Le blues du blogueur

Je devrais peut-être débrancher l’ordinateur et le lancer au bout de mes bras. Au moins, ça aurait le mérite d’être clair. Je l’emmerde cette machine. L’écran me toise de son oeil vide, semblant exiger que je le ramène à la vie et le fixe tel un chirurgien auprès de son patient. Je devrais me lever et substituer aux trop nombreuses heures de travail d’autres heures d’un nouveau labeur, d’autres projets, d’une vie distincte que je m’efforce de bâtir en ligne. C’est peut-être la rançon du blogue signé.

Ah, que j’étais bien lorsque j’étais anonyme et sans ambition!

Ambition? Oui, le mot est lancé: j’aimerais pouvoir vivre en faisant ce que j’aime. C’est beaucoup demander à une époque où deux décennies et demie de gouvernements de droite ont (re)transformé le travail en dur labeur incompatible avec la réalisation humaine. Aujourd’hui, c’est le « ferme ta gueule, fais ton shift », et demande surtout pas d’avantages. T’es pas un citoyen; t’es juste un élément productif d’une mondialisation libérale te mettant en compétition avec d’autres éléments productifs dans une lutte où la seule finalité est que tout le monde perd sauf le gars en haut qui se meurt de trop rire.

blues-blogueur

Source de l’image

Faire ce que j’aime, bloguer pour bloguer, est-ce possible? Je n’ai plus de temps, littéralement. Et j’en aurai encore bientôt moins, harnaché à une vie qui m’offrira bientôt une journée de congé de moins par semaine. Faut payer les factures, y parait. Ah oui, pourquoi? Pour en avoir d’autres, bien sûr. Merci thank you.

En mettant de côté mon anonymat, j’ai fait un choix: celui d’assumer entièrement tout ce que j’écris. Écrire sous son vrai nom, ça a des avantages, mais je réalise maintenant qu’il y a des inconvénients.

Avantages d’écrire sous son vrai nom:

  • La crédibilité hors d’internet: C’est beaucoup plus facile d’obtenir une crédibilité hors d’internet en s’appelant Louis qu’en ayant un nom comme LeDernierQuebecois, par exemple;
  • La respectabilité: On respecte plus facilement quelqu’un qui s’assume entièrement que quelqu’un qui ne le fait pas;
  • Carrières connexes: Tout comme Michelle Blanc, qui allie sa carrière à son blogue (et se sert de l’un pour promouvoir l’autre et vis-versa), un nom et un visage permettent de désenclaver la vie sur le net et ouvre la porte à une émancipation hors-ligne.

Inconvénients d’écrire sous son vrai nom:

  • L’impératif de la qualité: Si on écrit sous son vrai nom avec l’objectif de se servir du blogue comme d’un tremplin, on se condamne à la qualité.  Écrire un mauvais article permet à n’importe qui, n’importe où, de mal vous juger à cause de celui-ci;
  • L’impératif de la réflexion: En étant anonyme, on peut écrire ce qu’on veut sur le sujet dont on veut parler et sans mettre de gants blancs.  On peut même insulter qui on veut, à la limite.  En assumant son vrai nom, il devient essentiel de réfléchir à ce qu’on écrit, de se calmer et d’éviter d’être trop émotifs afin d’éviter de trop brusquer la sensibilité d’autrui et de nuire durablement à sa réputation;
  • La pression des pairs: En ayant une vie internet cloîtrée, on peut ressentir une certaine pression d’écrire de la part de ses collègues blogueurs, mais on a l’esprit tranquille le reste de la journée.  En assumant ce qu’on écrit, il devient impossible de fuir: mêmes les collègues de bureau ou la famille peuvent vous suggérer ceci ou cela, vous critiquer ou vous inciter à écrire davantage.

Somme toute, je préfère écrire sous mon vrai nom.  Mais ce serait mentir que d’écrire que je me sens aussi libre d’écrire qu’auparavant.  Afin que ce blogue prospère, il me faut:

  1. Me museler: Je n’écris plus ce que je veux sur le sujet dont je veux parler;
  2. Choisir mon créneau: J’ai décidé de me concentrer sur les enjeux sociaux et l’actualité.  Si je décide soudainement de parler d’un autre sujet, je risque de mêler mes lecteurs et de nuire à ma crédibilité.  Comme je l’écrivais dans mon texte La fin des journaux?, le futur appartient aux médias ciblés;
  3. Chercher à devenir une référence dans mon créneau: Je cherche désormais à écrire de la qualité, que de la qualité et uniquement de la qualité afin de devenir une référence en ce qui concerne les enjeux sociaux et l’actualité au Québec.

Bref, je travaille fort, mais la question de la finalité demeure: quel futur?   Je ne peux pas vivre en faisant cela.  Point, final bâton.  Même si je fais comme me l’a suggéré Antoine Robitaille et que je tente de créer du contenu pour entrer le pied dans un quotidien comme Le Devoir, qu’est-ce que cela donnerait au bout de la ligne? Les médias traditionnels sont en perte de vitesse; le futur semble de plus en plus être sur la toile.

Parallèlement, il n’y absolument rien à vendre avec ce que j’écris. J’affiche des annonces Google Adsense pour les visiteurs du blogue (elles se désactivent pour les réguliers) et j’obtiens des revenus de misère parce que personne n’a rien à vendre à propos des enjeux sociaux. Avec la quantité de contenu que j’ai créé depuis deux ans, je pourrais probablement vivre si j’écrivais sur les derniers potins hollywoodiens ou autres conneries populaires. Mais la politique et les enjeux sociaux, ça intéresse moins de personnes et ça n’a presque rien à vendre, sinon du rêve. Et aux dernières nouvelles, le rêve n’était pas coté très haut à la Bourse.

Alors, on en revient à ça: faut bloguer pour le plaisir. C’est ce que j’ai fait ce soir, en écrivant un texte certes loin de faire partie de mes meilleurs, mais en assumant le fait que je serai probablement condamné à continuer à faire un travail très ordinaire ne me permettant d’écrire qu’occasionnellement. Je suis dans cette période ingrate où je n’ai ni la crédibilité pour faire quoi que ce soit en-dehors d’internet ni l’incrédibilité pour ne pas y aspirer.

Je roule ma bosse, simplement. Et parfois j’aimerais pouvoir réellement décrocher de tout ça pour une journée ou deux et ne plus sentir le fardeau du monde entier sur mes épaules.  Écrire du lundi au vendredi, puis avoir la fin de semaine pour passer la tondeuse, racler le jardin ou désinstaller l’abri Tempo.

Parfois, je me dis que le blogue est une forme de maladie et que le journalisme est son remède.

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16 Réponses

  1. avec l’effervescence sociale d’une campagne électorale en tant que candidat, ce moment consacré à vous écrire aujourd’hui me ramène aussi à la genèse de mon blogue (d’autant plus quemon alter ego blogosphérique y est aussi allé d’une réflexion en ce sens). Histoire de vous remettre en contexte, je vous rappellerai que ce blogue existe depuis presque trois ans maintenant. À ce moment-là, je récupérais tranquillement d’une campagne électorale accaparante (car, voyez-vous,

  2. Le blogue n’est pas une forme de maladie, ne t’inquiètes pas. C’est juste que lui et le journalisme n’ont pas encore trouvé le modèle de cohabitation qui leur permettra à tous deux de bien s’épanouir. Mais ça viendra un jour (à la quantité de gens qui planchent là-dessus, il faudrait bien).

    Le blues va passer, j’en suis certain. En autant qu’il passe toujours dans les portes ;)!

  3. Merci pour ces mots réconfortants. Je crois que je dois simplement me rappeler pourquoi je fais cela et revenir à la base. Et surtout pas me forcer à écrire plus souvent. Tant pis si je perds des lecteurs parce que mon site n’est pas mis à jour à tous les 24 heures.

  4. Louis, tu vise dans le mille! Nous sommes dans un système complètement tordue où l’humain est un outil du capitalisme, un esclave qui ne sait pas qu’il est esclave…

  5. Pas de veine. Le billet se termine mal.

    Je connais des types, vieux singes qui ont inventé les grimaces et qui bloguent, terme à la mode pour dire qu’ils communiquent électroniquement en public, depuis 1989 et le réseau «Francomédia», qui vous diront qu’il faut correctement décrire la réalité. Dire l’inverse de votre conclusion.

    C’est plutôt le journalisme qui est une forme de maladie. Parce qu’il sélection et censure l’information et la perspective choisie. Pour des raisons de commercialisation et de profits, évidemment.

    Donc, le blogue représente forcément la vrai libre circulation de l’information et liberté de celle-ci. Le vrai remède au journalisme.

    Pour vérifier… Consultez ce que les journalistes ont publié du dernier budget de Monique. Puis, vérifiez aux blogues ce qu’on en dit.

    Exemple… Trouvez-moi un journalisme qui publie le tableau du «Cadre financier du budget 2009-2010, pour faire voir aux lecteurs comment on en arrive à un déficit lapidaire de 3,9 G. Etc… etc…

    ch

  6. @Redge: Merci! Mais c’est déprimant….

    @Christian: C’est une perspective intéressante, mais à mon avis le journalisme est de loin supérieur aux blogues parce qu’il canalise l’information et va chercher l’essentiel dans un brou-ha-ha cacophonique. Quand un blogueur est bon, c’est souvent parce qu’il utilise les techniques journalistiques.

    Ceci dit, le problème actuellement est l’idéologie (très à droite) des principaux journaux (même Le Devoir est plutôt de centre-droit); je crois que le journalisme a beaucoup à gagner sur la toile.

    Entk, ces jours-ci je n’ai rien à écrire et je me sens démotivé. J’ai pas l’impression de m’en aller quelque part avec ça. Je regrette l’époque de Un homme en colère et l’énergie créatrice qui y était associée.

  7. Bonne analyse de la problématique d’une « carrière blogosphérique ».

    Pour ma part, durant près de deux années, j’ai été captivé par les blogues, mais depuis la naissance de ma petite fille (mon deuxième enfant), je ne trouve que peu de temps pour m’y investir au même niveau que dans le passé.

    Il y a aussi la question de la finalité de bloguer. À quoi cela sert-il? À diffuser ses opinions (politiques)? Oui, d’accord. Mais lorsque cette activité « bénévole » en vient à gruger du temps en famille ou dans d’autres loisirs qui peuvent eux-aussi s’avérer tout autant gratifiant sur le plan personnel, on en vient à se questionner sur la pertinence de bloguer.

  8. Pour ceux et celles qui sont intéressé par une carrière de blogueur, ceci peut être une lecture intéressante:
    http://chrisguillebeau.com/3×5/overnight-success/

  9. Décidément, mon louis, on n’a pas la même lecture des choses… Tu sembles trouver que le travail effectué par les journalistes est de bonne qualité, qu’il « va chercher l’essentiel dans un brou-ha-ha cacophonique », qu,il est de loin supérieur aux blogues… alors que moi je trouve que l,information disponible sur les média traditionnels est de plutôt faible qualité.

    Bien sûr, il y a des éditorialistes. mais à part ça… Des journalistes qui vont voir un incendie et que demandent aux victimes s’ils sont assurés, d’autres qui reformulent à peine un communiqué émis par une firme de relation publique, des interviewers qui posent des questions et notent les réponses sans se soucier du fait que la réponse est à côté de la question… il y a une complaisance certaine dans ce milieu.

    Et s’il-vous-plaît, j’aimerais donc ça que les politiciens qui ne répondent jamais à la question ou se contentent de la position officielle du parti, ça devrait soit être confronté un peu ou bien ne pas être diffusé. Si tu n’as pas de message, tu ne devrais pas avoir de temps d’antenne. Bien sûr, Denis Coderre serait malheureux, mais la qualité du travail s’en trouverait améliorée.

    En opposition avec ce travail que je trouve plutôt faible, il y a les blogues. Là on voit du monde qui ont des idées et qui les expriment. Chaque texte apporte quelque chose de nouveau. Et je dois dir que ton blogue est particulièrement élevé dans mon échelle de qualité.

    Le texte de départ est déjà meilleur, en général, qu’un texte de journal ordinaire. Mais le blogue a un atout de plus: les commentaires. Si le sujet intéresse quelques personnes, alors il y a de grandes chances pour que les commentaires ajoutent des nuances ou des points de vue (ou même des informations) supplémentaires. L’information et l’opinion de départ sont ainsi enrichies un peu à la sauce wikipedia. Les médias traditionnels ne font pas le poids sous cet aspect.

    Pour ces raisons, j’apprécie énormément l’information disponible sur les blogues. Je suis toutefois conscient que chaque blogue est fortement coloré par les opinions de son auteur, ce qui m’oblige à exercer mon sens critique (ce qui n’est pas une mauvaise chose). Mais j’aime mieux un médium qui n’est pas objectif et qui ne se prétend pas objectif qu’un autre qui n’est pas objectif mais prétend l’être.

    Bref, les blogues n’ont qu’un seul problème: ils ne sont pas payants. S’ils l’étaient, les journeaux écrits disparaitraient instantanément.

  10. @Jimmy: D’accord avec toi que le temps est un problème. Même chose pour moi. Et je vais maintenant travailler 5 jours par semaine, alors encore moins de temps. Et on commence à parler d’un enfant éventuel, alors…

    @Redge: Merci pour le lien. C’est très intéressant, mais je me demande si un tel modèle pourrait être reproduit en français, surtout au niveau des enjeux sociaux québécois. Le potentiel est réel pour un créneau hyper-défini dans une langue qui rejoint des milliards de personne, mais pour ce que je fais, je ne sais pas si ce serait applicable.

    Ceci dit, ça alimente ma réflexion. J’ai l’impression que depuis quelques mois je me suis distancé de ma base, de ceux qui me lisent régulièrement, pour essayer de « percer » et de faire autre chose. Peut-être que je ferais mieux de continuer à faire ce que je faisais avant, c’est-à-dire écrire des textes en trente minutes et donner mon opinion à tout-vent. La réflexion se poursuit…

    @Steph: Qui vont couvrir les incendies? Les blogueurs? Les journalistes. Qui suivent les conférences de presse? Les journalistes. Quelles techniques sont utilisées pour les communiquées de presse? Les techniques journalistiques.

    Je crois que tu confonds journaux et journalistes. Les journaux, comme je l’ai écrit récemment, risquent de disparaître, mais cela ne signifie pas la mort du journalisme. Ceci dit, sans le travail professionnel journalistique, c’est-à-dire de l’utilisation des techniques journalistiques pour produire un contenu intelligible, il n’y a rien.

    Les blogues n’apportent du contenu que si leurs auteurs font un travail journalistique. Le reste, ce n’est que de l’opinion. Éliminez les journalistes et vous vous retrouvez avec des centaines de lectures différentes de l’actualité et une incapacité totale à recouper les faits.

    D’ailleurs, précisément, les blogueurs se basent sur le travail des journalistes pour choisir leurs sujets. Ils sont le parasite qui s’alimente de la sève journalistique. Et s’ils arrivent à tuer leur hôte, je ne célébrerai pas la victoire du parasite mais plutôt je pleurerai la mort de l’hôte, car au bout du compte si les journalistes sont parfois pris dans une politique éditoriale complaisante leur travail est indispensable pour faire du sens avec la réalité.

    Merci beaucoup pour le compliment quant à mon blogue. Mais je n’ai pas trop de prétentions: je donne parfois mon opinion (pas assez souvent dernièrement) et j’applique souvent les techniques journalistiques. Et alors, mon blogue n’est plus un blogue (web log) mais un média utilisant la technique journalistique.

  11. […] à vous écrire aujourd’hui me ramène aussi à la genèse de mon blogue (d’autant plus que mon alter ego blogosphérique y est aussi allé d’une réflexion en ce sens). Histoire de vous remettre en contexte, je vous rappellerai que ce blogue existe depuis presque […]

  12. « D’ailleurs, précisément, les blogueurs se basent sur le travail des journalistes pour choisir leurs sujets. Ils sont le parasite qui s’alimente de la sève journalistique. Et s’ils arrivent à tuer leur hôte, je ne célébrerai pas la victoire du parasite mais plutôt je pleurerai la mort de l’hôte, car au bout du compte si les journalistes sont parfois pris dans une politique éditoriale complaisante leur travail est indispensable pour faire du sens avec la réalité. »

    Tabarnouche que tu t’exprimes bien.

    Force m’est d’avouer que tu as raison là-dessus. un blogue a besoin de matière de départ.

    Par contre: « Qui vont couvrir les incendies? Les blogueurs? Les journalistes. Qui suivent les conférences de presse? Les journalistes. Quelles techniques sont utilisées pour les communiquées de presse? Les techniques journalistiques. »

    Honnêtement, si je n’entendais pas parler des incendies, ça ne me ferait pas grand’chose. Et je trouve que les conférences de presse (tout comme les incendies et les potins de vedettes) occupent une place démesurée dans les média.

    Pour moi, l’information doit servir à se forger une image du monde et doit nous aider à guider nos décisions, influencer nos opinions. Le reste, c’est du divertissement. Pour moi, la défaite du Canadien, c’est comme un accident de la route, un incendie ou un mariage de vedette: du divertissement. Pourquoi? Parce que ça n’influencera pas ma façon de penser.

    Par contre, l’électron libre influence ma perception des choses. Évidemment, il n’est pas le seul. Mais si je dois abandonner l’électron libre (et les autres sites de même niveau) ou le journal, tant pis pour le journal. Les blogues m’apportent plus, me stimulent plus.

    C’est sûr que l’un ne remplace pas l’autre. Les buts visés sont différents. Mais je vois davantage d’utilité dans les blogues.

  13. Bonsoir Louis,

    Je te remercie pour cette réflexion grandement enrichissante pour le blogueur débutant que je suis. Pour ma part, j’ai décidé d’écrire sous un pseudo pour un peu plus de liberté. Je m’intéresse à l’actualité politique mais je blogue avant tout pour une cause: l’indépendance du Québec. Est-ce que c’est une perte de temps ? Est-ce que mes efforts feront réellement progresser la cause ? L’avenir me le dira.

  14. Vraiment étonnant !…

    « Avantages d’écrire sous son vrai nom:
    La crédibilité hors d’internet:
    La respectabilité:
    Carrières connexes: »

    Vous ne faites pas de distinction entre les « payés » pour bloguer et les blogues à « notoriété », dans le but d’attirer des revenus. Et les blogues libres, sans but lucratif.

    Tout comme la technicienne Michelle Blanc et ses copains Gugliellminetti et Arpin. Il y a pourtant un monde de différence.

    La différence…
    La première classe, ils disparaîtront lorsque la notoriété et les revenus s’étioleront.
    La deuxième classe, ils sont libres, indépendants et informatifs, parce qu’ils n’ont pas de souci d’argent et code de profession à respecter. Seul le temps libre pour entretenir le blogue, compte.

    « Inconvénients d’écrire sous son vrai nom:
    L’impératif de la qualité:
    L’impératif de la réflexion:
    La pression des pairs:
    Me museler:
    Choisir mon créneau:
    Chercher à devenir une référence dans mon créneau:

    Ce sont toutes des exigences associées aux payés pour bloguer et aux blogues à revenus par la notoriété.

    Vous considérez-vous de la classe des médias ?… Tout comme un employé ou contractuel de « Branchez-vous » ou la « Cyberpresse » et autres du genre.

    Si non. Si vous faites ça pour le plaisir, à temps libre. Oubliez ces critères.

    Si non. Si vous appliquez ces critères, sans abonnement, donc sans revenus, tout comme dans la méthode du journal le Devoir « réservé aux abonnés… », vous affichez alors un contenu, un matériel qui sera utilisé par les employés des médias pour leurs créations et bénéfice pécunier personnel. Sans aucune compensation ou revenu pour vous le créateur, la source.

    Dans ce cas, tout comme vos billets de niveau éditorial, vous vous appauvrissez et ils s’enrichissent. Est-ce ça un de vos objectifs dans la vie ?… Vous appauvrir, malgré votre talent pour l’écrit ?…

    « Même si je fais comme me l’a suggéré Antoine Robitaille et que je tente de créer du contenu pour entrer le pied dans un quotidien comme Le Devoir, qu’est-ce que cela donnerait au bout de la ligne? »

    On vous a suggéré de l’illusion. Le Devoir est une boite 100% syndiquée et ses critères d’entrée sont écrits dans un contrat blindé. Je parie que le « contenu » n’est absolument pas un critère d’entrée qui supplante le critère « d’ancienneté ».

    « Et parfois j’aimerais pouvoir réellement décrocher de tout ça pour une journée ou deux et ne plus sentir le fardeau du monde entier sur mes épaules. »

    Blogues ou forum ou conférences ou sites participatifs, c’est tout à fait facile de décrocher les FDS quand il n’y a pas de but lucratif. Je fais ça depuis vingt ans, sans aucun problème. Choisissez votre mode, avant tout le reste.

    En terminant, permettez-moi une remarque.
    De coté-ci de l’écran, selon la pupiteuse en chef et le directeur de l’éthique, votre blogue se classe un cran au-dessus de celui de la technicienne Michelle Blanc. Malgré que d’aucun ici n’aime son nom (électron), peu représentatif de son contenu. Cela, même s’il a été écarté de la liste des célébrités par les payés pour bloguer, Gugliellminetti, Blanc et Arpin,

    Mes hommages… Bonne FDS…
    sp

  15. De mon côté, si une personne sérieuse me demande qui je suis, je n’ai pas peur de m’identifier à elle.

    La raison pourquoi j’utilise un pseudonyme est simple : j’ai créer un personnage, puis mon projet s’est divisé, et comme les gens me connaissent sous BAxT, qui a aussi une signification ésotérique, j’ai décidé de continuer de l’utiliser.

    De plus, il y a une autre raison pourquoi j’utilise un pseudonyme (ils sont partout comme dirait Maxime DeBleu !).

    Ma photo est bien moi par contre.

  16. J’appuis ceci :

    On vous a suggéré de l’illusion. Le Devoir est une boite 100% syndiquée et ses critères d’entrée sont écrits dans un contrat blindé. Je parie que le « contenu » n’est absolument pas un critère d’entrée qui supplante le critère « d’ancienneté ».

    Je me suis déjà fait littéralement voler un sujet, par le Journal de Mtl…3 mois de recherches à l’eau, sans même voir mon nom cité dans leurs séries d’articles qui ont durées un mois. Les médias écris comme visuels en ont parlés amplement durant tout ce temps.

    Au Québec, c’est très rare que les médias paient un indépendant pour un article ! À part les notoriétés externes sous contrat (collaborateurs spéciaux qui sont en fait des salariés ou des partiels).

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