Faut-il couper les vivres aux universités anglophones?

La sortie de l’ex-premier ministre Bernard Landry pour une francisation obligatoire du cégep, hier, m’a laissé un goût doux-amer en bouche. Doux parce qu’il était plus que temps de s’attaquer au problème que pose les 40% d’allophones qui choisissent le cégep en anglais. Amer parce que Landry, au pouvoir, n’a rien fait en ce sens et que la critique se déclame toujours plus facilement quand on n’est plus en position de pouvoir. Mais amer, surtout, parce qu’il ne s’attaque pas au véritable problème : les universités.

universites-anglophones

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En effet, comme le note Marc Chevrier, professeur au département de science politique de l’UQAM, les trois universités anglophones québécoises reçoivent 27% des subventions normées alors que les anglophones de langue maternelle au Québec ne représentent que 8,2% de la population (2006). En clair, elles sont trois fois plus financées que ce que leur poids démographique devrait permettre. Elles reçoivent également la part du lion du financement fédéral : entre 2000 et 2005, McGill, par exemple, a obtenu 121 des 213 chaires de recherches accordées au pays (194 sur 213 chaires sont anglophones). En 2004-2005, elle a également obtenu 60% de l’ensemble des contributions de recherches versées par les agences fédérales du financement.

À l’opposé, les francophones hors-Québec ne jouissent pas des mêmes privilèges. En 2004, l’investissement aux universités anglophones du Québec se chiffrait à près de 400 millions de dollars par année alors que l’ensemble du financement supérieur offert aux francophones pour toutes les autres provinces se chiffrait à 72 millions de dollars! Considérant qu’il y a près de 950 000 francophones hors-Québec contre près de 575 000 anglophones au Québec, l’investissement québécois pour ses universités anglophones est près de six fois plus élevé que celui offert aux francophones hors-Québec! On le constate, les universités anglophones du Québec sont choyées.

Le problème est le suivant : pendant que les Québécois débattent d’affichage, de francisation de raisons sociales anglophones, de changements de noms de rues, de services offerts en français – l’apparence de francisation – les anglophones se concentrent sur ce qui leur permet réellement de prospérer sans jamais avoir à apprendre le français : la vie intellectuelle. Nous dansons le tango avec les virgules et la proportion d’écriture française en relation avec celle anglaise pendant que les anglophones jouissent d’une éducation de meilleure qualité leur permettant d’occuper des postes prestigieux dans un milieu culturel anglophone vivace.

Par ailleurs, on parle beaucoup de sous-financement des universités. Le PLQ a même augmenté les frais de scolarité de près de 30%, faisant porter le fardeau de l’éducation aux jeunes qui commencent dans la vie. On a pourtant un autre choix, beaucoup plus utile socialement : prendre aux universités qui en ont beaucoup (McGill, Bishop, Concordia) et donner à celles qui crient famine (UQAM, UdM, Laval, UdS). En finançant le réseau anglophone à la hauteur de son poids démographique, on pourrait sauver 66% du financement qui lui est accordé et cet argent pourrait être réinvesti dans le réseau francophone.

Les lois imposant le français ont leur utilité, mais elles sont souvent trop brutales, trop directes, et donnent l’impression d’une injustice aux anglophones vivant ici, pouvant contribuer à leur radicalisation. En finançant plus adéquatement le réseau francophone à même les fonds d’institutions anglophones souffrant d’embonpoint financier, on pourrait arriver au même objectif d’une manière beaucoup plus élégante : les anglophones choisiraient les cégeps et universités francophones non pas parce qu’on les oblige, mais parce qu’elles sont de meilleure qualité et leur offre tous les outils pour s’épanouir… en français! En ce moment, loi ou pas loi, entre une McGill sur la montagne et nageant dans l’argent et une UQAM dans un sous-sol et en quasi-faillite, le choix est trop clair.

À quand un véritable débat sur le financement des universités anglophones? Qui aura le courage de s’attaquer à cette injustice?

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64 Réponses

  1. Billet très informatif, merci Louis.

  2. Merci un gars! 🙂

  3. Même René Lévesque insistait pour que le PQ conserve aux Anglos leur droit à des écoles anglaises publiques subventionnées….
    Faut arrêter de se coucher devant les Anglos, on n’est plus des petits chiens de poche….

  4. Oui ! … Au mon dieu, je suis un nazi ! (j’anticipe le point godwin pour attaquer directement le vrai debat)

  5. Le droit des anglos d’avoir leurs ecoles, oui. Moi aussi je suis pour. Ca n’a rien à avoir avec un financement disproportionné et des avantages incalculables sur les ecoles francophones. Surtout au niveau international où la grande majorité des cours sont en anglais, dans le monde entier (meme en France).

    On devrait presque tenir compte des donnations privées pour le partage. Meme que je nationaliserai ces donations pour qu’elles soient ensuite repartie equitablement pour tous les eleves de la nation et non plus suivant les preferences où les coups tordus comme Hydro, de la part des amis des anglos et des federalistes… qui detiennent la grande majorité des grandes entreprises au Quebec. On n’a pas encore rattrapé le retard qu’on avait en 70 quand le monde des affaires etait purement anglais ! Y a que 40 ans de ca hein !

  6. « dans le monde entier (meme en France) » ==> looooool Faut pas croire ce que les fédéralistes vous disent dans les médias. Chez nous (en France), même les profs d’anglais ne parlent pas correctement anglais (bien que ça s’améliore) donc on n’est pas prêt d’avoir des cours en anglais.

    Les seuls études qui nécessite l’apprentissage de l’anglais sont les études d’ingénieur.

    Sinon pour revenir au sujet principal, ce n’est pas tellement en fonction du nombre de locuteurs d’une langue que l’on doit attribuer le financement mais plutôt en fonction de l’état des caisses et du nombre d’étudiants. Si les caisses sont excédentaires à un certain niveau (à définir), cette année, on ne donne rien. Si la réserve n’est pas suffisante (voire même est déficitaire), on donne tant de dollars par étudiant.
    Ça serait logique, non ?

  7. Il y a des cours internationaux qui se donnent en anglais en France et bien souvent par des profs qui ne sont pas francais, donc oui parfois l’anglais peut avoir un accent allemand, italien, espagnol… Bienvenu dans la mondialisation du savoir. Tu devrais te renseigner au lieu de croire que je te parle de l’ecole francaise classique, celle suivit par les petits franchouillard.

    D’ailleurs en 2009, beaucoup de jeunes profs d’anglais ayant fait leurs etudes en angleterre ou aux USA, parlent tres bien anglais, bien mieux que nos vieux profs d’antan. Le monde change. Il faut etre à la page.

    Il reste vrai que beaucoup de nos dirigeants ont encore un accent pitoyable… quand ce n’est pas tout simplement la syntaxe et le vocabulaire !

    « The yes, needs the no, to win, against the no. » et avec l’accent qui va bien : « win ze yes, need ze no, to win, again ze no »

    Et chez toi, c’est chez moi aussi lapin :). J’ai la double nationalité, quebecoise et francaise. J’ai vecu un quart de siecle en France, je pense que ca me donne le encore droit de dire comment ca se passe dans mon pays.

  8. @reblochon : donc tu es plus vieux que moi … c’est peut-être toi qui n’est pas à la page après tout ? 😀

    Quant aux cours internationaux dont tu parles, oui ils se donnent dans quelques écoles d’ingénieurs, parfois de commerce. Je les ai suivi. Je sais l’effet que ça fait sur les recruteurs : « ah bon mais c’est quoi exactement ? J’avais jamais vu ça alors que je fais passer des entretiens toutes la journée, vous vous foutez de moi ? »

    La nationalité québécoise ? Si les québécois l’avaient, ce blog n’aurait pas à traiter tout les problèmes qu’il traite (peut-être d’autres, certes)

  9. Je dis nationalité quebecoise, meme si elle n’existe pas, car je ne suis pas canadien et que j’ai du prendre forcé cette citoyenneté vu que le Quebec n’est pas encore considéré par le ROC comme une nation à part entiere.

    L’effet sur les recruteurs… ha ha ha, je n’en doute pas.

    Les jeunes (je devrais surtout dire : nouveaux) profs d’anglais que je connais en France, ont passé bien souvent leurs fins d’etudes aux USA ou en angleterre, ont des diplomes americains ou anglais et parlent parfaitement bien anglais. Ils enseignent aujourd’hui, tu n’as pas du les avoir !

  10. Je sais bien pour la nationalité, je compte faire la même chose (sauf que moi je dirai nationalité acadienne 😉

    Pour les profs, si j’en ai eu un comme ça. Il avait été tellement bien formé aux USA qu’il en avait pris certaines réflexions. Il pensait que nous parlions tous anglais et que ce n’était pas normal que nous ne le comprenions pas. Toute l’année, il s’est contenté de parler tout seul en anglais sans jamais rien expliquer, sans jamais faire un point de grammaire.

    Quoiqu’il en soit, je ne doute pas qu’il existe de bons profs d’anglais, je sais bien qu’il existe des cours en anglais, mais ça ne fait pas du tout de la France un pays ou la majorité des cours sont en anglais comme tu l’as dit.

  11. Salut Cr0vax,
    J’ai beau relire, je ne trouve pas où Reblochon a dit que la majorité des cours en France sont en anglais. Quant à ta nationalité acadienne, je te souhaite bonne chance parce que les Acadiens ne forment que 32% de la population du NB.
    Or les lois sont faites par les états et seul le Québec est en position assez majoritaire (80% de francophones dont beaucoup d’Acadiens comme Bernard Landry) pour pouvoir donner un peu de tonus musculaire à cette notion de nationalité.

    J’ai bien hâte de pouvoir mesurer le sérieux de madame Marois quant à son projet de loi sur la « Citoyenneté québécoise ».

  12. Je cite « Surtout au niveau international où la grande majorité des cours sont en anglais, dans le monde entier (meme en France). »

    Pour les stats, merci je savais. C’est aussi 1 millions de francophones au Québec (même si la plupart ignorent tout bonnement qu’ils sont acadiens) comme tu le souligne (Landry mais aussi LeBlanc, Thériault, etc.), un certain nombre au Maine etc.
    C’est un choix culturel. Je ne me retrouve plus dans les acadiens que dans les français ou les québécois.

    Quant à la force du peuple acadien, c’est précisément qu’il n’a ni région, ni état, ni rien. C’est une situation qu’ils savent gérer (3 millions de personne sont d’ascendance acadienne, quand on connait leur histoire, c’est une incroyable prouesse !). Être partout et nulle part à l’heure de la mondialisation, c’est un sacré don. Le Qc a la force d’être une province mais du coup ne sait pas gérer ce qui échappe à son pouvoir. Ce sont deux situations différentes, deux forces bien différentes.

  13. Hum. Désolé, mais je suis en total désaccord. Autant j’aime beaucoup chialer contre la principale de McGill et son institution, autant je dois ici simplement poser quelques questions :

    – Si l’on enlève McGill de l’équation, que reste-t-il de ce supposé déséquilibre à base linguistique?

    – Il convient de décortiquer ce que l’on regroupe, un peu fallacieusement, sous le terme de « subventions normées ». Il ne s’agit pas simplement, là-dedans, des subventions sur base EETP (étudiant équivalant temps plein), mais aussi de subventions pour le développement international, l’entretien des bâtiments (avec un important malus pour McGill ici), l’accueil des étudiants étrangers (qui rapportent beaucoup aussi, mais c’est un autre débat) et aussi, finalement, d’un ensemble de subventions propres aux « missions particulières » des établissements. Avec, parmi ces missions, un morceau de choix : la médecine. Qui, encore une fois, ajoute au déséquilibre entre McGill et le reste des établissements.

    – Il n’est pas correct d’amalgamer subventions de recherche dédiées avec les autres sources de financement. À moins que vous ne préfèreriez que l’on accorde des subventions aux projets sur la base de la langue plutôt que sur le mérite?

    Par contre, il est exact de dire que McGill, par rapport à l’ensemble des établissements universitaires québécois, est totalement et à tous points de vue, dans une classe à part. Mais les raisons qui expliquent cette différence sont davantage historiques que linguistiques. Et les effets indirects et négatifs de cette différence pourraient s’atténuer par certaines mesures, comme par exemple en améliorant la rétention des étudiants internationaux. Ou encore, en modifiant la subvention-contrepartie (1$ versé dans une fondation universitaire est égalé par 1$ venant de l’État, jusqu’à concurrence d’1M$ par établissement) pour favoriser un certain rattrapage à ce niveau… etc.

  14. Ha ha ha, je la sentais celle-là et je n’avais pas tort.

    http://blogues.cyberpresse.ca/paquin/?p=718

  15. cr0vax, on parle du probleme des cours internationaux donnés en anglais dans une université francaise, voir un autre sujet ici meme. Je dis juste que la majorité de ces cours sont donnés en anglais de part le monde. En France comme ailleurs. On attire pas des etrangers avec des cours en ouzbeque !

    Je me suis mal exprimé car je me comprenais dans mon cheminement. Quand je dis international, pense COURS INTERNATIONAUX donnés dans des ecoles de nombreux pays et ouvert à tout le monde, surtout les etrangers qui payent bien.

    Mc Gill et les autres universités anglophones ont un avantage sur les universités francophones du Quebec qui ne peuvent reellement s’angliciser sans creer un precedent et encore plus affaiblir le fait francais dans ce pays pas encore libre et assez fort pour supporter la diversité du monde. en esperant avoir ete plus clair. toutes mes confuses !

  16. Ah ok ! Oui, la très grande majorité des cours internationaux sont effectivement donné en anglais en ce cas 😉 Les deux seules autres langues qui doivent exister sont probablement le français dans quelques universités pour les cours internationaux ayant trait à la diplomatie et le russe.

  17. Bientot le chinois … bientot ! 🙂 (le retour du peril jaune, la prochaine vedette des flims catastrophes americains)

  18. Franchement, bravo M. Préfontaine !

    Voilà ce que je peux appeler « droit dans le mil » !!

    Bernard Landry est en service commandé pour le PQ. Il n’a rien fait au pouvoir et se présente maintenant comme un « résistant » de la dernière heure.

    Ce petit jeu on l’observe depuis 2006. Les « grand-mères » du PQ qui entretiennent une certaine crédibilité d’espoir militant associé au PQ, pendant que ce dernier peut se permettre de badiner l’électorat à loisir.

    C’est malheureux, mais le PQ n’est qu’un atout de plus pour les mêmes qui contrôlent le PLQ. Voter pour un c’est voter pour l’autre.

    Le seul vote qui dérange est celui pour le Bloc.

    Lorsque les Québécois votent pour le Bloc en masse, la fédération n’a plus de sens. Ce n’était pas prévu.

    Tant que les Québécois votent pour le Bloc en masse, ils gardent leur pression sur Ottawa. Empêchent le pouvoir à Ottawa.

    Sont pas bêtes les Québécois.

    Si nous pouvions avoir un bon parti provincial vigoureusement nationaliste ce serait un plus. Mais ce ne semble pas une éventualité prochaine.

  19. Un – le vote pour le Bloc ne derange pas et fait le jeu des federalistes.

    Deux – le seul vote qui derange c’est celui du PQ. Si on avait mis le PQ au pouvoir il y a deux elections de ca, Harper sautait direct dans le ROC, car malgré les cadeaux, on aurait prouvé qu’un Quebecois c’est fier, intelligent et que ca ne s’achete pas… sauf que ce n’est pas ca un Quebecois en 2009 !

    Meme si on remettait le Bloc parti d’opposition, le parti au pouvoir se ferait accuser par l’autre parti du ROC que c’est de sa faute et que eux pourrait mieux faire… que ca soit PLC ou PCC, les gens du ROC n’auraient d’autre choix que de les croire et de revoter pour un des deux au prochain coup. Ils ne nous donneront pas notre independance pour cela et les Quebecois se sentent tellement protegés quand le Bloc est fort, que rester dans le canada ne les derange plus !

    Les Quebecois sont triplement con. Aux dernieres elections ils nous l’ont encore prouvé et aussi dans les derniers sondages. Ca ne veut pas dire que je n’aime pas mon peuple, on peut evoluer, mais ne me parlez pas d’intelligence du peuple quebecois par pitié, on est une fin de race, pas à cause d’Ottawa, pas à cause des immigrants, juste à cause de NOS choix ! Ca fait mal un peuple qui se meurt.

    Ca nous prend le PQ au pouvoir avec le peuple qui le soutien majoritairement et qui lui demande et lui manifeste son desir d’enfin s’assumer et etre maitre chez soi en declenchant un referendum. C’est le peuple qui peut faire cela, c’est le peuple qui doit faire cela. Le PQ, c’est juste un outil… ou une excuse pour les losers. On s’en fout du chef, pas besoin de leader si on est un peuple fier et intelligent.

    Et on s’en calisse tu de ce que Landry dit par rapport à notre destin. Il a bien le droit de parler. On est libre de l’ecouter ou pas. Ca ne change rien. Ce n’est pas lui qui empeche les Quebecois d’etre responsable et de se tenir debout dans le concert des nations libres de ce monde.

    Besoin d’une autre autre grand-mere pour justifier l’inaction de ce peuple de pleutres ?

    Quand je parle à mes amis neo-quebecois, des allophones bien francophones dans la vie, le plus gros reproche qu’ils font, ce qui les empeche d’avoir envie de nous suivre dans ce grand projet que de batir un pays à NOUS, un pays rassembleur, un pays qui nous ressemble… c’est que le peuple quebecois, on parle des pures laines, ils n’y croient meme pas, ils n’ont meme pas les couilles de le faire et qu’on constate meme que la releve du mouvement souverainiste se fait parmi justement les allophones : des gens d’Afrique, d’Europe, du Moyen Orient, d’Amerique du sud, meme d’Asie ! Faut-tu etre arrivé dans le bas de son estime et de sa fierté pour laisser le combat le plus important de son histoire etre mené par des nouveaux arrivants qui y croient plus que ceux qui devraient etre fier de leurs vieilles origines quebecoises … apres tout ce que leurs ancetres ont traversé ! La grande survivance, si c’etait pour en arriver là, si ils avaient su, ils se seraient laissés crever ou assimiler. J’ai honte de mon peuple !

    Faut vraiment avoir de l’amour pour notre patrie et avoir espoir qu’un jour les quebecois se reveillent pour continuer ce combat. J’y crois et j’aime le Quebec plus que n’importe quel pays au monde, plus que mon pays d’origine. Et ce combat, je le fais aussi pour toutes les generations futures, pour mes enfants, pour qu’ils n’aient plus à se justifier quand ils expliquent d’où ils viennent, pour qu’ils soient enfin reconnus à la face du monde. Y a rien de plus pathetique qu’un petit peuple invisible qui agite les bras et que personne ne voit. Parce que pour le reste du monde, sorti de nos medias, nous ne sommes rien d’autre que des canadiens comme les autres ! Comment voulez-vous apres, que des immigrés y comprennent quelque chose quand ils arrivent ici, apres avoir remplis tous les formulaires canadiens avec la belle feuille d’erable rouge et avoir ete accueillis par de bons nationalistes canadiens qui leur expliquent qu’elle chance ils ont eu d’avoir ete acceptés par le canada, le plusse beau pays du monde. Faut avoir entendu une fois dans sa vie le discours de bienvenu de Lucienne Robillard pour comprendre toute la manipulation, la propagande et l’instrumentalisation des nouveaux arrivants par les fanatiques canadiens ne pouvant concevoir un Quebec libre, inclusif et pluraliste, parler en son nom dans le monde.

    Avoir un pays à nous, deja pour creer une cohesion sociale en arretant de diviser le monde, avoir un pays qui nous rassemble, tous Quebecois, c’est essentiel plus que jamais, encore plus qu’en 1970 n’en derange les federalistes nationalistes canadiens !

  20. @Garamond: Lévesque avait de grandes qualités, mais il vivait à une époque où les francophones vivaient de grands progrès. Aujourd’hui, comme tu le dis, nous sommes nombreux à nous écraser devant les anglophones.

    @reblochon: Être à la page, c’est aussi être à la page de la diversité des cultures et du désir de chacun de survivre et de continuer à enrichir l’humanité. Le tout-anglais, je n’y crois pas, et je crois que tant qu’on essaiera de nous convaincre de la nécessité d’apprendre une langue étrangère pour vivre ici, chez nous, nous continuerons de disparaître à petit feu. Il y a langue internationale – pour ce que ça veut dire, dans dix ans ce sera le mandarin – et il y a langue locale. Et notre langue, ici, c’est le français, et il doit être possible d’atteindre les plus hauts échelons sans avoir à parler une langue étrangère.

    @cr0vax: Je crois que de définir le financement en fonction du nombre de locuteurs serait un bon début. Éventuellement, il faudrait tenir compte de la précarité du français dans l’équation et de ne pas se gêner pour réduire le financement des universités anglophones si le français peine à s’imposer dans la métropole. Pour le reste, je suis d’accord avec toi.

    @Frédéric: Je crois que tu poses bien la question en demandant ce qui arriverait si on enlevait McGill de l’équation. La vérité est qu’on ne peut l’enlever. McGill est là, triomphante, aspirant les subventions et rayonnant au centre d’un pôle anglophone en plein coeur de notre métropole. Si on ne trouve pas un moyen de réduire l’attrait de McGill et d’augmenter celui des universités francophones, on ne réussira rien du tout. Il est peut-être temps de penser à réduire les subventions à McGill.

    @Gébé Tremblay: Merci! Je suis d’accord avec ton commentaires sur le PQ. Le PQ et le PLQ sont devenus quasi-identiques, avec la différence que l’un est plus à droite que l’autre. Au niveau linguistique, on a peur de prendre position et de poser clairement la question: voulons-nous, oui ou non, nous donner les moyens de survivre collectivement? Voilà une question taboue au parti de Marois.

    Merci pour vos commentaires!

  21. Louis, normalement vous racontez n’importe quoi (et pour ça, j’aime lire ce blogue) ; je pense que si les francophones canadiens veulent garder leur langue, ils le feront sans l’aide gouvernmentale et même avec la pression anglophone. Les Juifs à Mile-End et Outremont le font avec leur langue (une langue qui était presque morte, il y a 60 années) et leur culture.

    Mais cette fois-ci, Louis, vous avez bien raison.

    Si le gouvernement québécois voulait sérieusement soutenir, appuyer et défendre la langue d’icitte, il la subventionnerait.

    Au lieu de crier : Honte à McGill, institution de la langue du diable, voleur de nos ressources financières; il faut mieux créer une institution universitaire équivilante ou plus-qu’-équivilante. Même si l’on enleve les subventions à McGill, et s’il devient privé, la population le choisira toujours, car McGill resetera la meilleur option québecoise ; ensuite, seulement les riches peuvent l’accéder.

    Les anglophones veulent aller aux établissements francophones – dans les autres provinces, les parents se battent pour les places disponibles dans des écoles françaises. Glendon, l’université francophone à Toronto qui fait partie de York, a un processus de recrutement très sélectif. Je connais beaucoup d’anglophones qui ont effectué leurs études en France parce que le fait d’étudier dans la langue de Molière se présente bien sur leurs CV. Comme disent les Anglais: if you build it they will come.

    Non, le problème est des gouvernements, PQ, Lib, ADQ, et les restes, qui utilisent nos questions de langue en tant qu’outil de nous garder séparer; outil de nous garder assujettis à leurs quêtes de pouvoir. Ils se foutent du français. Ils ne pensent qu’à leurs jobs. Ils croient que si les citoyens sont occupés avec leurs chicanes, ils ne se rendent pas compte que ceux qui sont au pouvoir sont en train de les enculer.

  22. à ajouter:
    Personne ne trouve ignominieux que les 3 universités anglophone au Québec soient meilleures (en réputation) que la plupart des institutions francophones? Si l’on veut changer le monde, il faut investir dans nos infrastructures, dit l’éducation.

    Souvent nous sommes fâchés contre le Canada et les anglophones. Mais ils ne nous ont rien fait! C’est notre gouvernement, chargé de notre culture, qui nous a déçus. Personne ne peut faire pour le Québec que le Québec!

  23. La Chine est une fédération encore plus artificielle que le Canada. Elle est aussi hétérogène que l’était l’URSS et elle est dévorée par des dizaines de mouvements nationalistes dont certains sont protégés par la France et le Japon (Taïwan).

    La Chine éclatera bien avant que le mandarin ne devienne une langue importante.

  24. Oui et non.

    Non, le canada pourrait etre quand meme plus respectueux envers l’aspect distinct de notre nation.

    Oui, le Quebec ne peut compter que sur lui pour changer en commencant par etre souverain. Et ca ce n’est pas le canada qui va nous le donner.

  25. Tiens, c’est intéressant… Les meilleures universités (du moins celles qui ont meilleure réputation et celles qui sont les mieux classées au palmarès des universités) reçoivent plus de chaires. Étonnant!

    Pour moi, l’université se doit d’être ouverte sur le monde. Dans de nombreuses facultés, il est mal vu de faire son bac, sa maîtrise et son doctorat à la même université. On veut que les étudiants soient mis en contact avec des écoles de pensée différentes pour favoriser les idées nouvelles. On veut établir des liens professionnels avec d’autres chercheurs. Sans ce souffle de vie intellectuel, nos universités péricliteraient.

    Nous devons aider nos étudiants à faire quelques années d’études à l’étranger pour qu’ils soient mis à jour sur des sujets qui sont moins avancés ici. Et nous devons accepter des étudiants étrangers ici pour faire rayonner nos découvertes.

    Il faut aussi encourager les professeurs à se promener. Les professeurs invités provenant d’autres écoles enrichissent aussi la formation des universitaires. Si Rutherford est venu au Québec, d’autres grands noms le peuvent aussi.

    Se limiter au français serait un mauvais choix car ce serait restreindre la richesse accessible. Pour moi, une université anglophone solide est un atout considérable pour le Québec en tant que vitrine internationale mais aussi pour la qualité de la recherche et de la formation au Québec.

  26. On s améliore!…Avant on crevait plus vite!….Hist du Québec Contemporain tome 1 chez Boreal c est écrit qu entre 1877 et 1896 la mortalité était de 36.7 pour mille habitants dans le quartier ouvrier et francophone de Ste-Marie et de 18.7 dans le quartier bourgeois et anglophone de St-Antoine….La tradition! Monsieurs!….Et pour celui qui cite l article de Mali ce matin dans La Presse…le gars qui nous traite de nazi linguistique….J aurais une suggestion…Qu il cesse de zigoner la jambe de son ami!…..

  27. Bon samedi Louis,
    J’ai fait un très bon billet sur l’utilité de l’anglais à cette adresse.
    http://chroniquesdungars.blogspot.com/2009/09/baiser-le-ptit.html

    Mais je ne crois pas que cela remette en question ta position sur le sujet. 😉

  28. « le seul vote qui derange c’est celui du PQ. »(Reblochon)

    Hahaha!!

    Mon cher, le PQ au pouvoir creuse la route puis met le gravier pour que lorsque le PLQ prend sa place il ne lui reste qu’à poser l’asphalte !

    C’est comme ça depuis 1996.

  29. Ah oui, on sent toute la pertinence de ton expertise politique. On aurait du refaire un referendum en 96 ou 97 ! Bravo !

    Les troupes et le peuples etaient demoralisés au lendemain du vol de 95, le PQ ayant pris une baffe n’arrivait pas à se remettre à l’action. Landry etait trop occupé à recoller les morceaux au sein du parti. Il fallait etre dedans proche de la tete pour savoir ce qui c’y passait !

    Et c’est sur cela que tu bases ta haine ridicule et ton jugement envers les pequistes ? Ah l’ignorance.

    Ca a eu quelque chose de bon, Bourgeois est parti et a fondé le RRQ. Un mouvement tres important pour servir de repere aux souverainistes de tout acabit dont les pequistes.

    Je peux te dire que si le peuple elit le PQ de facon marquante en 2012 et que celui-ci ensuite lui montre son envie de devenir souverain, les conditions gagnantes etant presentes, Pauline ou qui que ce soit à la tete de ce parti ne pourrait refuser de declencher un referendum sans sauter immediatement ! Le probleme ce n’est pas le PQ, ca ne reste qu’un outil, c’est de la facon dont on s’en sert qui fait que ca ne marche pas. Une bonne partie des Quebecois qui votent PQ, et surtout les autres qui ne votent pas pour, n’ont tout simplement pas les couilles de se battre pour avoir un pays, l’analyse s’arrete là !

    Et oui, tous les analystes politiques etait d’accord sur un point, une victoire du PQ apres tous les cadeaux de Harper aurait créé une crise majeur au Canada… le vote qui derange ! Le seul vote qui aurait pu reellement foutre la merde !

    Le bloc a bien eu une victoire significative, meme deux, par la suite, les analystes se precipitent pour dire que parmi leurs electeurs se trouvent plusieurs federalistes mous et que ca ne represente pas du tout un desavoeu de la federation canadienne et de l’envie d’independance des Quebecois. Bref voter Bloc, ca fait chier le PLC et le PCC, mais ca s’arrete là !

    Imaginons deux secondes que le PQ disparaisse, plus de PQ ! Là on pourra dire que ca serait la fete dans le camp des federalistes ! Ca voudrait reellement dire que les Quebecois ont renoncé à devenir independant vu qu’aucun autre parti souverainiste n’est proche de prendre le pouvoir et meme de depasser 4% aux elections ! LA PREUVE que le vote du PQ tracasse bien plus les federalistes que celui du BLOC.

    Si le Bloc disparait, je pense meme que ca serait tres dangereux pour le canada, vu que pour beaucoup de Quebecois ne se sentant plus protégés à ottawa, la seule solution resterait l’independance ! Pour beaucoup, le Bloc est un parti qui rassure faussement les Quebecois et leur font croire que le consensus est possible pour le Quebec au Canada. Ca nous endore, ca joue le jeu des federalistes puisque que le Bloc fonctionne avec les lois et les regles de la federation canadienne, c’est meme une preuve que le Quebec influant au sein d’un canada uni … ca marche. Alors pourquoi devenir souverain ?

    Mais bon, vu ce que je peux lire de vos textes, on sent le gars qui se contente de lire la premiere page du journal de Montreal ou de cyberpresse. On repassera pour vos analyses sociologiques et politiques.

    Et ce n’est pas comme ca depuis 95, seulement sous l’ere Landry, sous Boisclair, l’independance etait vraiment parmi les priorités … sauf que le peuple n’a pas voulu de boisclair… il faut toujours un leader pour diriger un troupeau de moutons, il ne peut pas s’emanciper de lui-meme.

    Bonne journée.

  30. « Les troupes et le peuples etaient demoralisés au lendemain du vol de 95, le PQ ayant pris une baffe n’arrivait pas à se remettre à l’action. »(Reblochon)

    Foutaises !

    C’était éffectivement un vol et le PQ a carrément refusé de contester et exiger une enquête. Les militants étions mobilisés pour la bataille !

  31. « Imaginons deux secondes que le PQ disparaisse, plus de PQ ! Là on pourra dire que ca serait la fete dans le camp des federalistes ! »(Reblochon)

    Ce serait la catastrophe pour celui qui tire les ficelles du PLQ, car c’est le même qui tire c’elles du PQ. Tout comme c’est le même qui tire les ficelles des deux partis aux USA et au fédéral canadien.

    Mon pauvre ami, côté politique, tu devrais élargir tes horizons, tu verais mieux la vue d’ensemble.

  32. Desolé, les Quebecois n’etaient pas là à part une minorité de purs et durs. Personne dans la rue, pas une manif visible, rien !

    Des faits, pas des delires sortis de tes reves !

  33. Mais oui bien sur. Plus de vote souverainiste, resterait l’ADQ et le PLQ, l’autonomie soumise federaliste de droite ou la soumission totale federaliste dirigé par un conservateur qui n’ose pas aller trop à droite justement à cause du PQ qui occupe le centre gauche.

    Ouais c’est sur que dans le ROC ils pleuraient en se rendant compte que cela serait une catastrophe pour le PLQ. D’autres analyses aussi pertinentes, j’ai encore envie de rire ?

    Tu le veux ton pays ? Ton peuple le veut son pays ? Deux votes, un pour le PQ et un OUI au referendum. Ce n’est pas la seule voie, mais c’est la seule envisageable pour 2012 et meme pour les 10 prochaines années, le temps qu’un parti souverainiste modéré et centriste puisse esperer prendre le pouvoir.

    On en parle des fois au PQ de fermer le parti pour en ouvrir un tout neuf avec un nouveau nom … et les memes gens dedans bien sur, faut pas deconner, mais bon le peuple est tellement credule que ca devrait bien suffir. Changer de nom, juste pour ne plus entendre des reproches qui datent de 20 ans ou des vieux gricheux et/ou losers reprocher au PQ seulement de s’appeler PQ et de souvenirs datant de rene levesque.

    Allez Gébé, à moyen terme, tu comptes l’aquerir comment ton independance ? … avant qu’il ne reste plus un Quebecois dans ce pays ! Ca me fait penser à un adequiste, toujours là pour vouloir tout raser, toujours là pour nous donner les bonnes idees, et sur le terrain, dans la vraie vie… un soufflé qu’on sort trop vite du four ; rien ne marche, rien n’est possible, les beaux reves s’effondre.

    Pour faire un pays, il faut prendre le pouvoir, et prendre le pouvoir en 2012 ca s’appelle PQ ou rien ! Une autre idée non farfelue ? ou encore une petite crise existentielle parce qu’on a ete frustré d’avoir pris une grosse fessée en 95 ?

    Deux votes, ca ne prend pas un gros cerveau, juste du bon sens et des couilles. Reste plus qu’à attendre que le petit peuple est des envies de grandeur.

  34. « Plus de vote souverainiste, resterait l’ADQ et le PLQ »(Reblochon)

    La politique c’est comme la nature, ça horreur du vide. Le PQ disparraît, une nouvelle formation prend sa place. Sa création sera financée par les mêmes tireurs de ficelles.

    Crains pas, le PQ est là pour rester. La paralysie du Québec est totale.

  35. Ah, donc ceux qui financent le PQ, sont les memes que ceux du PLQ si je suis bien tes derniers messages.

    Et tu ne penses pas que la disparition du PQ serait immediatement reprise par les federalistes pour demontrer à quel point les Quebecois ne veulent plus se separer et qu’ils se sentent bien dans le canada ?

    Admettons que le vide se bouche de nouveau avec des souverainistes… ca prendrait combien de temps à un nouveau parti de ce mettre en place et de reussir à se faire elire ? Tu y as pensé ?

    Bon, mais ce n’est pas tout… on attend encore tes solutions magiques puisque tu comptes faire avancer la cause sans le PQ qui est comme le PLQ, enfin il met le gravier avant le goudron.

    Des propos desobligeant parce que le PQ a dormi quelques annees sous Landry et qu’il a aujourd’hui un peu de mal à reveiller un peuple moribond et desillusionné. Facile de jeter le bain avec le bébé, la savonnette, le canard en plastique … tout en ne proposant strictement rien. On appelle cela un gerant d’estrade, ca ne se mouille pas, ca ne risque pas grand chose. Mais qu’est-ce que ca a comme bonnes idees dis-donc !

  36. « Allez Gébé, à moyen terme, tu comptes l’aquerir comment ton independance ? »(Reblochon)

    Moyen terme ?

    Tu crois le Canada indépendant ? Tu crois les USA indépendants ?

    Si tu crois ça, alors tu vis dans un rêve.

    Le combat pour l’indépendance je le fait chaque jours avec toutes les nations qui souhaitent aussi la même chose. C’est seulement ainsi qu’on peux y arriver.

    Le PQ rentre au pouvoir, fait un référendum gagnant en 2013 et rien n’aura changé. Rien. McGill sera toujours là, le CHUM anglais aussi, le Montréal anglicisant aussi, etc…

    Au maximum, 2 pays reconnaîtra le Québec. Les banques centrales continueront à nous dominer et avantageront les industriels anglo-juifs-américains au Québec.

    C’est l’économie qui fait l’indépendance. Ce seront les mêmes au pouvoir.

    La seule façon est de joindre le mouvement international des nations contre l’oligarchie des banques centrales. Le crime organisé mondial.

    Une indépendance de papier ne m’intéresse pas.

  37. Le PQ est issu du parti Libéral.

    Le travail du PQ fut d’étatiser les institutions civiles appartenant aux Québécois qui furent créées par la révolution tranquille. Leur enlever leur pouvoir économique.

    Ainsi les Québécois ne peuvent plus se financer un parti politique ou faire pressions sociales pour se protéger en tant que nation.

    Regarde-les, aujourd’hui, ils se promènent du PQ au PLQ pour siphonner nos institutions étatisées.

    Nous ne pouvons plus rien faire.

    Un référendum gagnant sur la souveraineté n’assurera pas du tout que les Québécois seront aux commandes de l’État.

  38. Tu le dis toi-même, le PQ n’a rien fait pour informer et mobiliser.

  39. « Des propos desobligeant parce que le PQ a dormi quelques annees sous Landry »(Reblochon)

    Dormi ?!

    Au contraire, il a été très actif.

    En 1989, sous les Libéraux, il n’y avait qu’un seul CHUM sur la planche à dessin. Francophone.

    C’est sous le PQ 2 ans plus tard que le CHU anglophone apparraît dans les plans.

    Et la liste est longue.

    Très actif.

  40. « Tu crois le Canada indépendant ? Tu crois les USA indépendants ?

    Si tu crois ça, alors tu vis dans un rêve.

    Le combat pour l’indépendance je le fait chaque jours avec toutes les nations qui souhaitent aussi la même chose. C’est seulement ainsi qu’on peux y arriver.

    Le PQ rentre au pouvoir, fait un référendum gagnant en 2013 et rien n’aura changé. Rien. McGill sera toujours là, le CHUM anglais aussi, le Montréal anglicisant aussi, etc…

    Au maximum, 2 pays reconnaîtra le Québec. Les banques centrales continueront à nous dominer et avantageront les industriels anglo-juifs-américains au Québec. »

    Ca c’est le discours paranodébile qui pollue la politique indépendantiste. Très belle illustration.

  41. Quel argument ! Vraiment convaincant ! Quoi, c’est tout ?

    C’est ça ta « politique indépendantiste » ?

  42. En tout cas, ça n’est pas de croire à un complot sioniste qui gouvernerait le monde.
    Ca n’est pas non plus de croire que seuls deux pays reconnaitraient le Québec (si c’est un référendum légalement organisé, tout le monde le reconnaitra, il n’y a absolument aucun souci).

  43. Bein je te laisse avec les croyances, moi je ne considère que les faits.

  44. Les faits comme « Le protocole des sages de Sion » ? 😉 ok.

  45. J’en ai entendu parler, mais ne l’ai jamais lu. Toi ?

  46. C’est un faux ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_des_sages_de_Sion

  47. Houla, ca sent le complot tout ca … et donc generalement du grand n’importe quoi.

  48. L’as-tu lu ?

  49. Comment-ça un faux ? Il y a un vrai ?

  50. Je suis d’accord pour couper les vivres à toutes les universités mais admettons qu’on ramène le financement des universités anglophone au poids de leur situation démographique au Québec, que fait-on de tous ces francophones qui ont choisi d’aller étudier à l’Université en anglais?

  51. Que fais-tu de Québec Solidaire et du parti indépendantiste, n’est-ce pas là d’autres partis souverainistes?

    Pour ce qui est des deux votes, je suis sûr qu’il y aurait quelques bulletins de vote PQ et non et PLQ et oui. Après tout, on vote pour un candidat et ce n’est pas tout le monde qui veut d’un niochon seulement parce qu’il ou elle est fédéraliste ou souverainiste. À moins d’être obnubilé par un radicalisme impotent ce qui est loin d’être le cas de la majorité.

  52. …tout comme la loi 101 qui protège faussement le fait français au Québec.

  53. @Gébé Tremblay,

    En comptant également l’intimidation syndicale sur bien des anglophones et les nombreux bulletins de vote pour le non rejeté, je crois qu’en tout et partout, s’il y a eu abus, il y en a eu des deux côtés et qu’en tout et partout, on se retrouve toujours avec le score de 1995.

    À l’instar de la candidature de Jeff Plante à l’ADQ, c’était proche mais pas assez.

  54. Allez, on essaye de defendre et de passer sous silence des fraudes monstrueuses du ROC, avec un envoi massif d’argent et des milliers de naturalisations hâtives et choisies, en essayant de rappeler que dans tous les camps AU QUEBEC, il y a eu quelques cas de fraudes, voire tout simplement de zele chez certains partisans !

    Et comparer l’intimidation syndicale sur une poignee d’anglo de montreal avec les menaces d’un bon paquet de patrons anglos et canadiens-francais de fermer la compagnie, c’est plsu que malhonnete !

    Les pleintes deposés ont toutes ete enquetées par le DGE et celles des bulletins c’est revelé une pure invention des federalistes, du moins dans son exageration ! Des bulletins rejetés, y en a eu autant dans les comtés fanatisés des anglos (ou occupé par certaines communautés pro-canadiennes haineuses) où parfois le OUI n’avait qu’une voix ! sur un taux de participation à 98%(veridique). On peut comparer les stats avec d’autres elections, referendum, tout est comparable et ca n’equivaut pas de toute facon en gravité l’ingerence d’une nation etrangere et de ses barons des finances comme Powercorp pour ne citer qu’eux !

    Maintenant on peut pretendre rester neutre et attaquer les deux camps tout en faisant preuve d’une malhonneteté crasse, ca rejoint un peu le bord des assimilés ou des Quebecois s’inventant des raisons pour justifier qu’ils restent dans un canada qui leur a litteralement chié dans les bottes en plus de violer la democratie en leur enlevant leur pays !

    En passant, je relisais le droit international qui explique clairement qu’en cas d’independance, le nouveau pays est reconnu avec ses frontieres precedentes, donc la particition du Quebec, les desinformateurs nationalistes canadiens, ils peuvent bien s’assoir dessus et se l’enfoncer bien profond. Aucun pays devenu souverain n’a retrouvé son territoire partitionné par des puissances etrangeres ou les nations unis. Ca ce sont des faits, c’est l’histoire !

  55. QS et PI sont des partis d’idees qui ne prendront jamais le pouvoir, c’est aussi simple que ca. Il suffit d’avoir une connaissance de l’histoire politique du Quebec pour le savoir. Il y a des partis d’idees et des partis de pouvoirs. Seuls ces derniers sont un jour elu. Ils se trouvent immanquablement proche du centre de la conception politique de la majorité du peuple (plus ou moins à droite), pour etre capable de rassembler le plus d’electeurs.

    Les gens qui votent pour les competences d’un candidat sont une extreme minorité. Generalement ce sont les memes qui votent QS justement 🙂 Au Quebec, on vote pour un candidat connu ou pour un parti.

    Il y a aussi une minorité de pequistes non-souverainistes, surement autant que des péellequistes souverainistes, c’est pour dire ! Generalement, ce sont plus des gens de droite qui vont aller au PQ pour la souveraineté et des gens de gauche federalistes (soit parce qu’ils sont canadiens, soit parce qu’ils sont assimilés ou reve en couleur quand à un federalisme renouvelé qui n’arrivera jamais) qui votent pour le PLQ.

    Tu devrais militer pour comprendre un peu mieux les Quebecois et la politique quebecoise. Ca te ferait du bien de partager des idees sur le terrain avec des centaines de gens qui ne sont pas de ton avis. Tu verrais que ton canada uni est une utopie qui nous rettarde dans notre developpement, autant nous que le canada. On pourrait tres bien former une federation egalitaire, mais pour cela il faut d’abord commencer par quitter le ROC pour le faire changer de force. Les gens qui ont le pouvoir ne le partage pas par pur altruisme, faut revenir sur terre.

  56. Ah ! Les Quebecois avaient besoin du PQ pour etre fier et descendre dans la rue ? Un berger pour ce troupeau de moutons ?! Mais bordel, qu’ils arretent de se comporter comme des gamins si ils veulent se plaindre qu’on les infantilise et que le gouvernement est trop paternaliste.

    On merite ce qu’on a pour le moment. Et ce n’est la faute de personne d’autre, ni des néo-quebecois, ni du canada.

  57. « QS et PI sont des partis d’idees qui ne prendront jamais le pouvoir, c’est aussi simple que ca. Il suffit d’avoir une connaissance de l’histoire politique du Quebec pour le savoir. Il y a des partis d’idees et des partis de pouvoirs. Seuls ces derniers sont un jour elu. Ils se trouvent immanquablement proche du centre de la conception politique de la majorité du peuple (plus ou moins à droite), pour etre capable de rassembler le plus d’electeurs. »

    On disait sûrement la même chose du PQ en 1974, il ne prendra jamais le pouvoir et regardez ce qui est arrivé en 1976.

    En ce qui a trait au militantisme, je m’en calisse comme dans l’an 40 pour le moment. Quant à moi, m’asseoir une fin de semaine avec des gens pour tourner en rond et se lancer des bêtises, c’est une pure perte de temps. J’aime mieux propager mes idées sur des blogues et pour cela pas besoin d’aller se trémousser et se faire valoir dans des congrès partisans de quelconque parti.

    Et pour prouver que je ne bluffe pas à ce sujet, j’ai refusé l’invitation de me présenter au congrès des jeunes adéquistes dernièrement. J’ai d’autres excellentes façons de perdre mon temps ailleurs.

    Désolé, le jour où j’irai faire le guignol dans une salle mondaine où un politicien célèbre sa victoire ou sa défaite les yeux rivés sur l’écran n’est pas encore arrivé. J’aime mieux rigoler de tout cela assis tranquille chez moi devant ma télévision. Mon individualité est trop importante pour me fondre en brebis dans la masse du troupeaux et applaudir aux mêmes âneries en tout genre. Et cela je le dis avec aucune prétention ni condescendance ni hautainerie. Je respecte les gens qui choisissent autrement maintenant, j’aime bien également être respecté dans mes choix de m’en tenir à ce que je fais de mieux présentement à mon humble avis, c’est à dire bloguer et débiter toutes sortes de niaiseries drôles et moins drôles sur mon clavier d’ordinateur.

  58. Ils sont des traitres à la nation Québécoise! Une personne qui aime le Québec n’irait jamais se prostituer à parler la langue de l’ennemi, du conquérant et de l’assimilateur. Tous les sales anglophones n’ont qu’une seule envie, assimiler ou éliminer tous les Québécois!

  59. Pour etre des traitres, il faudrait alors deja qu’ils fassent partie de notre nation, sinon ce ne sont que des ennemis.

    Ils sont nos conquerants … donc normal qu’ils parlent la langue de nos conquerants.

    L’adjectif « sale » n’est pas le bienvenu ; c’est haineux, ridicule et fait le jeu de nos detracteurs qui n’attendent qu’un faux pas de notre part pour lancer les medias generalement pro-federalistes sur le dos des souverainistes !

  60. 2 chercheurs issus de McGill ont obtenu un prix Nobel cette année: Szostak en médecine et Boyle en physique. Il y a deux ans, en 2007, Munasinghe, un autre ancien étudiant de McGill, a reçu le prix Nobel de la paix. 3 Nobel en trois ans. Pas pire. au fait, l’ensemble des autres universités québécoises en a eu combien, des Nobel?

    Et McGill obtient beaucoup de chaires? Je n’y vois pas d’objection avec la performance qu’ils ont!

  61. […] at 9:57am · Report Louis P. Faut-il couper les vivres aux universités anglophones?https://ledernierquebecois.wordpress.com/2009/09/04/financement-universites-anglophonesSeptember 8 at 12:51pm · Report Louis P. […]

  62. […] sur-financement des institutions anglophones, que ce soit le MUHC ou les universités anglophones, qui reçoivent 27% du financement pour 8,2% de la population, est ce qui permet non seulement à […]

  63. […] et qui prospère dans le ghetto de l’université McGill, l’institution universitaire la plus sur-financée du […]

  64. […] racistes méprisant la nation qui leur consent pourtant le privilège d’une éducation publique beaucoup mieux financée que ce que suggère leur poids […]

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