Affaire Villanueva: les absents ont tort

Les Villanueva nuisent à leur propre cause. En cherchant à court-circuiter l’enquête publique du coroner Sansfaçon sur la mort de Fredy Villanueva, le 9 août 2008, ils empêchent non seulement que la lumière soit faite sur les événements, mais ils risquent de rendre plus difficile l’amélioration de la société dans son ensemble. Leur attitude n’est pas celle de gens civilisés et désireux d’utiliser les moyens à leur disposition pour se faire entendre, mais plutôt celle de petits bums cherchant à exploiter chacune des failles du système.

Ainsi, on apprend ce matin que la mère de Fredy Villanueva n’a pas pu se présenter, faisant remettre par son fils Dany un billet d’un médecin justifiant son absence, pour cause de « dépression ». Ne s’agit-il pas là de pure malhonnêteté? À ce que je sache, la dépression ne frappe pas du jour au lendemain; elle aurait très bien pu avertir les autorités bien en avance de son état, si celui-ci est réel, bien entendu. Pourquoi avoir attendu le matin-même du début d’une enquête du coroner pouvant faire la lumière sur la mort de son fils?

villanueva

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La vérité, c’est que la famille Villanueva se comporte en victime. Par exemple, on a offert aux parents de Villanueva l’assistance d’avocats payés par l’État pour les assister. Mais ils ont préféré cracher sur cette offre, réclamant que les autres témoins (Denis Meas, Jeffrey Sagor-Metellus, Anthony Clavasquin et Jonathan Senatus) jouissent des mêmes privilèges. Pourquoi? Quand on est témoin, on donne sa version. A-t-on besoin d’un avocat si on ne cherche pas à cacher des faits? L’enquête ne porte pas sur les blessures infligées aux témoins, mais sur la mort de Villanueva. A-t-on besoin d’un avocat pour déclarer: « nous jouions aux dés, les policiers ont voulu arrêter Dany, Fredy a foncé sur les policiers et ceux-ci l’ont abattu »?

On réclame une enquête publique, on affirme qu’une enquête du coroner ne suffirait pas. Ah oui? En 1991, c’est une enquête menée par le coroner ad hoc Harvey Yarosky sur les causes du décès de Marcellus François, abattu par erreur par les policiers, qui a permis de faire prendre conscience d’une certaine forme de profilage racial de la part des policiers. La police s’est par la suite dotée d’une politique interdisant les interventions basées sur des facteurs comme la race, la religion, la couleur de peau ou la condition sociale sans motifs réels ou soupçons raisonnables de la part des agents.

Évidemment, on peut objecter que tel profilage existe toujours. Mais quoi de mieux, alors, que d’utiliser toutes les tribunes allouées pour en parler? Ce n’est pas en boycottant l’enquête qu’on arrivera à faire passer ses arguments. Oui, le profilage racial existe peut-être encore. Et si on en parlait? Et si on se demandait comment agir correctement alors que les minorités visibles sont sur-représentées dans plusieurs types de crimes et que presque tous les gangs de rue à Montréal sont formés de Noirs, de Latinos ou d’autres ethnies? Peut-on en parler? L’enquête du coroner n’est peut-être pas l’endroit parfait, mais c’est un bon début.

Et puis, va-t-on faire une enquête publique à chaque fois qu’il y a mort d’homme? Pourquoi Fredy Villanueva mériterait-il un traitement spécial? Lui conférer un tel traitement ne récompenserait-il pas simplement les voyous qui ont mis le feu à Montréal-Nord au lendemain des événements?

La vérité, c’est que les Villanueva, en refusant d’utiliser les moyens mis à leur disposition par l’État, empêchent la société d’évoluer. Ils lancent le message qu’ils ne sont pas intéressés à s’intégrer et qu’ils considèrent les autorités comme un bloc hostile. Ils insultent ainsi non seulement le coroner Sansfaçon, dont on ne peut remettre en question l’indépendance, mais également tous les citoyens du Québec, qui ont porté leur confiance en ces autorités. En refusant les mécanismes démocratiques mis à leur disposition, ils s’attaquent ainsi non seulement à nos valeurs communes, mais également à leur propre cause. Bref, ils se tirent dans le pied au lieu de l’utiliser pour se botter les fesses et participer à la création du Québec de demain.

Dans les faits, il est peut-être là le noeud du problème: ces immigrés, ou fils d’immigrés, n’ont peut-être pas encore compris l’importance du respect des autorités. Un respect non pas basé sur la peur, mais sur la compréhension de la légitimité de celles-ci et sur la possibilité que chaque citoyen a de faire valoir ses droits en utilisant les mécanismes démocratiques à sa disposition.

Et ça commence par se présenter à l’enquête et donner son point de vue sur les événements, afin qu’une réelle compréhension des faits entraîne un dialogue permettant de s’assurer que pareille situation ne se reproduise plus jamais. En démocratie, plus que jamais, les absents ont tort.

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18 Réponses

  1. […] de parler que le coquin blogue maintenant sous son véritable nom depuis quelques temps) aborde la question des Villanueva qui ne veulent pas se présenter à l’enquête publique du coroner… Franchement, je l’admire d’être encore capable de parler de cette histoire. […]

  2. J’acquiesce dans le même sens. Ils sont de mauvaise foi.

  3. Très bon billet en passant !

  4. « Lui conférer un tel traitement ne récompenserait-il pas simplement les voyous qui ont mis le feu à Montréal-Nord au lendemain des événements? […] Ils insultent ainsi […] tous les citoyens du Québec, qui ont porté leur confiance en ces autorités. […] ils s’attaquent ainsi non seulement à nos valeurs communes, […] ces immigrés, ou fils d’immigrés, n’ont peut-être pas encore compris l’importance du respect des autorités. »

    Ne sont-ils pas tout autant des citoyens du Québec? En ce sens, font-ils partie de ceux qui ont porté confiance en ces autorités? Si ce n’est pas le cas, ce peut-il qu’il y ait aussi des non-immigrés et non-fils d’immigrés (pour employer vos termes) qui n’aient pas confiance en ces autorités?

    Autrement dit, je crois que vous faites un raccourci facile (voire raciste) entre le fait que la famille Villanueva refuse de coopérer avec cette enquête publique et le fait qu’ils vous apparaissent comme des immigrés, donc exclus de que vous définissez comme « tous les citoyens du Québec ».

  5. @AntiPollution: Merci!

    @SimonDor: Mauvaise lecture de ta part ou mauvaise façon d’écrire de ma part. Je souligne leur statut d’immigré pour tenter une explication quant à leur peur des autorités, mais ils font effectivement partie prenante des citoyens du Québec. Sauf que nous sommes en démocratie et dans un État de droit; leur manière d’agir est indigne de n’importe quel citoyen du Québec. Ils ont des moyens de faire valoir leurs droits et ils se moquent de nos institutions. Ça, c’est inacceptable, de la part d’un Villanueva, d’un Wong ou d’un Tremblay.

  6. Je ne crois pas qu’il puisse une corrélation quelconque entre une action telle que l’immigration dans le passé d’un individu ou dans le passé familial et une peur des autorités. Je crois qu’il y aurait là-dessus encore beaucoup de recherche à faire si tu as vraiment l’intuition que c’est la vérité et si tu as la volonté de le prouver.

    Bien sûr que nous sommes dans un État de droit, mais cela n’empêche pas un individu d’être en désaccord avec la majorité, c’est tout au contraire l’une des valeurs de la démocratie que d’accorder de l’importance à une pluralité de voix. N’ont-ils pas tout à fait le droit de ne pas collaborer à une enquête davantage que ce que l’injonction de la loi leur demande, n’est-ce pas la loi la limite (pour faire référence à un billet précédent). Cette notion de « contrat social » repose essentiellement sur le flou dans l’application de la loi que tu dénonçais dans ce billet en question. J’ai de la difficulté en ce sens à voir comment tu peux concilier ces deux positions : contrat social pour faire avancer la société ou application du règlement à la lettre?

  7. La loi EST le contrat social. Ils ont le droit de ne pas collaborer, mais ils se moquent de nous ce faisant. Mais tu as raison, ils en ont le droit.

    Concernant la peur des autorités, il y a beaucoup de pays où la police, précisément, est dans le domaine de l’arbitraire et où les citoyens n’ont que peu de recours. Je ne dis pas que ce soit forcément le cas pour les Villanueva, mais c’est une possibilité.

    L’important, dans tout ça, à mon avis, c’est le manque de respect à l’égard de nos institutions démocratiques. Nous avons fait le choix, collectivement, de ne pas octroyer d’enquête à tous ceux qui meurent (pour des raisons évidentes de coût) et il n’y a pas de raison pour que Villanueva constitue une exception.

    Vouloir des passe-droits et des privilèges sans avoir le simple bon-sens de se présenter à l’enquête publique du coroner (un gros bonbon qu’ils ne méritaient pas, en passant), je trouve ça méprisant pour nos institutions.

    Si on les écoutait, on lancerait le message suivant: vous n’êtes pas d’accord avec une action rendue à votre endroit, n’allez pas en déontologie… mettez le feu à votre quartier, alliez-vous à des regroupements fanatiques et on va tout vous donner.

    La belle leçon.

    Fredy Villanueva est mort. Laissons le coroner faire son enquête et acceptons les recommandations, c’est tout. Et présentement, quoi qu’on en dise, les actions du clan Villanueva nuisent à son travail en transformant son exercice en pitoyable cirque.

  8. La loi me semble très loin du contrat social : elle en est plutôt la manifestation. Ne pas comprendre qu’il y a un acte de médiation entre les deux est, il me semble, une idéalisation. Cette médiation est au minimum temporelle : si tout le monde agissait pour changer la loi qui ne lui convient pas comme tu proposais, cela prendrait du temps à tout prendre en considération. Je crois vraiment que c’est là-dessus que nos points de vue diffèrent, et j’espère bien que de futurs échanges pourront nous permettre de réfléchir davantage sur ce point.

    Entendons-nous : les Villanueva ne sont pas la cause des émeutes de l’été dernier. Faire ce lien me semble biaisé, et des êtres humains (et leur réputation et dignité) en sont affectés. Il faut rappeler par ailleurs qu’il y a un mouvement derrière la demande d’enquête publique, Montréal-Nord Républik (M-NR). Plusieurs déploraient d’ailleurs le fait que les policiers de la SQ n’aient pas interrogé immédiatement les policiers impliqués. L’enquête me semble légitime d’une part parce qu’elle est soutenue par un groupe d’individus, ensuite parce qu’il y a des doutes raisonnables quant à la validité de l’enquête initiale. Quel type de regroupement social serait nécessaire selon toi pour qu’une enquête publique sur la mort d’un individu puisse avoir lieu?

    Pour le « pitoyable cirque », c’est évidemment une question de perception et je ne crois pas qu’on aille très loin si je te relance là-dessus.

  9. La politique est une idéalisation et ce sont les idéalistes qui construisent le monde. Si on ne croit plus en les idées, si on ne croit plus que la démocratie peut fonctionner, alors autant tout lâcher et faire comme les voyous qui ont mis le feu à Montréal-Nord.

    Évidemment que ça prendrait du temps changer les lois. Mais c’est ainsi. Le culte de l’immédiat et la démocratie ne font pas bon ménage. D’ailleurs y a-t-il système plus rapide et expéditif qu’une dictature pour opérer un changement?

    Si les Villanueva et les groupuscules extrémistes qui gravitent autour d’eux utilisaient leurs énergies dans les structures existantes afin d’améliorer la société, ce serait peut-être long, mais à la fin nous en serions tous gagnants.

    Au lieu de cela, ils s’enferment dans une haine des autorités et un refus des institutions qui ne peut qu’être contre-productif et ne mener à rien.

    C’était ce que ce texte cherchait à démontrer.

    Merci pour la discussion.

  10. Il y a une différence je crois entre être idéaliste par rapport à ce qu’on veut (avoir des idées et ne pas se laisser influencer par ce qui est trop terre-à-terre) versus être idéaliste par rapport à une situation qu’on analyse. Ne pas considérer qu’une situation s’inscrit dans un certain contexte, c’est en ce sens que j’entendais être idéaliste. Le policier n’incarne pas la loi, il n’incarne pas la loi en tant qu’idée, tout ce qu’un policier fait n’est pas la loi. Il faut considérer qu’ils sont des êtres humains, et que c’est ce qui fait que la vie quotidienne fonctionne (ils sont capables de décider d’où appliquer la loi et de comment l’appliquer) et qu’il y a des dérapages. On ne peut pas faire appliquer toutes les lois, ce serait à mon sens irréaliste. De la même manière, un groupuscule d’individus n’a pas les moyens d’entreprendre une croisade bureaucratique pour s’opposer aux actions policières sur la base de leur code déontologique. Dans les faits, les gens cherchent aussi à vivre du mieux possible, et je crois qu’on est tous capable d’imaginer ce que pourrait représenter une telle entreprise en frais d’avocats et en temps investi. En ce sens, l’opposition pacifique et légale de la famille me semble une manière réaliste de manifester leur opposition à la manière dont les choses se sont passées, et une « tactique » d’usager, au sens de Michel de Certeau.

    Désolé de prendre de l’espace comme ça, ce sujet m’inspire. Y a-t-il un règlement sur la longueur ou est-ce une question de consensus social? 🙂

  11. Je suis toujours estomaqué du fait que l’on n’a jamais arrêté le frère, alors que c’est lui que la police cherchait.

    Également, des policiers que je connais m’ont parlé du rapport qui dit le policier a tiré parce que le groupe de jeunes a tenté de désarmer la policière. Comment se fait-il qu’aucun média n’a parlé de ça?

    Je déplore l’évènement, mais je refuse que l’on fasse des victimes des anges!

  12. Est-ce que t’as pris connaissance de cet article du Devoir Louis?

    http://www.ledevoir.com/2009/05/23/251758.html

    Il paraît que la SQ n’a jamais interrogé les policiers en cause dans cette affaire, se fiant plutôt à un rapport écrit par eux. C’est vraiment pas fort!

  13. Dans l’affaire du meurtre par balles du jeune Fredy Villanueva, une histoire qui a profondément choqué les résidents de Montréal-Nord, les médias nous informent que l’enquête du coroner ad hoc Robert Sansfaçon procédera à partir de lundi le 25 mai 2009 au palais de justice (?) de Montréal. L’intégrité du processus d’enquête ne saurait être supérieure au profil du controversé personnage retenu par le ministère public pour présider cette commission. Or le passé du coroner Sansfaçon est passablement sulfureux, voir carrément ténébreux.

    Le juge Sansfaçon possède en effet la très peu honorable distinction d’avoir été sévèrement blâmé dans le passé par la cour suprême parce qu’il avait autorisé un délateur à se parjurer. Cette histoire s’arrime à un procès pour meurtre se déroulant dans le district de Québec au début des années 1980 alors que Sansfaçon exerçait les fonctions de procureur en chef de la couronne. Son comportement dans ce dossier jette « un doute sérieux sur l’intégrité du comportement du ministère public et de la police» selon les termes retenus par la cour suprême. Suite à ce blâme sévère, le Barreau, en la personne de Pierre-Gabriel Guimont, avait logé une plainte le 08 mai 1990 contre le procureur piégé qui entre temps a accédé à la magistrature en raison de ses étroites relations indéniablement incestueuses avec la nébuleuse libérale dont la corruption notoire ne présente plus un sujet de questionnement pour quiconque. Cette fameuse plainte a dormi sur la tablette pas moins de 18 ans soit jusqu’au 24 septembre 2008, date où le comité de discipline du Barreau a réfuté la demande au motif qu’un « tel délai avant d’être jugé pourrait constituer un abus de procédures justifiant un arrêt des procédures puisqu’il compromet le droit de l’intimé à un procès juste et équitable ».

    Justice delayed is justice denied…

    Ce très long délai, qui n’a rien de raisonnable faut-il en convenir, résulte des multiples procédures initiées par Sansfaçon avec la complicité de ses procureurs, Michel Robert, devenu entre temps juge en chef de la cour d’appel et Raynold Langlois issu du même cabinet d’avocats véreux, afin d’entraver le cour normal de la justice.

    Est-il encore permis de croire que la lumière sera faite dans le dossier Fredy Villanueva ? Poser la question, c’est sans doute y répondre…
    http://bisbille101.blogspot.com/2009/05/lart-de-sauver-les-apparences.html

  14. Excuse-moi de revenir à la charge Louis mais j’aimerais savoir ce que tu penses de cet article du Devoir et du fait que les policiers impliqués n’ont jamais été interrogés par la SQ. A mon avis ça ressemble à une enquête biaisée:

    http://www.ledevoir.com/2009/05/23/251758.html

  15. Ce que j’en pense? Rien de particulier. Il me semble que les policiers auraient du être rencontrés, mais j’ignore les procédures et je ne crois pas que ça change quoi que ce soit à la fin. C’est certain que de les rencontrer aurait enlevé des arguments à la famille Villanueva.

    Mais quant tout est dit, tout est dit: le gars a foncé sur les policiers et il est mort. La leçon doit être claire maintenant: on ne fonce pas sur les policiers.

    S’il y a des modifications à apporter à cette version des faits, je suis certain que le coroner le fera.

  16. On sait tous que Villenueva avait un casier judiciaire long comme le bras.
    Bon débarras.

  17. Bisbille qu’elle nom de débile de la gaugauche

    Villenueva avait un casier judiciaire long comme le bras.

    Pour ma part c’est un bon débarras, la société s’en porteras que mieux n’en déplaise à tous
    les corbeuax de corde à linge de la gaugauche.

  18. Monsieur,

    Je trouve vos opinions ne sont pas fodées sur des faits et sont souvent tandancieuses. Il y a une réalité à laquelle vous ne serez jamais familier et je vous en excuse.

    Par contre, sachez que je suis d’avis que vous auriez avantage à lire un peu plus, notamment sur les principes d’équité procédurale qui ont étés confirmé par le juge Sansfaçon qui a suspendu l’enquête en raison du « débalancement fondamental » des parties en cause.

    Le juge Sansfaçon a ajouté que c’était la première fois de sa carrière qu’il voyait une telle situation. Voir http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2009/05/26/003-villanueva-enquete-mardi.shtml

    J’ose également espérer que les nombreuses révélations ces derniers mois durant l’enquêtede la Commission (en raison des avocats des familles payés par l’État) vous ont fait comprendre que le ministre de la sécurité publique a éré en refusant initialement de payer les frais juridiques des familles des jeunes impliqués tandis que l’État québécois payait les services de cinq des six avocats des policiers…

    À la lumière des développement de l’enquête (les policiers ne se sentaient pas menacé pour leur vie, contrairement à ce que prétend l’enquête de la SQ, le policier Lapointe ne s’est jamais plain de mal de cou en raison d’un « étranglement » contrairement à ce qu’il a affirmé à la SQ et aux médias, et j’en passe…) vous auriez avantage à avoir le courage de vous rétracter et d’admettre vos erreurs dans vos articles sur cette triste affaire de bavure policière face à des jeunes dont, je dois l’admettre, plusieurs n’étaient pas des enfants de coeur.

    Malgré que certains considèrent certains de ces jeunes comme des délinquants (sans même réfléchir à la réalité économique et sociale qui les incitent à faire plusieurs erreur de jugement), sans vouloir excuser les méfaits antérieurs de certain d’entre-eux (possession d’arme, etc.), vous serez d’accord avec moi que Fredy Villanueva ne méritait pas de mourir dans de telles circonstances plus que questionables.

    On reconnait, M. P., le courage d’un homme en sa capacité à admettre ses erreurs. La Police de Montréal, le ministre de la sécurité publique et vous-même avez avantage à agir en ce sens…

    Vous auriez aussi avantage a améliorer votre crédibilité en reposant vos opinions sur des faits et non sur une idéologie qui démontre un manque d’emphatise, de perspective et qui frise la xénophobie.

    Quoi qu’il en soit, je salue votre initiative de faire un blog exprimant vos opinions. C’est tout de même courageux de votre part.

    Signé d’un québécois de « demi-souche » et ex- souverainiste désabusé du « nous » Québécois qui exclu trop souvent la diversité!

    Stéphane Le 30 janvier 2010

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