La complainte des agriculteurs dépendants des travailleurs étrangers

Oh non, ne me faites pas pleurer, messieurs les agriculteurs qui s’inquiètent d’une possible pénurie de travailleurs mexicains cet été à cause de la grippe porcine. Que non!

Quand on paie ses employés au salaire minimum pour des semaines de 65 à 70 heures, à quoi s’attend-on? Croit-on sérieusement que tous les jeunes sans-emplois du Québec vont se lancer dans une aventure où ils ne récolteraient qu’un maigre salaire pour accompagner tout un été de maux de dos?

complainte-agriculteurs

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Au lieu de vous lamenter sur le manque de main-d’oeuvre québécoise, pourquoi ne commenceriez-vous pas par payer équitablement vos employés et leur offrir des conditions de travail décentes?   Vous faites venir 6500 employés étrangers – surtout des femmes, plus dociles et exploitables – dans vos champs à tous les ans; combien de jeunes Québécois pourrait-on faire travailler si vous acceptiez de leur offrir un salaire compétitif?

Le problème, me répondrez-vous, c’est que vos produits de la terre sont en compétition avec le monde entier et que si vous payiez équitablement vos employés vous ne feriez plus assez d’argent pour couvrir tous vos frais.

Et vous auriez raison de me répondre ainsi.

L’enjeu réel n’est-il pas alors dans nos mains à tous, nous qui avons voté pour des gouvernements qui ont sacrifié notre agriculture sur l’autel du libre-échange? Des gouvernements qui préfèrent voir des millions de dollars quitter le pays dans les poches de travailleurs étrangers plutôt que d’assurer un salaire décent à de jeunes adultes de chez nous. De l’argent qui retournerait à la collectivité au lieu d’aboutir quelque part au Mexique…

Alors, je ne vous blâme pas, messieurs les agriculteurs, mais je nous blâme d’avoir voté pour des élus adhérant à un libre-marché de plus en plus dysfonctionnel.  Un système qui condamne au chômage nombre de jeunes des régions tout en rendant les agriculteurs dépendants d’un cheap labor à 5000 km. d’ici.

À quand un gouvernement aux politiques plus modérées et intégrant un minimum de protectionnisme afin de protéger nos emplois et notre mode de vie?

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29 Réponses

  1. Fiou, j’ai eu peur que tu les blâmes pour de vrai au début… mais bravo, c’était accrocheur =P j’ai lu avec passion du début à la fin… plus qu’à faire ouvrir les yeux aux gens alentour de nous.

    Wil

  2. Ouais ! J’avais écrit un texte sur mon blogue intitulé Los Tarbanakos. C’est que j’ai moi-même donné dans le monde de l’agriculture et je peux te dire que si nous sommes à blâmer, c’est dans le peu d’intérêt qu’on manifeste pour ces métiers. Et c’est encore une fois, pas une question d’argent, mais c’est exigeant le travail d’agriculteur.

  3. « Protectionisme »: Je croyais que le moyen age était terminé…

    « Quand on paie ses employés au salaire minimum pour des semaines de 65 à 70 heures, à quoi s’attend-on? »

    C’est dommage, je ne suis pas abonné au Devoir, alors je n’ai pas les chiffres exactes. Mais bon. Voici à quoi on peut s’attendre: 70 heures/semaine x 52 semaines/année x $9.00/heure = $32760.00/année. Je peux me tromper, mais c’est plus payant que le B.S. Évidemment, ça prend un certain effort… Et travailler 70 heures par semaines, c’est pas drôle. Mais j’imagine que c’est mieux que de rester à la maison à rien faire avec zéro chance d’améliorer son niveau de vie et son sort.

    « c’est exigeant le travail d’agriculteur. »

    En effet.
    Mais malgré tout, ça fait des millénaires que ce métiers se pratique.
    Soudainement, c’est rendu trop dur pour les Québécois.

    Laver la vaisselle, faire du paysagement, travailler chez Mcdo, ça non plus c’est pas facile. Mais les gens le font.

    Moi, je me pointerais a Hochelaga-Maisonneuve avec des autobus scolaires, je les remplierais et j’amènerais tout ce beau monde s St-Rémi pour ramasser des salades. Criss, tant qu’à les payer à rien faire à la maison, aussi ben les faire travailler aux champs.

  4. À quand un gouvernement aux politiques plus modérées et intégrant un minimum de protectionnisme afin de protéger nos emplois et notre mode de vie?

    Très bon billet, mais cette dernière phrase m’a fait un peu sourciller. Je crois qu’il faut arrêter d’attendre qu’un gouvernement agisse de la façon qu’on veut. Nous devons imposer une politique participative, mais aussi une démocraties contractuelle pour les élus qui auront à gérer ce qu’on leur laissera gérer.

    La raison est simple, la politique que nous connaissons en ce moment ne fonctionne plus. Nous devons nous impliquer d’avantage, au lieu de laisser tout le pouvoir à un petit groupe de personnes.

    En terminant, je suis d’accord avec toi, nous devons avoir une économie plus locale, mais aussi des communautés qui peuvent s’auto-gérer. C’est ça l’avenir, à mon avis.

  5. @William: Je les blâme tout de même un peu pour leurs larmoiements. Plusieurs de ces agriculteurs auraient les moyens d’offrir un salaire décent à leurs employés, mais c’est plus facile d’exploiter des Mexicains… Ceci dit, oui je crois que la faute revient tout de même à nous, qui votons pour des gouvernements libre-échangistes depuis des décennies!

    @Daniel Labonté: Je suis d’accord avec toi qu’on manifeste peut-être peu d’intérêt pour le métier. À mon avis, il s’agit d’une autre conséquence du manque de perspectives d’un secteur décimé par le libre-échange.

    @Ricardo Martin: Le Moyen-âge, à mon avis, c’est précisément quand on force des gens à travailler 70 heures par semaine pour un salaire misérable. Nous sommes une société très riche, et nous avons les moyens de permettre à tout le monde de gagner honnêtement sa vie sans s’épuiser à la tâche ou subir les affres du chômage.

    @Redge: Merci. Je suis entièrement d’accord avec toi. Je crois également que la participation va de pair avec l’espoir des résultats; tant que nous aurons des élus davantage à l’écoute du Conseil du Patronat que de la population, ça sera difficile de changer les choses.

  6. « mais c’est plus facile d’exploiter des Mexicains… »

    Ils sont rendus syndiqués… il va falloir repasser pour l’exploitation.

    « Le Moyen-âge, à mon avis, c’est précisément quand on force des gens à travailler 70 heures par semaine pour un salaire misérable. »

    $32K, c’est pas mal plus que le BS…

    Tiens, tu possedes une entreprise. Tu recois 2 C.V. Le premier, un gars qui travaille sur une ferme depuis 3 ans. L’autre, un BS qui a rien fait depuis 3 ans. Lequel vas-tu choisir?

    Evidemment, ca serait bien de payer les cueilleurs $20.00 de l’heure. Par contre, les fruits et legumes seraient plus chers… beaucoup plus chers…

    En passant, tu sembles oublier que pour travailler, le cultivateur doit emplrunter. Beaucoup, beaucoup, beaucoup d’argent. T’sais, quand tu dois 5-600K a la banque, y’a un stress qui vient avec ca. Un stress qui peut etre tres lourd sur le systeme nerveux a la longue. Stress que le gars dans le champ ne porte pas.

    « Nous sommes une société très riche, et nous avons les moyens de permettre à tout le monde de gagner honnêtement sa vie sans s’épuiser à la tâche »

    Travailler, c’est pas le Club Med…

  7. Excellent point amené ici. Il serait intéressant par contre de creuser la thématique des agriculteurs qui sont les premiers à se plaindre de la concurrence « déloyale » de la bouffe étrangère en provenance de Chine et d’autres pays du genre et qui versent constamment dans le protectionnisme belliqueux via l’UPA. De l’autre côté, on réclame le droit ultime au cheap labor du Mexique une condition sine qua non selon eux à la survie de l’industrie de l’agriculture.

    Parlez-moi de gens qui parlent des deux côtés de la bouche pour tenter de tirer le meilleur des deux mondes.

    TM

    PS: « Vous faites venir 6500 employés étrangers – surtout des femmes, plus dociles et exploitables »

    Je ne mets pas en doute votre statistique ni votre argument mais c’est quand même curieux qu’à la télé ce soit toujours des hommes mexicains qu’on voit travailler aux champs et très rarement des femmes (à vrai dire je n’ai vu aucune mexicaine dans aucun reportage, elles existent certes mais on ne nous les montre pas à l’écran).

  8. @Ricardo Martin

    « T’sais, quand tu dois 5-600K a la banque, y’a un stress qui vient avec ca. Un stress qui peut etre tres lourd sur le systeme nerveux a la longue. Stress que le gars dans le champ ne porte pas. »

    Comme si l’employé n’avait lui aucune dette à payer, aucune famille à faire vivre, aucune obligation financière à rencontrer.

    Vous vivez dans quel monde vous? Un monde où seuls les employeurs ont des obligations financières à respecter?

  9. La solution n’est pas dans les lois protectionnistes mais seulement utiliser le GBS des gens qui peu très bien se gérer avec un cerveau de la grosseur d’un pois.

    Mon père a été toute sa vie à travailler dans son propre commerce dans un village où le trip des villageois était d’aller « magasiner en ville ». Or, le monde de la ville payait zéro dollars de taxe dans notre village et pour ajouter l’insulte à la blessure, c’est notre village qui envoyait des taxes à la ville sous prétexte qu’on venait utiliser leurs infrastructures.

    Aujourd’hui, mon père habite une autre ville et paie ses taxes ailleurs et les villageois de mon ancien village continuent d’aller magasiner en ville parce que ça fait une sortie avec la bonne femme. Je ne sais pas s’il va y avoir un chat qui va allumer avant que le village ne devienne qu’un village fantôme puisque le fait d’être une succursale de la ville était déjà un fait accompli.

    Bref, ce n’est pas en forçant les agriculteurs à adhérer à un protectionnisme au niveau des ressources humaines qui règlera le problème mai bien tenter d’allumer les lumières de ces agriculteurs et de les sensibiliser à cette grave problématique. S’ils ne peuvent pas le réaliser, ce n’est pas une loi qui va changer les mentalités, ils périront avec le reste du monde, leurs concitoyens qui paient des taxes dans le même pays qu’eux, dans la même province et dans la même ville, c’est tout.

  10. Eh boy mon homme bonne chance pour ta suggestion. C’est exactement ce dont je parlais dans mon blogue. Il y avait des autobus qui partaient de Sorel, de St-Hyacinthe et Drumondville et le premier du mois, ces autobus étaient presque vides. Les B.S. ta salade, y s’en chrissent. Elle pourrira, eux-autres ont leurs chèques, pis tu peux pas les forcer à travailler.

    Et je parle de ce que j’ai vécu. Je te bullshite pas !

  11. Eh boy mon homme bonne chance pour ta suggestion. C’est exactement ce dont je parlais dans mon blogue. Il y avaient des autobus qui partaient de Sorel, de St-Hyacinthe et Drumondville et le premier du mois, ces autobus étaient presque vides. Les B.S. ta salade, y s’en chrissent. Elle pourrira, eux-autres ont leurs chèques, pis tu peux pas les forcer à travailler.

    Et je parle de ce que j’ai vécu. Je te bullshite pas !

  12. Eh boy mon homme bonne chance pour ta suggestion. C’est exactement ce dont je parlais dans mon blogue. Il y avaient des autobus qui partaient de Sorel, de St-Hyacinthe et Drumondville et le premier du mois, ces autobus étaient presque vides. Les B.S. ta salade, y s’en chrissent. Elle pourrira, eux-autres ont leurs chèques, pis tu peux pas les forcer à travailler.

    Et je parle de ce que j’ai vécu. Je te bullshite pas !

  13. Ouais ! Politique participative, qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire encore ?

    Je retiens ta phrase :«Nous devons nous impliquer davantage, au lieu de laisser tout le pouvoir à un petit groupe de personnes.»

    Mais de quel genre d’implication parles-tu ?

  14. Tiens ! Dis-moi pas quelqu’un de plus réaliste.

  15. C’est parce que travailler dans les champs, c’est pas très accomodant pour les femmes. Quand tu as envie de pisser, tu pisses dans le champs, parce que les champs sont immenses. Et pas beaucoup de place pour te cacher les fesses. Il faut qu’elles aillent dans les hautes herbes qui séparent les champs.

  16. Quoi ? C’est la faute aux agriculteurs !?! Si on importe de la main-d’oeuvre, c’est parce que les Québécois ne sont pas intéressés par ce genre d’emploi.

    Les Québécois sont une main-d’oeuvre instable, surtout les B.S. Un matin ils rentrent, un matin ils ne rentrent pas. Les fruits et les légumes ne peuvent pas attendre. Quand ils sont mûrs, il faut les cueillir et profiter de toute la journée, soit du lever du soleil au coucher du soleil, surtout s’il fait beau.

    Et en passant, ce ne sont pas des Mexicains, mais des Guatémaltèques. Et il n’y a pas de cas de grippe porcine au Guatemala, du moins aux dernières nouvelles.

  17. Non Louis, pas peut-être, c’est officiel, on manifeste peu d’intérêt pour ce genre d’emploi. Moi, je suis allé ramasser des poulets, des concombres et des pommes, et dans les trois cas, on engageait des Guatémaltèques et on était très satisfaits d’eux. Et cela fait des années que cela se pratique.

    Et moi je leur ai posé la question. Ils les aiment, parce qu’ils sont stables, et eux, ne se plaignent, parce qu’ils sont contents de travailler ici, cela leur fait beaucoup d’argent quand ils retournent dans leur pays.

  18. T’as fait beaucoup de prêts de 5-600K et plus dans ta vie?

  19. Blâmer les agriculteurs, quoi de plus facile. N’importe quoi !

  20. Lire le texte jusqu’au bout, ça ne semble pas beaucoup plus difficile.

  21. @Ricardo Martin,

    Vous savez très bien comme moi que la taille du prêt est une donnée biaisée quant à comparer des pommes avec des pommes. Il faut y aller avec le ratio d’endettement pour pouvoir comparer les deux choses.

    Une entreprise ayant un prêt de 1 million de dollars mais générant des profits annuels de 500 000$ nets a un ratio d’endettement de 100% tandis qu’un travailleur gagnant 20 000$ par année et ayant une dette de 100 000$ a un ratio d’endettement de 500%.

    Alors il faut considérer les revenus au prorata de la dette pour avoir des statistiques juste. Donc le stress généré devrait être au prorata du ratio d’endettement et non de la taille de la dette.

  22. Il faut VRAIMENT être de mauvaise fois pour arriver avec un exemple aussi biaisée…

    Taux d’endettement: Ça ne veut pratiquement rien dire, car ça omet d’amortir la dette. Si ton taux d’endettement de 500, tu l’as a l’age de 25 ans, pas de panique. Si tu l’as a l’age de 60 ans, c’est une tout autre histoire… t’es dans l’marde.

    Et tu en connais beaucoup des fermes qui font des profits annuels net de $500K par année? Tu connais le prix d’un quota pour une seule vache laitière? Tu sais comment ça coute construire une ferme? Tu connais le prix d’un tracteur de ferme? As-tu juste une idée du prix d’un pneu de tracteur? Un cultivateur prend des risques ÉNORMES. Le cueilleur, il en prend aucun. En bonus, le cultivateur CRÉE des emplois. Si ton cueilleur est si brillant que ça, qu’il en crée des emplois. Non, c’est plus facile de refuser des jobs parce-qu’elles sont trop forcantes et rester à la maison à
    se pogner le cul.

    En fait, si j’étais cultivateur, je crois que je refuserais d’avoir des BS de peur qu’ils décrissent toute ma récolte. Et, pour ton information, j’ai habité 10 ans a Verdun, alors j’ai une assez bonne idée de quoi je parle.

  23. @M. Martin,

    Vous semblez être très au courant des dépenses et des investissements des agriculteurs alors peut-être pourriez-vous éduquer le public sur ces coûts que vous mentionnez.

    Il ne faut pas oublier qu’avec l’UPA, les agriculteurs sont largement subventionnés et c’est un milieu hautement régulé qui invoque constamment des mesures protectionnistes pour protéger leur marché mais qui de l’autre côté veut comme monsieur, madame tout le monde payer le moins cher possible pour leurs dépenses. Un peu comme le gars syndiqué au coton qui va acheter des cossins made in China au Wal Mart, tout le monde tire la couverture de son bord, veut le meilleur des deux mondes, le beurre et l’argent du beurre et de ce fait, parle des deux côtés de la bouche dépendamment de qui est en cause. Quand on est l’acheteur, on veut payer le moins possible, quand on est le vendeur, on veut vendre au prix le plus cher possible. Alors ce n’est pas moi qui va venir brailler sur leur cas. En passant, je viens de la campagne et j’ai travaillé pour un bon nombre d’agriculteurs. Ils travaillent jours et nuits d’arrache-pieds mais j’en connais aucun dans la rue et pauvre comme Job et curieusement, j’en connais très peu qui ont fait faillite. J’en connais aussi qui ont bloqué la 20 pendant un mois avec leurs cochons et d’autres qui ont flingués devant les caméras leurs vaches pour montrer la soi-disante non-rentabilité de leurs opérations. Si c’était si non-rentable, il n’y aurait personne dans ce domaine et tout le monde irait au salariat si le salariat prolétaire était le klondike.

    Je connais par contre beaucoup d’assistés sociaux et de travailleurs au salaire minimum qui doivent se priver d’à peu près tout et plusieurs gens qui ont fait des faillites personnelles à qui on refuse un prêt de 1000$.

    À chacun ses troubles, je crois que les deux situations restent difficilement comparables.

  24. Sauf Louis, que ton protectionnisme, il ne fonctionne pas. Loblaw achète des concombres qui arrivent par bateau de l’Inde. Pourquoi ? Moins cher et de meilleure qualité.

    Sauf que si on bloquait ces envois d’ailleurs, on aurait forcément une meilleure qualité, parce qu’on augmenterait la demande ici.

  25. Mais, est-ce que les gens sont prêt à payer un peu plus cher pour des produits locaux? On parle d’agriculture, mais c’est un sujet qui est vaste et peut toucher bien d’autre domaine. On se souviendra, entre autre, du secteur textile…

    Loblaws, Métro, IGA, peu importe, ne veulent probablement pas prendre le risque d’acheter local si les clients chialent que les prix sont trop haut.

  26. A mon avis, une ferme, c’est $1M. Minimum.
    En plus de devoir travailler jours et nuits. D’arrache-pied. Possiblement avec Papa qui vient donner un coup de main bénévole sur une base régulière.

    Pour ce qui est des faillites, dur a dire.
    Mais il y a aujourd’hui beaucoup moins de fermes aujourd’hui qu’avant…

    « À chacun ses troubles, je crois que les deux situations restent difficilement comparables. »

    En effet. Un cultivateur prend des risques énormes et il travaille très très fort. Un assisté social prend zéro risque et ne fait pratiquement rien.

  27. Y’a une question d’éducation aussi. Une carotte cueillie en Indes a perdue une partie importante de sa valeur nutritive lorsqu’elle arrive ici.

  28. Je suis d’accord avec ce dernier point. Et on a tendance à oublier que c’est bien beau payer moins cher, mais ça donne quoi quand le libre-échange entraîne la perte d’une foule d’emplois bien payés, notamment dans a foresterie, le secteur manufacturier… et l’agriculture!

  29. Je ne suis pas d’accord avec ta position, mais je vais néanmoins apporter un autre angle à ton propre énoncé:

    Si le Canada et les USA ne subventionnaient pas tant leur agriculture, les produits nord-américains ne pourraient pas être dumpés pour une fraction du prix au Mexique. Les fermiers mexicains auraient donc du travail chez eux, et n’auraient donc pas besoin de s’exiler pour vivre décemment.

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