Lock-out au Journal de Montréal: à quand la coop?

Un geste d’éclat, six mois plus tard. En vain. Ce n’est pas en défiant l’injonction leur interdisant de rentrer dans les locaux du Journal de Montréal que les travailleurs en lock-out du quotidien aideront leur cause. Au mieux, ce geste provoquera un léger haussement de sourcil de la part du citoyen intéressé ou une indifférence complaisante chez les autres. Les ventes du Journal de Montréal ne baisseront pas; rien n’aura changé. Et si les travailleurs faisaient le choix de résister en créant une coopérative?

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Source de l’image

Soyons sérieux un instant: de quoi se privent actuellement les lecteurs du quotidien en lock-out? Pas grand chose, soyons honnêtes. Les journalistes y sont pratiquement interchangeables tellement on leur demande de vulgariser à l’excès et d’édulcorer leurs idées jusqu’à ce qu’elles prennent la couleur du papier jaunissant sur lequel elles sont publiées. Du sport, du sexe, des crimes et très peu de politique. Sauf si ça implique du sport, du sexe ou des crimes. Banal. Des journalistes de qualité à qui on demande de faire toujours moins et de viser les plus bas dénominateurs communs.

Or, on dit que c’est ce que veut le petit peuple et Pier-Karl Péladeau, magnanime, a décidé que le pain vide dont il nourri sa populace n’a même plus besoin d’avoir l’apparence d’être nourrissant. « Les conditions de travail des employés correspondent à un monde qui n’existe plus! » Oui, et on le connait ce monde, c’était celui où le journaliste méritait son salaire en jouant son rôle de quatrième pouvoir, toujours prêt à mordiller ou même à mordre les puissants. C’était celui du papier, des presses salissantes et du camelot qui se lève aux petites heures pour quelques trente sous. Ce monde n’existe plus, et pariez que Péladeau n’en fait pas des cauchemars la nuit.

Alors, on a deux choix: accepter que la pensée critique et la plume acerbe ont leur place au musée, à côté du format papier. Ou résister.

Dans le premier cas, on peut se battre pour la forme en ouvrant un journal en ligne reproduisant les mêmes travers encouragés depuis une décennie de baisse continuelle de la qualité. Rue Frontenac. Bravo, c’est bien. Mais pourquoi sur internet? Pourquoi ne pas avoir fait comme les travailleurs en lock-out du Journal de Québec qui ont lancé Média Matin, un journal gratuit, lors de leur lock-out il y a deux ans? « À Montréal, on ne pouvait utiliser la même stratégie : il y a déjà plusieurs journaux gratuits sur le marché », expliquait le président du Syndicat des travailleurs de l’information, Raynald Leblanc. Ah oui, et vous croyez qu’il n’y en a pas à Québec? Ou aviez-vous peur que vos journalistes n’arrivent pas à concurrencer des feuilles de choux bourrées de publicité et abreuvées par les agences de presse?

D’un côté, on a une direction qui remet en cause le futur d’un journal papier où les employés sont payés adéquatement, et de l’autre on a des syndiqués qui prouvent leur manque de foi dans le format papier en se dépêchant d’ouvrir un site en ligne. D’une part une direction qui exige de plus en plus de banalité, et de l’autre des syndiqués qui se contentent de continuer leur lent déclin intellectuel amorcé au Journal. Vous y comprenez quelque chose?

En fait, la vraie question, à mon avis, est de chercher à comprendre pourquoi les travailleurs n’ont pas résisté. Résister. Pas sortir dehors avec des pancartes et scander « So, so, solidarité » en mangeant des beignes cuisinés par des employés sous-payés. Résister. Choisir de dire « non » à une entreprise qui ne les respecte pas et qui refuse toute forme de compromis. Se débarrasser des patrons, quoi.

Pourquoi les journalistes auraient-ils besoin de Quebecor pour produire du contenu? Pourquoi s’entêter à vivre sous le joug d’une entreprise dont l’antisyndicalisme est presque devenu la marque de commerce? Pourquoi s’entêter dans une lutte à mort pour ensuite retourner dans l’antre de la bête et continuer de l’engraisser bêtement?

Soyez originaux! Créez une coopérative! Organisez-vous! Si vous avez foi dans votre talent et que vous croyez qu’il est possible pour un journal d’être rentable en respectant ses employés, créez ce journal et distribuez-vous les profits! Il est facile de se laisser emporter par la vague déferlante de l’émotivité des confrontations syndicales-patronales, mais si on se recule un peu, si on se donne une vision d’ensemble, n’est-ce pas là l’option la plus logique? Permettre à chaque journaliste d’avoir son mot à dire sur le modèle du nouveau journal en devenant actionnaire de l’entreprise.

À ce que je sache, inaugurer un nouveau quotidien, ce n’est pas comme lancer une entreprise de pièces d’avion. Il faut des investissements, mais ceux-ci sont beaucoup plus limités. Il faut que les travailleurs mettent leur argent sur l’indifférence où s’écrasent leurs mots. Qu’ils y croient assez pour s’unir et s’investir dans un projet où il ne seront plus les prisonniers de personne. Qu’ils s’affranchissent, simplement, d’un syndicat qui a été incapable de les protéger et d’une entreprise qui veut les broyer.

Certains diront: « mais c’est difficile! ». Oui, il est laborieux de chercher à remonter le courant quand la chute approche. Mais a-t-on le choix? Il est plus aisé de faire un dernier coup d’éclat en souriant pour les caméras pendant que l’inertie nous entraîne vers la dégringolade. Mais est-ce ce que veulent vraiment les journalistes de la rue Frontenac?

Plus que jamais, je suis avec eux de tout coeur, mais ils ont besoin d’être imaginatifs. La bête s’est faite les dents avec le Journal de Québec. Elle est maintenant prête à les dévorer. Et s’ils décidaient de s’enlever du chemin et de créer leur propre coopérative au lieu de la frapper avec des cure-dents en espérant s’y faire avaler sans se faire mordre?

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42 Réponses

  1. Très bonne idée, Louis.

  2. Je ne réponds pas aux gens qui ne prennent pas le temps de répondre à ceux qui ont pris le temps de répondre à leur billet précédant. Je trouve trop prétentieux et utilitaire.

  3. Les raisons qui ont poussé les syndiqués a ne pas produire de version papier ne se limite pas a la compétition. Le marché de Québec est beaucoup plus petit, ça demande moins de copies, et effectivement, la compétition y est moins sauvage. Oui, il y a des journaux gratuits, mais peut-être moins facilement accessible qu’a Montréal, ne serais-ce que du fait que le transport en commun y est moins développé. Le marché Montréalais demanderais un investissement colossal pour remplir la demande. Maintenant, les syndiqués ont appris aussi des choses de l’aventure de Québec. La publication de leur journal leur bouffait pratiquement tout leur temps et leurs ressources, et dans les faits, n’a pas vraiment réussi a réduire sensiblement le lectorat du journal de Québec. C’est pourquoi, ils ont privilégié un médium beaucoup moins couteux et qui prend beaucoup moins de temps a produire, qui leur laisse du temps pour faire d’autres actions, comme emmerder PKP quand il fait une sortie officielle quelconque, et aussi c’est un beau pied de nez aux prétentions patronales comme quoi les employés sont fermés à la modernisation du journal, qu’ils sont hostile a une plate-forme électronique. Ceci dit, il est vrai qu’il me semble que ce conflit semble pas vouloir aboutir, il sevrait peut-être temps de passer a une autre étape. Il faut se rappeler que le journal de Montréal est né d’une grève à la Presse…

  4. Encore une fois Louis un sujet sur lequel on est entièrement d’accord!!!! C’est mon avis également que des employés dans une entreprise non respectueuse devrait s’organiser et se lancer en affaire, ils ont l’expertise et le système propose des services pour les aider. Je prend pour exemple la pépinière de Girardville (au lac St-jean) qui devait être vendu et qui finalement à été racheté par ses employés, faut des couilles pour être employé à petit salaire et faire un emprunt de 10,000$ à son nom pour l’investir avec ses collègue pour devenir son propre patron. Mais après avoir parlé avec une amie qui fait parti des employés en question, aucun remord et ils sont fière.

    Je crois que les gens doivent se responsabiliser, quand on la majorité des employés ne sont pas heureux ils ont un but commun et devrait en profiter pour faire un geste de solidarité. Je me rend également compte qu’on est choyé en Amérique du nord sur un sujet que j’avais même jamais pensé avant, nous avons une aisance de mobilité phénoménale. En France les gens ont peur de changer d’emploi car avoir sur son C.V des emplois de moyenne durée(1-2 ans par exemple) est mal vu et peut nuire à ta prochaine recherche d’emplois. Chez nous on quitte un boulot en disant quelque chose du genre « J’ai besoin de nouveau défi » et pour on ressort la même phrase au nouvel employeur et ça passe comme dans du beurre 🙂

    Bonne journée à tout les lecteurs
    André

  5. Combien de conflits de travail pourrions-nous éviter si l’exemple nous en avait été donné au moins une fois…

    Mais non, des travailleurs qui refusent de se prendre en mains, on dirait qu’il n’y a que ça… Et pourtant!

    Imaginez que les journalistes créent un nouveau journal (sous forme de coopérative de préférence, mais ce pourrait aussi être une entreprise privée). Combien d’employeurs hésiteraient à faire prolonger les conflits par crainte de voir toute l’expertise de leur main d’oeuvre se mettre au travail pour les concurrencer?

    Et si l’expérience se révélait fructueuse (après tout, les travailleurs ont l’expertise, les contacts, les idées… mais pas les gros salaires), peut-être verrons-nous d’autres coopératives ou entreprises voir le jour à la suite de conflits.

  6. La question que doivent se poser les grévistes : un journal «papier» a-t-il de l’avenir à Montréal? Si la réponse est non, ou pas sûr : il ne reste qu’une solution, se faire hara-kiri. Ce qui veut dire : Plus de piquetage, se trouver une autre job, retourner aux études, etc…
    Si on croit bien fort au journal «papier», on continue à lutter contre Quebecor mais pas en demandant des salaires exorbitants et des conditions de travail irréalistes.

  7. Louis, votre idée de coop n’est pas mauvaise du tout, mais cela oubligerait certainement les travailleurs à changer de mentalité et d’attitude envers leur propre entreprise.

    Garamond soulève un point. Sommes nous à l’aube de l’ère d’Internet en matière journalistique ?

  8. @ Steph

    « sous forme de coopérative de préférence, mais ce pourrait aussi être une entreprise privée »

    Je pensais pas qu’une coopérative était une gestion publique (étatique)! Je pensais qu’une coopérative était un moyen de production (communément appelé entreprise) possédé par les travailleurs (ou leurs clients)!

    @ Louis

    Le problème c’est qu’un journal nécessite un investissement de capitaux ce qui demande des efforts (investissements), du temps et des responsabilités. Il est beaucoup plus facile de faire partie d’un journal qui n’est pas une coopérative et d’avoir un syndicat dont les pouvoirs sont augmenté par le gouvernement (formule rand, loi anti-scab, etc.) pour avoir des pouvoir de négociation et forcer les grèves, les augmentations de salaire et les conditions intéressantes (en tant que technicien en préimpression, mon salaire doublerais si je travaillais pour Quebecor (l’imprimeur)).

    L’idéal pour eux reste de prendre une partie du contrôle de l’entreprise en invoquant l’indépendance de pensée des journalistes pour pouvoir bénéficier des investissement de capitaux d’une autre personne. Idéalement, si on renverse le capitalisme, le gouvernement a le pouvoir de dire à Quebecor qu’il n’est plus le propriétaire du journal et d’offrir l’entreprise aux employé (au nom de la solidarité sociale et de la gestion prolétarienne) avec quelques subvention pour les aider.

  9. Louis, j’ai bien peur que votre goût pour un journalisme de qualité l’emporte sur votre habituel réalisme.

    Bien sûr, la qualité journalistique du JM n’a jamais été son point fort: »keep it short and simple » disait son fondateur. « KISS le monde en demande pas plus, pis c’est comme ça qu’on fait du cash » aurait-il pu ajouter.

    Le Devoir contient beaucoup plus de qualité dans les sujets, les reportages et les opinions; mais quel est son tirage ? Le bonhomme PP avait raison et il n’a pas inventé la recette, c’est typiquement nord-américain.

    Sauf erreur, l’unité de négociation qui est présentement en grève ne regroupe pas que des journalistes. Les demandes patronales sont multiples et visent, entre autres, l’abolition de plusieurs postes. Et je ne crois pas que la création de RueFrontenac soit une preuve du manque de foi dans le format papier. En fait, le syndicat demandait une version internet du JM longtemps avant le début du conflit.

    Réalisons une chose Louis, les lock-outés du JM ne sont pas des missionnaires du journalisme idéal, ce sont des travailleurs qui voient leur gagne-pain menacé et le bien-être des leurs en péril. Et ils se battent avec les moyens qu’ils croient appropriés. La lutte est déjà longue et le bout du tunnel encore lointain. Mais lancer la serviette pour « …s’affranchir, simplement… » serait, à mon avis, une erreur.

  10. […] Louis P. propose une alternative. Que les journalistes créent une coopérative puisqu’il semble que le modèle actuel soit mort. RueFrontenac est un bon départ non ? […]

  11. Je ne crois pas a la disparition du papier a court ou moyen terme,surtout dans ce cas précis.Trop d’abonnés ont leurs habitudes avec ce type de publication.Ce journal est conçu pour être lu sur un comptoir de snack bar ou sur une table McDo.Ces lecteurs aiment bien le contact physique avec le papier et apprécient le parfum de l’encre bien fraîche,surtout la 4 couleurs process.

  12. Je ne peux m’empêcher de répondre à votre billet que je lis sur mon écran d’ordi en allant sur ledernierquebecois.wordpress.com.
    Vous reprochez à Rue Frontenac de ne pas faire dans le papier, et vous?

    Pour le mordillement des mollets des grands par les journalistes de papier, on peut repasser quoique le terme mordillement est bien choisi. Les journalistes de papier, de télé et de radio ne sont pas des chiens de garde ce sont plutôt des cheerleaders qui font la promotion. Leurs mordillements en est un de complicité, de compagnons de jeu qui se tapent l’épaule parce qu’ils se nourrissent mutuellement. Michaelle Jean, elle fait quoi déjà? Vous voulez d’autres noms de ces chiens de garde qui effectivement servaient bien les intérêts de ces grands. Je pourrais faire une recherche mais je suis paresseux.
    Et ces mordus du mollet qui ont pris la plume et les ondes. N’est ce pas une confrérie plutôt?

  13. Amen!

  14. […] The anniversary has also prompted some big-picture discussion from the blogosphere, with one capitalist saying unions aren’t all bad, and another asking why the union doesn’t forgo Quebecor entirely and start their own newspaper. […]

  15. @Rémi: Merci!

    @Kraman: Je comprends leur décision quant à Internet, mais je trouve que ça manque de cohérence. C’est un peu comme acquiescer aux plaintes de l’employeur quant aux changements de l’industrie. Si c’est cela, correct, mais pourquoi ne pas simplement créer un nouveau média par eux-mêmes? Ils n’ont pas besoin de Quebecor pour faire leur travail!

    @André: Je suis d’accord qu’il faut se responsabiliser. Ça implique aussi réaliser qu’on n’a pas toujours besoin du patron et qu’on peut devenir ce patron. Des coopératives, il y en a toujours eu et il y en aura toujours, de la même façon qu’il y a toujours eu des esprits inventifs et combattifs et qu’il y en aura toujours.

    @Steph: Bien d’accord! Évidemment, ça ne serait pas aussi facile dans plusieurs autres secteurs, notamment ceux dépendant de l’importation de matériel de l’étranger. Mais dans le cas d’un journal, c’est un exemple-type et ce serait plutôt facile à organiser, si seulement il y avait un peu de volonté.

    @Garamond: Que le papier ait un futur ou non (je crois qu’il en a un à court terme, mais moins à long terme) ne change rien au droit des travailleurs à vivre décemment. Leurs salaires ne sont PAS indécents, ils sont de classe moyenne, simplement. Le JdM est très rentable. Ceci dit, ils doivent s’interroger sur le futur du journalisme et se demander s’ils ont envie de se battre constamment contre Quebecor…

    @sorry: À court terme, oui, mais d’ici une décennie ou deux, tout le monde aura de petits lecteurs genre Kindle où y sera téléchargée l’information demandée. Difficile à croire? Qui aurait cru en 1989 que nous aurions tous des écrans d’ordinateur plats, des cellulaires qui textent et naviguent sur internet, etc.?

    @AntiPollution: Bien d’accord!

    @Kevin: Oui ça demande des efforts, mais moins que dans de nombreux secteurs. On peut très bien imaginer 100 employés mettant chacun 10 000$ pour avoir un million $ et lancer le projet avec 1% de l’entreprise chacun. Ça demande de la volonté. Pour le reste, je ne suis évidemment pas d’accord avec toi; le pouvoir syndical est de plus en plus limité et le gouvernement fait tout ce qu’il peut pour s’attaquer à cette forme de démocratie ayant permis l’amélioration des conditions de vie et la création de la classe moyenne. Ce n’est pas parce que je crois que les employés devraient créer leur propre journal que je ne suis pas sensible au recul du syndicalisme et de la classe moyenne qui en est tributaire.

    @Çaparle Aupopette: « Réalisons une chose Louis, les lock-outés du JM ne sont pas des missionnaires du journalisme idéal, ce sont des travailleurs qui voient leur gagne-pain menacé et le bien-être des leurs en péril. »
    – Raison de plus de se partir une coopérative. Que demandera Quebecor la prochaine fois? Combien perdront leur emploi ou verront leurs conditions de travail se dégrader pour que PKP s’enrichisse toujours davantage? Qu’ils se débarrassent du patron, simplement.

    @un gars: Je ne suis pas le Journal de Montréal et je n’ai pas l’ambition de l’être. En quoi le fait que je suis dans Internet infirme-t-il le fait que si les journalistes ont confiance dans leur format papier ils auraient pu créer leur propre journal papier?

  16. Excellente idée, que celle de démarrer sa propre coopérative pour ces travailleurs !
    Effectivement, ça prend par contre des couilles et du leadership pour se faire.
    Je me souviens avoir entendu parler de certains syndicats qui, voyant leur entreprise menacée (fermeture, lock-out, etc.) aient décidé de prendre leur avenir en main et de fonder leur coopérative, avec, par la suite, un grand succès !
    L’avantage de la coopérative est qu’elle allie deux côtés, la structure d’entreprise et la structure associative. Le fait de fonder une autre entreprise privée ne serait que retour à la case départ, selon moi.

    De plus, ils pourraient prendre avantage de la forme de coopérative qu’est la coopérative de solidarité pour se faire : trois types de membres, soit les travailleurs, les utilisateurs et les membres de soutien.
    Ainsi, il est possible d’aller chercher du financement, oui du côté des employés (comme l’exemple du 10 000$ par employé, un million d’amassé), mais aussi d’aller chercher du financement et de l’expérience du côté des membres de soutien (les organismes qui supportent les syndiqués du Journal seraient de bons candidats). De plus, cela permettrait aux membres utilisateurs (lecteurs) du Journal de donner leur opinion sur la qualité de ce journal et de donner une rétroaction constante sur la qualité de l’information fournie.

    Bon, c’est peut-être un peu idéaliste, mais je ne fais qu’extrapoler votre (très originale et créative) idée !

  17. @Louis P….
    Je crois qu’il faudrait leur demander.

  18. Juridiquement, une coopérative est très différente d’une entreprise privée mais n’a quand même rien à voir avec ce que tu appelles « gestion publique ». Je ne vois pas vraiment où se situe la confusion.

    Pour rappel:
    les profits d’une entreprise vont au actionnaires, les « profits » d’une coopératives vont aux membres;
    dans une entreprise, 1 action donne un vote donc une personne peut tout contrôler alors que dans une coopérative chaque personne a un vote;
    dans une entreprise publique, le gouvernement empoche les profits (ou éponge les pertes…) et a tous les droits de vote.

    Les journalistes en conflit ne pourraient pas fonder une entreprise publique, mais ils pourraient former une coopérative ou une entrprise privée, selon la formule juridique qu’ils préfèrent.

    Les citoyens ne pourraient qu’en sortir gagnants.

  19. @Louis P.
    Je peux vous répondre finalement. J’ai été à la source.
    Il y a d’abord les couts du format papier, trop onéreux.
    La logistique aussi, pour la distribution.
    Ils estiment que la plate-forme internet a un meilleur taux de pénétration. (La réalité de Québec est différente de celle de Montréal…ca c’est moi qui le déduit), et ils croient qu’ils peuvent ainsi mieux rejoindre leur clientèle qui est plus étaler (que celle de Québec…c’est de moi ça aussi.).
    Ensuite, la direction leur reproche de ne pas être ouvert aux nouvelles technologies et Rue Frontenac virtuelle est un moyen de faire la démonstration qu’ils ne sont pas fermés à cette nouvelle plate-forme.
    En gros ça ressemble à ça.

    Pour l’avenir? La crise a fait en sorte de perdre des annonceurs, au sortir de la crise ils seront en mesure de mieux évaluer l’impact réel des nouvelles plate-forme, la crise mêle les cartes un peu.

    Il ne s’agit donc pas de confiance ou pas au format papier.

  20. Je vois une raisons (parmi plusieurs autres) pour laquelle les employés en lock-out ne démarreraient pas leur propre journal: ils ne sont pas tous des journalistes.

    Il y a des employés en comptabilité et aux petites annonces. Le syndicat dit que plusieurs de ces personnes perdrait leur emploi si les offres patronales étaient acceptés (90 personnes je crois). Mais si les journalistes lancent leur propre journal, en COOP ou entreprise privée, ils ne pourraient pas se permettre d’avoir autant d’employés administratifs. Ces emplois là seraient donc perdu, et ça serait donner raison à la direction du JdM qui demande ces coupures de postes depuis le début des négociations.

  21. C’est bien connu que chaque employé d’une entreprise est prêt à investir (ou emprunter par la même occasion) 10 000$ (j’ai ça sous mon oreiller moi…) et surtout à le risquer, d’assumer les responsabilités que ça comporte tout en tenant compte du fait de l’instabilité d’une gestion avec autant de propriétaires. C’est vraiment pas facile une coop, pourquoi croyez-vous qu’il y en a si peu?

    Ce qui est bien avec votre idée c’est qu’elle marche dans votre tête. Tout est tellement simple et beau dans notre tête parce qu’on a pas à tenir compte des facteurs de la réalité!

  22. @Alain G.
    « Mais si les journalistes lancent leur propre journal, en COOP ou entreprise privée, ils ne pourraient pas se permettre d’avoir autant d’employés administratifs. »

    Pourquoi pas ? Le journal est déjà très rentable dans son fonctionnement actuel…

    De plus, une des choses intéressantes avec la coopérative, c’est qu’elle n’a pas à dégager de profits !
    Pas de grand patron qui hérite d’une grande partie des profits !
    De plus, le journal est déjà très profitable avec son fonctionnement actuel, il suffit donc de continuer comme ils le faisaient en réinvestissant les surplus dans les besoins de la communauté et des employés (stratégie marketing, conditions salariales, coussin financier pour la crise, etc.) sans même à avoir à couper un seul emploi !

  23. Justement ce qui est mignon avec la bien-pensance c’est qu’on se permet de dire ce qui devrait être publié ou non. C’est vraiment hilarant de voir quelqu’un se plaindre de ce que le JDM publie mais pourtant c’est le journal le plus lu! Il faudrait peut-être remarquer que c’est les lecteurs qui orientent le contenu des journaux et non l’inverse!!!!!!!! Comme tu dis, c’est un journal de comptoir de snack bar ou de papy qui veux juste s’informer en vitesse. Si le journal était à l’image de ce que Louis veut, la clientèle baisserait et un concurrent prendrait sa place, tout simplement.

    En passant, oui les gens aiment le contact du papier (ou plutôt le contact physique) mais des encre… ça pue en sacrament… vas prendre une marche dans une imprimerie hahaha! Anyway l’encre noire n’est pas mieux que la process, même que pour donner du punch il y en a encore plus lorsque c’est du noir (ou avec un spot color) que lorsque c’est process (parce que la balance des couleurs nécessite une certaine précision dans la quantité d’encre).

  24. C’est bien connu que les profits c’est pas une bonne chose, il faut tout juste égaliser dépenses et revenu et s’il y a des pertes, eh bien too bad……. holy shit….

  25. […] étaient les réflexes du Canal Nouvelles?Parallèlement, sur le blogue de Louis Préfontaine, la portée du geste symbolique est modérée. Selon lui, il s’agit d’un « geste […]

  26. Wo là! Si le fait de lancer un journal papier semble si facile, il y a longtemps que Transcontinental l’aurait fait. Sans parler de prifits I’ll faut au moins couvrir les coûts…Papier, impression, distribution, salaires, commissions vendeurs, agences de presses (million$), loyer, équipements, licences des logiciels, graphistes, infographes, taxes, imopots.. Et j’en oublie.

    Le problème n’est pas du côté de la nouvelle et du format, c’est que les annonceurs ont réduit leurs investissements, I’ll n’y a presque plus personne pour les annonces classées, le Web a tout ramasassé. Imaginez 30 téléphonistes qui veulent gagner de 50 000$ a 100 000$ / an sans perdre d’emplois, c’est impensable car juste ce groupe boufferait l’investissement initial d’un million. Votre idée est simplement irréaliste…

    Si tout ce beau monde a 4 jours/semaine/30 heures/ 50 000/100 000/an démissionnent tous ce serait au grand plaisirs de PKP qui les remplaceraient par des gens qui n’en demandent pas autant et le Journal survivrait. Et les vedettes seraient remplacées par d’autres.

    Les annonceurs ont abandonnés les petites annonces, c’est quand même pas PKP qui en est la cause. Si ces 30 filles peuvent rapatriller, et j’en doute, tous les ex-annonceurs, hé bien qu’elles tentent de la faire et on verra.

    Le Journal, La Presse, Le Devoir ont un rôle différents. Le Journal rejoint + de 1 millions d’adultes/jour et aucun site Web ne peux les approcher. Les annonceurs y trouvent leur compte. Jamais I’ll ne vont investir et risquer une baisse de ventes pour tester un jounal qui ne rejoint que quelques milliers de personnes, qui le plus souvent liront aussi le Journal…

    Le problème n’est pas journalistique mais économique…et c’est mondial.

    Alors mettez votre idée aux poubelles et partez vous-même un joirnal si vous croyez que c’est si facile. En plus vous avez 253 personnes de disponibles. Et I’ll faut les engager tous/toutes car il n’est pas qustion pour eux de perdre un seul emploi!

    Jean Demers, homme d’affaires retiré.

  27. Non, bien sûr que les profits c’est une bonne chose pour une entreprise !
    Je voulais simplement dire qu’en période de crise, il est probablement plus facile pour une coop de passer à travers celle-ci étant donné qu’elle n’a pas d’obligation de revenus (pas de pression d’actionnaires). Par contre, lorsqu’il y a des profits (ce que l’on souhaite en général d’une entreprise), on peut réinvestir (en redonnant aux membres en fonction de leur utilisation, en augmentant les salaires,etc.).

  28. Oups…
    Je voulais dire :
    « il est probablement plus facile pour une coop de passer à travers celle-ci étant donné qu’elle n’a pas d’obligation de PROFITS »

  29. Effectivement, le modèle de financer à 10 000$ par employé n’est probablement pas le modèle le plus efficace. C’est pourquoi je suggérais d’autres avenues que celle-ci (puisque ces employés n’ont certainement pas tous cet argent sous leur oreiller, comme vous le dites si bien).

    Étant moi-même administrateur d’une coopérative, je serais fort étonné (bien que mon expérience de la gestion dans le secteur privé soit très limitée) que la gestion de celle-ci soit plus difficile que celle d’une entreprise privée.

    Pour bien fonctionner, la coopérative se dote d’un conseil d’administration avec représentants élus, un directeur général, un président, etc. pour justement ne pas créer une gestion à cent propriétaires, ce qui serait invivable et très instable.

    Pour ce qui est de la quantité de coopératives, je crois que le fait qu’il y en ait si peu n’est pas dû au fait que ce soit plus « difficile ». Cela est plutôt dû au fait, il me semble, que les coopératives n’ont pas l’argent comme fin. Elles sont en général créées pour répondre à un besoin plutôt que pour générer des profits (l’argent est un moyen, plutôt qu’une fin).

  30. @Kevin : son idée marche dans sa tête peut-être mais elle à au moins un exemple réel soit le cas des serres a Girardville. Possédé par abitibi bowater, la compagnie avait décidé de fermer le site, au lieu de pleurer les employés on contracté un prêt pour payer la moitie nécessaire à l’achat et une autre moitie à été financé par une banque. Après quelques Année Girardville a toujours sa Serre 100% propriété de la coopérative et continue de produire des Arbres pour les plantations!

    Effectivement des fois dans la vie il faut prendre des risques mais a mon avis des fois le jeu en vaut la chandelle. Les risques sont à plusieurs niveau et si je donnais mon exemple personnel, j’ai quitté un emploi permanent dans un CEGEP pour retourner à l’université à temps plein pour pouvoir faire un job que j’aime et ne plus être le « monsieur qui met du papier dans les imprimantes » Résultats j’ai mon bac j’ai remboursé mes dettes d’étude en 1 ans et demi et je fais un boulot que j’adore et le plus important je suis heureux.

  31. « Si tout ce beau monde…démissionnent tous, ce serait au grand plaisir de PKP… »
    Dans le mille ! C’est ce que je tentais d’indiquer à Louis en écrivant que « les lock-outés de JM ne sont pas des missionnaires ». Cette idée de coopérative peut servir aux discussions vaporeuses mais dès que la réalité brutale aura frappé, celle que Jean vient de décrire avec brio, ils regretteront tous la « bonne job » qu’ils auront foutue en l’air.

    Le lien d’emploi est une valeur assez solide au Canada et c’est ce que les lock-outés doivent conserver à tout prix. La nature du conflit est beaucoup plus large que son aspect salarial. Les conditions de travail du JM sont enviables certes, mais je ne crois pas qu’elles soient très supérieures à celles de La Presse ou de la Gazette. Il y aura sans doute des concessions supplémentaires à faire mais la dernière chose à faire serait de quitter pour une aventure coopérative ou autre.

    Je le répète: il est question ici de gagne-pain et de « bonne vie », pas de qualité journalistique. Celle-ci était, est et sera absente au JM. Me semble que c’est clair KISS !

  32. Je le répète: il est question ici de gagne-pain et de “bonne vie”, pas de qualité journalistique.

    Raison supplémentaire de créer une coopérative: se redistribuer les 50 millions $ qu’un journal comme le JdM peut rapporter entre les employés de la coop au lieu d’enrichir PKP. C’est précisément le but d’une coopérative: assurer une bonne vie et un meilleur gagne-pain. Suffit d’avoir la volonté de s’organiser.

    Le JdM, c’est ses employés. Si demain matin ceux-ci lancent un nouveau journal sous forme de coopérative, à terme le JdM des cadres et des précaires n’a aucune chance.

  33. @ En conservant leur lien d’emploi ches PKP ? Peut-être. Je ne suis pas un expert en media écrits ni un homme d’affaire. Mais l’intervention de monsieur Demers me conforte dans mon opinion que ce serait beaucoup de temps, d’énergie et aussi d’argent gaspillé.

  34. M. Si comme vous le dites, partir une coop, il fait des $$$ et aussi s’imposer dans le marché. La Presse s’enligne pour 25 a 30 millions de pertes cette année et leur tour s’en vient cet automne. Le fait de partir un jouirnal n’assura pas sa viabilité en un instant. I’ll faut gagner l’audience et cela coûte une fortune. N’oibliez pas le principal enjeu, les syndiqués du JdM ne veulent pas sacrifier in seul emploi ni de conditions de travail… Tant qu’a partir une coop et sacrifier des acquis, aussi bien rentrer au bercail..avec Quebecor comme miseur de fond$. N’oibliez pas ce point: pas de réductions!!!!!

    Plus de 80 p.c. Des employé(es) de bureaux ont environ 30 d’ancienneté. Ils sont a quelques années de la retraite, avec des conditions hors normes encore ici, alors ce qu’ils (elles) veulent c’est de dépenser les quelquues 20/25 million$ dans la caisse de grève. Ils en ont pour 2 ans selon leurs dires. Il perçoovent 75 p.c. de leurs salaires de base, TAX FREE. Ils se feront offrir une prime de départ, la dernière offre allait jusqu’à 18 mois de salaire. Ils ne veulent pas laisser tout ces $ aux nouiveaux arrivants. Alors faites vos propres conclusions…moi je viderais la caisse, je ramasserais 18 mois de salaire et Hop la pension.

    Pour en revenir à la coop, la marque de commerce du JdM est probablement la is forte au Québec. 24 heures / Métro / La Presse / The Gazette / Le Devoir ne font pas de profits. Comment boilez-vous que la coop survive. Impossible et cela même si les 253 syndiqués réduiraient leurs salaire de 75 p.c. Votre idée, cher M. n’est aicunement réfléchie, mais elle fait vivre votre Blogue.

    Le public n’achète pas les journalites / chroniqueurs. Ça c’est de la matière remplacable. Beauchamp est mort. Rufiange est mort. Lagacé est parti, Nuovo est parti et j’en passe. Mais le journal survit. Le lecteurs aiment leur Jouirnal, pas les journalistes. Alors ils ne vont pas changet pour un autre quotidien seulement parce que les journalistes ont changé de titre. No Way. Ils sont fidèle au Journal de Montréal commes ils étaient fidèles a Steinberg jadis. À preuve, faites un sondage en demandant de nommer 5 journalistes, pas les 3 ou 4 vedettes du sports, je parle des journalistes de la Nouvelles. Je prédit que 95 p.c. Ne sauront répondre. Le Journal ce n’est pas Seulement ses journalistes, c’est le produit le plus populaire au Québec. Trouvez-moi un produit que les gens consomment a plus de 1 million par jour.

    Le journal c’est l’invention de Pierre Péladeau. C’est lui et ses cadres qui l’ont géré et les employés syndiqués ont suivi leurs leaders. Ils n’ont rien crée.

    Je suis un homme d’affaires qui a refusé qu’un syndicat vienne ruiner sin entreprise en la fermant et en en créant une autre don’t les employés ont mérité d’en devenir les héritiers.

  35. Ah bon, alors vous avez cédé votre entreprise à vos employés pour les remercier de ne s’être pas syndiqués !

    Original comme gestion ! Est-ce qu’ils vous ont octroyé une prime de départ ? Et une pension acceptable pour avoir créé l’entreprise dont ils sont maintenant les propriétaires ?

    Les syndicats n’ont jamais empêché un BON gestionnaire de devenir riche et de développer son entreprise. Au fait, bien sûr tout le monde sait que Pierre Péladeau est mort pauvre parce que ses employés gagnaient trop …

  36. En effet. Je fais parti du payroll et je conserve des droits d’actionnaires. Eux ils opère la compagnie et ramassent les profits. Bien sur mes enfants ont leurs parts. L’autre compagnie, les syndiqués demandaient plus que le profits. Certains n’ont pas voulu être raisonnables et ils ont perdus le jobs, et moi pas ma compagnie, financièrement du moins. Les raisonnables sont restés avec moi et ils ont été très bien traité, disons équitablement. Quant a M. P que j’ai connu, il a fait la même chose avec Philadelphia et Montreal Daily News pcq ils n’étaient pas rentables… Au journal I’ll cédait pcq il faisait des profits…si le JdM n’avait pas été rentable il aurait mis tout le monde dehors en fermant boutique. Tout comme j’ai fait. En affaires I’ll faut faire des profits sans quoi ça n’avance à rien. Pour poursuivre, j’ai l’argent que je veux et l’exédant va au monde (employés) qui m’ont permis d’en faire. Avec un syndicat cela n’aurait jamais été possible. PS oui des syndicats ont tués des compagnies, récemment ce fut GM et Chrysler. Mettez ça dans votre pipe. En ce qui concerne les syndiqués du. JM il va falloit qu’ils se fassent à l’idée que les années fastes sont derriéres eux, comme ceux de GM et Chrysler. Et. Ford arrivera lui aussi avec des demandes à la baisse. Si les syndicats s’entêtent. Ford va péter dans peu de temps.

  37. Mais bien sûr qu’il faut faire des profits, j’en conviens parfaitement. Je dis que les syndicats ne sont pas un obstacle au profit. Je connais (intimement) une compagnie qui a tenu ses employés en lockout pendant 6 mois. Elle était en demande pour 30%. Elle a gagné par des tactiques plus que douteuses mais elle a gagné tout de même et les employés sont rentrés au travail avec 70% de leurs anciennes conditions de travail.
    Ces gens gagnaient déjà pourtant beaucoup moins que la compétition. Or, 2 ans plus tard cette compagnie se plaçait sous la LACC. Mauvaise gestion, et non pas, trop bonnes conditions de travail.
    Le cas de GM et Chrysler est particulier mais il résulte d’une évidente mauvaise gestion également. Ils n’ont pas voulu suivre le mouvement imposé par la crise énergétique, leurs ventes ont chuté dramatiquement, et ils se sont mis à fermer des usines. Or lorsqu’on ferme des usines, on a des obligations envers les employés qu’on licencie. Je ne me souviens plus des chiffres exacts mais avant d’utiliser le Chapter 11, il y avait chez GM quelque chose comme 1 travailleur contre 3 ou 4 retraités. C’était devenu évident, leurs produits étaient dépassés. Pourquoi n’ont-ils pas réagi ? Mauvaise gestion.

    Je ne dis pas que tous les syndicats sont sans faute, mais soyez sûr d’une chose: tous les travailleurs vous le diront, syndiqués ou non, ils est de loin préférable de travailler pour une compagnie profitable. Et le JM est profitable.

    Ford ne pêtera pas, restons positifs, et en plus, j’en ai une !

  38. GM et autres ont du signer des conventions sous la pression pendant des années et voyez le résultat. Ils avaient trop a payer pour pouvoir développer et compétitionner. I’ll en va de même au JdM. M.P. A cédé pendant 30 ans mais cela n’est plus possible. Le JM fait des profits mais si rien ne change il n’en fera plus. Regarder les autres journaux… Des salles de rédaction trop pleines les ont ruinés. La Presse va négocier cet automne. Suivez ce dossier. Cyberpresse n’est pas affecter car La Presse a besoin d’eux. Mais quand elle aura réglé, elle coupera dans le Web car I’ll y a trop de monde pour le peu de revenus. On verra l’autre face des conflits à ce moment. Pour finie, la coop est impossible, il faudrait que le JdM ferme et cela n’arrivera pas. Ho que non!

  39. Je ne comprends pas pourquoi le Journal de Montréal devrait fermer…
    Il suffit de créer une entité a côté, et de laisser le Journal de Montréal dans les mains de PKP…

  40. Pensez-y! Pour faire vivre un média il faut beaucoup de publicité.

    La population aime le JdM et ça fait 45 ans que ça dure. Les annonceurs vont ou il y a de l’audiance. Le JdM rejoint + de 2M de personnes par semaine et les commercants annoncent parce qu’ils rejoignent facilement et à très bon coûts ce public. La Presse, Le Devoir, The Gazette, 24H, Métro ne font pas de bénifices. Comment croyez-vous qu’un nouveau journal puisse survivre avec le JdM dans les parages. Impossible je vous l’affirme. Et surtout avec un payroll commandé par le syndicat, en plus de conditions de travail, ce n’est même pas pensable.

    Il y a trop de coûts, point à la ligne. Le public se fout bien des journalistes. Eux ne font que passer. Le public aime son média. C’est la même histoire avec TVA. Le mouton noir n’a jamais réussis a le dépasser, pcq c’est TVA.

    En plus, il faut savoir administrer, ce qui n’est pas l’apanage de journalistes. Ça prends aussi des leaders, ce qui n’est pas dans les cordes du président du syndicat du JdM. Juste voir ces gaffes depuis 6 mois laisse beaucoup de doutes sur ses capacités.

    Tant que le JdM sera publié, impossible de l’écraser.

    S’ils partent un autre quotidien, ils devront laisser leurs jobs au JdM. PKP va les remplacer en dedans de 6 heures. Le syndicat ne pourras pas garder ses jobs et faire un autre média à titre d’entreprise lucrative.

    Oubliez l’idée.

    Jean Demers.

    En passant le site ruefrontenac n’est pas fiable. Ceux qui répondent aux blogues sont censurés et si on critique cette gang alors on n’est pas publié. Ça c’est de la mauvaise information.

  41. En passant le site de CyberPresse n’est pas fiable. Ceux qui répondent aux blogues sont censurés et si on critique cette gang alors on n’est pas publié. Ça c’est de la mauvaise information.

  42. Tiens, une bonne raison de modérer les commentaires…

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