Obésité: le coût de la pauvreté?

Une étude publiée aujourd’hui par la revue étatsunienne Health Affairs chiffre les coûts de l’obésité à plus de 145 milliards $ annuellement. Une hausse de plus de 68 milliards $ depuis la dernière étude, publiée en 1998. Les troubles et maladies reliés à l’obésité accaparent désormais 9,1% de toutes les dépenses médicales aux États-Unis, contre 6,5% en 1998. Et s’il s’agissait simplement d’une autre conséquence des inégalités sociales grandissantes?

obesite

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En effet, le lien entre pauvreté et obésité n’est plus à établir. Une étude de Statistique Canada l’a déjà établi en 2005 (( Le Soleil, Actualités, vendredi, 8 avril 2005, p. A5, Étude sur la santé, Plus facile de gagner du poids que d’en perdre, Les maladies cardiovasculaires, le cancer et le diabète sont en hausse au Québec, Lemieux, Louise )) et ce n’est pas un hasard si un pays comme Terre-Neuve, où le taux de chômage est un des plus élevés au pays, affiche également un des plus haut taux d’obésité au Canada ((Le Devoir, Éditorial, vendredi, 10 mai 2002, p. A6, Le poids des Canadiens, des Rivières, Paule )).

En fait, cela fait du sens. Comme l’explique Larry Brown, directeur du Center on Hunger and Poverty de Brandeis University, en Virginie occidentale: « les économies étatiques et nationales ont subi des transformations tellement radicales ces dernières décennies que les revenus ont beaucoup diminué, si bien que maintenant les habitués des banques alimentaires sont des parents qui travaillent. Ce sont des citoyens productifs mais ils gagnent entre 5,15 et 8,50 dollars de l’heure. Ils doivent payer leur loyer et, en général, ils veulent garder un toit pour leurs enfants. Ils paient les factures d’électricité et les soins médicaux mais comme ils n’ont plus d’argent, ils se privent de nourriture. » (( l’Humanité hebdo;Monde, samedi, 25 juin 2005, p. 30, États-Unis, Les pauvres sont plus atteints par l’obésité, Natacha Saulnier, Le lien entre la pauvreté et l’obésité semble paradoxal. Pourtant les plus démunis, fans de « junk food », sont plus touchés par le mal. New York )) Et lorsqu’ils mangent, ils mangent mal, car la malbouffe est facile d’accès et peu coûteuse.  Entre une belle pièce de viande, des légumes frais et un macaroni Michelinas, le choix s’avère souvent facile à faire au détriment de sa santé et de son poids santé.

Au Canada, la situation est semblable: le nombre de citoyens ayant un indice de masse corporelle plus élevé en 2006-2007 qu’en 1994-1995 est de 30,5%, contre un maigre 5,8% pour ceux qui ont perdu du poids.  (( Statistique Canada, Tableau 104-70301, Changements de l’indice de masse corporelle (IMC) entre 1994-1995 et 2006-2007, population à domicile de 18 à 56 ans ayant fourni des renseignements sur leur taille et leur poids, selon le sexe, Canada, aux 2 ans )) Et au même moment, le coefficient de Gini, calculant les inégalités sociales, passait de 0,403 à 0,429. (( Statistique Canada, Tableau 202-0705, Coefficients de Gini du revenu du marché, total et après impôt, selon le type de famille économique, annuel (nombre) )) (Aux États-Unis, le coefficient est passé de 0,45 à 0,47, ce qui démontre un accroissement des inégalités.) Les inégalités augmentent, tout comme l’obésité.

Évidemment, cela ne signifie pas pour autant que la pauvreté soit le seul facteur influençant l’obésité ni même qu’elle en soit le principal. Cela veut simplement dire que des politiques économiques gouvernementales favorisant les inégalités sociales encouragent l’embonpoint chez ceux qui ont la malchance de se retrouver au bas d’une échelle sociale de plus en plus difficile à grimper. Et ce coût, ce 1429$ de plus que doit dépenser annuellement chaque personne obèse pour ses soins de santé, nous devons tous l’assumer, d’une manière ou d’une autre.

Au-delà des beaux catéchismes d’une certaine droite demandant de plus en plus à l’État de se dissocier du sort des plus démunis et de baisser les impôts des mieux nantis, ne s’agit-il pas là d’un énième incitatif à la prudence, voire au changement de direction?

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21 Réponses

  1. C’est fou ce truc.
    Les pauvres ne sont pas gros. Les pauvres sont déshydratés et sous vitaminés. Leur corps crient de cette absence d’éléments essentiels, ils ne débordent pas de tissus adipeux.
    Vous avez vu Denise Bombardier à Baiser France? Elle avait le cul large pas mal. A-t-elle des problèmes économique dernièrement?
    Dites moi donc comment je peux m’engrossir pour pas cher? Ça m’intéresse parce que j’ai pas le moyen de me payer un big mac.
    Moi je crois que l’obésité faut avoir les moyens.
    Engranger du gras c’est un luxe, les pauvres généralement n’engrangent pas, ils survivent et généralement il n’y a pas beaucoup de viande autour de l’os et souvent l’os est décalcifié. Alors je ne sais pas de quelle pauvreté vous parlez?

  2. L’éternelle question… qu’est-ce que la pauvreté.

    Louis utilise toujours une définition relative de la pauvreté. Quelque chose du genre « quelqu’un qui gagne moins de 60% du revenu médian ». Au Québec, cette définition permet d’avoir bien assez d’argent pour engranger tout le gras que tu veux tout en étant appelé pauvre.

    La plupart des droitistes utilisent une définition absolue de la pauvreté. Quelque chose du genre « quelqu’un qui gagne moins de 2$ par jour ». Si on utilise ce genre de définition, on arrive évidemment à des résultats très différents…

    Ah, en passant, je ne sais pas si tout le monde est au courant: il n’y a pas de pauvres au Canada. Personne n’est sous le seuil de la pauvreté, selon Statistiques Canada. Pourquoi? Parce qu’il n’y a pas de seuil de la pauvreté. Par contre, il y a un seuil de faible revenu…

    Ah le political correctness!

  3. En passant, Louis, si jamais tu manques d’inspiration (ça, je n’y compte pas trop… ça irait vraiment à contre-courant de la tendance), je peux te suggérer des idées de billets:

    Tu pourrais essayer d’établir une corrélation entre le tabagisme et la pauvreté. Les coûts de la santé en tabagisme sont peut-être une conséquence des inégalités sociales.

    Tu pourrais essayer d’établir une corrélation entre l’alccolisme et la pauvreté. Les coûts sociaux de l’alcoolisme sont peut-être une conséquence des inégalités sociales.

    Tu pourrais essayer d’établir une corrélation entre la violence (et la criminalité) et la pauvreté. Les coûts reliés à la violence (et la criminalité) sont peut-être une conséquence des inégalités sociales.

    Tu pourrais essayer d’établir une corrélation entre la prostitution et la pauvreté. Les coûts sociaux reliés à la prostitution sont peut-être une conséquence des inégalités sociales.

    Tu pourrais essayer d’établir une corrélation entre le jeu pathologique et la pauvreté. Les coûts sociaux reliés au jeu pathologique sont peut-être une conséquence des inégalités sociales.

    Tu pourrais essayer d’établir une corrélation entre la dépendance aux drogues et la pauvreté. Les coûts reliés à la dépendance aux drogues sont peut-être une conséquence des inégalités sociales.

    Je ne connais aucune des statistiques pertinentes pour vérifier ces hypothèses. Peut-être sont-elles toutes fausses. Mais une bonne étude de chaque cas serait pour le moins… pertinente.

  4. @Steph…
    Je ne sais trop pour toutes vos questions mais quand mon seul repas était deux hot-dog à la roulotte du Bon Dieu dans la rue, je ne souffrais pas d’obésité.
    Être obèse me semble un luxe que je ne peux me payer. C’est pour cela que je trouve étonnant qu’on l’on puisse l’associer à la pauvreté.
    Et si les riches sont minces, ben comme je disais, fallait voir le cul de Bombardier et de bien d’autres, Ginette Reno roule en limousine, putain elle peser presque 300 livres.
    Les pauvres ne sont pas gros, ils ne mangent pas.

  5. Si les obèses sont bien dans leur corps, on n’a pas à les ostraciser.

  6. Je ne trouves pas d’archives du soleil pour lire les sources mais je vais quand même me risquer à une opinion. Je suis d’accord sur le fait que les gens à moindre revenu ont un choix plus restreint pour leur alimentation. Toutefois un plat cuisiné Michelinas par personne pour soper coute encore plus cher que des légumes et un poulet.

    Comme le dit Steph on a tendance a associer plein de problème au manque de revenu mais serait il idiot de regarder de l’autre coté et de se dire que les gens qui sont pauvre le sont peut-être par manque de volonté comme ils n’ont pas la volonté pour passer une soirée sans bière ou une journée sans fumer? Je ne base pas mes dire sur des statistiques ou des faits mais simplement sur des situations que j’ai rencontré, les gens bien nantis semble avoir un vouloir plus important que ceux sans revenu. (Je sens que je vais avoir droit à l’exemple du gars qui n’avait et qui ne fumait pas et ne buvait pas et n’avait pas de grosse télé et qui n’était pas capable sortir de la rue…)

  7. Et j’ajouterais les tableaux démontrant la tendance à l’accroissement des écarts de revenus entre les riches et les pauvres en occident.

  8. @un gars: Oui, les pauvres ont une tendance à être plus obèses; cela a été démontré par de nombreuses études. Ce n’est pas parce qu’il existe des personnes riches et obèses – quelques exceptions – que les pauvres ne sont pas plus obèses. Il suffit d’ailleurs de se promener dans n’importe quel quartier défavorisé pour s’en convaincre.

    @Steph: Ce n’est pas parce que la pauvreté est reliée à d’autres maux qu’on doit ignorer l’obésité.

    @Jean-Luc Proulx: Oui et non. Individuellement, tu as raison. Mais collectivement, on peut espérer la diminution de l’obésité car elle coûte cher à la population.

    @André:

    Toutefois un plat cuisiné Michelinas par personne pour soper coute encore plus cher que des légumes et un poulet.

    Absolument faux. Les légumes frais, sauf peut-être au marché public et en plein été (2 mois par année) coûtent très cher à l’épicerie. Les légumes congelés ne sont pas en reste. Et simplement le poulet, une portion revient au minimum à 2,50$, ce qui est déjà le prix du Michelinas.

    Pour le reste, de dire que les gens pauvres sont pauvres par volonté est un mensonge. Même si demain matin tous les pauvres du monde avaient individuellement la volonté de ne plus l’être, le système est fait pour qu’il y en ait et depuis deux décennies la proportion de pauvres augmente constamment. De chercher à blâmer les pauvres pour leur situation, c’est justifier les politiques économiques de droite qui encouragent les écarts de richesse depuis vingt-cinq ans.

  9. Et les fumeurs qui sont bien dans leur corps, faut pas les faire chier non plus ? Deux poids, deux mesures (que cette expression sied bien ici). Excuse coco, mais quand un type me prend la moitié de ma place dans un bus et ce colle contre moi en pleine été, quand il coute une beurrée à la société parce qu’il pese 60kg de trop, quand on me casse les couilles pour un surplus de bagages de 3kg tandis que le gars en arriere de moi fait le double de mon poids, dans ce cas je deviens subitement libertarien et je ne pense qu’à mon cul et je dis mort-aux-gros, on n’a pas à payer pour eux ! Pas que les gros me derangent reellement, mais qu’on ne me fasse pas chier avec les phrases à la con : « les obèses sont bien dans leur corps », « c’est dans la tete qu’on est gros », « les gros sont des gens comme les autres », « les gros ne sont pas responsables de leurs conditions », « il faut s’accepter comme on est », etc.

  10. @Louis
    En fait, le surplus de poids est une variable qui, prise individuellement, me semble insignifiante presqu’outrageante par son manque de pertinence en regard de la pauvreté.
    Dans une de ses réponses Steph a suggéré quelques pistes.
    C’est fou, les pauvres sont gros, qu’est ce que ça veut dire dans le fond?
    Premièrement, ils ne sont pas si pauvre que ça puisqu’ils sont gros.
    Ensuite, ben c’est qu’ils ont de mauvaises habitudes donc ils sont responsables de leur condition qui sommes, sans leurs bétises, n’est pas si mal.
    Voilà ce qui m’agace dans ce faux constat que les pauvres sont gros.

  11. Plus que la pauvreté, c’est le manque d’instruction qui fait « le gros » du probleme. Parce qu’un pauvre bien eduqué fera bien plus attention à sa condition physique qu’un riche n’ayant aucune education.

    On ne parlera pas des obeses comportementals qui le sont par reproduction de l’habitude de vie de leurs parents et grands-parents (une autre forme de sous-education). En realité les obeses par cause de maladie sont rares.

    Vas à la sortie d’une ecole et repere un gamin obese… 80% de chances que ses parents le soient aussi. J’ai encore constaté la meme chose dans un centre d’achat hier. Ca ne loupe pratiquement jamais. Un gamin obese sur un banc entrain de jouer avec sa DS … deux minutes plus tard, deux adipeux sortant du magasin viennent le rejoindre … papa et maman. BINGO !

    Quand tu ajoutes à ca notre société de surconsommation, les lobbyes du sucre (et du sel ?), le syndrome des enfants-rois à qui on ne peut rien refuser et celui de l’enfant unique qu’on cherit plus que tout, triple combo gagnant ! On explose des records !

    Alors normal qu’on trouve plus de gros chez les pauvres, c’est aussi chez eux qu’on retrouve les gens les moins scolarisés, donc les moins instruits, les plus permeables aux mauvaises habitudes de vie, aux publicités de malbouffe, à l’incapacité de remettre en question son mode de vie.

    La grande majorité des problemes reliés à la pauvreté peuvent etre resolus par l’instruction et l’education des gens. On peut reprendre la liste plus haut.

  12. Pour info les légumes congelés malgré les préjuges sont aussi sinon meilleur pour la santé que les légumes achetés dans les super marché car congelé dès leur cueillettes. Sinon la volonté de vouloir manger des légumes hors saison c’est un autre truc que je déplore, je suis client d’une ferme biologique, je reçois mon panier chaque semaine (que je passe chercher) je reçois des légumes de saisons uniquement et j’ai amplement de légumes pour nourrir deux personnes et ce pour 32$ par mois (en plus d’encourager du local et de réduire la pollution des transports de légumes) donc avoir mes légumes me coute 0.50 sous par jour par personnes. De plus pour la viande nous achetons un demi bœuf et un demi cochon que nous congelons et le prix de la viande reviens environs au cinquième du prix en super marché. Donc je crois encore que bien manger pour pas cher ça se fait mais faut un peu de jugeote.

    J’ai encore du mal avec le concept de pauvre implique plus de chance d’être obèse. J’ai plus l’impression que « manque de volonté » implique plus de chance d’être pauvre ET plus de chance d’être obèse.

    Finalement je n’ai rien contre la distribution des richesses mais je suis absolument contre la gratuité.

  13. Le jour ou tous les légumes frais se vendront rapés, décortiqués et lavés prêt à faire cuire moins cher que le prix d’une livre de steak haché, ou de hot dog ou de baloney alors là on aura fait un bout de chemin.

    Malheureusement, l’obésité est aussi causé par un mal de vivre, une vague à l’âme, on se tourne vers le frigo ou chez McDo pour manger ses émotions. Est-ce que il y a un liens entre ces facteurs et la pauvreté ? Il semble que oui.

  14. @ Reblochon: Amen, encore une fois trois mots:
    Éducation, Éducation, Éducation.
    Là où je vois un dérapage dans votre argumentation, c’est la diatribe au sujet des « gros ». À moins qu’il faille prendre tout ça au 7ème degré, votre argumentaire conduit à une conclusion quelque peu périlleuse, soit: Mort aux pauvres et aux mal-instruits ! 😉

    Resaisissez-vous Reblochon !

    PS
    En passant à bord d’un avion j’aime mieux être voisin d’un gros que d’un quétaine mal engueulé et qui sent le pluriel.

  15. @ Reblochon.

    «Et les fumeurs qui sont bien dans leur corps, faut pas les faire chier non plus?»

    Exactement!

    Sur ce, je vais te citer le meilleur passage d’un billet que j’ai écrit la semaine passée sur mon blogue et qui parle justement de ça.

    «Le gouverne-maman du Parti des guidounes charognardes soi-disant libérales du Culbec nous a dépouillé de notre droit de manger et de boire ce que l’on veut en retirant les poutines, les hot-dogs, les hamburgers, les pizzas, le poulet fris et les frites des lieux publics et spécialement à l’école et en ostracisant les gros et les fumeurs, s’en prenant ainsi à notre liberté de choix et à la liberté de faire ce que l’on veut de notre propre corps. En tant qu’être humain doué de la Raison, je suis le seul et unique maître de mon propre corps et je suis le seul et unique responsable de ce que j’en fais.

    En me retirant ce privilège, que dis-je, ce droit inaliénable dans une société libérale et démocratique, le gouverne-maman soi-disant libéral de John-James Charogne a opéré la nationalisation de ce que moi, être humain, j’ai de plus précieux : mon corps!

    C’est du socialisme à la puissance 10.

    Bienvenu au Québec, là où le corps d’un être humain est la propriété de l’État par des mesures étatistes des plus totalitaires, coercitives, répressives et violentes, afin de contrer la liberté des hommes de faire ce que bon leur plaît, de même que face à leur droit de vivre!

    J’en entends gueuler la chose suivante : «Oui mais, il devait agir. C’est tu pas effrayant le taux d’obésité chez nos jeunes?», le tout en brandissant la croix de la rectitude politique et le crisse de chapelet étatiste du Culbec qui est digne des pires réflexes idéologiques de Che Guevara.

    Oui, le taux d’obésité chez les jeunes est inquiétant, mais si ces jeunes sont quand même bien dans leur peau en étant comme ça et qu’ils préfèrent avoir un bon hamburger dans le corps, plutôt qu’une crisse de carotte, qui suis-je, moi, pour aller leur enlever le droit d’être bien dans leur peau, malgré leur obésité, hein? Si ils sont corrects comme ça, grand bien leur fasse et ce n’est pas moi qui vais les en empêcher! De plus, il y a plusieurs jeunes obèses qui commencent à se prendre en main par eux-mêmes en commençant à aller au gym au moins deux ou trois fois par semaine et en délaissant progressivement la malbouffe.

    C’est d’ailleurs ce que je fais : je mange ce que je veux, tout en marchant le plus possible pour les petits déplacements que j’ai à faire, je m’entraîne, je ne fume pas et je prends soin de mon corps par moi-même et là, le gouvernement brime mes libertés et mes droits civiques en me disant quoi faire avec mon corps et quel style de vie à adopter (le «bon» style de vie, le meilleur du monde, bon!) pour 2-3 personnes qui ne mangent que du fast food, qui fument à tour de bras et qui ne prennent pas soin de leur corps? Mais, si ils sont heureux comme ça, grand bien leur fasse et, sinon, ben, c’est leur problème et pas le mien!

    Bref, la violence étatique de la charogne soi-disant libérale ne sert strictement à rien. L’individu est capable de vivre et de régler ses problèmes par lui-même. On n’a pas besoin du socialisme de John-James Charogne pour le faire à notre place. Moi, je mange et je bois ce que je veux, quand je veux, où je veux et comment je veux et que Charogne essaie de m’en empêcher, juste pour voir si il est un homme ou bien si Michou préfère les lâches et les dégonflés qui se cachent derrière la violence étatique pour justifier le retrait de nos libertés et de nos droits civiques les plus inaliénablement individuels et privés, car, ce qu’il y a dans mon assiette, ça ne regarde que moi et personne d’autres. C’est une intrusion de l’État dans quelque chose que l’individu a de plus personnel, soient ses goûts alimentaires, sa façon de se nourrir et le soin de son corps et ça, on ne retrouve même pas ça à Cuba.

    Mère Térésa David dans les cours de religion d’État (ECR), ça passe, mais le Canadien de Montréal à l’école, de même que la malbouffe dans les écoles et dans les autres lieux publics, ça ne passe pas! Trouvez l’erreur!

    Arrêtez de m’en conter des belles!

    Quand on est rapide, à l’image des gau-gauchistes étatistes de l’OPC, à tirer sur la gâchette en demandant l’intervention de l’État pour donner les «bonnes» valeurs, le «bon» menu alimentaire et le «bon» style de vie à nos jeunes, tout en ostracisant les résistants qui s’opposent à l’établissement de cette culture de la pensée unique, c’est de l’étatisme.

    Quand on utilise les enfants à des fins de propagande pour mieux perpétuer l’image des «pôves z’enfants» victimes de «la méchante publicité des maudits fast food» et qu’on désigne toujours le même maudit coupable, soient «les maudites compagnies voraces et sans-coeur», pour cultiver le ressentiment populaire et, ainsi, légitimer leur croisade étatiste anti-malbouffe et anti-fumeurs, ça n’a rien à avoir avec le linceul de la protection des enfants dans lequel les ayatollahs anti-malbouffe et anti-fumeurs du gouverne-maman se drapent pour avoir les médias de leur bord, mais bien avec l’anti-capitalisme.

    Quand on réclame l’intervention de l’État pour stigmatiser une partie de la population qui est, dans ce cas-ci, les gros pour les ayatollahs anti-malbouffe, les fumeurs pour les ayatollahs anti-fumeurs et les droitistes pour les concepteurs du cours d’Éthique et culture religieuse, afin de la faire «rentrer dans le rang», le tout en mettant le poing sur la table et en la forçant à manger des aliments qui est bonne pour sa santé, en lui imposant, par la coercition étatique, LE style de vie à adopter et en l’«éduquant» politiquement par de la propagande communiste acceptée par l’État, afin que celle-ci puisse répondre aux critères de santé et aux critères politiques d’un profil politico-social pré-déterminé par les pouvoirs étatiques, c’est, définitivement, de l’étatisme.

    Vouloir que l’État intervienne de tout son poids pour contrôler le profil politico-social de sa population, c’est déjà un pouvoir de plus qu’on lui donne, autre que le rôle minimal qu’il devrait avoir et c’est déjà un pouvoir de trop.

    Beaucoup trop même!

    Recourir à l’État, comme le proposent les ayatollahs anti-malbouffe et anti-fumeurs et les concepteurs du cours d’ECR, pour que celui-ci se substitue aux individus, afin de statuer sur une partie de ce qu’ils ont de plus personnel, soit leurs goûts alimentaires, leur façon de se nourrir, le soin de leur corps et leurs opinions politiques, en leur imposant le choix du contenu de leur assiette et de leur cheminement idéologique et politique, au lieu de, tout simplement, faire de la prévention et leur apprendre COMMENT penser et non pas QUOI penser, est une intrusion dans la vie des gens, tout cela, afin de soi-disant s’assurer d’une homogénéité politico-sociale dans la population, c’est inadmissible, même d’un point de vue pragmatiste sur la question!

    C’est contraire aux valeurs libertariennes et même à la valeur de la liberté. Prétendre être pour la liberté des gens ou pour la liberté tout court dans de telles conditions ne veut absolument rien dire, à toutes fins utiles. C’est presque aussi pro-liberté que le pape est pour l’avortement, c’est-à-dire, pas du tout!

    De plus, le ministre responsable de la nationalisation des corps, Yves Bolduc, n’a aucune crédibilité, ni aucune leçon de morale à donner sur ce que nous devons manger et comment nous devons vivre, car ses parents possèdent un fast food et il a des parts là-dedans. C’est un très bel exemple de «Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais!».

    Alors, moi, je dis : laissons les gens vivre leur vie comme bon leur semble et laissons-les régler leurs mauvaises habitudes par eux-mêmes, comme des grands êtres humains doués de la Raison! Il est inutile, voire même complètement dangereux, de retirer la malbouffe des lieux publics et de gâcher la journée d’Halloween de nos enfants et de leur dire ce qui est bon pour eux, en plus de ne pas laisser les fumeurs respirer en paix, alors qu’on sert, à ces mêmes enfants, la «bonne» idéologie de la Mère Térésa des pauvres par en-arrière dans leurs cours de religion d’État, car, ce faisant, c’est l’État qui détermine quelles doivent être nos opinions politiques et ce que nous devons avoir dans notre assiette et quel devrait être notre style de vie, tout en nous dictant le menu que l’on doit prendre, le style de vie à adopter et nos modèles politiques à suivre pour être un «vrai p’tit citoyen de l’État», comme c’était le cas en URSS.

    Je suis mon propre citoyen. Mon corps, c’est mon corps. Ne le nationaliser pas! Merci quand même, mais je suis le seul à savoir ce qui est bon pour moi et ce que je veux manger et boire et je suis capable de faire mon propre cheminement idéologique et politique par moi-même, point à la ligne. Ce n’est certainement pas une bande de lologues enfermés dans leur tour d’ivoire de philo à l’université et qui copinent avec l’État qui vont venir me dire quoi faire et quoi penser, car l’être humain EST la Raison.

    La croisade étatiste anti-malbouffe et anti-fumeurs de la charogne et des connes-missions scolaires qui dictent à leurs élèves quoi penser, quoi manger et qui se permettent de gâcher leur journée d’Halloween et à faire la vie dure aux fumeurs, je les emmerde tous les deux, du premier jusqu’au dernier responsable de ces deux merdes socialistes, anti-individus, anti-libertés, étatistes et violentes et je ne suis pas moins Québécois pour autant. Compris Ti-Gilles?

    L’État n’a absolument rien à faire dans les assiettes des gens et encore moins dans leur estomac, dans leur corps ou dans leur cheminement idéologique et politique. Ça ne regarde que les gens eux-mêmes et les publicités ne jouent qu’un rôle mineur dans nos choix de vie.»

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/07/la-cubanisation-du-quebec-ou-le-nouveau.html

    P.S.: Tu n’es pas obligé de prendre le bus. Si tu n’es pas content de voir des gros être assis à côté de toi (ségrégation sociale), tu n’as qu’à t’acheter un char, bordel.

  16. Ma diatribe face aux gros est surtout dirigée face à ceux qui essayent de nous faire croire que c’est acceptable, que c’est normal et non un probleme de santé ou social. Quand je dis gros, je parle naturellement d’obese morbide, pas d’un gars de 6 pieds avec de l’embonpoint. Et meme dans le cas d’un obese, je n’ai aucunement la pretention d’aller emmerder ce genre de personne, ils sont bien libre de vivre leur vie comme bon leur semble ; par contre qu’ils n’essayent pas de me faire croire qu’ils sont en santé et bien dans leur peau (generalement leur dos et leur genoux parlent pour eux) et quand vient la responsabilité d’elever un enfant, ils devraient se faire parler entre les deux oreilles quand leur progeniture fait le double du poids santé. Ce n’est pas parce qu’un mauvais traitement est involontaire qu’il doit etre plus acceptable.

    Quand je pense qu’on emmerde mes enfants qui osent ramener une barre de chocolat à l’ecole, qu’on leur fait manger une immonde bouffe soit-disant santé à base de legumes crus et sans gout, mais on nous prend pour des chevres ?!

    On vient de decouvrir que le lait de vache est plus nuisible que benefique et que ca se retrouve encore dans le guide canadien ! On peut manger de tout, que ca ait du gout, sans devenir des granolas. PLusieurs pays europeens, mediterranéens et asiatiques en sont la preuve, presque pas d’obese et une alimentation riche et variée, servie dans proportions raisonables.

    C’est le probleme ici, c’est surtout le mot raisonable que les gens ne digerent pas. Des us et coutumes comme servir les gens en portions egales quelque soit leur age ou leur taille, au lieu de mettre le plat sur la table et que tout le monde se serve eux-memes suivant leurs envies, font que des gens mangent mal, des portions inadaptées. La culture de la patate servie à toutes les sauces et ce, dans des quantités exagérées. Le peu de temps que les gens mettent à preparer un repas, on ne parle meme pas des plats à rechauffer bourrés de sucre et de sel. etc.

    Alors pour se deculpabiliser, on met en entrée un plat avec du choux-fleur, du brocoli, des champignons, … et tout cela cru. Mais bordel, on nous prend pour des vaches, il faut qu’on broutte ca ? oh oui mais c’est SANTÉ monsieur … ah ?! Et c’est pour cela que tu te permets de reprendre trois fois des viandes sur le barbecue avec ton 2litres de cola diete ?! Faut arreter d’etre con. Deja si l’eau à table redevenait la boisson principale, ca aiderait beaucoup. Il suffit de voir les piles de liqueurs sur palette dans n’importe quel magasin, meme des pharmacies (ca me rappelle quand je suis arrivé dans ce pays et que j’ai decouvert des pharmacies qui vendaient des cigarettes !!!), pour se rendre compte qu’il y a un gros probleme de mentalité à changer.

    Une fois de plus, la majorité paye à cause d’une minorité, c’est ca qui me gonfle ! Quand je vois un gros, d’un autre coté je suis content, je sais qu’il fait tourner l’economie et que ca sera un retraité qui ne touchera pas longtemps sa pension … si il arrive jusque là.

  17. Je ne veux pas vous faire de la peine, mais l’Homme a été cueilleur avant d’être chasseur.

  18. Suis-je le seul gars qui est allé se regarder de profile dans un miroir pour comparer son ratio de « bédaine » avec la photo?

  19. Ah ouais le dartien robuste … il y a combien d’année deja ? Faut dire que le dartien gracile l’a surplanté justement parce qu’il a mordu dans un bon steack !

  20. Pauvre gars, y a la bédaine qui grossit et la scoliose qui creuse !

  21. Ca veut dire que les pauvres mangent MAL. Les pauvres n’ont pas de quoi manger diététique comme les gens aisés. Et acheter les gammes d’aliments supérieurs.

    Oui manger bien ça coute beaucoup plus cher, manger bien, ca ne veut pas dire manger PLUS.

    Et oui paradoxalement se priver de manger, fait grossir, si tu te renseigne un peu sur les méthodes pour faire un régime, tous les diététiciens déconseillent de trop se priver, car le corps est entrainé a ce moment là a tout garder. Donc quand tu manges il stocke.

    Avant de dire n’importe quoi on se renseigne.

    Et le fait qu’il y ait plein de riche gros, viens du fait que c’est pas parce qu’on est riche qu’on mange correctement (diététiquement parlant hein)

    Bien a toi.

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