Le cas Mongrain

J’ai déjà eu du respect pour Jean-Luc Mongrain. À une certaine époque, il présentait ses sujets avec passion tout en respectant au minimum les faits et en présentant les deux côtés de la médaille. Aujourd’hui, malheureusement, il n’est plus qu’un bouffon parmi d’autres, sorte de représentation graphique de ce qu’aurait l’air la radio-poubelle de Québec si elle passait à la télévision. Après un an de sabbatique, on aurait pu croire que Mongrain aurait eu le temps de vivre un peu et de se questionner sur les impacts négatifs que peuvent avoir ses interventions. Visiblement, ce n’est pas le cas.

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Son leitmotiv est connu: c’est la faute aux fonctionnaires. Tout, dans son discours, se résume à cela, peu importe la situation. Si une école impose une longue liste d’effets personnels à acheter aux parents, ce n’est pas parce que les écoles sont trop pauvres pour les fournir ou parce que de nombreux parents reçoivent une aide gouvernementale à la rentrée. Non, c’est la faute aux fonctionnaires. Et si un autre établissement scolaire pour raccrocheurs demande à ses étudiants de porter des pantoufles pour éviter de salir le plancher, ce n’est pas parce que l’institution est sous-financée et n’a pas les moyens de se payer un concierge à temps plein. Non, non, c’est la faute à la direction, ces fonctionnaires, ces « imbéciles ».

Avec Mongrain, pas de nuances, pas de reconnaissance de l’importance du travail des fonctionnaires et du fait qu’une société évoluée dispose de bureaucrates bien payés, insensibles à la corruption et cherchant des solutions avec les moyens qu’on leur consent. Non. Pas de dénonciation du sous-financement des institutions publiques ou des efforts incroyables accomplis par de nombreux gestionnaires pour assurer des services de qualité malgré des revenus limités. On tape dans le fonctionnaire. C’est facile, et ça fait vendre. Après tout, ça se paie ce salaire dans les six chiffres!

Parfois, l’animateur reçoit des invités. Dans certaines émissions de qualité, c’est l’occasion de débattre des véritables enjeux et de chercher à bien cerner le problème. Pour l’animateur aux mimiques comiques, c’est plutôt l’occasion d’avoir un faire-valoir lui servant de prétexte pour faire une autre de ses « montées de lait ».

Pas plus tard que mercredi, par exemple, il recevait Michel Nadeau, directeur général de l’Institut sur la gouvernance, pour « analyser » le prêt de 75 millions consenti par Investissement Québec pour la vente du club de hockey Canadien de Montréal aux frères Molson. M. Nadeau n’a cessé, tout au long de l’entrevue, de dire à quel point ce prêt était une bonne affaire et de souligner que le gouvernement – nous – allait empocher au moins 4 millions de dollars en intérêt. Et durant toute la durée de l’entrevue, Mongrain n’a cessé de l’interrompre ou même de faire abstraction de ce que son invité disait, comme s’il ne l’écoutait même pas. « Nous vivons dans une véritable république de bananes » a-t-il affirmé alors que Nadeau venait pourtant de lui expliquer les avantages de ce prêt. Mongrain n’a même pas écouté son invité. Il s’était simplement préparé pour son coup d’éclat et a cru pouvoir le glisser après que son invité ait parlé.

Or, voilà qui constitue le problème central de Mongrain et des autres animateurs de médias-poubelles: l’information et la recherche de la vérité ne sont pas au centre de leur démarche. Ils prennent la situation à l’inverse: là où les journalistes sérieux se servent d’une information pour forger leurs opinions, les Mongrain de ce monde utilisent leurs opinions, le plus souvent des préjugés sans fondement, pour essayer d’orienter l’information. Et le pire, c’est qu’ils réussissent à contaminer les enjeux publics.

En effet, par exemple, la controverse au sujet du Moulin à Paroles ne serait jamais devenue ce qu’elle a été sans la campagne systématique de dénigrement entretenue par les radio-poubelles de Québec. C’est suite à la manipulation de l’information par des gens aux forts préjugés que de nombreux politiciens ont choisi de se dissocier de l’événement. Cette décision n’a jamais été rationnelle; c’est le combustible des passions, alimentées par les vidangeurs des ondes, plutôt à droites qu’adroits, qui ont permis l’embrasement.

Voilà le noeud du problème. Dans une société où une grande partie de la population ne peut même pas lire un texte suivi et où nous craignons comme la peste les débats et les argumentations solides basées sur des faits, n’importe qui ayant l’air convaincu de ses idées et donnant l’impression de savoir de quoi il parle peut se donner une apparence de crédibilité, indépendamment de la qualité de ses arguments. Dit autrement: un peuple qui ne lit pas, écrit peu, est peu scolarisé, ne s’intéresse pas à son histoire et n’a pas été habitué à se forger lui-même sa propre opinion des choses est très vulnérable à tous les charlatans passant de village en villages pour offrir leurs médicaments miracles. « Oyez, oyez, buvez cette boisson et vos cheveux repousseront! » Écoutez cet animateur et vous deviendrez plus intelligent. Mensonge.

En fait, le vrai problème n’est pas Mongrain. Mongrain, c’est un spectacle, un personnage. C’est l’oncle un peu gâteux qui vous divertie à Noël en imitant votre tante. C’est le sans-abri qui, par une température de trente degrés, remercie le ciel qu’il ne neige pas parce « qu’il ferait chaud en tabarnac pour pelleter ». Mongrain, c’est le gars dans toutes les tavernes qui aurait rêvé de devenir comédien ou animateur et qui monte sur un tabouret après trois ou quatre bières pour interpeler ses camarades de boisson. C’est le vieil homme ratatiné et sans dentier sur le banc de parc qui mâchonne sa lèvre inférieure et roule des yeux en lançant des « ouais, ouais » censés tout expliquer de la vie et de la mort. Mongrain, représente tout cela à la fois.

Le vrai problème n’est pas Mongrain, mais plutôt qu’une grande partie de la population préfère suivre bêtement l’opinion d’un individu charismatique ayant l’air convaincu de ses idées plutôt que de faire l’effort de réfléchir par elle-même. Le problème, c’est qu’en-dessous du spectacle des opinions sans fondement, on bâtit une société de moutons qui, devant le charme du berger, oublie qu’on les conduit à l’abattoir.

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17 Réponses

  1. Mongrain n’est pas pire qu’avant.

    Moi aussi, dans les années 80, au début de sa carrière, j’avais grand respect pour lui et le trouvais non-conformiste.

    J’étais ignorant.

    C’est nous qui avons appris. C’est pourquoi nous voyons maintenant le charlatant ou ignorant qu’il a toujours été.

    Grâce à la fantastique librairie ouverte et complète qu’est internet, nous avons accès à la vérité et nous voyons maintenant à quel point ces colporteurs de bobards, dans tous les médias de masse, sont infectes.

  2. Oui c’est plate qu’il y ait autant de mouton. C’est frustrant, même. Sauf qu’en bout de ligne les gens ont le choix d’écouter passivement les médias de masse ou non. Personne n’est forcé d’être un mouton. Personne est forcé d’être illettré ou ignorant.

  3. Sur le blogue de Mongrain on peut se rendre compte du journaliste tordu :

    http://mongrain.blogue.canoe.ca/2009/09/11/world_trade_center_la_theorie_du_complot?

    Le titre lui-même est assez tordu:

    « World trade center: la théorie du complot perdure »

    Donc, selon Mongrain, personne n’aurait comploté cet attentat. Pas même Ali Baba Bin Laden et ses 40 terroristes.

    Encore plus tordu:

    « Et vous, croyez-vous à un attentat terroriste ou à la théorie du complot? »

    Selon Mongrain, un attentat terroriste ne se complote pas. Donc, il est impossible de répondre à cette question, car la théorie du complot dont il parle est justement cet attentat terroriste.

    Le journaliste qui pose les questions au publique. C’est nouveau, ça.

    Que croyez-vous ! Comme s’il sagissait de religion.

    Il n’ose même pas soulever la plus petite contradiction à la version officielle.

  4. […] Lagacé (plein de fautes, je le concède, mais sûrement écrit sur le coup de la colère) et puis, ce collègue blogueur qui fait aussi toute une critique sociale de pétage de coche en ondes. Parce que, je vous avoue, même si c’est drôle, les […]

  5. Je suis plutôt en accord avec votre commentaire.
    J’y mettrais une nuance qui serait on choisi notre plat dans un menu.

  6. En fait il me semble que même l’information passe par le moule du divertissement, du spectacle.

  7. Totalement démagogique ton commentaire Gégé. Bien sur qu’un acte terroriste se complote, mais tout le monde sait, surtout les personnes qui viennent commenter ici, que la « théorie du complot » dit que c’est le gouvernement américain, dirigé par G.W. Bush à l’époque, qui a organisé les attentats du 9/11 2001 pour pouvoir envahir les états arabes et voler les réserves d’or noir et de cannabis.

    Et dis-moi pour quelle(s) raison(s) le gouvernement américain de l’époque aurait organisé les attentats qui ont tués près de 2300 personnes, détruit ce qui faisait la fierté financière des américains et attaqué le pentagone.

    Oui, la théorie du complot perdure grâce à du monde comme toi qui n’arrête pas de dire que tout est de la faute des gouvernements.

  8. @Gébé Tremblay: Perspective intéressante. Il est vrai qu’il y a vingt-cinq ans, avant Internet, on prenait pour acquis que ce que disait un animateur de télévision était la vérité. Aujourd’hui, on peut facilement démontrer le contraire en quelques clics. Peut-être en effet qu’Internet nous a permis de devenir… plus intelligents!

    @Rémi: D’accord avec toi, sauf qu’en bout de ligne les gens écoutent des émissions à la hauteur de ce à quoi ils ont été habitués. S’ils ont un secondaire deux et ont de la difficulté à lire un texte suivi, il y a fort à parier qu’une émission sur les ramifications du conflit israélo-palestinien risque de moins les intéresser. Mongrain, c’est peut-être simplement un nivellement pas le bas. Un nivellement dangereux, car orienté idéologiquement et qui induit en erreur une bonne partie de la population.

    @Martin R.: Je crois que c’est un autre débat, mais je crois qu’il y avait des tas de raisons pour que le 9/11 ait eu lieu. Si jamais tu as envie de lire le meilleur livre sur le sujet (à mon avis): « Crossing the Rubicon: the Decline of the American Empire at the End of the Age of Oil », de Michael C. Ruppert. Tout y est démontré, et une récompense de 1000$ est offerte à quiconque trouve une erreur. On démontre de quelle façon Cheney et cie. ont « laissé se produire » le 9/11 (ce qui est différent d’avoir organisé) et facilité les attentats après avoir appris les plans d’Al-Qaeda. Je te conseille vivement ce livre. Vivement.

    @un gars: Oui et non. Oui, un peu, c’est sûr. On veut des titres accrocheurs, qui frappent. Mais sur le fond, Radio-Canada, par exemple, offre de l’information de qualité. Prends le Club des Ex, par exemple. Oui, la forme est une spectacle, et la pub parle même de gens « colorés », mais le fond est très intelligent et les arguments y sont percutants. Je crois qu’on a avantage à assister à cette confrontation des idées plutôt que d’avoir un Mongrain qui ressasse ses préjugés (de droite) à toutes les émissions dans un interminable monologue.

  9. […] AJOUT : Désapprobation chez MM. Dion et Préfontaine. […]

  10. « …mais tout le monde sait, surtout les personnes qui viennent commenter ici, que la “théorie du complot” dit que c’est le gouvernement américain, dirigé par G.W. Bush à l’époque, qui a organisé les attentats du 9/11 2001 pour pouvoir envahir les états arabes et voler les réserves d’or noir et de cannabis. »(Martin R.)

    Cher Martin R., il n’y a pas d’unique théorie du complot dont tout le monde sait.

    La théorie que vous décrivez ici n’est qu’une parmis tant d’autres.

    Les attentats ont défénitivement été complotés.

    La commission officielle a donné SA théorie du complot tout comme bien d’autres ont donné la leur.

    Il n’y a pas de LA théorie du complot. Si vous acceptez cette propagande, alors vous admettez que la version de la commission officielle n’est pas une théorie mais la vérité.

    Vous déclarez donc que la version officielle ne comporte aucune contradiction.

  11. « Peut-être en effet qu’Internet nous a permis de devenir… plus intelligents! »

    Peut-être pas plus intelligents, mais définitivement mieux informés.

  12. « On démontre de quelle façon Cheney et cie. ont « laissé se produire » le 9/11 (ce qui est différent d’avoir organisé) et facilité les attentats après avoir appris les plans d’Al-Qaeda. »(Louis P.)

    C’est en plein ça. Le Mossad a aidé à la préparation. Il est infiltré depuis longtemps dans toutes les organisations terroristes. Des agents du Mossad ont été arrêtés le 11 sept en train de filmer l’événement. Ils étaient arrivés d’Israel spécialement pour ça et repartaient le lendemain.

  13. Très bon texte monsieur Préfontaine!

    Je connais bien la ville de Québec et je peux vous dire que les radios-poubelles y pourrissent le climat social. D’accord aussi au sujet de l’éducation comme moyen de défense contre les démagogues. Malheureusement, les cours de philosophie viennent trop tard dans le cursus scolaire québécois car une connaissance de base des modes de fonctionnement du sophisme vous protège de tous les Jeff Filion de ce monde.

    Bonne journée!

    Sophisme: raisonnement qui semble valide mais dont un élément au moins est faux, le sophisme est généralement volontaire et fait avec l’intention de tromper

  14. Je suis plutôt d’accord avec ton opinion, Louis. Mais évidemment, j’apporte mon grain de sel…

    Pour moi, Mongrain n’est pas un problème; ce n’est qu’un symptôme. Si Mongrain meurt (je ne le souhaite pas), il sera remplacé. Le problème, c’est qu’il y a une demande pour ça.

    Le problème, ce n’est pas que les animateurs de radio-poubelle existent; le problème, c’est qu’ils aient des cotes d’écoute.

    Personnifier le problème nous empêche de bien l’identifier. Le vrai problème, c’est la population qui se contente de peu. Être méchant, je dirais que la population exige de l’information de faible qualité.

    L’information de bonne qualité exige des reportages de plus de 5 minutes. Elle exige des journalistes qui font autre chose que d’aller voir les voisins et demander s’ils s’attendaient à un drame familial. Elle exige une mise en contexte des enjeux nationaux et internationaux. Et la population n’est pas prête à fournir autant d’effort. Ce qu’elle demande, c’est une présentation courte, avec de préférence des larmes (ou, à défaut, n’importe quelle émotion intense) qui permettra de se faire une opinion facilement, rapidement, mais souvent incorrecte.

    Un autre défaut de la population: elle aime se faire conforter dans ses opinions. Si la mode est à « les jeunes sont de plus en plus violents à cause des jeux vidéo », alors les spécialistes invités à en discuter seront presque toujours de cette allégeance. On n’invite pas les empêcheurs de penser en rond parce que la population ne veut pas les entendre.

    Exemples: avant la crise économique, il y avait des économistes qui prédisaient correctement la crise. Pourtant, on ne les invitait que pour rire d’eux. Quand la crise battait son plein, les médias n’arrêtaient pas de nous bombarder de comparaisons avec la Grande Dépression. Quand ça va bien, on ne veut pas entendre ceux qui disent que ça ne va pas si bien que ça et quand ça va mal, on ne veut pas entendre ceux qui disent que ça ne va pas si mal que ça. On ne veut qu’être conforté dans nos opinions.

    Et comme nos média veulent des cotes d’écoute, ils répondent à la demande des consommateurs. Ils leur donnent ce qu’ils désirent entendre. De la piètre information.

    Le seul espoir, ce serait de rendre la population plus exigeante. Mais je suis pessimiste.

  15. Pour enchainer sur les dérapages de la radio-poubelle, voici un texte que j’ai écrit hier après avoir écouté en différé une émission qui a ruiné la chance de faire de ce projet un événement rassembleur.

    Le Moulin à Paroles… incendiaires

    Certains ont craint que les lectures du Moulin à Paroles promeuvent une violence terroriste. Il n’y a pas vraiment de terreau fertile suffisant pour justifier de telles craintes. Par contre, les dangers de dérapage dus à des enflures verbales actuelles sont beaucoup plus à surveiller. Ainsi à Québec, celui qu’on désigne de plus en plus comme le représentant actuel de la radio poubelle a mené une guerre sans merci à ce projet qui se voulait simplement commémoratif et historique avec une facture littéraire.

    Dès le 2 septembre, Sylvain Bouchard, du FM 93 à Québec, a fait une séance de déchirage de chemise peu commune pour présenter le projet comme un affront scandaleux mené par les troupes souverainistes et orchestré de Montréal. Rien n’y a échappé. « Les talibans de Montréal » qui s’en viennent « célébrer leur victoire », « contre la Ville de Québec », contre les « partisans de la liberté d’expression », « célébrer notre défaite », « danser sur la tombe de notre projet de reconstitution de la bataille des Plaines », « piétiner le sol des Plaines » et « qui vont rire de nous ». Il a même fait référence à « nos soldats qui meurent en Afghanistan alors qu’on ne peut plus se faire respecter chez nous, sur nos plaines, sur notre gazon »

    L’attitude de Bouchard est extrêmement pernicieuse et divisive. Il sépare le Québec en 2 factions opposées et monolitiques : les fédéralistes de Québec qui souhaitaient ardemment fêter la défaite de 1759 en simulant le massacre des français et les souverainistes de Montréal qui, par des « menaces extrémistes », avaient fait dérailler le projet des premiers et qui venaient maintenant les narguer en venant faire de la propagande politique souverainiste, en plein territoire fédéral

    Avec Bouchard on ne fait pas de prisonnier. On frappe pour tuer. Aucune nuance, aucune tolérance, pas la moindre hésitation à présumer de la mauvaise foi, voire du complot, des organisateurs qui avaient réussi, jusque là, à enrôler de nombreuses personnalités dans un projet emballant. Et comme sa radio a une forte audience, les politiciens frileux se sont défilés les uns après les autres.

    Au lieu d’un bel événement rassembleur, on se ramasse avec des cicatrices et plus de divisions et d’animosité entre les 2 grandes villes et entre les tenants des 2 principales options politiques. Au lieu de célébrer la nation, on joue le jeu des ennemis de la nation qui adorent nous voir nous entredéchirer.

    (Toutes les références sont disponibles sur les podcasts du site du FM 93. Ça commence le 2 sept à 7 :54 h et le 3 sept à 6 :45)
    http://www.fm93.com/bouchard-en-parle_b_2_Form.html

  16. Bonjour Louis! J’adore tes articles même si je ne les commente pas souvent!

    En ce qui concerne J.-L. Mongrain, cela fait longtemps que je l’appelle « le tampon »…

    Pourquoi? Avant la venue de ce genre d’individu, les gens revendiquaient, et la plupart du temps en descendant dans la rue. Depuis la venue de ce genre de « soupape », les gens se croient défendus dans différents domaines et laissent le soin de la parole à ce genre d’individu!

    Le « tampon » devient très utile à ceux qui préfèrent ne pas avoir trop de contestation dans les rues. De là le terme « tampon »!

    L’un des seuls journalistes/informateurs à avoir vraiment pris son rôle au sérieux, s’appelait Gaétan Girouard! Voyez ce qui lui est arrivé! On l’a suicidé… (Je n’y ai jamais cru!) Il a touché à des choses qu’il ne devait pas! On l’a prévenu, mais il a continué… On l’a donc suicidé! (Lisez le livre sur les journalistes Américains, si vous pouvez le trouver, qui s’appelle « Black list »… Vous comprendrez plein de choses sur la réalité des années 2000.

    P.S. Louis tu écris: « Après tout, ça se paie ce salaire dans les six chiffres! »

    Es-tu certain que ce n’est pas dans les sept chiffres? Du moins à TQS, c’était le cas! ($1,300,000.00 par année, pour être plus précis! De source plus que sûre!)

  17. Pas pu m’empêcher de mettre ce billet dans mes signets Delicious ( http://delicious.com/slyberu )

    Excellente analyse qui dit bien ce que je pense du bouffon amuseur public con-sidéré comme beaucoup plus que cela, malheureusement…

    Réveillons-nous !

    P.S.: Il ne faut pas oublier que Mongrain mène son auditoire comme un ancien curé ses ouailles, lui qui a déjà étudié pour devenir prêtre ;-/

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