Frais de scolarité: la malhonnêteté de André Pratte

« Plus c’est cher, plus c’est populaire! » Voilà le titre et le leitmotiv du dernier texte d’André Pratte, l’éditorialiste de droite de La Presse. S’appuyant sur de nouvelles données de Statistique Canada, il s’échine à démontrer, à l’encontre de toute forme de logique économique, que la hausse des frais de scolarité n’aurait pas d’incidence sur la fréquentation des universités. Pure malhonnêteté intellectuelle.

andre-pratte

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En effet, s’il est vrai que la fréquentation universitaire est en hausse presque partout au pays, passant notamment au Québec de 250 809 en 2002-2003 à 268 011 en 2007-2008, cela ne signifie pas pour autant que cette hausse soit tributaire du dégel des frais de scolarité. Ce que ne montre pas André Pratte, c’est que la hausse de fréquentation a surtout eu lieu entre 2002 et 2005. La hausse des frais de scolarité ayant été imposée en 2005, on a pu observer la première diminution du nombre d’étudiants québécois inscrits au premier cycle universitaire depuis l’an 2000, passant de 187 464 à 187 242 l’année suivante. ((Statistique Canada, Tableau 477-00131, Effectifs universitaires, selon le régime d’études, le niveau d’études, la Classification des programmes d’enseignement, regroupement principal (CPE_RP) et le sexe, annuel (nombre) )) En considérant les chiffres depuis 2002, M. Pratte camoufle ainsi une partie de la vérité.

Par ailleurs, l’éditorialiste de la rue Saint-Jacques met beaucoup d’emphase sur la hausse de fréquentation des universités en Ontario et en Colombie-Britannique, deux provinces où les frais imposés ont augmenté au cours des dernières années. Ce qu’il oublie de dire, cependant, c’est que la population âgée de 20 à 29 ans de ces deux provinces a explosé durant cette période, augmentant de 9,4% en Ontario et de 11,3% en Colombie-Britannique. Même au Québec, celle-ci a augmenté d’un peu moins de 2%. ((Statistique Canada, Tableau 051-00011, Estimations de la population, selon le groupe d’âge et le sexe au 1er juillet, Canada, provinces et territoires, annuel (personnes) )) Est-il surprenant qu’un plus grand nombre de jeunes dans la vingtaine signifie une plus grande fréquentation de l’université?

Parallèlement, le Nouveau-Brunswick, province où les frais de scolarité sont les plus élevés au pays, a vu sa population de jeunes dans la vingtaine diminuer de 6,7% de 2002 à 2008, passant de 98 574 à 92 016 individus. Faut-il se surprendre si le Nouveau-Brunswick a connu une baisse significative de près de 4% ses effectifs universitaires?

On le constate, le facteur démographique n’est pas à négliger lorsqu’il est question de comprendre pourquoi les universités sont de plus en plus fréquentées. Il est facile, tout comme le fait André Pratte, d’affirmer bêtement que hausse des frais de scolarité et hausse de la fréquentation universitaire prouvent qu’il n’y a pas de lien entre les variables, mais cette affirmation n’a pas davantage de sens que cette vieille blague consistant à affirmer que la baisse de l’utilisation du spirographe suite aux années 60 a coïncidé avec une hausse du crime et des violences urbaines. On ne peut pas ignorer qu’il y a de plus en plus de jeunes en âge de fréquenter l’université, tout simplement. Ce n’est pas parce que deux variables évoluent dans un même sens qu’elles sont reliées pour autant.

De la même manière, n’y a-t-il pas une tendance lourde dans notre société à exiger des diplômes universitaires? Auparavant, on pouvait entrer dans une entreprise et y gravir les échelons; aujourd’hui on veut le diplôme, et c’est tout ce qui importe. L’attrait universitaire est indéniable: combien de jeunes prive-t-on de cet accès à cause de frais de scolarité trop élevés?

Contrairement à ce qu’affirme Pratte, l’expérience nous contraint à être prudents lorsqu’on hausse les frais de scolarité. En 1990-1991 et 1991-1992, les frais de scolarité, à l’échelle canadienne, se sont accrus de 15,2% et 16,% respectivement. Le nombre d’étudiants a chuté drastiquement, passant de 677 157 en 1992 à 668 535 l’année suivante, puis 658 284 en 1994-1995 et jusqu’à 633 018 en 1997-1998. En fait, il a fallu attendre le début des années 2000 pour qu’il y ait autant d’étudiants qu’avant les hausses des frais de scolarité. ((Statistique Canada, Tableau 477-00131, Effectifs universitaires, selon le régime d’études, le niveau d’études, la Classification des programmes d’enseignement, regroupement principal (CPE_RP) et le sexe, annuel (nombre) ))

En fait, cela fait du sens: si l’université possède aujourd’hui un fort potentiel d’attraction sur les jeunes, cela ne doit pas nous faire oublier que toute hausse des frais de scolarité entraîne des conséquences. Et celles-ci sont graves: on gaspille le potentiel d’étudiants n’ayant peut-être pas les moyens de s’endetter et on prive la société de leur apport.

Car quoi qu’on en dira, l’éducation est une richesse. Et celle-ci devrait être accessible à tous, pas seulement à ceux qui ont les moyens de se la payer. Le fait que le nombre d’universitaires soit en hausse ne signifie donc pas que les majorations des frais de scolarité soient sans conséquences, mais seulement que le nombre d’étudiants aux études supérieures serait de loin supérieur si on rendait celles-ci accessibles à tous. C’est avant tout une question démographique, ce que ne semble pas comprendre André Pratte.

Éditorialiste à La Presse, voilà tout de même un endroit où le diplôme universitaire ne semble pas obligatoire…

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25 Réponses

  1. @ L-P:

    Vous écrivez:

    « De la même manière, n’y a-t-il pas une tendance lourde dans notre société à exiger des diplômes universitaires? Auparavant, on pouvait entrer dans une entreprise et y gravir les échelons; aujourd’hui on veut le diplôme, et c’est tout ce qui importe. L’attrait universitaire est indéniable: combien de jeunes prive-t-on de cet accès à cause de frais de scolarité trop élevés? »

    Ce avec quoi je suis d’accord… sauf pour la dernière phrase…

    J’ai une dernière question (pour aujourd’hui):

    Pourquoi ne pas exiger que TOUS les employés soient jugés selon leurs compétences réelles (par des tests) au lieu de mettre l’accent sur « le bon diplôme » ?

    C’est rendu quasiment impossible de changer de secteur(de travail), sans avoir le ‘bon’ cours, le ‘bon’ diplôme, la ‘bonne’ certification, etc.

    Me semble que trop de corporatismes (privés ou publics) gangrènent le monde du travail…

    Me semble qu’en s’attaquant à CE problème(avant tout), les sacro-saint-diplômes-qui-font-foi-de-tout, ne seront pas aussi indispensables et « attrayants » (sic)…

    😉

  2. « L’attrait universitaire est indéniable: combien de jeunes prive-t-on de cet accès à cause de frais de scolarité trop élevés? »

    Ce n’est certainement pas le montant des frais de scolarité qui va priver un jeune d’aller à l’Université s’il veut vraiment y aller ! Je peux vous le dire, je suis une jeune de 22 ans et je ne suis pas riche du tout mais je suis allée à l’université parce que je réalise l’importance de l’éducation et de la connaissance.

    Je viens tout juste de terminer mon baccalauréat et ce ne sont certainement pas les frais de scolarité qui m’ont ruiné ! En fait, c’est plutôt mon loyer, épicerie et autres factures car j’ai pris la décision d’aller étudier dans une autre ville que Montréal, loin de chez mes parents. Mais ça, c’est mon choix. Mes sessions m’ont coûté entre 1 200$ et 1 500$ chacune en frais de scolarité pour un total de 6 sessions à temps plein, 5 ou 6 cours par session (donc environ 250-300$ par cours de 3 crédits). Come on, ce n’est pas si cher que ça.. (et je ne suis pas riche du tout!) Ça fait gros max 2 500 ou 3 000$ par année en frais de scolarité. Les prêts et bourses offerts par le gouvernement couvrent ça. Et ceux qu’ils n’y ont pas droit, et bien c’est parce que leurs parents font d’assez gros salaire pour leur payer 2 500 à 3 000$ par année.

    Come on, nos universités font dures ! Êtes-vous déjà allés au pavillon Roger-Gaudry à l’UdM ? C’est tellement vieux, j’ai toujours peur que le plafond me tombe dessus, que les escaliers tombent pendant que je les emprunte sans parler de l’ascenseur… La faculté des arts et sciences ? OMG, avec-vous vu la bibliothèque Bronfman ? Et la faculté de droit ? Il n’y que le nouveau HEC et la nouvelle poly qui font du sens.. (no where la mais à l’UdSherbrooke ce sont aussi les fac de génie et d’admin qui font le plus de sens… et la faculté de droit est en décrépitude..) Hey, moi je passais la grande majorité de mon temps à étudier/manger/traîner à l’univ.. c’était mon milieu de vie.. Come on, il faut investir là-dedans si ce n’est que pour nous donner un peu plus de motivation quand on étudie des heures et des heures à la biblio avant les finaux..

    et là je n’ai pas parlé des fac qui nécessitent du matériel dispendieux ( fac de sciences, génie,..), de l’importance d’avoir des profs et des chargés de cours compétents, des bilbiothèques bien remplies et mises à jour, etc…

  3. En tant qu’étudiante au doctorat et chargée de cours, je dois dire que je suis assez mitigée avec la hausse des frais de scolarité. Pas chanceuse, j’ai entrepris mon bacc la première année de la fin de la gratuité scolaire imposé par les Libéraux de Bourrassa et mon doc la première année du dégel imposé par ceux de Charest.

    J’ai terminé mon bacc et ma maîtrise avec un mari, un enfant et… 25000$ de dette en prêt étudiant (parce que, encore une fois, pas chanceuse, je me suis mariée l’année de la fin de la reconnaissance de l’état conjugal pour l’admission des bourses, une chance qu’on ne se mariait pas pour ça ;-). Bref, malgré mon découragement, force est de constater que mes dettes ne m’ont pas empêché d’acquérir une maison, d’avoir d’autres enfants et… d’aller en Europe régulièrement avec ma marmaille. Ce que je veux dire c’est que nos diplômes nous ont rapporté davantage que ce qu’ils nous ont coûté. Ce fût, et de loin, le meilleur investissement de ma vie.

    Quand j’ai commencé mon doc, j’enseignais à des étudiants de niveau bacc. Je me suis donc inquiétée du dégel des frais – pour eux, pas pour moi car j’avais les moyens financiers d’entreprendre des études supérieures.

    Évidemment, ils dénoncaient le dégel avec force de protestation. J’enseigne dans une petite université de région, pas dans une grosse institution et mes étudiants ne sont pas issus de familles aisés. La plupart travaillent fort pour payer … leur auto (neuve !), leur cellulaire, leur voyage dans le sud en mars pour récupérer du stress des études, leur appartement et enfin, leurs études. Wow ! Mes étudiants consomment plus que moi qui ait autrement plus de revenus! Quand on leur demande ce que signifie l’augmentation des frais, la plupart disent que cela leur laisse moins d’argent dans leur poche pour… dépenser en loisir. J’étais estomaquée ! Mes collègues le furent tout autant car les réponses de mes étudiants semblent symptômatiques de ceux reçus par des collègues de mon université ou de d’autres université.

    Donc, je comprends que cela peut priver des étudiants moins favorisés d’accéder à l’université mais honnêtement, je ne crois pas que cela causera tant que ça préjudice. Et effectivement, l’état des universités est lamentable. Quelles sont les solutions ? Il y en a ! Notamment avoir des frais différencié en fonction de la possibilité de revenus une fois sur le marché du travail. Je n’ai aucun problème à ce qu’un futur comptable paie plus qu’un futur sociologue, d’autant plus que le premier avec son bacc gagnera davantage que le second comme prof d’université avec un doc.

    Bref, je ne crois pas que les étudiants actuels aident leur cause avec leur niveau de consommation. Je crois que cela devrait effectivement être analysé avant de soutenir que l’augmentation nuira à l’accessibilité. D’un autre côté, quand on est prêt à s’endetter de 30000$ pour un char à 25 ans, je ne comprends pas pourquoi on ne serait pas prêt à s’endetter pour son avenir.

    Je sais que quand je me lis, j’ai l’air d’une apôtre du néolibéralisme mais disons que la trentaine m’a amené une certaine désillusion sur ma jeunesse d’idéaliste.
    Julie Trudeau

  4. Hors sujet Louis,
    Pourquoi je n’arrive pas à vous rajouter dans ma liste des blogs que j’aime lire?

  5. J’irai dans la même veine que Mary : « Ce n’est certainement pas le montant des frais de scolarité qui va priver un jeune d’aller à l’Université s’il veut vraiment y aller ! »

    On peut tenter de faire des liens de toute sorte entre les politiques économiques et la fréquentation universitaire, mais reste que, dans la vie, tout n’est pas centré autour de l’argent. Un jeune qui a de l’ambition et un objectif de carrière précis ne laissera certainement pas quelques dettes compromettre son avenir. Le jeune rêve de devenir chimiste, médecin ou architecte ? Bien j’espère qu’il est assez intelligent pour reconnaître l’importance d’investir dans son éducation, quitte à essuyer des dettes importantes. Comme l’a dit Mary, une année universitaire au bac coûte tout au plus 3000$/an, revenons en !! ( sérieux, combien l’étudiant moyen dépense par année en alcool, char, ipod, voyages et autres bebelles? )

    L’admission dans les universités s’attribue par le mérite de l’étudiant et non par sa situation économique. S’il est trop pauvre, le programme de prêts et bourses du gouvernement du Qc couvre bien suffisament et même davantage! Je suis un étudiant de 24 ans, j’ai fréquenté des gens de tout horizon depuis des années et jamais, je n’ai entendu un étudiant me dire que les frais de scolarité constituent ou auraient pu constitué un obstacle à la réalisation de ses rêves.

    @Mary Moi aussi, je crains de finir mes jours dans un des ascenseurs du pavillon R-G à l’udem…:P

  6. @Sébas: Je suis d’accord avec toi que les gens devraient être jugés pour leurs compétences réelles. Les diplômes, c’est bien, mais ça ne dit pas tout…

    @Mary: 3000$, c’est souvent la différence entre poursuivre ses études ou les lâcher pour de nombreux étudiants. Ce fut mon cas et c’est celui de nombreuses personnes que je connais. Si les universités tombent en désuétude, c’est parce qu’elles sont sous-financées, et on n’a pas à faire porter ce fardeau sur les épaules de jeunes qui commencent dans la vie. L’éducation est une richesse dont toute la société profite, et c’est à l’ensemble de celle-ci d’y contribuer.

    @Julie: Évidemment qu’il y a des jeunes qui surconsomment… et des vieux aussi. Doit-on pénaliser les plus pauvres pour autant? Doit-on surendetter nos jeunes pour autant? Ce n’est pas aux jeunes et aux étudiants d’être pénalisés pour la richesse collective qu’est l’éducation. De la même manière que tout le monde a besoin de santé et qu’une population en santé est une richesse, on ne peut se passer d’éducation.

    @un gars: Aucune idée. Es-tu sous wordpress? As-tu essayé de me rajouter via mon fil RSS?

    @Olivier: On ne pourra évidemment pas empêcher quelqu’un qui a de l’ambition et qui est certain de sa voie à suivre de réussir, même si on lui met des bâtons dans les roues en haussant ses frais de scolarité. Ce sont les autres, ceux qui ne sont pas certains, ceux qui profiteraient d’une éducation sans avoir de débouché clair et précis, qu’on pénalise.

    On a besoin de philosophes, de sociologues et de penseurs; croyez-vous que c’est payant? Pour le reste, je connais de nombreuses personnes qui ont lâché l’université à cause des frais et de la difficulté de devoir travailler davantage au même moment pour tout payer.

    Quant à la désuétude des universités, ma réponse est toujours la même: il faut réinvestir, et c’est à la société de le faire, pas à de jeunes étudiants qui commencent dans la vie. À ce que je sache, on ne demande pas aux bambins d’auto-financer les CPE parce qu’on a compris que ces garderies sont une richesse profitant à l’ensemble de la population, contribuant notamment à faciliter le travail des parents et à favoriser une hausse des naissances.

    L’éducation est une richesse. Et cette richesse est collective. À mon avis, une telle richesse devrait profiter à tout le monde et tout comme pour la santé elle devrait être gratuite pour tous. Réellement gratuite.

    On n’a pas les moyens de se priver d’éducation, et c’est ce que les hausses des frais de scolarité font: ils réduisent l’attrait des études et prive une partie de la population d’une éducation dont elle aurait besoin pour améliorer ses conditions de vie.

    Quand je lis la piètre qualité du français et des connaissances générales de nombreux Québécois, je me dis qu’on devrait donner un sérieux coup de barre et s’inspirer de ceux qui réussissent, notamment les Français. Et eux, ils ont une éducation quasi-gratuite avec un très très généreux système de bourses permettant non seulement de payer l’université mais également de se loger pour ne pas avoir à travailler en étudiant.

    Il faut viser plus haut. Ceux qui réduisent leurs idéaux sous prétexte de l’âge ou de quelque autre raison que ce soit ont tort, à mon avis.

    Si nous voulons une société plus riche, il faut rendre sa plus grande richesse, l’éducation, accessible à tous. Et la seule façon est une diminution des frais de scolarité, voire la gratuité totale, seule manière d’assurer que le plus grand nombre y ait accès.

  7. Monsieur P..

    Qui s’instruit, s’enrichit. Si on donne gratuitement – ou qu’on subventionne en la vendant sous son prix coûtant – une formation universitaire, on fait PAYER PAR TOUT LE MONDE le fond de commerce du medecin ou de l’avocat qui en tirera ensuite au moins trois fois le revenu moyen du citoyen ordinaire qui lui aura payé ses études. Où est la justice sociale ? Il faut PRETER à l »étudiant, pas lui DONNER. Qu’en pensez-vous ?

    http://nouvellesociete.wordpress.com/education/

    Pierre JC Allard

    ( Copie vers le blog de Andre Pratte )

  8. Je seconde le « il faut prêter et pas donner » Et j’aime bien comparer l’université au dilemme du camelot. Le petit gars veut être un camelot et livrer des journaux il peux choisir de le faire à pied et de livrer juste ce qu’il peut et avoir un niveau de vie plus bas comme il recoit un plus petit salaire. Sinon il peut choisir d’emprunter des sous à son père et acheter un vélo, il pourra ainsi couvrir un plus grand territoire et avoir plus de revenu, il rembourse son père et est gagnant au final car il à un vélo et pourra peut-etre même un jour livrer des pizza qui seraient encore plus payantes….

    Donc en gros je trouve cela normal d’emprunter quand on à pas les moyens pour pouvoir se payer un diplôme. Je suis d’accord que certain emplois ne rapportent pas d’argent mais justement des fois il faut faire des choix pour le bien de la société et donc peut-être choisir un diplôme dans qui venait deuxième ou troisième dans nos choix mais qui est en demande.

    Résumé : à mon avis la justice c’est de donner une chance à tous sans rendre tout gratuit pour ne pas inciter des gens à faire des choix non réfléchis. (faire un diplôme de trois ans pour devenir allumeur de lampadaire parce que lui allumer des lampadaires il aime ça et il s’en fou que les lampadaire électrique s’allument tout seul…)

  9. M. P.,

    Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le fait que l’éducation est une richesse collective. Par contre, il ne faut pas oublier que c’est aussi une richesse individuelle. Qu’un étudiant lâche ses études car il doit débourser 3000$ par année, désolée, je n’en ai jamais vu. Pourtant j’enseigne à une centaine d’étudiants par année. J’ai aussi plusieurs collègues étudiants au doctorat et personne n’a abandonné à cause des frais de scolarité. Par contre, les abandons sont souvent motivées par… le manque de motivation justement ou par le niveau d’efforts exigés par les études, ou encore, par le fait que le domaine d’étude choisi n’est finalement pas ce à quoi on s’attendait.

    Tout le monde surconsomme, vous avez raison. Là où je veux en venir c’est que cette consommation est un choix et non une obligation. On peut choisir de se payer un char neuf ou des études, ou encore les deux. Je suis bien placée pour le savoir moi qui travaille à temps plein, qui fais un doc à temps plein et qui ait 4 enfants. Je ne dors pas beaucoup, je n’ai pas de loisirs mais c’est un choix que je fais. Je pourrais travailler moins, faire mes études à temps partiel ou ne pas passer mes mois de juin en Europe avec ma famille. Mais c’est le choix que je fais et que j’assume.

    Vous savez, les jeunes défavorisés qui vont à l’université travaillent fort et abandonnent peu car ils connaissent la valeur de la diplômation. Ce sont ceux qui ont les moyens de payer qui souvent, ne savent pas comment fournir l’effort nécessaire à la poursuite d’études universitaires. Quand on voit sa famille tomber dans la pauvreté suite à la fermeture de l’usine du coin, principal employeur, disons que cela motive à trouver des façons à augmenter son niveau d’employabilité de façon à ne pas subir la même misère que ses parents.

    Il faudrait donc, pour un débat reposant sur les bonnes données et non sur des apriori, avoir une étude longitudinale axée sur les motifs d’abandon scolaire à l’université. Il n’en existe pas actuellement au Québec (qui ne soit pas faite par un groupe d’intérêt) mais celles qui existent ailleurs, notamment au Canada et aux États-Unis tendent à démontrer que le décrochage universitaire est davantage affaire de persévérance scolaire que de finances. Et il faudrait le même type d’études pour comprendre pourquoi les jeunes ne vont pas à l’université. Quant à moi (mais ce ne sont que des présupposés) ce n’est pas à cause de l’argent mais bien à cause de la sous-dévalorisation accordée à l’éducation au Québec, comme en fait foi la réponse de votre premier interlocuteur (et votre réponse à son commentaire). Ce n’est pas vrai que l’expérience remplace nécessairement la formation dans plusieurs domaines d’emploi. À banaliser ainsi la diplômation et surévaluer « l’expérience de la vie » on encourage pas le désir de s’investir 3, 5 ou 9 ans (dépendamment du niveau de diplômation) dans des études universitaires.
    Julie

  10. La gratuité scolaire, c’est simplement et purement financer les riches. Il y a d’autres façon de permettre l’accessibilité à tous. Une augmentation des bourses et des traitements fiscales via l’impôt me semble plus prometteur que la gratuité scolaire ou maintenir des frais de scolarité faible.

    C’est anormal qu’on soit toujours en bas de la moyenne canadienne pour l’augmentation en pourcentage du nombre d’élève. Clairement notre stratégie ne fonctionne pas.

  11. […] original publié ici. (Pas encore d’évaluation) Mots-clés : André Pratte dégel frais de scolarité la presse […]

  12. D’un autre coté avec un taux d’imposition intelligent qui financerait les etudes, ce serait bien les riches qui payeraient pour les riches non ? Du moment que ceux-ci ne puissent pas ensuite se sauver avec leur diplome à l’etranger sans devoir payer de penalité.

    En gros on devrait preter/donner. On prete à l’etudiant qui rembourse indirectement par ses impots ce pret (donc c’est comme si on lui donnait) et si il veut quitter le pays, il doit sortir le portefeuille.

    Ca ne me derange pas la gratuité des etudes, ce qui me derange c’est que le niveau academique est miserablement bas aujourd’hui car justement tant qu’on paye, on reste. Des hautes etudes gratuites, mais qui selectionnent que les meilleurs, laissant aux autres le plaisir d’exercer des metiers tout aussi importants et valorisants mais ne demandant pas de grandes etudes, ca se serait bien.

    Mais bon, je ne suis plus etudiant et je n’ai jamais frequenté les universités du Quebec. Je prefere me fier à la parole de deux personnes que je connais bien et que je sais posé: http://www.facebook.com/group.php?gid=40889044594#/topic.php?uid=40889044594&topic=9867

  13. Merci d’offrir une réponse intelligente, étoffée et appuyée sur des statistiques à l’éditorial truffé de raccourcis de M. Pratte. Je n’ai pas de problème à ce que des gens soient pour la hausse des droits de scolarité, mais j’aimerais qu’ils évaluent tous les facteurs avant d’affirmer n’importe quoi. Et ce n’est vraiment pas la première fois où je lis ce genre d’article ou d’édito qui dresse un parallèle malhonnête entre augmentation des étudiants dans les autres provinces et hausse des droits de scolarité dans leurs universités. Ce qui m’énerve aussi, c’est qu’on omet toujours de dire que les gouvernements des autres provinces investissent davantage que le Québec dans leurs universités (je ne sais pas d’ailleurs si vous avez les statistiques exactes à cet égard). Qu’on demande aux étudiants de faire leur part, soit! Mais le gouvernement du Québec pourrait également faire la sienne.

  14. Sur ce sujet, tu m’étonnes un peu, Louis. Tu veux que la société donne plus à un médecin (gratuité scolaire pendant environ 7 ans) qu’à un philosophe ou un géographe (environ 5 ans). Tu veux que la société donne plus aux riches qu’aux pauvres.

    Moi, je suis contre. Comme Pierre JC Allard et André, je suis fortement en faveur de prêter plutôt que donner.

    Moi, mon idée serait d’augmenter les frais de scolarité jusqu’à la moyenne nationale, qui est déjà très largement inférieure à la moyenne continentale. Mais, avec ce changement, une bonification du système de prêts et bourses. J’aimerais que ça ne coûte pas très cher aux pauvres, mais que ça coûte plus cher aux riches.

    Assorti à cela, j’imposerais des pénalités à l’échec. Un pauvre qui réussit bien aurait donc beaucoup plus d’aide de la part de la société qu’un riche qui échoue.

    Et un étudiant qui coûte 10 000 $ à la société y penserait deux fois avant d’échouer un cours…

  15. @Pierre JC Allard, SPiedade, Reblochon & Steph: Les riches paieront toujours plus chers parce qu’ils sont davantage imposés que les pauvres, ce qui est correct. Le médecin fera un très bon salaire et une grande partie de ses revenus retourneront à l’État, qui pourra ensuite financer adéquatement l’éducation (ce qui n’est pas le cas actuellement). C’est correct comme ça.

    On a autant besoin de santé que d’éducation (les deux vont ensemble) et il n’est pas plus logique de faire payer quelqu’un pour une chirurgie au poumon que pour un cours d’université.

    L’éducation est une richesse, purement et simplement. Elle doit être accessible à tout le monde, gratuitement. Toute hausse de frais de scolarité entraîne une diminution de la fréquentation (autres facteurs exceptés) et l’expérience désastreuse des hausses de 1991 et 1992 devrait nous convaincre de la nécessité de diminuer ces frais.

    @Rogatien: Merci! Évidemment que le réseau est sous-financé! On se sert de ça comme base pour ensuite faire payer les étudiants… Je vais peut-être écrire de quoi sur le sujet éventuellement. C’est une vraie blague à quel point le système est sous-financé… mais pendant ce temps on donne des réductions d’impôts aux plus favorisés. Question de priorité, faut dire…

  16. @ Louis

    Si ton affirmation « Toute hausse de frais de scolarité entraîne une diminution de la fréquentation » est vraie, pourquoi ne compare tu pas les statistique de fréquentation d’université entre ici et ailleur? Prend des statistiques qui prennent compte de la tranche d’âge, évidemment. Pour l’instant tu ne prouves rien, tu spécule. Si tu regarde ces stats aussi, tu remarque que le niveau de vie de ceux qui fréquentent l’université est assez élevé, peu importe la région.

    De ramener la fréquentation des université à un simple calcul mathématique relève du simplisme.

  17. @Kevin

    Si tu veux des statistiques qui démontrent la corrélation entre frais de scolarité et inscription, je te conseille ceci: http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/modesFinancement/pdf/droits_scolarite.pdf

    Si jamais ça ne tente pas de lire, je te le donne en mille: une hausse des frais de scolarité à la moyenne canadienne provoquerait une chute de la fréquention d’entre 10 et 20%

    Pour un scénario semblable au dégel appliqué par les libéraux, l’impact négatif sur la fréquentation se situerait entre 2,5 et 5%

    Et l’étude a été réalisée par le MELS… qu’on ne peut accuser de partisanerie gauchiste!

    Pour une nation qui aura besoin de davantage de diplômés universitaires pour augmenter sa productivité et attirer des entreprises, on est mal partis!

  18. @ Louis Prefontaine: Merci pour votre réponse, mais je ne suis pas convaincu qu’il soit socialement progressiste de faire payer par les fonds publics – nous tous – une formation qui ne servira qu’à quelques uns. Si l’État veut mettre plus sur l’éducation – et il le devrait – je crois que l’effort devrait porter sur le tronc commun général de l’éducation dont tout le monde bénéficie.

    La comparaison avec la santé ne me semble pas applicable, car le malade est une victime du sort et l’État qui le prend en charge le fait dans un cadre d’assurance: tout se passe comme si l’État assumait le paiement d’une prime d’assurance à vie « ab ovo » égale pour tous. La prime payée, bénéficient du service ceux pour qui se réalise la condition « être malade ». Ça me semble conforme à la solidarité qui doit exister dans une société

    Situation différente pour l’éducation universitaire. Ce n’est pas un coup du sort déterminé par la statistique, mais une DÉCISION. Une décision d’investissement dont le décideur va tirer une PROFIT. Et ceux qui prendront cette décision et feront ce profit seront parmi les privilégiés de la société. Faire payer cet investissement – quelque partie que ce soit de cet investissement – par la classe moyenne, me semble injuste

    Pierre JC Allard

    http://nouvellesociete.org/713D.html ( Voir section 3.3.5)

  19. « Mes sessions m’ont coûté entre 1 200$ et 1 500$ chacune en frais de scolarité pour un total de 6 sessions à temps plein, 5 ou 6 cours par session (donc environ 250-300$ par cours de 3 crédits). Come on, ce n’est pas si cher que ça.. (et je ne suis pas riche du tout!) »

    Ouff, ta logique est à l’envers. C’est « pas si cher », alors on doit les faire augmenter? Comment va-t-on faire en sorte que les frais restent « pas si chers » en ouvrant la porte à une rétrappage de hausses?

    Et non, l’UdeM n’est pas trop jolie mais quoi, tu voulais une éducation ou de se tenir dans un centre commercial?

  20. Il faudrait aussi s’entendre sur la definition de riche et de pauvre. Parce que generalement, pour meriter une bourse, il faut vraiment etre tres pauvre et la grande majorité des gens, ceux de la classe moyenne, arrivent à payer leurs etudes de justesse et souvent en travaillant, augmenter encore les tarifs serait desastreux. Je n’ai jamais vu un pays avec autant d’etudiants bossant le soir pour se payer ses cours. Je pensais qu’un bon etudiant devait plutot etudier ? Enfin c’est ce que j’ai vu dans la plupart des pays europeens. Des acces à l’université pratiquement gratuits (en tout cas dans les amphis), des examens eliminants les incompetents et les etudiants eternels (une vraie plaie qui coute de l’argent et prend la place d’autres etudiants) et pourtant des professionnels sortant de là competants et totalement aussi apte (si ce n’est pas plus) que ceux d’amerique du nord !

    Quand aux prets, quand on voit le nombre incroyable de faillites parmis les jeunes finissants, tellement qu’on a du sortir une loi pour les empecher de declarer faillite, c’est tout simplement desastreux ! On ne parlera pas des frais abusifs qui ont ete imposés, d’ailleurs le dernier recours collectif sur ce point a permis à ma conjointe de recevoir dernierement un joli cheque, comme quoi ce systeme etait pourri et inequitable.

    Des etudes gratuites, d’une facon ou d’une autre, notre société rentrera dans ses frais. Aucun pays imposants de lourds frais de scolarité à ses universitaires a pu demontrer une meilleure evolution que ceux qui ne le faisaient pas. Alors autant permettre à tout le monde d’y avoir acces. Du moment qu’on empeche les gens de se barrer à l’etranger avec des diplomes gratuits, le reste ne me derange pas, le medecin payera sa dette au travers de ses impots et des services qu’il va rendre au pays !

    Et arretons de nous emmerder avec les riches. Ils sont si peu nombreux qu’on parle pratiquement de l’exception dans notre société ; oui ils sont tres tres riches, mais ca represente combien de pourcentage de la population ? Le reste c’est la classe moyenne, plus ou moins aisée.

    Ne pas confondre les riches avec ceux qui ont les moyens de payer parce qu’ils ont fait plein de sacrifices, economisé toute une vie pour leurs gamins, fait des choix dechirants. Ce ne sont pas des riches, les riches ne font pas de sacrifice ! Payer les etudes des ses gamins, ca ne vous rend pas plus riche, pas plus que l’autre abruti qui a tout claqué dans ses gros chars, ses télés plasma, son chalet dans le nord, sa piscine, sa rolex, etc… Se fier aux apparences pour juger les gens, ca releve pratiquement de la xenophobie, des prejugés… enfin ca doit etre cousin ou quelque chose comme ca. Quand mon gamin revient de l’ecole avec des affaires en moins ou abimés, ca me fait des soucis noirs, quand je vois le prix des sorties scolaires, ca me fait mal au cul. Et apres ca, y a un connard de petit banlieusard avec sa piscine, ses quatres télés et ses deux bagnoles qui va passer devant l’ecole et penser que mon gamin est un fils de riche ?!

    Quand je paye l’ecole privé à mes enfants, ce n’est pas parce que je suis riche, c’est que tout mon fric va là-dedans … TOUT MON FRIC ! Et des amis gagnants bien plus que moi viennent chialer qu’ils n’ont pas les moyens de faire ca… ouais, sauf qu’on n’a pas du tout le meme train de vie et les memes priorités.

    Donc meme en etant de droite, mon avis c’est que c’est un bon coup economique pour le pays. La gratuité ca peut etre un super business.

  21. Ah j’oubliais, y a des medecins qui ne roulent pas sur l’or. Faut arreter de penser qu’ils sont tous riches ! J’ai entre autre une amie chirurgienne qui est le seul revenu de sa famille et avec les restrictions d’acces au bloc operatoire, elle ne fait pas un salaire si incroyable que cela. Y a des journalistes de Lapresse qui vivent mieux qu’elle hein et meme des plombiers ou des macons ! Faut arreter de prendre les gens pour des cons avec des stereotypes à la noix.

    Mettez un travailleur manuel tout crotté dans son bleu de travail à coté d’un directeur d’ecole privé costard cravatte et demandez aux gens lequel gagne le plus … vous devinez la reponse. Maintenant comparez les salaires, souvent vous allez tomber sur le cul. Je vous dis cela parce qu’entre amis, un directeur et un artisan-plombier, on a fait les comparatifs !

  22. Merci beaucoup Pascal de me prouver qu’il n’y a aucune corrélation entre les frais de scolarité et la proportion de jeune à l’université!!! Je ne voulais pas chercher les statistiques et tu me les sers sur un plateau d’argent.

    First le document est gigantesque, je ne veux même pas savoir combien cette étude a coûté… oufff…. mais bon on a besoin d’une microscopique partie. Ce qu’on y trouve c’est beaucoup de stats sur le Canada par rapport aux autres pays mais le plus intéressant c’est le peu qui compare le Canada avec le Québec.

    On voit clairement que les frais de scolarité sont beaucoup moins élevé que dans le reste du Canada, environs 75% du prix ailleur (1500/2000 si j’ai bien vu). Selon M. P., on pourrait s’attendre à ce que la fréquentation soit BEAUCOUP plus élevée ici puisque les petits pauvres n’y ont pas accès ailleur (parce que ça représente une dépense j’imagine, je croyais que c’était un investissement mais bon, je suis naif!!).

    À la page 56 du PDF (pagination 62) il y a le tableau 4.1 qui donne la « Proportion des personnes âgées de 18 à 24 ans qui, en 2001, fréquentaient l’université au Canada et au Québec, selon la scolarité et le revenu de leurs parents ».

    Études secondaires ou moins 18 % 14 %
    Certificat ou diplôme du collégial 29 % 25 %
    Grade universitaire 51 % 46 %
    Moins de 25 000 $ 20 % 18 %
    De 25 000 $ à 49 999 $ 27 % 13 %
    De 50 000 $ à 74 999 $ 27 % 22 %
    De 75 000 $ à 99 999 $ 38 % 40 %
    Plus de 100 000 $ 48 % 37 %

    La colonne de gauche est celle du Canada et celle de droite le Québec. On remarque très clairement que : il n’y a pas plus de pauvre qui vont à l’université, ni même plus de riche (même qu’il y en a moins!!!). De plus, on remarque que la proportion des élèves qui vont à l’université ont des parents plus riche que la moyenne!!

    Le tableau spécifie que « Toutefois, il faut mentionner qu’au Québec, à 18 ans, un étudiant fréquente le cégep et non l’université ». C’est sur sauf qu’un pré-universitaire est de 2 ans et on fini le secondaire entre 16-17 ans. Donc à 18-19-20 ans on est rendu à l’université donc ça ne fausse pas énormément les stats. On peut facilement dire que aux mieux, les statistiques de fréquentation de l’université sont les même au Québec que dans le reste du Canada, où les frais de scolarité sont plus élevé. De plus, cette donnée ne change rien au fait que :

    ————
    Ce sont les gens de la classe la plus aisée qui fréquentent l’université
    ————

    C’est probablement expliqué par un facteur sociologique qui fait que les parents plus aisé encouragent leurs enfants à poursuivre leurs études. De toute manière toutes les tranche de la population ont accès à l’université puisque ça représente un INVESTISSEMENT dans son propre avenir (en autant qu’on ne choisisse pas des secteurs inutile comme science politique…).

    Donc, est-ce que les frais bas sont une subvention aux riches ou au pauvres?

  23. «@Rogatien: Merci! Évidemment que le réseau est sous-financé! On se sert de ça comme base pour ensuite faire payer les étudiants… Je vais peut-être écrire de quoi sur le sujet éventuellement. C’est une vraie blague à quel point le système est sous-financé… LP»

    Tous à fait des balivernes.

    Un enseignant de l’U de Laval a déjà écrit que son salaire de riche était de 120,000 $. Durant la grève de l’UQAM, on a découvert que des enseignants y gagnent près de 94,000 $ chacun, pour 30 heures de travail semaine seulement. Et à l’UdeM c’est bien connu que les recteur et vice recteur sont rémunérés au total 545,000 $. Soit de 80,000 $ à 100,000 $ chacun, de plus que le Premier ministre du Québec.

    Ajoutez que le budget de l’éducation, au petit état du Québec, 1,2 millions d’écoliers seulement, a augmenté d’un faramineux 11,3 milliards en 2003 à un pharaonique 14,4 milliards en 2009. Soit une augmentation de 27,4 % en six ans seulement et vous appelez ça « sous-financé » ?…
    He he he !…

    Non, mais…
    – Comme ça, 14,4 milliards pour le petit état du Québec ce n’est pas assez ?… – – C’est une vraie blague à quel point le système est sous-financé ?…

    Alors… Pourquoi cachez-vous aux lecteurs que le «pauvre» étudiant universitaire québécois ne paie en ce moment que 14 cents sur chaque dollar que coute son éducation ? Soit, une portion moins élevée qu’au pays des castristes, Cuba.

    Encore une fois c’est raté. Le corps du billet n’explique pas la malhonnêteté du payé pour écrire et bloguer, le libéral Pratte. Essayez d’expliquer ça, s’il vous plait.
    ch

  24. […] J’invite tous les lecteurs de ce blogue ? lire ma r?ponse ? ce texte de Andr? Pratte. hyperlien […]

  25. […] Article original publié ici. […]

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