La barricade

Eric Amber a davantage fait pour la cause du français que le Parti Québécois depuis des années.

Pendant que le parti de Pauline Marois tergiverse sur son nationalisme inclusif et entend faire l’indépendance par la porte d’en arrière avec une population de jeunes à qui on a enfoncé l’anglais dès la première année du primaire, le français continue de reculer à Montréal. On vit cette chute dans un état hypnotique, comme si la baisse progressive de l’utilisation du français constituait moins une régression qu’une simple adaptation à un nouvel ordre mondial. « Faut parler anglais, c’est la langue internationale ». Bullshit.

barricade

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La langue internationale se parle à l’international. Ici, c’est le local. Ici, c’est chez nous. Parler anglais en-dehors de nos frontières, c’est s’habiller du voile gris de l’uniformité et s’assurer d’une communication de base, superficielle. C’est croiser quelqu’un dans la rue et le saluer de l’autre trottoir. C’est se serrer la main d’une poigne moite et impersonnelle, c’est communiquer à la surface des choses.

Chez soi, plutôt, on se touche, on se caresse, on se parle dans le blanc des yeux. On se dit les vraies affaires. On se promène tout nu, on rote ou on pète. On est soi-même. A-t-on besoin de faire semblant, de se parler de loin pour respecter la décence de l’ordre international jusque dans sa propre maison? Non. Chez soi, on est soi-même et on laisse de côté cet habit abrutissant du tout-anglais.

C’est cela qui a choqué avec l’affaire Eric Amber. D’un subtil glissement où on se sent de moins en moins à l’aise chez soi on en est venu à se sentir carrément de trop, insultés, comme si on nous imposait de vivre selon d’autres valeurs en notre propre maison. On peut s’adapter au malaise jusqu’à un certain point, mais quand on vous insulte en votre propre maison, dans votre propre nation, parce que vous avez seulement osé être ce que vous êtes, c’en est trop.

Bourgault a déjà écrit: « C’est en constatant le sort réservé aux Canadiens français dans ce beau Canada uni que nombre de Québécois sont devenus souverainistes. Nous étions tous Canadiens français alors. Si nombre d’entre nous ont choisi plutôt de devenir Québécois, c’est pour tenter d’échapper au sort que réservait le Canada à sa minorité française. »

Rien n’a changé. Ou plutôt, si peu. Aujourd’hui, même les indépendantistes se sont laissés sabler par le ponçage du temps. Ils ont tellement attaché d’importance à l’idée de devenir indépendant qu’ils ont oublié que l’indépendance n’est pas une fin mais un moyen. Le moyen de survivre en tant que peuple et de s’assurer que le français ne meurt pas en Amérique du Nord, par exemple. Ça, ils l’ont oublié.

Or, un événement comme celui du Theatre Ste. Catherine permet de recentrer le débat sur les enjeux fondamentaux: la protection du français au Québec. De nombreux Québécois, surtout en-dehors de la métropole, semblent avoir oublié à quel point le français est menacé. En faisant l’étalage de tout le racisme et de la francophobie dont sont capables les anglophones de Montréal, on peut espérer sensibiliser de nombreux citoyens à la défense du français et à l’importance d’exiger de se faire servir en français.

Car, qu’on le veuille ou non, ce type d’insultes est monnaie courante. Moi-même, lorsque je travaillais à Ville Saint-Laurent, je me suis fait insulter à de nombreuses reprises parce que je parlais français. J’étais poli, j’étais serviable, j’étais dévoué. Mais je parlais français. SACRILÈGE! La voilà, la réalité à Montréal en 2009: les Québécois sont devenus des citoyens de seconde classe se devant de parler une langue étrangère sans quoi ils se font insulter.

Et voilà pourquoi Eric Amber nous aide: il personnifie à merveille l’anglophone raciste, hostile et chauvin, incapable de comprendre que le Québec, de Westmount à Gaspé en passant par Parc-Extension et Val d’Or, est francophone. Il représente cette injustice que nous pouvons enfin personnifier et proposer aux autres Québécois, loin des tranchées linguistiques, afin qu’ils aient un aperçu vivant et concret de la détérioration de la situation du français à Montréal.

Malgré tout, il n’y a pas lieu de se réjouir. À une époque pas si lointaine, un tel anglophone pris en flagrant délit de racisme et de francophobie se serait excusé en baragouinant les douze mots de français qu’il a appris en une décennie. Aujourd’hui, il résiste et se sent en droit de nous accuser, nous, le deux pour cent de francophones d’une Amérique du Nord nous ayant javellisé dans des siècles de « Speak White », d’être les racistes et les fanatiques. Il persiste et signe: pas question de s’intégrer à notre culture. C’est là une bataille que nous avons perdu.

Heureusement, tout comme une bataille ne fait pas la guerre, cette démonstration devrait nous permettre de convaincre nombre de Québécois de l’urgence d’agir et d’exiger le français en toutes circonstances sur le territoire du Québec. Exiger le français en tant que client, mais aussi au travail, dans la rue, partout!

Devant le rouleau-compresseur de l’assimilation, si on construisait, de nos mots et de notre fierté, une formidable barricade?

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24 Réponses

  1. Je ne sais plus si c’est ici que j’ai vu ce lien menant à ce courrier sur le Devoir. Je le (re)mets au cas où.

    http://www.ledevoir.com/2009/07/17/commentaires/0907171407442.html

    La defense du francais au Quebec, c’est la defense de la diversité si chere aux citoyens du monde, aux gens nous parlant d’ouverture, d’epanouissement, de mondialisation respectueuse et d’humanistes. Qu’ils soient coherent !

    « Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l’hégémonie d’une seule. » – Pierre Bourgault

  2. Pour l’hostilité on repassera. Ce n’est pas un trait propre aux anglais. De se servir d’une offense pour soutenir une cause, ils sont nombreux à le faire. Les Palestiniens n’exhibent-ils pas les cadavres au nom de la cause?
    Mais vous faites bien de le décrier.
    Mais personnellement je crois que cela passe par l’économie et les associations plus que par le discours. Combien de gens qui se prononcent ici achètent en anglais et combien sont membres d’organismes de défense du fait français?
    J’aimerais bien avoir ces statistiques car je crois que l’argent et les associations sont plus puissantes que le discours individuel.

    Une suggestion, mettre les coordonnées des organismes qui militent pour le fait français, histoire d’augmenter les adhésions à ces groupes. Ils ont surement besoin d’argent. Les anglais sont mieux organisés à ce niveau.

    La parole c’est bien mais..parole et parole et parole.

  3. Bullshit..c’est quoi en français? Il serait intéressant de faire l’exercice.
    Je sais ça semble con mais si on le faisait et remplaçait l’anglais par un mot français puisque l’équivalent doit exister, non?
    De la merde?
    Défendre le français tout en utilisant des mots anglais, n’est ce pas un peu barjo? Comme si le français n’arrivait à décrire la merde. Pas besoin d’un bull pour ça quand même.
    Bref, c’est très incohérent ce discours sur la langue, il manque de rigueur et de la cohérence.
    On aime l’anglais dans le fond. That’s it that’s all. Cela fait plus intelligent. No?

  4. Simplement : http://www.montrealfrancais.info/

  5. @un gars : bullshit se traduit bien par foutaise je crois.

    Sinon juste un petit commentaire sur le fait que si on perd le français « c’est s’habiller du voile gris de l’uniformité et s’assurer d’une communication de base, superficielle » Je tiens quand même à préciser que Québécois et Français parlent français mais les conversations entre les deux sont loin d’être uniforme 🙂 on peut également imaginer un Canadien anglais et un Australien, rien à voir.

    Sinon je suis d’accord que ce serait bien que tout les gens qui répondent anglais à un anglophone sont responsable de la disparition du français, j’en suis conscient mais malheureusement pour vous je suis membre du groupe pour une seule langue.

  6. @Andrew ou André,je ne sais plus…est-ce préférable Andre?

    Ce qui semble vous échapper,Andre(les anglos n’aiment pas les accents)c’est que la langue n’est pas qu’outil de communication,malheureusement pour vous elle est aussi identitaire.Est-ce que vous saisissez ce mot ou est-ce trop abstrait? Vous évacuez toute sensibilité humaine de la communication pour des considérations d’efficacité,d’homogénéité et de rapidité.Ceci s’apparente d’anvatage aux programmeurs informatique qu’aux poètes.Très rare ceux qui sont aptent a maîtriser a la fois ces deux aspects du langage.

    Belle mentalité microsoft,vive la diversité!

  7. Merci pour le foutaise…effectivement il traduit bien.
    Je ne suis pas malheureux de votre choix d’adhésion.

  8. foutaise c’est mignon. On peut dire : connerie, stupidité, niaiserie, absurdité, insanité, baliverne, fadaise, bêtise, idiotie, imbécillité, ineptie, sottise, balourdise. Enfin ca depend du contexte car bullshit est employé dans plusieurs nuances vu que c’est le seul mot utilisé ici.

    Sinon je confirme, le Quebecois et le Francais, meme si cela reste du francais, sont deux langues distinctes. Suffit de voir les VF et VQ. Je dis toujours que je suis bilingue: francais-quebecois. On doit proteger le Quebecois de l’anglais c’est un fait. Je ne pense pas qu’on doive le proteger du francais, il a l’air de tres bien se defendre tout seul. Malgré une plus forte immigration francaise depuis 15 ans, je n’ai pas vu de difference dans la langue quebecoise. Au contraire, c’est elle qui influe le plus sur le francais de france.

  9. Je ne demande qu’à vous croire mais personne ne contredit mon point selon lequel même si les Québécois et les Français de France parlent la même langue notre identité n’a rien à voir, on garde notre charme quand on se rencontre et mais pourtant on peut se comprendre. Et si à la place de dire que je ne suis pas un protecteur du Français je disais au contraire que ce serait une bonne chose que toute les nations utilisent le Français cela passerait mieux?

    On résume : même langue = on se comprend et en plus on à chacun notre identité(accent)

    sinon sorry vous avez raison, je suis un développeur informatique présentement en expatriation (France)

  10. Pendant ce temps-là, des anglophones orangistes attaquent un petits groupes d’indépendantistes du RRQ lors de notre Fête nationale À 20 CONTRE 7: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/07/les-anglophones-et-les-monarcho.html

  11. En effet ça arrive, comme des Québécois qui tapent des Ontarien pendant le « spring break » à Québec. Des extrémistes il y en à des deux coté et ça justifie pas d’interdire aux anglophones de venir au Québec comme ça n’interdit pas les Québécois franco aux Étas-Unis.

    Je ne suis pas d’accord avec la violence. Je suis plus du genre vivre et laisser vivre.

  12. C’est bien ce que je pensais,vous êtes du genre jemenfoutiste.
    En passant,je suis de Québec et plusieurs hotels ont fermé leurs portes aux anglos (surtout ontariens) suite aux saccages fréquents du mobilier et de chambres lors de spring break.On résume:Anglos + alcool + spring break + Québec = saccage
    Plusieurs propriétaires ont fait l’équation et ont prit les moyens pour soustraire ces demi-civilisés de leur clientèle.
    Dans certains cas,on a assisté a des bagarres générales en pleine rue et dans tous les cas c’était les Québécois qui réagissaient a l’agression.

  13. Je me souviens entre autre quand j’étais à Québec d’une bagarre au palladium entre un québécois et un ontarien. Le videur était arrivé pour les séparer et voyant qu’un deux parlait anglais il l’avait tabassé.

    Je ne crois pas être jemenfoutiste, je suis attristé de voir l’énergie perdu dans cette constante guerre pour la langue et je fais de mon mieux pour que ça change, je donne mon point de vue et j’écoute celui des autres j’essaie de voir le problème qui doit se cacher plus loin que « les anglophones sont tous méchants »

  14. Il y a des gens méchants partout.
    Je comprend mal qu’on arrive pas à situer les vrais enjeux de ce débat. Les mots qui me viennent sont territorial, économique, identitaire, pouvoir, contrôle des institutions, expansion de la communauté pour plus de richesse du clan, etc. En affirmant une langue, c’est tout ça qu’on affiche. C’est très politique tout ça. Un anglais sur le Plateau qui affirme son unilinguisme pose un geste politique qui fait un sens pour lui.
    Moi, quand je sors d’un magasin unilingue anglais sans faire d’achat, je pose un geste politique aussi. Pourquoi vouloir individualiser un débat qui est de nature collective et ayant des enjeux très grands. Ne voyez-vous pas l’importance des enjeux? Le méchant anglais ou le gentil, ca n’a rien à voir.

  15. Avez-vous une petite idée pourquoi le videur a réagi de la sorte?Parceque ce n’étais pas la première fois qu’il rencontrait un ontarien ivre au palladium.
    La seul solution de régler le problème de cette guerre interminable est de devenir souverain.D’établir les limites et d’éliminer la confusion.C’est le seul remède non utilisé a ce jour,ça vaudrait peut-être la peine de l’essayer.

  16. Je vais encore me faire crier des noms mais ce n’est pas la seule solution le Québec pourrait devenir anglophone, et même en étant souverain et francophone tu ne pourras pas interdire d’accès les anglophones. Mais ça c’est un autre sujet ‘les touristes qui viennent foutre la merde au Québec’ et ça n’a rien à voir avec la protection du Français au Québec.

    A mon avis la protection du français est relativement simple si c’est la volonté de la majorité et que cette majorité comprend que faire plus d’effort pour parler anglais à un anglophone que les efforts que cet anglo fait pour parler français c’est lui dire que le francais n’est pas important aux ses yeux.

  17. Je me suis bien fait avoir! André est un humoriste…
    Bravo,normalement je les vois venir de loin, mais cette fois…encore bravo,vous êtes fort.Comme on dit :est cachée ou la caméra? Moi qui allait vous traiter de sous-informé dans mon prochain courriel , une chance que je me suis aperçu du canular.Erik Amber (TSC) est a la recherche d’humoristes tels que vous;a votre place je passerais une audition mais dépêchez-vous car il ferme boutique en Décembre,suite a certaines pressions.Ses rêves d’un Québec anglophone se sont effondrés (comme alliance Québec d’ailleurs).Dommage,il avait une bouille sympathique…next time guy!

  18. J’aimerais bien que vous me précisiez pourquoi je suis sous-informe question que je puisse essayer d’améliorer la situation. Sinon pour le Québec anglophone et l’histoire de M. Amber je trouve que les courriels étaient complètement déplacé par leur rudesse. S’il avait décider de n’offrir un service qu’anglophone il aurait du assumer son choix mais rester poli. C’est encore une belle forme de réponse public qui permet de faire fermer un établissement qui n’offre pas un service nécessaire.

    Et pour information si ce n’était que de moi ce ne serait pas que le Québec qui serait anglophone mais tout les pays et c’est simplement une question de simplicité à savoir permettre à tous de parler la langue internationale et donc de pouvoir choisir d’aller vivre dans un autre pays sans la barrière de la langue. Permettre de régler certaine chicane de langue également. Si le Québec choisi de conserver son français je respecte le choix et si je veux vivre dans un milieu anglophone j’irai vivre ailleurs. J’ai longtemps été anti-séparatiste mais je change tranquillement d’avis en me disant que si c’est effectivement la volonté de la majorité ce sera à moi d’assumer mon choix et d’aller vivre au Canada.

    Dernière chose, si vous considérez mes réponses comme idiotes suffit de le dire et promis que je répondrai plus jamais à aucun de vos commentaires.

    Bonne journée

  19. Dabord je n’ai jamais dit que vous êtiez sous-informé,j’avais seulement l’intention de la faire,nuance.Lorsque que je me suis apperçcu que la langue n’a aucune importance pour vous,pourvu qu’elle soit efficace.Que voulez-vous que je réponde a une affirmation semblable…de façon sérieuse mais la je comprend que vous l’êtes vraiment (sérieux).Vous irez peut-être parler en anglais la ou il vous sembles bon dans le monde mais démuni d’identité propre(en passant,canadien français est une sous-culture canadienne et n’est pas une identité mais bien une preuve de colonisation).Tiens!petit test de connaissances anthropologiques: nommez-moi un seul peuple, je dis bien un seul,qui n’a pas sa propre langue (a part les colonisés)?

  20. Désolé je ne peux pas répondre. Mais si la réponse est celle que je m’attend (aucun peuple) elle implique quoi? Que pour être un peuple il faut sa propre langue? Que la fierté d’une nation doit passer par sa langue?

    Sinon on fait un peu dérive le blog sur un sujet pas important soit « est-ce que la langue est une composante essentielle pour l’identité d’un peuple » quand on devrait plutôt se demander comme les Québécois peuvent protéger leur langue. En mon avis reste le même soit informer les gens que quand ils parlent anglais ils nuisent au français et si la majorité des gens pensent comme ça et forcent les touristes/immigrants le parler, le français va survivre sinon il va disparaître. (La nationalité Québécoise est une excellente idée pour ça si elle force les gens à apprendre la langue)

  21. Est-ce que vous comprenez que tant et aussi longtemps que nous serons une province canadienne,nous serons soumis aux lois canadiennes .D’essayer d’intégrer les immigrants a la francophonie est comme essayer d’emplir une chaudière percée.Les immigrants débarquent dans un pays qui s’appelle le Canada et la langue de la majorité est l’anglais.Si ces mêmes immigrants arrive dans un pays qui s’appelle le Québec et que la majorité est francophone,je suis prêt a parier que les résultats seraient différents.
    Lorsque que je vais en Ontario ou aux É.U les gens n’essaient pas de m’imposer leur langue car je sais et ils savent que je sais qu’ils sont anglophones.C’est bien quand les choses sont claires.

  22. http://www.whycanadamustend.com/table_of_contents.htm

  23. @Reblochon: « La defense du francais au Quebec, c’est la defense de la diversité si chere aux citoyens du monde ». 100% en accord avec ça! Défendre le français au Québec, c’est se battre pour la diversité de toutes les langues, c’est vouloir un monde pluriel et non fade!

    @un gars: La parole, c’est plus que « bien ». La parole, c’est ce qui entraîne la pensée et permet l’action. Afficher les coordonnées d’un organisme défendant la langue française est insuffisant, à mon avis. Il s’agit plutôt d’expliquer pourquoi il est important de le faire! Et « bullshit », c’est bien l’expression utilisée en anglais, non?

    @André: Vous avez raison sur les différences entre Français et Québécois… Mais si on arrêtait de regarder ce qui nous différencie et si on se concentrait sur ce qui nous rassemble?

    @Jean-Luc Proulx: Oui, j’avais lu cette nouvelle il y a deux semaines. Vraiment inquiétant.

    @sorry: Bravo! « La langue n’est pas qu’outil de communication, malheureusement pour vous elle est aussi identitaire » Je ne saurais dire à quel point je suis en accord avec cela. Une langue transmet une identité et une façon de voir le monde, ne serait-ce que par son étymologie.

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