Assumer sa subjectivité

« Nous aussi ». Combien de fois entend-on cette réplique dès qu’il est question de défendre les valeurs chères aux Québécois? Eric Amber insulte les francophones. Ce n’est pas grave parce que « nous aussi » insultons parfois des anglophones. Un homme, sa femme et son fils tuent trois filles et son ex-femme dans ce qui constitue un crime d’honneur. Pas de problème, parce que « nous aussi » avons connu des meurtres sordides impliquant des hommes et leurs enfants. Le français régresse à Montréal. Pas de quoi s’inquiéter parce que « nous aussi » empêchons les anglophones au Québec de s’exprimer. À force de tout relativiser, nous en sommes venus à confondre victimes et agresseurs et à légitimer les pires âneries sous prétexte que « nous aussi » avons nos défauts.

assumer-sa-subjectivite

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En fait, une bonne dose de relativisme peut être utile. Elle permet de se mettre dans la peau de l’autre et de réaliser que nos propres biais nous empêchent d’être réellement objectifs. Lorsque cette attitude devient trop généralisée, elle nous déconnecte pourtant de nos racines, de notre identité, et nous condamne dans une logique qui est fausse en elle-même. Comme l’a déjà expliqué Alain Sokal, célèbre professeur de physique, le fait de dire qu’il n’y a aucune vérité absolue constitue en soi une contradiction puisque le fait même d’accepter cette proposition implique qu’on l’applique à la proposition elle-même, qui devient de facto fausse.

Or, si nous sommes biaisés dans nos réactions, cela ne signifie pas qu’il faille systématiquement les invalider. Ce n’est pas parce qu’un alcoolique au volant provoque un accident mortel que je dois l’accepter sans broncher en me disant que « moi aussi » j’ai déjà conduit une fois avec un verre dans le nez. Ce n’est pas non plus parce que j’ai déjà accepté de l’argent sous la table que je dois accepter la fraude à grande échelle. On peut relativiser et croire que les comportements humains n’ont pas de référence absolue, mais en bout de ligne seuls comptent les faits. Et ces faits sont la réalité, notre réalité. Une réalité qu’il faudrait peut-être enfin apprendre à assumer.

Par exemple, en quoi est-ce que le fait que de nombreux Québécois puissent occasionnellement insulter des anglophones change-t-il quoi que ce soit aux insultes de Eric Amber? S’il faut dénoncer les gens qui s’en prennent gratuitement à autrui à cause de leur langue, qu’on le fasse, simplement, mais cela n’enlève rien aux propos disgracieux du propriétaire du Theatre Ste. Catherine. Comment peut-on mettre sur le même pied un anglophone majoritaire dans une Amérique du Nord à 98% anglophone insultant le petit peuple du Québec et la minorité de Québécois minoritaires qui s’attaquent à cette majorité? Aurait-on idée de blâmer David de répondre aux attaques de Goliath? Il est là, le problème avec le relativisme: on efface toutes les différences et sous prétexte de se placer dans la tête d’autrui et on oublie que l’autrui en question est largement majoritaire et que son comportement est intrinsèquement nuisible à nos valeurs et notre culture.

De la même façon, faudrait-il excuser le geste de ces Afghans ayant tué quatre des leurs pour une question d’honneur sous prétexte que d’autres Québécois ont déjà commis des crimes crapuleux? Pensons-y un peu: ose-t-on réellement comparer des gens ayant comploté, planifié et exécuté rationnellement un crime de sang froid pour des valeurs étrangères à nos croyances avec des individus ayant disjoncté et tué sous l’impulsion de la colère ou de la détresse?  En quoi le fait de dénoncer un crime causé par la non-intégration d’une culture étrangère enlève-t-il quoi que ce soit aux autres crimes commis ici par des gens de « cheuuu nous »?  Certains diront peut-être: « ces Afghans vivaient une autre forme de détresse basée sur une culture différente et il faut la respecter ». Oui, justement, cette détresse était LEUR détresse, pas la nôtre, et nous n’avons pas à accepter celle-ci sous prétexte que ce type de comportement était courant dans leur pays d’origine.  Nous n’avons pas à respecter ces valeurs ni à accepter notre incapacité à intégrer ces nouveaux arrivants.

Malgré tout, ce n’est pas vraiment les Afghans qui ont commis ces meurtres ou Eric Amber qui sont réellement à blâmer.  C’est « nous aussi »,  parce que nous acceptons davantage d’immigrants que notre capacité à les intégrer et que nous sommes tellement mous et peu fiers de ce que nous sommes que nous n’avons rien à leur offrir en terme de nouvelles valeurs qu’ils auraient envie d’adopter.  Nous vivons sur la pointe des pieds et pensons naïvement que tout le monde a envie de vivre sa vie entre parenthèses comme nous le faisons.

En relativisant à l’extrême et en cherchant à constamment nous placer dans la tête d’autrui, nous oublions le plus important: nos valeurs et ce qui se passe dans NOTRE tête. Tout n’est-il pas question d’équilibre? Certains peuples ne pensent qu’à eux et ne vivent dans ce monde que selon leurs propres valeurs. Mais nous, nous nous oublions, préférant penser au confort de celui qui s’essuie les pieds sur notre dos qu’à notre propre douleur d’être un peuple meurtri, diminué, aux valeurs réduites à un simple alinéa dans le paragraphe B-12 entre la section des petites annonces et les oubliettes.  À quand l’équilibre?

Et si on assumait davantage notre subjectivité? Si on se levait, tous, et qu’on cherchait cet équilibre entre relativisme et subjectivité? Si on osait se donner le droit d’exister, la capacité de prendre des décisions qui peuvent occasionnellement choquer ceux qui ne pensent pas comme nous et ainsi devenir réellement maîtres de notre destinée? Si on osait défier les tabous qu’on nous impose comme autant de dogmes facilitant notre asservissement et qu’on assumait enfin ce que nous sommes, notre langue, nos valeurs, nos croyances et notre réelle identité?

Nous voulons protéger le français? Éliminons le bilinguisme institutionnalisé. Nous voulons franciser les immigrants? Français partout et test de citoyenneté québécoise.   Nous trouvons qu’il y a trop d’immigrants pour notre capacité à les intégrer?  Accueillons-en moins!  Nous désirons un Québec s0uverain? Une élection référendaire et c’est le parlement qui déclare l’indépendance. Arrêtons de penser aux autres; nous oublions de vivre tellement ils nous obsèdent!

Et si « nous aussi » comprenions enfin qu’on peut réellement exister, en français, avec nos valeurs, sans enlever quoi que ce soit de vital à qui que ce soit? Osons casser les oeufs nous permettant de faire cette omelette qui traîne depuis 1760.

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20 Réponses

  1. « Celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre »

    « Peuple à genou, attends ton rédempteur »

    Sommes-nous vraiment sorti de l’ombre des cathédrales?

    Sébastien

  2. Les évangiles et la morales peuvent-ils « évoluer » ?

    Selon les progressistes (les cancers progressent aussi), la réponse c’est oui.

    Mais c’est vrai, nous sommes à l’ère de la grande « lumière » et avant, TOUT était noir.

    Bienvenue dans le merveilleux monde du relativisme !

    🙂

  3. Louis P.,

    Me semble qu’il y a une petite faute dans cette phrase:

    « Et si on assumait davantage notre subjectivité? Si on se levait, tous, et qu’on cherchait cet équilibre entre relativisme et subjectivité? »

  4. Je ne sais pas mais il y en a certainement une dans: « Celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre. » 😉

    À moins que ce ne soit une histoire de pêche !

  5. Le contraire de relativisme ?

    Le contraire de subjectivité ?

    *

    Pour la phrase de l’évangile, me semble que ça prends pas un cours en théologie pour la comprendre. A moins que vous soyez parfait ? Que vous ne connaissiez pas la signification de péché ?

  6. Ah, je viens d’allumer:

    pÊché = poisson

    Svp, pardonnez mon « pÉché » et oubliez mon dernier commentaire.

    🙂

  7. Une chose qui n’est pas dit dans tous ce dossier médiatisé c’est que les excuses de monsieur Amber sont arrivé la meme journée que le lancement de publicité télévisuel par zoofest.

    Donc, puis-je douté de la sincerité de ses excuses?

  8. Ce sont là des réflexions qui devraient inonder l’espace public mais qui en sont remarquablement absentes. Pourquoi ?

    Je crois qu’il nous faut retourner à votre billet sur les « maudits français » pour avoir un élément de réponse. En effet nous sommes l’évolution de la « Révolution tranquille ». Tellement tranquille qu’elle s’est engourdie quelque part avant l’aboutissement final. Bien avant l’éclosion attendue et l’épanouissement souhaité. Et cet engourdissement semble au contraire progresser dans le corpus québécois; nos réflexes allant en s’alanguissant de plus en plus. Il faut maintenant craindre la paralysie totale.

    Sans regretter que notre révolution ait été aussi explosise et sanguinaire que cette de nos cousins Français, il faut admettre que notre sempiternel et très moelleux caractère judéo-chrétien n’a pu être évacué aussi efficacement que s’il avait été soumis à l’anticléricalisme de la « dictature jacobine ». D’où, selon moi et en partie, cette détestable ambivalence.

    Il faut dire aussi que la manie du relativisme, lorsqu’il s’agit d’affirmer nos us, nos coutumes et notre volonté identitaire est encouragée et même outrancièrement utilisée par les adversaires du Québec pour encore une fois faire perdurer notre alanguillement jusqu’à un point de non retour. Ce qu’ils semblent souhaiter ardemment. Je ne sais pas s’ils réalisent ce qu’ils font ou si c’est par aveuglement politique, mais nous en constatons les résultats quotidiennement.

    C’est malheureux. Et des sites comme le vôtre, bien que très intelligemment conçus et alimentés demeurent inconnus et inintéressants pour la très grande majorité des nôtres. Dommage.

    Quelqu’un a une solution ?

  9. @ Çaparle Aupopette

    Je vais essayer de répondre à vos nombreuses questions;

    « Ce sont là des réflexions qui devraient inonder l’espace public mais qui en sont remarquablement absentes. Pourquoi ? »

    La réponse à cette question se trouve dans la construction de notre économie qui n’est pas basée sur le libre marché. C’est ‘normal’ que quelques conglomérats dominent l’imaginaire collectif. C’est un pouvoir immense. Et nous avons qu’à méditer ces phrases (« Qui contrôle le passé, contrôle le futur ; qui contrôle le présent, contrôle le « ), pour comprendre que certaines personnes ne font que les appliquer. De Hollywood en passant par le WallStreet Journal, jusqu’à l’hebdomadaire ou radio locale, tous vivent dans un monde ou l’étalon d’échange est facilement inventable par quelques-uns, aux détriment des autres. Dans un véritable libre marché i.e. une expression diabolisée et c,e à juste titre dans le contexte actuel), des milliers d’entreprises travailleraient dans le ce domaine. Ça fait plusieurs fois que j’essaye d’intéresser les gens de ce blogue…

    Silence…

    Et pourtant, c’est LA réalité. Mais cette réalité n,est JAMAIS enseigné par ceux qui peuvent nous peindre le monde selon la pensée droite gauche. Par contre, tous penseurs qui s’attarde à ce paradigme, finit par voir que ce n’est qu’une illusion.

    ***

    Vous écrivez:

    « Je crois qu’il nous faut retourner à votre billet sur les “maudits français” pour avoir un élément de réponse. En effet nous sommes l’évolution de la “Révolution tranquille”. Tellement tranquille qu’elle s’est engourdie quelque part avant l’aboutissement final. Bien avant l’éclosion attendue et l’épanouissement souhaité. Et cet engourdissement semble au contraire progresser dans le corpus québécois; nos réflexes allant en s’alanguissant de plus en plus. Il faut maintenant craindre la paralysie totale. »

    Au contraire, les apparences sont trompeuses. C’est le calme avant la ‘tempête des idées ». Le voile des illuysions tombe et les gens voient bien (ou soupconnent), que la prohjection médiatiq

  10. @ Çaparle Aupopette

    Je vais essayer de répondre à vos nombreuses questions;

    Vous commencez pas :

    « Ce sont là des réflexions qui devraient inonder l’espace public mais qui en sont remarquablement absentes. Pourquoi ? »

    La réponse à cette question se trouve dans la construction de notre économie qui n’est pas basée sur le libre marché. C’est ‘normal’ que quelques conglomérats dominent l’imaginaire collectif. C’est un pouvoir immense. Et nous avons qu’à méditer ces phrases (« Qui contrôle le passé, contrôle le futur ; qui contrôle le présent, contrôle le passé »), pour comprendre que certaines personnes ne font que les appliquer. De Hollywood en passant par le Wall Street Journal, jusqu’à l’hebdomadaire ou radio locale, tous vivent dans un monde ou l’étalon d’échange est facilement inventable par quelques-uns, au détriment des autres. Dans un véritable libre marché i.e. une expression diabolisée et ce, à juste titre dans le contexte actuel), des milliers d’entreprises travailleraient dans le ce domaine. Ça fait plusieurs fois que j’essaye d’intéresser les gens de ce blogue…

    Silence…

    Et pourtant, c’est LA réalité. Mais cette réalité n’est JAMAIS enseignée par ceux qui peuvent nous peindre le monde selon la pensée droite-gauche. Par contre, tout libre penseur qui s’attarde vraiment à ce paradigme, finit par voir que ce n’est qu’une illusion.

    ***

    Vous écrivez :

    « Je crois qu’il nous faut retourner à votre billet sur les “maudits français” pour avoir un élément de réponse. En effet nous sommes l’évolution de la “Révolution tranquille”. Tellement tranquille qu’elle s’est engourdie quelque part avant l’aboutissement final. Bien avant l’éclosion attendue et l’épanouissement souhaité. Et cet engourdissement semble au contraire progresser dans le corpus québécois; nos réflexes allant en s’alanguissant de plus en plus. Il faut maintenant craindre la paralysie totale.”

    Au contraire, selon mon très humble avis, les apparences sont trompeuses. C’est le calme avant la « tempête des idées ». Le voile des illusions tombe tranquillement et les gens voient bien (ou soupçonnent), que la projection médiatique de nos réalités est soit démagogique/sensationnaliste ou complètement « à côté de la trac » et que les médias de masse ne sont pas là pour remplir le rôle dont ils se réclament.

    Il y a énormément de gens intelligents et créatifs au Québec, par contre la paralysie que vous évoqué est –encore- très forte, et est justement dû aux tours de magies de nos illusionnistes médiatiques et universitaires.

    Cette époque achève et selon moi, nous rentrons dans l’ère de la conscientisation au-delà des illusions. Du moins, j’en vois les signes.

    ***

    Vous écrivez :

    « Sans regretter que notre révolution ait été aussi explosive et sanguinaire que cette de nos cousins Français, il faut admettre que notre sempiternel et très moelleux caractère judéo-chrétien n’a pu être évacué aussi efficacement que s’il avait été soumis à l’anticléricalisme de la “dictature jacobine”. D’où, selon moi et en partie, cette détestable ambivalence. »

    Oh, les Québécois vont-ils finir par se réconcilier avec leur passé ?

    Le Québec était cléricale et c’était clairement une dérive. Par contre, « qui contrôle le passé, contrôle le futur ». Et ce passé n’était pas si noir, comme le présent n’est pas si lumière et que le futur ne sera PAS « lucide ou éclairé » si nous continuons d’avoir la haine de notre passé.

    Les Français ne sont pas anti évangiles ou anti église avec le subjectivisme réactionnel typique des Québécois. Les Américains non plus. C’est vraiment unique aux penseurs du Québec…

    Les valeurs qui se retrouvent dans les évangiles, SONT objectivement bonnes et OBJECTIVEMENT libératrices.

    Avec des Français, il est facilement possible de discuter -au niveau philosophique- de toutes les idées évangéliques, même avec un tatoué athée. RAREMENT AU QUÉBEC.

    Sommes-nous encore à l’adolescence-de-la-pensée ?

    J’aurais dû commenter l’excellent billet de Louis P. à propos des Français et des débats. Je les admire ! Vraiment ! Rarement de haine et de réaction enfantine comme au retrouve trop aisément Québec. Beaucoup d’opinion et d’idées réellement éclairées…

    ***

    Vous écrivez :

    « Il faut dire aussi que la manie du relativisme, lorsqu’il s’agit d’affirmer nos us, nos coutumes et notre volonté identitaire est encouragée et même outrancièrement utilisée par les adversaires du Québec pour encore une fois faire perdurer notre alanguillement jusqu’à un point de non retour. Ce qu’ils semblent souhaiter ardemment. Je ne sais pas s’ils réalisent ce qu’ils font ou si c’est par aveuglement politique, mais nous en constatons les résultats quotidiennement. »

    Pas trop certain de comprendre où vous vous aller avec ce bout, mais pour ce que j’en comprends, voici :

    Notre identité est d’origine chrétienne. Tout négation de cette réalité qui nous habite –encore- tous, n’est pas relative.

    ***

    Vous écrivez :

    «C’est malheureux. Et des sites comme le vôtre, bien que très intelligemment conçus et alimentés demeurent inconnus et inintéressants pour la très grande majorité des nôtres. Dommage. »

    1)C’est l’été et comme à chaque été, les blogues voient une baisse normal de leur fréquentation. Surtout au Québec qui hiberne 13 mois sur 12…

    🙂

    2)Parmi les blogues, me semble que celui de Louis P. est assez populaire.

    3) Je suis d’accord avec les idées discutées sur ce blogue, 1 fois sur 2 (environ). Par contre, je reviens car je sens de l’ouverture et une -authentique- recherche de la réalité objective. Ça me suffit, même que parfois ça comble « ma » neuronne…

    ***

    Vous écrivez :

    « Quelqu’un a une solution ? »

    Oui, des tonnes. J’ai même le projet d’écrire des « modes d’emplois » pour nous sortir de chacune des « merdes » qui nous affectent. Mais AUCUNES DES SOLUTIONS, ne sont de droite OU de gauche. Elles sont parfois un peu des 2. Parfois, elles tirent leur source complètement en-dehors de ce faux paradigme.

    Par contre, les « fruits ne sont pas tous murs » en même temps. J’attends donc patiemment.
    😉

  11. Çaparle Aupopette,

    J’ai accroché le bouton « envoyé » avant d’avoir terminé.

    Le message ci-dessus, est un bouillon. La réponse complète est « en attente de modération »

  12. @Sébastien: Je ne crois pas que ce soit aux entreprises d’intéresser les gens à ces question dans le « libre-marché », cette construction de l’esprit qui n’est qu’un passage vers l’oligopole, au même titre que l’anarchie en est un vers la tyrannie. Nous vivons dans un libre-marché de plus en plus « libre » après deux décennies de privatisations et mesures néolibérales, et pourtant ces questions sont de moins en moins abordées…

    @JV: Je ne crois pas moi non plus que Amber soit sincère.

    @Çaparle Aupopette: Merci beaucoup pour les compliments! Ça fait toujours plaisir de savoir que ce qu’on fait est apprécié! Et vous avez entièrement raison d’écrire que la manie du relativisme est encouragée par nos adversaires dès qu’il est question d’affirmer nos valeurs… Et le contraire n’est pas toujours valable!

  13. 30 pays sont devenus independants depuis 40 ans ; NOUS AUSSI on peut y arriver !

    (J’ai bon ?)

  14. @ Sébas: J’admet que mon paragraphe qui parle de la manie du relativisme ne brille pas par sa clarté. D’autant plus qu’il contient une belle coquille: »alanguillement » au lieu de alanguissement. J’aurais aussi pu écrire engourdissement…mais enfin, vous voyez l’idée.

    Alors je m’explique: loin de moi l’idée de nier notre identité chrétienne; elle est indéniable et certainement pas plus honteuse qu’une autre. Ce que j’essaie de dire pour apporter un peu d’eau au moulin de Louis, c’est que la manie de relativiser les énormités qu’on doit subir en les atténuant par des comparaisons souvent boiteuses et sans commune mesure (style: un cheval contre un lapin) vient souvent des adversaires politiques, trop contents de servir d’éteignoir à tout mouvement d’affirmation nationale. Ils ne semblent pas se rendre compte que c’est un jeu qui peut être dangereux pour la survie du peuple qu’ils prétendent représenter.

    Je soumets l’idée que cette molesse, comparée à la virulence de nos cousins Français, vient peut-être du fait que l’esprit républicain n’aurait pas toléré l’hégémonie cléricale qui régnait ici, il y a à peine 60 ans.

    C’est tout !;-)

  15. La question du pouvoir est depuis longtemps réglée. Reste celle du vouloir !

    Si tu veux mon avis, on est trop gras. Et puis aussi, comme le disait si à propos Lara Fabian qui se portait à notre défense chez
    Ardisson, on est débonnaire !

  16. @Louis P.

    Vous avez dit :  »Nous voulons protéger le français? Éliminons le bilinguisme institutionnalisé. Nous voulons franciser les immigrants? Français partout et test de citoyenneté québécoise.Nous trouvons qu’il y a trop d’immigrants pour notre capacité à les intégrer? Accueillons-en moins! Nous désirons un Québec s0uverain? Une élection référendaire et c’est le parlement qui déclare l’indépendance. Arrêtons de penser aux autres; nous oublions de vivre tellement ils nous obsèdent!

    Et si « nous aussi » comprenions enfin qu’on peut réellement exister, en français, avec nos valeurs, sans enlever quoi que ce soit de vital à qui que ce soit? Osons casser les oeufs nous permettant de faire cette omelette qui traîne depuis 1760. »

    Excellente analyse, pragmatique, et tellement vrai. Enfin quelqu’un qui a un peu de bon sens, ça fait changement de nos politiciens. Le proplème avec le peuple québécois c’est qu’il est humaniste pacifiste, bon et tolérent mais souvent ça en devient des défauts, on devient un peuple paillasson qui accepte n’importe quoi !!! On se laisse manger la laine s’ul dos !!!

    Le peuple québécois doit grandir et apprendre que s’aimer c’est d’abord se respecter et se faire respecter !

    Personne ne touchera à notre langue, personne ne touchera à nos enfants !

    Notre peuple semble sommeiller comme la belle au bois dormant.

    C’est Assez !

    Debout québécécois il est temps d’agir !

    Sylvie R. Tremblay

  17. @ Sébas dit,

    Vous avez dit :  »Le Québec était cléricale et c’était clairement une dérive. Par contre, « qui contrôle le passé, contrôle le futur ». Et ce passé n’était pas si noir, comme le présent n’est pas si lumière et que le futur ne sera PAS « lucide ou éclairé » si nous continuons d’avoir la haine de notre passé. »

    Tout à fait faux, et jamais au grand jamais, à la vie à la mort je ne laisserai satan, les religions toucher à nos enfants !

    Boudha, David , Abraham, Jésus, Mahomet, Jeanne d’Arc ont tous été anticlérical et n’ont jamais fait parti d’aucune religion !!!!

    Ils étaient des humanistes.

    Si les citoyens de la Nouvelle France et les autochtones ont été à un certains moment cléricaux c’est qu’on leur a rentrer de force dans la gorge !!!

    La religion satanique catholique a été fondé en l’an 327 au concil de nicé à Rome. C’est donc 327 ans après la mort de Jésus…

    De plus, cette religion catholique n’était pas la philosophie de Jésus, qui était de philosophie chrétienne tire ses racine du grec signifiant petit christ, de philosophie christique. Ça n’avait rien à voir avec la religion catholique qui n’existait même pas à cette époque.

    La religion catholique a décidé d’utiliser son nom parce qu’il était encore très populaire, 327 ans après sa mort. Comme aussi le fait qu’ils ont persécuté et tué Jeanne d’ARC au XVième siécles, voyant quelle était encore populaire 500 ans après sa mort, ils ont décidé au XXième siècle d’en faire une pratiquante catholique et même une sainte, alors que c’est l’église qu’il l’a tué et qu’elle détestait ces manipulateutrs de conscience du peuple au plus haut niveau !

    C’est comme si je décidais demain matin de fonder une religion que j’appelerai la religion Martin Luther King, que je ferai à croire que tout ce que moi j’écris et je dis c’est ce que Luther King a dit et m’a transmis personnellement !!!! Et si quelqu’un n’est pas d’accord je le tuerais, alors comment vous pariez que 100 ans plus tard tous le monde serait de religion King et étant donné qu’on fera bien sûr notre la vage de cerveau dans les écoles les jeunes croiraient que c’est vraiment lui qui a créé ma religion !

    Ensuite je ferais comme Rome et que tout le monde qui ne serait pas d’accord avec ce que je dis, je les tuerais et les martyriserait comme la fait l’église en 327 ?? Les gens n’avaent pas le choix de dire qu’ils étaient catholique si non on leur enfonçait un couteau dans la gorge !!!

    Et ça ose s’appeler des défenseurs de l’amour et du droit divin ??????????

    Vous avez dit aussi :  »Les Français ne sont pas anti évangiles ou anti église avec le subjectivisme réactionnel typique des Québécois. Les Américains non plus. C’est vraiment unique aux penseurs du Québec… »

    Je suis québécoise et je ne suis pas anti-Molière, anti-Voltaire anti-évangile de Marie-Madeleine (qui justement ont été retrouvés grâce aux manuscrits de la mer morte, évangiles que l’église catholique n’avait pas copié collé(ils en n’ont copié collé 4, qu’ils ont bien sûr modifiés)alors qu’il en existait 135 évangiles. Ils sont même aller jusqu’à faire passer l’épouse de Jésus Marie Madeleine qui était enceinte et qui se serait réfugié en France à l’époque pour ne pas se faire tuer par les romains et l’église juive, ils ont inscrits dans leur modifications qu’elles était une prostitué, les chiens !!! Les livres et les auteurs ça n’a rien à voir avec les sectes religieuses.

    La dianétique( la bible d’une certaine secte) par exemple, à vraiment été créer par cette religion. Les évangiles de la mer morte sont des livres d’histoires, ils n’appartiennent pas à aucune religion.

    La bible, le coran, le talmud, etc. ce sont des copiés collé de l’histoire, la preuve c’est qu’on parle de Jésus, d’Abraham dans tous ces livres de sectes la seule différence c’est que si celui qui était en charge du copié collé était un pédophile il ajoutera que c’est bien et qu’il faut vénérer la pédophilie, si un autre est raciste il dira il n’y a que les juifs qui seront sauvés, un autre est misogyne il écrira que l’épouse de Jésus est une prostitué…

    Ils ont pris leur infos dans le même livre d’histoire mais ont manipulé et modifié à leur avantage, ou à l’avantage de leur religion.

    Les livres historiques n’appartiennent pas plus au pape qu’a moi personnellement ça appartient à l’histoire, à tous.

    Vous avez dit :  »Les valeurs qui se retrouvent dans les évangiles, SONT objectivement bonnes et OBJECTIVEMENT libératrices. »

    Les évangiles premièrement n’ont rien à faire avec les religions. Concernant les auteurs j’aime beaucoup aussi Platon, Pytagore, Kalil Gibran qu’est-ce que ça a d’affaire avec le pouvoir politique ?? Rien ni personne ne vous empêche de lire les évangiles à tous les jours si vous le désirez, c’est un choix personnel de lire ce que vous aimez et vous avez même le droit de regarder un film porno si vous le souhaitez. Ça ne veut pas dire qu’on doit rentrer dans gorge et imposer des religions à nos enfants dans les écoles, ni les obliger à regarder des films pornos !!!

    On n’est en 2009, et je n’ai pas besoin d’un prête de l’an 327 qui a copié avec modifications un texte pour me dire que tuer quelqu’un s’est mal ? Peut-être n’avez vous pas assez de jugement personnel pour savoir quand vous faites du mal ou pas à quelqu’un alors peut-être que dans votre cas vous avez besoin de quelqu’un pour vous dire quoi faire. Alors allez voir quelqu’un, mais à votre place j’irais voir un psychologue ou un psychanalyste car les prêtes qui trouvent que la pédophilie ce n’est pas graves que c’est seulement des p’tites erreurs de conduites….je pense qu’ils n’ont vraiment aucune idée de ce qui est bien et de ce qui est mal ??

    Vous avez dit :  »Avec des Français, il est facilement possible de discuter -au niveau philosophique- de toutes les idées évangéliques, même avec un tatoué athée. RAREMENT AU QUÉBEC. »

    Faux ! Je discute avec les français souvent sur différents blogs et ils ne veulent rien savoir de vos religions et ils sont comme nous anti-cléricaux.

    Il y en n’a marre aussi que vous nous abaissier toujours, pouvez-vous nous calliser la paix ! Arrêtter de nous traiter de repliers, de racistes de si et de tous les maux du monde !!!

    On n’est un peuple extraordinaire, on parle la langue des Dieux, on n’est des créateurs, des humanistes.

    Quand je pousse le miroir que satan, les religions, mettent dans notre face pour nous faire croire que nous sommes de la merde, et que je regarde notre peuple le miroir est éclatant il brille d’une lumière étincellante ce que j’y vois c’est un grand peuple, un peuple qui non seulement bientôt se réveillera des mains de ses usurpateurs, voleurs de conscience et se  »sauvera » mais le Québec sauvera aussi par ricochet, La France et le monde.

    Dieu dans sa grande colère frappera satan(les religions)!!

    Évangile selon Jeanne du Lys….lol…

  18. Çaparle Aupopette:

    Je crois qu’il faut tenir compte du contexte très différent ici;

    Oui la colonie française aurait souffert du départ de l’élite non religieuse…

    Oui cela a causé un vide, qui a été comblé à 100% par l’élite religieuse. Cela a évidemment causé un grave déséquilibre dans la société.

    Une situation que l’on ne retrouve ni en France, ni aux États-Unis.

    Et c’est à cause de ça, que les Québécois sont révoltés contre tout ce qui a rapport aux évangiles et aux églises en général…

    Votre réflexion doit donc tenir de ces réalités.

    Nous pourrions donc blâmer les gens plus républicains pour avoir quitté la Nouvelle-France aussi et ainsi dédouaner les religieux -qui ont sûrement fait l’impossible dans les circonstances.

    Vous voyez où ce ‘jeu’ peu nous mener ?
    🙂

    Et trop de pouvoir entre les mains de qui se soit, n’est jamais bon.

    __________

    @ Louis P.:

    Je ne comprends pas cette analyse:

    « @Sébastien: Je ne crois pas que ce soit aux entreprises d’intéresser les gens à ces question dans le « libre-marché », cette construction de l’esprit qui n’est qu’un passage vers l’oligopole, au même titre que l’anarchie en est un vers la tyrannie. Nous vivons dans un libre-marché de plus en plus « libre » après deux décennies de privatisations et mesures néolibérales, et pourtant ces questions sont de moins en moins abordées… »

    Je vais me répéter encore: NOUS NE POUVONS PAS être dans un libre marché tant que la monnaie monopolistique existera !

    Je sais, cette réalité n’est pas décrite ni par les gens de gauche, ni par les gens qui se disent de droite. Pourtant, c’est pas mal plus vrai que tout le blablabla illusoire sur le « néo-libéralisme ».

    Ce qui cause les monopoles et les cartels, ce sont la fausse monnaie et les reglements du gouvernement.

    RIEN d’autres !
    Quand allez-vous vous montrer ouvert à en débattre ?

  19. Jeanne du Lys:

    Vous êtes l’exemple typique de ce que je décris !
    🙂

    J’ai lu en diagonale, et presque rien de ce que vous dites, résiste à l’analyse de la réalité.

    ***

    Je vais seulement commencer par votre premier commentaire(pour donner un exemple)

    Vous écrivez:

    « Tout à fait faux, et jamais au grand jamais, à la vie à la mort je ne laisserai satan, les religions toucher à nos enfants ! »

    en réponse à ce commentaire de ma part:

    « Le Québec était cléricale et c’était clairement une dérive. Par contre, « qui contrôle le passé, contrôle le futur ». Et ce passé n’était pas si noir, comme le présent n’est pas si lumière et que le futur ne sera PAS « lucide ou éclairé » si nous continuons d’avoir la haine de notre passé. »

    Voici mon analyse sommaire:

    1) Qu’est-ce qui est faux selon vous? Vous répondez à quoi au juste ?

    2) Est-ce vrai ou pas que tout « était noir avant » et aujourd’hui que tout est « lumière »

    3) Êtes-vous d’accord ou non avec le fait que le Québec était cléricale ?

    Oh boy, je sens que nous allons nous ‘amuser’ longtemps !
    🙂

  20. «Et si « nous aussi » comprenions enfin qu’on peut réellement exister, en français, avec nos valeurs, sans enlever quoi que ce soit de vital à qui que ce soit? Osons casser les oeufs nous permettant de faire cette omelette qui traîne depuis 1760.»

    Je comprends pas pourquoi tu fais pas de la politique. Je te l’ai déjà dit, tu devrais t’impliquer politiquement, tu pourrais écrire de bons discours. Je connais quelqu’un qui en écrit pour des hommes politiques connus. Il gagne très bien sa vie.

    Ceci dit, je t’écris parce que je viens de voir à RDI, l’émission Tout le monde en parlait. Il parlait de la lutte des gens de l’air en 1976. Je sais pas si tu le sais, les contrôleurs aériens au Québec devaient parler en anglais. Pourquoi ? Parce que c’était supposément sécuritaire.

    Or, dans bien des pays, le contrôle aérien se faisait dans deux langues et ne causait aucun problème de sécurité. Mais on n’est comme ça les Québecois, on est un peuple «servile et bonnasse». Cela a pris cinq ans avant que cela se règle. Il a fallu attendre le rapport d’une Commission royale d’enquête pour que les contrôleurs aériens puissent parler en français entre eux, sans crainte d’être suspendus.

    Incroyable n’est-ce pas ? C’est pourquoi je te le dis et je te le répète, continues de ne pas te laisser influencer.

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