La dictature des réseaux et le blogueur-parasite

C’est quelque chose qui me tape royalement sur les nerfs.  Écrire quand on a rien à dire.  Autant aller aux toilettes sans envie, manger sans faim ou dormir sans sommeil.  À quoi ça sert, dites-moi?

Je survolais le carnet d’un blogueur que je ne nommerai pas pour ne pas le stigmatiser. Ça fait déjà plusieurs fois que je parle de lui à certains amis. J’ai l’impression que la recette pour être populaire sur la blogosphère consiste à écrire le plus souvent possible pour ne rien dire du tout.   Bref, c’est l’oeuvre d’un parasite qui fédère le contenu créatif créé par d’autres sans jamais oser se mouiller et assumer ses opinions.

dictature-reseaux-blogueur-parasite

Source de l’image

Voici la recette pour avoir beaucoup de commentaires sur son blogue sans jamais écrire quoi que ce soit de particulièrement intelligent.

Le blogueur-parasite:

  • Donne rarement son opinion. Il se contente de parler de l’opinion des autres.  Il parlera de ce qu’un tel pense ou un tel autre affirme.  Il n’a pas d’opinions sur les sujets en question et se contente généralement de conclure par des généralités un peu usées à la limite du pathos;
  • Fait un maximum de liens. Pour compenser le fait qu’il n’a rien à dire, il fait un tas de liens dans chacun de ses textes.  Il incite ainsi chaque personne liée à venir commenter son texte même si celui-ci n’apporte pas le moindre contenu constructif.  Il suffit d’écrire qu’un tel a dit ceci, un tel a dit cela et une telle pense ceci pour que les personnes commentées viennent le remercier du lien et contribuent à lancer la discussion.  Il s’agit donc d’une forme de parasitage consistant à se nourrir de l’énergie créatrice des autres;
  • Écrit des textes très courts: Idéal pour Twitter, où il a un compte très actif.  L’idée consiste à avoir toujours quelque chose de neuf sur le site.  Puisqu’il est impossible d’écrire un texte de 2000 mots par jour, il faut faire le plus court possible, mais également le faire le plus souvent possible.  Bref, le blogueur écrit 3 ou 4 paragraphes, rarement plus (sauf s’il a beaucoup de personnes à citer, c’est-à-dire si le parasite a trouvé une source créatrice particulièrement riche);
  • Écrit souvent: La suite logique du point précédent: puisque le blogueur écrit des textes courts, il a le temps d’en écrire souvent.  Une fois par jour est un minimum, et s’il doit s’absenter pour quelques jours il est impératif de le signifier à ses lecteurs;
  • Est collé sur l’actualité. Il doit être rapide comme l’éclair.  Il surveille les blogues de ceux qui créent du contenu plusieurs heures par jour, et dès qu’il se passe quelque chose il se dépêche de faire un lien vers ceux qui ont la capacité d’en faire une analyse réfléchie;
  • Pose beaucoup de questions mais possède rarement même l’ébauche d’une réponse. Il pose beaucoup de question, mais il ne cherche pas à y répondre.  Poser une question, ça permet de laisser les autres tenter d’y répondre.  Bref, encore une fois, on prospère sur l’énergie créatrice d’autrui.  Poser une question et émettre ensuite une hypothèse sérieuse basée sur un discours articulé, voilà qui est hors de question pour le blogueur-parasite.

Appliquez les six points précédents et vous aurez un blogue qui a du succès.

La vraie question, pourtant, demeure intacte:qu’est-ce qu’un tel blogueur apporte comme contenu aux autres?  À part faire des zillions de liens vers tous ses amis, on ne le lit que rarement réfléchir, se questionner, prendre position, bref apporter du nouveau au débat.  Il est toujours le premier pour parler de la réflexion d’autrui, mais lui, qu’a-t-il donc à apporter?  À part constituer un aperçu de ce que pensent ceux qui pensent à quoi sert-il et qu’est-ce que cela implique pour le futur de la blogosphère?

Quel futur pour les blogues?

Avec la montée en puissance de Twitter, je crois que le futur des blogues sera moins dans le contenu que dans la potentiel de réseautage qu’ils apportent. Réfléchir, se questionner, philosopher, faire des enquêtes, tout ça aura de moins en moins d’importance dans la mesure où la personne qui produit ce contenu fera ou non partie de notre réseau social. D’une certaine manière, le blogueur-parasite sera l’ami qu’on a et qui nous tient au courant de tout ce qui se passe chez ceux qui ont quelque chose à écrire. D’un côté, il parasite, mais de l’autre il redonne à son réseau social. Qui a dit que tout en lui est noir?

Et pour les créateurs de contenu, que restera-t-il? Pas grand chose. Si votre force n’est pas la capacité à créer et entretenir un réseau social, il vous restera seulement à espérer qu’un blogueur-parasite soit en panne d’inspiration et fasse un lien vers votre site, amenant des gens vous lirent. Mais n’espérez pas qu’ils reviennent: dans le vortex de l’internet 2.0, on ne surfe plus le web à la va-comme-je-te-pousse, mais on écoute ses amis du réseau et on suit leurs liens. Bref, ou vous créez un réseau, ou vous vous condamnez à écrire dans le vide, dépendant des blogueurs-parasites pour votre succès.

Ce sont peut-être mes bleus qui se poursuivent, mais je suis de moins en moins enthousiaste vis-à-vis du potentiel démocratique et libérateur des blogues.  D’une démocratie des blogues nous sommes peut-être en train de dévier vers une dictature du réseau où la qualité de la relation avec autrui prend le pas sur la rigueur et l’éthique.  L’important n’est plus ce qui est dit, mais qui le dit.  Gratte mon dos et je gratterai le tien.

N’est-ce pas là une réplique exacte d’un système politique souvent corrompu qu’on est en train de mettre en place?

Pour ma part, je respecte les créateurs et j’abbhore les parasites qui se croient en mesure de juger de tout et de rien sans jamais avoir le courage de prendre position et d’articuler un discours réfléchi sur un sujet donné. À mes yeux, c’est purement et simplement une forme de prostitution littéraire.

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36 Réponses

  1. On est toujours le parasite de quelqu’un à la fin non?

  2. Hmm.. J’aurais eu tendance à croire qu’on finit toujours par se faire bouffer par un parasite! 😛

  3. […] est une réaction à ce billet de Louis, dit L’Électron Libre, qui se plaint d’un blogueur en […]

  4. A force de ne pas vouloir nommer ceux qu’on stigmatise, on finit par stigmatiser ceux qu’on ne vise pas: http://emerillon.niala.net/2009/04/blogues-dictateurs-et-parasites/

    …avec respect.

  5. M. P., vous visez beaucoup de blogueurs avec votre 12 à canon tronqué. Le résultat; vous blessez inutilement.

  6. Heu… Je ne te vise pas en tout cas, car tu donnes ton opinion et assume tes points de vue.

    Certains, comme Alain B., s’offusque que je ne nomme pas la personne, mais c’est plus par respect que je ne désire pas stigmatiser cet individu. J’ai déjà, par la passé, nommé des blogueurs que je critiquais, et j’ai mangé une volée de bois mort de la part de tous ceux qui se voudraient les censeurs de blogosphère, alors je suis plus prudent cette fois-ci.

    Je m’excuse si tu te sens blessé, mais tu n’as pas à te sentir blessé.

    Si d’autres se sentent concernés et vivent comme parasites de ceux qui pensent, qu’ils mettent le chapeau!

    Bloguer, c’est donner son opinion, assumer celle-ci et donner des coups de pied dans le nid de guêpes. Ceux qui se contentent de prospérer sur le dos d’autrui sans jamais oser donner leur opinion ou réfléchir à une tentative de réponse à leurs questions m’irritent au plus haut point. Ils ont peut-être leur utilité, mais à mes yeux ce qui prospère sur le dos d’autrui constitue effectivement un parasite.

    Mettre le réseau et les intérêts personnels avant les idées, c’est exactement ce qui ne fonctionne pas dans le monde politique actuel.

    Ceci dit, comme je l’ai écrit, tout n’est pas noir. Suivez les conseils ci-haut et vous aurez un blogue vivant et populaire. Aucun contenu, aucune réflexion, mais un blogue vivant et populaire. Le WipeOut de la blogosphère.

  7. Je ne suis pas sûre de comprendre le pourquoi de l’appellation « blogueur-parasite » parce que le mot parasite dans ma tête se rapproche beaucoup plus d’un troll.

    En tout cas, je n’ai pas envie d’en faire un débat de vocabulaire, je pense pas que c’était vraiment ça ton point.

    Ceci étant dit, moi, ce type de blogueur ne me dérange pas. Bien au contraire, il me permet de découvrir du nouveau contenu, de nouvelles idées.

    Je crois que tout le monde n’a pas cette capacité de répondre dans l’immédiat aux questions qu’il se pose… L’absence de réponse concrète ou d’une opinion concrète ne signifie pas nécessairement qu’il n’y a pas de réflexion derrière.

    On ne lit pas tous les blogues pour la même raison et on ne tient pas tous un blogue pour la même raison non plus.

    En ce qui concerne le mien, je peux parfaitement concevoir qu’il peut être vu comme insignifiant. Ça dépend encore une fois des raisons pour lesquelles on lit des blogues!

    Quand j’aime quelque chose, j’aime bien mettre des liens sans nécessairement me prononcer. Par exemple, le Détracteur avait écrit un excellent texte à un moment donné qui représentait bien ce que je pensais de la religion. Je n’avais pas eu envie de me mouiller entièrement cette fois-là parce que bien franchement, j’en ai assez de me faire taper sur les doigts par disons… les gens qui ne pensent pas comme moi. Ça devient trop émotif, ça m’énerve…

    Il faut savoir aussi que les gens qui ne veulent pas toujours se mouiller le font parfois parce qu’ils se connaissent très bien eux-mêmes. Mêler émotivité et débat, ça n’est pas toujours pour tout le monde. Là, je ne parle pas de moi mais il arrive parfois que certains blogueurs de ma connaissance puissent être vraiment affectés par des commentaires reçus par rapport à leur opinion alors ils décident de réajuster le tir pour justement se protéger de cette trop grande émotivité. Moi, c’est au niveau des questions religieuses, d’autres, c’est au niveau politique, d’autres au niveau personnel, etc.

    J’aimerais quand même dire que je ne me sentais pas du tout visée par ton propos et que je ne suis blessée d’aucune façon par celui-ci. C’est simplement mon point de vue sur la question.

    Au plaisir!

  8. Ah puis j’oubliais.

    On pourrait comparer ça un peu aussi à une job d’interviewer. Je me dis que ce n’est pas parce que quelqu’un est toujours campé dans le rôle de poseur de questions qu’il n’est pas pertinent. Bien au contraire. S’il a le tour de poser de questions éclairantes, ça peut rendre aussi un fier service.

  9. Tu n’as pas tort sur le fond. J’ai tenté de spécifier que tout n’était pas noir, mais c’est sûrement l’image (très forte) du parasite qui a empêché l’adoucissement de mon propos.

    Bien sûr que ça prend des interviewers et des « aggrégateurs » pour paraphraser quelqu’un d’autre. Le problème, à mon avis, surgit lorsqu’il y en a trop pour la quantité de contenu disponible. Ça finit par être redondant et il n’est plus question de qualité mais de quantité. Et la qualité, c’est justement ce qu’il manque sur internet.

    J’ai pris la peine de ne pas nommer l’individu. Je sais que tu sais de qui je parle, et je te demanderais de ne pas l’écrire ici. Je t’en avais déjà parlé lors de la soirée à Carl, mais mon opinion n’a pas vraiment changé sur le sujet: je crois que le modèle du blogue « successful » actuel se rapproche beaucoup trop du parasitage que d’autre chose.

    J’aurais peut-être dû écrire plus en nuance et (re)souligner que ce n’est pas nécessairement la faute du blogueur en question (il ne fait que suivre une recette gagnante). Ça s’inscrit plutôt dans la suite logique de mon questionnement sur le futur des médias et sur la capacité pour un individu d’utiliser son temps non pas à entretenir un énorme réseau social en utilisant le talent des autres, mais pour produire lui-même un contenu assumé et de qualité.

    Le futur apparaît de plus en plus être celui des réseaux, mais on peut choisir de faire différemment, et c’était un peu ce message que j’espérais porter ici. Peut-être maladroitement, mais quand même.

    J’aime beaucoup ton blogue en passant, car il rejoint mes valeurs. J’aime les gens qui créent, qui osent, qui mettent leurs tripes sur la table. Tu ne te contentes pas de faire 36 000 liens vers tout le monde en disant au monde de s’arranger avec ça; tu produis un contenu différent du mien mais qui est tout autant de qualité dans son propre créneau.

    Finalement, j’espérais qu’on verrait ce texte davantage comme un coup de poing contre la sur-puissance des réseaux sociaux qu’une attaque contre un blogueur en particulier. J’ai utilisé ce blogueur (on ne le nomme pas SVP) comme exemple illustrant mon propos, simplement.

    Les réseaux sociaux c’est bien, mais ça ne doit jamais se faire au détriment de la création de contenu.

    Merci

  10. Bah, toi cette semaine, ton mot trop fort aura été parasite. Pour moi, ça aura été le verbe « contaminer ». Enfin. 😉

    Ta réponse est très éclairante. Je comprends mieux le but visé.

    Je trouve que tu as raison quand tu dis qu’il y a peut-être un abus de cette formule gagnante. Si un jour, on en arrive au point où il y a plus de gens qui pointent vers du contenu que de gens qui en créent, on va commencer à avoir un sérieux problème.

    Je pense que c’est un peu ça qui me dérange aussi avec Twitter. Essentiellement, Twitter sert à pointer vers d’autres gens qui ont écrit et on ne se prononce pas nécessairement sur le sujet. Trop de pointages par rapport au contenu créer. Et quand c’est pas du pointage, c’est pour dire qu’on vient de sortir de la salle de bain mais là, je dérape et c’était pas ça le but 😉

    « Ça s’inscrit plutôt dans la suite logique de mon questionnement sur le futur des médias et sur la capacité pour un individu d’utiliser son temps non pas à entretenir un énorme réseau social en utilisant le talent des autres, mais pour produire lui-même un contenu assumé et de qualité. »

    Dit comme ça, je ne peux qu’être d’accord. Même si encore là, ça dépend de la manière que c’est fait.

    Tant qu’à être dans le parasitage…

    J’aime quand même mieux quelqu’un qui met des liens vers d’autre contenu plutôt que quelqu’un qui n’arrête pas de s’auto-pluguer. Y’a une blogueuse que je ne nommerai pas qui fait pratiquement que ça, et ici, on peut parler de 4 ou 5 liens vers soi-même dans un même billet… là, je trouve qu’il y a de l’abus. Je trouve que c’est bien d’avoir confiance en soi-même et en ses moyens mais quand même…

    En ce qui me concerne, je vais continuer de créer mon propre contenu. 😉 Et je vais prendre tes bons mots en passant parce que ça fait quand même du bien à lire. 🙂 Merci et au plaisir!

    Ah puis en passant, excellente entrevue avec Dutrisac.

  11. […] le blogue de L’électron libre, Louis propose un article où il dénonce une forme de blogues qui fonctionne selon le principe du parasite. Il y a deux éléments intéressants de sa réflexion qu’il me semble ici pertinent de faire […]

  12. […] le blogue de L’électron libre, Louis propose un article où il dénonce une forme de blogues qui fonctionne selon le principe du parasite. Il y a deux éléments intéressants de sa réflexion qu’il me semble ici pertinent de faire […]

  13. En réaction à cette partie du commentaire de Louis: « Le problème, à mon avis, surgit lorsqu’il y en a trop pour la quantité de contenu disponible. Ça finit par être redondant et il n’est plus question de qualité mais de quantité. Et la qualité, c’est justement ce qu’il manque sur internet. »

    Je reproduis une partie du commentaire que j’ai fait sur le Petit Émerillon:

    si le nombre d’agrégateurs devient trop nombreux par rapport aux penseurs, le rapport de fréquentation se renversera fatalement. Le lecteur n’a pas besoin de beaucoup d’agrégateurs pour sa navigation. S’il y a beaucoup d’agrégateurs, le nombre total de lecteurs se répartira entre eux. Et s’il y a peu de penseurs, l’ensemble des agrégateurs pointeront plus souvent vers chacun d’entre eux, redirigeant leurs lecteurs vers les mêmes points de convergence.

  14. J’attends une maudite mouche, maudit parasite ce blogueur. Vous l’entendez vous aussi. La mouche qui a passée l’hiver gelée dans la cabane à bois est maintenant revenu avec son maudit son vague qui résonne BzzzZZZz

    Son nom ?

    Louis en personne !

  15. C’est pas très gentil ça. Si tu n’aimes pas ce blogue, tu n’as qu’à ne pas le visiter. C’est manifestement la première fois que je te lis ici et si l’ensemble de ton oeuvre est à l’image de ton commentaire, je ne crois pas avoir rien manqué et cela ne me donne pas vraiment le goût d’en savoir davantage sur toi. Adios.

  16. J’ai jamais dit que je ne l’aimais pas !

  17. Il faut comprendre l’humour Louis pour comprendre mon commentaire, mais surtout, il faut préalablement lire l’article de ce blogue.

  18. […] ici pour consulter son article. […]

  19. Je crois perso qu’il y a des types de blogues pour rejoindre tous les types de personne.
    Par contre, il y a une chose qui m’agace.
    J’ai commencée à bloguer il y a 4 ans. Ca c’est le temps où toutes les personnes influents ou pas de la blogosphère, se rencontraient au Yulblog. Le temps ou Mere indigne, Le carnet d’une camionneuse et Un taxi la nuit commençaient leur émergence. Branchez-vous était un beau projet!
    Il y avait une règle d’or qui était d’aider les autres blogues, d’échanger. Quand un petit nouveau arrivait avec un air de condescendance, ca ne prenait pas 2 minutes qu’il se faisait remettre à sa place.Le respect était de mise. C’est MA règle no 1 et ca le restera toujours.

    Je travaille intellectuellement à tous les jours, Je ne veux rien savoir de textes d’analyse le soir!!! J’ai un blogue parce que ca m’amuse encore! J’ai juste le goût de décrocher. Et quand je me laisse guider par mes rêveries de coin de table, c’est pour écrire des nouvelles de toutes sortes et de tous les genres. Voyager dans ma tête fait en sorte que mon cerveau « turn à off »!!!

    Ce qui m’agace est quand on dit qu’une telle fait une telle chose sur un billet. C’est du gaspillage de temps, du commérage, du bashing, appelle ca comme tu veux! Je ne veux pas dire que tu es une personne comme ca mais je te dit de faire attention parce que ca peut te faire des ennemis(es) sur la blogosphère.

  20. Merci de la critique constructive. Évidemment, ce n’est pas le cas ici. Il n’est pas question de s’attaquer à qui que ce soit en particulier, mais plutôt d’illustrer un type de blogging à rabais et à faible valeur ajouté.

    On peut très bien, à mon avis, produire un blogue léger, non-intellectuel, de qualité et qui nous représente. Je viens de survoler ton blogue et je le mets dans cette catégorie. Tu t’affirmes, tu es toi-même et tu produis du contenu. Tu ne prospères pas grâce au contenu créé par d’autres mais tu le crées toi-même. Tu sembles bloguer intelligemment et non pas dans la facilité, comme plusieurs autres le font.

    Et tu n’es pas la seule: la majorité des blogues sont ainsi. Faut dire, à l’origine on parlait de web-log, non? C’est une minorité qui se contente « d’agréger » (il semble y avoir consensus à préféré ce mot à « parasiter ») sans rarement donner son opinion ou prendre position, c’est-à-dire sans créer le contenu par soi-même.

  21. Non un blog est à la base un forum personnel. Je mets l’ênfase sur « forum ».

    Qui dit forum dit réaction, discussion sur un thème. Le thème étant le sujet de l’article. C’est pas toujours nécessaire de donner son opinion dans un article si on veut le faire en commentaire.

    Tout cela dépend de l’auteur et de ce qu’il recherche au travers son blog (forum) ou de son billet (thème d’un article).

    Veut-il informer ? Veut-il connaître l’avis de d’autres blogueurs pour se forger une idée ? Veut-il simplement partir une discussion, et donner plus tard son avis perso au travers la discussion ?

    Voila pourquoi je trouve important de donner le moins possible dans le vague.

    En passant, ton blogue après un cours parcours, je l’aime bien…

  22. La preuve, je l’ajoute dans mon blogroll 🙂

  23. La prochaine fois, il serait peut-être intéressant de parcourir le contenu d’un blogue avant de qualifier son auteur de « maudite mouche », de « maudit parasite produisant un maudit son vague ».

  24. Je te vois rire, ne dis pas que t’avais pas compris l’humour !

    Dans ton article, tu parlais de toi ou non ?

  25. Toi, ton blog, a-t-il du succès? Alors tu es un parasite, non???? Je te retourne tes propres propos!!!!!!!!

  26. Mon Dieu, as-tu seulement lu le texte, oui ou non? Je déteste quand les gens écrivent des commentaires à propos d’un texte qu’ils n’ont pas lu. C’est une autre calamité des blogues.

    Je suis de bonne humeur aujourd’hui, alors je vais t’expliquer. Si tu avais pris le temps de lire le texte au lieu de te créer ton propre scénario, tu aurais lu qu’il n’y a pas de lien organique entre popularité et parasitage (on peut être populaire sans être un parasite) mais le parasitage est un moyen parmi d’autres permettant d’atteindre la popularité.

    Le parasite est celui qui ne crée pas de contenu; il prospère sur celui d’autrui. Par contenu, je fais référence à la pensée structurée d’un individu, c’est-à-dire le sens qu’il cherche à dégager et l’originalité de ses écrits.

    Et les écrits, c’est l’ensemble des mots que tu vois sur ton écran mais que tu ne prends visiblement pas la peine de lire avant de commenter.

    Allez, un effort, va lire le texte. Ça t’évitera d’être à côté du sujet.

  27. Si je n’avais pas lu le texte, entièrement, et tel qu’il est écrit, je n’aurais certe pas pris le temps de t’écrire ma réaction… Peut-être que toi aussi, tu devrais effectuer une relecture de tes textes avant de les publier, pour faire le bon partage entre ce que tu penses vraiment et comment tu veux que cela soit interprété. Car ici, on sent que ça badine du blanc au noir, en revenant des fois au blanc, des fois au noir, mais jamais nettement.

    Ce n’est pas toi qui dit fièrement dans ton profil que ton seul but est de NOUS faire réfléchir? Oui, ça suscite des réactions, et pour un gars qui se dit intelligent (à trop de place pour être pris au sérieux à mon humble avis d’ailleurs) et ouvert d’esprit, tu aurais dû t’attendre à avoir de fortes réactions à ton texte. Si tel n’est pas le cas, peut-être alors devrais-tu corriger ton profil, lequel semble remplit de vanité et qu’à te lire, les propos et contenus en soit intelligents, ne se retrouvent que dans les écrits de Louis.

  28. C’est incroyable!

    Laissez-moi vous expliquer un bruit sémamtique tout le monde. Un bruit sémamtique est un ‘bruit’ qui fait interférence entre ce que l’on dit et ce l’on perçoit et qui engendre une mauvaise compréhension de l’auteur et de son interlocuteur. Ce genre de bruit arrive TOUJOURS quand on écrit puisque l’écriture ne nous permet pas de comprendre le non-verbal de l’auteur. Beaucoup de chose passe par le non-verbal, bien plus que l’on pense. On comprends aussi le ton. C’est pour ca que je mets toujours le ton de mes propos entre parenthèses. Ca évite énormément de confusion. Pourquoi je le fait? Parce que j’ai subi ce genre de situation et pour rien au monde je ne voudrais revivre ca.

    C’est vrai que mon blogue est un melting pot de bien des choses. Mais je suis comme ca dans la vie! J’aime expérimenter, découvrir, connaitre et élargir mes horizons. Je suis trop versatile pour me restreindre dans un carcan quelconque. C’est pour ca que je ne m’incris pas dans les top blogue et cie. Le seul que je suis inscrite est dans Tout le monde en blogue cathégorie Famille!!! Ca fait longtemps que je ne considère plus mon blogue de familiale!!! Pour les mêmes raisons ci-hauts mentionnées.

  29. @Josée: Tu as droit à ton opinion. Je maintiens que soit tu n’avais pas lu le texte soit tu n’y as rien compris car ton commentaire sous-entendant que j’aurais affirmé qu’un blogue qui a du succès est automatiquement parasite est sans fondement. J’ai écrit qu’un blogue qui n’offre aucune valeur-ajouté, rien de concret et n’est qu’un relais vers d’autres blogues fait du parasitage. Si tu n’es pas capable de lire ou de bien lire avant de commenter, le mieux serait au minimum de ne pas te ridiculiser en écrivant n’importe quoi.

    @karla: Merci beaucoup de la définition du bruit sémantique. Je crois cependant que le texte est assez clair en lui-même, avec ses points détaillés expliquant ce qu’est un blogueur-parasite à mon avis. Ce qu’écrit Josée est un ramassis de faussetés se basant peut-être davantage sur ce qu’elle espérait lire que sur ce qui est effectivement écrit. La majorité des personnes ici, dont toi, ont bien lu. Merci!

  30. Mmmm ben moi je le trouve clair, cet article, et je sens bien de quel type de blog tu parles. Heureusement, j’en ai très peu rencontré dans ma vie virtuelle.

    Et j’ajouterais aux commentaires que je viens de lire : pas facile la vie de bloggeur on dirait! Surtout quand on prend position! Bravo à toi pour ta patience et ta souplesse (ouverture d’esprit aux autres). Je suis contente que mes blogs soient peu connus, en fin de compte 🙂

  31. Merci Myriam. Ton commentaire fait du bien à lire!

  32. Je serais d’accord, le billet de Louis serait parfait, s’il n’y avait pas la partie avant l’image :

    « Je survolais le carnet d’un blogueur que je ne nommerai pas pour ne pas le stigmatiser. Ça fait déjà plusieurs fois que je parle de lui à certains amis[…] »

    C’est la que moi je coince.

  33. vous êtes tous marrant !
    que de commentaires tous plus marrant les uns que les autres…
    et pendant ce temps ?

    je suis à la veille de faire un article sur mon site la-dessus…haha
    lachez pas, vous êtes divertissant !

  34. T’es même pas game ! Pfft. Grosse Camaro petite quéquette hahaha

  35. […] manger pour que ça puisse concorder à 100% avec la recette pour découvrir un blogueur-parasite: https://ledernierquebecois.wordpress.com/2009/04/21/dictature-reseaux-blogueur-parasite Répondre Catherine Morissette dit :9 juin 2010 à 9 h 43 minCe n’était que de […]

  36. […] des médias corpo-fascistes!!!6) L’endormi «collègue blogueur», dit le renardeau : un blogueur-parasite et un prostitué littéraire qui se chicane avec tout le monde et un maître censeur de premier […]

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