Le gars de l’est

« Toi, Louis, t’as une mentalité de gars de l’est ». Ma collègue de travail m’avait dit ça il y a déjà près de deux ans. Et je me demande encore pourquoi j’ai attendu si longtemps avant de transférer de Ville Saint-Laurent vers le grand est de la métropole. Libération? Le mot est faible.

Comme je l’ai souvent écrit (mais plus en détails dans ce texte), Ville Saint-Laurent représente à mes yeux l’exemple de ce qui ne va pas à Montréal. Des immigrants refusant obstinément de s’intégrer. Des Québécois empressés de les servir en anglais et leur donnant ainsi une raison supplémentaire de ne pas apprendre notre langue. Des anglophones méprisant tout ce qui est francophone. Des gens qui ne te regardent même pas quand tu leur dis bonjour. Qui t’insultent quand tu leur parles dans ta langue. Une société éclatée, désarticulée où plus personne ne se comprend et où la haine et la déconsidération semblent constituer les seuls points communs.

J’ai quitté cet enfer il y a deux semaines. Je suis parti sans jamais me retourner, confiant que rien, absolument rien ne pouvait être pire que Ville Saint-Laurent. Et me croirez-vous si je vous dis que j’ai eu raison?

On aura beau dire ce qu’on veut, mais les Québécois, les vrais (c’est-à-dire ceux qui se considèrent comme tels et qui ne se contentent pas de prendre leur carte d’assurance-maladie en déféquant sur notre nation), ils savent vivre. En plus d’une semaine, j’en ai vu de toutes les couleurs, mais on m’a toujours considéré comme un humain. On m’a répondu quand j’ai dit « bonjour ». On ne m’a pas insulté une seule fois. On a été poli, on a fait de l’humour. On a été sympathique. Et même les quelques exceptions m’ont paru anodines tant la différence était immense avec Ville Saint-Laurent.

Quand je suis arrivé ici, pourtant, on m’a dit: « tu vas voir, c’est pas facile ici ». Peut-être pas, mais c’est RIEN en comparaison avec Ville Saint-Laurent. Même le stéréotype du Bougon sur le B.S. avec sa camisole crasseuse sent la rose ici en comparaison avec certains Pakis ou Japs de Ville Saint-Laurent. J’aurais mis mon nez devant sa bouche en lui demandant de souffler, puis je lui aurais répondu « c’est tout? » avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles. « Quoi, tu sens juste ça? » Ici, même les alcoolos finis me semblent amicaux. Ils sont pétés, ils sont tout croches, mais ils savent encore dire « bonjour » et rire un peu. Ils ne me regardent pas comme si j’arrivais de la planète Frisbee… quand ils osent me regarder, ce qui n’était pas très fréquent dans l’autre ghetto.

J’ai souvent décrit le travail à Ville Saint-Laurent comme étant une sorte de toile d’araignées collante. Quand tu arrives dans la division, tu réalises ton erreur, mais tu finis par t’habituer aux insultes, aux gens qui t’ignorent, à la misère pestilentielle. Et puis, y a beaucoup d’heures disponibles, car personne ne veut y travailler. Tu finis par t’y faire, te dire que c’est pas si pire. Mais aujourd’hui, si j’avais un seul conseil à donner à mes ex-collègues (dont certains me lisent ici), c’est le suivant: quitter Ville Saint-Laurent est la meilleure chose qui peut arriver.

Je suis peut-être un gars de l’est, mais je suis avant tout un Québécois fier de ce qu’il est et qui désire travailler dans un environnement respectueux et dans sa langue. Moi qui en étais venu à croire que le service à la clientèle impliquait systématiquement la dévalorisation et la perte d’espoir en l’espèce humaine, je réalise maintenant que le problème était tout autre: il s’agissait simplement de celui d’une immigration trop nombreuse dans un environnement ne leur permettant pas de s’intégrer.

Et je considère maintenant que si l’apprentissage du français devrait être obligatoire, les cours de bonne-conduite et de morale ne devraient pas être oubliés. Et s’il y avait davantage de vrai Québécois de l’est qui parlaient en français aux immigrants et les incitaient ainsi à s’intégrer, je me dis qu’il y aurait moins de Ville Saint-Laurent et autres ghettos désolants et démotivants.

Moi, un gars de l’est? Oui monsieur!

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55 Réponses

  1. C’est un peu hors sujet… mais quand il faut, il faut.

    Lu sur le blogue de Luc Lavoie

    Commentaire de: Louis [Visiteur]
    Votre antisyndicalisme est tellement primaire qu’il enlève toute crédibilité à votre discours. Ce front commun représente plus de 450 000 travailleurs, et vous ne représentez personne, sinon vos amis Brian Mulroney et Pier Karl Péladeau, qui pour je-ne-sais quelle raison vous a donné un poste à LCN. Vous êtes triste.

    Ben voila, depuis maintenant 18 mois, je suis fonctionnaire. Après 20 ans dans le privés. J’ai lu aujourd’hui les revendications des syndicats. J’ai honte, rien de moins. Et je suis fort heureux de ne pas être syndiqué. Le jour où il y aura des lignes de piquetage devant mon Hôpital, je vais fièrement les traverser.

    Dans ces revendications, où parlent-on du fond de pension et de la retraite à 55 ans? Des avantages sociaux? Et surtout, de la sécurité d’emploi??? Nul part. Et Dieu sait que présentement, la sécurité d’emploi, ça vaut de l’or. Claudette Charbonneau et sa gang me donne envie de vomir. La FTP et ses bonzes me donnent envie de vomir avec toutes ces crosses qui ont ete mis à jour dernièrement. Baptême, les caissières a l’Hôpital peuvent gagner jusqu’à $14.00 de l’heure. Criss, $14.00 de l’heure pour puncher des jello et des repas principaux. Y’es où le bon sens. Après çà, ça se demande comment ça se fait que le Québec est l’état le plus endetté en Amérique du Nord. ‘faut pas chercher ostie, on est géré par des mongols.

  2. Tu es hors-sujet. Et 14$/heure, c’est même pas la classe moyenne. Tes valeurs sont tellement tristes. Je te plains.

  3. J’habite dans Anjou et c’est un véritable petit coin de paradis (Entre la 25 et le Boulevard Roi-René). C’est beau, les gens sont sympatique et on peut y vivre facilement en français.

    Ma copine, une immigrante Américaine qui parle très bien le français, était rétissante à déménager si loin du centre-ville. Maintenant, elle se demande comment elle à fait pour habiter sur le Plateau pendant si longtemps.

  4. Je connais le coin. Très joli avec ses petites rues, ses grands arbres… Les gens dans l’est sont comme dans un petit village. Je te comprends à 100%!

  5. Dans quel secteur de l’est de Montréal habites-tu Louis? Pour ma part je demeure dans le quartier Centre-Sud et je préfère de loin l’est de la ville à l’ouest. Je m’y sens plus chez moi et je ne dis pas ça par rapport à l’immigration, car il y en a de plus en plus dans l’est et c’est tant mieux, mais parce que justement comme tu le dis si bien c’est beaucoup plus francophone.

  6. Je suis hors-sujet… mais realiste.

    $14.00 pour puncher à une caisse, c’est un non-sens. Qu’attends-tu pour te demarrer un commerce et payer tes gens $14.00 de l’heure??? Je te plains…

  7. Ben voila, un petit village… mais on est en 2009… on est des milliards sur la planete, wake-up!!!

  8. Non seulement c’est hors-sujet mais on s’en sacre tu de ce que tu fais dans la vie et de tes états d’âme!

  9. Bon, un petit reactionst de la Gauche qui s’enerve…

    Moi, j’ai habite 10 ans a Verdun.
    Et je suis content d’avoir quitte ce coin.
    Je revois encore les vente trottoir sur Wellington.
    Les filles avec 2-3 ventres.
    Les gars qui savent pas parler.
    Les cotton ouate avec un loup dessus.
    Des gens qui ont pas le baggage pour avoir des enfants, mais qui en ont tout de meme 3…

    Mais c’est pas grave tout ca, l’important, c’est qu’ils parlent francais…

  10. N’importe quoi. J’ai simplement mentionné que je préfère l’est de Montréal, entre autres parce que c’est plus francophone et que je m’y sens plus à l’aise.

  11. Je propose qu’on cesse de répondre à Ricardo Martin, le troll. Il finira par se tanner et ira se trouver d’autres endroits où étaler sa haine de son prochain et son désir de pousser ses concitoyens dans la pauvreté et la misère. Si on l’écoutait, on aurait une société d’esclaves vivant dans la précarité et se faisant assassiner au moindre faux pas. Cet homme est d’une tristesse innommable, lui qui jalouse des gens quoi gagnent un maigre 14$ de l’heure.

  12. J’habite à Tétreaultville, et j’aime bien mon quartier. Un peu pauvre, mais les gens sont sympathiques. Si j’avais à choisir, je retournerais dans Ahuntsic (tout aussi francophone mais un peu moins pauvre) mais Tétreaultville est plus abordable… tout comme Centre-Sud je crois.

  13. Wow.

    Impressionant. Surtout quand ca vient du gars qui ecrivait il y a quelques jours: “Je suis principalement lu à cause de la logique implacable de mes textes et de la force des arguments.”

    Le meme gars qui traite Pascale Picard de pute parce-qu’elle chante en anglais. Vraiment implacable…

  14. « Je propose qu’on cesse de répondre à Ricardo Martin »

    Et ca nous met en moderation… quelle hypocrisie. Apres, ca va sur des blogs demande aux gens: « Comment ca se fait que tu viens plus sur mon blog??? »

    Devine?

  15. Pourquoi ne pas encourager plutôt un déménagement en masse des francophones vers l’ouest de la ville? Afin de casser un peu les majorités de 70-80% pour le PLQ dans ces comtés, par example, et de rendre les quartiers un peu plus francophone?

  16. L’idée est intéressante, mais pour avoir travaillé dans un quartier assez anglophone et y avoir fait la promotion du français, je peux dire que c’est extrêmement difficile. C’est un environnement hostile pour les Québécois, à moins, bien sûr, de faire le choix de parler anglais.

  17. L’est de Montréal a souvent été associé dans le passé à la pauvreté et aux milieux qu’on dit populaires tandis que l’ouest était associé à la richesse, notamment à cause de Westmount et du milieu des affaires qui s’y trouve. Mais de plus en plus les choses changent. Le développement du Plateau Mont-Royal depuis les années 90, qui en a fait un quartier branché, et le phénomène de la gentrification qu’on retrouve de plus en plus dans le quartier Centre-Sud et à Hochelaga-Maisonneuve contribuent à changer la perception qu’on pouvait avoir de l’est de la ville. De toute façon il y a et il y a toujours eu aussi des quartiers défavorisés dans l’ouest comme Pointe St-Charles et Verdun.

    Dans Centre-Sud, la présence du Village Gai a contribué à une certaine revitalisation de quartier, reconnu autrefois comme le faubourg à mélasse, à cause de l’ouverture de nombreux commerces branchés. C’est sûr qu’il n’y a pas d’équivalent de Westmount dans l’est et ce n’est pas nécessaire de toute façon.

  18. De plus en plus, avec l’anglicisation et la gentrification de Montréal, les classes populaires vivent en périphérie.

    La seule chose qui me désole dans l’est, c’est le transport en commun. Le train est présent partout, sauf dans l’est. À quand un tramway sur Notre-Dame du centre-ville vers Pointe-aux-Trembles?

  19. Qu’est-ce que tu penses de la vieille idée de Marois de retirer le droit de vote à ceux incapable de passer un test « X » de français? Un vrai francophone qui prend à coeur la langue française devrait être en faveur de ça, de toute manière c’est juste des osti d’anglais qui veulent nous assimiler! C’est bien connu que les anglophones veulent tous nous voir devenir anglophone ou mourir!

  20. @ Louis : Réponse stupide, le but n’est pas de savoir si c’est beaucoup ou non, le but c’est de savoir la valeur de l’emploi et de le payer en conséquence.

    J’imagine que tu fais partie des rêveurs qui croient que le salaire minimum protège les pauvres alors qu’il ne fait que protéger les personnes qui ont un emploi contre la concurrence de ceux qui n’en ont pas et qui sont moins qualifié, point barre. Question pour toi, mon petit génie, si on élimine le salaire minimum demain matin et qu’il est à 9$, ça veux dire que les gens vont avoir une drop de salaire?

    Tu n’as pas la moindre idée de la façon dont la société fonctionne ou même l’économie, tout ce que tu fais c’est faire de la masturbation intellectuelle sur des sujets et croit qu’ont peu construire et manipuler la société et l’économie comme on manipule de la pâte à modeler.

    Toutes les belles utopies qui veulent moraliser la société, le peuple, détruire la propriété privée et diriger la vie des gens comme si c’était la vôtre.

    Ça se dit détester l’individualisme alors que ça déteste l’individu et ça sort des phrase justement comme “Je suis principalement lu à cause de la logique implacable de mes textes et de la force des arguments.”

    Ça se dit logique et ça connait autant la sociologie et l’économie que je connais l’astrophysique..

  21. Déjà que les gens ne vont plus voter, je crois bien qu’ils vont s’en foutre qu’on leur enlève le droit de vote parce qu’ils ne parle pas le français…

  22. Là par contre tu charrie pas mal Ricardo…

  23. Dans quel intérêt??? Qu’est-ce que ça peut te faire la langue que parle ton voisin? Doit-il se conformer à tes attentes? Qu’est-ce qu’il te doit? Et si les anglophones voulaient mettre des loi comme la loi 101 mais en anglais, qu’est-ce que tu dirais? C’est pourtant la loi de la majorité (franco=minorité au canada encore)

  24. Bel argument!!!! éliminont le droit de vote aux anglophones alors!

  25. Bien sûr qu’on est stupide si on partage pas ton avis. Belle mentalité que vous avez les droitistes. On dirait une secte religieuse. Et la valeur de l’emploi qui va la déterminer? C’est complètement arbitraire. Et pour ton info je connais des employeurs qui profiteraient de l’élimination du salaire minimum pour baisser les salaires des employés.

    S’il y en a un qui fait de la « masturbation intellectuelle » ici c’est bien toi cher Moïse Thériault de la blogosphère.

  26. Ces droitistes sont prêts à tout pour démontrer leur haine de leur prochain. Ils ne veulent pas tirer la société vers le haut mais jalousent plutôt ceux qui arrivent à vivre décemment. Ils préfèrent s’en remettre à un marché qui a montré de nombreuses fois ses incapacités. Un petit cours d’économie et d’histoire ne leur ferait pas de tort.

    Je dois avoir un mauvais karma ces jours-ci; le blogue attire beaucoup de trolls.

  27. Tu es hors-sujet mon ami le troll. Et oui, si tu élimines le salaire minimum les salaires vont baisser. C’est grâce aux lois de l’État qu’on peut protéger les plus démunis et assurer un minimum de cohésion sociale. Va donc lire un peu sur l’Histoire et l’économie au lieu de nous gosser avec tes vieilles idées mortes du 19e siècle. Ton système a déjà échoué; tu me fais penser à ces irréductibles communistes qui n’ont pas pris note de la chute du mur de Berlin…

  28. Je suggère qu’on ne nourrisse plus le troll.

    Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un troll, cliquez ici.

    Je vous invite également à consulter la nétiquette à ce sujet, particulièrement le point 6.

  29. Le projet du PQ n’est pas de « retirer » le droit de vote aux immigrants refusant de s’intégrer, mais plutôt de ne pas leur accorder. C’est une excellente idée. Il n’est pas normal qu’un individu qui arrive ici, qui ne connaît rien à notre culture et à notre histoire, et qui refuse de s’intégrer, ait le droit de vote. Dans de nombreux pays, dont les États-Unis, un test de citoyenneté est nécessaire, et nous ne devrions pas faire exception.

    Personnellement, je trouve que le projet du PQ est un bon début, mais il ne va pas assez loin. Le coeur du problème est le bilinguisme qu’on impose aux jeunes Québécois et le généreux financement qu’on offre aux institutions scolaires anglophones.

  30. C’est drole, chez Antagoniste Ricado se fait traiter de gogauche et communiste. Ici c’est un sale droitiste…
    Y’en a qui vont dire que c’est une preuve de plus qu’il ne veut que foutre le bordel mais ce n’est pas vraiment le cas.

  31. Je trouve aussi qu’il y a de très beaux secteurs dans l’Est de Montréal, comme le Plateau Mont-Royal, le Quartier Latin, la Plaza St-Hubert, la Promenade Ontario, le coin du Stade, etc. Ce sont des endroits chaleureux ou il fait bon vivre.

  32. « Le coeur du problème est le bilinguisme qu’on impose aux jeunes Québécois »

    Comme l’a si bien fit Jacques Parizeau, en 2009, ne pas parler anglais pour un francophone, c’est un serieux handicap. Alors il est a esperer qu’on va continuer a imposer le bilinguiste aux jeunes.

  33. Je n’ai pas vu les post de Ricardo sur Antagoniste mais… ce n’est pas réellement un site droitiste!! En fait la droite interventionniste veut appliquer la moralité dans la vie des gens et prône le corporatisme (ce que les ignares appellent le capitalisme… alors qu’il n’y a rien de libre marché dans un système subventionné et réglementé en faveur de certains acteurs).

    Ce que je suppose, c’est qu’il prône quand même l’intervention de l’état dans d’autres secteurs que ce qu’il parle avec vous et donc Antagoniste s’y oppose pour ça!

    Ce que je trouve drôle, c’est quand Louis dit qu’il hait son prochain… mais c’est le même gars qui veut contrôler la vie des gens et manipuler la société comme de la pâte à modeler tout en ignorant les effets pervers de ses manipulations!

    @ Internationaliste

    Ton ignorance de l’économie est flagrante, tu n’as même pas la moindre idée de ce que veux dire le mot marché, pour toi c’est une force cruelle et obscure… Explique moi pourquoi des personnes gagnent plus que le salaire minimum si la valeur est décidée de manière arbitraire… non mais quel moron.. si un employeur me donne des conditions de travail merdique, un autre se fera un plaisir de m’en offrir de meilleures pour attirer les meilleurs employé, avoir la meilleure productivité etc.

    On appelle ça les intérêts comparatifs (Théorie de Ricardo… qui n’est pas le gars qui intervient sur ce blogue, cherchez sur wiki)

  34. Boaf là c’est vrai qu’il agit en troll, il pourrait simplement faire part de son expérience en évitant les hostilités…. faut rester les deux pieds sur terre quand même..

  35. « Je n’ai pas vu les post de Ricardo sur Antagoniste »

    cherche Southpaw ou encore Rawkenroll

  36. Oh my god, ce gars là c’est Southpaw??? Ok c’Est juste un troll, un clown qui s’amuse à dire le contraire de n’importe quoi et bitcher à gauche et à droite!!!

  37. …. pas besoin d’imposer le bilinguisme… apprendre une seconde langue c’est une liberté individuelle. C’est certainement utile mais pas obligatoire!

  38. Merci Kevin pour ton commentaire « constructif ». Je m’y attendais que tu me traites d’ignorant parce que je ne partage pas ton point de vue sur le marché du travail. Si on laisse aux employeurs le choix de décider du salaire minimum c’est effectivement de l’arbitraire, tout comme le fait de décider qui est « un bon employé » ou pas. Et je te remercie pour les insultes ça démontre que tu n’es pas capable d’argumenter autrement.

  39. « Le coeur du problème est le bilinguisme qu’on impose aux jeunes Québécois »

    Je ne suis pas d’accord, Louis. Actuellement, l’anglais demeure la langue la plus parlé dans le monde et il ne faut pas oublié que nous sommes entourés d’anglophones. Nous devons nous ouvrir sur le monde, au lieu de nous replier sur nous-même par peur de perdre notre culture ou d’être « assimilé ».

  40. « C’Est juste un troll, un clown qui s’amuse à dire le contraire de n’importe quoi et bitcher à gauche et à droite »

    Pas vraiment… Quand Southpaw est capable de donner des lecons d’économie a du monde comme Tom qui crache sur tout le monde sur Antagoniste, j’appelle pas ca du bitchage.

    Quand Southpaw remet en question une étude positive sur la malbouffe commandé par… McDo, c’est pas du bitchage.

    Quand David Gagnon se peinture dans un coin et ne sait plus quoi repondre et que sa solution c’est de bloquer Southpaw, c’est pas du bitchage.

    Bref, argumenter avec conviction, c’est pas ca un troll. On peut etre d’accord ou non avec ses positions (de mon coté je ne partage pas son point de vu sur la peine de mort et il le sait tres bien) mais de là a traiter quelqu’un de troll par ce qu’il n’a pas la meme vision que nous, je trouve ca facile.

  41. Euh… j’ai jamais rien vu d’intelligent de dit par Southpaw (je ne commente pas sur le site en passant).

    Pour ton affaire de la malbouffe, je n’ai jamais vu ce billet. D’après moi, la position de David est qu’il n’y a pas lieu de légiférer sur la malbouffe et probablement aussi qu’un hamburger chez McDo n’est pas plus nocif qu’un hamburger dans un autre restaurant ou simplement fait chez vous. C’est un fast food, de la nourriture congelée réchauffée. Des frites ça reste des frites, un hamburger aussi.

    Southpaw est un troll parce qu’il n’a jamais rien de constructif à dire, juste des bitcheries, des préjugés et des demi vérité. Il n’a pas de structure d’argumentation ni de point de vu orienté par un système de valeurs.

    Pour David, je n’ai pas les détails de quand ça été fait, ce que je sais c’est que David était un solide gauchiste avec des opinions identique à Southpaw il y a environs 4-5 ans. Il est venu sur le blogue du Ql pour argumenter et nous avons détruit chacun des sophismes qu’il avançait. Je crois que depuis il s’est mis à lire beaucoup plus et à développer son esprit critique.

    J’ai du respect pour lui dans la mesure où il est capable de remettre des choses en question et changer ses positions. Ça n’empêche pas que c’est quelqu’un qui est très pointu sur ses positions et peut sembler borné mais il aime argumenter.

    Southpaw fait du bitchage puisque au lieu d’argumenter, il ridiculise, méprise et condamne de façon systématique. J’avoue que j’ai tendance à faire de même quand mon opposant est complètement déconnecté de la réalité et joue de sophismes à tour de bras mais bon, c’est pour ça que je ne post pas trop!

  42. Ah pitié, c’est complètement pitoyable ton argumentation. Dans ta tête les employeur ont le gros bout du baton pour offrir des conditions de travail…. T’est même pas proche de comprendre qu’un emploi, c’est un échange entre un service et une rénumération.

    Si tu avais raison et que les employeurs déterminaient arbitrairement un salaire, le salaire minimum serait aussi le salaire unique. Le salaire minimum est utile pour protéger ceux qui ont un emploi contre la compétition des travailleurs moins qualifié mais avec un bon potentiel. Si une personne n’est pas rentable à 9$ de l’heure, elle sera simplement sur le chômage.

    Si on pouvait, avec une réglementation, augmenter le salaire des travailleurs, 9$ de l’heure serait ridiculement bas! Les employeurs ne décident pas le salaire minimum, ils offrent un salaire point barre. Si les conditions (parce que le salaire c’est pas tout) ne te conviennent pas, un autre employeur se fera un plaisir de t’offrir des conditions proportionnelles à ta valeur.

    De la même façon que les commerce ne décident pas arbitrairement le prix des biens et services (c’est le marché, donc la compétition qui le fait)(la loi observable de l’offre et la demande ; si un prix est plus haut que sa valeur potentielle, l’offre augmentera puisqu’il est rentable de produire plus pour un meilleur bénéfice), les employeurs ne décident pas de la valeur d’un employé arbitrairement mais en fonction de la valeur de celui-ci à leurs yeux et de la compétition des autres employeurs.

    En fait, le salaire minimum a même un effet contre productif : en augmentant le chômage, il vient faire une pression à la baisse de la demande d’emploi et donc la valeur de ceux-ci. Dans un contexte de société sans salaire minimum, toute personne a le droit de négocier librement une rénumération et la quantité d’emploi (donc de possibilités) est augmenté ce qui rend l’embauche de travailleurs efficace plus valorisée. Les échelons de valeur d’emploi sont donc beaucoup mieux réparti et il est beaucoup plus facile de monter progressivement.

    Encore pire!!! Le salaire minimum interdit à ceux qui ont une productivité plus faible (donc des personnes vulnérables que M. P. prétend soutenir) de travailler à un salaire plus faible pour obtenir de l’expérience et des qualifications, peut-être même une formation de l’employeur. Il faudrait être stupide pour croire qu’un emploi qui produit une valeur approximative de 5$ peut être payé 9$… l’emploi n’existe tout simplement plus!!! Il n’augmente pas la valeur de chaque emploi, il détruit les emploi de valeur inférieure.

    Un autre effet pervers est plus général et à long terme ; les employeurs voient les employés comme une dépense au lieu d’un investissement et les traite en fonction. Un contexte d’économie libre, avec de meilleurs échelons salariaux font en sorte que les employeurs peuvent choisir de payer plus cher pour une meilleure qualité de travailleur et voient différemment leurs employés. La beauté d’un tel système est que les employés ont la possibilité en tout temps de changer d’emploi pour de meilleures conditions et les employeurs en sont conscients. De ce fait, ils s’assurent de garder de bonnes relations.

    Les relations sociales sont excessivement complexe et de créer plein de petites règles, de loi etc. dans les relations entre individu ne vient pas seulement corriger des problèmes ; ça crée plein d’effets pervers. La société n’est pas une construction centrale par des fonctionnaires bienveillants mais bien le résultat de l’interaction libre entre des millions d’individus qui travaillent en fonction de leurs intérêt propre et qui ont intérêt à coopérer pour y arriver.

    Personne ne travaille pour le bonheur de l’employeur et ceux-ci n’embauchent pas pour faire plaisir à leurs employés. La théorie des avantages comparatifs s’applique très bien à la réalité et le marché est la seule garantie que les résultats seront positifs pour l’ensemble de la société.

    La richesse de société que nous avons en ce moment (il est possible avec un emploi non qualifié d’avoir un salaire gigantesque!!!! Avoir un logement, de la nourriture de qualité, des vêtements, etc. pour un simple emploi qui ne demande même pas de savoir lire et écrire, c’est impressionnant!) n’a pas été causée par le salaire minimum ou des loi ; elle est le résultat d’une économie de marché où chaque acteur agit de façon la plus responsable possible (même si c’est distortionné par l’intervention étatique) pour son propre profit (c’est dans la nature humaine, c’est tout à fait normal de mettre des efforts pour notre propre bonheur)(Louis ne me fera pas croire qu’il a fait ce blogue par altruisme… c’est parce qu’il éprouve un besoin de s’exprimer et prend plaisir à construire ce blogue… c’est tout à fait égoïste comme construction et… c’est bien correct comme ça!! toute société est basée sur la coopération volontaire pour l’avantage des deux parties!)

  43. @Kevin

    Quand t’auras une chance, tu m’indiqueras où j’étais dans le champ sur Antagoniste… genre, des exemples concrets.

  44. « Euh… j’ai jamais rien vu d’intelligent de dit par Southpaw »
    -dommage, c’est pas ca qui manque! Va voir les échanges entre lui et Tom… c’est surréaliste!

    « Pour ton affaire de la malbouffe, je n’ai jamais vu ce -billet. » Si t’as du temps libre, remonte les billets jusqu’à il y a un an et demi

    « Je crois que depuis il (David) s’est mis à lire beaucoup plus et à développer son esprit critique »
    – David n’a pas d’esprit critique, il a un esprit binaire. Il concoit la réalité selon deux poles, c’est tout. Quand il a fait le saut de la gauche vers la droite, il n’a pas vu le centre et toute la zone de nuance qui existe entre les deux. Ca ne l’ampeche pas d’etre tres intelligent et de presenter d’excellents billets. Mais tout comme Ray dans Rainman, y’a des concepts simples qui lui échappent. Et quand on tente de lui montrer qu’il peut y avoir une faille, il capote, does not compute. Tiens, un exemple: 1 an avant les elections americaines, David donnait McCain comme prochain president. Pourquoi? Les sondages et les chiffres etaient du coté de McCain. Southpaw (alors rawkenroll) lui dit qu’on peut faire dire pas mal ce qu’on veut aux chiffres et que d’ici les elections tout peut changer. Selon Southpaw, le vrai sondage c’est le soir de l’election. David n’en démord pas! McCain va gagner, les chiffres et les sondages le prouvent, Southpaw est idiot et est dans le champ… a peu pres le meme discours que tu tiens en ce moment a son sujet.
    Sais-tu ce qui est arrivé le soir des élections?

    En terminant, Ricardo t’as posé une question ici, t’as une chance en or de nous prouver que tes propos sont vrais.

  45. Je connais assez le marché du travail pour dire que les employeurs ont le gros bout du bâton concernant les conditions de travail. Quand tu parles de la « valeur » de l’employé c’est complètement arbitraire, car qui détermine cette valeur et comment? C’est bien beau de dire que si on n’est pas satisfait de ses conditions de travail on peut changer d’emploi, encore faut-il trouver un autre emploi qui correspond à ce que l’on recherche. Tu parles comme si ça tombait du ciel!

    Tous les avantages sociaux que l’on a présentement on été obtenu suite à des luttes intenses et ne sont pas éternellement garantis loin de là. Ce n’est pas à cause d’un mécanisme quelconque de l’économie de marché mais parce que les générations de travailleurs qui nous ont précédé se sont battus pour ça.

  46. « Je connais assez le marché du travail pour dire que les employeurs ont le gros bout du bâton concernant les conditions de travail. »

    J’ai passé une entrevue à un moment donné chez Desjardins. Malheureusement, mes attentes salariales ne cadraient pas dans la grille des salaires de Desjardins. Ca a pris 2 mois et 3 signatures de Directeur. Mais j’ai eu exactement ce que je voulais et j’ai accepté l’offre.

    « Quand tu parles de la “valeur” de l’employé c’est complètement arbitraire, car qui détermine cette valeur et comment? »

    L’offre et la demande. Ainsi que la rareté.
    C’est l’une des toute première chose qu’on enseigne dans un cours d’économie. Pas mal n’importe qui peut ramasser des fraises dans un champ. Peu de personne par contre peuvent pratiquer une opération à cœur ouvert.

    « Tous les avantages sociaux que l’on a présentement on été obtenu suite à des luttes intenses  »

    Pour le travailleur non-spécialisé, oui.
    Pour le travailleur spécialisé, non.

  47. Pour un emploi identique j’ai vu des différences salariales assez importantes dans deux entreprises oeuvrant dans le même domaine et ayant le même nombre d’employés.

    Concernant les luttes sociales il y en a eu aussi du côté des travailleurs spécialisés, comme les enseignants, les infirmières, etc.

  48. « Pour un emploi identique j’ai vu des différences salariales assez importantes dans deux entreprises oeuvrant dans le même domaine et ayant le même nombre d’employés. »

    Certaines entreprises réussissent mieux que d’autres. Ou sont mieux administrées. Ou on décidées d’être plus agressive sur le marché de l’emploi. Mais je serais curieux de connaitre ces entreprises dont tu parles.

    « Concernant les luttes sociales il y en a eu aussi du côté des travailleurs spécialisés, comme les enseignants, les infirmières, etc. »

    En effet.
    Au Québec.
    En dehors du Québec, est-ce ainsi?

  49. Je te laisse deviner laquelle des deux entreprise a les meilleurs employés…

  50. Quel comique… la valeur d’un travail n’est pas arbitraire mais subjective! T’est le genre de clown qui pense qu’un emploi est un droit!! Si tu étais entrepreneur 2 secondes dans ta vie, tu comprendrais ce que c’est la création d’emploi!!

    Mon boss s’en calice de ce que ton grand père a fait comme manifestation, il me donne des conditions en fonction de ce que je vaut pour éviter que j’aille voir ailleur. Faut être un méchant fucké pour croire que nos employeurs offrent un salaire par altruisme ou par respect de ce que des personnes qui ne sont plus là ont demandé!!

    L’augmentation du pouvoir d’achat vient de la productivité, pas des syndicats ou des anciens travailleurs… non mais quel commentaire naif

  51. Toujours aussi constructif dans tes commentaires cher troll! Incapable d’argumenter sans lancer d’insultes. C’est vraiment fort. Les patrons n’offrent pas des conditions par altruisme ou par respect bien sûr mais parce que les luttes du passé ont permis d’obtenir des avantages sociaux et des droits ainsi qu’un certain rapport de force. C’est pas dur à comprendre. Lors des premiers temps de la Révolution industrielle la journée durait facilement quatorze heures et les conditions de travail étaient extrêmement dures. Si on a fait des progrès depuis c’est grâce aux luttes acharnées menées par les travailleurs et les travailleuses depuis ce temps là. On a réussi à avoir des normes du travail et dans certains cas des syndicats avec des conventions collectives. Mais comme le dit si bien Louis tu es un troll et ça vaut pas la peine de discuter avec toi.

    Pour répondre à Ricardo Martin il y a eu et il y a encore des luttes des travailleurs spécialisés hors du Québec. Qu’on pense aux grèves du secteur public en Colombie-Britannique en 2005 ou la grève des enseignants ontariens en 1997 pour ne nommer que ces deux exemples.

  52. Message à tous: veuillez SVP consulter la nétiquette, notamment le point 2:

    Les insultes, attaques ad hominem répétées, la diffamation et les menaces ne sont pas acceptées. Il est possible d’attaquer les arguments de quelqu’un avec une force incroyable sans pour autant s’attaquer à sa valeur en tant qu’individu.

    En clair, une attaque ad hominem par ci par là, personne ne va s’en plaindre. Mais si chaque commentaire l’est, cela rend la discussion déplaisante et risque de décourager certains lecteurs de participer. De plus, cela constitue un frein à la discussion car l’égo prend forcément le dessus sur les idées.

    Conséquemment, je vous demande à tous, dont Kevin (et j’apprécie tout de même le fait que tu t’es amélioré depuis une semaine), de ne pas abuser de ces attaques. Il est possible d’écrire de bons arguments sans insulter ses interlocuteurs, surtout s’ils ont été polis et civilisés avec soi.

    Merci!

  53. Gros merci Louis. Je commençais à en avoir ras le bol des insultes de ce type.

  54. Récurrence

    Très bien de prendre position pour le français mais il faudrait aborder la langue de façon moins politique ou abstraite et de parler de culture (pas la culture télévisuelle mais celle qui mérite d’être soulignée). Montrer la force de la littérature au Québec, donner des exemples de compositeurs de musique contemporaine (qui connait Claude Vivier, Serge Garant ou Gilles Tremblay ?) ou chanter ses poètes (ses poètes et non ses chansonniers !) : Roland Giguère, Jacques Brault, Claude Gauvreau, etc.

    Il faudrait aussis montrer du respect à la langue française et corriger par exemple un type, entre autres, d’erreur qui revient souvent sous votre plume. « Moi qui en était venu à croire que le service à la clientèle impliquait systématiquement la dévalorisation », dites-vous. « Moi qui en étais venu… ».

  55. Bonjour Louis,

    Comme ça, je fais bien de déménager à Tétreaulville ! J’hésitais un peu car la j’habite Ahuntsic, limite St-Michel, loin de tout et pas de services. Par contre, très beau quartier à Ahuntsic, les arbres et tout. Mais les gens sont gentils mais un peu froids (à comparer à Ville-Émard)…

    Bref, je me demandais si je faisais un bon moove d’alle vivre sur la rue Pierre-Tétrault pas loin d’Hochelaga, côté sécurité aussi. Mais le logement est très beau et le prix abordable.

    Merci

    En passant, par rapport à Ville-St-Laurent, j’ai ressenti la même chose aussi lorsque je travaillais là. Tu as tout à fait raison ! Vive la planète de l’Est !

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