Vivre EN-DESSOUS de ses moyens

Dans mon dernier billet, je parlais de l’aspect complètement stérile d’une guerre inter-générationnelle. Les jeunes, les vieux, nous sommes tous dans le même train qui fonce on-ne-sait-où. J’ai trouvé vos réactions intéressantes, mais j’ai particulièrement aimé la finale de Steph, qui reprend à son compte un des mythes les plus tenaces de ce début de siècle:

Et là, je ne parle même pas du pique-nique que se sont payés les babyboomers…

N’est-ce pas là un genre de pensée assez courante, de nos jours? On se prend à jalouser les baby-boomers, à les accuser de vivre au-dessus de nos moyens, voire de purger l’État de ses nécessaires ressources pour accommoder un rythme de vie qui serait trop généreux. Même mon père, baby-boomer parmi les baby-boomers, me dit parfois à quel point il se considère choyé. Il sait très bien que je n’aurai pas sa chance.

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Source de l’image

Pourtant, s’il est indiscutable que les baby-boomers ont eu l’incroyable aubaine de pouvoir obtenir des salaires décents pour leur labeur, cela signifie-t-il pour autant qu’ils ont vécu un véritable pique-nique dont nous payons les conséquences? Cela veut-il dire que nous devrions rajuster nos espoirs et laisser tomber l’idée d’une meilleure société, où tous pourraient s’émanciper et être suffisamment rémunérés? Je ne crois pas.

Entre 1965 et 2007, la productivité du travail a plus que doublé, passant d’un indice de 48,9 à 105,4 (( Statistique Canada, Productivité multifactorielle, valeur ajoutée, facteur capital et facteur travail dans le secteur agrégé des entreprises et ses principaux sous-secteurs, selon le Systéme de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN), annuel (indice, 2002=100 sauf indication contraire) )). Concrètement, si un travailleur produisait une voiture en 100 heures en 1965, cela lui prend moins de 50 heures aujourd’hui. Nous pouvons, collectivement, produire deux fois plus de richesse avec le même nombre d’ouvriers.

Or, qui a profité de ces avancées de la productivité? La minorité en haut de l’échelle sociale. Louise Champoux-Paillé, membre du conseil d’administration du Médac (Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires), a récemment souligné dans une conférence de presse le fait que le ratio entre la rémunération du plus haut dirigeant et le salaire d’un employé moyen est passé de 51, en 1965, à plus de 821 aujourd’hui, aux États-Unis. Auparavant, le patron était riche, foutrement riche, et avait sa maison dans un quartier huppé où les travailleurs pouvaient parfois passer et rêver. Aujourd’hui, sa richesse est pharaonique, il habite une villa privée et il ne met même plus les pieds à l’usine. Qui a profité de la hausse de productivité?

Parallèlement, les écarts de richesse ne cessent de se creuser. Le coefficient de Gini, qui mesure le degré d’inégalité d’une société, est passé de 0,447 en 1976 à 0,507 en 2007 (0=égalité parfaite et 1 inégalité parfaite) ((Statistique Canada,Coefficients de Gini du revenu du marché, total et après impôt, selon le type de famille économique, annuel (nombre) )) Pour la même période, le revenu moyen en dollars constants de 2007 est passé de 54 100$ à 61 000$, une maigre hausse de 12,5% en 31 ans! ((Statistique Canada, Revenu moyen du marché, selon le type de famille économique, dollars constants de 2007, annuel )) La proportion de particuliers ayant un revenu de 5000$ à 20 000$ (dollars constants de 2007) est passée de 43,2% en 1976 à près de 51,6% en 2007. Et ceux gagnant plus de 60 000$ est passée de 12,2% à 18,4%. (( Statistique Canada, Répartition du revenu après impôt des particuliers, dollars constants de 2007, annuel )) Les riches sont plus nombreux, et les pauvres aussi. Ils sont là, les gains de productivité. On disloque la classe moyenne et on s’envoie paître les uns les autres.

Il serait peut-être temps d’arrêter de jalouser les baby-boomers. Oui, ils ont joui de bonnes conditions de travail et de vie, profitant de tous les avantages offerts par une société sensiblement plus égalitaire. Ceci dit, le fait que la nouvelle génération ne puisse profiter des mêmes avantages n’est pas le signe que les baby-boomers vivaient au-dessus de leur moyen, mais plutôt que nous n’avons pas su redistribuer adéquatement cette richesse et s’assurer que l’ensemble des citoyens profitent des incroyables gains de productivité des dernières décennies.

Et si on cessait, nous, les jeunes, de vivre au-dessous de nos moyens? Si on se décidait enfin à s’assurer que tous profitent de cette formidable richesse qui se crée avec de moins en moins d’efforts? Au lieu de se plaindre de ceux qui ont réussi, si on se solidarisait et qu’on contribuait à améliorer la société, que ce soit en se syndiquant ou en militant pour moins d’inégalité?

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32 Réponses

  1. La première injustice à corriger : l’écart entre les salaires des grands patrons et ceux des employés. Comment faire ? en allant aux réunions des actionnaires et en gueulant quand vient le temps de reconduire les grands dirigeants dans leurs fonctions, avec leurs salaires de multi-millionnaires.
    Pour aller assister aux réunions de sa compagnie, il suffit d’acheter une action de sa propre compagnie; dépense très modeste, la plupart du temps…
    J’aime bien la fin : «Au lieu de se plaindre de ceux qui ont réussi, si on se solidarisait et qu’on contribuait à améliorer la société, que ce soit en se syndiquant ou en militant pour moins d’inégalité?»
    Battez-vous, les jeunes !

  2. J’aurais le goût de parler de système monétaire et de réglementation gouvernementale (sociales ou pro ‘redistribution de la richesse’) stupide et non-efficace pour expliquer ces inégalités croissantes et destructrices de société -à terme…

    Mais bon, j’ai l’impression que la réalité n’intéresse personne…
    😦

    Lui à l’air d’avoir compris l’illusion droite-gauche, par contre;

    « Parlons de Johanne Marcotte et du faux paradigme »
    http://www.radioego.com/ego/listen/2730

  3. En passant pour Reblochon (qui parlait de ‘choc pétrolier’ des années 70, dans un autre sujet), cette crise n’a presque rien à voir avec une pénurie d’or noir (réelle ou crée artificiellement par l’occident et blâmé sur l’OPEP), et tout à voir avec la décision de Nixon de ‘débrancher’ le dollar us d’avec l’or, au début des années 70. S’ensuivit un orgie keynésienne (M3 en folie !!!), et donc de l’inflation à en plus finir…

    Je ne fais pas dans le révisionnisme historique pour cacher la réalité… au contraire.

    Encore une fois: dans notre monde moderne et en occident, ce ne sont pas les rois/empereurs sanguinaires et injustes qui font baver les gens :

    Non, presque toutes les injustices que les peuples et individus vivent proviennent des politiques monétaires keynésienne (politiques gouvernementales, il ne faut pas l’oublier) et des politiques sociales (naturellement gouvernementales).

    Mais qui veut entendre mon discours ?
    Qui veut vraiment analyser la réalité dans sa totalité ?

  4. Répondez à cette question (comme si c’était un travail universitaire):

    Pas quel(s) mécanisme(s) est fixé le prix de l’or noir (et des denrées/commodités, en général) et vous allez comprendre la crise des années 70 et -dans une moindre mesure- celle que nous vivions actuellement. (surtout les pays moins riches -à part les États-Unis)

  5. Louis:

    Je ne suis pas d’accord avec ce passage:

    « Ceci dit, le fait que la nouvelle génération ne puisse profiter des mêmes avantages n’est pas le signe que les baby-boomers vivaient au-dessus de leur moyen, mais plutôt que nous n’avons pas su redistribuer adéquatement cette richesse et s’assurer que l’ensemble des citoyens profitent des incroyables gains de productivité des dernières décennies. »

    La dette du Québec durant la ‘grande’ noirceur:
    000 000 000 000 $

    La dette du Qc après l’orgie keynésienne des ‘glorieuses’:
    212 000 000 000 $ (and rapidly counting!)

    Ceci dit, je ne blâme pas les baby-boomers (i.e. les personnes), ni même une génération en particulier, mais une IDÉOLOGIE, celle de Keynes…

  6. […] Les jeunes, les vieux, nous sommes tous dans le m?me train qui fonce on-ne-sait-o?. …https://ledernierquebecois.wordpress.com/2009/07/13/vivre-en-dessous-de-ses-moyens _________________ »Je n’ai jamais voyag? vers autre pays que toi mon pays. » Gaston Miron? Porter […]

  7. Dans les années 1970, les baby boomers se l’ont coulée douce. Dans les années 1980, lors de la crise économique de 1983, ils ont été blâmés de la recession, ils avaient créé la dette, les syndicats ont empêché les entreprises de progresser, le parti québécois a fait fuir les capitaux vers l’Ontario, mais jamais les bien nantis n’ont été blâmés. Le conseil du patronat a fini par déclencher la guerre entre la génération «X» et les baby boomers; ils ont séparé pour mieux régner. Ainsi occupés à s’entredéchirer, notre société a fini par s’enliser vers une droite modérée qui a fini par enrichir les grosses poches.

    Le partage de la richesse, comme la solidarité sociale et les syndicats étaient responsables de la dette, mais jamais, nos dirigeant ne se sont introspectés et ils se sont comportés en victimes de la situation, plutôt qu’en tant que gagnants. Je dirais pour ma part qu’ils ont raison, en rejetant la faute sur les autres, ils m’ont convaincue qu’ils étaient des perdants et non des gagnants.

    J’aime cette phrase : «Ne demandons pas ce que l’État peut faire pour nous, mais que pouvons-nous faire pour l’État souverain.» Donner de soi pour bâtir notre société, nous sommes des gagnants qui ont appris par nos erreurs.

    Solidairement !

  8. J’suis quand même surpris de ne voir personne t’accuser de communisme… pas qu’ils auraient raison, bien au contraire, mais ça me surprend quand même un peu.

    Mais de là à dire qu’on vit en dessous de nos moyens, j’ai un léger doute là. On a un méchant problème de pénurie de main-d’oeuvre qui nous pend au bout du nez, avec d’incroyables charges à supporter en même temps (dette et autres mesures sociales qui vont nous coûter une méchante bagatelle avec le vieillissement de la population). Ça, c’est sans compter l’orgie de crédit des dernières années qui nous a menés dans la joyeuse crise qui excite de nombreux journalistes économiques (dont je suis… en passant, n’allez pas croire qu’on l’a créé de toute pièces pour notre plaisir personnel 😉 ).

    Bref, tout ça pour dire que je ne suis pas si convaincu qu’on vit en deçà de nos moyens.

  9. Eh bien mon Louis, si ton but est de faire réfléchir les gens, je suis heureux de t’avoir inspiré ce billet. Quelque chose me dit que tu vas en avoir pour ton argent.

    Je vais faire deux commentaires: l’un pour commenter ton billet, l’autre pour mieux exprimer mon opinion quand je parle du « pique-nique » des babyboomers.

  10. Voici mon premier: bon, je constate que je t’ai offert sur un plateau d’argent une occasion de retaper sur ton clou préféré: l’écart entre les riches et les pauvres. Et c’est très bien ainsi: c’est un sujet important et il n’est pas hors-sujet. Je vais donc te suivre sur ce terrain même si ce n’était pas du tout ce que je voulais dire quand j’ai utilisé le terme « pique-nique ».

    Tu écris: « Entre 1965 et 2007, la productivité du travail a plus que doublé, passant d’un indice de 48,9 à 105,41. Concrètement, si un travailleur produisait une voiture en 100 heures en 1965, cela lui prend moins de 50 heures aujourd’hui.  »

    Techniquement, ce n’est pas exact à 100%. Si produire une voiture en 1965 prend 100 heures et qu’elle prend encore 100h aujourd’hui mais peut se vendre 2 fois plus cher, la productivité a doublé quand même. Cette précision n’affecte cependant en rien ton raisonnement. Mais dans le domaine de l’agriculture, c’est autre chose…

    Tu écris: « Or, qui a profité de ces avancées de la productivité? La minorité en haut de l’échelle sociale.  »

    Exact. Bon, ceux d’en bas en a aussi profité un peu, mais ce sont surtout les riches qui en ont profité. Évidemment, ce n’est pas très égalitaire. Est-ce moral, équitable? Je laisse chacun en juger. Est-ce compréhensible? Je le crois. En effet, d’où vient la hausse de productivité? D’abord et avant tout d’un investissement dans un meilleur équipement. La robotisation et les équipements de productivité. Regarde comment les travailleurs travaillent aujourd’hui et compare avec la méthode d’il y a 30 ans. Les guichets automatiques, par exemple… le nombre de retraits effectués par les clients (ou membres…) a sans doute augmenté considérablement alors que le personnel des succursales (et le nombre de succursales…) a sûrement diminué. Quelle hausse de productivité! Produite par qui? Ceux qui ont investi dans cet équipement, en général des personnes haut placées. Les riches ont causé la hausse de productivité et en ont profité. Est-ce égalitaire? Non. Moral, équitable? À chacun de se faire son opinion. Compréhensible? Oui. Du moins jusqu’à un certain point.

    Tu écris: « Parallèlement, les écarts de richesse ne cessent de se creuser. »

    Indubitable. Conséquence directe de ce qui précède. Quiconque nierait cela ne mériterait pas mon attention.

    Une autre remarque: pourquoi les dirigeants d’entreprise font-ils tant d’efforts pour augmenter la productivité? Plusieurs raisons sont possibles, dont se remplir les poches. En voici une autre: c’est la seule façon de compétitionner avec les pays à bas salaire. La hausse de productivité est la seule façon de maintenir ou augmenter les salaires à long terme (et donc de conserver ses employés). La seule.

    Une dernière remarque: j’aimerais bien que tu définisses plus précisément qui sont les riches. Ceux qui gagnent 500 000 $, 1 000 000 %, 100 000 ? Et une fois que cela sera fait, on pourrait peut-être regarder si ces riches ne seraient pas, par hasard, des babyboomers…

  11. Et si on cessait, nous, les jeunes, de vivre au-dessous de nos moyens?

    Ça dépend de quel point de vue on regarde ça, mais je comprend ce que tu veux dire.

    Personnellement, je trouve qu’en Occident, nous vivons nettement au dessus de nos moyens et nous l’avons fait depuis trop longtemps, sans nous soucier des conséquences. Gaspillage, surconsommation et toute la pollution que cela engendre; ça on connaît ça!

    Maintenant les générations futures vont hériter d’une planète ravagée et surpeuplé, d’une dette astronomique, de future conflits pour s’approprier le peu de ressource qu’il va rester et j’en passe.

    L’abondance pour tous aurait été possible dès la révolution industrielle si les mentalités et les valeurs avaient été radicalement différente. Maintenant, on va devoir se planter pour réaliser qu’on aurait dû agir autrement. C’est un comportement humain normal…

    Mais tu as foutrement raison quand tu dis que la redistribution des richesse est indispensable. Entre les pays aussi ça l’est, mais le problème est que ça ne se fera pas tant et aussi longtemps qu’on ne changera pas nos valeurs et nos mentalité. Bref, il va falloir changer intérieurement avant d’espérer changer le monde.

  12. Excusez-moi pour le dernier paragraphe: j’ai écrit trop vite.. et trop tard. Il aurait évidemment fallu lire: 500 000 $, 1 000 000 $, 100 000 $ ?

  13. Encore ces histoires de baby-boomers qui….

    1-Avant 1960, 80% de la population du Québec vivaient pauvrement sur des petites fermes et les jeunes décrochaient de l’école avant 14 ans. Aujourd’hui, 80% de population vit en ville.

    2-En 1960, sur la vingtaine d’ethnies vivant au Québec, les juifs anglophones se classaient en premier et les francophones ( la majorité ) se classaient en 17ième place tout juste devant les autochtones. Je parle ici de l’indice de la richesse.

    3-Avant 1960, pas de dette parce qu’il n’y avait pas de routes asphaltés, pas d’autoroutes ( presque pas )seulement 2 universités privés francophones, pas d’UQAM, pas de CEGEPs, pas d’accès aux services de santé à moins d’en avoir les moyens et comme les francophones étaient en 17ième place…..

    4-Cette dette, vous en avez profité, tout le monde en profite, tout le monde vont encore en profiter, jeunes et vieux.

    5-La fuite des capitaux vers l’Ontario avec le PQ… remplacés par d’autres capitaux, sinon nous n’aurions pas de dette! Les libéraux sont au pouvoir en 2009, et qui fait fuir les capitaux vers l’étranger? Earl Jones ?

  14. Deuxième commentaire: ce que je voulais dire par le « pique-nique » (expression sans doute mal choisie mais assez répandue), c’est que les babyboomers n’ont pas payés suffisamment pour ce qu’ils ont reçus. Toute leur vie, ou presque, ils ont reçu plus qu’ils ne méritaient, grâce à l’endettement des gouvernements. Et maintenant, nous devons payer la note. Ils ont eu une belle vie, nous payons. C’est pourquoi on peut utiliser l’image: ils ont fait le party, on fait le ménage.

    Pour étayer mon point de vue, je vais d’abord utiliser les déficits fédéraux. Pourquoi les fédéraux seulement? Parce que je les ai trouvé rapidement sur internet…

    De 1982 à 1995, le déficit fédéral a été supérieur, en moyenne, à 30 G$. Prenons 1987, par exemple ( la moins pire année. J’aurais pu choisir 1984 et les résultats seraient bien pires!). Le déficit fédéral était d’environ 28 G$.

    En 1987, il y avait 26,45 millions de Canadiens. Le déficit était donc d’un peu plus de 1000$ par Canadien. En dollar de 1987. Cela fait environ 1 700 $ en dollars de 2009.

    Imaginons maintenant qu’en 2009 le gouvernement fédéral envoyait un chèque de 1 700 $ à chaque citoyen (argent non imposable, bien sûr…). Ferait-il un déficit de 1 700 $ par citoyen? Non, bien sûr. Chaque Canadien dépenserait un peu plus (paierait des taxes), ce qui créerait de l’emploi (moins de chômage et plus d’impôt sur le revenu). Pour que le gouvernement fédéral fasse un déficit de 1 700 $ par Canadien, il faudrait qu’il envoie à tous un chèque d’au moins 2 500 $ s’il voulait faire un déficit semblable à celui de 1987.

    Mais le gouvernement provincial aussi faisait un déficit. Lui aussi devrait octroyer des chèques à tout le monde. Je n’ai pas les chiffres, mais mettons 1 000 $. Si tu les trouve, j’accepte de réviser mes calculs.

    Donc chaque individu, s’il voulait être traité en 2009 de la même façon qu’en 1987, devrait recevoir environ 3 500 $ non imposable. C’est 14 000 $ non imposable par année pour une famille de 4 personnes. Plus de 200 000 $ pour cette famille durant les 14 années mentionnées. non imposable. Voilà une bonne façon de réduire la pauvreté…

    Si tu veux comparer la situation d’un babyboomer à celle d’un jeune, tu dois dire que le babyboomer a reçu cet argent mais que le jeune ne l’a pas reçu. Le jeune, il a reçu la dette provenant de ce que le babyboomer n’a pas payé.

    2 facteurs auraient pu atténuer cet argument: si c’était une période de crise économique, j’accepterais un déficit. Ce n’était pas le cas. Si c’était une période d’investissement massif en infrastructure durable, j’accepterais un déficit. Ce n’était pas le cas. La 20 et la 40 étaient construites. Le stade olympique aussi. Quelle est donc la justification d’un déficit en 1987? Et pendant les 15 ans qui entourent cette année? Je la cherche.

    Ma conclusion: les babyboomers n’ont pas payé les impôts qu’ils auraient dû payer. Mais il n’y a pas que ça…

    Prenons la régie des rentes. Formidable. Son principe: ramassons cette année assez d’argent pour payer nos retraités cette année (bon, j’exagère un peu car on a tendance de plus en plus à créer des réserves. Mais ce n’était pas le cas au début). Les grands gagnants: les parents des babyboomers: certains n’ont à peu près pas cotisé et en ont bénéficié à plein. Mais ce n’est pas mon sujet.

    Qu’en est-il des babyboomers? Ils ont payés pour quelques retraités qui mourraient à 68 ans. Qu’ont-ils reçu? Beaucoup de prestations jusqu’à 80 ans. Encore une fois, ils ont reçu plus qu’ils n’ont donné.

    Ma conclusion: ils n’ont pas contribué à leur pension autant qu’ils ont reçu. Et la différence sera payée par les plus jeunes…

    Alors voilà en bref ce que je voulais dire par le  » pique-nique que se sont payés les babyboomers… »

    Sources utilisées:
    http://www.fin.gc.ca/budget01/bp/bpch3-fra.asp
    http://www.bank-banque-canada.ca/fr/taux/inflation_calc-f.html
    StatCan, tableau 051-0001 pour le nombre de Canadiens

    Source cherchée mais non trouvée: déficit provincial de 1980 à 1995

  15. @Garamond: Je suis d’accord avec ton objectif, mais pas avec les moyens. La tyrannie de l’actionnaire ne se réglera pas en allant chercher une action et en gueulant lors des assemblées. Les autres actionnaires pensent à leurs poches et dans ce monde-là c’est une action, un vote, alors à mon avis ça n’irait pas loin. J’aime mieux ta conclusion: battons-nous pour nos conditions de travail! Isolés, nous sommes faibles; ensembles, nous sommes imbattables.

    @Sebas: Il est intéressant que tu parles de Keynes. Le seul moment dans l’histoire récente de l’humanité où la majorité de la population a pu profite des gains productifs a été dans la période de 50-60 ans suivant l’adoption des idées de Keynes. Et depuis que Keynes est relégué aux oubliettes, on revoit les écarts riches-pauvres s’accroître et la classe moyenne se disloquer. À mon avis, Keynes fait partie de la solution et ceux qui le remettent en question au nom d’une certaine idéologie font partie du problème.

    @libellule1955: À mon avis, le vrai coupable c’est le libéralisme économique poussé à l’extrême. On n’ose plus assez imposer les plus favorisés et les entreprises les plus rentables, de peur qu’ils s’établissent ailleurs sur la planète et continuent de vendre leurs bébelles ici merci à nos frontières grandes ouvertes. J’avais écrit un texte sur le sujet: Oser le protectionnisme pour sortir de la crise

    @Mathieu Lavallée: Ceux qui m’accusaient constamment d’être un communiste à chaque fois que je réclamais un minimum de redistribution de la richesse ont déserté ce blogue depuis longtemps! Je ne suis pas d’accord avec toi. Les problèmes de pénurie de main-d’oeuvre ne sont pas catastrophiques (même si inquiétants) et la charge à porter n’est pas si imposante non plus considérant que les gains de productivité font que théoriquement on pourrait être de moins en moins nombreux à porter celle-ci. Ce qui a changé, à mon avis, c’est que les gains productifs ont profité à une minorité et que ce sont les autres, ceux qui voient leur niveau de vie stagner depuis trente ans, qui doivent payer les pots cassés.

    @Steph: Tu parles beaucoup de 1987. En 1987, ça faisait déjà cinq ans que le Québec avait adopté les « solutions » néolibérales. Un peu comme Reagan et ses déficits monstrueux, on ne peut pas qualifier le milieu des années 80 de période faste pour les programmes sociaux… bien au contraire!

    Ce que j’ai vu dans les années 80, c’est des gouvernements dilapidant les fonds publics au nom d’un Québec inc. qui vingt ans plus tard ne profite qu’à une minorité. Comme l’a déjà écrit le prof Lauzon, Vidéotron c’était une petite binerie avant que Québec ne l’engraisse comme il l’a fait.

    À mon avis la date du changement, c’est 1982: c’est le début des désassurances et de cette idéologie consistant à culpabiliser les baby-boomers de vouloir vivre décemment.

    Mais depuis 1982, la productivité a continué d’augmenter, on produit toujours davantage avec moins, et pendant ce temps la classe moyenne s’effrite et une minorité de privilégiés (oublie le mot « riche »; « privilégié » suffit) empoche la cagnotte.

    @Rémi: Je suis 100% en accord avec toi au niveau écologique et environnementale. Mais à mon avis il est possible de mieux redistribuer la richesse et de vivre décemment tout en réduisant notre empreinte écologique. D’ailleurs, plusieurs favorisés semblent s’acheter de gros bolides pour étaler leur richesse… et les moins riches (comme votre humble serviteur) traînent de vieux bazous polluants… Un plus grande égalité serait peut-être favorable, de même que de meilleurs transports collectifs… mais ça c’est un autre débat!

    @AntiPollution: Merci pour ces statistiques intéressantes. Et oui, tu as raison, la dette a aussi été le lot d’investissements dont nous profitons tous… en autant qu’ils demeurent accessibles à tout le monde!

    Merci de vos commentaires!

  16. Pour vivre au niveau que l’on mérite devrait-on être souverain ?

    J’imagine que plusieurs d’entre vous me répondront que OUI.

    Alors ma prochaine question sera qui proposera vraiment de faire l’indépendance ?

    Le PQ aime en parlant, mais il ne veut pas agir.

    Selon vous, en 40 ans d’histoire, combien de fois le PQ a proposé un plan pour accéder à la souveraineté ?

    http://montrealaisorigine.wordpress.com/2009/07/10/le-pq-et-ses-nombreuses-strategies-pre-referendaires/

    La réponse démontre bien le manque de conviction de ses dirigeants.

  17. @ Steph:

    D’accord avec ce que vous dites.

    Je rajouterais pour la RRQ :

    Le parents des bb-boomers ont payé bcp moins que ce qu’ils ont reçu.

    Les bb-boomers c’est environ 1 pour 1…

    Les xyz, ce sera 2/3 pour 1… (environ)

    Pire encore, non seulement une partie de la population n’a pas payé du tout pour recevoir une rente de la RRQ, ceux qui payent aujourd’hui, payent non pas 6-7 % de taux de cotisation employés/employeurs (comme les bb-boomers), mais le double. Et ça, c’est sans parler des pertes de la Caisse de Dépôts… ce qui risque d’augmenter encore plus ce taux

    ***

    Pourquoi ne pas laisser les gens DÉCIDER s’ils veulent participer à ce régime socialiste TRES MAL GÉRÉ (comme presque tout ce qui est socialiste d’ailleurs…) ?

    Pourquoi ne pas CIBLER les gens pauvres qui en ont vraiment besoin ?

    p.s.

    @ tous: s’cusez pour les fautes

  18. @Louis Philipe, vous dites:

    « Il est intéressant que tu parles de Keynes. Le seul moment dans l’histoire récente de l’humanité où la majorité de la population a pu profite des gains productifs a été dans la période de 50-60 ans suivant l’adoption des idées de Keynes. »

    1) Les « gains de productivité » et Keynes ne vont pas très bien ensemble.

    2) Ce qu’il faut analyser concernant la richesse des gens, c’est leur pouvoir d’achat réel, APRÈS inflation (i.e. perte de pouvoir d’achat de la fausse monnaie)

    3) Ce n’est pas uniquement par les gains de productivité que le richesse des gens augmente dans une économie basée sur de la fausse monnaie et un gros gouvernement interventionniste…
    —» Les systèmes de « redistribution de la richesse » comme les impôts progressifs et les programmes sociaux.

    Et vous continuez en disant:

    « Et depuis que Keynes est relégué aux oubliettes, on revoit les écarts riches-pauvres s’accroître et la classe moyenne se disloquer. À mon avis, Keynes fait partie de la solution et ceux qui le remettent en question au nom d’une certaine idéologie font partie du problème. »

    1) Au contraire, c’est lorsque les idées de Keynes sont en application (donc création de fausse monnaie en quantité industrielle) que les gens perdent LE PLUS leur pouvoir d’achat et que les gros gouvenements ont le beau rôle de « diminuer les écarts de richesse »

    2) La seule idéologie que j’aime vraiment, c’est la RÉALITÉ. 😉

  19. Mon dernier message était pour Louis

    et ici:
    —» Les systèmes de “redistribution de la richesse” comme les impôts progressifs et les programmes sociaux.

    Il faut lire:

    —» Les systèmes de “redistribution de la richesse” comme les impôts progressifs et les programmes sociaux viennent aussi jouer un très grand rôle.

  20. @ AntiPollution

    1)

    Oui parlons-en du fait que les Québécois vivent presque tous en ville entassés comme des sardines;
    🙂

    a) Ils ne sont pas/plus capables de construire leur maison,
    b) Sont plus capable de se nourrir de façon autonome: font pousser des fleurs au lieu de fruits/légumes sur leur terrain, même pas digne de ce nom…
    c) S’endettent à coup d’hypothèque de 200 000 $ (ce qui fait gonfler l’inflation et fait baisser le taux d’accès à la propriété, comme ce que nous vivons depuis 10 ans environ)
    d) Taux d’épargne nul alors qu’il était assez élevé avant
    e) Sont endettés à 140% de leur revenu…

    2) Les francophones (ou le Québec) auraient pu augmenter leur « richesse » sans endetter les générations futures comme ils l’ont fait…

    3) Faut pas exagérer quand même.
    Nous aurions pu avoir des routes et l’ectricité SANS nous endetter…

    Pour ce qui est du taux de scolarisation: bof, la plupart des universitaires d’aujourd’hui savent bien moins écrire qu’une « 7 année forte », du temps de nos ancêtres. Pas de quoi êtres fiers. Les universitaires que je recontre ont beau être des spécialistes dans UN domaine, ils ne savent pas réfléchir aux réalités globales qui nous affectent: comme pas exemple, réfléchir à l’impact de la fausse monnaie.
    Nous pourrions débattre de ça pendant des pages et des pages, mais un fait reste, la démonisation du privé et des coops d’éducations et le « tout au corporatisme public », est la pire chose que nous pouvons faire. Il faut décentraliser et « libéraliser » le système de tous les corporatismes qui le gangrène.

    Et c’est un peu la même chose pour les service de santé:

    Encore là, une étatisation/centralisation complète (et l’endettement et l’inefficacité qui s’en suivent) n’était pas nécessaire pour augmenter l’accès aux soins.

    4) « Tout le monde en profite » ???
    Au contraire… au contraire… plus le temps avance, moins les gens vont en profiter, car il va falloir payer pour « ce party des années 70 » qui se prolongent encore aujourd’hui…

    Combien est la dette du Québec?
    Et la part du Québec dans la dette fédérale?
    NOUS SOMMES LES PLUS ENDETTÉS DE TOUTE L’AMÉRIQUE et les penseurs de gauche disent: « ah bof, tout est relatif, la dette vs le pib diminue, faut pas s’en faire… »
    Ouate de phoque… gang d’inconscients !

    5) Facile de blâmer « les autres »
    PERSONNE (surtout pas les banquiers) n’a placé un fusil sur la tempe des québécois pour qu’il fassent ce « gros party » socialiste… sur le dos des futures générations

  21. J’ai visionné un « docu » récemment qui parlait de notre relation à l’endettement. La dame disait à propos de l’évolution de notre attitude vis-à-vis l’endettement:

    1950 et avant (depuis toujours ??????????????????)

    Le recourt à l’endettement était considéré comme un « handicap », comme une « mauvaise passe » et presque personne ne prenait une hypothèque ou avait des « prêts à la consommation » (très rare) ou avait des cartes de crédit (ça n’existait pas avant les années 70!)

    1970:

    L’endettement est une augmentation de notre qualité de vie

    Phoque !

    😦

    2009:

    La crise que nous vivons est DU à l’endettement excessif et les gouvernements, les médias, etc, nous incitent à plus nous endetter !

    Re-Phoque

    Quand allons-nous revenir les 2 pieds sur terre dans la « réelle réalité » ?

  22. La pollution, l’endettement, l’accélération du temps, l’augmentation des inégalités dans la « répartition de la richesse », la monopolisation des marchés par des cartels et des monopoles, etc, etc, etc, etc, proviennent presque tous de l’existence de la fausse monnaie, donc d’une intervention du gouvernement.

  23. En passant, quel est le taux d’épargne (la BASE d’une saine économie) des chinois ?

    50% environ !

    Celui des américains est en hausse et se situe à environ 7% actuellement, ce qui est à peu près la seule bonne nouvelle économique actuellement…

    Quelle est la dette de la Chine ?

    00 000 000 000 000 $ (et 2 billions en réserve)

    Des États-Unis:

    60 000 000 000 000 $ (si nous tenons compte de tous les engagements du gvt américain)

    10 000 000 000 000 $ = dette « officielle »

  24. Pour simplifier les choses pour que tous comprennent:

    KEYNES = endettement = richesse fictive (car l’argent est fictif) = inflation = dévaluation du pouvoir d’achat de TOUS(sauf des riches) et accroissement des inégalités de richesse !

    Ça c’est de l’économie 101 ou réalité 101 (qui est RAREMENT enseignée dans nos institutions étatiques)

    🙂

  25. John Maynard Keynes étaient un génie qui a causé la croissance économique que nous avons eu. Les gouvernement sont maintenant à réduire la taille de l’état et limiter son champ d’action. Le gouvernement n’a même plus des moyens supérieurs aux entreprises!!!!!

    Il est plus que temps que la masse prolétaire, grâce à son outil de développement et de redistribution (l’état) pour que la masse collective reprenne ses droits et sa fierté. La société n’appartient pas à l’argent!

    À quand un gouvernement qui prendra enfin sa place et s’appropriera les capitaux détenu par une minorité? Plus que jamais l’écart entre les riche et les pauvre s’accentue, les gens sont de plus en plus pauvre et meurrent de faim. Il faut hausser les pauvres en redistribuant la richesse et en investissant dans des emplois communautaires, des logements sociaux et des stimulation de l’économie par l’emploi.

    Je serais en faveur d’un programme qui s’approprie une grande partie de la richesse des mieux nantis et des entreprises pour créer des emploi pour chaque chômeur et assisté social au Québec. De cette façon, nous pourrions éliminer la pauvreté et accentuer notre prospérité économique. À la place, nos dirigeants veulent enrichir une poigné d’aristocrates (au même titre que les rois d’Europe autrefois) pour le plus grand malheur de la société : plus de pauvreté et moins de développement économique.

    Je rêve d’un monde où chaque secteur est nationalisé et dirigé par la masse prolétaire et où tout est géré par une idéologie constructiviste. Dans ce monde, personne ne souffre, personne n’a faim et personne n’est pauvre puisque la propriété n’existe pas et tout est partagé.

  26. Mathieu Lavallée:

    Vous êtes un journaliste économique ?

    Ah Ha !

    J’ai UNE question pour vous:

    Comment (par quel processus) est créé l’argent dans notre système monétaire ?

    🙂

  27. « Julien Picard est un génie » 🙂

    Sérieux, Keynes était un véritable malade mental (pas vous, mais vel et bien lui). Vraiment ! Faut lire bcp sur lui pour réaliser ça…

    Tout ou presque qui ne tourne pas rond dans notre économie est basé sur les THÉORIES loufoques et déconnectés de la réalité de KEYNES.

    Il disait que les gvts devraient repayer leurs dettes durant les périodes de croissance économique… ce qui est IRRÉALISTE lorsque nous connaissons la nature humaine ou le fonctionnement des gvts…

    L’argent est supposé être un moyen d’échange de biens et services… ce qui n’est PLUS le cas depuis que nous vivons dans une économie basée sur de l’argent fictif…

    J’ai 2 questions pour vous:

    1) La monnaie provient d’où selon Keynes ? Elle pousse dans les arbres ?
    🙂

    2) Qui a légalisé cette monnaie de pacotille, si ce n’est le gouvernement par la loi sur les banques? Et après vous demandez à ceux qui créent ces inégalités et injustices de venir réparer les pots cassés ?

  28. La fausse monnaie (fiduciaire) de Keynes nous donnent L’IMPRESSION d’accroitre notre richesse…

    Mais ce n’est qu’une ILLUSION. C’est exactement le contraire ! Plus nous restons dans ce système basé sur de l’air, plus notre pouvoir d’achat diminue et plus les inégalités augmentent.
    —» 100 dollars au début du siècle achetait un petit terrain. Aujourd’hui ce même 100$ n’arrive même pas à couvrir les frais d’une soirée bien arrosée…

    En quelle langue faut-il le dire pour que les gens recommencent à voir la RÉALITÉ ?

    Il VA FALLOIR payer pour tout cet argent emprunté, car les intérêts eux (sur cet fausse monnaie inventée à partir de RIEN), sont légalisés par nos gouvernements…

  29. Si la monnaie était basé sur du réel, notre « 100$ » (de mon commentaire précédent) permettrait -encore aujourd’hui- d’acheter un petit terrain…

    Même que ce 100$ pourrait « acheter plus », s’il y a des gains de productivité…

    D’ailleurs, comment expliquez-vous la quasi absence d’inflation pendant près d’un siècle et demi et ce, en Amérique du Nord… de 1760 à 1910 ?

    🙂

    Les peuples qui acceptent que leur monnaie soient basées sur de l’air (comme c’est le cas depuis environ 100 ans), finissent pas TOUS devenir pauvres et se faisant dépossédés de leurs épargnes et richesses réelles…

    ÇA c,est la réalité… tout l’reste ne sont que des THÉORIES déconnectées DE LA RÉALITÉ.

  30. Je parle beaucoup de 1987? Tu as raison. J’ai justifié ce choix: c’était la moins pire année de 1982 à 1995.

    Tu préfères 1982, c’est-à-dire AVANT les réformes néolibérales? Je suis d’accord. Prenons 1982.

    Déficit fédéral: 29 G$. Population: 25,1 M. Déficit par habitant: 1 150 $. Ajoutons 500 $ pour le provincial (montant estimé car je n’ai pas les vrais chiffres). Cela donne 1 650 $ par habitant. Ajusté à l’inflation: 3 470 $ par habitant.

    Donc pour l’année que tu as choisie, avant les réformes néolibérales, le déficit des administrations fédérale et provinciale atteignait environ 3 500 $ par habitant.

    Pour les raisons plus haut mentionnées, cela équivaut à un rabais d’impôt d’environ 5 000 $ par année par citoyen. Pour une famille de deux adultes, deux enfants, c’est un cadeau de 20 000 $ par année non-imposable.

    Pour établir une comparaison honnête entre 1982 et 2009, il faudrait donner à chaque citoyen 5 000 $ non-imposable par année.

    Moi, je crois que ça aiderait à amoindrir la pauvreté. Mais évidemment, les babyboomers en ont profité, mais pas nous.

  31. J’aimerais bien, aussi, que tu nous définisses ce que tu entends par « néolibéral ». Je ne suis pas sûr que tout le monde s’entend sur la signification de ce mot. Par exemple, l’augmentation significative des déficits répétés à chaque année est-elle une politique néolibérale?

  32. Avec la crise actuelle c’est pas difficile du tout.

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