Quand Martineau arrive en ville

Le dernier texte de Richard Martineau représente une façon de voir les choses assez répandue, principalement au sein de la nouvelle génération. Le discours est aussi simpliste que fort, du moins en apparence: la Conquête, c’est du passé. Ça ne sert à rien de vivre en pensant au passé. Il faut regarder vers le futur. Et Martineau, toujours aussi pertinent dans ses réflexions, ajoute un « arrivez en ville! » bien senti.   Le problème, c’est que sa « réflexion » ne mène nulle part: on ne peut pas  oublier le passé tant que nos racines ne se sont pas recrées dans le présent.

martineau

En effet, pensons-y un peu.  Pourquoi est-ce que la Défaite de 1760 nous touche encore à ce point?  Ce n’est pas avec des Bombardier, des SNC-Lavalin ou des Guy Laliberté, comme l’affirme Martineau, que nous prendrons racine dans le présent.  Nous sommes cette plante fragile ayant été déracinée, puis lancée vulgairement contre un sol rocailleux, en attente de reprendre possession du sol.  Ce n’est pas parce que quelques petites racines ont trouvé des minéraux utiles que la plante se porte mieux pour autant.   Et ce n’est pas avec quelques compagnies anonymes et un ou deux milliardaires que nous effacerons le souvenir de la terrible disette ayant suivi la fin du régime français.

Le passé existe pour de bonnes raisons.  Ce n’est pas parce qu’on reconnaît que nous sommes la conséquence directe de cet événement fondateur que fut la Défaite de 1760 que nous vivons dans le passé.  Nous reconnaissons qui nous sommes et nous sommes sensibles à toute atteinte à nos valeurs et à notre langue.    Pourrait-on reprocher à un adulte ayant été abusé toute son enfance de se montrer sensible à toute forme d’abus?

Le Québec est cet enfant blessé, ayant souffert en silence pendant nombre d’années, s’étant émancipé durant la Révolution Tranquille et qui se retrouve aujourd’hui très sensible à tout recul.

Que veut dire Martineau quand il nous demande « d’arriver en ville »?  Arriver en ville, s’agit-il d’oublier ce que nous sommes, notre rôle historique et les valeurs que nous transmettons, de renier notre culture et notre langue?  Si c’est le cas, je ne veux pas vivre dans cette ville.  Je préfère la campagne nourricière, étrangère au vain babillage incessant d’une urbanité déconnectée de ces racines.  La ville de Martineau, c’est un ramassis hétéroclite d’individus blasés, sans passé ni présent, et dont l’empreinte se dissipera au jour de leur mort.  Vacuité.

Et si on prenait le problème à l’envers?  Si on se décidait une fois pour toute non pas à cacher la poussière de 1760 sous le tapis d’une résilience factice, mais plutôt de régler une fois pour toute la situation?   Si on se décidait enfin à assumer ce que nous sommes, à libérer nos énergies créatrices dans un Québec francophone et fier de ce qu’il est?

Retour des États-Unis

Ce soir, j’ai mangé au Restaurant Phoebe, à Montpelier, capitale du Vermont. Des menus saisonniers, de la nourriture provenant de la région; tout y est fait à la main. J’y ai mangé un des meilleurs hamburgers depuis longtemps.

Puis, j’ai regardé autour de moi. J’ai observé. Et j’ai vu ce que j’ai vu tout au long de mon voyage, de Québec au New Hampshire en passant par le Massachussets, le Maine et le Vermont. J’ai vu des gens biens avec eux-mêmes. Pas heureux, ça on ne le sait jamais d’un seul regard. Mais biens, souriants. Qui te parlent quand tu les croises. Qui s’excusent quand ils doivent te couper, qui s’arrêtent en voiture pour te laisser traverser la rue.

Communauté.

Ces gens ne sont pas différents de nous. Simplement, ils ne sont pas envahis par une immigration trop nombreuse pour leur capacité d’intégration et ils ont de solides racines américaines, un patriotisme certes parfois excessif mais qui les font se sentir confiants en toute situation. Ils vivent dans une société cohérente. Peut-être injuste, mais cohérente.

Ils mettent des drapeaux américains partout, sur tous les poteaux de téléphone, dans toutes les cours, partout. Mais ils savent ce qu’ils sont, et ils ont une langue commune. Ils se reconnaissent comme tel. Ce ne sont ni des racistes, ni des gens renfermés sur eux-mêmes, ni même des citoyens qui auraient besoin « d’arriver en ville ». Ce sont des Américains conscients de leur rôle historique, heureux de vivre au centre d’autres individus et en relation avec autrui. L’exact opposé de la ville anonyme et blasée de Martineau.

Afin de développer nous aussi ces racines, ce sentiment de communauté et cette fierté, aurons-nous le courage de prendre les décisions qui s’imposent? Aurons-nous le courage d’imposer notre langue partout au Québec et d’exiger une diminution de l’immigration, accompagnée de programmes favorisant la natalité québécoise?

Il en va de notre avenir. Et si on remplaçait le « arrive en ville » de Martineau par un « arrive au Québec »?

Arrêtons d’avoir peur d’exister.

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15 Réponses

  1. Quelques fois Martineau frappe juste. Cette fois-ci, il se gourre complètement.
    Comment puis-je oublier 200 ans de domination, de colonialisme, de mépris ?
    Je veux que le Québec s’affranchisse de tout ça, une fois pour toutes. Pas question d’oublier et «d’arriver en ville». Libérons-nous avant d’aller de l’avant ! Ça va aller bien mieux !

  2. « Ce ne sont ni des racistes, ni des gens renfermés sur eux-mêmes, ni même des citoyens qui auraient besoin « d’arriver en ville ». »

    Est-ce à dire que nous, Québecois, sommes racistes et renfermés ?

    « Qui te parlent quand tu les croises. Qui s’excusent quand ils doivent te couper, qui s’arrêtent en voiture pour te laisser traverser la rue. »

    C’est le plus gros problème des Québecois: on ne prends plus le temps de vivre. Nous sommes probablement la seule et unique place en Amérique du Nord où les voitures ne s’arrêtent pas pour laisser passer les piétons qui veulent traverser la rue. On mène une vie effrénée.

    Quand tu dis que tu nous vois comme une plante fragile qu’on a jeter sur un sol rocailleux, j’entends un discours « victimusateur »(qui se voit encore et toujours en victime), raciste et intolérant envers le reste de l’univers parce que des anglais ont conquis le Canada il y a 250 ans.

    Moi, je nous voit comme un grand peuple, même à l’intérieur du Canada, un chêne, fort, jeune et solide, qui va faire tomber le Canada s’il part.

    Je me demande si René Levesque serait fier de ce qu’il voit s’il était toujours en vie. Peut-être qu’il dirait qu’il s’est trompé en 1980 en disant qu’il voit un grand peuple…

    En passant, tu iras te promener en Californie ou en Floride. Il y a plus de Latinos que d’américains, et ça parle plus l’espagnol et le portugais que l’anglais. Les États-uniens ne se sentent vraiment pas menacés par contre, laissant même des artistes latinos chanter en espagnol.

    Donc à mon avis, Martineau a raison quand il dit que sans oublier notre passé, il faut un jour regarder vers le futur.

  3. J’oubliais une chose aussi:

    Si le Québec se sépare du Canada, que va-t-il arriver des canadiens-français qui vivent hors-Québec ?

    C’est le gros problème des souverainistes: ils ne veulent pas voir plus loin que le bout de leur nez. Si on s’en va, qui va les défendre. Nous sommes un poids lourd dans la confédération, même si tu penses le contraire.

    Et ne me dis pas qu’ils n’auront qu’à venir vivre ici, au Québec. Parce que je pourrais te répondre que si tu veux vivre en français, tu peux toujours déménager en France.

  4. J’étais d’accord avec toi jusqu’à ce qu’une phrase d’un de mes récents profs me fasse réfléchir. Il a dit quelque chose du genre : la bataille des plaines, c’est la bataille entre deux empires coloniaux. Il s’agissait d’une bataille pour connaître le futur dominateur des canadiens-français et des amérindiens. Ça ressemblait à quelque chose du genre.

  5. @Garamond: Bien d’accord! On ne peut pas renier notre passé et vivre dans un éternel présent déconnecté de nos racines.

    @Martin R.: Les États-Unis ne se sentent pas menacés, car leur identité est très forte. Tu nous vois comme un chêne très fort? Comment peux-tu voir cela, alors que notre nombre diminue d’année en année, que notre poids démographique s’érode, que nos valeurs se perdent, que notre langue disparaît peu à peu… À propos des francophones hors-Québec, c’est une cause perdue. Quand la gangrène a pris le contrôle d’un membre, on coupe le membre pour sauver le reste du corps. Garder le lien intact, c’est condamner l’ensemble du corps.

    @Olivier Morneau: Attention, il ne faut pas tout mélanger. Bien sûr, les Amérindiens sont des victimes, mais n’oublions pas que les Français ont été beaucoup plus tendres avec eux que les Anglais. Ceci dit, il ne faut pas voir les empires coloniaux comme extérieurs à ce que nous sommes; la France d’alors représentait certaines valeurs, tout comme l’Angleterre, et de leur lutte découlait le sort de ces valeurs et de ces peuples en Amérique du Nord. Au-delà du pouvoir en place, il y a les valeurs et la culture qui les sous-tendent.

    * * *

    En passant, pour ceux que ça intéresse, j’ai décidé d’appliquer la règle 6 de ma nétiquette, concernant les trolls, avec davantage de sévérité. Vous avez été plusieurs à vous plaindre du comportement d’une certaine personne ici, et j’ai décidé de modérer activement celle-ci jusqu’à ce qu’elle change son mode de discussion et renonce à jouer les trolls ici.

  6. Il y a plusieurs années, je me rappelle une correction que mon père m’avait infligée par erreur (ce n’est pas moi qui avait commis le geste répréhensible). Je ne l’ai pas oublié. Mais je suis capable de faire la part des choses et j’ai maintenant un excellent rapport avec lui. Et c’est mieux ainsi tant pour lui que pour moi.

    Le Québec a été, si je ne me trompe pas, le dernier territoire nord-américain à accorder le droit de vote aux femmes en 1940. Selon toi, les femmes devraient-elles encore en vouloir aux hommes Québécois? Sans l’oublier, selon moi, elles doivent maintenant essayer de maintenir de bons rapports avec les hommes.

    Les Amérindiens, qui se sont fait offrir des couvertes contaminées par les envahisseurs Français à l’époque (sans oublier l’alcool), faut-il qu’ils nous détestent encore ou devraient-ils essayer de vivre en paix? Et moi, en tant que descendant de ces criminels, dois-je avoir honte de mes ancêtres?

    L’Humanité devrait-elle détester les Allemands pour les guerres du 20ème siècle, les Romains, les Français et les Égyptiens pour leurs différents empires?

    Oublier, non. Mais vivre dans le monde actuel, oui.

    D’autre part, tu sembles avoir une vision personnelle de l’histoire. Ou bien on me l’a mal enseignée…

    Sous le régime français, les colonies étaient au service de la mère-patrie. Il était interdit de produire quoi que ce soit qui puisse concurrencer la France. C’est pourquoi seuls les domaines comme les fourrures et le bois étaient développés.

    Au contraire, sous le régime anglais, le commerce était encouragé entre les colonies, ce qui a permis le développement d’autres domaines. La présomption d’innocence et l’état de droit sont arrivés grâce aux Anglais.

    Beaucoup plus tard, ce sont les Américains qui ont développés notre territoire. Par exemple, ils ont installé des centrales hydroélectriques car ils possédaient le savoir-faire pour cela alors que nous l’ignorions. Ils ont fait de l’argent, tant mieux pour eux. Ensuite, nous les avons nationalisés. Mais penses-y un peu: si aucun Américain n’était venu installer ces barrages, Hydro-Québec n’aurait rien eu à nationaliser. On serait encore 20, 30 ou 40 ans en retard.

    La collaboration avec les Anglo-Saxons nous a toujours été profitable.

    Bien sûr, il y a eu Durham. Et encore aujourd’hui il y en a qui ne veulent pas se faire assimiler par la majorité francophone au Québec. Un peu comme certains Québécois qui ne veulent pas se faire assimiler par la majorité anglophone en Amérique du Nord. Tu peux le comprendre, j’imagine…

  7. Tu devrais quitter Montréal, on retrouve cette ambiance en campagne où les rares immigrants qui y vivent n’ont pas le choix d’être intégré. Je ne sais pas si c’est véritablement une tendance, mais j’ai remarqué que c’est surtout les vieux qui sont unilingues anglophones. En tout cas, je ne connais pas de jeunes de moins de 40 ans qui ne parlent pas fran¨çais. Peut-être que les immigrants de deuxième génération qui auront grandit au Québec seront mieux intégrés que leurs parents qui ont vécus au Bangladesh ou en Tanzanie et qui ne connaissent absolument rien à la culture québecoise.

  8. Ta vision de l’Histoire est celle de l’école de Québec: les Anglais sont les meilleurs, nous sommes des retardés, une chance qu’ils ont été là pour nous. Je suis certain que ce type de fables explique en partie le conservatisme de la ville de Québec et le fait que celle-ci a voté NON en 1995. Ça demeure pourtant ceci: une fable. Une sorte de syndrome de Stockholm qu’on s’impose à soi-même pour trouver une justification rationnelle à notre aliénation.

    Tu peux refaire le monde avec des « si » et des « peut-être » jusqu’à demain matin, mais au bout du compte, nous sommes un peuple conquis, aliéné, et qui ne contrôle pas du tout sa destiné.

    Croire à une prétendue supériorité anglo-saxonne, comme le prône l’école de Québec, c’est se mettre le droit dans l’oeil.

    Ça me fait penser à une pute qui remercie son proxénète d’avoir utilisé au maximum toutes ses ressources.

    Comprendre le passé, c’est essentiel. Tu en fais la démonstration en colportant les mythes d’une ligne de pensée trompeuse qui met sur un piédestal les Anglo-saxons alors qu’ils ont été des exploiteurs sans vergogne niant toute forme d’expression de notre culture.

    Tu cites Durham. Lis-le, au moins. Ce n’est pas par gentillesse que les Anglo-Saxons nous ont donné quelques droits, mais plutôt parce que nous étions trop nombreux pour être assimilés par la force.

    Tu veux vivre dans le présent? Fine. Le présent, c’est le français qui régresse, Montréal qui s’anglicise et une culture qui s’éteint à petit feu. Et ça, c’est largement à cause de Québécois ramollis qui se sont laissés aliénés par une ligne de pensée les ayant convaincu qu’ils sont intrinsèquement inférieurs à une culture anglo-saxonne hyper-dominante sur tout le continent.

  9. Il y a eu aussi la répression féroce lors des rébellions des Patriotes de 1837-1838 avec les villages incendiés et tout le reste. Sans oublier qu’avant la loi 101 on était les porteurs d’eau des patrons anglophones et on n’avait même pas le droit de travailler dans notre langue sur une bonne partie de l’île de Montréal et même ailleurs au Québec.

    Je suis d’accord pour dire qu’on ne doit pas vivre dans le ressentiment et qu’on doit aussi regarder le présent et l’avenir. Mais en ce moment il y a une régression du français à Montréal qui est la capitale économique du Québec et il faut se battre contre ça si on veut survivre comme peuple.

  10. J’y pense, j’y pense. Je déteste de plus en plus Montréal.

    Et tu ne connais pas de jeunes unilingues anglophones? J’en rencontrais à peu près 100 par jour quand je travaillais à Ville Saint-Laurent.

    Il est là le problème: on a le choix entre rester à Montréal et subir la disparition progressive du français ou quitter Montréal et oublier à quel point la situation est grave.

    Je te jure, tu passerais une journée à Ville Saint-Laurent avec moi tu n’en reviendrais pas de la détérioration du français et du peu de place qu’il occupe pour de nombreuses personnes. Tu ne t’es jamais fait insulté parce que tu parles français? Tu ne t’es jamais fait regardé en te faisant dire « speak english to me » ou te faire regarder par un immigrant incapable de te dire « bonjour », ou qui ne sait même pas ce qu’est le Québec? Ces choses m’arrivaient plusieurs fois par semaine.

    C’est faux, à mon avis, de croire que les immigrants s’intègreront par magie. Ils sont trop nombreux et notre potentiel d’attraction est trop faible. Pas de solutions miracles: il faut diminuer le nombre d’immigrants et favoriser l’intégration des autres en leur parlant systématiquement en français.

  11. Je vis a Ville Saint-Laurent mais je ne me suis jamais fait insulter pour ce genre de chose. Toutefois, je suis d’accord avec toi sur tes autres constats, cette concentration de l’immigration empeche tout pouvoir d’attraction de la culture quebecoise sur les immigrants pour la simple et bonne raison que l’ile de Montreal subit un exode des blancs francophones vers la couronne depuis plusieurs decennies. Je pense que les blancs francophones se replient vers eux-meme en quittant Montreal, et meme Laval pour toujours aller plus loin. Quitter Montreal ne fera qu’accelerer le declin du francais dans la ville.

  12. Vos commentaires sur les Étas-Uniens sont vrais. Je suis allé passer trois jours à Boston cet hiver et j’ai été frappé par le sentiment de fierté et d’identité que ces gens avaient. J’en étais un peu jaloux je dois l’avouer. Si nous, Québécois étions aussi fiers de nous que les Étas-uniens le sont d’eux même, le débats référendaire serait chose du passé.

  13. On repassera pour la fierté. Le Parti libéral vient de remporter deux élections complémentaires. Celle de Marguerite-Bourgoys était prévisible, mais celle de Rivière-du-Loup fait mal au PQ.

    Quoique c’est pire encore pour l’ADQ, quand on pense que c’est l’ancien fief de Mario Dumont. Ce qui veut dire qu’on votait pour l’homme, pas pour le parti. On repassera pour la crédibilité politique de l’ADQ.

  14. Bon, je vais essayer de corriger la perception que mon message précédent pouvait laisser…

    Je ne crois pas que les Anglo-Saxons sont meilleurs ou supérieurs. Mais prétendre qu’ils ne peuvent rien nous apporter supposerait que nous leur sommes supérieurs en tous points, hypothèse que je refuse. S’ils sont plus avancés dans un seul domaine, alors inspirons-nous d’eux dans ce domaine pour nous améliorer plutôt que de les combattre par pure idéologie.

    J’ai essayé de donner des exemples. Au Québec, le droit de vote a été accordé aux femmes en 1940. Si les autres juridictions nord-américaines n’avaient jamais accordé ce droit aux femmes, est-ce que tu crois que le Québec l’aurait accordé avant ou après 1940? Ton opinion vaut la mienne, mais moi je pencherait pour après. Pour cet exemple bien précis, je crois que l’influence anglo-saxonne a été bénéfique.

    Sur les plans technologique et économique, j’ai pris l’exemple de l’hydroélectricité. Au Québec, à cette époque, nous n’avions ni l’expertise, ni les capitaux nécessaires pour produire les premières centrales. Alors les Américains sont venus. Ils ont embauché de la main d’oeuvre locale qui a pris de l’expérience et avec le temps a pu remplacer les big boss anglais. Puis tout a été nationalisé.

    Les États-Unis ont eu la chance de se déclarer indépendants presque 100 ans plus tôt que nous. Il est donc normal qu’ils aient un peu d’avance sur nous dans quelques domaines.

    Voilà pour mon texte précédent.

    Maintenant, pour ce qui est de ta réponse…

    Je veux bien être de l’école de Québec, si tu le dis. Mais je n’adhère pas complètement à la description que tu en fais pour les raisons déjà données. Tu penses que je me mets le « droit » dans l’oeil et que je colporte des mythes. Peut-être as-tu raison. Mais ne me fais pas dire ce que je n’ai jamais dit ou insinué. Jamais je n’ai dit que les Anglais étaient meilleurs ou supérieurs.

    Ce que j’ai dit, par contre, c’est « La collaboration avec les Anglo-Saxons nous a toujours été profitable. » Et je le maintiens. Quoique je le reformulerais plutôt ainsi: la collaboration avec les voisins est toujours profitable. Par hasard, nos voisins sont anglo-saxons. S’ils étaient japonnais ou espagnols, je prônerais encore de maintenir de bonnes relations avec eux. Ce n’est pas la langue qui importe, c’est la géographie.

    Ah, et en passant, je n’ai jamais lu le rapport Durham et je suis prêt à accepter tout ce que tu diras à son sujet.

  15. Bonjour a tout le monde ! Dans ce monde du bien pensant <>desoler pour cet affreux anglicisme mais ca nous colle tres bien cette etiquette a nous en tout cas de ne pas deplaire a la visite qui viens nous visiter et pire on vas meme a s’excuser devant ce parlement europeen que maintenant on feras plus souffrir ces pauvre phoques que l’on chasse sur les bancs de Terre Neuve. Et pire encore on ne demande meme pas a ce Sarkosy de s’excuser publiquement sur ses propos du nationalisme au Quebec en comparant au facisme qui existait en Europe durant la deuxieme guerre mondiale.! Quel culot d’avoir deblaterer de tel propos! Heureusement que mme Marois ‘as remis a l’ordre a son retour de Paris.!Et le bouquet dans tous ce bordel on vas meme a nous soumettre un mega rapport sur les accomodement raisonnable pour nous faire valer que c’est normal au Quebec de voter le visage voiler quitte a l’integrer dans la charte canadienne des droits et libertees. Quel paradoxe que sont ces deux gouvernements.! Merci de m’avoir laisser exprimer! Pierre MIchaud

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