L’indépendance… en anglais?!

C’est un ensemble de circonstances qui sont à l’origine de ce billlet. Une sorte d’effet papillon m’ayant catapulté au coeur d’un nouveau débat.

D’abord, j’avais toujours été sceptique vis à vis de la grande marche vers l’indépendance. Je me demandais: à quoi bon? Est-ce en marchant qu’on fait avancer les idées? À ce que je sache, des centaines de milliers de Québécois se déplacent à tous les 24 juin pour qu’on se célèbre et ça n’empêche pas notre langue de régresser à Montréal ni même nos élites de tourner le dos, sous couvert d’étapisme, à la souveraineté du Québec.

independance-anglais

Source de l’image

Puis, par un incroyable hasard, j’ai lu la chronique de Steve Proulx, où celui-ci s’interrogeait également sur la signification de la banderole de la manifestation, intitulée « L’Indépendance est en marche et rien ne pourra l’arrêter! ». Tout comme lui, je me demandais où voulaient en venir les organisateurs, et j’ai ressenti un innommable malaise, une tension qui me grugeait de l’intérieur sans que je puisse la définir.

Et ça m’est apparu, encore par hasard, sur Facebook. J’adore Facebook, vous l’ai-je déjà dit? J’ai laissé tomber Twitter, car tout ce que je pouvais y faire, Facebook le fait en mieux. Ce que j’aime particulièrement, c’est la possibilité de créer des groupes pour partager avec des gens qui ont des idéaux semblables. C’est ainsi que j’ai créé le groupe Au Québec, on travaille en français! qui en date d’aujourd’hui compte 134 membres. Et hier soir, j’ai découvert, encore une fois par hasard (ça s’accumule!) un nouveau groupe, intitulé Independence Now for Quebec!. Et qui a créé ce groupe entièrement en anglais et s’adressant aux anglophones? Julie-Blanche Graveline, la même personne qui est derrière la marche pour l’indépendance.

Et *pouf*, tout s’est mis en place dans ma tête. J’ai compris d’où provenait mon malaise.

La marque de l’indépendance

Le problème avec la marche pour l’indépendance et la création d’un groupe unilingue anglophone, c’est qu’on dénature l’idée même d’indépendance. Au lieu d’être un outil permettant d’assurer notre survie collective en tant que peuple francophone d’Amérique du Nord, celle-ci devient une sorte de marque ce commerce, un simple branding qu’on lance haut et fort sans en mesurer les conséquences. L’indépendance ne constitue plus un cheminement collectif impliquant un combat politique, mais une simple idée dont on espère qu’elle se réalisera comme par magie, sans trop savoir pourquoi ou comment.

Dans le cas de la marche pour l’indépendance, on proclame que celle-ci est en marche, mais de quelle indépendance parle-t-on? De quelle façon est-elle en marche? Concrètement, appuie-t-on les référendums sectoriels de Marois ou croit-on qu’une déclaration unilatérale d’un parlement souverain suffirait? Croyons-nous que le véhicule de l’indépendance est le Parti Québécois, ou bien un autre parti? Pourquoi voulons-nous l’indépendance, au fait?

C’est cette dernière question qui m’a interpelé dans le cas du groupe pour les anglophones. En créant un groupe entièrement en anglais, quel message lance-t-on à ces anglophones, sinon qu’il est légitime d’habiter ici et de ne pas apprendre notre langue? Dans un message, Julie-Blanche Graveline m’écrit: « J’ai beaucoup de respect pour mes amis anglais qui sont souverainistes.» Tous les sondages démontrent qu’une des plus importantes valeurs des Québécois est la langue française. Pourquoi, alors, ne pas inciter ces anglophones à devenir des francophones s’ils espèrent partager notre destinée? On ne peut pas à la fois se réclamer Québécois et au même moment cracher sur ce que nous avons de plus précieux en refusant d’apprendre notre langue. L’idée même d’indépendantistes anglophones me semble douteuse.

À moins… bien sûr, que l’indépendance ne soit qu’une marque, qu’un concept creux, vide.

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi l’indépendance est autre chose qu’un putain de pays sur une putain de carte. J’en ai rien à foutre des frontières et d’entendre jouer « Gens du pays » à Paris ou à Washington. Non. Ça, c’est une marque de commerce. Pays au Québec, et ici c’est Coca-Cola. Et ailleurs c’est Nike. Ce qui m’intéresse, c’est une indépendance en tant que moyen d’assurer la survivance de ce que nous sommes, c’est-à-dire le seul peuple francophone d’Amérique du Nord ayant encore la capacité de se sauver des affres de l’assimilation. Ce n’est pas rien.

Alors, qu’on ne vienne pas me dire qu’il faudrait s’adresser aux anglophones en anglais pour les inciter à devenir indépendantistes comme nous. Quand ta culture ne représente que 2% de l’Amérique du Nord et que tu dois t’adresser à tes propres concitoyens dans la langue de la majorité, tu as déjà perdu. Game over. Tu lances le message suivant aux anglophones: « notre indépendance vaut tellement peu que nous sommes prêts à accepter que vous refusiez nos valeurs fondamentales pour avoir votre vote ». Ce marchandisage porte un nom: prostitution.

En fait, de nombreux indépendantistes ont tellement peur de se faire accuser de sectarisme, de xénophobie ou de racisme qu’ils en viennent à avoir peur d’exister. Ils se dépêchent de dénaturer l’indépendance, de lui enlever tout élément le moindrement révolutionnaire, de la blanchir, de l’édulcorer, de la rendre tellement insipide qu’elle n’enflamme plus personne. On dirait à les écouter qu’ils ont adopté le discours de tous les André Pratte et Alain Dubuc de ce monde.

Et bien moi, je réclame le droit à la fierté. Je ne suis ni sectaire, ni xénophobe, ni raciste. Je suis fier d’être ce que je suis et à mes yeux l’indépendance est et doit demeurer le moyen de préserver notre culture et nos valeurs. J’accepte quiconque respecte nos valeurs de base. Et notre principale valeur, peu importe ce qu’en disent ces peureux qui se réclament indépendantistes mais qui veulent la faire sans choquer personne ni faire le moindre acte politique, c’est le français. Quémander l’aide des anglophones en les confortant dans leur choix de ne pas s’intégrer est suicidaire. Ne faudrait-il pas plutôt leur parler en français et leur lancer le message qu’ici, au Québec, notre langue commune est le français?

Car si la liberté n’est pas une marque de yogurt, l’indépendance ne constitue aucunement une bébelle qu’on peut dénaturer jusqu’à ce qu’elle se fonde dans la banalité d’un quotidien évacué de toute forme de fierté.  Si elle représente vraiment notre survie, elle doit se faire en français, et sans compromis.

Publicités

15 Réponses

  1. La légitimité du francais au Québec vaut celle de l’améridien ou de l’albertain.
    La légitimité repose sur rien. Ca ne va pas en s’améliorant, les forces s’épuisent. Je ne vois pas comment un souffle nouveau pourrait se pointer le bec. Marois dit qu’elle va apprendre l’anglais au lieu d’affirmer le francais.
    Alors on part de loin. Ils ont du trouver ca drole, très drole. Nous sommes risibles et ils rigolent d’ailleurs.

  2. Je ne sais pas quoi penser de ton texte. Je pense aux Irlandais qu
    i ont fait l’indépendance et dont la majorité sont anglophones de nos jours. Qu’est-ce que ça veut dire être francophone pour toi – renier ta langue maternelle si ce n’est pas le français? Et si ta langue maternelle est l’anglais? Et qu’est-ce que tu fais de toutes les villes qui ont des toponymes anglais, au Québec, même si des fois ce sont devenus des régions à 90% francophone, genre l’Estrie ou la Gaspésie? Quelqu’un a écrit un jour, je ne me rappelle plus où qu’il y avait deux options possibles – un Québec francophone fédéré ou un Québec éventuellement bilingue indépendant. Je ne suis pas (plus) indépendantiste parce que quoiqu’on fasse, ça ne protègera pas plus le français. La continuation du français en Amérique est dans ceux et celles qui parlent la langue et qui désirent continuer de la parler.

    Au plus, la loi 101 aura fait des enfants de néo-Québécois des citoyens capables de s’exprimer en trois langues; leur langue maternelle, le français et l’anglais. Qu’on se comprenne bien, la loi 101 ne fait pas des francophones.

    J’aimerais mieux que tu dises haut et fort que tu admettes ton anglophobie plutôt que de dire moi je ne suis ni xénophobe, ni raciste, ni tout ce que tu voudras. Ton discours démontre amplement le contraire.

  3. @Leonard…
    Anglophobie, effectivement parler francais implique l’anglophobie nécessairement, ce n’est pas de l’anglais, le francais est francais et le francais heurte nécessairement l’anglais. Le probleme n’est pas l’anglais, le probleme c’est le francais, non?

  4. Quand l’indépendance se fera, il y aura encore des morons pour se vanter de ne parler qu’en anglais ou en farsi. Pas grave ! comme dirait André Sauvé. Pas grave !
    L’important, c’est de convaincre le 5% de francophones qui n’ont pas encore compris…

  5. Le probleme de l’independance, c’est qu’on n’aura peut-etre plus cette envie de defendre notre difference et que se sentant chez nous, on protege moins le francais. J’ai toujours pensé, peut-etre à tort, que le francais serait plus en danger dans un Quebec libre.

    Mais ce danger ne m’effraie pas plus que cela pour la simple raison que ca sera le choix du peuple quebecois et il devra l’assumer. C’est cela etre souverain. Ca sera notre probleme, plus celui du canada.

  6. @un gars: Oui, ils rigolent. Quand nous sommes rendus à faire un grand cas du fait que Marois parle mal une langue étrangère mais que nous ne faisons que peu de vagues du fait que Montréal se vide de ses francophones. Ça me donne envie de rire jaune.

    @Léonard Langlois: Je suis d’accord avec un gars: le simple fait de vouloir protéger le français au Québec est de l’anglophobie… légitime. Il est normal, quand on est un maigre 2% dans une mer anglophone, d’avoir peur de l’influence de l’anglais sur notre langue, considérant la situation du français en Louisiane, en Acadie et dans le reste du Canada. Et encore davantage quand notre métropole, le coeur économique de notre nation, s’anglicise rapidement. Le contraire serait tout à fait schizophrénique.

    En fait, je crois que la position de ceux qui, sous prétexte d’ouverture, renient leurs valeurs fondamentales pour quémander quelques votes d’anglophones refusant de s’intégrer, est schizophrénique.

    @Garamond: Pas grave? Pas grave s’il a été clairement établi que le but de l’indépendance est de protéger notre langue. Avec tous les fanatiques du « nationalisme inclusif », où on inclut l’autre même s’il crache sur nos valeurs, je me demande si ce serait le cas. Personnellement, je ne voudrais pas d’une indépendance nous plaçant dans une situation encore plus précaire que la situation actuelle.

    De toute façon, en parlant anglais aux anglophones on les conforte dans leur situation d’anglophones refusant d’apprendre le français et on nous éloigne de l’indépendance. Les gens qui font cela et se considèrent indépendantistes se tirent dans le pied.

    @Reblochon: J’ai les mêmes craintes que toi. Il faudrait, dès aujourd’hui, affirmer haut et fort que l’indépendance se fait en français et pour un État français. Le dire à soi-même, à ses compatriotes et aux anglophones, EN FRANÇAIS. Après cela, la balle est dans leur camp: soit ils s’intègrent, soit ils acceptent qu’après l’indépendance ils n’auront pas le choix de s’intégrer.

    À un moment, ça va faire le niaisage, non? Si on est fier de ce qu’on est et qu’on comprend que l’indépendance est un MOYEN d’assurer notre survivance, il faut exiger qu’elle se fasse en français. Et ça commence dès maintenant, aujourd’hui, en réclamant le français partout au Québec.

    Parler aux anglos en français, tout en étant poli, c’est faire un geste citoyen. C’est leur lancer le message qu’ils sont la bienvenue EN AUTANT QU’ILS RESPECTENT NOTRE VALEUR FONDAMENTALE. C’est les inciter à s’intégrer à nous et à apprendre notre langue.

    Ceux qui le font jour après jour valent mieux que tous les petits indépendantistes à la noix qui se disent pour le pays bien assis chez eux. Ce sont des héros.

  7.  » Le probleme de l’independance, c’est qu’on n’aura peut-etre plus cette envie de defendre notre difference et que se sentant chez nous, on protege moins le francais. J’ai toujours pensé, peut-etre à tort, que le francais serait plus en danger dans un Quebec libre.  »

    Ce n’est pas très difficile de voir pourquoi. Tout pays qui se respecte se doit de respecter ses minorités, j’entends par là celles établies depuis longtemps. Un Québec indépendant étant majoritairement francophone ne pourrait plus jouer l’excuse de la minorité au sein d’un plus grand pays et se battre pour se protéger. On a le malheur d’être un des seuls endroits qui entretienne une relation si schizophrénique avec l’anglais – si le mandarin était la lingua franca du monde nous n’aurions pas ce même problème. La seule chose qui peut permettre à une langue de survivre, c’est que ses locuteurs l’aiment, se donnent la peine de la maîtriser et de la transmettre à la génération suivante, et que la génération suivante aie une bonne image de la langue de la génération précédente. Autrement dit, ce n’est pas le français seulement qui a un problème mais toutes les langues au monde face à l’anglais, qui est la langue de la science, de la culture américaine / anglo-saxonne, des échanges économiques. De la manière dont les choses se passent, Montréal n’a jamais vraiment été une ville où le français dominait en nombre de locuteurs ni en statut.

  8. Tout d’abord je dois dire que je me suis impliqué dès le départ dans le projet de la Grande Marche vers l’indépendance du Québec avec Julie Blanche et Steve. Je ne pense pas qu’il doit être associé automatiquement avec ce groupe Facebook auquel j’ai refusé d’adhérer. Dans le collectif de la Grande Marche il y a des membres qui sont moins sensibles à la question de la langue, mais il y en a d’autres qui au contraire, comme moi, qui considèrent cette question comme étant très importante, voire primordiale.

    Pour répondre à Léonard Langlois c’est sûr qu’un Québec indépendant devra respecter les droits de ses minorités et il ne sera sûrement pas difficile de faire mieux que le Canada à ce chapitre. Par contre, il n’est pas normal qu’en 2009 il soit encore difficile de se faire servir en français dans l’ouest de Montréal, comme l’a démontré entre autres l’enquête de Don Macpherson citée par Louis et comme je l’ai vécu à certaines occasions.

  9. C’est de mon point de vue de la fausse représentation. Les créateurs de cette page donnent comme image que les anglophones pourront vivre en anglais dans un Québec souverain. Si le Québec devient souverain, la langue officiel sera le français. On demande le même effort à chaque immigrant, soit d’apprendre la langue officiel du pays.

    On est actuellement au Canada, les anglophones se permettent encore cette arrogance de parler uniquement en anglais. C’est triste de voir le manque de respect de certains citoyens…

  10. N’importe quoi. Le Quebec a toujours defendu sa communauté anglophone et continuera de le faire apres son independance. Je serais le premier à me battre pour eux si on essayait de limiter leurs droits de vivre en anglais ici. Vivre en anglais au Quebec, ce n’est pas incompatible avec le fait de connaitre aussi le francais et d’avoir le respect de s’adresser dans cette langue à un autre citoyen du Quebec avant de presumer qu’il ne parle pas la langue commune !

    Apres qu’ils puissent se faire servir dans leur langue (entre eux), qu’ils aient leurs ecoles, leurs hopitaux, leurs elites, penseurs et artistes, etc, je n’ai strictement rien contre et loin de moi l’idee de les traiter comme on traite un canadien-francais dans le ROC ! Une communautée anglaise au Quebec est importante, tant pour notre image que pour la coherence de nos convictions. Si nous ne valons pas mieux que le ROC, je ne vois pas la peine de batir un pays avec des connards.

    Dans le meme genre d’idee, j’espere bien qu’une fois independant, nous participions à l’effort necessaire pour permettre aux premieres nations d’atteindre elles aussi leur autonomie et pourquoi pas leur independance. Il y a de la place pour tout le monde et meme si j’aimerai qu’ils nous fassent l’honneur de faire ce pays avec nous, si leur preference est d’etre maitre chez eux dans une compete independance, c’est avec plaisir que j’accepterai de leur laisser une partie de mon territoire du moment que cela reste raisonable.

    Il y a de la place pour tout le monde ici.

    Et en passant, la langue officiel du Quebec EST DEJA le francais ! Que ca soit clair, il n’y aurait pas de difference avec aujourd’hui dans un Quebec souverain à ce sujet. Juste qu’on aurait plus la nation canadienne et son influence sur le dos. Ne pas amalgamer anglophones et Canadiens, meme si pour le moment ceux-ci sont bien souvent les memes !

    Dans un Quebec independant, cela risque de fortement changer et par là meme ca changera leurs perceptions et leurs comportements avec nous. Il n’y a pas que les Quebecois qui ont des reflexes de protection amenant des attitudes de mefiances et parfois de rejets, voire de xenophobie. Des anglophones quebecois n’ayant plus à lutter contre cette dualité actuelle et se sentant menacé par les souverainistes, n’auront plus dans un Quebec souverain cette inquietude et se sentiront des Quebecois à part entiere, et ca sera encore plus marqué chez les allophones, surtout dans les nouvelles generations d’immigrants qui seront enfin tous recus en francais, par des Quebecois, au Quebec sans qu’une incomprehension s’installe à cause de la nation canadienne dominante ! Je peux vous dire que j’ai encore en travers de la gorge le discours ultra-nationaliste et malhonnete de la canadienne Lucienne Robillard, en 96, lors de ma naturalisation ! Il n’y a pas que des anglophones qui vivent au Quebec sans etre des Quebecois car niant jusqu’à l’existence de notre nation, certains Canadiens-Francais(definition actuelle), immigrants de pays francophones ou Acadiens vivent au Quebec, et ce ne sont pas forcement des Quebecois ! S’appeler Tremblay et etre ici depuis 400 ans ne vous donne pas d’office la citoyenneté quebecoise dans ma vision des choses (dans la realité on sera malheureusement obligé de la donner dans un premier temps à tout le monde, pas possible de dicerner le droit du coeur et de savoir qui se sent appartenir à la nation quebecoise.)

  11. Louis, ce que j’aime le plus dans cet article, c’est que tu identifies l’indépendance comme un MOYEN.

    Bien des gens voient l’indépendance comme une fin en soit. Le but à atteindre, après lequel tout sera parfait, réglé, final.

    Même que j’ai souvent entendu des gens dire « Si tu me prouve que le Pays du Québec serait stable, aurait une économie stable, des lois stables, etc stable, je voterai pour l’indépendance. »

    Mais comme l’a toujours dit Bourgault, l’indépendance n’est pas pour les peuples parfaits! Mais c’est un MOYEN de se propulser vers la société dont nous rêvons. Et avec les Conservateurs en place, le Québec n’a jamais été aussi loin de la société telle que la majorité des québécois la voient.

    L’indépendance n’est qu’un tremplin, mais elle est nécessaire pour aller plus loin. Plus loin que le Canada, plus loin que tout ce que nous auront la force de dépasser. Et c’est également le seul moyen de devenir des leaders dans tous ces champs d’expertise que nous connaissons si bien.

    Mais tant qu’on aura le boulet du Canada attaché à la cheville, personne ne peut rien promettre pour le Québec…

  12. Merci, je crois que tu vois juste: l’indépendance est un MOYEN. Ceux qui la voient comme une fin s’engagent sur le chemin des désillusions. L’indépendance doit nous servir à protéger ce qui nous est cher (langue, culture, valeurs) et non pas être une simple bébelle que l’ont met sur la carte pour faire beau. C’est ce que de nombreux indépendantistes ne comprennent pas.

  13. […] sont que quelques cours en anglais à l’UQAM, ce n’est qu’un théâtre, ce n’est qu’un groupe Facebook bilingue, ce n’est qu’une Saint-Jean bilingue, ce ne sont que desclients ordinaires, ce n’est que de […]

  14. […] sont que quelques cours en anglais à l’UQAM, ce n’est qu’un théâtre, ce n’est qu’un groupe Facebook bilingue, ce n’est qu’une Saint-Jean bilingue, ce ne sont que desclients ordinaires, ce n’est que de […]

  15. […] […]

Comments are closed.