Les lubies de Christian Lévesque

Christian Lévesque, candidat à la succession à Mario Dumont à la tête de l’ADQ, ferait mieux de réfléchir un peu plus sérieusement avant d’appuyer les propos controversés de François Legault. Le privé, en santé, c’est loin d’être la panacée.

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En effet, une étude de l’OCDE ((Public’s satisfaction with health care system, selected European and non-Europeans countries, 1988-2007, OCDE Health data, juin 2009.)) fait état du niveau de satisfaction de la population face à leur système de santé. On y apprend notamment qu’entre 1988 et 1991, seulement 5% des Canadiens croyaient qu’il fallait complètement rebâtir notre système de santé. En 2007, ils étaient maintenant près de 12%, un chiffre inquiétant mais largement inférieur au spectaculaire 34% chez nos voisins du sud. En 1988-1991, 38% des Canadiens désiraient des changements fondamentaux; en 2007 ils étaient désormais plus de 60%. Il n’y a pas à dire, la perception des citoyens vis-à-vis de leur système de santé s’est détériorée.

Pourtant, au même moment, la proportion de financement public en relation avec le financement total est passée de 74,5% en 1990 à près de 69,8% en 2008, soit une chute substantielle de près de 5%. ((Dépenses publiques de santé / dépenses totales de santé, données OCDE, juin 2009)) Concrètement, depuis une quinzaine d’années, le public cède de l’espace au privé. Les apôtres du tout-privé peuvent-ils expliquer pourquoi les Canadiens sont de plus en plus nombreux à réclamer un changement précisément au moment où leur système est de plus en plus privatisé? À défaut d’y voir un lien de causalité à toute épreuve, il y a là matière à profonde réflexion.

Par ailleurs, les nouvelles données de l’OCDE, publiées hier, démontrent que le Canada et les États-Unis, deux pays confiant une forte proportion de leurs soins de santé au privé, sont en queue de peloton au niveau du nombre de médecins par habitants. La Norvège, elle, trône vers le sommet de ce palmarès. Son système de santé est à 82,4% public et il n’accapare que 8,9% de son PIB, contre 10,1% pour le Canada et un catastrophique 16,0% pour les États-Unis. ((Dépenses totales en santé / PIB, données OCDE, juin 2009))

Ainsi, avant d’appuyer les divagations néolibérales de François Legault, Christian Lévesque ferait mieux de tourner sa langue sept fois dans sa bouche.  Le privé n’est pas la solution au problème.  En fait, il constitue peut-être le problème.  Lorsque l’ADQ aura compris cette vérité fondamentale, le parti cessera peut-être d’avoir l’air d’un club de Pee-Wees aspirant aux ligues majeures.

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14 Réponses

  1. Le probleme dans ce debat c’est le mot privé.

    En France il y a un systeme privé, aux USA aussi. Et pourtant ca n’a rien à voir. En France, tu vas dans le privé ou le publique, une clinique ou un hopital, c’est completement transparent pour l’usager. Ca ne coute pas plus cher, il n’y a pas deux vitesses (à ce niveau), etc…

    Donc le privé en santé, mais oui bien sur que c’est bon. On parle bien d’une administration privée, qui marche en parallele avec les administrations de santés publiques. On ne parle pas d’un syteme de santé qui aurait une partie privée accessible seulement aux citoyens qui payent ou qui sont assurés et une publique pour le reste du monde. C’est d’ailleurs de ce systeme dont parlait Dumont, simplement parce qu’il copiait dans son programme les systemes de plusieurs pays europeens dont la France, il n’a rien inventé.

    Apres le privé comme en amerique du nord, ca jamais ! On a prouvé plutot mille fois qu’une que c’est une veritable catastrophe et que les gens qui ne peuvent plus se faire soigner se retrouve d’une facon ou d’une autre à charge de la société, le soi-disant benef, y a que des compagnies qui vont les faire, ni les usagers, ni les contribuables !

    On a tout essayé.

    – Le ticket moderateur : ca ne fait que repousser des consultations chez des gens qui auraient eu besoin de voir rapidement un medecin, ce qui fait qu’on se retrouve apres avec des pathologies lourdes coutant extrement cheres.

    – De ne pas tout rembourser … meme topo. Il suffit de voir le desastre des soins dentaires au Quebec et des impacts negatifs sur le reste de la santé et meme les impacts sociaux. On reconnait l’evolution d’un pays aux soins dentaires et leur accesibilité, ca en dit long sur notre coin du monde, misere qu’on fait dur !

    – Fermer des lits, des pensions pour le malades longues durées, des services, encore la meme chose, des couts indirectes du à la degradation du service et de la santé generale des gens.

    Il ne faut pas rever. On a une population veillissante, une mauvaise education de la population, des premieres lignes deficiantes : info santé est un plus, mais ca ne suffit pas. On n’a pas de pharmacie de garde, on n’a pas de medecin de garde, pas de medecin à domicile, de medecin de nuit … que font les gens, ils se retrouvent dans les hopitaux.

    Arrivé aux urgences, un tri souvent deficiant, des infirmieres surchargées, sous-payées, sous-exploitées au niveau de leurs connaissances. Et oui les medecins font une chasse-gardée de leurs pouvoirs. Où sont les supers-infermieres qu’on nous avait promises ?

    L’exemple de base qui demontre le ridicule du systeme : tu arrives avec un doigt cassé (ou autre chose hein, c’est comme tu le sens), il est environ 20h, tu attends au triage, tu attends de voir le medecin qui ensuite te demande de passer une radio (bien sur, ils n’ont pas encore des yeux magiques qui passent à travers la peau), tu attends à la radio, tu re-attends le medecin, et apres tu te fais dire que cet hopital ne fait plus de platre à cette heure – ben oui le service est fermé, ca fait 8 heures que tu niaises là et faire un platre provisoire (une immobilisation temporaire comme on dit) c’est tellement compliqué et ca prend bien 10 bonnes grosses minutes en discutant du beau temps ! – alors on te file tes radios (parfois sur CD) et tu dois aller voir ailleurs. Arrivé dans l’autre hopital, tu attends au triage, tu attends de voir le medecin de l’urgence (ha ha ha, mais non, ce que tu as fait avant ne compte pas, le medecin de cet hopital doit verifier lui aussi, on ne sait jamais) et ensuite tu peux enfin aller te faire platrer en esperant que tu te souviennes ce que tu t’es cassé OU que ca ne se soit pas resoudé naturellement avec le temps ! Ah ouais, j’oubliais, tu attends quand meme deux heures parce que l’heure du midi est arrivée. Tu sors de là il est 14 h le lendemain, tu as vu trois infirmieres, deux medecins aux urgences et le radiologue pour un doigt cassé !

    C’est peut-etre con, mais j’ai vecu cela avec mon fils en juin 2008.

    Ca serait deja plus malin d’aller te faire passer une radio directement apres le premier triage et SURTOUT, ca ne couterait pas un centime de plus, juste un changement dans la methode. On va me dire, parce qu’on me l’a dit : Ouain mais l’infirmiere elle n’a pas les competences d’un medecin pour te prescrir l’acte de passer une radio.

    OK ! Mais bon sang, au pire, pour les rares fois où elle va se tromper, si je ne m’abuse, le radiologue lui, il est medecin ! Il a qu’à renvoyer la personne en stipulant qu’une radio n’est pas necessaire, de toute facon, le pauvre malade n’aura surement pas perdu son tour dans la premiere file d’attente !

    Dans le meme genre une infirmiere ne peut pratiquer des tests urinaires de bases, tu sais mettre un papier dans la pisse et ensuite regarder la couleur ! Elles peuvent le faire chez elle avec leur test de grossesse, meme quand elle ne sont pas infirmieres, mais pas avec la pisse du patient à l’hopital, ca c’est le boulot du medecin. Ouais, ca prend 7 ans d’etudes pour mettre le papier et reconnaitre les couleurs !

    Faudrait arreter d’etre con et comprendre que Legault n’a rien compris, que ce n’est pas un probleme d’argent et que les trois quarts des vaches sacrés font faire d’enormes economies indirectes à la société.

    Un exemple parmis tant d’autres (on pourrait parler de la scolarisation, lutte à la pauvreté, droit au logement, etc…, ca reviendrait à avoir la meme conclusion) On pourrait parler de la connerie de debat qu’il y a eu sur les piqueries. Ouais ca coute cher, les gens se droguent, c’est nous qui payons… bien sur ca coute moins cher de payer un service de police pour regler tous les problemes directs et indirects du aux consommateurs de drogues dures ainsi que tous les soins hospitaliers qui en decoulent ! Mais bordel, je veux bien leur payer toute la dope du monde à ce gens, en bout de ligne j’y gagnerai sur mon rapport d’impot car le gouverment va economiser des millions au niveau de l’insecurité, des vols, de la delinquance en generale, des contaminations et autres joyeuses maladies (donc plus de place pour nous dans nos hopitaux), sur le suivit des toxicos, sur le danger des seringues qui trainent dans nos parcs, etc… Vous savez combien ca nous coute un connard de toxico dans la rue ? Combien ca prend d’ambulanciers, medecins, policiers, juges, avocats, intervenants sociaux, etc… par année ? Il ne serait pas mieux dans un HLM avec sa metadone ? En tout cas ca nous couterait bien moins cher et ca serait plus humain et qui sait, un jour on pourrait en faire un travailleur qui rapporte à tous.

    Ce qui manque aux gens aujourd’hui, c’est une vision plus large, sur du plus long terme et un cerveau.

    Et pourquoi un mec de droite comme moi appuit des mesures sociales d’apres vous ? Ben parce que ca rapporte et pour aucune autre raison, je ne suis pas la mere theresa et les toxicos qui trainent dans la rue, ca me casse autant les couilles que vous !

    L’ADQ, ca reste de petits populistes aux solutions faciles pour resoudre des problemes complexes qui souvent decoulent de plusieurs consequences sociales. Que ca soit la privatisation qui nous rend riche, la chasse aux BS qui vont nous desendetter, la fin des commissions scolaires qui vont redonner le gout d’etudier aux enfants … l’ADQ peut bien aller reviser son programme. Pas que leurs idees soient forcement connes, elles sont juste simplistes et ne tiennent pas compte des liens entre les problemes et de toutes les repercussions.

    De toute facon, tant que nous ne serons pas souverain en santé, nous ne pourrons jamais nous en sortir. Le federal viendra tot ou tard foutre la merde. Les feds qui sont prompt à rappeler les coupures sous bouchard, oublient bien vite celles de Martin qui ont ruinés notre pays le Quebec !

  2. Je trouve toujours cela étrange de voir des comparaisons avec les États-Unis pour justifier le fait que le privé est une mauvaise solution. Aucun parti politique ne veut copier le système de nos voisins du sud. Chaque citoyen à droit à une assurance maladie complète. C’est un droit que personne ne remet en question.

    Je ne crois pas qu’on est assez riche pour avoir un système de santé 100% public financé correctement, sinon on l’aurait déjà fait. Les dépenses en santé sont de loins les plus importantes et on augmente le budget de façon considérable d’année en année.

    La comparaison avec le nombre de médecin me rend perplexe. Il n’y a pas de lien entre le type de système de santé et le nombre de médecin. Il faudrait comparer le nombre d’actes médicaux entre un médecin oeuvrant au privé et un autre au public pour déterminé si la présence du privé est positive. L’argument de base de ceux qui prône le privé, c’est qu’il est plus efficace pour de multiples raisons (syndicats – quota – organisation, etc…). Il serait illusoire de croire que l’ajout du privé augmenterait le nombre de médecin par habitant. L’inverse est aussi vrai. Si le gouvernement du Québec veut plus de médecin, il a juste à investir et en formé plus.

    J’aimerais mentionner que pour le calcul Dépenses totales en santé / PIB, plus le système est publique plus il est avantagé. Les systèmes publics peuvent restreindre la demande pour des services. Ils ont des quotas et peuvent créer des listes d’attente. Plus le système est privatisé, moins ils ont d’intérêt à faire des listes d’attente, c’est de l’argent perdu après tout. En plus, l’offre est beaucoup plus grande aux Etats-Unis qu’au Canada à cause de la loi sur l’assurance maladie qui interdit à tout fin pratique le privé dans de nombreux domaine.

    Il ne devrait pas y avoir de privé dans le système public, quand le privé existe, c’est que nos gestionnaires sont carrément mauvais. Ils se font de l’argent sur l’incompétence du gouvernement tout simplement. Je crois cependant qu’un système privé devrait exister. Cependant, si on accepte une part de privé, on doit accepter les inégalités qui vont avec. Il faut assumer les choix qu’on fait. C’est comme essayer de rendre le capitalisme égalitaire, ça aucun bon sens.

  3. Au privé, il y a un élément à ne pas oublier : le profit.
    Sans profit, ça ne marcherait pas deux minutes, ce serait la faillite…
    Comment être plus efficace que le public et, en plus, faire des profits ? expliquez-moi ça, s’il-vous-plait quelqu’un….

  4. « Aucun parti politique ne veut copier le système de nos voisins du sud. Chaque citoyen à droit à une assurance maladie complète. »

    incompatible avec :

    « Je ne crois pas qu’on est assez riche pour avoir un système de santé 100% public financé correctement. »

    Voila le probleme. Pas un parti ne veut pretendument copier notre voisin du sud, mais le systeme à deux vitesses qui s’installe est bien celui-là. Ce qui derange, ce n’est pas le privé qui travaille pour le gouv en sous-traitance. C’est le privé qui accepte de te soigner seulement si toi ou une assurance privée paye pour tes soins… comme chez nos voisins du sud. Il y a de plus en plus de clinique dans lesquels tu peux avoir des soins avant tout le monde parce que tu payes et cela, dans un systeme public comme « tout » les partis veulent, ce n’est pas acceptable.

    Le privé doit rester une gestion et rien d’autre, le monopole de la santé reste public. Ca marche bien dans d’autres pays, pourquoi n’y arriverons nous pas ?

    Alors pour repondre à la Question de Garamond. Pourquoi le privé peut faire des profits ou le public n’y arrive pas ? Simplement en n’ayant pas les contraintes ; pour cela il y a plusieurs solutions :
    – on peut specialiser son domaine
    – se regrouper et partager les frais
    – avoir des arrangements avec les employés
    – sous-traiter certaines choses
    – mieux gerer, surtout si on est plus petit qu’un gros hopital
    – proposer des services de conforts non-medicaux que le clients payera (plus grande chambre, meilleure bouffe, etc…)
    La liste est seulement limité par l’imagination des entrepreneurs, il y a la place au profit car on n’a pas forcement le meme contrat a remplir que le public, mais les soins doivent etre identiques au tarif exigé par le gouvernement.

    Mais en aucun cas, des citoyens devraient se retrouver desavantagés par rapport aux acces au soin, à leur niveau de qualité (les meilleurs medecins dans le privé et les mauvais dans le public), la rapidité (passes-droits), etc… sinon, on copie nos voisins du sud… comme actuellement.

    Il faudrait peut-etre aussi changer de philosophie et mettre tous nos efforts sur la recherche du confort du patient et de la qualité des traitements, plutot que d’essayer comme le font les laboratoires aujourd’hui, de repousser l’esperance de vie à coup de medicaments coutant des milliers de dollars par patients. Il faudrait reapprendre à mourir et savoir que c’est une etape de la vie. Sur ce sujet il y aurait à redire, parce que là il y a des compagnies qui se font de l’argent sur le dos de la société. En plus d’avoir une population vieillissante, on a une population de plus en plus vieille avec toutes les nouvelles maladies et problemes que ca amene. Y a un moment, quand c’est fini, faudrait peut-etre l’accepter au lieu de devenir un consommateur regulier de service de santé … je ne sais pas, mais moi un gars qui passe 300 jours/an à l’hosto et qui consomme 5 kilos de medicaments par mois, je pense qu’il serait temps qu’il investisse dans le sapin.

  5. @Reblochon, Vraiment d’accord avec toi, je vis également en France pour le moment et ce que j’ai aimé voir c’est le fait qu’on doit payer notre consultation pour se faire rembourser par la CPAM après. J’ai l’impression que le seul fait de devoir débourser les sous ça conscientise les gens que le système n’est pas gratuit et qu’il ne faut pas en abuser. Sinon tu parles de l’urgence au Québec, la seule fois ou j’ai du y aller (luxation de l’épaule, vive le rugby :)) J’ai été reçu et traité en plein heure du souper un dimanche en environ 1h30 (triage + rencontre médecin + radio + médecin + infirmière pour l’attèle) donc j’ai été satisfait par contre j’étais désabusé de voir une petit dame a coté de moi qui est arrivé en même temps se plaindre que c’était long, que le système était mauvais et qu’elle se présentait À L’URGENCE parce qu’elle voyait des petites tâches noirs des fois ET QUE ÇA DURAIT DEPUIS PLUSIEURS MOIS! Donc conclusion je crois que les québécois doivent redécouvrir l’utilité du mot urgence et arrêter d’en abuser. (Ma mère est infirmière d’urgence et elle détestait les gens qui venait pour rien du coup plus jeune j’ai passé une semaine avec un poignet cassé avant de la convaincre d’aller à l’urgence :))

    @Garamond, le prix d’une consultation peut être la même dans le prive et le public et que le prix soit déterminé pour que le médecin privé aie droit a son profit.

    @Louis donc mon point de vue à moi c’est que je n’ai pas de problème avec un système de santé privé ou public du moment qu’il puisse être accessible à tous mais pas gratuitement, je veux que les gens se rendent compte à quel point il coute cher même si au final il se font rembourser. Et svp fait attention avec les statistiques, le fait que la satisfaction diminue n’est pas une preuve que le peuple ne veut pas de privé dans la santé c’est comme dire que l’augmentation du prix des maison est lié au vieillissement de la population (les deux augmentent en effet mais ils n’ont aucun lien un sur l’autre)

  6. @André: il n’y a pas que le prix de la consultation; il y a toute l’infrastructure de la clinique privée : bâtisse, personnel administratif, assurances, électricité, etc. Tout ça doit se payer et on doit faire un profit par-dessus tous ces coûts !
    Je ne suis pas convaincu que le privé est la solution magique…

  7. @Garamond, en effet peut-être que la solution « tout privé » n’est pas la solution idéale et je n’ai jamais dit que ce l’était. Mais on a des preuves que le mélange privé/public peut fonctionner, du moins en France il fonctionne. Ma belle-mère est médecin généraliste, j’avoue qu’elle ne mène pas la vie de luxe qu’on imagine quand on dit médecin mais elle continue d’avoir son cabinet privé dans un appartement qu’elle loue et des médecins comme ça il y en a partout en France. Avoir un rendez vous c’est simple comme bonjour. Et pour les frais afférents bien les deux médecins que j’ai vu (belle mère et celle que j’ai du consulter à coté de chez moi) n’ont pas de réceptionniste, pas de beau bureaux ce sont des studios dans des blocs appartements. On est surpris de la voir répondre au téléphone quand elle fait notre diagnostique mais bon peut-être que c’est justement le problème qu’on à chez nous quand on se dit qu’une clinique doit venir avec tout inclus, la réceptionniste, la salle d’attente avec écran plasma, les bureaux avec pignon sur rue principale.. Ha oui un autre exemple ma dentiste n’a pas d’assistante dentaire, j’ai trouvé ça drôle au début mais quand après 6 séances pour réparer des caries et un traitement de canal j’ai du payer la note de …. 215euro (remboursé a 70% par la sécurité social donc 65euro) j’ai trouvé que ça c’était un bon service. Maintenant je n’ai pas de chiffre à te donner sur le %du PIB que coute le système français mais je vais essayer de trouver 🙂

  8. Ah ouais, ca m’a toujours amusé de voir les medecins/dentistes avec assistants, secretaires, receptionistes… et j’imagine que quelqu’un vient faire le menage et arroser les plantes. En France, mon dentiste, mon medecin, mon kiné, dermato, etc, tous sont seuls et gerent leur affaire sans probleme.

    De plus le prix des consultations est completement different. Mon pere en visite au Quebec va se faire soigner et doit payer ; c’est là qu’on se rend compte du coup de ces cliniques privés quebecoise (je parle des cliniques remboursées par l’etat, celles que tout le monde frequente) 200 piastres ! Meme un specialiste en France coute moins cher ! Un generaliste doit tourner autour des 60 ou 80 piasses. On peut bien se plaindre que notre systeme de santé coute cher.

    On ne parlera pas de l’informatisation. Tout les medecins generalistes que je consultais en France (avant 1994 !) me recevait dans un petit bureau, avec un Mac, deux trois cliques, il ouvrait un dossier, terminé. Ici des armoires sur roues remplies de milliers de dossiers papiers, une piece juste pour cela !

    On est en 2009, avant de parler de mettre plus d’argent dans ce systeme ou d’amener le privé, il serait peut-etre temps de le revoir de fond en comble et surtout de ne pas tenir compte des medecins d’ici pour l’expertise vu que ces derniers protegent leur gagne pain en bloquant entre autre les infirmieres à des taches de gardes-malades ! Il suffit de voir qu’en France celles-ci se voient confier des taches normalement devolues aux medecins ; elles ne devraient pas etre autorisées à le faire, mais les medecins leur font generalement confiance et ils ont bien raison vu que souvent elles les accomplissent meme mieux qu’eux (simplement par l’experience acquise sur le terrain et à force de repetition) !

    Sinon le probleme des gens venant aux urgences et qui n’ont rien à y faire est flagrant. Que ca soit les gens incultes ne sachant pas la base de la medecine : que faire avec un mal de tete, de la fievre, etc., ou des petits vieux abandonnés et en mal d’affection qui viennent là pour se faire cajoler et avoir de la compagnie car ils confondent ca avec les couloirs d’un centre d’achat, il faudrait vraiment que le triage soit plus efficace et ait le courage de renvoyer les gens chez eux (ou qu’on les redirige vers la cafeteria, ca pourrait aider au financement des hopitaux 🙂 ) !

    @André : 1h30 aux urgences pour faire tout ce que vous avez fait, c’est l’exeception qui confirme la regle. En general, en 1h30 on peut esperer passer le triage !

    Le gros des problemes, comme la plupart du temps, vient de la gestion et des corps de metiers protegeant leurs acquis. On nous parle d’un systeme de santé universel et de qualité, je vois ici que des injustices et un systeme deficiant. Ne pas rembourser les soins dentaires des enfants à 11 ans est le signe qu’on vit dans un pays du tiers monde. Ca prend une revolution.

  9. Ah et mon dernier passage chez le dentiste au Quebec : 611$ rien de remboursé. Heureusement que je ne suis pas pauvre !

  10. @Reblochon: Je suis d’accord avec toi que toute la problématique de la santé est plus large que la simple hospitalisation. Par exemple, dans un pays ayant adopté des politiques progressistes et où l’éducation est gratuite, la santé universelle et pour tous, et où les écarts sociaux ne sont pas trop grands, la santé générale des citoyens sera meilleure, contribuant à améliorer le système à long terme.

    @SPiedade: La comparaison avec les États-Unis me semble très utile, car elle démontre ce qui risque d’arriver si on continue d’augmenter la part du privé dans la santé. Évidemment que personne ne propose POUR LE MOMENT d’aller aussi loin, mais c’est en engrenage dont il s’agit et dès qu’on met le pied dedans, qui sait où cela s’arrêtera-t-il par la suite? Si on augmente le pouvoir des assurances privées, par exemple, peut-on sérieusement croire que celles-ci ne vont pas ensuite militer activement pour une plus grande privatisation de la santé, comme c’est le cas aux États-Unis?

    @Garamond: Tu résumes très bien la question. C’est et ça a toujours été exactement mon point de vue. Le privé veut faire du profit: il coûte donc plus cher que le public et cherche à se débarrasser des cas plus lourds.

    @André: Ton exemple sur la France ne tient pas, à mon avis. Contrairement à ce que tu sembles affirmer, la France a un système de santé beaucoup plus public que le Canada. Selon les plus récentes statistiques de l’OCDE, en 2007 le réseau français était public à 79%, contre 70% pour le Canada. Bref, quand on dit que ça va mieux en France (ce qu’il faudrait du reste démontrer), on parle d’un système où le privé occupe beaucoup moins d’espace qu’ici.

  11. J’aurais aimé trouver plus précis mais bon c’est déjà un début. Pour une pays principalement public on trouve que 67.5% des médecins généraliste en France sont soit complètement à leur compte soit mixte (donc a leur compte + dans un hôpital)

    Source : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF06102

    Mais bon j’avoue que c’est un peu flou comme histoire, un médecin à son compte remboursé par un système de santé public c’est un médecin public? Mais ici les médecins choisissent s’il chargent le prix conseillé(remboursé par le système publique) ou s’il demande une majoration sur les services(qui peut être remboursé par une mutuelle privée), ça fait d’eux des médecins assez privé je trouve non? Pourtant on continue de dire que le système en France est plus public…. mais bon ils coutent moins cher à l’utilisateur au final. (si on néglige le fait que les Français sont plus imposé que les Québécois)

    Enfin je continue de dire que le détails qui me dérange le plus reste le fait qu’au Québec on donne la carte et génial on part mais qu’ici on paye et on se fait rembourser. Je suis certain que ça sensibilise les gens.

  12. On doit s’attaquer à la privatisation qui conserve les monopoles. Une clinique privé qui utilise la carte d’assurance maladie est une mauvaise utilisation du privé. C’est une entreprise qui utilise le monopole de l’état pour se faire de l’argent.

    Le privé n’est pas toujours bon, mais il n’est pas toujours mauvais aussi. Il faut faire la part des choses.

    Les États-Unis ont été trop loin et ont brimé selon moi le droit à chaque citoyen d’avoir une chance dans la vie en ne garantissant pas à chaque citoyen une assurance maladie. Eux, ils sont allé trop loins. Au Canada, on a fait l’inverse avec un système public obligatoire.

    C’est inévitable qu’il y a aura plus de privé au Canada, il suffit de s’assurer que le privé ne soit pas là pour s’enrichir sur le dos des contribuables, mais pour faire une saine compétition au public. Le secteur privé, c’est sans aucune aide du gouvernement.

  13. Voici le pourcentage de la population dans le groupe d’âge à risque qui a subi un examen de dépistage du cancer!

    Cancer colorectal (Coloscopie/Sigmoïdoscopie) : 5,0% au Canada contre 29,4% aux États-Unis.

    Cancer de la prostate (PSA test) : 16,4% au Canada contre 54,2% aux États-Unis.

    Cancer du sein (mammographie) : 72,3% au Canada contre 88,6% aux États-Unis.

    Cancer du col de l’utérus (PAP test) : 88,2% au Canada contre 96,2% aux États-Unis.

    Voici le taux de rémission des 3 principaux types de cancer dans les pays industrialisés!

    Cancer colorectal : 59,6% aux États-Unis, 57,0% au Canada, 59,5% au Japon, 52,6% en Allemagne, 58,3% en France, 54,5% en Suède et 43,5% au Royaume-Uni.

    Cancer de la prostate : 91,9% aux États-Unis, 85,1% au Canada, 50,4% au Japon, 76,4% en Allemagne, 73,7% en France, 66,0% en Suède et 51,1% au Royaume-Uni.

    Cancer du sein : 83,9% aux États-Unis, 82,5% au Canada, 81,6% au Japon, 75,5% en Allemagne, 79,8% en France, 82,0% en Suède et 69,7% au Royaume-Uni.

    Voici la proportion de la population affligée par une maladie chronique et qui bénéficie d’un traitement!

    Asthme : 78,8% aux États-Unis contre 80,3% au Canada.

    Emphysème : 73,1% aux États-Unis contre 53,0% au Canada.

    Diabète : 83,9% aux États-Unis contre 80,3% au Canada.

    Haute pression : 88,3% aux États-Unis contre 84,1% au Canada.

    Maladies du cœur : 69,6% aux États-Unis contre 67,2% au Canada.

    Maladies coronariennes : 94,8% aux États-Unis contre 88,9% au Canada.

    Crise d’angine : 61,0% aux États-Unis contre 74,6% au Canada.

    Voici quelques chiffres sur l’utilisation des statines dans le traitement de l’hypercholestérolémie!

    Hypercholestérolémie diagnostiquée et non-traitée : 44% aux États-Unis, 77% au Royaume-Uni, 74% en Allemagne, 64% en France et 83% en Italie.

    Décès causés par le non-traitement (par 100 000 personnes) : 80 aux États-Unis, 128 au Royaume-Uni, 126 en Allemagne, 133 en France et 226 en Italie.

    Voici quelques chiffres sur l’utilisation d’appareils d’imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire (RMN)!

    Nombre d’appareils RMN par million d’habitants : 26,5 aux États-Unis contre 6,2 au Canada.

    Nombre d’examens RMN par million d’habitants : 83 200 aux États-Unis contre 25 500 au Canada.

    Heures d’utilisation hebdomadaires d’un appareil RMN : 70,0 aux États-Unis contre 66,0 au Canada.

    Voici maintenant la même chose pour les appareils d’imagerie par tomographie numérisée (TN)!

    Nombre d’appareils TN par million d’habitants : 33,9 aux États-Unis contre 12,0 au Canada.

    Nombre d’examens TN par million d’habitants : 172 500 aux États-Unis contre 87 300 au Canada.

    Heures d’utilisation hebdomadaires d’un appareil TN : 57,6 aux États-Unis contre 57,0 au Canada.

    En passant, si les Américains n’avaient pas les moyens de payer pour leurs soins de santé, l’offre de service ne serait pas aussi abondante. Pas mal pour un système de santé dont personne n’aurait accès et qui devrait être de la marde, n’est-ce pas?

    Publié dans l’anonymat le plus complet juste avant le congé pascal, le rapport Salois sur la performance du système de santé québécois contient quelques chiffres très intéressants!

    Délai supérieur à 6 jours pour obtenir un rendez-vous avec un médecin : 20,3% aux États-Unis, 29,5% au Canada et 45,4% au Québec.

    Délai supérieur à 2 heures pour voir un médecin à l’urgence : 30,9% aux États-Unis, 46,4% au Canada et 59,9% au Québec.

    Notez que les ratios de médecins de famille et de médecins spécialistes par habitant sont plus élevés au Québec qu’au Canada! Les omnipraticiens québécois sont ceux qui travaillent le moins au Canada : 46h/semaine au Québec contre 49h/semaine au Canada.

    Le système de santé américain est donc supérieur au système de santé canadien et, par extension, au système de santé québécois, puisque le Québec a copié son système de santé merdique sur celui tout aussi merdique du KKKanada.

    Aux États-Unis, on paye pour avoir des soins de santé, mais en retour, on a droit à un service de bien meilleure qualité.

    Délai supérieur à 4 semaines pour voir un spécialiste : 23% aux États-Unis contre 57% au Canada.

    Délai supérieur à 4 semaines pour une chirurgie élective : 42% aux États-Unis contre 82% au Canada.

    Temps d’attente pour une chirurgie au genou : 5 semaines aux États-Unis contre 20 semaines au Canada.

    Voici également d’autres chiffres intéressants!

    Âge moyen des hôpitaux et des infrastructures : 9 ans aux États-Unis contre 40 ans au Canada.

    Nombre de médecins par million d’habitants : 2400 aux États-Unis contre 2100 au Canada.

    Nombre d’infirmières par million d’habitants : 10 500 aux États-Unis contre 8800 au Canada.

    Nombre de médecins et d’infirmières par patient : 5,3 aux États-Unis contre 4,3 au Canada.

    Nombre de chirurgies par million d’habitants : 89 900 aux États-Unis contre 44 700 au Canada.

    Aux États-Unis, on fait 2 fois plus de chirurgies par habitant qu’au Canada et pourtant, les délais d’attente sont plus courts au pays de l’Oncle Sam.

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/04/pour-en-finir-avec-le-cas-natasha.html

  14. Voici un cas qui ne passera pas au Téléjournal de Radio-Poubelle-Cadenas, ça, c’est garanti! Le 7 avril dernier, Sylvain Bouchard a reçu à son émission du matin au FM 93,3 une dame de Québec qui n’est pas une actrice d’Hollywood et son père malade de 74 ans n’est pas connu de la télévision américaine. Alors, nos grands médias ne s’interrogeront pas sur la façon dont on a transporté cet homme-là dans nos hôpitaux de Québec. D’ailleurs, personne ne l’a fait. Personne, sauf Butch! Si les chiffres d’Antagoniste.net ne vous ont pas convaincu, vous allez pouvoir constaté, avec cette histoire, qu’il n’y a aucun doute que le Québec a le meilleur système de santé au monde.

    La dame s’appelle Sylvie et son père de 74 ans a dû se rendre à l’Hôpital Chauveau pour des ennuis de santé. Il a eu une biopsie de la prostate le matin même à l’Hôtel-Dieu de Québec. Il retourne à la maison et, dans la journée, il s’est mis à mal aller. Le soir, il était tout en convulsion, il a été malade. Donc, il s’en va à l’hôpital le plus près de chez-lui, soit l’Hôpital Chauveau, avec sa copine qui a dans les mêmes âges que lui. Ils y vont en char et c’est elle qui conduit, vous comprenez pourquoi. Il est 23h00 lorsqu’ils se présentent à l’Hôpital Chauveau pour que le monsieur puisse voir un médecin. Il commençait à dire des choses un peu bizarres et il était presque en délire. Il rencontre une femme médecin et il lui raconte qu’il a eu une biopsie durant la journée. On lui a donc dit qu’il fallait qu’il se fasse examiner à l’hôpital où il a passé la biopsie, soit à l’Hôtel-Dieu de Québec. Les deux hôpitaux sont quand même séparés par une bonne distance. L’Hôpital Chauveau l’a donc chipé à l’autre bout de la ville, là où se trouve l’Hôtel-Dieu de Québec, parce que, selon la femme médecin, c’est là que le monsieur devait aller. Bien sûr, ça ne s’est pas fait en hélicoptère, car je vous rappelle qu’il n’y en a pas au Québec. Ça ne s’est pas plus fait en ambulance, car, supposément que l’ambulance était inutile pour transporter monsieur. Sa copine est donc en panique, elle se demandait comment son amoureux pourrait se rendre à l’Hôtel-Dieu de Québec qui, je le rappelle, est situé à l’autre bout de la ville.

    La femme médecin lui a donc dit que le gardien de sécurité ramènerait monsieur jusqu’à leur char. Donc, on est rendu là au Québec. C’est le gardien de sécurité de l’hôpital qui ramène les malades jusqu’à leur char pis awaye, va-t-en à la bonne hôpital, toi! C’est sa copine qui a dû amener le bonhomme à l’autre bout de la ville en pleine nuit pour qu’il puisse se faire examiner. Deux personnes âgées! Bravo Culbec!!! Clap-clap-clap!

    Tout ça serait dans la limite de l’acceptable, si tout ça s’était bien passé. On ne sait pas comment le gardien s’y est prit pour amener monsieur jusqu’au char. On ne sait pas si la femme médecin lui a prit sa température, vu qu’il était proche du délire. Le gardien l’a-il amené dans ses bras? Le gardien s’est-il attaché une p’tite ceinture autour de la taille avec une p’tite carriole en-arrière de lui avec le monsieur dans la carriole et il pousse la carriole, comme ça se faisait autrefois en Chine pis pousse-pousse pis paie des impôts, toi, mon crisse, de toute façon, t’as faite ça toute ta vie de policier, pleure si tu veux, mais t’auras pas d’ambulance, ni d’hélicoptère, pis pousse-pousse? On ne le sait pas.

    La copine du monsieur était complètement en panique durant tout le trajet, elle aurait pu tuer quelqu’un durant le trajet ou tuer le monsieur ou se tuer. Quand ils sont finalement arrivés à l’Hôtel-Dieu de Québec, elle a ouvert la portière pour le faire sortir et elle a vu que le monsieur n’était pas du tout en état de marcher, donc, elle est allée chercher une chaise roulante. Quand elle est revenue, il avait débarqué tout seul et il avait perdu connaissance. Il est tombé en convulsion, parce que sa température était trop élevée. Il est donc tombé en pleine face sans connaissance dans le stationnement de l’Hôtel-Dieu de Québec.

    Donc, on est rendu là dans la dictature socialisto-bolchévique du Culbecistan. Tu es en convulsion, pas de médecin à la première hôpital, on te balance d’un hôpital à l’autre, va-t-en à l’autre bout de la ville, t’es capable, le gardien de sécurité va t’emmener jusqu’à ton char, une tape sur l’épaule, débarque tout seul, perds connaissance, tombe en pleine face sur le stationnement de l’Hôtel-Dieu de Québec, mais continue de payer pour ce système merdique-là, mon espèce de sous-Homme, toi!

    La copine du monsieur est donc complètement en panique. Elle n’est pas capable de le ramasser. Il est sans connaissance et il a 74 ans. Méchant système humain que nous avons là, n’est-ce pas? Heureusement qu’il y avait un changement de shift, elle a donc eu de l’aide pour le ramasser. Quand la madame au dit ça aux gens de l’interne, ils n’en revenait pas. N’oubliez pas que le service d’ambulance n’est pas couvert par le régime d’assurance-maladie du Québec, vous payez pour utiliser un tel service, on vous le facture!

    Les ambulanciers sont surchargés à Québec, il manque énormément d’ambulances et ce n’est pas une nouvelle, ça fait longtemps qu’on le sait et qu’on le dit dans les médias de Québec avec des ambulanciers qui répètent toujours la même affaire et ça fait longtemps que personne ne fait rien pour régler ce problème-là. Les ambulanciers sont aussi pognés avec du monde qu’ils ne devraient pas transporter. On le sait que les BS utilisent l’ambulance à profusion. Ils se font transporter en ambulance à Place Laurier, surtout dans le temps de Noël, parce qu’ils s’en servent comme taxi. Ils s’en vont au CHUL et après ça, ils traversent la rue pour aller magasiner. Tout le monde sait ça. Les ambulanciers sont pognés avec ça, ce qui fait qu’ils sont dans le jus.

    Le service d’urgence de l’Hôpital Chauveau ferme à minuit, puisque c’est maintenant un hôpital pour personnes âgées. Ils vont faire quoi avec toi, si tu arrives à 21h00 ou à 22h00 ou à 23h00, hein? Qu’est-ce qui se passe à minuit? Il te rembarque dans ton char et il te ramène chez-vous? À minuit, quand l’urgence ferme, il n’y a plus de médecins de garde. Si j’arrive là à 23h45, c’est impossible qu’ils me prennent pour un examen de 15 minutes. Ils vont me fermer l’urgence dans ma face. Mais ça, personne le sait, car l’hôpital ne le dira jamais. Pourquoi? Parce que les gens de Loretteville et du secteur Nord de la Capitale nationale vont se révolter contre le système en place, parce que si ils n’ont pas l’Hôpital Chauveau, l’autre hôpital le plus près est assez loin. Voilà pourquoi!

    Ils nous font accroire que l’hôpital est encore ouvert, alors que c’est complètement faux. Si vous voulez porter plainte, essayez pour voir, car nous, au Québec, on ne veut pas de chicane quand on nous traite comme des chiens! Sylvie a besoin de l’autorisation de son père pour se plaindre et c’est sûr qu’il ne voudra pas.

    Dans 3 ans, il va y avoir 15 000 infirmières qui vont prendre leur retraite. Ça fait des années qu’à Québec, on se bat pour avoir des nouvelles ambulances, il en manque comme ça ne se peut pas. Il en manque plus qu’une et ça a tout prit pour qu’on puisse en ajouter. Si la femme médecin de l’Hôpital Chauveau a refusé d’envoyer le père de Sylvie en ambulance jusqu’à l’Hôtel-Dieu de Québec, c’est sûrement parce qu’elle savait qu’avant minuit, il n’y en aurait pas, vu qu’il n’était pas un cas de priorité 1, parce qu’il se tenait encore sur ses jambes à ce moment-là. Plus j’y pense, là, plus je me dis que si il s’était pété la gueule à terre à l’Hôpital Chauveau, il aurait peut-être obtenu une once de respect digne du patient qu’il aurait dû être et peut-être qu’il se serait fait soigner comme du monde.

    Après avoir payé des taxes et des impôts durant toute sa vie de policier, voilà le traitement que le père de Sylvie, 74 ans, a reçu de notre beau système de santé socialiste! Voilà ce que cet ancien policier est devenu : un pauvre vieil homme défait, la face ensanglantée, qui crève dans ses convulsions et qui braille dans les bras de sa copine en panique qui doit le balader toute seule d’hôpital en hôpital! Où était CNN pour parler de cette histoire d’horreur? Où étaient nos médias?

    Notre système de santé, c’est de la marde. Nos hôpitaux, ce sont des kolkhozes. Les patients, ce sont du bétail. Les animaux sont beaucoup mieux soignés et traités que les humains au Québec, crisse. Ce n’est pas normal, ça. Quel système merdique, c’est hallucinant! Après, on crache sur le système de santé américain, mais ON N’A PAS DE LEÇON À DONNER AUX AMÉRICAINS.

    ON N’A ABSOLUMENT AUCUNE LEÇON À LEUR DONNER.

    Lorsqu’on aura un vrai système de santé, peut-être qu’on pourra parler, mais présentement, on ferme notre gueule et on prend exemple sur nos voisins du Sud. Surtout, ne pratiquez pas beaucoup votre anglais, le gouvernement a tellement peur qu’ainsi, vous seriez plus tentés à aller voir ce qui se passe au sud de notre frontière! Au fait, notre système de santé n’est pas gratuit. On le paie tous et toutes par l’intermédiaire de l’impôt sur le revenu, soit la partie de notre argent durement gagné que le gouverne-maman nous vole.

    Un dernier point pour terminer le billet et je vais conclure là-dessus : la carte d’assurance maladie du Québec est la seule carte à ne pas être reconnue dans les hôpitaux des autres provinces canadiennes, alors que celles des autres provinces le sont sans problème. Pourquoi? Parce que les établissements de santé hors Québec ne veulent pas avoir affaire au système de santé québécois, ni de près, ni de loin.

    Vous n’avez donc pas besoin d’aller aux États-Unis pour voir la différence. Allez faire un tour dans le ROC et faites le test! Vous verrez ainsi par vous-mêmes combien notre système de santé est à chier.

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