Le poids de la conscience

Se définir autrement que par ce qu’on fait, voilà qui va à contre-courant. Quand on se présente, on ne dit pas « je suis un citoyen qui aime le vélo et la nature », mais plutôt « je suis médecin » ou « je suis avocat ». La profession fait foi de tout. On encourage l’individualisme, le matérialisme à l’extrême et la conception de soi-même comme étant celle d’individus déconnectés de leur société, de simples accidents du hasard entre l’éjection d’un utérus et le crématorium. Ce monde est injuste pour ceux qui se conçoivent autrement.

Avoir conscience que le monde ne se résume pas à se propre petite personne n’est pas quelque chose qui est donné à tout le monde. Ça demande une force de caractère particulière, car il faut constamment ramer à contre-courant. Épuisant. Il faut faire face au flot rageur d’incompréhension d’une majorité d’individus pour qui aucune autre réalité ne peut exister. La politique? Des crosseurs. Dieu? Get real man. L’environnement? Pas dans ma cour. Mes voisins? Qui, eux, je ne les connais pas. C’est un peu comme l’allégorie de la caverne de Platon. Des individus attachés qui ne conçoivent le monde que comme le reflet d’ombres sur le mur de leur caverne vont rejeter la personne qui a pu sortir de la grotte et observer la réalité du monde. Juste l’idée qu’il pourrait y avoir « autre chose » que ce que perçoivent leurs sens semble hérétique.

le-poids-de-la-conscience

Source de l’image

Pourtant, la vie ne se résume pas à soi-même. Avant, il y en avait d’autres, et après également. Concevoir la réalité comme étant la sienne et croire que tout ce qui suivra sa mort n’a pas d’importance est stupide, purement et simplement. On fait des enfants et on veut leur offrir un monde meilleur. Mais qu’en est-il des enfants de nos enfants? Et de leurs enfants ensuite? Si on a le désir d’avoir des enfants, c’est qu’on comprend que notre existence propre n’est que temporaire et que le fait d’assurer sa descendance est un petit pas vers l’éternité. On comprend que de considérer sa vie comme étant un vase clos se terminant à sa mort est un formidable pied-de-nez aux valeurs qu’on espère transmette à nos enfants et au monde futur que ceux-ci engendreront.

Malheureusement, j’ai souvent l’impression qu’une telle conscience constitue un poids trop lourd à porter. À quoi sert-il de vouloir protéger le français et les valeurs qui y sont rattachées quand tout le monde autour n’en a cure? Pourquoi respecter les limites de vitesse quand personne ne le fait? Pourquoi s’intéresser à la politique ou aux enjeux sociaux? Pourquoi être touché par la mort d’une personne à l’autre bout de la planète? Je suis francophile, je roule à la limite permise sur l’autoroute, je m’intéresse aux enjeux qui touchent notre monde. Je suis une anomalie. Et peut-être vous aussi, si vous me lisez. Entre anomalies, allez, un petit cri d’encouragement: « allons, nous sommes capables… »

Dans les faits, je me demande parfois s’il ne vaudrait pas mieux tout lâcher. Aimer Big Brother. Rejouer la même pièce d’échecs encore et encore comme le personnage à la fin du livre 1984. Reboire la même bière à chaque vendredi soir en parlant des mêmes stupidités. Travailler son 40 heures par semaine, prendre ses mêmes deux semaines de vacances aux mêmes places l’été et croire qu’on contribue à l’émancipation de la race humaine parce qu’on recycle son vieux deux litres de Pepsi. Vous savez: changer de poste quand il est question de politique, se questionner quant à savoir si la relation entre Brad Pitt et Angelina Jolie est au beau fixe, parler de la météo en disant des « y parait que », jeter ses papiers par la fenêtre de l’auto et rire du voisin qui les ramasse, sortir dans la rue avec une pancarte pour appuyer Maxime Landry à Star Académie, demander des baisses d’impôts parce que l’impôt « c’est du criss de vol », se moquer du jeune boutonneux qui travaille chez McDonald, faire un doigt d’honneur à un autre automobiliste, ne pas voter…

La belle vie.

À la limite, je la vivrais cette belle vie. Je serais libéré. Mais je vivrais dans le déni.

Qu’on le veuille ou non, toute notre société a été bâtie parce que des gens ont eu la conscience d’essayer de penser un meilleur vivre-ensemble. Sans cette coordination et ce désir d’adhérer à quelque chose de plus grand que soi-même, nous vivrions encore au Moyen-Âge ou dans un enfer anarchiste. Ce serait le chacun pour soi, et rien, absolument RIEN de ce sur quoi on se rabat aujourd’hui pour oublier les autres n’existerait. On en serait encore à l’époque des pierres et des lances et du mâle dominant qui tue son rival pour accoupler un maximum de femelles.

Si vraiment nous sommes humains, et si vraiment nous pouvons évoluer, il est indispensable d’avoir une certaine forme de conscience sociale. S’intéresser à la politique parce que c’est un devoir citoyen et que de cet exercice se produit le mieux-être de tous, par exemple. Jeter ses papiers à la poubelle pour ne pas que son quartier, sa ville ou sa planète ne soit une poubelle. Être fier de sa langue et de sa culture afin d’assurer la pérennité de ses valeurs. Respecter les limites de vitesse non pas par peur de la police, mais par désir d’une plus grande sécurité pour soi-même et pour ses concitoyens.

Vivre soi, mais avec les autres.

À mon sens, si nous avions un peu plus de conscience sociale, non seulement ce petit bout de planète serait un bien meilleur endroit, mais nous aurions peut-être un taux de fécondité dépassant les 1,7 enfants par femme et donnant le goût aux autres d’être assez fiers d’eux-mêmes – collectivement – pour donner la vie.

Car tant que la vie ne sera pour plusieurs qu’un ilot lumineux d’un succès factice entouré de dangers d’un monde auquel ils ne veulent pas vraiment appartenir, de quel genre d’avenir disposent ceux qui osent encore croire qu’une société est autre chose que la somme de l’égoïsme de ses individus?

Publicités

14 Réponses

  1. Voilà un billet qui redonne un peu de courage. Avec un monde qui nous montre hélas trop souvent sa médiocrité, il est salutaire de reconnaître les efforts des uns ne pas entrer dans le moule de la pensée unique. Réfléchir est la première étape pour trouver une vérité. Il y a du beau dans le monde, et il faut en avoir conscience autant que du moins beau. De toute façon, vit-on pleinement si on a aucune idée de ce qui se passe véritablement autour de nous? Merci pour ces bons écrits!

  2. Merci! Je crois que la question est bien posée: « vit-on pleinement si on a aucune idée de ce qui se passe véritablement autour de nous? » Je crois que ça demanderait une réflexion chez plusieurs. Personnellement, je crois également que si on prend conscience tôt de sa situation dans le monde et la vie en général, ça peut aider à mieux faire face à la vieillesse, car on finit par comprendre que notre fin physique ne signifie pas la fin pour autant…

  3. Louis, ton texte me fait du bien à lire. Et la question de Vincent: « De toute façon, vit-on pleinement si on a aucune idée de ce qui se passe véritablement autour de nous? » en fait un bon complément…

    Tu sais, quand j’ai lâché la politique, j’étais tellement désillusionnée… (Je commence à m’en remettre tranquillement.) J’ai eu cette montée de lait, un peu comme dans un paragraphe de ton texte. où je me disais que ça serait tellement plus simple d’être imbécile, de regarder seulement des conneries à la télé, de ne plus me tenir au courant de l’actualité et ne penser à rien. Rejoindre ces gens qui prétendent qu’il ne faut pas parler de politique au souper parce que « ça fait de la marde ».

    Je me suis laissée aller un peu mais ça n’a pas duré très longtemps. Je me tiens quand même avec des gens intéressants alors je ne peux pas rester ignorante du sort du monde bien longtemps 😉

    Je garde mon blogue léger parce que sur ce médium, je n’ai pas envie que ça soit compliqué. J’ai assez de m’obstiner avec du monde dans la vraie vie sans en plus continuer sur le web.

    Ceci étant dit, je respecte énormément ta propre démarche. Et c’est pour ça que j’aime tant venir te lire, même si c’est souvent en silence.

    Au plaisir!

  4. Je crois que le gros problème que nous avons, c’est qu’on stagne en tant qu’espèce, en tant qu’humains. Notre existence est vide de sens… Tout ce qu’on a, c’est notre job, 40/semaine, des factures à payer, des bébelles à acheter…

    On ne vie pas, on attend de vivre. On se dit tous: dans mes vacances je vais faire x,y,z et je vais vraiment tripper ou a ma retraite, je vais enfin pouvoir relaxer et profiter de la vie.

    Putain, c’est ça vivre? Des millions d’années d’évolution pour en arriver à ça? Shit, on est mal barré…

    Pour ce qui est de la politique, en regardant les choses dans l’ensemble, je comprend pourquoi de moins en moins de gens s’y intéressent et vont voter. C’est simple: aucun parti politique ne propose un projet de société emballant. Aucun.

    On a donné le pouvoir à des bonhommes en complet-cravates et ont leur à dit: tenez, on vous fait confiance! Anyway, même si vous ne respectez pas vos promesses électorales (!), on va vous réélire quand même! Gâtez-vous, les amis!

    Au fait, je ne suis pas certain de comprendre ce que tu veux dire par « À quoi sert-il de vouloir protéger le français et les valeurs qui y sont rattachées quand tout le monde autour n’en a cure? »

    Personnellement, je n’associe pas vraiment de « valeurs » au français en tant que tel. D’après moi, c’est plus une question de culture, que de valeurs, mais je peux me tromper. 😉

  5. @Noisette Sociale: Merci de ton témoignage. Ouais j’imagine que ce sera pareille pour moi; éventuellement les choses se replaceront. Je suis en période de remise en question; on verra ce que ça donnera. Je ne veux pas non plus bloguer pour bloguer et me contenter de faire des dizaines de liens vers des gens qui ont quelque chose à dire pour camoufler le fait que je n’ai rien à dire (comme un blogueur que nous connaissons tous les deux). J’écrirai quand j’aurai quelque chose à dire. On verra! Merci! 🙂

    @Redge: Quand je parle d’une langue et de ses valeurs, je fais référence au fait qu’une langue est davantage qu’un outil de communication. Par exemple, en russe (approximatif, ça fait genre dix ans que je n’ai pas étudié le russe), piamnat veut dire « mémoire » et piamnatnik veut dire « monument ». Automatiquement, le monument appelle à la mémoire. Faut-il se surprendre qu’il y ait tant de statues en Russie?

    C’est évidemment un exemple bien simple, mais la construction d’une langue parvient à transmettre des valeurs, et ce n’est pas pour rien qu’on voit une constate au niveau des valeurs des pays anglo-saxons, par exemple.

    Pour la job 40 heures/semaine… Ça me tente pas, simplement. Faut que j’y réfléchisse encore, mais j’ai le choix entre le faire et rembourser plus vite mes dettes ou vivre endetté et travailler moins. Disons que si je n’avais pas été trahi par quelqu’un de ma famille financièrement je n’aurais pas à faire ce choix. Mais ça, c’est une autre histoire.

  6. Bloguer pour bloguer, ça ne te ressemblerait pas non plus 😉

  7. « nous vivrions encore au Moyen-Âge ou dans un enfer anarchiste. »

    Voici un oxymoron intéressant puisque le Moyen Âge fut l’époque des pires régimes dictatoriaux où le chacun pour soi était plutôt le chacun pour le Seigneur à qui on devait verser un fort impôt. Les gens vivaient dans une pauvreté abjecte pendant que les monarchies se bâtissaient des palais et vivaient dans l’oppulence.

    Bref, rien à voir avec l’anarchisme qui est tout simplement un équilibre de vie de choix libres fait par des individus consentants sans qu’aucun état ne soit présent pour dicter de ce qui est bon et mauvais pour le citoyen.

    Quant à moi, je suis plutôt adepte d’un gouvernement minarchiste apte à voter des lois mais avec des pouvoirs de coercion extrêmement limités.

  8. L’anarchie mène aux pires dictatures; la nature a horreur du vide… Montre-moi un anarchiste et je te montrerai un dictateur en puissance.

    Le pouvoir existe; on ne peut pas faire semblant du contraire. La vraie question, à mon avis, consiste à se demander si on veut un pouvoir parfois oppressif mais le plus souvent juste car légitime et basé sur la démocratie ou un pouvoir d’une violence gratuite issu du vide anarchiste.

    L’anarchie, c’est à mon avis la pire des régressions possibles pour l’humanité et c’est précisément du chaos anarchique ayant suivi la chute de l’empire romain que sont nées les pires dictatures du Moyen-Âge.

  9. C’est pour cela que je prône un gouvernement minarchiste afin de nous prémunir de telles dérives.

    Mais avouons qu’en frais d’oxymoron, elle est bien bonne, pourquoi pas une dictature alors pour nous prévenir des dictateurs potentiels, n’est-ce pas ce que vous semblez proposer aussi étrange que cela puisse paraître.

    Définitivement, vous devriez faire comme moi et lire davantage sur l’anarchisme et le libertarisme avant de rejeter ces théories du revers de la main. Bien sûr, si vous écoutez votre bon gouvernemaman, lui il ne veut pas trop que vous vous informiez sur ces théories qui auraient une chance de nous libérer de l’opression gouvernementale et étatiste afin que vous demeuriez un bon petit mouton au service de l’état et de l’appareil gouvernemental.

    Évidemment, l’anarchisme sans éducation, c’est comme une gang de moyenageux laissez à eux mêmes comme vous dites, ils auront tôt fait de se trouver un nouveau dictateur en puissance qui serait en quelque sorte un roi borgne chez des sujets aveugles. Un peu comme quand on libère les gens du moyen-orient de leurs dictatures, une autre prend le dessus rapidement. Ça arrive rarement chez les individus réellement autonomes, instruits et aguéris.

  10. @LP

    « si on veut un pouvoir parfois oppressif mais le plus souvent juste car légitime et basé sur la démocratie ou un pouvoir d’une violence gratuite issu du vide anarchiste. »

    Ou l’art de poser une question truquée. Premièrement, la démocratie n’est rien d’autre que la dictature de la majorité. La preuve, les pires dictatures sont à peu près toutes nées de régimes démocratiques. Est-ce que leurs régimes dictatoriaux issus de votes démocratiques étaient légaux? Oui. Légitimes? On peut se poser la question. Les droits des minorités et des opinions minoritaires sont très souvent bafoués en démocratie alors la démocratie est loin d’être un garde-fou pour nous prémunir des abus contre les minorités sous toutes ses formes (raciales, linguistiques, religieuses et d’opinions politiques). Ceci étant dit rien n’empêche quelqu’un d’être démocratique et anarchiste tout comme quelqu’un peut être démocratique pour vouloir ensuite renverser la démocratie par un régime dictatorial. Personnellement, ma vision anarchiste ne fait pas de moi quelqu’un d’anti-démocrate loin de là. Ce ne sont pas forcément deux choses qui s’opposent.

    Oppressif et juste voilà deux termes qui à mon avis ne vont pas ensemble. La justice ne nait pas de l’opression, elle est un état de désir des hommes de se conformer à une certaine vertue. Finalement, l’analogie violence gratuite et anarchisme est fallacieuse. Premièrement, rien ne prouve que les hommes sans le gouvernemaman ont une nature plus violente, si c’est cela, c’est avoir bien peu confiance en la nature humaine. Deuxièmement, la violence gratuite peu avoir lieu également dans une démocratie oppressive et peu être performée autant par l’état soi-disant civilisé que par le citoyen lui même alors l’un est loin de nécessairement impliquer l’autre. Mauvaise analogie désolé.

  11. Je me ‘désengage’ de plus en plus (et pourtant j’ai vraiment essayé), car à part les milieux libertariens ( composés de gens les plus intelligents/sages que je connaisse, mais qui passent pour des sans coeurs…), presque personne est capable de réfléchir en dehors des ‘grandes vérités’ médiatiques et universitaires à la mode.

    Pour me redonner espoir, voici ce que j’aimerais que les gens intelligents (mais souvent naifs et/ou dépendants de l’état) fassent: qu’ils cessent de penser comme les universitaires… d’aujourd’hui…

    😉

    Donc:

    Que nous sortions de l’ère (l’air vicié!) de l’opinion publique/personnelle lorsqu’il est question de « réflexions sociétales ». La logique/la réflexion devrait nous faire comprendre qu’il y a UNE nature humaine et qu’il y a UNE réalité concernant le fonctionnement d’une société. Comme en mathématique :
    1+1=2.

    Voici donc, des FAITS vérifiables et prouvables(donc, pas des impressions ou des opinions):

    * Il ne peut y avoir de « progressisme social »: comme les humains qui les composent, les sociétés fonctionnement (ou pas), si certains principes -immuables- sont respectés (ou pas).

    Ou encore:

    * Il ne peut y avoir de « progressisme social »: Les principes moraux qui fonctionnement (ou pas) ne changent JAMAIS, quelle que soit la civilisation/époque, car -encore une fois- fondamentalement, et contrairement à la pensée marxiste/communiste, l’intérieur de l’humain ne peut être changé -à long terme- par des structures bureaucratiques/étatiques coercitives et extérieures(à l’être intérieur).

    * Les systèmes démocratiques (i.e. ‘tyrannie de la majorité’ et ce, au nom de la protection des minorités) finissent TOUJOURS par devenir des dictatures…
    TOUJOURS, TOUJOURS, TOUJOURS !

    Donc, seules les républiques qui respectent les constitutions de type liberarien (comme la constitution américaine)… rendent les humains libres, solidaires et responsables et peuvent subsister sans opprimer le ‘peuple’.

    Il y a donc une série de règles à suivre pour que n’importe quelle société/civilisation puisse fonctionner à long terme et elles sont autant immuables que le fonctionnement et désirs fondamentaux de TOUS les êtres humains qui ont foulé/fouleront cette terre…

    En gros, chaque type de société ou ensembles de règles donnent TOUJOURS le même résultat.
    Par exemple: un régime totalitaire/impérial/etc fait apparaître un système xyz, et les humains vont réagir d’une façon identique et une république donne un autre type de société et de réaction humaine. Etc. Et plus la nature humaine est respectée par un système (désir de liberté, désir de solidarité, responsabilisation par un accroissement des droits et responsabilités des INDIVIDUS, etc), plus cette société va bien fonctionner et être solidaire, car la vraie conscience sociale existera.

    D’autres réalités:

    Ce qui déresponsabilise/infantilise et rends les gens et les sociétés/civilisations individualistes et ‘dépressives’, ce sont des gouvernements, empereurs, rois, etc, trop interventionnistes/omniprésents/omniscients.
    (c’est exactement le contraire qui est enseigné dans nos ‘grandes’ universités ‘modernes’)

    Ce qui crée la majeure partie des inégalités économiques, les injustices sociales et les monopoles/oligopoles corporatistes et ce, tant au niveau national que mondial, ce n’est PAS le libre marché, mais le capitalisme basé sur de l’argent inventé À PARTIR DE RIEN et… LÉGALISÉ par l’état…

    CECI EST UN FAIT !

    Sur ce dernier point, les Marx de ce monde sont des cancres. Marx lui-même était pour cet argent-qui-crée-toutes-les-injustices (et ce lorsqu’il en parlait!) et il était pour les loi étatiques qui autorisent la contrefaçon monétaire à grande échelle (i.e. banques centrales et banques ‘privées’ qui créent de l’argent à partir de rien).

    Dans notre système, les banques -soi-disant privées- sont légalement autorisées à inventer de l’argent (donc de la richesse!!!) à partir de rien. Et après ces ‘grands’ penseurs ‘égalitaires’ et ayant une ‘grande’ conscience sociale ont le culot d’accuser le libre marché pour toutes les inégalités/injustices…

    SI SEULEMENT TOUS LES IDÉALISTES DE CE MONDE PRENAIENT LE TEMPS D’ÉTUDIER/COMPRENDRE notre système monétaire (basé sur la contrefaçon légalisée) et les conséquences inévitables de son existence même… notre monde serait radicalement différent… et plus juste/paisible !

    Ils croient (car c’est ce qui est répété ad nauseum dans les médias corporatistes et pas la plupart des profs universitaires), que le « libéralisme économique » est LE coupable et que seul un état de plus en plus interventionniste-progressiste et redistributeur-de-la-richesse peut mettre un frein à l’égoïsme de la main invisible du marché et blablabla.

    Et pourtant, c’est EXACTEMENT LE CONTRAIRE. Et voici ce qu’il faut faire:

    Légaliser les monnaies NON-ÉTATIQUES (qui -pour l’instant- autorisent la CRÉATION MONÉTAIRE À PARTIR DE RIEN) et basées sur du réel . J’ai hâte que cette triste RÉALITÉ rentre dans la tête de tout l’monde !

    Dans le domaine matériel/économique, il n’y a RIEN de plus fondamental à comprendre…

    Notre système monétaire est basé sur du VOL… donc même au niveau spirituel et du respect de la dignité humaine, ce système a des impacts incroyables !

    C’est seulement lorsque tout le monde comprendra cette RÉALITÉ et exigera un système monétaire respectant les principes moraux, que les inégalités entre les riches et les pauvres vont être réduites à leur stricte minimum.

    Petite citation qui est NOTRE réalité à TOUS:

    « Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées en ordre de bataille. Si jamais le peuple américain autorise un jour les banques privées à contrôler l’émission de la monnaie, d’abord par l’inflation, puis par la déflation, les banques et les sociétés qui se développeront autour vont DÉPOSSÉDER les gens DE TOUT LEURS BIENS jusqu’à ce que leurs enfants se réveillent sans domicile sur le continent que leurs pères ont conquis ».

    -Thomas Jefferson, letter to then Secretary of the Treasury, Albert Gallatin, 1802

    **

    La gauche-trop-souvent-pas-de-tête-et-ayant-un-gros-coeur-naif ne fait que répondre aux exagérations de ce soi-disant libéralisme (qui n’en est absolument pas un), par plus d’interventions étatiques. Et la drédrette ne parle presque JAMAIS de la débilité de la fausse monnaie qui distorsionne TOUS LES PRINCIPES DU LIBRE MARCHÉ !

    La gauche diabolise quelque chose qui n’a rien à voir avec le ‘libre marché’… Tout comme la droite fait la promo de qq chose qui n’a absolument rien à voir avec le ‘libre marché’…

    2 faces de la même médaille… illusoire et mensongère…

    Tout ceci ne sont pas des sacro-saintes ‘opinions’… mais des FAITS !

    En tout cas, j’ai hâte que notre ère du « tout relatif » et du ‘tout politique’ se termine et que les gens recommencent à penser par eux-mêmes et voient LA réalité, telle qu’elle EST, pas telle qu’elle nous est représentée par les universitaires/médias de masse !

    Et une dernière citation -à méditer- qui devrait faire comprendre à tout l’monde que la doite et la gauche sont des illusions pour nous faire oublier la « réelle-réalité’:

    « Give me the power to control a nation’s money, and I care not who writes its laws. » – Meyer Amschel Rothschild – 1756 A.D

  12. ‘Petites’ questions pour ceux qui se croient intelligents ou se disent libres penseurs:

    1)
    Qui crée la majeure partie de la masse monétaire (i.e. environ 95% de la masse monétaire): les banques soi-disant privées ou les gouvernements (par le truchement de leurs banques centrales)?

    2)
    Par quel processus exactement, est-elle(la monnaie) crée?

    3)
    Et cet argent, il est basé sur quoi EXACTEMENT ?

    4)
    Depuis quand ce système existe-t-il et est-ce qu’il y a déjà existé des systèmes différents?

    5)
    Quels sont les conséquences mathématiques/économiques inévitables de l’existence même de ce système ?

    Trouvez la réponse à ces -cruciales- questions et vous allez comprendre l’horrible RÉALITÉ dans laquelle nous vivons tous !

    p.s.
    Je me souviens encore du jour que j’ai trouvé les réponses à ces questions: toute ma conception du monde, des gouvernements, des banques, des médias, des universités, etc, a changé… !

  13. Bon, encore quelques cogitations qui trottent dans ma conscience depuis un bon bout…

    Je vais mettre ‘mon coeur/mes pensées à l’air’ et parler avec toutes ‘mes trippes’:

    Protifez-en (ou subissez?), car c’est rare (que sur internet) je vire si ‘émo’ ou ‘spirituel’…
    🙂

    Voici:

    En réalité, je crois que ce qui manque le plus à notre monde siiii ‘moderne’ et ‘évolué’, ce n’est pas les gens intelligents, mais les gens spirituels et équilibrés qui comprennent l’humain de A à Z, incluant ses bons et mauvais côtés et quelles sortes de ‘règles sociétales’ fonctionnent le mieux pour que le bon côté de l’humain soir valorisé…

    Donc ce qu’il manque c’est de la sagesse pour analyser notre monde d’une façon tout à fait vraie et objective;

    Presque TOUT est propagande et illusion de nos jours…

    Presque TOUS les ‘grands’ paradigmes sont illusoires, mensongers…

    Presque TOUT est corrompu et voici en vrac quelques exemples:

    -Nos coeurs,
    -Nos pensées,
    -Nos corps,
    -Nos réflexions,
    -Nos actions,
    -Nos relations,
    -Nos solidarités,
    -Notre appréhension/compréhension du réel,
    -Nos sens,
    -Notre morale(‘quossé ça la m-o-r-a-l-e ???’ /// ‘Ça manque quoi en hivers?’) 🙂
    -Notre eau, nos sols, notre air, notre bouffe, etc
    -Les étalons d’échanges ou étalons de trocs: i.e. ce que nous appelons aujourd’hui de l’argent… (qui pousse dans les arbres?)
    -la philosophie
    -la médecine,
    -la soi-disant science économique
    -les sciences humaines trop souvent infectées par la pensée marxiste/matérialiste qui nie l’existence même d’une nature/âme humaine ‘naturelle’ et SURTOUT BONNE (si on lui donne la liberté et presque TOUTES les reponsabilités !
    -nos industries qui ont inventé ‘l’obsolescence programmée’ et des trucs chimiques dangereux et non-recyclables. Quand on n’y pense de façon froide et logique (et en dehors du paradigme droite-gauche), faut vraiment une société/civilisation déséquilibrée pour pondre ce genre de trucs complètement illogiques. Et non ce n’est PAS le libéralisme économique qui favorise ce genre de folies/dérives civilisationnelles. C’est l’état avec la légalisation de la fausse monnaie !
    -Presque tout est chimique et/ou artificiel. (pourtant tout pourrait et DEVRA -de façon liberarienne ou dictatoriale, être remplacé par des processus/trucs naturels, recyclables, non-polluants,etc …)
    -etc, etc ET etc.

    Oui et oui et oui encore, le libre marché n’existe plus depuis le début de notre ère d’industrialisation/monopolisation/pollution moderne… car -ENCORE,ENCORE ET ENCORE UNE FOIS, SANS L’ARGENT-CORROMPU-QUI-POUSSE-DANS-LES-ARBRES-ET-QUI-ACCÉLÈRE-ET-CORROMPT le libre marché de type égalitaire et de façon complètement nocive pour tous, nous serions dans un monde ou les individus qui créent des trucs, n’auront AUCUN incitatifs à produire des trucs-chimiques-non-recyclables programmées pour s’autodétruire (!!!!!!!) et POLLUANTS en sacramouille, EN PLUS. Ça serait un non sens et illogique et ce, même dans une perspective de recherche de rentabilité maximale…

    CECI EST LA RÉALITÉ AUQUEL NOTRE MONDE EST CONFRONTÉE.

    Aucunes des ‘grandes’ solutions actuelles pour régler ces problèmes respectent la dignité humaine et elles ne nous pourront donc pas fonctionner à long terme. Mais à court terme et avec une brutale dictature -plus ou moins mondiale- qui élimera une bonne partie des ‘parasites-de-Gaia-notre-mère-terre- , c’est sur que nous n’aurons plus de problèmes, car presque plus d’humains vivants…

    Avec cette façon de voir les choses, pourquoi ne pas faire exploser la planète terre tant qu’à être… car, « il n’y en aura plûûûs dé pwoblèmmmmes »

    🙂

    —»»»

    Pour l’instant voici donc -encore une fois- la réalité objective prouvable et non-conspirationniste:

    Quelques banques;
    -très puissantes;
    -ayant des ramifications mondiales;
    -et qui possèdent presque toute la richesse fictive (tout-en-étant-imposée-comme-réelle, par nos états non libertariens) et ce, de la terre…

    peuvent nous imposer n’importe quel gouvernance mondiale ou agenda sociétal mondial ou civilisationnelle.

    Je n’ai pas affirmer qu’elles le font (mais si vous cherchez qui a financé la plupart des gouvernements oppressifs du 20e siècle… vous allez sûrement faire le saut et peut-être même comprendre qui a intérêt à voir les peuples ‘modernes’ à se faire la guerre)…

    Mais c’est réel et démontrables qu’elles(les banques) peuvent (utiliser tout ce pouvoir, car elles l’ont !!!!!!!), car -pour l’instant- personne sur la terre arrive à égaler leur puissance !

    EN TOUT CAS, POUR L’INSTANT, IL N’Y A PAS DE CONTRE POUVOIR À L’ÉTAT QUI LÉGALISE ET NOUS IMPOSE LA FAUSSE MONNAIE, À PART UN GIGANTESQUE GOUVERNEMENT MONDIAL DICTATORIAL.

    Ouate de phoque !

    C’est la réalité et si nous connaissons le côté sombre de l’être humain, résister à utiliser tout ce pouvoir est presque impossible… même un saint finirait probablement pas craquer et pour imposer SON agenda mondial… donc bonjour la théocratie…

    En tout cas, je suis prêt à en discuter de toute ces RÉALITÉS, mais dites-vous bien que vos arguments devront être ‘bétons’ en titi pour que mon esprit revienne dans la pensée-de-la-matrice, soit la-drédrette-polluante-chimique-égoïste-avide et tutti quanti -vs- la-divine-gaugauche-égalitaire-vertueuse-et-pro-environnement…

    Et si nos élites bancaires mondiales sont sincères et veulent vraiment utiliser tout leur pouvoir monétaire acquis (par un processus fictif de création d’argent/DE RICHESSE à partir de RIEN !!! ) et ce, pour imposer une dictature mondiale… euh oups, j’voulais parler d’un nouvel ordre mondial ( 🙂 ) et tout ça dans le but d’imposer, « la préservation de l’équilibre de la terre », je suis même prêt à les aider à implanter des mesures -disons- un tantinet moins oppressives/destructices. La fin(faim du pouvoir?) ne justifie jamais les moyens (mesures ‘cannibales’?) selon moi. Jamais.

    Il y a moyen d’arriver au même résultat, et PARTAGER LE POUVOIR avec les peuples et cela passe en premier par un système monétaire non corrompu… à sa base ‘spirituelle’ ou mathématique même…

    Bon, j’arrête là et je vais soigner mes ‘compulsions cybernétiques’…
    🙂

  14. P.S.

    Conspiration, coïncidences ou réalité:

    ROTHSCHILDS TO BRING AMERICA TO ITS KNEES !!

Comments are closed.