Décrochage des garçons: inquiétant?

On affirme souvent qu’on peut faire dire bien des choses aux chiffres. La publication des résultats indiquant que le taux de diplomation des garçons au secondaire dans les temps prévus continue de baisser – atteignant un maigre 35% à Montréal et dans Lanaudière – ne fait pas exception: on tire l’alarme et on s’arrache les cheveux. « Mais que va-t-on faire? » La situation n’est peut-être pas si catastrophique si on y regarde de plus près.

decrochage

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En effet, le choix d’observer les résultats après cinq ans est trompeur: de nombreuses personnes terminent leur secondaire en six, sept ou davantage d’années. Comme le démontre Daniel Parent, professeur du département d’économie à l’université McGill, la fraction des 20-21 ans sans diplôme secondaire est en constante baisse depuis le début des années 80. Ces données sont confirmées par Statistique Canada, qui établit que le pourcentage de jeunes de 20 à 24 ans sans diplôme du secondaire au Québec a chuté de 14,7% de 1990 à 1993 à 9,7% de 2002 à 2005. À long terme, la situation générale s’améliore et on peut affirmer sans se tromper que les jeunes d’aujourd’hui sont plus instruits que leurs parents.

Cependant, cela ne signifie pas que cette embellie soit constante ou égale entre les sexes. On peut le constater en observant notamment les données du collégial, bon indicateur de l’attrait qu’ont les études sur les jeunes: entre 1992-1993 et 2004-2005, le pourcentage de diplômés du niveau collégial de sexe masculin au Québec est passé de 42,1% à 39,7%. (( Statistique Canada, Tableau 477-0016, Diplômés des collèges selon le niveau d’études, la Classification des programmes d’enseignement, regroupement principal (CPE_RP) et le sexe, annuel (nombre) )) Au niveau canadien, seule la Colombie-Britannique a obtenu un pire résultat au niveau de la diplomation de ses garçons. Le malaise est profond et ne sembler pas se corriger.

Or, que démontrent ces chiffres? Ils constituent un simple état de fait, une radiographie de nos valeurs et de ce que nous encourageons socialement. Ils attestent d’une situation où les jeunes hommes, pour une foule de raisons, ne voient pas l’intérêt de poursuivre leurs études et préfèrent décrocher là où leurs camarades féminines restent sur les bancs d’écoles.

L’expérience ontarienne

Et si l’école était trop théorique, ne permettait pas suffisamment aux jeunes hommes de toucher, de sentir, de s’investir dans du concret leur permettant d’anticiper un travail où ils pourraient s’affairer de leurs mains?

En Ontario, on a fait face au problème: des investissements massifs se chiffrant en centaines de millions de dollars pour inciter les jeunes à demeurer à l’école. On a créé une multitude de programmes spécialisés permettant aux élèves ayant moins d’intérêt pour les cours théoriques de se familiariser avec un domaine qui les intéresse, sur le terrain. On a instauré la double reconnaissance des crédits, permettant que les cours réussis comptent à la fois dans le cadre du secondaire et du collégial, permettant aux élèves intéressés de compléter leur DEC en deux ans au lieu de trois. Les résultats ont été spectaculaires: le taux de décrochage a chuté de 7% dans les deux années suivant cette réforme. Les jeunes hommes ont enfin pu s’inscrire dans des formations valorisant leur travail physique et leur offrant une chance concrète d’obtenir un emploi de qualité.

Parallèlement, l’éducation publique ontarienne est plus inclusive qu’au Québec. Comme je le notais dans un texte précédent, la province ne subventionne pas les écoles privées, ce qui signifie que la vaste majorité des parents envoient leurs enfants à l’école publique, permettant de créer un environnement d’étude plus stimulant en évitant l’écrémage de l’élite. Le mélange social ontarien permet d’éviter qu’une trop grande concentration de décrocheurs potentiels ne démotivent ceux qui ont des chances de s’en sortir.

En fait, nos voisins de l’ouest semblent avoir appliqué le gros bon sens: préparer les générations futures à la société de l’avenir en mélangeant toutes ses composantes et en offrant aux hommes, naturellement plus intéressés par le travail manuel, des possibilités de s’émanciper à l’intérieur du système scolaire.

Évidemment, la réforme ontarienne ne constitue pas la panacée et ne peut solutionner l’entièreté du problème du décrochage chez les garçons au Québec. Les anglophones habitant dans notre province, par exemple, ont systématiquement de meilleurs résultats que ceux des Québécois. On peut croire qu’il s’agit simplement de leur meilleure position sociale, de leur richesse. Mais s’il y avait autre chose?

Si, peut-être, nous étions simplement pris dans notre ancien rôle historique de force ouvrière manuelle et que nous avions intégré la conviction que les études et toute forme d’intellectualisme ne nous étaient pas digne? Et si nous étions encore empêtrés dans cette croyance passéiste que les grands mots et les grandes pensées étaient l’oeuvre de « péteux de broue » déconnectés de cette bonne vieille réalité catholique canadienne-française?

Si on espère réellement réduire le décrochage chez les garçons, c’est peut-être aussi à cet anti-intellectualisme qu’il faudrait s’attaquer. Et si on encourageait la formation manuelle tout en valorisant une culture intellectuelle permettant de faire comprendre à tous que l’une et l’autre ne s’opposent pas, mais sont complémentaires?

Un peu théorique tout ça, vous en conviendrez. Il en faudra des jeunes hommes charpentés et des intellectuels motivés pour faire bouger les choses et s’assurer que les gains à long terme du taux de diplomation vont se poursuivre.

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29 Réponses

  1. « Parallèlement, l’éducation publique ontarienne est plus inclusive qu’au Québec. Comme je le notais dans un texte précédent, la province ne subventionne pas les écoles privées, ce qui signifie que la vaste majorité des parents envoient leurs enfants à l’école publique, permettant de créer un environnement d’étude plus stimulant en évitant l’écrémage de l’élite. Le mélange social ontarien permet d’éviter qu’une trop grande concentration de décrocheurs potentiels ne démotivent ceux qui ont des chances de s’en sortir. »

    Je suis capable de vivre avec le prive a une condition:
    – Le prive ne devrait jamais quemander une cent de l’Etat

    L’ecole « privee » (ou plutot semi-privee car tant subventionnee par l’Etat) est en train de tuer le systeme public ou normalement toutes les classes sociales et toutes les ethnies devraient se cotoyer. Maintenant, l’ecole publique est tellement purgee des francoquebecois et des plus aises qu’il ne reste plus que les enfants d’immigrants qui n’y vont pas de leur plein gre et les gens les plus pauvres – ce qui fait de l’ecole publique un tres mauvais modele d’integration a la societe quebecoise dans sa sclerose actuelle. Donc je suis d’accord avec ton argumentation la-dessus!

     » Les anglophones habitant dans notre province, par exemple, ont systématiquement de meilleurs résultats que ceux des Québécois. On peut croire qu’il s’agit simplement de leur meilleure position sociale, de leur richesse. Mais s’il y avait autre chose?

    Si, peut-être, nous étions simplement pris dans notre ancien rôle historique de force ouvrière manuelle et que nous avions intégré la conviction que les études et toute forme d’intellectualisme ne nous était pas digne? Et si nous étions encore empêtrés dans cette croyance passéiste que les grands mots et les grandes pensées étaient l’oeuvre de « péteux de broue » déconnectés de cette bonne vieille réalité catholique canadienne-française?

    Si on espère réellement réduire le décrochage chez les garçons, c’est peut-être aussi à cet anti-intellectualisme qu’il faudrait s’attaquer. Et si on encourageait la formation manuelle tout en valorisant une culture intellectuelle permettant de faire comprendre à tous que l’une et l’autre ne s’opposent pas, mais sont complémentaires? »

    Une certaine tendance a la mediocrite de la societe (franco)quebecoise, sur laquelle j’ai deja elabore sur mon blog maintes fois. J’ai argumente de la meme facon – manuel et intellectuel ne s’opposent pas; ils se completent. Il y a aussi un autre heritage palpable de cette histoire catholique; le manque d’entrepreneurship dans la societe quebecoise. Et ce n’est pas seulement le cas des anglophones; les allophones bien integres – je pense ici aux Quebecois de descendance vietnamienne – (la bonne integration EST IMPORTANTE) qui parlent souvent trois langues sont ceux qui vont souvent se tailler une bonne place (les professions liberales d’avocat, de medecin, pharmacien, ingenieur…)
    et a cause des valeurs qui encouragent le fait d’avoir des gens eduques, c’est tres mal vu d’etre decrocheur – je pense que les parents y sont pour quelque chose.
    L’education n’a pas la place qui lui revient a mon avis ET sans education nous sommes foutus en tant que societe – nous allons nous appauvrir et nous faire exploiter sans education de qualite!
    Il va falloir se le rentrer entre les deux oreilles; pour gagner le respect, il faut etre ambitieux et NE PAS SE contenter d’etre ne pour un petit pain. Le fait que cette expression existe montre a quel point la mediocrite est une valeur absolue dans cette societe et a long terme cela va tuer le Quebec de continuer ainsi – economiquement, culturellement, politiquement, linguistiquement.

  2. Si les écoles privées ne sont pas subventionnés en Ontario, les écoles ‘libres’ ou même confessionnelles sont permises.

    Le Monopole de l’éducation du Québec est tentaculaire et omniprésent ici.

    On ne peut pas tout avoir dans la vie. Même les étatistes mur à mur doivent faire des concessions parfois.

    🙂

    p.s.
    Louis, où trouves-tu ton inspiration sans cesse renouvelée ?

  3. Étrangement, sur la même ile de Montréal, les Anglophones ont un taux de réussite de 61%…

  4. Le décrochage des garçons inquiète?
    C’est normal on vit dans une société matriarcale.
    Il n’y a pas de problèmes.

  5. « atteignant un maigre 35% à Montréal et dans Lanaudière – ne fait pas exception: on tire l’alarme et on s’arrache les cheveux. « Mais que va-t-on faire? » La situation n’est peut-être pas si catastrophique. »

    Y’a juste au baseball que .350 au baton est une bonne moyenne.
    A l’ecole, c’est pas catastrophique, c’est un genocide.

    Pauvre Louis, il faudrait que tu arretes de proteger ce systeme qui est le Modele Quebecois. Tous les signes sont negatifs…

  6. C’est une question de valeurs dans la maison, au moins partiellement. Il faut un bon environnement de travail dans la maison — c’est à dire de la tranquilité regulière, pas de télé bruyante tout le temps, pas de chicanes n’importe quand à propos de n’importe quoi, le respect pour la séparation des activités (« dérange-la pas, elle étudie! »), j’en passe…

    « Si on espère réellement réduire le décrochage chez les garçons, c’est peut-être aussi à cet anti-intellectualisme qu’il faudrait s’attaquer. »

    Mais tu te rends compte qu’il y a toute une industrie, voire une structure coloniale qui encourage l’attitude que, chez le bon gars, tout doit être la fête tout le temps, qu’il faut qu’on soit en manque en tout temps, fâché… « c ou ma pute ce soir » (comme tous les gars qui marchent seules sur les rues les ven/sam soirs à 3h15 du matin….) .

  7. Une personne avait dit de vous que vous étiez de droite.
    Depuis j’observe votre façon de présenter les sujets et je suis plutôt en accord avec cette affirmation.

  8. Excellent article, même s’il semble négliger un paramètre capital : le niveau d’exigence. Le taux d’accès au diplôme (plutôt que de « diplomation ») n’a de sens que si l’on raisonne à niveau d’exigence constant. Or, un débat a lieu, chez vous comme chez nous, où certains font valoir que le niveau d’exigence des diplômes s’est effondré, expliquant ainsi une « hausse du niveau » illusoire…

  9. L’école aux adultes ne doit pas être une étape de plus dans le parcours scolaire des adolescents. À 24 ans, la personne devrait être sur le marché du travail ou en train de compléter des études supérieures. Il n’y a absolument rien de normal dans la situation qui nous préoccupe au Canada.

    Personnellement, je suggère l’abolition pure et simple du Ministère de l’Éducation. J’étais au primaire au début des années 90 et on parlait déjà des taux alarmants de décrochage scolaire. Vingt ans plus tard, la situation n’a toujours pas changé. La comédie a assez duré.

    @SOS Éducation

    Au Québec, nous appelons cela du nivellement par le bas. Lorsqu’une majorité n’est plus en mesure d’atteindre les exigences moyennes, on les abaisse au niveau minimal afin de permettre à plus de gens de les atteindre. Il n’est d’ailleurs plus étonnant de constater que de futurs professeurs échouent aux tests de français à l’Université!

  10. Au Québec, nous appelons cela du nivellement par le bas.

    En France aussi ! 😉

  11. Et en France, c’est dans un espoir d’integration de certains immigrants qu’on propose de rabaisser le niveau d’acces aux Grandes Ecoles et ailleurs! Pour rejoindre un precedent propos de Louis, on ne forcera pas a s’integrer des gens qui ne le veulent pas. On n’encouragera pas les jeunes gens a etudier non plus.
    Le tout est de comprendre ce que vont faire ces jeunes gens apres avoir decroche. Trainer et dependre, ou devenir autodidactes.
    Je viens de terminer le tres beau livre d’Olivier de Kersauson, marin extraordinaire, Ocean’s Songs. Une instruction limitee, de son choix, et pourtant une erudition epoustouflante. Son decrochage, dans les annees 60, n’a en rien empeche sa quete de plus de savoir…

  12. Et en France, c’est dans un espoir d’integration de certains immigrants qu’on propose de rabaisser le niveau d’acces aux Grandes Ecoles et ailleurs!

    En effet. L’Institut d’études politiques de Paris (Sciences-Po) a mis en place une filière de complaisance, dérogatoire, ouverte aux meilleurs élèves des lycées de banlieue, sans avoir à passer le concours commun d’entrée. Injuste.

  13. Après avoir écouté, patiemment, un fonctionnaire expert en décrochage, chez Corus hier, je comprends un peu mieux le brouillard gluant dans lequel se retrouve notre système d’éducation.
    Il était lui-même englué dans des théories nébuleuses. Et Simard n’est jamais parvenu à lui ramener les pieds sur terre pour nous expliquer quel était le plan d’action pour stopper l’hémoragie du décrochage et spécialement celui des garçons. Désolant.

    Oui, à l’abolition des subventions aux écoles privées; cela ne fera que ramener la qualité d’enseignement à des niveaux plus acceptables. Les écoles publiques ne s’en porteront que mieux et les professeurs recevront une injection d’optimisme en voyant arriver tous ces élèves, à priori, sans problèmes d’apprentissage.

    Oui à l’injection de nouveaux capitaux pour réduire le nombre d’élèves par classe.

    Oui, à redonner à l’éducation l’importance qu’elle mérite. Est-il nécessaire de rappeler qu’une meilleure éducation nous épargnera, à terme, des sommes significatives en diminuant les problèmes sociaux et les problèmes de santé sans parler des problèmes identitaires et d’estime se soi.

  14. Les garçons ne comprennent pas la nécessité de compléter au moins leur secondaire. Ils veulent du cash, un char, de la bière, du fun en masse.
    L’exemple de l’Ontario est très intéressant mais au Ministère de l’Éducation, on n’est pas prêt de tenter ce genre d’expérience…
    On préfère «réformer»……

  15. @Leonard Langlois: Je suis d’accord avec toi que l’école « privée » (qui récolte 60% de subventions de l’État) est en train de tuer le public. Si des gens veulent s’isoler, qu’ils paient pour cet isolement. Pourquoi a-t-on besoin de subventionner les bénéfices des actionnaires des écoles privées?

    @Sébas: Où je trouve mon inspiration? Je ne sais pas… Ça sort tout seul! Sérieusement, ça se peut que j’écrive un peu moins prochainement; je travaille sur un projet de guide pour aider les blogueurs à se faire une place…

    @Ricardo Martin: Oui, c’est l’interrogation que j’ai formulée… Pourquoi? Selon moi, c’est une réminiscence de notre passé de colonisés.

    @un gars: Je ne suis pas en désaccord avec cette affirmation. Il ne fait pas de doute dans mon esprit que le Québec est une société à tendance matriarcale. Cela ne devrait cependant pas, selon moi, nous empêcher de chercher à améliorer la situation des hommes et de viser une meilleure égalité des sexes.

    @nouvellesformesferriques: Oui c’est vrai que toute une culture s’oppose à toute forme d’intellectualisme. C’est peut-être à nous de changer cela, de démontrer qu’on peut être « cool » tout en réfléchissant!

    @SOS Éducation: Bien d’accord avec vous que le niveau d’exigence diminue, mais cela constitue un autre débat. Il faudrait peut-être revenir à la base et privilégier des matières comme le français, les mathématiques et l’histoire…

    @Jonathan B.: En fait, sur le long terme, le décrochage diminue. C’est encore catastrophique, mais c’est incomparable avec les taux abominables d’avant la Révolution Tranquille…

    @Lucile Dunezat: En effet, on ne forcera pas qui que ce soit… Mais on peut inciter fortement! 😀

    @Çaparle Aupopette: Bien d’accord! Surtout que l’éducation est une richesse. Une étude a démontré que chaque décrocheur coûte 500 000$ à l’État. Il serait peut-être temps de réinvestir massivement en éducation et de mettre en place une réelle gratuité, de même que des mesures encourageant la scolarité!

    @Garamond: En Ontario, on a rendu obligatoire l’école jusqu’à 18 ans. C’est peut-être une avenue à envisager…

    Merci pour vos commentaires!

  16. @Louis..
    Ça s’améliore tranquillement.
    Des ressources pour hommes, pour pères, sont depuis quelques années subventionnés. Ils sont passés de suspect à subventionnés.
    Les garçons deviennent des hommes. Je crois qu’il se fait une transition du… tout homme est un agresseur potentiel à un certain respect, bien que ce soit beaucoup, ça se limite au père, pour le moment. Mais c’est déjà pas mal.
    Centraide donne 99 000$ à un organisme pour la défense des droits des pères annuellement. C’est pas rien, il y a 10 ans cela aurait été une hérésie. Pourquoi aider les hommes quand il y a tant de femmes qui souffrent. Sauvons les femmes avant.
    Bref, les femmes sont généralement le phare pour les enfants mais autour, la présence des hommes est profitable, surtout lorsque les femmes sont un peu sottes dans la mesure ou le gars n’est pas un con.
    Au service de garde de ma fille, il y avait un homme plein d’allure, un luthier, il était apprécié. Quelqu’un de valeur.

  17. Luis, pour ce billet, je suis plutôt en accord. Mais il y a quelques détails qui accrochent…

    « Pourquoi a-t-on besoin de subventionner les bénéfices des actionnaires des écoles privées? »

    Intéressant. Selon toi, les écoles privées sont des compagnies avec actionnaires et dont le but est de faire du profit. J’en doute.

    Plusieurs (oh que je suis prudent! la très grande majorité des) écoles privées ont été fondées par des congrégations religieuses. La recherche de profit, l’actionnariat… niet.

    Bien sûr, de nos jours, plusieurs institutions se sont laicisées. Mais je crois que ce sont majoritairement des OSBL.

    Pourrais-tu nous donner une source qui confirmerait que l’actionnariat soit présent dans la majorité des écoles privées?

  18. D’autre part, tu demandes « pourquoi ». La raison est bien simple. L’argent.

    En moyenne, un élève qui fréquente le secteur public coûte plus de 9 000 $ aux contribuables. Un élève du privé coûte 3 400 $.

    Chaque élève du privé fait donc économiser 5 600 $ aux contribuables.

    Évidemment, c’est un coût à court terme. À long terme, les influences positives qu’il pourrait avoir sur les autres pourraient contrebalancer ce montant. Mais peut-être aussi que l’influence des autres sur lui pourrait avoir un coût. Il ne faut pas se contenter de ne conserver qu’un côté de la médaille. L’effet à long terme est donc incertain.

    Mais l’effet à long terme, ça importe peu pour nos politiciens, alors…

  19. Désolé… Luis aurait dû se lire Louis

  20. Ah oui: une autre façon de réduire le décrochage chez les garçons proposée par certains chercheurs, c’est d’augmenter le nombre d’enseignants masculins. Et contrairement aux autres solutions que tu proposes (sauf la double reconnaissance des crédits), cela n’imposerait aucun coût supplémentaire. Au contraire, cela ferait réaliser des économies au gouvernement.

  21. Un gars;

    J’ai une amie qui m’a offert de travailler avec les enfants en difficulté.

    Ma réponse:
    « JAMAIS DE LA VIE »

    Trop risqué pour les fausses allégations…

    Et vous le savez:
    « out homme est un agresseur potentiel à un certain respect, bien que ce soit beaucoup, ça se limite au père, pour le moment. Mais c’est déjà pas mal. »

    @ Louis P.:

    Merci pour votre réponse et pas question que vous nous quittiez !
    Sérieux, lâchez pas et j’ai bien hâte de lire vos idées pour les blogueurs.

  22. La solution à tout ces problèmes est simple, même très, très, simple, mais personne ici va aimer…

    Alors je me tais

    🙄

  23. le sexe des enseignants ne change rien, c’est le type d’enseignement qui est complètement assommant pour n’importe quelle personne manuelle……. c’est pas très dur à comprendre pourtant…. ici par contre c’est une majorité d’intellectuel (net/blogue politique) donc c’est pas la première option que vous pensez

  24. Superbe analyse ultra-simpliste sans le moindre argument….

    « Ils veulent du cash, un char, de la bière, du fun en masse. »

    Moi c’est quand je pense que c’est un gars qui dit ça!!! Dans le genre autoflagellation, on fait pas mieux!!

  25. Kevin,
    au contraire le sexe (des profs) change beaucoup de choses.

    Il y a un paquet d’études disponibles sur le sujet.

    Ou allez vous renseigner auprès des profs honnêtes…

  26.  » …c’est le type d’enseignement qui est complètement assommant pour n’importe quelle personne manuelle… »

    Je suis plutôt d’accord. Mais d’après toi, qui est le plus sesceptible d’être efficace dans ce type d’enseignement: un homme ou une femme?

    Sans oublier que l’homme coûte moins cher… ce qui permettrait des classes un peu plus petites (environ 2 élèves de moins par classe).

  27. Moi ma solution serait de mettre des équipes sportives à l’école. On le sait tous, la plupart des garçons aiment le sport, il faudrait créer des ligues inter-écoles où les élèves pourraient s’afficher comme membre de x école.

    Les ligues sportives au secondaire sont vraiment pitoyable. Les collèges privés arrivent en Autobus voyageur aller-retour …
    les publics en taxi… seulement pour l’aller pour le retour: Débrouille toi mon gars

  28. Moi, ce que je ne comprends pas, c’est que personne ne parle du secteur professionnel de l’éducation. C’est vrai que plusieurs jeune « lâchent » l’école avant d’avoir leurs diplômes, mais saviez-vous que pour avoir un cours professionnel de soudage-montage reconnu par le gouvernement du Québec, il ne suffit que d’un troisième secondaire ? et que pour la vaste majorité des cours offert au professionnel, il ne suffit que d’un quatrième secondaire ?

    Les jeunes ne sont pas diplômés en tant que tel, mais ils ont la chance de bien gagner leurs vies sans avoir à finir leurs secondaires. Si le gouvernement faisait la promotion de ses services au lieu de regarder certains chiffres pour en ignorer d’autres et sauter aux conclusions que les jeunes décrochent, ça irait beaucoup mieux.

     » Si, peut-être, nous étions simplement pris dans notre ancien rôle historique de force ouvrière manuelle et que nous avions intégré la conviction que les études et toute forme d’intellectualisme ne nous était pas digne? Et si nous étions encore empêtrés dans cette croyance passéiste que les grands mots et les grandes pensées étaient l’oeuvre de « péteux de broue » déconnectés de cette bonne vieille réalité catholique canadienne-française?  »

    Tant qu’il va y avoir des crétins pour diaboliser l’anglais, on va avoir ces croyances de colonisés. Parce que pour accéder aux plus grands poste de chaque entreprise, il faut savoir parler anglais. Mais quand tu es jeune, tu es influençable et tu écoutes ceux qui disent que tu renies ta culture parce que tu sais parler deux langues, alors qu’on devrait être fier d’en parler le plus possible !

  29. Je crois que tout ceci est dû à la transformation de la famille au québec et à la place qu’on réserve aux hommes en société. L’homme a été tassé, voici la super-femme. Et ceci, je crois implique que le rôle du père d’autrefois, et des valeures «masculines» ne sont plus à la mode. À la maison, non seulement on ne s’occupe plus des enfants ( ou du temps qu’on leur doit), mais le père est absent. Et s’il n’est pas absent physiquement, les valeures masculines n’existent pus. Il faut d’abord savoir, même si l’on croit à l’égalité des sexes, qu’éduquer une fille et un garçon, ce n’est pas la même chose. Il faut le répêter pour les autruches; il existe une différence biologique et psychique entre les sexes, même si elle n’est pas ENTIÈREMENT déterminente. Or, comme vous connaissez les clichés, les jeunes filles sont plus dociles et responsables que les jeunes garçons du même âge. Conséquemment, les valeurs de douceur et d’ouverture et d’écoute ne peuvent être, ici, utiles. Vous savez que les rebèles rient de vous lorsque vous vous soumetez à sa ruse. Il faut donc élever cet enfant avec plus de discipline, de fermeté car, il en a de besoin. il vous remerciera plus tard.

    Aussi, comme je l’ai dit; les valeurs masculines ont été basculés par notre société, ceci veut dire autant dans la structure familiale que dans la structure scolaire. Mais je ne ceux pas m’éterniser là dessus, il y beaucoup qui a été écrit sur le sujet. En somme, et beauoup d’intellectuels le pensent; la place de l’homme en général dans la société québecoise est secondaire, pour ne pas dire ignoré. Le féminisme est donc trop fort au québec. Mias elles ne l’avouerons jamais.

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