Jeunes contre vieux: un combat stérile

Aujourd’hui, au travail, j’ai vu un vieux de texte de Martineau qu’un collègue de travail a affiché dans notre aire de repos. Je ne le retrouve pas sur le net, mais grosso modo il s’en prenait aux jeunes, les qualifiant de gâtés, de paresseux osant interagir entre eux lorsqu’ils sont au travail devant des clients, exigeant un salaire « trop élevé » ou des vacances. Un beau gros drame dans un verre de soluté comme Martineau en raffole. Sauf que derrière le mythe, il y a peut-être une vérité: ce n’est pas tant la soi-disant fainéantise de la génération montante qui cause problème, mais plutôt cette profonde incompréhension inter-générationnelle.

jeunes-vs-vieux

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En effet, c’est facile de se plaindre de ceux qui viennent d’un autre temps. Vous voulez que je me plaigne des vieux? Enfantin. Les vieux sont blasés; ils marchent d’un pas lourdeau et traînent leur carcasse comme d’autres portent un sac de voyage et évitent toute forme d’effort physique. Ils parlent de leurs REERs, de leurs condos, de leurs investissements pendant que les jeunes font le gros du travail pour un salaire bien inférieur. Ils parlent de leur retraite, un luxe que les jeunes ne pourront peut-être même pas se payer. Ils se la coulent douce, ne craignent pas le patron, et passent l’après-midi à fuir le travail d’une matinée qu’ils ont passée à fuir le travail de la veille. Ils oeuvrent à temps plein et ont sacrifié leurs rêves pour un salaire confortable dans des tâches qui ne les satisfont pas le moins du monde. Ils méprisent les jeunes temps partiels qui arrivent et qui réclament une qualité de vie. « La vie, ça se travaille mon gars ». Ils n’ont jamais rien connu d’autre que le travail rémunéré à temps plein mais aujourd’hui leur contribution correspond à celle d’un vieux boulon édenté qu’on endure parce qu’il est en fin de vie utile. En-fan-tin.

Dans les faits, ce combat « jeunes contre vieux » est stérile et inutile. Il découle, à mon avis, d’une profonde incompréhension entre deux générations ayant eu des vies différentes et des aspirations qui ne peuvent être comparées. D’un côté, les « vieux » ont connu la précarité et leurs pères et mères ont vécu le règne du temps plein à la shop dans un travail abrutissant mais qui permettait de mettre de la nourriture sur la table. Ils se sont eux-mêmes englués dans un système leur permettant d’atteindre un niveau de vie confortable, typique de la classe moyenne syndiquée, mais qui en échange leur demandait de sacrifier une quarantaine d’heures par semaine dans un travail qui ne leur plaisaient pas. D’un autre côté, les jeunes ont vu leurs parents s’échiner dans un labeur accablant et ils ont fait la constatation que le salaire n’est pas la seule chose qui importe dans la vie. Qu’on n’a pas à accepter des conditions de vie qui nous déplaisent ou qui nous empêchent de nous réaliser en tant qu’individus, c’est-à-dire en-dehors de ce travail qui nous gobe une si grande partie de notre unique vie.

Malheureusement, en se jalousant et se méprisant les uns les autres, on ne fait que se désolidariser et permettre d’exploiter ces failles: davantage de travail abrutissant pour les vieux et davantage de précarité pour les jeunes. Tout va pour le pire dans le pire des mondes.

Au lieu de s’attaquer les uns les autres, ne vaudrait-il pas mieux se regrouper et exiger une amélioration commune de nos conditions de travail et de vie, dans le respect de nos différences? On peut être vieux et exiger un travail plus stimulant et actif ou être jeune et vouloir de meilleurs salaires, davantage de stabilité et de liberté. En s’entre-déchirant, on se bat simplement pour les miettes d’une tarte se rétrécissant d’année en année au nom de la rentabilité d’entreprises n’ayant de respect pour leurs employés que dans la mesure où ceux-ci leur apportent de juteux profits.

Et si on s’unissait contre ceux qui veulent détruire notre qualité de vie, jeunes comme vieux?

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15 Réponses

  1. J’ai trouvé votre billet très intéressant. Il y a beaucoup à en dire et je ne serais pas étonné qu’il y ait plusieurs répondants.
    J’ai découvert ce soir que les chats ont davantage peur du bruit de la pluie que de celui du tonnerre. Cela m’a étonné et je me suis dit, les comportements instinctifs sont vraiment surprenants et imprévisibles. Quel est le lien? C’est que si c’est difficilement prévisible pour un chat, imaginez prévoir l’humain.

    Pour ma part je retiens…s’unir contre…
    Vous savez les critiques mutuelles et les incompréhensions (qui sont plutot des divergences d’intérets selon moi) ont leurs utilités. En fait, il s’agit de rapports de force, pour des miettes comme vous dites. C’est dans la nature humaine de se battre pour les miettes.

    Vous savez la précarité peut etre aussi abrutissante, elle l’est souvent meme, très souvent.

    Moi je n’y crois pas à la solidarité. En vous lisant je me trouvais vieux et je vous trouvais jeune. Par contre je crois aux solidarités.

    Prenons un exemple. Les policiers sont très solidaires, ils ont de bonnes conditions de travail, de grands bénéfices marginaux et pleins de moyens de soutenir la confrérie. Ces moyens là sont impressionnants. Il y a là une solidarité mais vous ne trouverez jamais là un désir de défendre des intérets communs au sens ou vous semblez en parler. Je parle de ca parce je connais, mon père était policier, alors à sa mort j’ai vu la solidarité et les moyens qu’ils ont.

    Je connais un autre secteur aussi, le caritatif genre Centraide mais pas juste cet organisme, je connais bien de l’intérieur. Je peux dire que son modèle copie celui du privé. Allez voir le bureau de madame Deguire présidente de Centraide, ca ressemble beaucoup au bureau du président d’une compagnie. D’ailleurs qui sont les membres des conseils d’administration de la plupart des organismes communautaires maintenant, des hommes d’affaires, des avocats. Allez voir les organismes communautaires, regardez ce qu’ils dépensent en frais de salaire, d’assurance, de fournitures, de frais de déplacement. Demandez le salaire des directeurs d’OSBL, vous allez etre étonné. Pour la solidarité sociale on repassera, dans la plupart des cas. Le caritatif c’est des miettes que l’on jette à des pigeons et qu’on déduit de ses impots. Je ne cherche pas à généraliser, la défense des droits des assistés sociaux, des malades, des locataires ne souscrivent pas à ce modèle par conviction. Mais je peux vous faire visiter bien des organismes qui bien que communautaire se fondent sur un modèle d’entreprise avec toutes les conditions requises.

    Faudrait bien conclure…Il n’y a pas de solidarité il y a des solidarités. C’est drole j’ai fait une billet connexe à ca, moins bien exprimé que le votre mais quand meme. Je retrouve dans ce billet des attentes que je n’ai plus car, pour en revenir aux, les instincts sont bien difficile à cerner et encore plus chez l’humain qui discoure beaucoup.

  2. Désolé pour la longueur, j’avais pensé à faire un billet chez moi mais bon, j’ai choisi d’en faire une réponse.

  3. http://fr.canoe.ca/infos/chroniques/richardmartineau/archives/2009/07/20090706-072400.html

    C’est la deuxième partie du texte que tu as lu Louis. Et comme toi, je n’ai pas trouver la première partie, celle qui est à l’origine de ce billet.

  4. Bonjour à vous,
    Juste une mise au point sur le billet de Martineau qui a déclenché cette réflexion, d’ailleurs fort pertinente.D’abord ce ne sont pas les commentaires de Martineau mais ceux d’un lecteur.Ensuite ce billet était le dernier d’une série de deux ou trois entrées, dans lesquels Martineau y défendait le point de vue des jeunes et présentait sensiblement le même avis que le vôtre.Devant le grand nombre de réactions que ses commentaires ont suscitées, il a présenté des courriels de réactions opposées, comme il le fait régulièrement.Mais, ceci dit, je crois qu’il a dû se rendre compte que ce débat stérile ne finirait jamais…enfin je l’espère bien pour lui et pour nous.

  5. J’ai 72 ans. Ce que je reproche aux jeunes d’aujourd’hui ? Ils pensent tout savoir ! Ils possèdent la Vérité ! Ils n’ont que faire des conseils de leurs ainés, et surtout : ils veulent tout avoir, sans trop d’efforts. Surtout les enfants-rois.
    Le comportement des jeunes est relié à l’éducation qu’ils ont reçue, c’est évident ! Les jeunes élevés strictement sont beaucoup plus respectueux des vieux.
    Le plus déplorable demeure l’abandon des vieux. On les parque dans des mourroirs et on ne va plus les visiter, sauf si un héritage intéressant se pointe à l’horizon.

  6. Je ne peux qu’ajouter ma voix à celle de Garamond et surtout son dernier paragraphe lorsqu’il écrit : « On les parque dans des mourroirs et on ne va plus les visiter, sauf si un héritage intéressant se pointe à l’horizon. »

    Il faut le dire, il y a toujours eu depuis la nuit des temps des petits conflits entre les générations.

    Aujourd’hui ces conflits sont exacerbés par les médias-poubelles pour vendre une certaine politique de l’Adq.

  7. Personnellement je me suis rapproché de mon père lorsque j’ai appris qu’il allait mourir, ce n’était pas pour l’héritage. C’est parce que tout d’un coup les conflits passés prennent une importance relative et l’évaluation de l’autre devient plus tolérante.

    Mais pour les mouroirs et les jeunes qui se tiennent à distance. Vous en connaissez beaucoup des jeunes qui ont tué des animaux pour se nourrir, non ce sont des abattoirs. On fait en sorte de présenter la vitalité et pour la maladie, la souffrance et la mort, on s’en éloigne. On s’éloigne meme des relations avec le virtuel. Le problème de certains vieux c’est qu’ils sont malades, en perte d’autonomie, et personne ne veut de ca, mais ils seraient jeune que ca serait pareil, c’est surtoutde la déchéance qu’on ne veut pas, peut importe l’age.

  8. J’espère que Louis n’a pas écrit ce billet en réaction à Martineau.

  9. Des conflits de générations, je crois, il y en a toujours eu un peu. Mais là, ça atteint de nouveaux sommets. Et il y a de bonnes raisons à cela. En voici quelques-unes:

    1. Nous vivons dans une période de changements technologiques et économiques accélérés. Quand mes grands-parents ont vu mon premier appartement, avec une télévision couleur avec le câble, répondeur (oui, la machine, pas le service téléréponse), téléphone sans-fil, micro-ondes… et autres, ils m’ont tout de suite parlé de leurs conditions de vie à leur époque. Ils n’en revenaient tout simplement pas à quel point j’étais gâté.

    2. La vie s’allonge. Quelques années plus tard, ma grand-mère a atteint 100 ans. C’est bien beau, mais elle était aveugle et souffrait d’Alzheimer. On lui a fait une fête, mais je n’allais plus la voir depuis quelques temps. Elle ne reconnaissait pas tous ses enfants, alors ses petits-enfants… Aller la voir, c’était comme si un inconnu lui rendait visite: pour elle, pas de différence. Que mes parents trouvent que je manque de respect, je le comprends. Mais des fois, je trouve que l’acharnement thérapeutique n’aide pas.

    3. Les jeunes restent de plus en plus longtemps à la maison. C’est confortable, pas cher, sans entretien, souvent nourri et lavé, bref le paradis. Pour tout égocentrique. Que cela irrite les plus vieux, c’est tout à fait compréhensible.

    Ces trois facteurs arrivent en même temps pour la première fois de l’humanité. Ne soyons pas surpris que les tensions soient exacerbées. Et là, je ne parle même pas du pique-nique que se sont payés les babyboomers…

  10. @ungars: Je suis d’accord que la solidarité peut prendre plusieurs formes. L’une n’écarte pas l’autre!

    @Martin R.: Merci d’avoir essayé. Je suis assez bon d’habitude pour ça, mais je ne le trouve pas non plus. Pas vraiment grave, remarque!

    @Claude Martineau: J’ai tendance à croire que Martineau aime beaucoup les débats stériles. Il est le roi du verre d’eau où rage la tempête…

    @Garamond: Je suis entièrement en accord avec toi, mais je regardais davantage le problème en tant que relations au travail. Et le terme « vieux » ou « jeune » n’est pas exclusif; j’y vois surtout l’appartenance à une génération plutôt que l’âge.

    @AntiPollution: La droite a réussi à nous convaincre de nous battre les uns contre les autres pour des miettes pendant que d’autres s’emplissent les poches. B.S. contre travailleurs, syndiqués contre non-syndiqués, précaires contre classe moyenne, etc. Pendant qu’on se bat pour ces miettes, d’autres en profitent…

    @Steph: Je ne suis pas d’accord pour dire que les baby-boomers se sont payés « un pique-nique ». La productivité a quadruplé depuis les années 1970. On a tout à fait les moyens de vivre encore beaucoup mieux qu’ils ont vécu. C’est un choix politique qui fait que nous préférons voir une minorité profiter des gains productifs plutôt que de redistribuer la richesse à tout le monde.

  11. Je partage l’avis de Louis: Martineau est un vieux frustré qui fait des généralités pour attirer l’attention. Il est aussi facile de s’en donner à coeur joie contre les baby-boomers.

    Mais les relations intergénérationnelles au travail sont une réalité, et il existe beaucoup d’histoires à succès. Les départs progressifs à la retraite et les retour pour mentorat sont fréquents, dans le privé, dans le public et dans le communautaire. Je pense que les « jeunes », comme les « vieux », s’envient mutuellement et s’en veulent tout autant. Ce n’est à mon avis ni une question idéologique, ni une question philosophique, et pas vraiment une question sociale: je crois que c’est la responsabilité de chacun de faire preuve d’ouverture, d’écoute et de respect, ainsi qu’aux employeurs d’introduire une gestion efficace et intelligente dont l’objectif ultime n’est pas seulement le profit…

    En fait, je suis d’accord avec la conclusion de Louis: « Et si on s’unissait contre ceux qui veulent détruire notre qualité de vie, jeunes comme vieux? »

    Merci de cette belle réflexion! Comme quoi on peut prendre un sujet traité de manière stérile et en faire quelque chose de pertinent et intéressant. 😀

  12. Les baby-boomers se sont quand meme payés « un pique-nique » avec l’environnement. Parce que la planete a quand meme ete bien salopé pendant leur periode et aujourd’hui quand on demande de faire des efforts, qui je vois se barrer dans le nord en 4×4 pour retrouver leur chalet, qui n’a pas encore ete consientisé et continu à se comporter comme y a 20 ou 30 ans ? Faut quand meme reconnaitre qu’ils ont eu un age d’or, tant au niveau du boulot (à part la petite crise de 70 : le choc petrolier), que des differents petits plaisirs de la vie.

    Ce sont plutot les generations avant eux qui en ont bavé un beau morceau !

    N’oublions pas qu’à leur epoque, tu sortais de l’ecole à 15 ans, tu apprenais sur le tas et que tu pouvais finir responsable de mes deux avec en prime une incompetence crasse dont on paye tous aujourd’hui la facture. Je ne fais que penser à bon nombre de nos administrateurs, entre autre de la ville, qui arrivé comme petit employé se sont vus confier des responsabilités bien au dessus de leurs competences, promotions acquises simplement par l’ancienneté au detriment des jeunes bien plus competents sortis de l’ecole (et ca se voit encore aujourd’hui avec le reste de ces baby-boomers). Tout ca pour se retrouver à la retraite apres 35 ans de loyaux services, ha ha ha tant qu’on ne les reveillait pas tout allait bien ! donc 15 +35 la retraite à 50 ans avec les gros salaires, les gros avantages, tout ca pour une bande de branleurs … faut quand meme le souligner meme si ca ne represente pas une generalité, ca reste quand meme une epoque faste dont certains se sont bien gavés !

    On pourrait entre autre rappeler les differents scandales des dernieres annees (comme en ontario avec l’abruti qui a tué des dizaines de personnes avec de l’eau contaminée) où des vieux ratés ont ete aux commandes de responsabilités dont ils n’avaient aucune competence et que seul leur ancienneté et leur copinage expliquait leur arrivée à ce poste. Essayez aujourd’hui de faire carriere en sortant de l’ecole à 15 ans avec un secondaire 5 et de finir avec une retraite dorée à 50 ans, et on se reparle hein !

    De plus, avec la population vieillissante et qui n’a pas ete assez renouvelé du à taux de naissance trop bas, bonjour les baby-boomers, nos generations actuellement sur le marché du travail se retrouve devant un defi majeur.

    Je vous avoue que je dis cela avec un brin de jalousie, moi aussi j’aurais voulu etre un branleur né en 1940 ! Je fais partie de la generation commencant juste apres celle des babys et je peux dire que mon parcours dans la vie a ete bien moins facile que le leur. Des diplomes il fallait les avoir, apprendre sur le tas ca n’existait plus vraiment dans la plupart des metiers et avoir de l’ancienneté, donc faire 30 ans dans la meme compagnie, c’est de plus en plus quand on sait que la philosophie du taux de roulements au sein d’une compagnie est vue comme un bienfait pour celle-ci ! Combien de boulot ai-je eu où j’ai du cotoyer des vieux incompetents, sous-diplomés et ne me parlez pas du mythe de l’experience qui marche une fois sur deux ! Que ca soit en informatique, les nouvelles methodes de travail, les progres de la science, je peux vous dire qu’à part dans certains secteurs bien definis, les vieux, c’est depassé ! Alors oui ils sont bien importants pour permettre de passer le relais entre les generations… surtout parce que dans la plupart des boites où ils sevissent, ils se sont arrangés pour etre irremplacable en sclerosant leur milieu de travail en castrant les jeunes, les personnes entreprennantes et le progres. Alors c’est sur qu’ils sont essentiels pour transmettre les vieilles methodes de travail … et surtout protégé leurs acquis contre ceux qui oseraient en faire plus et mieux, pour moins cher.

    Mettons que j’exagere meme beaucoup, n’empeche qu’il doit bien y avoir une part de verité dans ce que je dis. Rien que sur le fait qu’aujourd’hui il serait impossible de faire une carriere semblable en suivant le meme parcours academique ! Faites un tour à la ville, le gouvernement, les grosses sociétés d’etats ou dans les université ! Vive l’ancienneté et l’incompetence crasse !

    Apres on s’etonne que notre economie part en couille, que tout soit mal géré, que le moindre projet coute une fortune et que les couts depassent de facon outrageante les devis. Si il y a une chose qui faudrait revolutionner, c’est bien la mentalité et les methodes que les baby-boomers nous ont leguées !

    A part ca, je suis bien d’accord avec Louis, il ne faut pas perdre de vue que les grands patrons sont encore plus nuisibles et profitent bien de ses petites chicanes qui permettent qu’on les oublie un peu.

  13. @Véronique Martel: Merci beaucoup! Oui, je crois qu’on doit s’unir, car nous sommes tous dans le même train qui fonce, qui fonce, qui fonce…

    @Reblochon: Je ne suis pas d’accord que d’apprendre sur le tas mène à l’incompétence. Au contraire, plusieurs personnes qui partent d’en bas et montent au sein d’une entreprise font preuve d’un véritable attachement à celle-ci et sont perfectionnistes dans leurs tâches. Leur situation dépend de leur compétence. Un individu sortant avec ses diplômes pompeux ira au plus offrant et aura toujours son diplôme pour le supporter, même s’il est incompétent.

    À mon avis il faut cesser de jalouser ceux qui se sont organisés pour améliorer leurs conditions de vie. Faisons la même chose. Je lis les nouvelles et je vois qu’un magasin GAP sera syndiqué: à mon avis c’est un bon point de départ!

  14. Quand je declare qu’apprendre sur le tas est moins bon que de sortir de l’ecole, c’est quand par exemple tu confis le secteur informatique à un gars grace à son ancienneté, tandis que cette nouvelle technologie lui est completement inconnu et que seule une personne plus jeune ayant etudié dans ce domaine pourrait avoir les competences. Alors qu’est-ce qu’on fait, on prend le jeune et on le nomme conseillé du vieux croulant qui a de l’ancienneté, le jeune fait la job, le vieux recoit les felicitations et le salaire. Et si ca deconne, le vieux reste et on vire le jeune ! Ouaaah, quelle justice. Ca marche dans plein d’autres domaines !

    On a un paquet de vieux incompetents qui sont protegés par des conventions collectives, des syndicats et leur seule ancienneté comme competence ! Apres il ne faut pas s’etonner qu’on a du mal à reformer certains modeles, tant dans la santé, qu’en politique, dans les milieux syndicaux, les grandes entreprises de l’etat, les travailleurs des municipalités, etc… C’est une vraie plaie du modernisme. Et tout le monde au sein de ces milieux de travail connait le nom de ces gros incompetents, on sait qui c’est, mais on ne fait rien. Je ne parlerais pas de ceux qui ont des postes inutiles, que l’on garde parce qu’ils sont en fin de carriere, en attente, ou que ca couterait plus cher de les virer que de les garder … tout cela à cause de clauses abusives les protegeant. Il y a des postes avec des noms pompeux qui sont créés specialement pour planquer ces minables, une vraie honte. Comment les citoyens peuvent reprendre confiance en leur systeme quand on permet de telle chose. Et apres, on va nous dire qu’il y a trop de job, pas assez d’employés et que des jeunes se battent pour trouver du travail ?

    Je ne jalouse pas des types qui se sont organisés pour fourrer le systeme, je refuserais d’avoir leur job, je veux juste les voir dehors et sans prime ! On appelle cela la justice !

  15. @ Reblechon:

    Tout à fait d’accord avec ça:

    « On a un paquet de vieux incompetents qui sont protegés par des conventions collectives, des syndicats et leur seule ancienneté comme competence ! Apres il ne faut pas s’etonner qu’on a du mal à reformer certains modeles, tant dans la santé, qu’en politique, dans les milieux syndicaux, les grandes entreprises de l’etat, les travailleurs des municipalités, etc… C’est une vraie plaie du modernisme. »

    Je crois que nous sommes prêts pour appliquer les idées que nous retrouvons ici:

    http://libertesyndicale.wordpress.com/

    🙂

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