L’irresponsabilité de André Pratte

Je n’aime pas André Pratte. En fait, j’admire ses talents journalistiques. Ses textes sont bien écrits, concis, d’une précision à faire rêver le chirurgien des mots qui m’habite. Malheureusement, son talent n’a d’égal que sa capacité à manipuler volontairement les gens qui sont assez dupes pour le croire. Dernier exemple en liste: son plus récent éditorial, où il qualifie d’irresponsable le budget provincial. Irresponsable. Pas parce que Jean Charest a menti aux Québécois lors de la dernière campagne électorale en leur affirmant qu’il n’y aurait pas de déficit. Irresponsable. Parce que le gouvernement devrait, selon Pratte, couper dans les services publics. Une belle connerie.

En effet, selon M. Pratte, il conviendrait « d’ajuster l’envergure des programmes sociaux à [notre] capacité fiscale ». Gros bon sens. Oui. Le problème, c’est que Pratte se refuse à considérer le rôle des précédentes baisses d’impôts, qui ont principalement profité aux classes supérieures, dans son analyse. Il considère la « capacité fiscale » comme étant quelque chose de fixe, qui ne peut être modifié. En conséquence, à ses yeux, la seule façon d’équilibrer le budget serait de couper dans les services ou de facturer les utilisateurs au pro-rata, ce qui handicape systématiquement la classe moyenne et les moins fortunés.

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Pourtant, les baisses d’impôts imposées par les gouvernements du Parti Québécois et du Parti Libéral depuis le début des années 2000 ont privé le Québec de près de 10 milliards $ par année. 10 milliards $! Pratte réfute implicitement ces faits d’un trait de crayon: « les politiciens québécois répondront qu’il est impossible d’augmenter les impôts des Québécois ». Ah oui? Laissez-moi comprendre: on ne devrait pas mieux imposer les plus nantis parce que « les politiciens » disent que c’est « impossible », mais d’un autre côté on devrait demander à ces mêmes politiciens qu’ils coupent nos services. Ça, c’est possible, selon M. Pratte. Vous y comprenez quelque chose?

En vérité, si les politiciens jugent qu’il est impossible de hausser les impôts des mieux nantis, c’est largement à cause d’éditorialistes comme André Pratte, qui ne manquent jamais une occasion de réclamer une baisse. Ça se comprend: pensez-vous sérieusement que André Pratte gagne moins de 100 000$ par année?  Et son patron, le milliardaire Paul Desmarais, lui?  Évidemment qu’il a avantage à ce qu’on baisse les impôts! Bien sûr qu’il y gagnerait! Il fait partie de l’élite, d’une minorité de Québécois qui n’ont que peu à gagner d’une redistribution de la richesse. Pour ces gens, le tout-privé représente presque un paradis. Ils ont les moyens de tout se payer, de l’école privée à l’hôpital privé en passant par des tarifs d’électricité plus élevés, des péages sur les routes, alléluia. Ils en ont les moyens.

Mais pour les autres, la classe moyenne et les plus pauvres, ce n’est pas le cas.

On conçoit souvent négativement l’impôt. Pourtant, il s’agit de la principale source de revenus du gouvernement, et c’est cette nécessaire redistribution de la richesse qui permet de bâtir une société plus cohérente. Les riches sont moins riches, mais ils vivent en paix. Les pauvres sont moins pauvres, et ils n’ont pas besoin de voler les riches. Montrez-moi une société plus égalitaire, je vous montrerai une société qui impose adéquatement ses plus riches. Montrez-moi une société pacifique où il est possible de ne pas barrer ses portes le soir, et je vous montrerai une société qui redistribue convenablement sa richesse grâce à des services publics financés à même les impôts. Tout le monde y gagne. Même les plus aisés, qui n’ont pas à s’isoler dans des villas privées entourées de hautes clôtures et de gardes de sécurité pour se protéger des démunis.  Même eux, ils ont avantage à être mieux imposés afin de jouir d’une société plus égalitaire et moins violente.

Baisser les impôts, c’est faire un pas vers l’anarchie et la désintégration sociale. C’est se rapprocher de sociétés inégalitaires où les plus pauvres ne sont peut-être pas des « assistés sociaux », mais au contraire de dangereux prédateurs. Où les mieux nantis cherchent à s’isoler et se croient investis du droit de tout s’acheter, y compris les autorités publiques. C’est ça, que M. Pratte désire?

Le budget Jérôme-Forget est irresponsable, mais ce n’est pas parce qu’il refuse de couper les services. Il est irresponsable parce qu’il ne répare pas les erreurs du passé en réajustant les impôts des mieux nantis à un seuil plus acceptable. Le party est fini. Les baisses d’impôt nous ont trop coûté. Il est temps de dégriser et de faire payer leur juste-part à ceux qui en ont les moyens. Et tant pis pour la minorité de gens qui, comme André Pratte, y perdraient au change.

Nous sommes en démocratie: visons le mieux-être de la majorité!

Au lieu d’augmenter la taxe de vente et d’accroître ainsi le fardeau de la classe moyenne et des plus pauvres, ne serait-il pas temps de faire contribuer plus équitablement les mieux nantis en haussant leurs impôts?

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24 Réponses

  1. Wow. Très bon billet Louis. Moi aussi je n’aime pas André Pratte. Cependant, qui l’aime, à part les membres de l’élite économique?

    Encore une fois, les tenants de la droite économique nous diront qu’imposer ou taxer plus les riches reviendrait à les faire fuire à l’étranger ainsi que leur précieux « capital »….

    Il y aura toujours pour les classes opulentes une magouille à faire, une évasion fiscale ou un tour de passe-passe afin d’éviter de se faire taxer dans cet environnement économique planétaire capitaliste.

    Le seul moyen de parvenir à une taxation équitable sur les revenus serait une entente internationale sur la redistribution des richesses. Mais nous y sommes encore loin….

  2. André Pratte le 5 novembre 2008:

    «En ce qui a trait à la priorité des prochaines années, l’économie, le gouvernement Charest a un plan clair et cohérent, pour le court et le long terme. Le projet d’un «nouvel espace économique» en appelle aux talents, à l’ambition et à l’ouverture des Québécois. Le «Plan Nord» offre des perspectives fascinantes de développement. Et avec les Bachand, Jérôme-Forget, Paquet, Arcand et Ménard, le Parti libéral compte aujourd’hui sur une équipe économique particulièrement solide.

    La conjoncture économique va se détériorer au cours des prochains mois. Le gouvernement du Québec devra prendre des décisions difficiles, en matière de finances publiques notamment. On sait aujourd’hui que Jean Charest a le leadership nécessaire pour prendre de telles décisions et pour réunir les Québécois autour d’objectifs communs. Pour qu’il puisse y arriver toutefois, il a besoin d’un gouvernement fort. D’un gouvernement libéral majoritaire!»

    Source: http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200812/05/01-807597-pour-un-gouvernement-liberal-majoritaire.php

    André Pratte le 17 mars 2009:

    «La consternation est palpable dans les rangs libéraux à la suite de la nomination de Michael Sabia à la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec. À la lumière de cette décision et des difficultés du gouvernement depuis sa réélection, certains se demandent si l’équipe de Jean Charest n’est pas en train de retomber dans les ornières de son premier mandat : arrogance, incohérence, manque de flair…

    (…)

    L’épisode renforce l’impression que le premier ministre, redevenu majoritaire, a décidé comme après son élection en 2003 de faire à sa tête, peu importe ce que pensent les Québécois (qui croit les sondages de toute façon?), les médias (M. Charest s’en moque) et même les militants libéraux.

    Résultat : le gouvernement a bousillé ses 100 premiers jours. Plutôt qu’une lune de miel, il a connu une descente aux enfers. On comprend les libéraux de se poser des questions. Et ce n’est pas en se rendant lui-même hier à Lacolle pour annoncer la mise en place d’un permis de conduire à puce – en pleine crise économique, le premier ministre n’a-t-il rien de plus important à faire? – que Jean Charest les rassurera.»

    Source: http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200903/16/01-837139-retour-a-2003.php

    Le 29 juillet 2009, André Pratte se découvrira-t-il une allégeance péquiste?????

    Je pense que l’on peut tous et toutes conclure que ce type ne mérite pas une telle attention et que nous devrions le laisser patauger dans ses incohérences.

  3. @Jimmy St-Gelais: Merci! 🙂 Je crois comme toi que dans un contexte de libéralisme économique ça prendrait une entente internationale (et donc de facto un gouvernement mondial) pour taxer intelligemment les plus riches. L’alternative est une forme de protectionnisme, ce qui constitue un autre débat! 😛

    @Jean-Luc Proulx: Je suis tout à fait d’accord avec toi que ce type ne DEVRAIT pas mériter notre attention. Le problème, c’est que La Presse est un quotidien très lu et que André Pratte a le pouvoir d’influencer l’agenda du jour. Il suffit de se rappeler de quelle façon La Presse a coulé Boisclair pour s’en convaincre… Je crois qu’il est utile de démonter les incohérences, les contradictions et les manipulations de André Pratte à l’occasion. Juste pour rappeler à tous de ne pas trop le prendre au sérieux…

    Ceci dit, je respecte son talent de journaliste. Ce sont ses idées que je respecte un peu moins.

  4. Louis a écrit « Mais pour les autres, la classe moyenne et les plus pauvres, ce n’est pas le cas. »

    Si vous avez des inquiétudes vis-à-vis de la classe moyenne et de la pauvreté vous devriez au moins tenter d’en connaître la cause. Pourquoi pensez vous que des nations se sont developee et d’autre ne l’ont pas fait? Pourquoi certains pays ont acquis l’abondance matérielle et d’autre son reste stagnant dans leur misère? L’histoire, plus spécifiquement, l’explosion de prospérité de XIXe siècle jusqu’au début du XXe siècle nous en donne la réponse immédiate : le capitalisme est le seul système qui permet aux personnes de créer l’abondance et la clé du capitalisme c’est la liberté individuelle.

    La liberté se traduit par l’absence de contrainte gouvernementale. Plus il y a d’impôts et plus il y a de contraintes.
    Je suis pour l’impôt volontaire et pour le concept d’utilisateur payeur. Ce n’est pas nous qui somme au service du gouvernement c’est le contraire!

    Si Pratte est en faveur d’une baisse d’impôt, tant mieux!

  5. Toi t’es un génie! Et quand il n’y aura plus de riche à taxer ou quand les riches ne voudront plus travailler et produire parce qu’on va tout leur prendre pour le donner aux improductifs (comme c’était le cas en Union Soviétique et cela a causé sa chute) que proposeras tu?

    Quiconque propose de redistribuer la richesse acquise légalement par d’autre nous dit que la richesse est à lui et qu’il peut traiter les personnes qu’ils ont gagné cette richesse comme des esclaves qui travaillent pour lui.

    Si cette redistribution des richesses est proposée au nom du gouvernement ou d’une entente qu’il a fait alors la richesse devient la propriété du gouvernement, si c’est au nom de la société donc la richesse devient la propriété de la société… Tous ça au mépris du droit a la propriété privée. Personne a ma connaissance n’a pu définir la différence entre « redistribution de la richesse » et les principes de base du communisme.

  6. Sais-tu qui est John Galt?

  7. Atlas Shrugged?

  8. @harakiri: vous dites «La liberté se traduit par l’absence de contrainte gouvernementale. Plus il y a d’impôts et plus il y a de contraintes.»
    Mais dès que ça va mal, qui se précipite vers les gouvernents pour quêter des sous? les Capitalistes; ceux-là même qui ne veulent pas d’ingérence de la part des gouvernements…
    Faudrait se brancher une fois pour toutes !
    Bravo à toi, Louis pour ton texte magistral !

  9. Très bon texte Louis. Avant d’être éditorialiste à La grosse Presse André Pratte avait un minimum d’indépendance d’esprit mais maintenant il est devenu un lèche-cul de la classe dominante et bien sûr des ses grands patrons de Gesca. Je me souviens encore de ce qu’il écrivait lors de la grève étudiante de 2005. C’était révoltant!

    On pourrait parler aussi du fait qu’il a signé le manifeste des Lucides en 2005, le plaçant en situation de conflit d’intérêts, et de son soutien au projet du CHUM à Outremont histoire d’être sur la même longueur d’ondes que ses patrons.

  10. @Harakiri: Je ne dis pas qu’il faille saigner à blanc les plus riches. Je crois simplement que puisqu’ils ont largement joui d’une société leur ayant permis d’atteindre cette richesse et que le concept-même de société évoluée est basée sur une certaine forme d’égalité, il est indispensable de redistribuer la richesse en les imposant plus adéquatement.

    Tu dis: « Plus il y a d’impôts et plus il y a de contraintes. » Je vois les choses différemment. À mes yeux, plus il y a d’impôts, meilleure est la redistribution de la richesse, et donc plus libre est la société. Plus la richesse est distribuée, moins il y a de pauvreté. Moins de pauvreté signifie la possibilité de jouir de mes biens matériels sans avoir à craindre constamment de me faire voler. Cela signifie aussi habiter réellement mon quartier sans avoir à me réfugier derrière un système d’alarme et à avoir peur de sortir la nuit. Cela veut également dire avoir le sentiment d’appartenir à une société cohérente de gens qui vont dans la même direction. C’est aussi ça, la liberté.

    Personne ne remet en cause la supériorité du système capitaliste. Mais je ne remets pas en cause non plus la supériorité d’un capitalisme modéré, tempéré, qui permet l’existence d’une classe moyenne vigoureuse. Et l’expérience américaine nous a démontré que les baisses d’impôts et le « me, myself and I », à terme, conduisent à la dislocation de cette classe moyenne.

    @Garamond: Merci beaucoup! 🙂 Bon point concernant les capitalistes qui se précipitent vers l’État dès que ça chauffe. On leur laisse faire des milliards $ pendant que la classe moyenne stagne ou régresse, mais dès que ça va mal il faut leur donner les ressources de l’État et couper les services aux moins bien nantis. S’agit-il d’un système équitable? Je ne crois pas.

    @internationaliste: Merci! Comme je l’ai écrit, je respecte les qualités de journaliste de André Pratte. Mais depuis quelque temps, je trouve ses textes de moins en moins subtils et quelque peu bâclés. Par exemple, comment peut-on faire un éditorial où on réclame des coupures dans le services sans même mentionner le manque à gagner de 10 milliards $ par année causé par les baisses d’impôts? Ça, j’ai trouvé qu’il s’agissait d’une très grosse couleuvre à avaler…

  11. Bien dit Garamond ! Tiens toi !

  12. J’aime bien ton texte Louis, cependant je n’aime pas que tu vises une personne en particulier. Je n’ai rien contre André Pratte. L’opinion qu’il exprime est discutable, et c’est normal, mais s’attaquer à lui, c’est amener la discussion sur autre chose.

    Mais pour le reste, j’approuve.

  13. Merci de ta critique Daniel. J’en prends bonne note. Il est vrai que j’ai souligné que M. Pratte ne fait pas partie de la classe moyenne, mais je n’avais pas l’impression de l’avoir attaqué personnellement dans sa personne. Je crois avoir surtout visé ses idées. À moins que je me trompe?

  14. C’est juste faire attention à ne pas t’attaquer à la personne. Pratte ne parle pas au nom des riches, ni essaie de prêcher pour sa paroisse. Il émet une opinion. Que tu penses différemment ne fait pas de lui un parfait imbécile. Et je suis sûr que tu comprends.

  15. André Pratte est payé pour faire entendre le point de vue de Gesca; c’est ce qu’il fait.
    Quant à son opinion personnelle, on ne la connaîtra jamais….

  16. Est-ce que j’ai traité André Pratte d’imbécile?

    Tu dis qu’il ne prêche pas pour sa paroisse. En es-tu certain? Sur quoi te bases-tu pour dire cela?

    Je peux me tromper (et si je me trompe je le reconnaitrai) mais il me semble que j’ai été plutôt gentil avec lui. J’ai attaqué surtout ses idées, avec à peine une pointe sur le fait que lui, personnellement, profiterait de baisses d’impôt car il ne fait pas partie de la classe moyenne.

  17. Merci Garamond !

    C’est ce que je voulais dire à Louis.

    Je sais, Louis, que tu ne l’as pas traité d’imbécile. C’était une manière de parler.

  18. Cela est juste un exemple de pattern qui survit depuis que le capitalisme a pris son essor: le capitalisme est toujours blâmé pour les maux causés par l’intervention du gouvernement. Alors on propose encore plus d’intervention gouvernementale comme remède.

    En faisant achetant les entreprises sur le bord de la faillite, le gouvernement américain a opté pour la stabilité plutôt que le libre marché: « l’union soviétique était stable aussi. Mais où cela finit-il? »

    Les milliards ou le trillion + de dollars versé par le gouvernement ont ete verse pour solutionner une crise causée par le gouvernement et sa reglementation.

    Les spéculateurs, les « traders » et les financiers de Wall Street ne sont pas à blâmer c’est le gouvernement qui est à blâmer pour avoir sur-reglementé le marché. Les entreprises renflouées à coup de milliards par le gouvernement sont les victimes et c’est le gouvernement qui a tout mis en place.

    Washington n’a pas réagi a la crise précédente. L’état à laisse Fannie Mae et Freddie Mac devenir hors contrôle alors que des agences paragouvernementales (créées par la réglementation de l’état américain ») amassait des dettes prêt non sécurisées a leurs noms car telle était la réglementation de l’Etat. Ce sont les Démocrates sous Clinton qui on commencé a forcer des institutions à faire des prêts hypothécaires à des gens sans crédits ou nantissement. C’est ça qui a causé la crise pas le capitalisme.

    Le gouvernement n’aurait jamais dû renflouer les fabriquant de voitures. C’est injuste. S’il ne peuvent pas s’en sortir c’est leur problèmes et non celui de personnes qui n’ont rien a y voir. Laissez les faire faillite.

    Toutefois, il y a une chose que le gouvernement doit au fabricant automobile, c’est la liberté. Par exemple, l’industrie doit être libérée des réglementations et des lois qui leur dictent quel genre de voiture fabriquer et vendre. Cela les force à mettre en marche des autos que les consommateurs ne veulent pas. Ces entreprises doivent être libérée de toute législation donnant aux syndicats le pouvoir coercitif de négocier leurs salaires et bénéfices marginaux indécents. (Jusqu’à $120 de l’heure pour un technicien niveau DEC (Collégial) alors qu’au Japon c’est $40).

    C’est la liberté économique qui crée l’industrie économique . Seule la liberté économique peut sauver l’économie a long terme.

  19. …. Sans intervention gouvernementale, les banquiers n’auraient jamais fait prêts hypothécaires à des gens non-solvable. C’est là que les subprimes ont commencé. C’est ça qui a causé la crise.

    C’est le gouvernement américain fin des années 1990 qui a foutu son nez dans la marche en voulant « rendre ça plus juste » et les pauvres puissent accéder a la propriété en forçant les banques à leur prêter de l’argent.

    Voilà où on en est maintenant!

  20. Comme je le disait plus haut, quiconque propose de redistribuer la richesse acquise légalement par d’autre nous dit que la richesse est à lui et qu’il peut traiter les personnes qu’ils ont gagné cette richesse comme des esclaves qui travaillent pour lui.

  21. @ Harakiri.

    «C’est la liberté économique qui crée l’industrie économique. Seule la liberté économique peut sauver l’économie a long terme.»

    Exactement! D’ailleurs, j’aimerais compléter cette affirmation en référant Louis à la Panique de 1819. Ce fut la première grande dépression aux États-Unis et elle se distingue justement parce que le président Monroe a choisi une politique de laisser-faire et a fait très peu d’interventions dans l’économie. La crise s’est résorbée rapidement, si on tient compte de son ampleur.

    Depuis ce temps, il a été presque impossible pour les politiciens de résister à l’envie de se faire les «sauveurs de l’économie», mais bien peu y sont parvenus en termes réels.

    Louis, je t’invite à lire ça et à t’instruire un peu: http://mises.org/rothbard/panic1819.pdf

  22. « Toi t’es un génie! »

    Ce genre de commentaire insultant lancé d’entrée de jeu démontre la pauvreté intellectuelle du commentateur.

    Tu me sembles être un anti-communiste primaire qui s’emporte à la moindre idée socialiste. En passant, je ne le suis pas. On peut être progressiste sans être taxé de communiste.

    Pourquoi es-tu contre la lutte à l’invasion fiscale et une juste répartition des richesses?

    La question n’est pas de prendre systématiquement le « bien » des plus nantis, mais simplement de leur faire payer leur juste part dans une société civile digne de ce nom.

    Il semble pourtant que cette idée fait son chemin un peu partout sur la planète avec cette crise financière. Les gens ordinaires sont tannés de se faire baiser de tous les côtés.

  23. Traditionnellement, ce sont surtout des historiens et des économistes favorables à l’interventionnisme étatique qui ont étudié la Grande Dépression de 1929. Ils en ont sortis tous les arguments dont ils avaient besoin pour « prouver » les bénéfices de l’intervention étatique. Plus récemment, les libertariens ont décidé d’y mettre leur nez, et (ô surprise!), ils ont découvert que la réalité est plus nuancée. En fait, ils n’ont pas du tout offert un portrait nuancé, ils ont tout simplement renversé les constats. Pour des idées nuancées, il faut s’en remettre aux non-partisans, qui tardent encore à venir.

    Pour la Panique de 1819, c’est un peu la même chose, mais à l’envers et le cycle est moins avancé. Les libertariens avaient besoin d’un modèle positif pour contrebalancer le cas de la Grande Dépression. Ils ont déniché cet épisode de 1819, et ils en ont sorti tous les arguments dont ils avaient besoin. Comme par hasard, ils ont trouvé exactement ce qu’ils pensaient AVANT de l’étudier. Dans 10-15 ans, keynésiens et compagnie sortiront des études qui décortiqueront l’histoire en sens inverse. Et environ 10-15 ans plus tard encore, on aura des non-partisans qui feront une synthèse de tout ça.

    Les dogmatistes de tout genre sont utiles: ils sont très motivés pour sortir la moitié des faits. Par contre, leurs conclusions, c’est toujours de la bullshit.

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