jacques.

Dans un débat aussi important que celui du futur de la santé, nous n’avons pas plus besoin du radicalisme des têtes brûlées libertariennes que de celui de Mario Roy. Ces gens constituent le désagréable bruit de fond sur lequel les autres essaient de réfléchir.

La Presse aura-t-elle un jour le courage de sévir contre lui?

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26 Réponses

  1. Quelques articles de Mario Roy il y a quelques années m’ont suffit pour comprendre à quel point ce type est endoctriné.

    Dans son texte sur la santé, son endoctrinement se résume à ceci:

    « …le rationnement des soins de santé, dont la nécessité est universelle quel que soit le régime – public, privé ou mixte – sous lequel on vit… et meurt. »

    Le système est bien universel aujourd’hui (OMS) mais ce n’est plus un système de santé, c’est maintenant un sytème de maladie. Le système étant au service de l’industrie et donc entretient la maladie pour nourrir le système.

    Aux USA l’assurance est privée et donc plus complexe, alors une panoplie d’intermédiaires grugent sur des revenus de l’industrie de base. Le système « public » au Canada est simplement la monopolisation de l’assurance en un seul point dont les recettes vont directement à l’industrie.

    Mario Roy ne voit pas cette différence et voit une nécessité à ce système de maladie qui exploite la masse.

  2. Bon, là je ne peux t’appuyer. Désolé, mais tu dépasses les bornes.

    Chacun a le droit de s’exprimer. Je suis contre la censure.

    « … assimile les excès d’une minorité d’exaltés américains… »

    Parfait. Si c’est une minorité, alors ils ne pourront pas faire passer leur vision. Réglé.

    « Encore une fois, Mario Roy aurait dû réfléchir avant d’écrire, et La Presse aurait dû refuser de publier ses divagations. »

    « Réfléchir » n’est pas incompatible avec « droite ». Rien ne me prouve que Roy n’a pas réfléchi. Et ton passage « …la minorité de fanatiques américains insensibles à toute forme de raison ou d’arguments logiques… » n’est pas plus respectueux envers ceux qui réfléchissent, mais arrivent à des conclusions différentes de la tienne.

    Et que La Presse aurait dû refuser de publier son texte… veux-tu vraiment que la direction des journaux décide des textes qui seront publiés? C’est ce que tu désires?

    « divagations »… pourquoi choisir un mot si condescendant?

    « La Presse aura-t-elle un jour le courage de sévir contre lui? »

    J’espère que non. Ce serait la fin de la liberté d’expression.

    —————

    Dois-je comprendre, Louis, que tu souhaite faire taire tous ceux qui ne pensent pas comme toi?

  3. Tu mélanges les cartes, j’aime bien Mario Roy mais que la Presse refuse de le publier n’est pas une atteinte à la liberté d’expression. L’entreprise « La Presse » étant un organisme privé au même titre que le site internet de Louis, toute publication qui en sort appartient au propriétaire. Au même titre que Louis a le droit d’accepter et de refuser des collaborateurs pour publier des textes, au même titre que Louis a le pouvoir de taire des commentaires, La Presse a le droit de choisir ses chroniqueurs et de refuser de publier quoi que ce soit.

    La liberté d’expression est de dire ce qu’on veut en respectant la propriété d’autrui. Ça veux dire que je peux dire que tous les nègres sont des osti de singe (ce que je ne pense pas) et Louis peut dire que tous les anglais sont des sales impérialistes qui mangent des bébés. Par contre je n’ai pas le droit d’imposer mon discour dans la propriété privé d’une autre personne, par exemple le journal La Presse, le site internet de Louis ou tout simplement mon appartement.

    Tu ne comprends manifestement rien au concept de liberté d’expression. Ça implique que toute personne est libre de penser et de dire ce qu’elle veut dans sa propriété sans qu’aucune autorité (le gouvernement étant la seule autorité qui se donne des pouvoir sur la propriété des gens) ne puisse l’empêcher. Par exemple au temps de l’Allemagne nazie, de dire qu’on supporte les juifs dans sa propre maison était un crime. C’était une négation de la liberté d’expression. Si je suis chez une personne et qu’elle souhaite m’expulser pour les propos que je dis, ce n’est pas une atteinte à la liberté d’expression.

    J’pense que je n’ai pas besoin d’insister plus pour expliquer parce que ça tombe dans le ridicule

  4. @Gébé Tremblay: Oui, je suis d’accord avec toi. Mario Roy est un vrai fanatique; ses textes n’ont jamais de nuance et il est un as dans la manipulation et la désinformation.

    @Steph: Parce qu’ils sont une minorité ils ne pourront faire passer leur vision? Comment ça? Tous les jours, des minorités font passer leurs visions. C’est le pouvoir de la raison, de la discussion, des idées. Et oui, je maintiens que Roy n’a pas réfléchi et que La Presse ne devrait pas publier ses torchons. Quelqu’un comparant les extrémistes décrivant leur président comme un socialiste, un communiste ou un clone d’Hitler (sans aucune considération pour ce que veulent vraiment dire ces mots) à ceux qui se battent au quotidien à coup d’arguments solides pour empêcher la privatisation de notre système de santé, c’est de la plus pure mauvaise foi.

    Avoir Mario Roy comme éditorialiste, ce n’est pas de la liberté d’expression. C’est la liberté de manipuler les faits afin de promouvoir ses idées de droite et l’agenda politique de Power Corporation. On peut dire ce qu’on veut, d’accord, mais on peut réclamer qu’un journal se disant sérieux sanctionne un individu racontant n’importe quoi. Sinon, n’importe quel analphabète devrait avoir le droit de publier dans la section éditoriale de La Presse.

    Je te trouve bien chatouilleux sur ce sujet. Se débarrasser d’un éditorialiste de mauvaise foi, un radical en plus, serait une très bonne idée. Ce n’est pas la fin de la liberté d’expression. Mario Roy pourra toujours s’ouvrir un blogue ou collaborer avec des blogueurs d’extrême-droite existant déjà. Ce serait simplement le respect, par La Presse, d’un minimum de qualité en refusant qu’on puisse écrire n’importe quelle connerie.

    J’ai du respect pour mes adversaires politiques s’ils me forcent à trouver des bons arguments, s’ils me poussent dans mes retranchements. Lorsqu’ils se contentent de faire dans la médiocrité et de comparer des gens comparant la réforme d’Obama et Hitler à ceux qui veulent empêcher la privatisation de la santé, je décroche.

    @Needle: Si La Presse est confortable avec les propos de Mario Roy, cela me convient. Ce qui me choque, véritablement, c’est que le journal se présente comme étant objectif et neutre et laisse en même temps celui-ci écrire n’importe quoi dans ces pages. Même un enfant peut voir la différence entre le discours des anti-Obama et celui des anti-privé dans la santé au Québec.

    En fait, ce n’est même pas véritablement Mario Roy que j’attaque dans ce texte, mais bien La Presse. Si Mario Roy veut s’ouvrir un blogue, j’irai peut-être même le lire. Je dis simplement qu’un individu manipulant les faits de cette façon ne devrait pas avoir sa place dans un journal aspirant à une grande crédibilité.

    Merci pour vos commentaires.

  5. « @Gébé Tremblay: Oui, je suis d’accord avec toi. Mario Roy est un vrai fanatique; ses textes n’ont jamais de nuance et il est un as dans la manipulation et la désinformation. »(Louis P.)

    Il ferait de la désinformation s’il était conscient de la situation, mais je doute fort qu’il le soit. Il est simplement ignorant et endoctriné. C’est pourquoi La presse lui donne ce podium.

    Ils savent qu’il dira toujours la « bonne affaire ».

    S’il faisait de la désinformation, il utiliserait des sophismes à plusieurs niveaux, comme les experts font. Il ne fait que répéter cruement son endoctrinement. C’est aussi visible qu’une grosse verrue sur son nez.

    À moins que La Presse ne s’adresse qu’aux bêtas. Ce qui expliquerait leurs problèmes financiers. Les bêtas disparraissent à cause d’internet.

    Au début du siècle la presse s’adressait aux instruits, car cette population augmentait avec la croissance en instruction et éducation. Les lecteurs augmentaient.

    La Presse ne peut plus revenir en arrière pour servir les instruits, car elle est maintenant complètement assujetie aux corporations qui la possèdent.

    L’avenir appartient aux blogues comme le vôtre.

  6. « Par exemple au temps de l’Allemagne nazie, de dire qu’on supporte les juifs dans sa propre maison était un crime. »(Needle)

    Bein voyons ! Dire qu’on supporte une campagne de boycott contre l’importation de nourriture pour la population qui nous entoure, est une trahison contre sa nation et mérite châtiment !

    Qu’une personne dans une famille dit qu’elle supporte la décision d’un père de refuser de nourrir cette famille, c’est de la liberté d’expression ??

    Il y a une chose qui s’appelle RESPONSABILITÉ !

    Connais-pas ??

  7. J’ai rencontré un français anarchiste. Je lui ai parlé des libertariens, lui ne connaissait que les libertaires. Est-ce la même chose?

  8. @ Gégé

    Donc une personne raciste envers les noirs ou misogyne pourrait être enfermée ou avoir une amende?

    Est-ce que ça serait pareille pour une personne misandriste ou un raciste envers les blancs!?! Qu’est-ce qui constitue le bon et le mauvais? Le politicaly correct? Tu veux vraiment que l’état décide de ce qu’on peut et ne peut pas dire dans notre propre maison?

  9. Les libertaires sont des anarchistes de gauchent qui souhaitent de gigantesques communes dans lesquelles la propriété privé est totalement absente et tout le monde travaille selon ce qu’il veut mais doit tout partager avec tout le monde.

    C’est l’opposé du libertarianisme qui défend la propriété privée, encourage la coopération volontaire, le libre marché et les échanges (qui nécessitent une propriété… parce que si tout appartient à tous, on n’échange pas, on prend!)

  10. L’éditorial est un texte d’opinion, il n’a pas a être neutre et ne prétend pas l’être.

  11. @Needle

    Qu’est-ce que le racisme a à voir avec le boycott d’une nation ?

    En ce moment, beaucoup de pays boycottent les produits israéliens. Est-ce du racisme ?

    Voyons-donc !!

    Mais imagines-toi que des Israéliens supporteraient ce boycott chez-eux !! Tu fera alors des reproches à ceux qui les villipendraient ?

  12. La Presse au service de la liberté d’expression ! 🙂

    C’est la meilleure !

    Il n’y a pas un journal qui censure autant que La Presse.

  13. Bon, je vous présente mes excuses, j’ai exagéré. J’ai réagi trop vite et de façon impulsive.

    Maintenant que je suis un peu plus posé, je vais m’exprimer autrement.
    _____

    Dans son texte, Mario Roy commence d’abord par qualifier « la virulence des protestations » au plan Obama de « tout bonnement stupéfiante ». Selon lui, caricaturer Obama en Joker, Staline ou Hitler, comme le font certains protestataires est « tellement hors de proportion avec l’objet du débat « . Ce que je comprends donc du premier paragraphe, c’est qu’il rapporte des faits mais ne les appuie pas. D’ailleurs, il qualifie plus loin cette opposition de « folie ».

    Et là, il cherche une raison à cette folie.

    Jusque là, je ne vois aucune raison de ne pas publier le texte.

    Ensuite, il risque une hypothèse: constatant l’opposition au changement tant aux États-Unis (opposition à un système public) qu’au Canada (opposition à un système privé), il se demande s’il n’y a pas un lien: la peur de la mort en tant que sujet de débat.

    Son hypothèse, finalement, c’est qu’ouvrir un grand débat sur le système de santé nécessiterait de parler de choses désagréables qu’on préfère oublier. Par conséquent, on s’oppose au changement.

    Selon moi, ça ne vaut pas fort comme hypothèse. Mais de là à dire qu’il n’a pas réfléchi avant d’écrire ces divagations… personnellement, je n’avais jamais entendu parlé de cette hypothèse. Jusqu’à preuve du contraire, je crois que c’est lui qui a pondu ça. Pour moi, c’est une forme de réflexion.

    Bien entendu, au final, cela insinue une ressemblance entre les libertariens radicaux américains et les Québécois radicalement opposés à l’introduction du privé en santé. Peut-être est-ce là un crime suffisant pour sévir contre lui. Mais ce n’est toujours pas mon opinion.

  14. Tout à fait exact.

  15. Le boycott est un choix individuel qui consiste à refuser d’acheter un produit d’un producteur « X » pour des raisons « X ». Toute personne a le droit de refuser de consommer les produits qu’elle veut… c’est même pas ambigüe!

  16. L’article de Louis ne vise pas à contredire les propos actuel de Mario Roy mais bien à dénoncer l’existence d’un chroniqueur d’extrême droite et sa malhonnêteté chronique. Il devrait dénoncer le million d’américains à la marche de samedi et aussi ceux qui souhaitent privatiser le système de santé canadien puisque ça consiste en un retour en arrière.

    Les États-Unis sont loin d’un système socialistes, ils devront faire beaucoup plus pour commencer à pouvoir être considéré comme interventionniste, c’est un pays où le libre marché règne en maître, où la misère est chronique, la pauvreté omniprésente, l’insécurité constante et où les gens se tirent dessu dans les rues impunément!

  17. N’importe quoi, Needle. Vous vous défendez bien mal.

    Un boycott ne réussi que s’il est collectif, en grand nombre. Il faut beaucoup de propagande et convaincre un groupe qu’il est dans ses intérêts de boycotter les intérêts d’un autre groupe.

    Des Allemands (juifs) qui boycottaient les produits allemands étaient rien de moins que des traîtres à la nation et méritaient l’expulsion.

    Rien à voir avec une race.

  18. Le seul but de Mario Roy est d’encourager la désinformation sur la deuxième guerre mondiale. Sciement, ou pas.

    Ce qui se passe actuellement avec la crise est encontinuité avec la deuxième guerre comme cette dernière l’était avec la première guerre.

    Il fait lui-même souvent référence à Hitler pour faire son prosélytisme de la doctrine du Hitler diabolique et responsable de la guerre.

    Par exemple ici :

    « En moins de 72 heures, les troupes d’Adolf Hitler ont envahi la Pologne; la Grande-Bretagne et la France ont déclaré la guerre à l’Allemagne. C’est de cette façon qu’a débuté, il y a 70 ans, la Seconde Guerre mondiale. Quelques jours plus tard, le 9 septembre 1939, The Economist opinait: «Il est difficile de voir comment un historien du futur pourrait douter que c’est Hitler qui, délibérément et sans raison, a déclenché ce conflit».

    Pourtant, l’histoire de ces six ans d’enfer ne cesse d’être réécrite sur un mode qui, parfois, frôle le révisionnisme. »(Mario Roy)

    http://cyberpresse.workopolis.com/opinions/editorialistes/mario-roy/200909/02/01-897984-triturer-lhistoire.php

    Mario Roy, comme tous les autres désinformateurs, placent le « déclenchement » du conflit par l’invasion de la Pologne en 1939. Ce qui est archi faux. En 1938, la Pologne collabora avec Hitler dans l’invasion de la Czechoslovaquie, une république centraliste dans laquelle des territoires de populations allemandes et polonaises voulaient se soustraire. Hitler ne cherchait qu’à reprendre les territoires allemands, habités majoritairement par des allemands, pour refaire l’Allemagne et se protéger des soviétiques qui EUX cherchaient à conquérir l’Europe.

    L’Allemagne et la Pologne reprirent leurs territoires et populations respectives.

    Si Hitler voulaient conquérir le monde, pourquoi alors partager ses conquêtes ?

    Danzig en Pologne, ville allemande habitée à 90% par des allemands avait été donné à la Pologne dans l’odieux Traité de Versaille et la population demandait à réintégrer l’Allemagne.

    Hitler fit alors une proposition à la Pologne qui venait de reprendre possession de son territoire en Czechoslovaquie grâce à Hitler. Hitler proposa à la Pologne de remettre Danzig en échange de droits exclusifs aux ports aux routes et même que Hitler s’engageait à construire une route principale uniant les deux pays dans le commerce.

    C’est alors que l’Angleterre et la France (ceux derrière le traité de Versaille) se mêlèrent des négociations en jurant à la Pologne leur défense militaire advenant une attaque de l’Allemagne et qu’alors elle pouvait refuser cet accord. Pas de doute que ceux-ci craignaient le pouvoir économique Allemand naissant grâce à Hitler qui avait repris possession des banques soumisent à l’Angleterre et wall Street.

    La Pologne refusa de remettre Danzig malgré le choix démocratique de sa population et c’est alors que Hitler entra en Pologne pour reprendre son territoire. La Pologne y mit toute sa force militaire, rassurée de la déclaration de guerre par l’Angleterre et la France. Mais ces deux derniers n’envoyèrent jamais leurs armées pour défendre la Pologne comme promis. Par les agents de renseignement et de contre-espionnage, ils savaient parfaitement que l’Union Soviétique avait signé un accord avec Hitler pour partager la Pologne.

    L’Angleterre et la France venaient de s’allier aux soviétiques de Staline pour se partager l’Europe et détruire une fois de plus l’Allemagne.

    Si Obama était vraiment comme Hitler, il prendrait, au nom des USA le controle totale des banques et ferait sauter la Federal Reserve.

    Comme Hitler, alors, il tirerait la queue du Lion (Royaume uni).

  19. Je ne suis pas contre la privatisation partielle de notre système de santé. Il n’est pas très performant si on le compare à celui des Français, des Anglais ou celui de certains pays Scandinaves. Pourtant tous ces systèmes laissent une place au privé.

    Le privé n’est pas le diable non plus.

    Pour ce qui est de Roy, sa comparaison était plus que boiteuse en effet.

  20. Mario Roy d’extrême droite, faut pas charrier non plus. Car si l’extrême-droite c’est Mario Roy, c’est pas très épeurant.

  21. Le privé c’est faire du profit sur le dos des pauvres! Pourquoi est-ce que les riches sont-ils riches? Parce qu’ils exploitent, manipulent et esclavagent les pauvres pour des salaires de misère et exigent des paiement ahurissant pour les services que leurs employé font! Je rêve d’un monde où ceux qui offrent des services sont récompensés pour ceux-ci, pas les patrons qui ne font strictement rien!

    Tu souhaites vraiment ce type de gestion dans le privé? Menacer une personne de la laisser mourir sans soins si elle refuse de payer des millions et de s’endetter à vie? Encore pire, le privé pourrait exiger de nos dirigeants des paiement encore plus élevé mais le gouvernement a la capacité de payer par contre et aura à coeur la santé de ses citoyens!

  22. «les gens se tirent dessu dans les rues impunément»

    Cliché tout droit sorti de l’esprit tordu d’un anti-américain primaire! As-tu déjà mis les pieds aux États-Unis pour dire une chose comme celle-là?

    «l’insécurité constante»

    Mis à part quelques punks qui essaient de te vendre des montres à presque tous les coins de rue (et ce n’est pas partout), je n’ai pas vraiment vu ça. Ces punks ne sont pas le diable, non plus.

  23. Tu ne t’es jamais dit que peut-être que certain riches le sont parce qu’ils ont travaillés fort? Tu n’as jamais entendu parler de ces « riches » qui se retrouvent sans vie de famille parce qu’ils passent des heures au boulot? Je veux pas les défendre car c’est un choix qu’ils ont fait, choix qu’on peut tous faire.

    Alors oui effectivement certain riche le sont suite a des trucs croches mais les médecins actuellement sont quand même relativement riche et il le sont grâce au public et ce en toute légalité alors svp arrêtez de dire qu’un système combinant le privé et le public c’est tuer les pauvres …

  24. Julien

    Épargne-moi ta diatribe anti-riche, je n’ai rien contre la richesse. Ceux que je connais qui ont beaucoup d’argent n’ont exploité que leur talent et ont fait preuve de détermination devant les obstacles.

    Dis-moi, est-ce qu’en France et en Angleterre on laisse crever les pauvres? Non.

    Informe-toi un peu mon ami. Tu diabolise un système que tu ne connais même pas.

  25. @ Julien.

    Dans le livre Atlas Shrugged de la philosophe Ayn Rand, Francisco d’Anconia, un des personnages principaux du livre, était à une réception de mariage lorsqu’un invité près de lui attira son attention. Cet invité disait que l’argent est la racine de tout mal. La réponse d’Anconia à cet homme qui, je crois, est toujours d’actualité aujourd’hui avec les propos que l’on pouvait retrouver sur le défunt Reactionism Watch, la montée dangereuse du Nouveau Parti médiocratique du KKKanada et de Culbecistan suicidaire et fémi-fasciste à Mouyial, ton commentaire et des récents propos anti-riches de Hervé Kempf et de Micheline Lanctôt à Tout le monde en bave l’autre semaine, témoigne du génie de Rand. Kimveer Gill, Cho Seung-Hui, Éric Harris, Dylan Klebold et Francis Proulx auraient dû lire ce livre avant de commettre l’irréparable.

    Le discours de Francisco d’Anconia

    Par Ayn Rand
    Extrait du livre Atlas Shrugged et traduit en français par Philippe David

    “Alors, vous pensez que l’argent est la racine de tout mal?”, dit Francisco d’Anconia. “Avez-vous déjà demandé quelle est la racine de l’argent? L’argent est un outil d’échange qui ne peut exister à moins d’avoir des biens produits et des hommes capables de les produire. L’argent est la forme du principe que les hommes qui veulent transiger entre eux doivent le faire par le commerce et donner valeur pour valeur. L’argent n’est pas l’outil des mendiants, qui réclament votre produit par les larmes, ou des pillards, qui le prennent par la force. L’argent est rendu possible par les hommes qui produisent. Est-ce cela que vous considérez comme le mal?”

    “Lorsque vous acceptez de l’argent en paiement de vos efforts, vous ne le faites que dans la conviction que vous l’échangerez pour le produit de l’effort des autres. Ce ne sont pas les mendiants et les pillards qui donnent la valeur à l’argent. Pas un océan de larmes, ni tous les fusils du monde peuvent transformer ces bouts de papier dans votre portefeuille en pain pour vous laisser survivre demain. Ces bouts de papier, qui auraient dû être de l’or, sont un gage d’honneur – votre réclamation de l’énergie des hommes qui produisent. Votre portefeuille est l’expression d’espoir que, quelque part dans le monde autour de vous, il y a des hommes qui ne prendront pas à défaut ce principe moral qui est la racine de l’argent. Est-ce cela que vous considérez comme le mal?”

    “Avez-vous déjà cherché la racine de la production? Examinez une génératrice électrique et osez vous dire qu’elle a été créée par l’effort musculaire de brutes écervelées! Essayez de faire croître une graine de blé sans le savoir laisser par les hommes qui ont dû le découvrir la première fois! Essayez d’obtenir votre nourriture par le seul moyen de mouvements physiques — et vous apprendrez que l’esprit de l’Homme est la racine de tous les biens produits et de toute la richesse qui ait existé sur Terre!”

    “Mais, vous dites que l’argent est fait par les forts aux dépends des faibles? De quelle force parlez-vous? Ce n’est pas la force des muscles et des fusils. La richesse est le produit de la capacité humaine de penser. Alors, l’argent est fait par l’Homme qui invente un moteur aux dépends de ceux qui ne l’ont pas inventé? Est-ce que l’argent est fait par l’intelligent aux dépends du sot? Par le capable aux dépends de l’incapable? Par l’ambitieux aux dépends du paresseux? L’argent est fait — avant qu’il puisse être pillé ou mendié — fait par l’effort de chaque honnête homme, chacun selon son habileté. Un honnête homme est celui qui sait qu’il ne peut pas consommer plus qu’il n’a produit.”

    “De transiger par l’argent est le code des hommes de bonne volonté. L’argent repose sur l’axiome que chaque homme est propriétaire de son esprit et de ses efforts. L’argent n’alloue aucun pouvoir de prescrire la valeur de votre effort, excepté par le choix volontaire de l’homme qui veut l’échanger avec son effort en retour. L’argent vous permet d’obtenir pour vos biens et votre labeur ce qu’ils valent aux yeux des hommes qui les achètent, mais pas plus. L’argent ne permet aucune entente sauf celles par bénéfice mutuel avec le jugement non-forcé des commerçants. L’argent vous demande la reconnaissance, les hommes doivent travailler pour leur propre bénéfice, et non pour leur tort, pour leur gain et non pour leur perte — la reconnaissance qu’ils ne sont pas des bêtes de somme, nés pour porter le poids de votre misère — que vous devrez leur offrir des valeurs, et non des blessures — que le lien commun entre les hommes n’est pas l’échange de souffrances, mais l’échange de biens. L’argent demande que vous ne vendiez pas votre faiblesse à leur stupidité, mais votre talent à leur raison ; il demande que vous n’achetiez pas le pire qu’ils offrent, mais le meilleur que votre argent puisse trouver et lorsque les hommes vivent de l’échange — avec la raison et non la force comme arbitre final — c’est le meilleur produit qui gagne, la meilleure performance, l’homme avec le meilleur jugement et la meilleure habileté — et le degré de la productivité d’un homme est le degré de sa récompense. C’est le code de l’existence pour laquelle l’outil et le symbole sont l’argent. Est-ce cela que vous considérez le mal?”

    “Mais, l’argent n’est qu’un outil. Il vous emmènera où vous voulez, mais il ne vous remplacera pas comme chauffeur. Il vous donnera les moyens de satisfaire vos désirs, mais il ne vous donnera pas de désirs. L’argent est le fléau des hommes qui tentent de renverser la loi de la causalité — les hommes qui cherchent à remplacer l’esprit en saisissant les produits de l’esprit.”

    “L’argent n’achètera pas le bonheur à l’homme qui n’a aucune idée de ce qu’il veut : l’argent ne lui donnera pas un code de valeurs, s’il ne sait à quoi attribuer une valeur, et il ne lui donnera pas un but, s’il ne sait ce qu’il doit chercher. L’argent n’achètera pas l’intelligence au sot, ou l’admiration au trouillard, ou le respect à l’incompétent. L’homme qui tente d’acheter le cerveau de ses supérieurs pour le servir, avec l’argent pour remplacer son jugement, finit par devenir la victime de ses inférieurs. Les hommes d’intelligence le désertent, mais les tricheurs et les fraudeurs accourent à lui, attirés par une loi qu’il n’a pas découverte : qu’aucun homme ne peut être plus petit que son argent. Est-ce la raison pour laquelle vous dites que c’est le mal?”

    “Seul l’homme qui n’en a pas besoin est digne d’hériter la richesse — l’homme qui ferait sa fortune, peu importe où il a commencé. Si un héritier est l’égal de son argent, il le servira ; sinon, il le détruira. Mais, vous le regardez et vous criez que l’argent l’a corrompu. Vraiment? Ou a-t-il corrompu son argent? N’enviez pas un mauvais héritier ; sa richesse n’est pas la vôtre et vous n’auriez pas fait mieux avec! Ne pensez pas qu’elle aurait dû être distribuée entre vous ; chargeant le monde de cinquante parasites au lieu d’un ne ramènerait pas la vertu morte qu’était la fortune! L’argent est une puissance vivante qui meurt sans sa racine. L’argent ne servira pas l’esprit qui ne peut l’égaler. Est-ce la raison pourquoi vous dites que c’est mal?”

    “L’argent est votre moyen de survie. Le verdict que vous prononcez sur la source de votre gagne-pain est le verdict que vous prononcez sur votre vie. Si la source est corrompue, vous avez damné votre existence. Avez-vous obtenu votre argent par la fraude? En jouant sur les vices ou la stupidité des hommes? À servir les sots en espérant recevoir plus que votre habileté ne mérite? En abaissant vos standards? En faisant un travail qui vous écoeure pour des acheteurs que vous méprisez? Si c’est le cas, votre argent ne vous apportera pas un moment ou la valeur d’un sou de joie. Alors, tout ce que vous achèterez ne deviendra pas un tribut, mais un reproche ; pas un accomplissement, mais un rappel de honte. Alors, vous crierez que l’argent est mauvais. Mauvais, parce qu’il ne remplace pas votre respect de vous-même? Mauvais, parce qu’il ne vous laisse pas jouir de votre dépravité? Est-ce cela la racine de votre haine de l’argent?”

    “L’argent demeurera toujours un effet et refuse de vous remplacer en tant que la cause. L’argent est le produit de la vertu, mais il ne peut pas vous donner la vertu et il ne rachètera pas vos vices. L’argent ne vous donnera pas ce qui n’est pas mérité, ni en matériel, ni en spirituel. Est-ce cela la racine de votre haine de l’argent?”

    “Ou disiez-vous que c’est l’amour de l’argent qui est la racine du mal? Aimer quelque chose, c’est connaître et aimer sa nature. Aimer l’argent est connaître et aimer le fait que l’argent est la création de la meilleure puissance en vous, et la clef pour échanger votre effort pour l’effort du meilleur d’entre les hommes! C’est l’homme qui vendrait son âme pour une pièce de cinq cents qui proclame le plus fort sa haine de l’argent — et il a de bonnes raisons de l’haïr. Ceux qui aiment l’argent ont la volonté de travailler pour. Ils savent qu’ils peuvent se le mériter.”

    “Laissez-moi vous livrer un indice au caractère des hommes : l’homme qui maudit l’argent l’a obtenu déshonorablement ; l’homme qui le respecte l’a gagné!”

    “Sauvez-vous de quiconque vous dit que l’argent est mauvais! Cette phrase est la clochette de lépreux qui sonne l’approche d’un pillard. Aussi longtemps que les hommes vivront ensemble sur Terre et auront besoin de traiter un avec l’autre — leur seul substitut, s’ils abandonnent l’argent, est la bouche d’un fusil.”

    “Mais, l’argent vous demande les plus hautes vertus, si vous voulez en faire ou le garder. Les hommes qui n’ont aucun courage, aucune fierté ou estime de soi, les hommes qui n’ont pas le sens moral de leur droit à leur argent et qui n’ont pas la volonté de le défendre comme s’ils défendaient leur vie, les hommes qui s’excusent d’être riches — ne demeureront pas riches pour longtemps. Ils sont l’appât naturel des foules de pillards qui se cachent sous les roches depuis des siècles, mais qui rampent hors de leur cachette à l’odeur de l’homme qui demande pardon pour la culpabilité de posséder de la richesse. Ils se dépêcheront de lui prendre sa culpabilité — et sa vie, comme il le mérite.”

    “Alors, vous verrez la montée des hommes au double standard — des hommes qui vivent par la force, mais qui comptent sur ceux qui vivent de la traite pour donner de la valeur à leur butin — des hommes qui sont au crochet de la vertu. Dans une société morale, ils sont les criminels, et les statuts sont écrits pour vous en protéger. Mais, lorsqu’une société établit des criminels-de-droit et des pillards-en-loi — des hommes qui utilisent la force pour saisir la richesse de victimes désarmées — alors, l’argent devient le vengeur de son créateur. De tels pillards croient qu’il est sûr de voler des hommes sans défense, une fois qu’ils ont passé une loi pour les désarmer. Mais, leur butin devient l’aimant des autres pillards, qui l’obtiennent d’eux de la même façon. Alors, la course ne va pas à ceux qui sont les plus adeptes à la production, mais à ceux qui sont les plus impitoyables à l’usage de la brutalité. Lorsque la force est la norme, le meurtrier gagne sur le pickpocket et alors la société disparaît dans une propagation de ruines et de boucherie.”

    “Souhaitez-vous savoir si ce jour arrive? Surveillez l’argent! L’argent est le baromètre de la vertu d’une société. Lorsque vous voyez que les échanges sont faits, non pas par consentement, mais par la contrainte — quand vous voyez que pour produire, vous devez obtenir la permission de gens qui ne produisent rien — lorsque vous voyez que l’argent coule vers ceux qui traitent non pas en biens, mais en faveurs — lorsque vous voyez que les hommes s’enrichissent plus par la corruption et l’influence que par le travail, et que vos lois ne vous protègent pas contre eux, mais les protègent contre vous — lorsque vous voyez la corruption récompensée et que l’honnêteté devient un sacrifice — vous pourriez savoir que votre société est condamnée. L’argent est un médium si noble qu’il n’accepte aucune concurrence avec les armes et n’accepte aucun terme avec la brutalité. Il ne permet pas qu’un pays puisse survivre mi-propriété, mi-butin.”

    “Lorsque des destructeurs apparaissent parmi les hommes, ils commencent par détruire l’argent, puisque l’argent est la protection des hommes et la base de leur existence morale. Les destructeurs saisissent l’or et laissent aux propriétaires une pile de papier trafiqué, ce qui détruit toute norme objective et qui livre les hommes au pouvoir arbitraire d’un régulateur de valeurs arbitraire. L’or était une valeur objective, un équivalent de richesse produite. Le papier est une hypothèque d’une richesse qui n’existe pas, soutenu par une arme pointée vers ceux qui sont supposés le produire. Le papier est un chèque tiré par des pillards légaux d’un compte qui n’est pas le leur : sur la vertu de leurs victimes. Surveillez le jour où il rebondira, marqué «compte à découvert»!”

    “Lorsque vous faites du mal le moyen de survie, ne vous attendez pas à ce que les hommes restent bons! Ne vous attendez pas à ce qu’ils restent moraux et perdent leurs vies pour devenir la proie des immoraux! Ne vous attendez pas à ce qu’ils produisent, alors que la production est punie et le pillage récompensé! Ne demandez pas : «Qui détruit le monde?»! C’est vous.”

    “Vous vous tenez au milieu des plus grands accomplissements de la plus grande et productive civilisation et vous vous demandez pourquoi elle s’écroule autour de vous, alors que vous maudissez son essence de vie — l’argent. Vous considérez l’argent comme les sauvages avant vous, et vous vous demandez pourquoi la jungle se resserre autour de vos villes. À travers l’Histoire, l’argent a toujours été saisi par des pillards d’un type ou l’autre, dont les noms ont changé, mais dont les méthodes sont restées les mêmes : saisir la richesse par la force et garder les producteurs liés, humiliés, défamés et privés d’honneur. Cette phrase au sujet du mal de l’argent que vous babillez avec imprudence, vient d’une époque ou la richesse était produite par le travail des esclaves — esclaves qui répétaient les mouvements déjà découverts par l’esprit de quelqu’un et laissés sans amélioration pendant des siècles. Aussi longtemps que la production était dominée par la force et que la richesse était obtenue par la conquête, il y avait peu à conquérir, pourtant à travers les siècles de stagnation et de famine, les hommes ont exalté les pillards, comme aristocrates d’épée, aristocrates de naissance ou aristocrates de bureau, et méprisé les producteurs comme esclaves, traiteurs, marchands — et industriels.”

    “À la gloire de l’Humanité, il y avait, pour la première et seule fois de l’Histoire, un pays d’argent — et je ne peux donner de tribut plus élevé ou plus révérend à l’Amérique, puisque ça veut dire : un pays de Raison, de justice, de liberté, de production et d’accomplissement. Pour la première fois, l’esprit et l’argent de l’Homme ont été libérés, et il n’y avait plus de fortunes par conquête, mais seulement des fortunes par le travail et, au lieu d’hommes d’épée et d’esclaves, il est apparu le véritable créateur de richesse, le plus grand travailleur, le plus valeureux type d’être humain — le parvenu — l’industriel américain.”

    “Si vous demandez quelle est la plus fière distinction des Américains, je choisirais — parce qu’elle inclue toutes les autres — le fait qu’ils sont le peuple qui a créé l’expression «faire de l’argent». Aucun autre langage ou nation n’a jamais utilisé ce terme avant ; les hommes ont toujours considéré la richesse comme étant une quantité statique — à saisir, mendier, hériter, partager, piller ou obtenir en guise de faveur. Les Américains furent les premiers à comprendre que la richesse doit être créée. Les mots «faire de l’argent» contiennent l’essence de la moralité humaine.”

    “Pourtant, ce sont les mots pour lesquels les Américains ont été dénoncés par les cultures pourries des continents de pillards. Maintenant, le credo des pillards vous a amené à considérer vos plus grands accomplissements comme une marque de honte, votre prospérité comme culpabilité, vos plus grands hommes, les industriels, comme des abuseurs, et vos magnifiques usines comme le produit et la propriété du travail musculaire, le labeur des esclaves sous le fouet, comme les pyramides d’Égypte. La fripouille qui minaude qu’il ne voit pas de différence entre le pouvoir du dollar et le pouvoir du fouet devrait apprendre la différence sur sa propre peau — comme, je crois, il le fera.”

    “Jusqu’à ce que, et à moins que vous ne découvriez que l’argent est la racine de tout bien, vous demandez votre propre destruction. Quand l’argent cesse d’être l’outil avec lequel les hommes traitent entre eux, alors les hommes deviennent les outils des hommes. Le sang, les fouets, les fusils — ou les dollars. Faites votre choix — il n’y en a pas d’autres — et votre temps tire à sa fin!”

  26. Peut-être as-tu raison. Tu me sembles particulièrement bien renseigné. Mais tu détournes le sujet de ce billet.

    Ce à quoi je m’oppose, c’est l’opinion de Louis qui croit que La Presse aurait dû empêcher l’existence de l’article spécifié ci-haut au sujet des opposants américains au plan Obama en matière de santé.

    Et puisqu’on ne peut revenir en arrière, Louis voudrait des sanctions contre Roy en raison de cet article précis.

    Si tu changes d’article, si tu veux démoniser Roy pour d’autres raisons, libre à toi, mais moi, je considère que tu changes de sujet.

    Roy qualifie de « rhétorique ignare, irrationnelle, souvent haineuse » les arguments de la droite américaine. Doit-on pour cela le faire taire? Je crois que non.

    Si tu vois une raison pour La Presse de refuser de publier ce texte, précise-le. Mais si tu parles d’un autre texte, ne sois pas surpris que je trouve ton argument faiblissime.

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