Pour en finir avec les référendums

« Deux référendums. Perdus. Il est temps de passer à autre chose. » Je partage cet avis. Suis-je soudainement devenu un fervent fédéraliste? Ou pire: un je-m’en-foutiste qui croit qu’en occultant la question nationale celle-ci disparaîtra? Pas du tout. Ce n’est pas parce que deux référendums ont échoué qu’il faut remettre en question l’idée d’indépendance. C’est le référendum avant les négociations d’indépendance qui doit être relégué aux oubliettes.

referendum

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Comme l’a si bien dit l’ex-premier ministre Parizeau il y a quelques jours, il y a trois façons de devenir indépendant: par les armes, par un référendum ou par un vote du parlement. À partir du moment où nous rejetons la première option et que la deuxième a échoué deux fois, il serait peut-être pertinent de considérer la troisième et non pas de rejeter l’idée même d’indépendance comme le voudraient certains fédéralistes. Je l’écrivais dans mon dernier texte:

La crise, elle est permanente. Elle existe depuis 1759 et ne trouvera sa réponse que de deux façons: la disparition complète et totale des Francophones d’Amérique du Nord en tant qu’entité politique ou l’indépendance d’un Québec francophone d’un bout à l’autre. Entre les deux, c’est la crise, ce subtil mouvement qui fait tanguer notre bateau tantôt d’un côté, tantôt de l’autre.

Puisque la crise est permanente, il faut des solutions permanentes. Nous sommes donc forcés de considérer d’autres options que le classique référendum péquiste.

En effet – on a tendance à l’oublier – le référendum, tel que conçu par le Parti Québécois, n’est que le point de départ des négociations d’indépendance du Québec. Au lendemain d’un OUI, tout le travail reste à faire. L’instabilité politique est APRÈS l’événement, ce qui rend les gens plus frileux.

Par contre, si le parlement, qui détient le pouvoir démocratique entre ses mains, déclare unilatéralement son indépendance (comme cela s’est fait avec succès dans de nombreux pays), le fardeau est inversé: ce sont maintenant les fédéralistes qui doivent gagner leur référendum pour relancer le pays dans l’instabilité d’un retour dans le giron canadien. Devant la réalité d’un nouveau pays créé démocratiquement par le vote des représentants du peuple, et devant la non-concrétisation des fables apocalyptiques post-indépendance propagées par certains fédéralistes, la population, débarrassée de la peur du changement, sera libre d’entériner le vote de ses représentants.

Par ailleurs, en organisant un référendum alors que le Québec fait toujours partie du Canada, on ouvre la porte aux pires fraudes, comme cela s’est produit en 1995, quand des villes comme Westmount ont soudainement connu un accroissement de population majeur en quelques mois ou lorsque de 100 000 nouveaux électeurs ne disposant pas de carte d’assurance-maladie ont pu voter. En clair: tant que le Québec n’est pas indépendant, on ne peut pas espérer que le Canada joue franc-jeu et participe honnêtement au référendum: le pays fera tout pour sauver son unité et court-circuiter le processus démocratique québécois. Un ami, ancien attaché politique d’une influente ministre péquiste, me disait hier: « Avec un référendum avant l’indépendance, on donne deux chances à nos ennemis de nous battre: à l’élection et au référendum. » Il a raison.

Dans les faits, il faut se poser une question: sommes-nous en démocratie? Quand nous votons pour un gouvernement, nous voulons qu’il prenne des décisions, oui ou non? L’erreur de Lévesque (répétée par Parizeau) a été de vouloir ajouter un deuxième verrou de sûreté au processus démocratique. Par peur que le parachute principal ne se déploie pas, il s’est doté d’un parachute de secours qui s’est emmêlé et a précipité la chute. Il n’a pas eu confiance dans la suprématie du parlement, et ce fut une erreur fatale: à partir du moment où on rejette la violence, le parlement devient le haut-lieu démocratique et c’est à lui de prendre les décisions; c’est le parlement qui représente le peuple.

Voilà pourquoi la stratagème des référendums sectoriels de Pauline Marois est insuffisant. Par peur de se lancer dans le vide avec le même équipement déficient que ses prédecesseurs, elle espère rafistoler les vieux parachutes et se lancer d’un peu moins haut en espérant que la population se lasse et exige le vrai saut. Comme processus d’habituation aux chutes libres, ça peut aller, mais quand on se veut chef d’un parti se réclamant indépendantiste, ça sent la lâcheté à plein nez.

Le projet Lévesque a fait long feu. Il faut faire les choses différemment. Avant que nous ne soyons complètement assimilés par une immigration que nous ne contrôlons pas complètement et à cause de notre applatventrisme face à la langue anglaise, il est plus que temps d’agir. Donnons-nous les moyens de réaliser l’indépendance au parlement, haut-lieu de notre futur État, et laissons aux fédéralistes le loisir de s’obstiner entre eux quand la catastrophe annoncée n’aura pas eu lieu.

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20 Réponses

  1. Bonjour,

    Le débat soulevé est pertinent. J’aimerais seulement souligner que le Québec la contrôle, son immigration:

    – Plus de 60% des immigrants sont sélectionnés par le gouvernement du Québec (travailleurs qualifiés). D’ailleurs, l’une des conséquences du choix (positif) de favoriser l’immigration francophone, c’est qu’ils chôment parfois entre autre à cause de leur faible maîtrise de l’anglais (tu conviendras que les Français et les Maghrébins, principale source actuelle d’immigration, ont généralement un anglais plus faible que les Québécois) ;

    – L’autre 40%, ce sont les réfugiés (le Québec souverain en accueillerait aussi) et les réunifications familiales (le Québec souverain le permettrait sûrement aussi).

    La souveraineté ne changerait donc presque rien au profil des immigrants qui arrivent. Le seul changement, à terme, serait que les Canadiens devraient probablement passer par le processus d’immigration et être sélectionnés (difficile sans maîtrise du français, ils passeraient après les Français, Algériens et Marocains scolarisés), ou passer par la réunification familiale.

    Ça changerait beaucoup à la perception de leur nouveau pays, par contre. Et ça n’est vraiment pas un détail, évidemment.

    En espérant avoir rétabli les faits…

  2. Viens militer au Parti Indépendantiste Louis. Notre stratégie va complètement à l’encontre du référendisme péquiste qui finalement reporte toujours aux calendres grecques la réalisation de notre indépendance nationale.

    http://www.parti-independantiste.org

  3. Louis, il est presque sûr qu’une élection provinciale tenue sur le projet de l’indépendance sera perdue par le parti soutenant une telle proposition.

    Rappellons-nous que le PQ avait gagné les élections de 1976 en promettant un gouvernement responsable, non le projet de l’indépendance par un vote parlementaire. La seule idée du référendum était déjà révolutionnaire à l’époque.

    Aujourd’hui, l’adhésion au projet de l’indépendance reçoit l’appui automatique de 35 % de la population, pendant qu’un groupe mou de 25% balance entre les deux options.

    Y a-t-il une fenêtre optmiste, à l’heure actuelle, permettant de croire qu’une élection provinciale portant sur l’indépendance serait gagnante???

    Ce serait étonnant. Autour de moi, les gens sont obnubilés par la crise des subprimes, les rendements des fonds de pension, le prix de l’essence, le coût de la vie, le prix des loyers, etc.

    On en revient encore à la vieille idée de Denys Arcand: Le confort ou l’indifférence.

  4. @Antoine: Merci de ces précisions. Mais même si nous contrôlons 60% de l’immigration, c’est insuffisant à mon avis. Il faudrait peut-être se questionner sur le dogme du « toujours davantage » sur cette question. Un gel temporaire de l’immigration en attendant de trouver des solutions pourrait être une idée possible. Est-il normal que nous ayons un si faible taux de natalité, et que pourrions-nous faire, collectivement, pour l’améliorer? Voilà des enjeux qui, il me semble, serait plus à propos dans un Québec souverain.

    @internationaliste: J’ai aidé le PI lors des dernières élections et j’appuie leur démarche. Mais je demeure un électron libre! 🙂

    @Trader: Je crois qu’il faut sortir de l’idée du 50% + 1. Revenons à la base. Un parti indépendantiste doit avoir comme objectif l’indépendance et ne pas chercher le vote des fédéralistes. Quand le parti prend le pouvoir, que ce soit à 35% des votes, à 45% ou à 70%, il peut déclarer l’indépendance car il a la légitimité de le faire s’il a été honnête avec ses positions.

    Par ailleurs, je crois que tu sous-estimes l’appui à l’indépendance. Le jour du vote, les gens seront là, car ils ne voteront pas seulement pour celle-ci (référendum) mais plutôt pour un gouvernement qui les mènera dans cette direction.

    Oui, c’est le confort et l’indifférence, et c’est pour ça qu’on élit des représentants: pour qu’ils nous représentent et prennent les décisions. Et si on vote pour un parti indépendantiste, qu’il proclame l’indépendance, simplement, au lieu de se perdre en conjectures sémantiques sur l’à propos d’une énième consultation populaire.

  5. Je comprends Louis que tu veuilles demeurer un électron libre mais le PI a besoin de militant articulé comme toi.

  6. À mon avis, un parti proposant l’indépendance du Québec dans une «élection référendaire» ne prendra jamais le pouvoir au Québec. Certes, ceci respecte les règles du parlementarisme britannique, mais un tel programme électoral recueillerait l’appui des seuls indépendantistes convaincus. On oublie les souverainistes et les indécis. En fait, la quasi-totalité des Québécois endossent la norme démocratique du 50% + 1.

    Ceci étant dit, la voie électorale n’est pas discréditée pour autant. Une élection décisionnelle pourrait réussir. Imaginons un parti ou un groupe de partis proposant de réaliser l’indépendance s’ils obtiennent 50% + 1 des voix lors d’une élection.

    Une telle démarche offre plusieurs avantages comparativement au plan Marois ou au référendum à tout prix:

    1) orientation du projet vers l’indépendance plutôt que vers la gouvernance d’une province,

    2) mobilisation des militants comme jamais,

    3) débat ouvert sur le projet de pays ce qui faciliterait la diffusion de l’idée dans la population,

    4) majorité consolidée, car l’atteinte de 50 % + 1 dans le cadre d’une élection ne peut être évaluée selon les principes de la Loi sur la clarté (C-20) qui exige une majorité qualifiée.

    Bonne soirée!

  7. Monsieur P.,

    Si vous avez le goût d’approfondir votre réflexion sur les modes d’accession à l’indépendance, je vous suggère la lecture du livre Pour sortir de l’impasse référendaire par Claude Bariteau publié chez Les Intouchables.

    Bonne soirée!

  8. Admettons qu’un parti indépendantiste remporte les élections en annonçant à l’avance son intention de proclamer l’indépendance par un vote parlementaire. J’entends déjà les cris de démocrates outrés qui reprocheront une telle démarche, surtout si le parti au pouvoir a reçu quelque chose comme 40% des suffrages (dans le meilleur des cas, tenant compte des votes fractionnés).

    En tout cas, il faudrait voir si dans l’histoire universelle il y a eu bcp de sécessions par le seul vote parlementaire.

    Cette méthode d’accession à l’indépendance me semble une manoeuvre pour y arriver par la porte d’en arrière, surtout si les sondages actuels ne montrent aucune tendance à la hausse de cette option.

    Perso, en ce qui concerne l’indépendance, je suis ce qu’on appelle un « ventre mou ». Mais j’ai déjà été plus convaincu, surtout à l’époque de René Lévesque et de son équipe. Là, je regarde les derniers leaders du PQ (Boisclair, en particulier, qui a fait reculer le parti des années-lumières en arrière), et je me demande comment ils vont vendre l’option…

    Dernière remarque toute personnelle: si je suis parfois écoeuré de la méconnaissance du Québec (quand ce n’est pas le mépris) des élites d’Ottawa, je ne suis pas plus rassuré par nos élites à nous, ceux qui font nos premières pages et qui pensent être nés de la cuisse de Jupiter.

    C’est avec eux et par eux que notre future république devra s’épanouir…

  9. Je partage votre point de vue.

    À mon avis, les démocrates auraient raison d’être outrés et ceci ce répercuterait sur l’appui en faveur du parti prônant une telle approche. Ce dernier ne réussissant qu’à faire élire quelques députés ou, dans un scénario grandement optimiste, à constituer le gouvernement, voir même un gouvernement minoritaire.

    Et pour la suite des choses ? L’appui indéfectible de la population sera nécessaire lors de la transition vers le pays (négociation du partage de la dette, tractation en vue de la reconnaissance sur la scène internationale, élaboration d’une constitution et mise en place des institutions). Difficile à mener…si la population ne suit pas.

    Au-delà des considérations d’ordre démocratique que j’endosse, il me semble approprié d’évaluer l’élection référendaire à la majorité des sièges en vertu de son pouvoir de mobilisation de la population et des chances qu’elle nous conduise à l’indépendance. Je peux me tromper, mais l’élection référendaire ne me paraît pas appropriée. C’est pourquoi, j’endosse l’élection décisionnelle.

  10. Je trouve seulement dommage que la Confédération canadienne ait été adoptée par le vote des 21 pères de la Confédération (combien de francophones parmi eux?) et que maintenant on doive être très démocratique en cas de sécession…

  11. […] question de l’ind?pendance, il y a le blogue de Louis Pr?fontaine qui en discute pr?sentement:https://ledernierquebecois.wordpress.com/2009/06/12/fin-des-referendums#comment-18907InukshukMalapartiste Nombre de messages: 4728Age: 49Localisation: Montr?alDate d’inscription: […]

  12. Tu m’enlèves les mots de la bouche Trader. La Confédération a été formée d’une façon très antidémocratique et on doit accepter cet état de fait mais par contre on met la barre très haute pour reconnaître un Québec indépendant avec l’infâme de la Loi sur la Clarté du rat Dion. C’est pourquoi la stratégie référendaire du PQ est une impasse et ne pourra jamais fonctionner.

  13. Messieurs Trader et Internationaliste,

    Je comprends votre amertume et suis parfaitement conscient que la création du Canada n’a pas reçu l’appui de la population québécoise.

    Autre temps, autres mœurs.

    En contrepartie, je pense que nous devons choisir le meilleur mode d’accession à l’indépendance en fonction du contexte actuel afin d’éviter de se retrouver dans un cul-de-sac.

    Au plaisir!

  14. « Je crois qu’il faut sortir de l’idée du 50% + 1. Revenons à la base. Un parti indépendantiste doit avoir comme objectif l’indépendance et ne pas chercher le vote des fédéralistes. Quand le parti prend le pouvoir, que ce soit à 35% des votes, à 45% ou à 70%, il peut déclarer l’indépendance car il a la légitimité de le faire s’il a été honnête avec ses positions. »

    Pour moi, ça, c’est la recette infaillible vers la catastrophe. Imaginons qu’un parti monopolise le vote souverainiste et obtient 40% du suffrage. Les 60% restants sont opposés au projet souverainiste mais dispersent leurs votes. Le parti au pouvoir déclare l’indépendance mais 60% de la population ne souhaite pas que cela arrive. Que se passe-t-il le lendemain?

    Bien sûr, tout cela serait légal. Mais combien de pays étrangers reconnaîtraient notre nouvel état? Quelle crédibilité aurait le gouvernement à négocier avec Ottawa le partage de la dette, de la monnaie et des institutions? Y aurait-il des manifestations, de l’instabilité?

    Moi, je ne veux pas vivre ça. Je suis un indépendantiste mou. Pour moi, 50%+1, c’est insuffisant. En bas de 56%, je considère que c’est insuffisant pour conserver un bon climat social. Je pourrais même voter non s’il y avait un risque que ça passe serré.

    Je ne pensais pas ainsi au dernier referendum. À l’époque, pour moi, 50%+1 me suffisait. Mais le résultat m’a fait beaucoup réfléchir. Et je crois que la situation aurait pu être plus problématique si les résultats avaient été inversés.

    Gagner, d’accord. Mais pas à tous prix.

  15. Je suis d’accord avec vous pour dire que plus l’appui sera élevé plus l’accession à l’indépendance se fera en douceur.

    En contrepartie, une victoire courte, considérant que la norme du 50% + 1 est partagée par une majorité de Québécois (indépendantistes comme fédéralistes), permettrait malgré tout d’atteindre l’indépendance.

    Les chiffres du sondage cité par Parizeau démontrent qu’environ 10% des Québécois reconnaissent la légitimité de l’indépendance même s’ils ne l’endossent pas. À mon avis, cette tranche de la population se ralliera.

    Voici les chiffres du sondage en question:

    «Une majorité de répondants estime que le Québec a le droit de se séparer (61 %), qu’il dispose des ressources humaines, naturelles et financières nécessaires pour devenir un pays souverain (60 %)

    [..] De même, le projet d’un Québec souverain apparaît réalisable aux yeux de 56,6 % […]».

    Par contre, le référendum est à exclure car la Loi sur la Clarté (C-20) l’encadre si strictement qu’il nous faudrait une majorité qualifiée. L’élection décisionnelle (50% + 1) permettrait d’éviter cet écueil.

    En terminant, je suis profondément convaincu qu’une majorité courte pourrait être consolidée dans les mois suivants l’indépendance.

    Bonne journée!

  16. Je note qu’il n’y a eu aucune réaction relativement à l’élite québécoise qui prendrait le relais de l’élite d’Ottawa, advenant l’indépendance. Seulement à l’époque du gouvernement Lesage, quand René Lévesque était aux affaires autochtones dans son Cabinet et après avoir rétabli les ponts avec les Amérindiens du Grand Nord, il a suffi d’une absence momentanée de Lévesque de quelques semaines pour qu’un remplaçant – exemple éloquent de notre élite – prenne contact avec les mêmes Amérindiens et nous fasse reculer de plusieurs décennies, juste pas sa manière pompeuse et méprisante qu’il a eu à leur endroit. On en subit encore les conséquences aujourd’hui. (Lu dans la biographie de René Lévesque par Pierre Godin.) Lévesque n’avait pu réparer les pots cassés, ayant été muté aux Affaires sociales…

    Pensez-y, il y a bcp de têtes enflées qui « ne passe pas le cadre de la porte », la minute qu’elles disposent d’un centimètre de pouvoir…

    J’ai pas besoin de donner des noms, n’est-ce pas?

  17. Votre commentaire est vague à souhait. Pourriez-vous préciser votre pensée au lieu de lancer des prophéties au sujet de l’avenir incertain du Québec à la suite de son indépendance?

  18. Je ne vise personne dans ce blogue.

    Je n’ai fait que rappeler une anecdote racontée par Pierre Godin dans sa bio de René Lévesque.

  19. Go! C’est une recette pour tuer pour de bon le séparatisme. Après les fusions forcées, la séparation forcée.

    C’est bien beau un gouvernement qui prétend devenir indépendant, mais quand aucun pays ne la reconnaît et sa propre population ne l’appuie pas, ça donne… Rien.

  20. Salut Louis !

    Je viens de voir un vidéo où Pierre Bourgault dit à peu près la même chose que toi. Une élection est déjà un choix de la population, pas besoin de revenir avec un référendum.

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