Les éditorialistes contre la classe moyenne

Le front commun syndical fait beaucoup jaser la droite. On a encore une fois droit à toute la litanie de préjugés qui animent une partie du discours social face au syndicalisme depuis deux décennies. De nombreux éditorialistes, si enclins à se réclamer du vrai monde malgré leurs mirobolants salaires, deviennent soudainement d’intrépides propagandistes acharnés pourfendeurs du syndicalisme et de la classe moyenne qu’il représente.

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Préjugé 1: Les syndicats font de la démagogie

Cette opinion est véhiculée notamment par Luc Lavoie. L’ancien porte-parole de Quebecor et attaché politique de Brian Mulroney a écrit:

Il est à peu près temps que le gouvernement retire le droit de grève dans les secteurs publics et d’ici là, il serait grand temps que les chefs syndicaux cessent leur démagogie. Le mélodrame qu’ils sont en train d’enclencher aura encore une fois pour victimes, les citoyens du Québec.

Qu’est-ce que la démagogie? Selon Wikipedia, il s’agit de « l’art de mener le peuple en s’attirant ses faveurs, notamment en utilisant un discours simpliste, occultant les nuances, utilisant son charisme et dénaturant la vérité ». Concernant le Front Commun, le discours des dirigeants est clair et sans ambiguïté. Je dirais même honnête: le but est de simplifier la négociation et de pouvoir obtenir un meilleur rapport de force pour aller chercher un rattrapage salarial. Démagogie? Pas du tout.

Par contre, le texte de M. Lavoie est lui-même démagogique. En réclamant l’interdiction du droit de grève dans les secteurs publics (pourquoi pas le retour du fouet tant qu’à y être?), c’est précisément lui qui crée le mélodrame qu’il essaie maladroitement de dénoncer. C’est son discours qui cherche à s’attirer les faveurs du petit peuple en opposant ce dernier aux salariés qui profiteront de ce Front Commun. C’est lui, le démagogue.

Préjugé 2: Leurs demandes sont irresponsables à cause de la crise

Cette opinion est appuyée notamment par André Pratte dans son énième texte antisyndical.

On sait déjà que les finances du gouvernement du Québec seront dans le rouge pour au moins quatre ans. Comment les syndiqués du secteur public peuvent-ils espérer convaincre les contribuables d’augmenter le déficit (et la dette) de l’État québécois dans le seul but d’améliorer leurs conditions de vie? La revendication me paraît irresponsable.

Nous sommes dans une profonde récession, personne ne peut le nier. Et c’est précisément pour cette raison qu’il importe que l’État relance la demande en augmentant ses dépenses. Il ne s’agit pas de générosité ou d’altruisme, mais simplement d’une nécessité afin de permettre de se sortir de ce marasme. C’est en dépensant que les États-Unis se sont sortis de la grande crise des années 30, et la recette n’a pas changé depuis.

En effet, quand on augmente le salaire de quelqu’un, on l’incite à consommer davantage. Cette personne fait rouler l’économie et paie davantage d’impôts. Pourquoi accepte-t-on que nos gouvernements donnent des millions, voire des milliards de nos impôts à de grosses corporations alors qu’on pourrait contribuer à relancer l’économie sur le plan local?

Le Québec fait partie des régions les moins touchées par la crise en Amérique du Nord. C’est précisément grâce à son fort secteur public assurant une stabilité de la demande à un moment où beaucoup perdent leurs emplois. Augmenter le salaire de ces employés n’est donc qu’un moyen supplémentaire de contribuer à la relance de notre économie.

Préjugé 3: 11,25%, c’est trop

Il s’agit d’un autre préjugé assez répandu. Pourtant, ces demandes sont très raisonnables. Avec une inflation de 2% par année pendant trois ans, la véritable augmentation est plutôt de 5,25%. La dernière enquête sur la rémunération des salariés de l’Institut de la statistique du Québec montre que les salaires des employés représentés par le Front Commun sont de 15,6% inférieurs à leurs homologues syndiqués du privé. Si on désirait un vrai rattrapage, il faudrait plutôt exiger 21,4% d’augmentation. En ce sens, les demandes sont plus que raisonnables!

Les préjugés ont la peau dure. À lire certains chroniqueurs (Richard Martineau, Luc Lavoie, etc.) on a l’impression que ceux-ci sont restés figés dans les années 1980. S’il y a eu quelques abus par le passé de la part du mouvement syndical, les présentes revendications sont très honnêtes et permettraient non seulement de consolider notre classe moyenne mais également de relancer la demande, et donc notre économie.

La classe moyenne représente le coeur et l’âme d’une nation développée. Va-t-on laisser quelques éditorialistes grassement payés nous diviser et s’attaquer ainsi à ce que nous avons de plus précieux?

Classe moyenne et syndicalisme vont main dans la main. S’attaquer à un c’est s’en prendre à l’autre. Je l’avais déjà écrit dans mon texte Au sujet de la classe moyenne:

Aux États-Unis, par exemple, le taux de syndicalisation est passé de près de 35% il y a quelques décennies à seulement 13% aujourd’hui. Logiquement, si on suivait les arguments de la « drouate », on observerait une augmentation de la richesse de la classe moyenne et du pouvoir d’achat en général. Mais c’est exactement le contraire qui s’est produit.

En effet, les revenus réels nets du cinquième des foyers les plus pauvres a crû de seulement 5% entre 1979 et 2002, ceux de 20% des foyers a augmenté de 15% en moyenne sur la même période. Au contraire, pour le cinquième le plus riche, la croissance a été de 48% et pour le 1% des foyers les plus riches, l’augmentation moyenne des revenus a été de près 111%. Tout ceci au même moment où la productivité augmentait de près de 53% et que le salaire moyen global, en dollars constants de 2004, stagnait de 15,24$ en 1973 à 15,23$ en 2004.

Bref, on le constate, la baisse du niveau de la syndicalisation n’a pas profité à la classe moyenne, loin de là. Les écarts entre les riches et les pauvres – donc la dislocation de cette classe moyenne – se sont accentués et la hausse de la productivité n’a pas le moindrement profité aux travailleurs. On a plutôt assisté à une désintégration sociale caractérisée par un appauvrissement marqué des plus pauvres et un enrichissement très important des plus riches. Entre les deux, ce qui reste de la classe moyenne s’est déchiré entre la majorité vers le bas et une minorité vers le haut.

Il serait peut-être temps de comprendre et d’accepter que si les syndicats représentent avant tout leurs membres, c’est toute la société qui profite de chacune des avancées du mouvement syndical. C’est précisément parce que nous sommes en pleine crise économique qu’il s’agit de s’assurer d’une redistribution optimale de la richesse. Et le Front Commun et les 475 000 membres qu’ils représentent en constituent le parfait véhicule.

* * *

En complément de lecture, j’aimerais suggérer l’excellent texte de Noisette Sociale sur le même sujet.

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66 Réponses

  1. Fort excellent texte, cher ami, qui n’est pas sans me rappeler un billet qu’a écrit ma fiancée il y a bien longtemps. Bien que la question porte plus sur l’économie maintenant, rien n’a vraiment changé.

    http://www.noisettesociale.com/les-syndiques-comme-nouvelle-source-de-mepris-populaire/

    Beau travail, camarade.

  2. A la lecture de ce billet, je conclus a une chose: Louis ne paie pas beaucoup d’impôts…

    Ben moi, je suis fonctionnaire.
    Depuis maintenant 18 mois.
    Et les demandes syndicales, elle me gène.
    Nul part n’y fait-on mention du fond de pension.
    Nul part n’y fait-on mention de la sécurité d’emploi.
    T’as ça toi Louis un fond de pension et la sécurité d’emploi?
    T’as idée de ce que ça vaut?
    Demande au 8% de chômeurs au Québec, il vont te le dire, ça vaut cher.
    Demande au retraités qui voient leur REER fondent, ils vont te le dire, ça vaut cher.

    Qui plus est, bon nombre des fonctionnaires ont des salaires au dessus de la moyenne. Spécialement ceux qui ne sont pas diplômés. La caissière a la cafétéria d’un hôpital peut gagner jusqu’à $14.00 de l’heure. Chez McDo ou chez Couche-Tard, c’est $9.00. Grosse différence. Et il ne faut pas oublier le fond de pension et la sécurité d’emploi.

    La grosse question qu’il faut se poser c’est que si c’est si pire que ca dans la fonction publique, pourquoi les gens n’accourent-ils pas tous dans le privé? Poser la question, c’est y répondre.

  3. « Qu’est-ce que la démagogie? »
    Taire le fond de pension et la securite d’emploie.

    « Le Québec fait partie des régions les moins touchées par la crise en Amérique du Nord. C’est précisément grâce à son fort secteur public assurant une stabilité de la demande à un moment où beaucoup perdent leurs emplois. »

    Dans l’art de dire n’importe quoi…
    -Province/état le plus endette en Amérique du Nord.
    -Le Québec est peu touché par la crise. L’inverse est aussi vrai. Quand il y a croissance économique, le Québec est peu touché aussi. Et comme il y a croissance 9 annees sur 10, ben on spin dans le beurre 9 annees pour etre certain que la dixieme, ca fera pas trop mal. Tres mauvais placement.

    « Et c’est précisément pour cette raison qu’il importe que l’État relance la demande en augmentant ses dépenses. »

    Et l’argent pour ces depenses, on la prend où?
    Dans les arbres?

    « La dernière enquête sur la rémunération des salariés de l’Institut de la statistique du Québec montre que les salaires des employés représentés par le Front Commun sont de 15,6% inférieurs à leurs homologues syndiqués du privé. »

    Le prive est rentable, il fait des profits.
    Le gouvernement ramasse déficit après déficit.
    Même avec une loi anti-déficit… c’est fort.

    « Les préjugés ont la peau dure. À lire certains chroniqueurs (Richard Martineau, Luc Lavoie, etc.) on a l’impression que ceux-ci sont restés figés dans les années 1980. »

    T’as raison, les préjugés ont la vie dures. Les syndicats sont encore dans les années 50 et 60.

    « Il serait peut-être temps de comprendre et d’accepter que si les syndicats représentent avant tout leurs membres, c’est toute la société qui profite de chacune des avancées du mouvement syndical. »

    C’est surtout la société qui paie pour… en tout cas, quand je regarde mon talon de paie, je peux te dire que ca me coute cher tout ca.

  4. Les éditorialistes sont ceux qui gagnent le plus cher pour dire n’importe quoi.

  5. Ehm… Louis… les syndicats ne représentent ni les travailleurs, ni la société, ni la classe moyenne… ils ne représentent que leurs membres.

    Le problème du système public est qu’il est un monopole et donc les salaires sont fixé arbitrairement puis négocié avec le syndicat. Il n’y a aucun mécanisme de marché qui permet d’évaluer la valeur réelle d’un emploi.

    Ce que je remarque, c’est que dans le secteur public les emploi non-qualifié (donc peu productifs, de faible valeur)(caissière, ménage, etc.) sont très cher payé et que les emploi plus spécialisé (donc très productif, à grande valeur) sont très peu payé (médecins, infirmières, ingénieurs, etc.). En bref on normalise les salaire entre les plus productifs et les moins productifs (qui n’a pas de rapport avec la qualité d’une personne mais bien de ce qu’elle fait comme travail).

    Le syndicalisme québécois est complexe puisque protégé par l’état qui vient faire un gros rapport de force en faveur de celui-ci. Une société libre peut très bien avoir des syndicats en fait, ce n’est qu’une associations de travailleurs qui négocient leurs conditions en groupe au lieu d’individuellement. En réalité l’employeur peut refuser de faire affaire avec le groupe, tout comme il peut refuser de faire affaire avec un individu. Il devra par contre sacrifier la qualité, la formation et l’expérience du groupe, c’est à lui de voir ce qui est le plus efficace.

    Tu fais la grosse erreur d’opposer le syndicalisme et le corporatisme… c’est pourtant deux côté de la même médaille ; l’étatisme. Les entreprises n’ont pas plus droit à des subventions ou des privilèges que les syndicats ont droit à des monopoles et des formules qui m’interdisent de négocier librement mon salaire avec mon employeur sans faire affaire avec une tierce partie qui ne possède pas l’entreprise.

    Les syndicats n’avancent absolument rien pour les non-syndiqué, c’est un fantasme de la gauche. Au fait, tu fais aussi un sophisme complètement ridicule :

    « En effet, quand on augmente le salaire de quelqu’un, on l’incite à consommer davantage. Cette personne fait rouler l’économie et paie davantage d’impôts. »

    La consommation ne crée aucune richesse, elle ne sert qu’à diriger la production. La richesse est crée par la production plus efficace, donc la spécialisation et l’organisation du travail. La consommation n’enrichit personne, elle ne sert qu’à orienter la production vers les produits qui sont en demande (donc utile) et les mécanisme de marché (les prix) sont le moteur de cette orientation et le signal ultime de l’offre et la demande.

    Si tu avais raison, il suffirait d’employer chaque personne par l’état, sans égard à ses tâches et offrir le salaire le plus élevé possible pour créer la prospérité. En fait, le secteur public ne tient pas par une production qui est en demande mais bien par l’impôt soutiré au secteur privé. Chaque dollars qui n’est pas dans le privé ne peut être investis dans un secteur réellement en demande pour permettre de créer de l’emploi et surtout faire une production efficace.

    Tu aurais besoin d’un sérieux cours d’économie et de jeter tes livres sur le Keynésianisme à la poubelle. John Maynard Keynes n’a jamais réellement compris le fonctionnement de l’économie, c’était un petit bourgeois constructiviste né dans une famille aisée, qui n’a jamais réellement produit quoi que ce soit d’utile de toute sa vie et qui s’imaginait être capable de manipuler la société avec la force de l’état et tout modifier… comme s’il était Dieu et que ses interventions n’avaient aucune conséquence non-voulue.

  6. « Ce que je remarque, c’est que dans le secteur public les emploi non-qualifié (donc peu productifs, de faible valeur)(caissière, ménage, etc.) sont très cher payé »

    100% vrai. La caissière de cafétéria d’hôpital a $14.00, c’est réel. Même chose pour le caissier de la SAQ.

    « et que les emploi plus spécialisé (donc très productif, à grande valeur) sont très peu payé (médecins, infirmières, ingénieurs, etc.) »

    Discutable. Pour les médecins, c’est vrai. (Il est important de noter que ces derniers ne sont pas des employés mais bien de travailleurs autonomes). Mais encore là, ces derniers font d’excellents salaires. Evidemment, si on se compare à ce qui se fait hors-Québec… Pour les autres, en tenant compte des avantages sociaux, la différence n’est pas si énorme que ça.

    « Les syndicats n’avancent absolument rien pour les non-syndiqué, c’est un fantasme de la gauche. »

    La semaine de 40/37.5/35 heures, elle n’est quand même pas tombée du ciel.

    « La richesse est crée par la production plus efficace, donc la spécialisation et l’organisation du travail. »

    Peu importe l’efficacité, si je découvre un océan de pétrole sous ma maison demain matin, sois certain que je vais créer énormément de richesse.

    « La consommation n’enrichit personne »

    Pas certain que Monsieur Walton soit d’accord avec ca…

    « Tu aurais besoin d’un sérieux cours d’économie et de jeter tes livres sur le Keynésianisme à la poubelle. John Maynard Keynes n’a jamais réellement compris le fonctionnement de l’économie, »

    Discours tenu pas une petite minorité de droitistes extrêmes.

  7. « Pas certain que Monsieur Walton soit d’accord avec ca… »

    Pourquoi tu joue avec les mots? La consommation ne crée pas de richesse. Ça ne veux pas dire que les commerçants ne peuvent pas devenir riche……. En passant Walmart est devenu riche en raison de son service et de son efficacité, ce qui est une production plus efficace donc une création de richesse.. Si pour toi création de richesse veux dire création de millionnaire, tu es un imbécile. En passant, c’est le genre de discour insgnifiant dont je parlais dans lautre sujet! Dans le même genre d’idée, Éric Lapointe est une personnalité publique, public veux dire gouvernemental, Lapointe est donc un employé du gouvernement ou peut voir ses chansons réglementé… -_-

    « Discours tenu pas une petite minorité de droitistes extrêmes. »

    Non, Keynes était un imbécile, il ne comprenait rien à l’économie de marché et prétendait pouvoir la manipuler. Il était le genre de crétin à croire que l’emploi et la consommation crée la richesse puisqu’elle stimule l’économie. Selon se postulat de moron, il suffirait que les USA et le Japon construisent des milliers de bateaux pour jouer à battleship dans l’océan pacifique pour amener la prospérité… on créerait de la richesse par l’emploi et la consommation!!!

    « La semaine de 40/37.5/35 heures, elle n’est quand même pas tombée du ciel. »

    ……….. C’est beaucoup trop compliqué à comprendre pour toi que 40 heures correspond à 8 heures par jour et 5 jours semaine, qui est traditionnellement l’horaire d’activité de la plupart des entreprises… J’imagine que c’est difficle à comprendre que les heures d’ouvertures engendrent des coûts et que de suivre les heures des autres commerce est le plus profitable puisque c’Est le moment le plus actif! Les syndicats n’ont absolument rien changé à mon employeur puisque je ne suis pas syndiqué. J’aimerais que tu m’explique comment mon employeur peut être influencé par les syndicats?!??!? Existe-il une loi pour que les gens travaillent ce nombre d’heures par semaines?

  8. La semaine de travail est maintenant de 40 heures au Québec et comme j’ai dit dans un autre commentaire il y a eu des luttes pour réduire la semaine de travail depuis plus de cent ans qui ont bénéficié à l’ensemble des travailleurs.

  9. @Le Détracteur Constructif: Merci et merci pour le lien. Je l’ai ajouté à la fin du billet comme complément de lecture. Je trouve que ta copine a bien expliqué le misérabilisme qui touche une partie de la population qui, au lieu de s’organiser pour obtenir un salaire décent, préférerait voir leur prochain dans la pauvreté.

    @Ricardo Martin: Si tu passais un peu moins de temps à vouloir jeter dans la pauvreté des gens qui sont à peine dans la classe moyenne inférieure et un peu plus à t’organiser toi-même, ton monde serait déjà sûrement bien meilleur.

    @Antipollution: Bien d’accord trop souvent…

    @Kevin: Ce que je retiens de ton texte est la même chose que chez à peu près tous les anarchistes et libertariens: « Personne ne comprend l’économie sauf nous ». Malheureusement, l’histoire a prouvé maintes et maintes fois que vos idées ne fonctionnent pas. Le bonheur social représente BEAUCOUP plus que la somme des intérêts de chacun. L’idéologie du laisser-faire a causé la crise de 1929 et celle de 2008; encore une fois c’est à l’État de réparer les pots cassés par ces apprentis-sorciers qui masquent leur haine de leur prochain derrière leur croyance aveugle en la main invisible du marché.

    Quand tu auras compris que l’humain est autre chose qu’un boulon dans une machine théorique et qu’il a le droit, dans une société aussi riche que la nôtre, de vivre dans la décence et avec un minimum d’humanité, tu auras fait un pas de géant.

    @internationaliste: Évidemment! Si on avait suivi les recommandations des illuminés anarchistes et libertariens, nous en serions encore dans un Moyen-Âge où le servage et la pauvreté seraient rois et maîtres. Au mieux, nous en serions au 19e siècle avec des enfants qui travaillent dans les usines et des semaines de 60 heures. Ces gens sont dangereux; heureusement que leurs idées, lorsqu’on prend le temps de bien les réfuter, répugnent à la quasi-totalité de la population.

  10. La classe moyenne se reconnait-elle dans les syndicats du secteur public? C’est une question à poser. Lorsque seulement 40% des travailleurs ont un fonds de pension, que le salaire moyen est d’environs 14$ de l’heure… Il ne faut qu’un pas pour voir les employés de l’État comme une classe de privilégiés nantis.

    On n’a pas besoin de la radio ou des journaux pour mépriser les employés de la STM ou de la SAQ en raison de leurs conditions de travail. Il suffit d’avoir l’impression qu’on trime dur alors que eux se pognent le beigne.

    En fait, si je regarde rapidement autour, j’ai fortement l’impression que ce sont les gens qui gagnent le moins qui en ont le plus contre les gens qui ont des bonnes jobs.

    Mais, d’un autre côté, je suis d’accord avec le fait que si tu les envies, rejoins les. Nous vivons dans une société où l’avancement est possible, où on peut toujours se reprendre, changer de carrière.

  11. « En passant, c’est le genre de discour insgnifiant dont je parlais dans lautre sujet! »

    « Selon se postulat de moron, il suffirait que les USA et le Japon construisent des milliers de bateaux pour jouer à battleship dans l’océan pacifique pour amener la prospérité… on créerait de la richesse par l’emploi et la consommation!!! »

    Quand la main droite n’est pas au courant de ce que la main gauche fait…

    « C’est beaucoup trop compliqué à comprendre pour toi que 40 heures correspond à 8 heures par jour et 5 jours semaine, qui est traditionnellement l’horaire d’activité de la plupart des entreprises… »

    Et en 1930. en 1940, en 1950 et en 1960, c’etait la tradition 40 heures par semaine? Qu’est-ce qui a motivé la reduction de la semaine de travail? La pensee magique?

    « J’aimerais que tu m’explique comment mon employeur peut être influencé par les syndicats?!??!? »

    Les syndicats du temps ont donné le pas. Lentement, mais surement, l’entreprise non syndiquée a du s’adapter a cette realite. En 2009, l’existance des syndicats est hautement questinnable. Mais en 1950, elle est fort importante.

  12. @Louis: Je te conseil fortement de suivre un cours de micro-économie, puis de macro-économie. Apres cela, tu va lire tes anciens billets et tu vas etre rouge de honte. Cela dit, tu n’as toujours pas repondu a ma question: T’as ça toi Louis un fond de pension et la sécurité d’emploi?

  13. Toujours aussi incapable d’argumenter sans insulter? Quelle pauvreté intellectuelle! C’est pitoyable!

  14. Merci pour le lien. Je suis allée me relire et j’étais pas mal fière de moi 😉 HA HA HA

    Sinon, je pense que j’ai tout dit là-dessus mais ça fait du bien de se sentir moins seule 🙂

  15. Au lieu de mépriser la classe moyenne comme tu le fais, tu ferais peut-être mieux de t’organiser toi-même. Ça me dépasse qu’on puisse mépriser des gens qui gagnent souvent à peine 30 000$. Pas surprenant que les salaires stagnent avec la droite au pouvoir depuis des décennies. Avec une telle mentalité, on pourrait peut-être réintroduire l’esclavage ou réintroduire le travail des enfants.

    J’ai pas de respect pour ça. S’attaquer à son prochain parce qu’il a les moyens d’avoir une petite maison et une voiture des fruits de son travail et fermer sa gueule quand les grosse corporations ne paient pas d’impôts. Qu’elles sont belles les valeurs de la droite! Battons-nous pour les miettes pendant qu’on nous vole le gâteau!

  16. @Noisette Sociale: Tu as de quoi être fière! C’est un très bon texte que tu as écrit. Je crois qu’il démontre bien la jalousie médiocre qui anime certains individus qui, insatisfaits de leurs conditions de travail, préfèrent s’attaquer à la classe moyenne plutôt que de s’organiser eux-mêmes. Quand on en vient à mépriser des gens qui gagnent un maigre 14$ de l’heure (même pas suffisant pour avoir une petite maison dans la région de Montréal), je me dis qu’on est loin de la coupe.

    La productivité a quoi… triplé depuis les années 70? En clair, chaque employé produit trois fois aujourd’hui ce qu’il produisait à ce moment-là. Nous devrions être trois fois plus riches. Mais les salaires stagnent, voire régressent, et une minorité s’accapare les fruits de ces gains. Et ceux qui préfèrent s’attaquer aux honnêtes travailleurs plutôt qu’à la minorité qui a subtilisé nos richesses, ceux-là je les trouve lâches.

    @internationaliste:Tu n’auras plus de problèmes avec Kevin. Face à son refus obstiné de respecter la nétiquette et d’avoir un minimum de savoir-vivre, je l’ai mis dans la file de modération, c’est-à-dire que je devrai personnellement approuver chacun de ses messages avant envoi. S’il y a la moindre insulte, le message ne passera pas.

  17. Ma blonde gagne $35000.00 par année.
    Elle a deux enfants.
    Et deux maisons, dont une qu’elle loue.

    T’as pas idée de tout le respect que j’ai pour elle.

    By the way, tu ne m’as toujours pas répondu…

  18. Dits-moi, quand on écrit « Votre antisyndicalisme est tellement primaire qu’il enlève toute crédibilité à votre discours. Ce front commun représente plus de 450 000 travailleurs, et vous ne représentez personne, sinon vos amis Brian Mulroney et Pier Karl Péladeau, qui pour je-ne-sais quelle raison vous a donné un poste à LCN. Vous êtes triste. » sur un blog, fait-on preuve d’un minimum de savoir-vivre et respecte-t-on la netiquette? Moi, si j’etait Luc Lavoie, j’aurais l’etrange impression d’etre insulté suite à ce commentaire.

    Pour ma part, bien que n’était pas entièrement en accord avec Kevin, j’appréciais ses interventions. Il apportait des arguments qui me semblaient valides. Contrairement a Internationaliste qui nous lance généralisations après généralisations. Anyway, c’est mon opinion.

  19. J’ai déjà suivi des cours des deux. Ce n’est pas parce que je n’adhère pas à l’idéologie néolibérale que je ne connais rien à l’économie. Ce que je sais (et qui te fais cruellement défaut), par contre, c’est que l’économie doit être au service de l’Homme et non le contraire. Et je sais aussi que les théories économiques de droite ont échoué lamentablement, ne serait-ce qu’avec les crises qu’elles ont créées et leur incapacité à redistribuer adéquatement la richesse.

    Pour le reste, il s’agit de ma vie privée et je ne te dois rien mon ami.

    Je trouve symptomatique que les tenants de la droite tentent de justifier leur haine de la classe moyenne par une série de préceptes obscurs qu’ils seraient les seuls à comprendre.

    Ça me fait penser à une secte. Quoi qu’une secte puisse être animée par de belles valeurs…

    P.S. En passant, les attaques ad hominem répétées ne sont pas acceptées sur ce blogue. Si tu n’es pas capable de discuter des arguments d’un individu sans mettre en jeu son travail, son hypothétique fonds de pension, ses études, sa vie, alors tu ne respectes pas la nétiquette et tu rends la discussion pénible. 10 messages sur les 23 ici viennent de toi. Il est peut-être temps que tu prennes un break, non?

  20. Des arguments très valides? Sûrement que les insultes sont très valides pour des gens de cette espèce. Au moins je suis capable de respecter mon interlocuteur ce qui n’est pas le cas de tous ici.

  21. « La productivité a quoi… triplé depuis les années 70? En clair, chaque employé produit trois fois aujourd’hui ce qu’il produisait à ce moment-là. Nous devrions être trois fois plus riches. Mais les salaires stagnent. »

    Ça serait intéressant d’avoir des chiffres. Du réel et du concret. Pas juste des généralisations.

    Cela dit, es-tu en train de me dire qu’on est plus pauvre qu’en 70?
    Le salaire, c’est pas tout.
    Y’a le cout de la vie. Quand je suis parti en appart, j’aurais bien aime ca avoir un dollorama… ca m’aurait aider.

    Tiens, juste pour le fun, trouve le % de locataire vs proprietaire en 70 et et 2009. Tu vas voir que la vie est pas mal meilleure en 2009.

    Cela dit, je ne m’eprise pas la caissiere qui fait $14.00. Je trouve juste que caissiere, ca ne vaut pas ca… En fait, je trouve cela injuste pour tout ceux qui sont a $9.00. Parce-que la caissiere, elle a a obtenu son $14.00 a cause des syndicats et de leurs greves sauvages où ils prennnent la populaiton en otage. Et en bout de ligne, c’est la populatio qui paie. Ou plutot, la populaiton qui paie des impots. Et je me repete, mais je persiste a croire que tu ne dois pas en payer beaucoup de impots toi… bref, tu paies pas trop, mais tu profites des services, la belle vie quoi.

  22. « Pour le reste, il s’agit de ma vie privée et je ne te dois rien mon ami. »

    De un, on peu deduire sans trop se tromper que tu travailles fort probablement a la SAQ. Alors, de par ton discours, tu protege surtout tes arrieres. Parce-que si la SAQ etait gere comme un couche-tard, ta situation serait fort differente.

    De deux, pas certain que je sois ton ami.

    « Je trouve symptomatique que les tenants de la droite tentent de justifier leur haine de la classe moyenne par une série de préceptes obscurs qu’ils seraient les seuls à comprendre. »

    Ce n’est pas de la haine. Je suis très fier de mes conditions. Et tu sais pourquoi? Parce-que je les mérite. J’ai travaille fort pour. Ironiquement, depuis que je suis fonctionnaire, mes efforts n’ont plus de poids dans la balance. Tout ce qui compte, ce sont mes années d’expérience.

    « Ça me fait penser à une secte. »

    C’est drole, j’ai las meme impression ici en te lisant…

  23. « J’ai déjà suivi des cours des deux. »

    On peut en douter, car je n’en vois aucune trace dans tes écrits….

  24. Non Ricardo Louis travaille au 281! Oups désolé Louis d’avoir révélé cet aspect de ta vie!

  25. Ah merde, je suis démasqué! 😛

  26. Entre temps, j’attends des chiffres, du concret.

  27. 100000$ par année.

  28. Merci beaucoup 🙂

    « Quand on en vient à mépriser des gens qui gagnent un maigre 14$ de l’heure (même pas suffisant pour avoir une petite maison dans la région de Montréal), je me dis qu’on est loin de la coupe. »

    Personnellement, je fais presque 15$ de l’heure (14,97$ pour être précise) et les réactions sont franchement mitigées. Y’en a qui ont l’air de trouver que je gagne un salaire faramineux et je trouve ça un peu triste parce qu’en effet, on est loin de la coupe avec ça. Si j’étais pour me retrouver célibataire demain matin, je m’en sortirais difficilement… alors je n’ose même pas imaginer ce que c’est quand on travaille au salaire minimum.

    Malgré tout, je me compte très chanceuse d’être syndiquée. Quand je pense à vendredi dernier où j’ai eu une urgence familiale… Mon père avait besoin d’aide immédiate et j’ai pu quitter le boulot sans problème et ne pas être pénalisée financièrement pour mon départ précipité. Ma mère par contre a hésité beaucoup parce qu’au sein de son emploi non-syndiqué, elle n’a pas droit à aucun congé d’urgence familiale ou même de congé de maladie payé. Manquer une journée d’ouvrage peut même mettre son poste en péril. Pour te dire!

    Collectivement, nous n’avancerons jamais avec de la jalousie. L’inspiration, c’est mieux.

    Au plaisir 🙂

  29. après çà, ça se demande pourquoi ça se fait insulter…

  30. Pour ma part, je gagne $38.45 de l’heure. J’ai même deja facturé $75.00 de l’heure. Y’a 20 ans, j’en gagnais $7.85. (Comment j’arrivais à payer mon Université et mon appart à $500.00 par mois? Je sais pas. Mais j’y arrivais.) Je me suis inscrit a l’Université. Je me suis remplis une bibliothèque. J’ai passé d’innombrables heures à pitonner. Mon $38.45, je l’ai mérité pleinement. Je l’ai pas eu a coup de grèves qui ont pris la population en otage. Et j’ai la chance d’être un des rares ici qui n’est pas syndiqué. Et j’en suis fort heureux. Et mes collègues syndiqués aimeraient bien eux aussi ne pas être syndiqués.

    J’ai zéro jalousie.
    Mais quand je vois 500000 privilégiés brailler, ça me lève le cœur.
    Qui plus est, l’argent pour payer ce 11.25%, il tombera pas du ciel. Il va provenir de ma poche. Comme si les Québécois n’étaient pas assez imposés comme ça. Évidemment, tout comme Louis, il est facile de déduire que tu ne paies pas beaucoup d’impôts… alors, les hausses d’impôts, tu t’en laves les mains. Très inspirant en effet…

  31. « pourfendeurs du syndicalisme et de la classe moyenne qu’il représente. »

    Drôle de constater que la vaste majorité de la classe moyenne n’est pas syndiquée.

    Les syndicats représentent avant tout leurs membres ou sont supposés les représenter. Alors comment peuvent-ils se réclamer de la classe moyenne?

    Autre fait étrange, les syndicats soutiennent le PQ et l’option indépendantiste, est-ce que cela implique qu’on ne soutient pas les syndiqués fédéralistes par association?

  32. Que celui qui n’a jamais pêché lui lance la première pierre.

  33. « Nous sommes dans une profonde récession, personne ne peut le nier. Et c’est précisément pour cette raison qu’il importe que l’État relance la demande en augmentant ses dépenses. »

    Quel non-sens incroyable. Si on applique le principe à un individu c’est comme si on disait: Vous êtes sur le bord de la faillite, vos créanciers vous court après, vous n’avez que de maigres revenus pour tenter de rembourser vos dettes (épargner on oublie cela) mais qu’à cela ne tienne, garochez-vous dans le premier magasin que vous voyez et allez flamber quelques autres milliers de dollars.

    Mais relisez-vous bon sens, on appelle cela économie 101. Les solutions économiques des gens qui pensent comme vous nous mènent actuellement à la catastrophe.

    Dépensez à plein, réduisez vos revenus, vous allez vous sortir du trou en le creusant davantage. Bravo!!

  34. « Le salaire, c’est pas tout. »

    En effet, c’est le pouvoir d’achat qui importe.

    Les gens avisés savent qu’imprimer de l’argent ne fait que réduire le pouvoir d’achat et dévaluer la monnaie. On a qu’à regarder l’hyper-inflation actuelle au Zimbabwe pour tout comprendre. Tu imprimes 100 fois plus de monnaie de singe, tu obtiens une valeur de 100 fois moindre, c’est hyper simple à comprendre.

    Les chinois à qui la planète appartient de facto l’ont compris et délaissent le dollars US pour s’acheter de l’or en masse ce qui dévaluera davantage le dollars US et curieusement, le dollars canadien à côté grimpera non pas à cause de sa force mais à cause de la faiblesse du dollars américain. Pour cela, on pourra remercier le plan d’un billion de dollars d’Obama (un billion en français égale un trillion en anglais).

  35. Tym Machine a écrit:

    Drôle de constater que la vaste majorité de la classe moyenne n’est pas syndiquée.

    Faux.

  36. @LP,

    « Ce que je sais (et qui te fais cruellement défaut), par contre, c’est que l’économie doit être au service de l’Homme et non le contraire. »

    C’est une phrase creuse répétée ad noseam par Québec Solidaire. De belles phrases creuses qui ne veulent absolument rien dire à moins que tu ne sois plus brillant qu’Amir Khadir alors tu pourrais tenter de nous l’expliquer davantage mais je doute que tu en sois capable.

    « Et je sais aussi que les théories économiques de droite ont échoué lamentablement, ne serait-ce qu’avec les crises qu’elles ont créées et leur incapacité à redistribuer adéquatement la richesse. »

    Ah bon, on veut des exemples. Parles-tu des relances économiques de Reagan et Tatcher ou encore des catastrophe du gouvernement de gauche de Bob Rae en Ontario?

    « Je trouve symptomatique que les tenants de la droite tentent de justifier leur haine de la classe moyenne par une série de préceptes obscurs qu’ils seraient les seuls à comprendre.

    Ça me fait penser à une secte. Quoi qu’une secte puisse être animée par de belles valeurs… »

    Voici le même texte qui peut être ajusté à l’autre côté de la médaille:

    « Je trouve symptomatique que les tenants de la gauche extrême et de la gau-gauche caviar tentent de justifier leur haine de la classe moyenne par une série de préceptes obscurs qu’ils seraient les seuls à comprendre.

    Ça me fait penser à une secte. Quoi qu’une secte puisse être animée par de belles valeurs… »

    Sommes-nous plus avancés? Non.

    Bref, la question est à savoir, voulons-nous trouver des solutions aux problèmes ou tenter de savoir quel est le sexe des anges pendant que la crise économique nous file entre les doigts.

  37. Tant mieux pour toi mon cher. Tu peux déduire ce que tu veux mon cher je n’en ai rien à cirer.

  38. Bon c’est ça on te donne un chiffre Ricardo et t’es pas encore satisfait.

  39. Je veux des stats et des sources, pas des dires en l’air.

    Il est vrai qu’au Québec, la situation est exceptionnelle étant donné le 40% de syndiqués mais si on se déplace au Massachussetts avec 5% de syndiqués, les syndiqués sont loin de constituer la majorité de la classe moyenne.

    Il reste que cependant, si on y va au prorata, 40%, ce n’est pas la majorité, alors jusqu’à preuve du contraire, j’ai raison.

  40. @internationaliste,

    « Tu peux déduire ce que tu veux mon cher je n’en ai rien à cirer. »

    Ce n’est peut-être pas une insulte directe mais d’argumenter en invoquant le mépris de l’opinion des autres, ce n’est guère plus édifiant que votre prétendue sainteté en matière de respect des autres et de netiquette.

    Mais ça, ce n’est qu’une opinion parmi tant d’autre. Comme disait un certain prophète (Jésus), on est toujours meilleur à voir la paille dans l’oeil du voisin que la poutre dans le sien.

  41. Je répondais à ses insinuations concernant la part d’impôrt que je suis sensé payer, ce qui ne le regarde aucunement. Il a fait la même chose avec Louis, c’est une obsession maladive chez lui.

    Je répondrai aux questions que je jugerai pertinente. Est-ce que c’est clair monsieur Machine?

  42. Comme le disait si bien Louis c’est pas parce qu’on partage pas vos opinions sur le plan économique qu’on ne connaît rien à l’économie. C’est pour ça qu’il vous comparait à une secte.

  43. Ca prend beaucoup de retenu pour ne pas insulter quelqu’un des fois…

  44. « Comme disait un certain prophète (Jésus), on est toujours meilleur à voir la paille dans l’oeil du voisin que la poutre dans le sien ».

    Ce commentaire peut être retourné aisément.

  45. Non pertinent?

    Y’a 40% de la population active qui ne paie pas d’impôts, mais qui consomme les services de l’état. Moi, je trouve cela très pertinent. Ça veut dire que pour 40% de la population, qu’on donne 11.25% ou 25% d’augmentation aux fonctionnaire, ça ne change absolument rien a leur vie. Mais quand t’es rendu a payer pratiquement 50% en impôt, les augmentations d’impôts pour payer les privilégiés de l’état, tu les avale de travers. évidemment, si tu paie 10%, c’est beaucoup moins grave…

    Bref, tout comme Louis et Noisette, je conclus que tu paies toi aussi peu d’impôt. C’est les autres qui paient, alors donnons au fonctionnaires se qu’ils demandent.

  46. Où est-ce que tu vois du mépris dans mon texte? Je ne fais que dire que ceux qui envient les fonctionnaires sans réfléchir sont dans l’erreur. De toute façon, j’en ai rien à cirer de cette jalousie mal placée. Que les jaloux deviennent fonctionnaires ou aillent travailler chez Rio Tinto Alcan si ça leur chante.

    Les grandes entreprises ne paient pas d’impôts? Je crois qu’il faudrait inclure l’impôt indirect, soit celui sur le revenu des employés et fournisseurs. Et ceux-ci pourront également te dire « Battons-nous pour les miettes pendant qu’on nous vole le gâteau » mais dans le sens contraire de ta vision!

  47. « Il suffit d’avoir l’impression qu’on trime dur alors que eux se pognent le beigne. »

    Dit simplement que les employés publics font un travail magnifique pour le bien de l’humanité et tu devrais être correct.

    « Les grandes entreprises ne paient pas d’impôts? Je crois qu’il faudrait inclure l’impôt indirect, soit celui sur le revenu des employés et fournisseurs. »

    Mais non, tu sais que les entreprises sont des personnes morales et les personnes doivent payer de l’impôt. Si une entreprise accouche d’une filliale, elle reçoit des prestations d’assurance parentale!!!

    En fait l’impôt aux entreprises est une manière d’augmenter les impôts sans que ça ne paraisse trop. Une entreprise ne gagne pas de revenu, elle ne dépense pas non plus, ce n’est qu’un nom qu’on donne à un regroupement d’indivu qui offrent un service ensemble. Si je suis graphiste et prend un partenaire avec moi, nous sommes une entreprises puisque nous sommes indépendant. Nos revenu seront donc taxé en tant qu’entreprise et ensuite le salaire sera taxé en tant qu’individu.

    En fait l’impôt aux entreprise se répercute sur les employeurs et les employés. Par contre, selon la vision socialiste, les employé sont sous-payés de toute manière en raison de l’attitude bourgeoise méprisante et égocentrique des employeurs. Parce qu’ils ont le pouvoir de vie ou de mort sur leurs employés, ils les payent à des salaire pitoyable. Le salaire minimum fait en sorte que les gens puissent avoir un minimum de revenu sans quoi nous serions tous des esclaves parce que par leur pouvoir, les employeurs refuseraient de nous payer. C’est donc grâce au socialisme que nous avons un salaire.

    Le capitalisme aurait été inventé au début du siècle, avant les gens n’échangeait pas librement.

  48. Prétendre que la consommation crée la prospérité et que les dépenses du gouvernement stimulent l’économie…. Aussi bien dire que le meilleur moyen de devenir maigre est de manger plus!

  49. Je suis dans une petite entreprise et si jamais j’ai le moindre problème, je peux m’absenter ou modifier mon horaire.

    Pourquoi? Mon boss a besoin de moi, il sait que je suis indispensable et que ça a un prix.

  50. Après ça tu viens m’accuser de faire des généralisations! Mais je peux voir que ce sont tes principaux arguments. Si ça peut te faire plaisir de penser ça. C’est vraiment n’importe quoi. Comme tu le dis si bien ça prend beaucoup effectivement beaucoup de retenue pour ne pas insulter quelqu’un des fois.

  51. Un gars qui accepte que l’état augmente ses dépenses sans broncher, c’est loche… Parce-que quelque part, si les dépenses augmentent, nécessairement que les entrées d’argent doivent aussi augmenter. N’importe qui qui possède un minimum de connaissances en économie va comprendre çà.

    Alors, pour accepter çà, il faut soit être complètement inconscient ou bien payer peu, ou pas, d’impôts. A mon avis, tu fais parti du second lot. De toute façon, je ne peux pas dire que tu fais du premier lot… tu va jouer à la victime et m’accuser de t’insulter.

  52. C’est vrai que c’est louche. Faut dire que je mets pas mal d’argent dans mes REER et mes autres abris fiscaux.

  53. Pour arriver a ne pas payer d’impôts avec ses REERs, il faut avoir un petit salaire. A $100K par annee, tu peux prendre un maximum d’environ $12K en REER. Ce qui donne un retour d’impots d’environ… $6K… faque tu continues d’en payer des impots. Alors, je soutiens ma thèse, tu as un petit salaire et tu paies peu ou pas d’impôts. Donc, le 11.25% d’augmentation des fonctionnaires ne t’affectera pas. Si tu payais, je sais pas moi, $25K en impôts annuellement, la situation t’interpellerait un petit peu plus…

    Pour tes autres « abris fiscaux », je serais bien surpris de les connaitre…

  54. Le hic c’est que je ne suis peut-être pas un gars.

  55. La vie nous réserve bien des surprises Ricardo. C’est tellement drôle de te voir sauter aux conclusions comme tu le fais.

  56. « Le hic c’est que je ne suis peut-être pas un gars. »

    ??????????????????? Et alors? Bonjour mademoiselle?

    Pour le reste, c’est vrai qu’il saute assez vite aux conclusions mais il a raison de dire que la charge des contribuables est très très lourde. En fait le problème n’est pas spécifique aux fonctionnaires, c’est toute la bureaucratie étatique qui est très mal gérée. Les subventions à gauche et à droite, les double ministère (Institut de la statistique du Québec), l’absence de propriété donc de responsabilité des directeurs de départements (qui ne se soucient pas vraiment de la bonne gestion dans la mesure où ils n’en assument pas directement les conséquences), le mode de gestion au complet qui est basé sur le besoin (si un organisme étatique a des surplus, son prochain budget sera réduit alors que l’inverse l’augmentera… pas besoin d’être un génie pour comprendre le genre d’incitatifs que ça inclut ; la gestion serrée et efficace est pénalisée..)

    Au fait, je fais à peine 26k brut.. alors c’est pas moi qui paye le plus d’impôt… pourtant je suis opposé au système de favoritisme qui juge les individu en fonction du groupe auquel ils appartiennent (noir/gay/femme/blanc/hetero/homme/musulman/jeune/vieux/catholique/pauvre/riche/montréalais/anglophone/québécois/francophone/whatever)

  57. Houla… Tout un texte! Un texte qui m’inspire tellement que je vais y réagir en plusieurs parties pour rendre le tout un peu plus lisible…

    D’entrée de jeu, je précise que je suis d’abord et avant tout favorable à l’existence des syndicats. Dans le rapport de force entre employé et employeur, il y a, à mon avis, une asymétrie d’information qui biaise l’équilibre en faveur de l’employeur. Il faut donc un contre-pouvoir. Celui-ci peut prendre la forme d’un syndicat.

    D’autre part, je suis aussi un employé du gouvernement. Et je dois dire que j’apprécie énormément l’anonymat dont je bénéficie sur internet car je peux dire vraiment ce que je pense sans crainte de représailles. Si vous lisez la suite, vous comprendrez…

    Et pour finir de me présenter, je ne me considère pas comme d’extrême-droite, mais plutôt de droite modérée. Je suis en faveur des mariages entre conjoints de même sexe, favorable au droit à l’avortement, contre le racisme, contre l’acharnement thérapeutique, pour le droit au suicide assisté et en faveur d’une rémunération identique selon le sexe pour chaque type d’emploi. Alors si vous voulez m’attaquer sur un de ces points, vous pouvez maintenant le faire…

  58. Premier point: « Préjugé 1: Les syndicats font de la démagogie »

    Oui. Comme tous les groupes de pression. C’est notre merveilleux système démocratique qui le veut.

    Ce n’est pas pour rien que dans leurs revendications, les syndicats ne parlent que de salaire, et non pas de rémunération. Ils savent très bien que les enquêtes sur la rémunération montrent que les salaires au public sont inférieurs, mais si on tient compte des avantages sociaux, la rémunération au public est supérieure à celle du privé. Pour moi, c’est un discours simpliste, occultant les nuances, et dénaturant la vérité.

    Le principal avantage social, à mon avis, c’est le RREGOP. Vous savez comment ça marche? À chaque fois qu’un employé met 1000$ dans son fonds de pension, le gouvernement y met 1000$. Mais ça, ce n’est pas du salaire, c’est un avantage social… Alors en tant que syndiqué, je veux le même salaire que mon confrère du privé, tout en conservant mon RREGOP. C’est une simple question d’équité, vous comprenez…

    Exactement comme le meilleur joueur d’une équipe de hockey qui obtiendrait un contrat de 2 ans pour 7 M$ par année, avec un bonus de signature de 20 M$ et qui verrait, la deuxième année de son contrat, un de ses coéquipiers obtenir 9M$ par année, sans bonus de signature. A-t-il le droit de dire que puisqu’il est le meilleur joueur, son salaire de la deuxième année devrait être supérieur à 9 M$? Je ne le crois pas.

    Tout groupe de pression doit mentionner les chiffres qui font son affaire et taire ceux qui ne l’avantagent pas. C’est le fonctionnement de notre société. Et nous en avons un bel exemple ici.

  59. Deuxième point: « Préjugé 2: Leurs demandes sont irresponsables à cause de la crise »

    Je dirais plutôt qu’elles sont déraisonnables par respect pour les autres travailleurs. Que doit penser un employé du secteur privé en constatant qu’un employé exerçant la même fonction que lui dans le public a une plus grande rémunération que lui et demande une plus grande augmentation? Simple question d’équité, c’est une demande déraisonnable.

    « Nous sommes dans une profonde récession, personne ne peut le nier. Et c’est précisément pour cette raison qu’il importe que l’État relance la demande en augmentant ses dépenses. Il ne s’agit pas de générosité ou d’altruisme, mais simplement d’une nécessité afin de permettre de se sortir de ce marasme. C’est en dépensant que les États-Unis se sont sortis de la grande crise des années 30, et la recette n’a pas changé depuis. »

    Je ne suis pas d’accord avec cette affirmation, mais admettons qu’elle est vraie. Admettons qu’augmenter les dépenses du gouvernement soit une bonne chose. Augmenter les salaires des privilégiés est-il la meilleur façcon de dépenser? Par exemple, si on n’accordait que 6% d’augmentation et qu’on accordait le reste de l’argent aux universités pour qu’elles forment plus de médecins et de chercheurs, serait-on perdants? On a le choix: soit une meilleure paie pour des employés de l’état déjà mieux rémunérés que le privé, soit avoir plus de médecins. Moi, j’ai choisi.

    « En effet, quand on augmente le salaire de quelqu’un, on l’incite à consommer davantage. Cette personne fait rouler l’économie et paie davantage d’impôts. Pourquoi accepte-t-on que nos gouvernements donnent des millions, voire des milliards de nos impôts à de grosses corporations alors qu’on pourrait contribuer à relancer l’économie sur le plan local? »

    D’accord avec toi, éliminons les subventions aux grosses entreprises. Mais pour ce qui est de la consommation… elle ne fait que déterminer qui profitera du bien ou service produit. Si on veut créer de la richesse, c’est la production qui doit augmenter. Si on augmente la consommation sans augmenter la production, on ne fait qu’augmenter les importations. Bravo. Aucune création d’emploi.

  60. Troisième point: « Préjugé 3: 11,25%, c’est trop »

    En effet, c’est trop. Lorsque ta rémunération dépasse celle de ton équivalent dans le privé, fais comme moi: apprécie ta situation et tiens-toi low profile. Nous sommes mieux rémunérés et avons une meilleure sécurité d’emploi que le privé. Nous avons le beurre et l’argent du beurre. On voudrait maintenant avoir le pain gratis…

    Combien d’employés ont perdu leur emploi dans le secteur privé depuis le début de la crise actuelle? Cela se compare à combien dans le secteur public? Ça a une valeur, la sécurité d’emploi.

  61. En conclusion…

    Vous ne pouvez pas vous imaginer les pointes sarcastiques qu’on m’a faites ces derniers jours sur ces demandes de mes… euh… représentants syndicaux. Et je suis incapable de me justifier.

    Moi, je crois que ces demandes font faire un tort incommensurable au mouvement syndical en le discréditant aux yeux du public. Nos adversaires auront beau jeu de détruire cette argumentation sans assise solide.

    Évidemment, j’aimerais bien avoir cette augmentation. Mais pas au prix du mépris général. L’argent, ce n’est que peu de chose pour moi.

    J’aurais vraiment préféré une augmentation moindre accompagnée d’une meilleure image. Mais je comprends que d’autres pensent différemment.

  62.  » C’est en dépensant que les États-Unis se sont sortis de la grande crise des années 30, et la recette n’a pas changé depuis. »

    C’est faux pour l’époque, au contraire, le chômage augmentait, tous les indicateurs économiques empiraient. C’est la guerre a qui a sorti les USA et le monde de la crise.

    Augmenter les salaires des employés de l’État de manière générale, c’est plutôt ce qui appauvri le Québec depuis longtemps. Ça et l’État déjà obèse. C’est ce qui a causé les déficits passés et qui fait en sorte qu’on a déjà frappé le fameux mur depuis l’an dernier. On est toujours à la limite de nos moyens avec des impôts, des taxes et des tarifs gouvernementaux très élevés. Ça donne une population plus pauvre qui n’est plus capable de payer des salaires importants et c’est pourquoi des médecins, infirmières, paramédics, professeurs, etc. ne peuvent être payés de manière compétitive avec le reste du pays au moins.

    Les syndicats osent parler de rattrapage, mais ils ne considèrent jamais leur sécurité d’emploi et surtout, quelque chose de très important qu’on réalise maintenant… Pour plusieurs, le fond de retraite est garanti. Ce qui veut dire que lorsque les marchés baissent comme cette année, c’est une dette pour le citoyen. Une de plus grâce aux conditions dorées des employés de l’État.

    Question, est-ce que ces employés sont prêts à avoir des augmentation si on leur enlève ces avantages qui ne valent supposément rien?

    « Pourquoi accepte-t-on que nos gouvernements donnent des millions, voire des milliards de nos impôts à de grosses corporations alors qu’on pourrait contribuer à relancer l’économie sur le plan local? »

    Ça c’est une autre expression de l’étatisme que vous aimez tant. C’est des jobs subventionnées, rien d’autre.

    « Bref, on le constate, la baisse du niveau de la syndicalisation n’a pas profité à la classe moyenne, loin de là. Les écarts entre les riches et les pauvres – donc la dislocation de cette classe moyenne – se sont accentués et la hausse de la productivité n’a pas le moindrement profité aux travailleurs. On a plutôt assisté à une désintégration sociale caractérisée par un appauvrissement marqué des plus pauvres et un enrichissement très important des plus riches. Entre les deux, ce qui reste de la classe moyenne s’est déchiré entre la majorité vers le bas et une minorité vers le haut. »

    La gaugauche s’énerve toujours de l’écart entre les riches et les pauvres, comme si ça avait une importance réelle. La belle expression de jalousie de ce que l’autre a au lieu de se concentrer sur ce que toi t’as. Surtout qu’autant aux USA qu’au Canada et au Québec, c’est ces maudits riches qui payent les impôts. En plus, dans ton argumentaire, tu ne calcules pas que les chiffres sont semblables pour la classe moyenne au Canada et au Québec alors que le taux de syndicalisation est demeuré très élevé ici… Oups! J’oubliais cependant que si c’est semblable pour la classe moyenne, même s’il y a stagnation, la classe riche, elle, s’est beaucoup moins enrichie. On doit donc être bien mieux au Québec puisque l’écart entre les pauvres et les riches est plus petit. On a d’ailleurs moins de riches, beaucoup moins. C’est donc la société au complet qui s’est appauvrie.

    Il serait d’ailleurs intéressant de calculer combien il reste dans les poches des contribuables au fil du temps, après tous les impôts et les taxes. J’ai l’impression qu’on aurait des surprises.

    Finalement, tu parles quelques fois de ces syndicats qui représentent un grand nombre de travailleurs… C’est faux!!! Les chefs syndicaux sont élus par quelques délégués et non pas par les membres. Si notre système électoral est à revoir, celui syndical est carrément scandaleux. C’est faux de parler de représentativité. On le voit d’ailleurs par les positions politiques des chefs qui ne sont assurément pas suivies par leurs membres.

  63. […] à la composer, je vous copie la réponse que j’ai eu au billet pro-syndicats d’un blogue de gauche dont je vous ai déjà parlé, mais que je n’avais pas consulté depuis longtemps. Parlant de […]

  64. La chronique de Claude Picher en fin de semaine démoli totalement l’argument des syndicats qui veut qu’il y ait rattrapage sur les salaires dans le privé qui doit être fait.

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/claude-picher/200905/16/01-857219-la-grande-illusion-du-front-commun.php

    C’est à se demander pourquoi on fait de telles études à l’ISQ alors qu’on en manipule les résultats de manière aussi malhonnêtes depuis des années.

    Il est aussi frustrant qu’aucun journaliste n’ait jamais noté ce point qui devrait être aussi connu que les prétentions des syndicats qui se servent alors de l’ignorance de la population et la complaisance des médias pour faire valoir leur point.

  65. Le texte de Claude Picher de la fin de semaine dernière dans la Presse démoli totalement les prétentions du front commun syndical québécois. Voici quelques extraits du texte.

    Les gouvernements ont renoué avec le cercle vicieux des déficits et de l’endettement. Mais les syndicats québécois semblent déconnectés de ces réalités, […]

    Or, le front commun affirme avoir en mains un argument blindé: le dernier rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) sur la rémunération. Le document montre que, pour des emplois identiques, les salaires des fonctionnaires québécois sont maintenant en retard sur ceux du secteur privé. […]

    Les emplois qui sont peu représentés dans le privé, comme les policiers, les infirmières ou les enseignantes, sont exclus de l’étude. […]

    Mais dans les faits, le discours du front commun est une illusion. Ce n’est pas vrai, tout simplement pas vrai, que les salaires du secteur public québécois sont en retard sur ceux du privé.

    L’enquête de l’ISQ ne couvre que les entreprises de 200 employés ou plus. Ce n’est pas une omission ou une erreur méthodologique, c’est voulu comme cela. […]

    Dans ces conditions, le supposé «retard» des fonctionnaires sur le secteur privé est une immense fiction. La réalité, c’est que les fonctionnaires sont en retard seulement si on ne considère que les meilleurs employeurs du privé, et qu’on fait comme si 70% des autres travailleurs n’existaient pas.

    Allez donc expliquer aux deux millions de travailleurs québécois, dans les PME manufacturières, les restaurants, les salons de coiffure, les petits commerces de détail, qui travaillent pour 500$ par semaine ou moins, à peu près aucune sécurité d’emploi et des caisses de retraite dérisoires quand ils en ont, allez donc leur dire qu’ils sont en «avance» sur les syndiqués du front commun.

    Alain Dubuc a raison: des Martiens.

    C’est à se demander pourquoi on fait de telles études à l’ISQ alors qu’on en manipule les résultats de manière aussi malhonnêtes depuis des années.

    Il est aussi frustrant qu’aucun journaliste n’ait jamais noté ce point qui devrait être aussi connu que les prétentions des syndicats qui se servent alors de l’ignorance de la population et la complaisance des médias pour faire valoir leur point.

  66. « Ça me dépasse qu’on puisse mépriser des gens qui gagnent souvent à peine 30 000$. »

    Y’a personne qui les méprisent à cause de ce qu’ils gagnent. C’est une question de payer et ne pas en avoir pour son argent. C’est une question de principe. Quand je paies pour quelque chose et que je me rends compte que je me fais fourrer, je ne suis pas content. C’est tout. C’est mon argent et lorsque le gouvernement me le prend, il n’a que pour seule tâche de bien le gérer.

    Selon moi, si on veut comparer tant avec le privé et nous dire que les conditions sont mieux (ce qui est faux), je n’au aucun problème. Selon moi, la très grande majorité des employés de l’État ne devraient pas l’être, mais plutôt être à l’emploi de compagnies sous-traitantes du gouvernement.

    Ce serait mieux pour les employés puisque le privé est plus généreux… Non? Tu vois que je ne les méprise pas du tout, je leur souhaite même mieux selon leurs propres prétentions.

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