Oser le protectionnisme pour sortir de la crise

Le Bloc Québécois ferait bien de se demander ce qu’a accompli de si formidable le libre-échange depuis quelques années au lieu de s’inquiéter d’un possible retour du protectionnisme aux États-Unis.  Imposer des droits de douanes aux entreprises qui mettent à la porte des travailleurs d’ici pour produire dans le tiers-monde ne constitue pas une menace, mais peut-être la seule solution.

Les États-Unis étaient possiblement le pays le plus libre-échangiste au monde, du moins jusqu’au début de la crise, mais à quel prix? De 2000 à 2007, le revenu du ménage médian baissait de 0,3% par année en termes réels. Le taux d’endettement des ménages américains est passé de 63% du PIB en 1998 à 100% en 2007. ((Le Monde diplomatique, Mars 2009, p. 18 19, Totems et tabous, Le retour du protectionnisme et la fureur de ses ennemis, Jacques Sapir)) Face à une concurrence asiatique payant des salaires médiocres, les délocalisations et fermetures d’usines étaient la norme. Conséquence: le secteur manufacturier a fondu comme une crème glacée sur l’asphalte sous un soleil de juillet.

protectionnisme-crise

Source de l’image

Parallèlement, toujours soucieuses d’être compétitives à l’échelle internationale, les compagnies ont demandé (et obtenu) du gouvernement qu’il transfère les charges sociales vers les salariés. De 2000 à 2007, le coût des assurances de santé aux États-Unis a augmenté de 68%, les frais d’éducation de 46% et la proportion des citoyens sans couverture sociale est passée de 13,9% à 15,6%. ((Idem.))

Quel succès!

Le politologue français Emmanuel Todd résume bien le problème:

La pression sur les salaires aboutit à l’insuffisance de la demande globale, à l’échelle planétaire. Avant la crise, le système tournait grâce aux Etats-Unis: en situation monétaire et militaire dominante, ils consommaient chaque année 800 milliards de dollars en trop, soit leur déficit commercial annuel. L’Amérique était l’agent de relance de l’économie mondiale et sa surconsommation était financée par le mécanisme des subprimes, des prêts hypothécaires, qui vient d’exploser. La globalisation a dans un premier temps détruit des emplois dans la partie développée du monde. Les pays émergents se sont nourris de cette destruction mais finissent par être touchés par l’effondrement de la demande intérieure des pays qu’ils étaient en train d’affaiblir. C’est le problème classique du virus qui finit par tuer son hôte.

En clair, le libre-échange a mis en compétition des travailleurs occidentaux et du tiers-monde pour fabriquer une multitude de produits. En délocalisant une usine (ce qui devient possible par l’abolition des tarifs douaniers), on permet de produire à moindre prix, mais parallèlement on réduit la demande du pays développé auquel la dite marchandise devait être destinée. On produit davantage, mais ceux qui perdent leurs emplois dans les secteurs manufacturiers ont moins d’argent pour consommer. Ce qui conduit à la crise.

Le Québec, par exemple, a perdu 87 000 emplois dans ce secteur de 2004 à 2008. ((Le Devoir, ÉCONOMIE, samedi, 21 février 2009, p. b1, Manufacturier: un emploi sur sept a disparu, Desjardins, François)) On ne parle pas ici d’emplois payés au salaire minimum, mais de salaires acceptables permettant de faire vivre une famille et… d’acheter toutes les bébelles produites en Chine dans des usines qui pourraient être ici. La situation est identique dans tous les pays les plus avancés: les États-Unis ont perdu 4,1 millions d’emplois dans ce secteur de 1998 à 2008, l’Angleterre a vu disparaître 29% de ses emplois et le Japon plus de 24%. C’est l’hécatombe, et on peut dire merci au libre-échange.

Si le libre-échange a causé la crise actuelle, plusieurs s’empressent de dénoncer ce qui pourrait possiblement permettre de s’en sortir: le protectionnisme. « Non, non, non », les entend-on répéter inlassablement. Encore englués dans leurs dogmes néolibéraux, ils n’ont pas encore constaté l’incroyable implosion de l’économie résultante de leur idéologie. Ils agitent le spectre d’un protectionnisme ayant soi-disant empiré la crise des années 30 pour mieux le dénoncer.

Dans les faits, pourtant, le protectionnisme n’a pas rendu la crise des années 30 plus sérieuse, loin de là. Il ne s’agit pas d’un hasard si John Maynard Keynes, qui a été dans les années 1920 un des plus grands partisans du libre-échange, est devenu un adepte du protectionnisme à partir de 1933. Le libre-échange est incapable de relancer la consommation nationale. Les véritables facteurs ayant aggravé la crise furent plutôt l’instabilité monétaire, l’accroissement des coûts de transport et la contraction de la liquidité internationale. Ce qui se produit actuellement, dans un système on-ne-peut plus libre-échangiste.

Dans une situation exceptionnelle, il faut penser de manière exceptionnelle. Jacques Sapir l’explique:

Des mesures protectionnistes, qui permettent de moduler les échanges avec l’extérieur, à l’encontre de l’autarcie, qui vise au repli sur soi, s’imposent donc. C’est même la condition sine qua non de toute politique de revalorisation salariale qui rende les ménages solvables et permette d’accroître la demande. Augmenter les salaires sans toucher au libre-échange est soit une hypocrisie, soit une stupidité. Par ailleurs, seul le protectionnisme peut arrêter la spirale du moins-disant fiscal et du moins-disant social qui s’est instaurée aujourd’hui. ((Le Monde diplomatique, Ibid.))

Les États-Unis l’ont compris, et ce n’est pas un hasard s’ils exigent que leurs efforts financiers visent avant tout à relancer la consommation intérieure, à offrir des emplois aux États-Unis et non au Mexique ou à Pékin. Ce pays a beaucoup de défaut, mais une de ses qualités est le pragmatisme. Pendant que le Bloc Québécois et à peu près toutes les élites canadiennes et québécoises sont encore éberlués par les événements et s’accrochent à une recette qui a prouvé son inefficacité, nos voisins du sud ont compris l’importance d’un sain protectionnisme permettant de jeter les bases d’une future reprise.

Si aujourd’hui le protectionnisme constitue une hérésie, l’idée même de nationaliser les banques n’en était-elle pas une il y a tout juste un an?

Il faut penser autrement.

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48 Réponses

  1. Louis, je vais te citer Harry Binswanger.

    «Philosophically, Americanism means individualism. Individualism holds that one’s personal identity, moral worth, and inalienable rights belong to one as an individual, not as a member of a particular race, class, nation, or other collective.

    But collectivism is the premise of « Buy American. » In purchasing goods, we are expected to view ourselves and the sellers not as individuals, but as units of a nation. We are expected to accept lower quality or more expensive goods in the name of alleged benefits to the national collective.

    Most « Buy American » advocates are motivated by misplaced patriotism. But for some the motive is a collectivist hostility towards foreigners. This xenophobic attitude is thoroughly un-American; it is plain bigotry.

    Giving preference to American-made products over German or Japanese products is the same injustice as giving preference to products made by whites over those made by blacks. Economic nationalism, like racism, means judging men and their products by the group from which they come, not by merit.»

    http://www.aynrand.org/site/PageServer?pagename=objectivism_buy_american

  2. Je ne pense pas comme toi Jean-Luc et je suis en désaccord avec Ayn Rand et ses disciples. Si on suit leur logique, la démocratie elle-même est raciste car les lois s’appliquent aux habitants d’un seul pays et pas aux autres.

    La vérité, c’est qu’il existe des différences culturelles entre les peuples et les pays, et la démocratie par État-nation n’est peut-être pas le meilleur système, mais c’est le moins pire. Et puisque les citoyens sont souverains, ils ont le droit de choisir d’appuyer leurs emplois et la consommation locale, surtout quand le libre-échange transfère des emplois bien payés ici vers des emplois mal payés ailleurs.

    Ceux qui gagnent, ce sont la minorité d’ultra riches, les 0,1% de la population qui accaparaient près de 3% de la richesse il y a 20 ans mais près de 8% aujourd’hui. Ce sont eux qui y gagnent, pas les populations des pays impliqués.

    Les lois du travail sont différentes dans chaque pays et les droits syndicaux relèvent également de chaque pays (quand droit il y a). On ne peut pas demander à des travailleurs du Québec de compétitionner des travailleurs de Chine. Peut-être qu’à terme avec un syndicat international on pourrait tout égaliser et faire monter le niveau de vie, mais encore là les différences entre les pays rendraient le tout difficile. Ça prendrait deux-trois révolutions et à mon âge je suis de moins en moins utopiste! 🙂

    Le libre-échange a causé la crise actuelle en réduisant le pouvoir d’achat des États-Unis, l'(ex) moteur économique du monde, en délocalisant des emplois bien payés. Ce n’est sûrement pas en appliquant les mêmes « solutions » qui sont appliquées depuis une vingtaine d’années qu’on va obtenir un résultat différent.

    Pensons différemment, et osons le protectionnisme. Pas l’autarcisme, mais un protectionnisme raisonnable, basé sur la démocratie et le désir de conserver des emplois bien payés ici (ce qui contribuera à relancer la consommation intérieure) plutôt que d’offrir des emplois mal payés ailleurs.

  3. Je vois le problème d’une autre façon.
    Qund je dois m’acheter quelque chose, je cherche le meilleur rapport qualité-prix. Pas le moins cher, pas le plus cher, pas celui fabriqué à dix milles de chez moi. Le meilleur rapport qualité-prix.
    Si un Canadien veut vendre ses jeans à Costco ou à Walmart, qu’il fabrique des jeans de qualité, à prix raisonnable et il ne fournira pas à la demande !
    Je vois des Nike fabriqués Dieu sait où, au coût de 2$ mais vendus 119,95$ !
    Qui a empoché les 117$ de profit ? le Chinois ? l’intermédiaire, les frais de transport ? les douanes ?
    Un fabricant québécois pourrait en faire d’aussi bons et les vendre aux détaillants à un prix de gros raisonnable, leur permettant de l’offrir au même prix de détail de 119,95$
    Ce n’est pas une question de barrière douanière….

  4. J’établirais une distinction entre deux types de libre-échange: entre pays dotés d’économies de même niveau et entre pays riches et pays pauvres. Dans ton billet, tu concentres ton argumentation sur le second type et tu étends tes conclusions à l’ensemble du libre-échangisme, ce qui me paraît être une erreur.

    Maintenant, ce qui me fait craindre le protectionnisme, c’est le danger d’escalade. Un protectionnisme imposé de manière unilatérale (par exemple la clause « buy american ») risque d’engendrer des mesures de rétorsion. L’escalade qui se fait obéit alors à une logique irrationnelle et risque de se retourner contre tous les partis en cause. Si, entre deux pays riches qui ont connu le libre-échange entre eux à une époque antérieur, on devait dresser des barrières protectionnistes, il faudrait que de telles barrières soient concertées pour éviter l’escalade.

    L’ennui, c’est que le marché des pays riches a beau être affaibli par le chômage et la crise économique, il n’en reste pas moins le meilleur moteur économique. D’autre part, nombre d’entreprises fournissant des emplois se sont internationalisé sous l’effet du libre-échange, et leur offre dépasse la demande locale. Si les barrières douanières augmentent au-delà d’un point critique (mais lequel?), ces entreprises perdront accès à une part essentielle de leur marché. À partir de là, la faillite n’est plus qu’une question de temps (sans doute assez court). Et si ces entreprises font faillite, c’est des pertes d’emploi pour les travailleurs d’ici. Donc affaiblissement du marché local. Donc difficultés financières pour les entreprises qui s’appuient sur le marché local.
    J’ai donc de gros doutes sur la solution protectionniste.

  5. Bon, Louis, il faut t’expliquer quelques trucs.

    «Si on suit leur logique, la démocratie elle-même est raciste car les lois s’appliquent aux habitants d’un seul pays et pas aux autres.»

    Ne mélange pas la politique avec l’économie! Ce sont deux choses très différentes. Les lois s’appliquent à tout le monde. Si je vais m’établir en France ou ailleurs, je devrai respecter leurs lois. C’est la même chose pour quelqu’un qui désire s’établir ici, il doit respecter nos lois. Les lois, même les plus stupides et les plus étatiquement coercitives, ont le mérite d’être inclusives et de viser tout le monde. À ce que je sache, la Charte des droits et libertés s’applique pour tout le monde.

    «La vérité, c’est qu’il existe des différences culturelles entre les peuples et les pays, et la démocratie par État-nation n’est peut-être pas le meilleur système, mais c’est le moins pire.»

    Je te dis que le monde a la chienne de la France toute seule. Mais, quand elle est avec ses potes de l’Union européenne, la France a plus de forces et de pouvoirs. L’Europe a trouvé le moyen de s’unir économiquement parlant sans renier l’indépendance politique des pays qui la compose. Nous sommes dans un contexte où les unions entre les peuples n’ont jamais été aussi importantes. C’est en faisant des échanges et en tissant des liens avec les autres pays que l’on fait fonctionner l’économie mondiale, ce qui profite à tous les pays. Si tu coupes les échanges commerciaux avec tes partenaires économiques, tu handicapes ton économie. Cours de Macroéconomie 101!

    «Et puisque les citoyens sont souverains, ils ont le droit de choisir d’appuyer leurs emplois et la consommation locale…»

    Je n’ai jamais dit le contraire non plus. Malheureusement, les adeptes du protectionnisme font souvent appel aux émotions primaires des gens plutôt qu’à leur Raison. Les protectionnistes sont foncièrement populistes et tu me le prouve en me sortant cette perle: «…surtout quand le libre-échange transfère des emplois bien payés ici vers des emplois mal payés ailleurs.»

    Pour ton info, ces emplois d’ici (majoritairement des emplois en foresterie ou d’autres secteurs similaires) sont allés aux pays en voie de développement. Depuis quand la gauche est-elle contre l’aide aux pays en voie de développement? Ce faisant, grâce à la mondialisation, nous vivons dans un monde meilleur à il y a 28 ans, car les gens des pays en voie de développement qui ont eu ces emplois ont maintenant un emploi, se lèvent le matin et reçoivent un salaire pour leur permettre de vivre. Ainsi, de 1981 à 2005, le pourcentage de la population mondiale ayant un revenu inférieur à 1$/jour est passé de 41,9% à 16,1%, ce qui constitue une diminution de 62%. Pour la même période de temps, le pourcentage de la population mondiale ayant un revenu inférieur à 1,25$/jour est passé de 52,2% à 25,7%, ce qui constitue une diminution de 51%. Toujours pour la même période de temps, le pourcentage de la population mondiale ayant un revenu inférieur à 2$/jour est passé de 69,5% à 47,6%, ce qui constitue une diminution de 32%.

    Source: http://www-wds.worldbank.org/external/default/WDSContentServer/IW3P/IB/2008/08/26/000158349_20080826113239/Rendered/PDF/WPS4703.pdf

    Pour le reste, les industries forestière et manufacturière du Québec qui ont vu beaucoup de leurs emplois s’en aller dans les pays en voie de développement, ils sont en crise à cause de la destruction créatrice que cela a engendré. Cela nous permettra de perfectionner notre économie, de lâcher le bois et de rentrer dans les nouvelles technologies, là où est l’avenir de l’Humanité.

    Source: http://www.antagoniste.net/?p=2074

    «Ceux qui gagnent, ce sont la minorité d’ultra riches, les 0,1% de la population qui accaparaient près de 3% de la richesse il y a 20 ans mais près de 8% aujourd’hui. Ce sont eux qui y gagnent, pas les populations des pays impliqués.»

    Ce mythe a été déboulonné plus haut.

    «Le libre-échange a causé la crise actuelle…»

    Pas vraiment! En fait, c’est même tout le contraire.

    Écoute ça: http://www.youtube.com/watch?v=RijpW3oxUHE&feature=channel_page

    «…un protectionnisme raisonnable, basé sur la démocratie…»

    Le protectionnisme n’est jamais raisonnable et la démocratie implique la liberté et la justice sociale, ce qui n’est pas le cas avec le protectionnisme.

    «Les lois du travail sont différentes dans chaque pays et les droits syndicaux relèvent également de chaque pays (quand droit il y a). On ne peut pas demander à des travailleurs du Québec de compétitionner des travailleurs de Chine.»

    Ainsi parla Frédéric Bastiat:

    «XII. Droit au Travail, Droit au Profit

    « Frères, cotisez-vous pour me fournir de l’ouvrage à votre prix. » C’est le Droit au travail, le Socialisme élémentaire ou de premier degré.

    « Frères, cotisez-vous pour me fournir de l’ouvrage à mon prix. » C’est le Droit au profit, le Socialisme raffiné ou de second degré.

    L’un et l’autre vivent par ceux de leurs effets qu’on voit. Ils mourront par ceux de leurs effets qu’on ne voit pas.

    Ce qu’on voit, c’est le travail et le profit excités par la cotisation sociale. Ce qu’on ne voit pas, ce sont les travaux auxquels donnerait lieu cette même cotisation si on la laissait aux contribuables.

    En 1848, le Droit au travail se montra un moment sous deux faces. Cela suffit pour le ruiner dans l’opinion publique.

    L’une de ces face s’appelait: Atelier national.

    L’autre: Quarante-cinq centimes.

    Des millions allaient tous les jours de la rue de Rivoli aux ateliers nationaux. C’est le beau côté de la médaille.

    Mais en voici le revers. Pour que des millions sortent il faut qu’ils y soient entrés. C’est pourquoi les organisateurs du Droit au travail s’adressèrent aux contribuables.

    Or, les paysans disaient: Il faut que je paie 45 centimes. Donc, je me priverai d’un vêtement, je ne marnerai pas mon champ, je ne réparerai pas ma maison.

    Et les ouvriers des campagnes disaient: Puisque notre bourgeois se prive d’un vêtement, il y aura moins de travail pour le tailleur; puisqu’il ne marne pas son champ, il y aura moins de travail pour le terrassier; puisqu’il ne fait pas réparer sa maison, il y aura moins de travail pour le charpentier et le maçon.

    Il fut alors prouvé qu’on ne tire pas d’un sac deux moutures, et que le travail soldé par le gouvernement se fait aux dépens du travail payé par le contribuable. Ce fut là la mort du Droit au travail, qui apparut comme une chimère, autant que comme une injustice.

    Et cependant, le droit au profit, qui n’est que l’exagération du Droit au Travail, vit encore et se porte à merveille.

    N’y a-t-il pas quelque chose de honteux dans le rôle que le protectioniste fait jouer à la société?

    Il lui dit:

    Il faut que tu me donnes du travail, et, qui plus est, du travail lucratif. J’ai sottement choisi une industrie qui me laisse dix pour cent de perte. Si tu frappes une contribution de vingt francs sur mes compatriotes et si tu me la livres, ma perte se convertira en profit. Or, le profit est un Droit; tu me le dois.

    La société qui écoute ce sophiste, qui se charge d’impôts pour le satisfaire, qui ne s’aperçoit pas que la perte essuyée par une industrie n’en est pas moins une perte, parce qu’on force les uns à la combler, cette société, dis-je, mérite le fardeau qu’on lui inflige.

    Ainsi, on le voit par les nombreux sujets que j’ai parcourus: Ne pas savoir l’Économie politique, c’est se laisser éblouir par l’effet immédiat d’un phénomène; le savoir, c’est embrasser dans sa pensée et dans sa prévision l’ensemble des effets[10].

    Je pourrais soumettre ici une foule d’autres questions à la même épreuve. Mais je recule devant la monotonie d’une démonstration toujours uniforme, et je termine, en appliquant à l’Économie politique ce que Chateaubriand dit de l’Histoire:

    « Il y a, dit-il, deux conséquences en histoire: l’une immédiate et qui est à l’instant connue, l’autre éloignée et qu’on n’aperçoit pas d’abord. Ces conséquences souvent se contredisent; les unes viennent de notre courte sagesse, les autres de la sagesse perdurale. L’événement providentiel apparaît après l’évènement humain. Dieu se lève derrière les hommes. Niez tant qu’il vous plaira le suprême conseil, ne consentez pas à son action, disputez sur les mots, appelez force des choses ou raison ce que le vulgaire appelle Providence; mais regardez à la fin d’un fait accompli, et vous verrez qu’il a toujours produit le contraire de ce qu’on en attendait quand il n’a point été établi d’abord sur la morale et la justice. »

    (Chateaubriand; Mémoires d’outre-tombe.)»

    http://bastiat.org/fr/cqovecqonvp.html#droit_au_travail_droit_au_profit

    Bref, cogite sur tout ça, Louis!

  6. La question est pertinente mais je me demande si on peut revenir au protectionnisme d’autrefois. C’est vrai que les grandes puissances comme les USA sont protectionnistes quand ça fait leur affaire, mais ça reste qu’elles ne peuvent renier complètement le libre-échange. Je ne suis pas partisan de ce dernier mais je m’interroge sur les possibilités dans l’immédiat de s’en débarrasser. C’est un bon débat que tu nous ouvres avec ce questionnement.

  7. @Garamond: Dans les conditions actuelles, je ne suis pas certain qu’un fabricant québécois de souliers arriverait à concurrencer les Nike et cie. C’est un autre sujet (tout est toujours un autre sujet! 🙂 ) mais je crois que Nike vend également du rêve, du rêve payé en millions $ de publicité.

    Ici, il faudrait donner des conditions de vie acceptables aux employés, et il manquerait donc d’argent…

    @Déréglé temporel: Je suis d’accord qu’il faut faire attention, mais comme tout, il faut viser l’équilibre. Pourquoi devrait-on être plus craintif du protectionnisme que du libre-échange? Nous vivons présentement les conséquences du libre-échange…

    À mon avis, il serait intéressant de mettre en place un protectionnisme modéré permettant de diminuer le niveau d’endettement des citoyens et de relancer la demande intérieure. Il ne s’agirait pas d’éliminer les échange internationaux, loin de là, mais plutôt de les civiliser et de cesser de mettre en compétition des travailleurs payés 2$/heure en Chine et d’autres payés 20$/heure au Québec….

    @Jean-Luc Proulx: Tes chiffres de la Banque Mondiale ne veulent rien dire du tout. Qu’est-ce que ça veut dire « vivre avec moins de 1$ par jour »? Je peux te garantir que si on ne fait rien du tout dans 1000 ans il n’y en aura plus qui vivent avec moins de 1$ par jour. Ce n’est pas une question d’argent, mais plutôt de ce que l’argent permet d’acheter. Un individu qui vit sur sa ferme et arrive à se nourrir n’a peut-être pas besoin de 1$ par jour tandis qu’un travailleur urbain gagnant davantage peut crever de faim.

    Nos visions sont très différentes, mais je t’invite à reconsidérer tes dogmes. La crise actuelle est la résultante directe d’un néolibéralisme poussé à l’extrême. Et c’est précisément dans le secteur le moins réglementé qu’elle s’est déclarée en premier. Affirmer que le libre-échange n’en est pas responsable reviendrait à dire que l’eau n’est pas responsable de la noyade d’un homme dans la mer…

    Je t’invite bien humblement à lire un texte. Voici un extrait:

    La crise met à nu les ratés d’une croissance économique basée sur les principes néolibéraux. En effet, la déréglementation et la libéralisation des marchés n’ont pas eu seulement pour effet de révéler le dysfonctionnement des institutions financières. Elles illustrent aussi les conséquences d’une croissance de la consommation résultant plus de l’endettement des ménages que d’une hausse de leur revenu réel.

    Source

    Il y aura toujours des irréductibles qui refuseront l’évidence, tout comme il y a encore des néonazis et d’autres extrémistes aujourd’hui, mais le lien entre déréglementation, néolibéralisme et la crise n’est plus à faire.

    @internationaliste: Je ne crois pas qu’il faille revenir vers un impossible autrefois. Pourquoi ne pas développer un protectionnisme modéré, amical, et à degré variable, c’est-à-dire en fonction du développement humain et de l’impact pour les populations de chaque pays?

    Je ne dis pas que le protectionnisme est la seule solution, mais à mes yeux il faut le considérer, et sérieusement!

  8. @ Louis.

    «Tes chiffres de la Banque Mondiale ne veulent rien dire du tout.»

    Peut-être, mais je la trouve un peu plus crédible et beaucoup moins dangereuse que les hurluberlus racistes et populistes qui, sous le couvert d’un nationalisme économique basé sur l’émotion primaire, souhaitent ériger une clôture autour de leur pays. Le commerce international, ce n’est pas le libéralisme qui l’a inventé. Même au Moyen-Âge, les royaumes se marchandaient des biens entre eux et personne n’en faisait grand cas, imagine! Le seul changement est que ce sont les individus qui ont prit la place des rois et vous, les étatistes, n’avez eu confiance au pouvoir des individus et vous avez voulu remplacer les rois par encore pire, l’État, un cadeau empoisonné, mais un mal nécessaire quand il est question des lois régaliennes. Au moins, on choisit nos crosseurs, c’est déjà ça de mieux avec l’Ancien Régime.

    «La crise actuelle est la résultante directe d’un néolibéralisme poussé à l’extrême.»

    T’as écouté la vidéo de Youtube que j’ai mis dans mon dernier commentaire? En passant, il y a beaucoup de protectionnistes qui écrivent dans Le Devoir.

    «je t’invite à reconsidérer tes dogmes»

    Et si on parlait de TES dogmes, hein? Je ne fais qu’énoncer une évidence que tout économiste le moindrement sérieux te dirait, soit que le protectionnisme tue l’économie. Mon professeur keynésien de macroéconomie est même contre le protectionnisme en disant que c’est populiste.

    «…il y a encore des néonazis…»

    Qu’est-ce que tu veux que je réponde à ça, hein? Que je ne suis pas un néonazi? Faut-il que je me défende d’être un néonazi, ce soir? Tu confonds «libertarianisme» avec «extrême-droite». Le nazisme et le fascisme sont sûrement la triste démonstration de l’étatisme nationaliste poussé à son maximum.

  9. Je pensais que tu étais nationaliste Jean-Luc.

    Tu as sans doute raison Louis. Il faudrait démontrer que le protectionnisme n’est pas opposé au commerce international et que ce n’est pas un repli sur soi.

  10. @ internationaliste.

    Je suis souverainiste, certes, mais je ne suis pas assez idiot pour aller réclamer la fermeture de nos frontières.

    En passant Louis, savais-tu que le PI ne rejette pas le libre-échange et qu’un Québec souverain dirigé par le PI serait un membre à part entière de l’ALENA et que nous aurions des ambassades dans tous les pays alliés. On a déjà vu mieux comme parti protectionniste.

    http://parti-independantiste.org/programme.php

    Bref, si tu votes PI pour voir le Québec souverain isolé dans le monde entier tout en voyant ériger une clôture autour de notre pays, je pense que tu t’es fait avoir.

  11. Je trouve que tu vois les choses un peu en noir ou blanc. Il y a des nuances entre le libre-échange quasi-total imposé depuis deux décennies et l’autarcie quand tu parles de « fermer » les frontières.

    Je suis pragmatique: je constate que la productivité augmente alors que les salaires stagnent ou baissent et que nous sommes en crise. Je cherche des solutions pour faire face à l’échec du libre-échange radical qui nous est imposé.

    Le PI peut faire ce qu’il veut. Je suis un libre-penseur et je trace ma voie à chaque élection au cas par cas et dépendamment des priorités.

    Et en ce moment, quand le chômage frappe et que la crise nous touche, et qu’elle résulte directement de l’aveuglement de nos élites ayant adopté le discours néolibéral sans comprendre de quelle façon celui-ci nous mènerait à cette crise, je crois qu’il y a des priorités plus importantes (à court terme) que la souveraineté du Québec.

    Surtout si c’est une souveraineté qui ne veut rien dire et où on remplacerait le pouvoir d’Ottawa par celui du FMI, du G20, de la Banque Mondiale et des agences de notation…

  12. Je suis d’accord avec Louis. En passant la question du libre-échange ne fait pas consensus dans le PI. Mais de toute façon je ne pense pas que l’on cherche à faire d’un Québec indépendant un pays isolé, mais plutôt qu’on cherche des solutions pour sortir de cette crise.

  13. Même si j’ai certaines réserves envers le protectionnisme je pense qu’il ne faut pas le diaboliser inutilement comme le font les chantres inconditionnels du libre-échange à la sauce Antagoniste. Un minimum de nationalisme économique est nécessaire pour qu’un Québec indépendant ne soit pas à la merci du capital étranger.

  14. Ce n’est pas ce que les gouvernements font déjà en donnant des subventions? C’est une forme de protectionnisme, on protége nos emplois face à la compétition étrangère.

    Quels sont les modes de protectionnisme vous proposez? Des taxes, des lois Achat-Quebec, des subventions?

  15. Le protectionnisme, c’est la capacité d’un État à instaurer des barrières tarifaires permettant de protéger son industrie vitale. Si on protège notre santé, notre éducation, et nos services publics, ne pourrait-on pas protéger aussi nos emplois?

    Je ne propose rien de concret. (Je ne suis pas un politicien, après tout! 🙂 ) Instaurer des barrières tarifaires serait un bon début, mais le débat reste à faire à savoir à quelle hauteur il faut les hausser.

    Je crois que tout est une question d’équilibre: le libre-échange a été trop loin; il faudrait maintenant mettre en place un protectionnisme modéré.

  16. Pas une question de douane, c’est une question de moine, dans le sens qu’on se pogne le «moine». On a pas cette mentalité acheter québécois pour garder nos jobs, on a cette mentalité qu’on achète le moins cher, et peu importe, si c’est fait par des Chinois.

  17. Bizarre ce que tu dis, les politiciens craignaient récemment le protectionnisme d’Obama, pour sauver l’économie américaine, c’est que c’est notre principal client.

    Si tu as un commerce et que tu perds ton principal client, tu perds beaucoup.

    Me suis laisser dire que les Américains n’ont pas surveillé leurs banques, ce qui n’est pas le cas ici. Et les dirigeants des grandes entreprises qui se paient des bonus de 160 millions, mettons que c’est comme de l’inconscience, mais les Américains nageaient dans l’argent jusqu’à tout récemment.

    Il faut qu’ils apprenent à se contrôler.

  18. Voici la définition que j’avais : Le protectionnisme est une politique économique selon laquelle un état, ou un groupe d’états, interviennent dans l’économie pour protéger leurs entreprises et aider leurs produits, par la mise en place de politiques d’achats publics, de normes, de barrières douanières, de subventions à l’exportation, etc.

    Si je comprends bien ta position, tu préconises des barrières douanières pour commencer. Quel est la différence entre donner des subventions à une compagnie et mettre une barrière douanière sur les produits par une compagnie ? A la fin, la compagnie étrangère ne sera pas capable de vendre au Québec car nos compagnies pourront vendre moins chère.

    Selon moi, le Québec est assez protectionniste et même trop. On subventionne l’industrie forestière, les alumineries et l’agro-alimentaire. Et pourtant, ces industries sont presque toujours en crise. Instaurer des barrières tarifaires n’aidera en rien ces industries, car on exporte la matière.

    Nous avons de nombreuses lois et organisme qui font un certain protectionnisme. Le CRTC et ses multitude règlement sur le contenu est un bon exemple. On peut penser au domaine de la construction qui oblige d’être affilié à un syndicat québecois pour pouvoir travailler au Québec.

    Nos gouvernements sont déjà protectionnistes d’une certaine façon. Je me demande quel domaine à besoin de protectionnisme ? Si je ne connais pas la réponse, comment les politiciens seraient eux mieux placé pour prendre une décision sans partisanerie ?

  19. Je sais qu’il y a plus constructif comme commentaire, mais ouvrir un manuel d’histoire ne te ferais pas de mal.

  20. @Daniel Labonté: Les États-Unis ont peut-être surveillé leurs banques, mais ils n’ont pas agi quand la bulle a commencé à gonfler et que celles-ci fournissaient des prêts à gens parfois sans revenu pour acheter des maisons…

    @SPiedade: La différence, à mon avis, entre la subvention et la barrière douanière est ainsi faite: la subvention n’est pas toujours récurrente et dépend du bon vouloir du gouvernement (et elle est souvent impopulaire) tandis que les droits douaniers sont appliqués pour tous de la même façon.

    Encore une fois, je ne dis pas que le protectionnisme soit la panacée, mais à mon avis le libre-échange a été beaucoup trop loin et nous en subissons les conséquences négatives. Nous devrions relancer nos entreprises manufacturières pendant que les infrastructures sont encore là, par exemple.

    Un changement de cap s’impose.

    Comme l’explique Emmanuel Todd: « Le but ultime du protectionnisme n’est pas de repousser les importations venues des pays à l’extérieur […], mais de créer les conditions d’une remontée des salaires et de la demande intérieure. »

  21. Tout à fait d’accord avec ton billet Louis.

    Le protectionnisme est toujours de retour en période de crise économique et c’est tout à fait normal. John Saul l’a démontré dans son livre Mort de la globalisation. Ce qui est vrai pour une nation l’est aussi pour un individu ou une entreprise: on évite les dépenses à l’extérieur, on fait faire les travaux à l’interne au lieu de les sous-traiter et l’on avantage son monde au lieu du voisin.

  22. À toi aussi j’imagine.

    Fait historique : on vie mieux que dans le « bon vieux temps »

  23. @Etienne: En fait, nous sommes la première génération dont le niveau de vie ne sera pas supérieur à celui de leurs parents, et ce, alors que la productivité n’a jamais cessé d’augmenter…

  24. Le problème est que les gens voient en la crise un échec du capitalisme, quand en réalité c’est sensé être un régulateur normal, un peu comme un feu de forêt.

    Et qu’est-ce qu’on fait? on empêche l’économie de se renouveler en endettant les génération futures.

    Historiquement, Les peuples sont devenus importants et influents lorsque des échanges se produisaient. On échange pas juste des bien, mais un savoir, une culture. Ça va ensemble. Qu’elle est le meilleur moyen pour que deux pays fasse la paix? Des échanges économiques.

    En quoi le travail d’un chinois vaut moins que celui d’un québécois pure laine, si en plus ce travail me permets d’économiser et d’acheter d’autre produit comme un bon jeux vidéo, qui lui est produit au Québec et donne un emploi plus intéressant qu’une job de shop.

    Protectionnisme? le Star Académie de l’économie.

  25. Non Louis, je disais le contraire, les Américains n’ONT PAS SURVEILLÉ LEURS BANQUES, avec les conséquences que tu as décrites.

  26. En quoi le travail d’un chinois vaut moins que celui d’un québécois pure laine, si en plus ce travail me permets d’économiser

    Le Chinois est moins bien payé que le Québécois, même en considérant le coût de la vie en Chine. On remplace un emploi bien payé par un emploi moins bien payé. Elle est là, l’injustice.

    Par ailleurs, « l’économie » dont tu parles est un leurre: à quoi est-ce que ça sert « d’économiser » si les salaires stagnent, voire régressent? Quand 85 000 personnes perdent leur emploi en 4-5 ans dans le secteur manufacturier, est-ce que tu crois qu’ils s’en foutent « d’économiser »?

    La crise n’est pas un échec du capitalisme. C’est un échec du capitalisme sans contrôle étatique suffisant. C’est l’échec d’un capitalisme sauvage qui bouffe tout sur son passage et laisse les populations en plan.

    Tu parles d’endettement des générations futures, mais la vérité c’est que la croissance des dernières années s’est faite en endettant les générations actuelles.

    Le protectionnisme n’est pas la panacée, mais il permettra de réduire l’endettement, de relancer la demande intérieure et de (re)créer de bons emplois à un salaire décent.

    De toute façon, le libre-échangé a échoué et n’a réussi qu’à faire stagner la classe moyenne et régresser les plus pauvres. N’est-il pas temps de penser autrement?

  27. Si je pouvais trouver TOUT ce dont j’ai besoin au Quebec et fabriqué ici, j’achèterais «Made in Quebec»…
    Hélas, le Québec ne fabrique pas grand chose, pas d’autos, pas d’appareils électroniques, peu de vêtements non griffés, peu ou pas d’artickes de sport, etc

  28. @ Déréglé temporal.

    «Je sais qu’il y a plus constructif comme commentaire, mais ouvrir un manuel d’histoire ne te ferais pas de mal.»

    En effet, il y a plus constructif comme commentaire. Par exemple, un commentaire plus constructif expliquerait avec des arguments solides que je ne connais mon Histoire. Il ne suffit de dire à quelqu’un de se la fermer et de lui dire qu’il dit n’importe quoi pour avoir raison.

    @ Louis.

    «le discours néolibéral sans comprendre de quelle façon celui-ci nous mènerait à cette crise»

    Louis, je vais te citer ce que Ludwig Von Mises a écrit en 1932 au sujet de la Crise de 1929. Il aurait pu écrire la même chose en 2009.

    «La crise dont souffre actuellement le monde est celle de l’interventionnisme, du socialisme d’État et du socialisme municipal, bref la crise des politiques anti-capitalistes. La société capitaliste est guidée par le jeu des forces du marché. Il n’y a pas de différence d’opinion à ce sujet. Les prix du marché mettent en équilibre l’offre et la demande et déterminent l’orientation et l’étendue de la production. C’est le marché qui donne son sens à l’économie capitaliste. Si la fonction du marché en tant que régulateur de la production est sans cesse contrariée par des politiques économiques dans la mesure où ces dernières essaient de fixer les prix, les salaires et les taux d’intérêt, au lieu de laisser le marché les déterminer, alors une crise se développera certainement.»

    Source: http://herve.dequengo.free.fr/Mises/CIG/CIG2.htm

    Ce n’est pas nos pseudo-journaleux illettrés économiquement que sont Sophie Cousineau ou René Vézina ou Gérald Fillion qui risqueraient de nous dire ça. En passant, ça démolit aussi les dogmes anti-capitalistes de Nicolas Sarkozy, de même que les dogmes keynésiens de Barack Obama. Il est aussi important de noter que John Maynard Keynes n’avait pas d’enfants, donc il se sacrait éperdument des générations futures. De plus, il ne comprenait pas la nature de l’épargne.

    Source: http://www.leblogueduql.org/2009/01/le-cr%C3%A9tinisme-keyn%C3%A9sien-keynes-ne-comprenait-pas-la-nature-de-l%C3%A9pargne.html

    «de relancer la demande intérieure»

    Tu ne peux pas y arriver avec le protectionnisme. La demande d’une économie est liée avec la force des échanges commerciaux avec les autres pays, de même qu’avec la consommation individuelle et l’investissement. Tu détruis ton économie en fermant les frontières.

    «Quand 85 000 personnes perdent leur emploi en 4-5 ans dans le secteur manufacturier»

    Destruction créatrice!

    «C’est un échec du capitalisme sans contrôle étatique suffisant.»

    Complètement faux! Je cite le site d’informations Antagoniste.net.

    «Depuis le début des années 90, le gouvernement américain a adopté ou appliqué agressivement un nombre important de réglementation pour forcer les institutions financières à augmenter l’offre de crédit hypothécaire. Parmi ces régulations, on compte le Equal Credit Opportunity Act, le Fair Housing Act et le Community Reinvestment Act. Toutes ces régulations ont été adoptées sous le couvert de la lutte contre la discrimination.

    Voici un extrait d’un guide, préparé par la Réserve Fédérale en 1992 à l’intention des banques. Ce guide rappelle aux banques qu’elles doivent se conformer aux réglementations anti-discrimination sans quoi elles seront poursuivies. Voici comment la Réserve Fédérale explique sa démarche:

    “The Federal Reserve Bank of Boston wants to be helpful to lenders as they work to close the mortgage gap [higher rejection rate for minorities]. For this publication, we have gathered recommendations on “best practice” from lending institutions and consumer groups. With their help, we have developed a comprehensive program for lenders who seek to ensure that all loan applicants are treated fairly and to expand their markets to reach a more diverse customer base.”

    La Réserve Fédérale constate que les minorités ont un accès moins grand au crédit que le groupe majoritaire. Par conséquent, cette dernière exige que l’écart dans l’attribution du crédit entre les mieux nantis et les moins nantis soit réduit. Autrement dit, la Réserve Fédérale demande aux banques d’augmenter quantité de prêts hypothécaires en prêtant à ceux qui normalement sont refusés.

    Pour les organismes de réglementation, si un groupe est moins susceptible d’avoir accès à un prêt hypothécaire, ce n’est pas une question de solvabilité, mais de discrimination. Pourtant, étant donné la féroce compétition qui existe dans le monde de la finance, on imagine mal comment une banque refuserait de faire un prêt qui lui serait profitable uniquement pour le plaisir de discriminer un groupe minoritaire. Faire de la discrimination en refusant de prêter à des gens qui sont solvables priverait la banque de profits qui pourraient se retrouver chez son compétiteur.

    On se rend rapidement compte que les lois « anti-discriminations » n’ont pas pour conséquence la réparation d’une injustice, mais plutôt l’obligation pour les banques d’accorder des prêts à des gens avec une mauvaise cote de crédit.

    Voici comment le comportement de la Réserve Fédérale se traduit dans la réalité:

    Prévalence des «subprimes» dans les groupes ethniques (États-Unis, 2006)

    Afro-Américain: 53,7%

    Hispanique: 46,6%

    Caucasien: 17,7%»

    Source: http://www.antagoniste.net/?p=5270

    «la croissance des dernières années s’est faite en endettant les générations actuelles.»

    Quand on a de l’argent ou que l’on en crée, on peut payer la dette. Or, on l’a jeté par les fenêtres, ce qui donne la dette qu’on a présentement.

    Source: http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/TSC/pdf/chap13.pdf

    «Le Chinois est moins bien payé que le Québécois, même en considérant le coût de la vie en Chine.»

    Ça s’améliore en Chine. Le salaire moyen des Chinois dans l’industrie manufacturière augmente sans cesse depuis 1990, il y a maintenant une classe moyenne en Chine et le % de Chinois vivant sous le seuil de la pauvreté diminue constamment depuis 1993.

    Source: http://www.antagoniste.net/?p=3774

    «On remplace un emploi bien payé par un emploi moins bien payé. Elle est là, l’injustice.»

    Ainsi parla Nathalie Elgrably:

    «Xénophobie économique
    Le Journal de Montréal, p. 25 / Nathalie Elgrably-Lévy, 05 juin 2008

    Un parti politique qui voudrait privilégier l’achat de produits fabriqués par des Blancs, des hommes ou des catholiques déclencherait un scandale. En revanche, s’il préconise d’acheter des produits fabriqués au Québec, il obtient le soutien de la population qui le voit comme un patriote qui défend l’économie locale.

    C’est précisément l’image que l’Action démocratique du Québec tente de projeter en s’indignant du fait que les T-shirts de la Fête nationale aient été fabriqués au Salvador et qu’un important contrat d’éoliennes ait été octroyé à une entreprise allemande. L’ADQ réclame que le gouvernement et les sociétés d’État acceptent de payer plus cher afin de favoriser les fournisseurs locaux, de sauver des emplois et de faire tourner l’économie. Qui pourrait contredire une logique apparemment implacable?

    Avec l’argent des autres

    Qu’un parti politique soit disposé à faire preuve de largesses envers les entreprises locales n’est guère surprenant car c’est toujours facile d’être généreux avec l’argent des autres! N’oublions pas que ce sont les contribuables, et eux seuls, qui feront les frais d’une politique d’achat local. Comme notre gouvernement est incapable de boucler son budget sans recourir à des manipulations comptables douteuses, les coûts supplémentaires occasionnés par la proposition de l’ADQ seront obligatoirement financés par des hausses d’impôts ou une augmentation de la dette.

    Or, dans les deux cas, les Québécois seront contraints de réduire leurs dépenses, et les entreprises, qui perdent ainsi des clients, licencieront des travailleurs.

    On berne les entreprises

    Au bout du compte, l’achat local ne fait que déplacer des emplois au bénéfice des entreprises privilégiées par l’État.

    Mais ce n’est pas tout: l’achat local est un mensonge antipatriotique. On berne les entreprises en augmentant artificiellement la demande pour leurs produits et en les laissant croire qu’elles sont rentables. Et comme elles savent qu’elles sont avantagées par rapport à leurs rivales étrangères, elles ne sont pas incitées à améliorer leur productivité et entretiennent des méthodes de production inefficaces. Elles peuvent même être tentées d’augmenter leurs prix, faute de compétition. Peut-être seront-elles favorisées pendant quelque temps, mais elles seront incapables de rivaliser avec les entreprises étrangères dès que la xénophobie économique s’essoufflera. Placer des industries entières en position de faiblesse, est-ce vraiment ce que nous voulons?

    Si des entreprises étrangères décrochent d’importants contrats, c’est parce qu’elles sont plus productives et plus efficaces que les nôtres. Voir des bannières québécoises incapables de rivaliser sur la scène internationale a effectivement de quoi attrister. Mais le favoritisme n’est pas, et n’a jamais été, un remède à l’inefficacité. C’est même un cadeau empoisonné. En revanche, alléger le fardeau fiscal des entreprises est une solution qui a fait ses preuves. Le gouvernement du Québec l’a d’ailleurs récemment reconnu en abolissant la taxe sur le capital pour les entreprises manufacturières afin de les aider à améliorer leur compétitivité.

    Mais les entreprises ne votent pas, et réduire leurs impôts n’est pas aussi rentable d’un point de vue électoral qu’une politique qui inspire un vertueux patriotisme. En proposant une mesure populiste, l’ADQ espère marquer des points. Je pense au contraire qu’elle en perdra car elle oublie que ses électeurs l’ont choisie, entre autres, parce que son chef promettait de repenser le modèle québécois et de faire contrepoids à la mentalité interventionniste du PQ et du PLQ. Mais ça, c’était avant le 26 mars 2007! En réclamant l’achat local, l’ADQ a montré qu’elle est semblable aux autres partis qui considèrent l’injection de fonds publics comme une panacée.

    * Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec.

    Nathalie Elgrably est chercheuse associée à l’Institut économique de Montréal et auteure du livre La face cachée des politiques publiques.»

    Source: http://www.iedm.org/main/show_editorials_fr.php?editorials_id=656

  29. Étienne, je ne sais pas comment tu as interprété mon commentaire, mais c’est une évidence que Jean-Luc Proulx ne connaît rien au Moyen Âge. Alors argumenter en parlant des rois de jadis, c’est un peu idiot de sa part.

    Quant à moi, les manuels d’histoire, j’en ai lu plus que ma part. Je suis rendu un peu plus loin.

  30. @ Louis:

    Tu dis « En fait, nous sommes la première génération dont le niveau de vie ne sera pas supérieur à celui de leurs parents, et ce, alors que la productivité n’a jamais cessé d’augmenter… »

    Et ce n’est pas la première fois que je lis ce genre de commentaire. Mais c’est faux.

    Pour 2 raisons.

    1- Notre niveau de vie n’est pas inférieur à celui de nos parents. Bon, évidemment, tu ne précises pas ton âge mais disons que tu as entre 20 et 45 ans et tes parents ont entre 65 et 70 ans. Si c’est le cas, à l’âge de 30 ans, tes parents n’avaient n’avaient ni cellulaire, ni iPod, ni internet, ni répondeur, ni micro-ondes, ni GPS, ni… un paquet d’autres choses. Essaie de vivre avec excatement les mêmes choses qu’ils avaient. Tu vas voir c’est quoi leur niveau de vie. Ton niveau de vie, si tu as 30 ans, est supérieur.

    2- Si ce niveau de vie était inférieur (et ce ne l’est pas, en moyenne), ce ne serait pas la première fois de l’histoire. Bon, les autres fois, il y avait des excuses extérieures (famines, guerres..), mais ce n’est pas la première fois.

    En 3 affirmations, tu as deux faussetés. Mais il est vrai que la productivité a augmenté.

  31. […] Oser le protectionnisme pour sortir de la crise […]

  32. Tu dis n’importe quoi Daniel. Tu repetes ce que les gauchistes de Radio Canada racontent dans leurs bulletin de nouvelle.

    C’est justement le contraire. Le gouvernment a trop surveille les banques.

    Le capitalisme est un bouc émissaire pratique ces jours-ci, pourtant il n’a causé aucun des problèmes précités. C’est l’intervention du gouvernment Amercain dans les pret hypothecaire qui a créé la crise.

    De plus, pourquoi blâmerait-on le capitalisme, alors qu’il n’est pas vraiment mis en pratique? Observons la crise actuelle. Les causes de celle-ci sont complexes mais sa force directrice c’est l’interventionisme de l’État et l’interventionisme de l’État est contraire à l’essence même du capitalisme: la Réserve fédérale des États-Unis et la Banque du Canada gardent leurs taux d’intérêts sous le taux d’inflation, encourageant ainsi les gens à emprunter en donnant un élan à la bulle immobilière. Aux États-Unis il y a le Community Reinvestment Act qui force les banques à prêter aux familles pauvres ou qui ont un mauvais crédit. La création de Fannie Mae et Freddie Mac avec des dettes garanties par le gouvernement ont créé des taux hypothécaires artificiellement en créant l’illusion que ces prêts subprime étaient globalement sûrs et rentables.

    Des agences licenciées par le gouvernement donnaient alors une cote de crédit AAA à ces prêts hypothécaires garantis par le gouvernement en créant ainsi un faux sentiment de sécurité. L’assurance dépôt et les tenants de la doctrine du “c’est trop gros pour faire faillite” ont corrompu le système financier. Ceci explique pourquoi c’est l’intervention gouvernementale qui a créé la crise des subprimes de 2007. Qui peut alors affirmer sérieusement que les subprimes et les marchés financiers étaient aux limites d’un “capitalisme de cowboy” alors que le tout a été crée avec l’intervention même de l’État par le biais de sa propre réglematation. (Et aujourd’hui on nous propose encore plus de réglementation)

    Cela est juste un exemple de pattern qui survit depuis que le capitalisme a pris son essor: le capitalisme est toujours blâmé pour les maux causés par l’intervention du gouvernement.

  33. Jean Luc Proulx écrit « Le protectionnisme n’est jamais raisonnable et la démocratie implique la liberté et la justice sociale, ce qui n’est pas le cas avec le protectionnisme. »

    Le terme justice sociale est incompatible avec la liberté.
    La « justice sociale » c’est la notion que tout le monde a le droit à une part égale de la richesse d’un pays et ce, sans tenir compte de la productivité de la personne en question. (Si la personne n’est pas productive elle ne devrait pas avoir droit a une part de la richesse des autres.)

    De plus démocratie ne veut pas dire liberté. La démocratie c’est simplement le majoritarisme, qui est par nature incompatible avec la vraie liberté. C’est la majorité qui soumet une minorite a sa volonte.
    Combien de Canadiens savent-ils que le mot démocratie n’existe nulle part dans la constitution Canadienne ou même encore, Américaine? Le mot démocratie n’apparaît nulle part dans les documents qui ont fondé le Canada.

    Le Canada n’est pas une démocratie car la Constitution impose des limites au gouvernement qu’aucune majorité ne peut annuler. On doit résister au mot liberté quand il est utilisé pour décrire une action du gouvernement et l’appeler par son vrai nom: ÉTATISME.

  34. @Steph: J’ai fin vingtaine et mes deux parents sont début cinquantaine. Et tous deux ont un niveau de vie que j’atteindrai difficilement. À mes yeux, « niveau de vie » ne signifie pas GPS, Ipod et autres gadgets inutiles, mais plutôt « pouvoir d’achat » ou la capacité d’obtenir des biens utiles (ou non-utiles). Je peux te garantir que je n’ai ni le même salaire qu’ils ont eu (en relation au pouvoir d’achat), ni les mêmes avantages sociaux, et que je n’aurai pas le même fond de pension.

    L’idée ici n’est pas de commencer une guerre inter-générationnelle, mais simplement de constater que malgré le fait que la productivité augmente spectaculairement depuis plusieurs années, parallèlement le niveau de vie stagne, voire régresse.

    Pour le reste, tu as raison: ce n’est pas la première fois que le niveau régresse (comme le montrent les statistiques dans mon texte). Mais comme tu l’ajoutes avec justesse, les autres fois il y avait des guerres, famines, révolutions.

    Ce qui m’amène à ce point: peut-on qualifier le néolibéralisme, qui gouverne l’économie depuis 25 ans, de révolution? Et ne serait-il pas temps de se questionner sur les résultats obtenus par cette « révolution »?

  35. La demande d’une économie est liée avec la force des échanges commerciaux avec les autres pays, de même qu’avec la consommation individuelle et l’investissement. Tu détruis ton économie en fermant les frontières.

    Non, pas seulement ça: la demande est reliée à la capacité qu’ont les gens de payer. Quand ils n’ont plus d’emplois (-85 000 emplois dans le secteur manufacturier en quelques années au Québec!), la demande baisse. Comme le démontre mon texte, le salaire médian est à la baisse, et le taux d’endettement à la hausse, car c’est grâce à l’endettement qu’on a pu stimuler une économie basée sur la consommation de biens extérieurs (libre-marché…) alors que de nombreux emplois de qualité se perdaient au niveau intérieur.

    Entre nous deux, Jean-Luc, je respecte ta position. Ce que je trouve particulier, par contre, c’est que toutes sources proviennent de l’extrême-droite. Tu cites l’antagoniste, qui est probablement le pire manipulateur de la blogosphère. Tu cites également l’IEDM, un think-tank ouvertement de droite et dont le but est de manipuler les médias. Tu cites aussi le blogue du Québécois Libre, un autre blogue d’extrême-droite. Disons… Pour le moins, je trouve que ça manque de modération.

    Tu dois reconnaître que tous les analystes n’ont pas tort: cette crise est effectivement la crise du libéralisme économique. Plus on a déréglementé, plus la crise a frappé. Et ceux qui n’ont pas autant déréglementé ont davantage résisté. Le Canada s’en sort mieux parce qu’il n’a pas déréglementé son secteur bancaire, par exemple. Les meilleurs élèves néolibéraux sont les plus touchés (Islande en faillite technique et Irlande sur le bord). Il y a une corrélation irréfutable entre dureté de la crise et réformes néolibérales appliquées.

    Alors, désolé, mais quand on me dit que la solution à un mal est d’appliquer davantage de la recette qui a créé le mal, je débarque.

  36. @ Harakiri.

    «Le gouvernment a trop surveille les banques.»

    Exactement! D’ailleurs, le site d’information Antagoniste.net s’est penché là-dessus et les résultats de son dossier donnent des frissons.

    Tu as tout le dossier ici: http://www.antagoniste.net/?p=5282

    D’abord, lire les trois billets sur le mythe de la déréglementation, ensuite, lire les deux premiers billets sur la réglementation pour finir avec le dernier billet. Sinon, tu risques d’être mêlé un peu.

    «La « justice sociale » c’est la notion que tout le monde a le droit à une part égale de la richesse d’un pays et ce, sans tenir compte de la productivité de la personne en question.»

    Le libertariannisme emmène une justice sociale, car tout le monde s’enrichit en étant libre de toutes contraintes (étatiques ou non).

    «Le Canada n’est pas une démocratie car la Constitution impose des limites au gouvernement qu’aucune majorité ne peut annuler.»

    D’accord avec toi pour dire que le KKKanada n’est pas démocratique. C’est une monarchie parlementaire. La Reine du Royaume-Uni est notre cheffe d’État, la Gouverneure générale, sa représentante, et Stephen Harper n’est qu’un fonctionnaire. Pour ce qui est de la Constitution, j’avoue que je ne suis pas un expert dans ce domaine et qu’il y a certains de ses rouages qui me sont inconnus, donc je vais m’abstenir de répondre là-dessus.

    «On doit résister au mot liberté quand il est utilisé pour décrire une action du gouvernement et l’appeler par son vrai nom: ÉTATISME.»

    En effet, chaque action du gouvernement brime nos libertés, l’exemple le plus patent étant le délire bureaucratique du Registre des armes à feux. On ne peut même pas se défendre à la loyal quand un fou furieux armé fait irruption dans un collège avec une telle merde étatique, en plus d’handicaper l’industrie de la chasse.

    Par contre, il y a des fonctions régaliennes que seul l’État peut (et doit) remplir, ce qui fait que la démocratie demeure encore utile (c’est le moins pire des système politique, après tout). Le reste, comme tu dis, conduit à de l’étatisme anti-individus et anti-liberté.

  37. @ Louis

    Évidemment, ce qui importe, ce n’est pas un cas isolé mais plutôt un moyenne. Un médecin fils de plombier verra son niveau de vie d’un oeil différent d’un plombier fils de médecin.

    Ce que les statistiques indiquent, entre autres, c’est que le chômage à l’époque de tes parents était sensiblement plus élevé qu’il ne l’est actuellement, même en cette période difficile. Tes parents n’ont peut-être pas été affectés, mais leur génération l’a été.

    Ils ont vécu la récession de 1980 avec des taux hypothécaires de 14%-15%. Si tu possèdes une propriété, tu sais ce que ça veut dire.

    Comme plusieurs personnes de leur génération, leur première maison a peut-être été un petit bungalow dans un nouveau quartier périphérique. Planchers recouverts de tapis, prélart ou parquetterie. Salle de bain minuscule.

    Si tu pouvais retrouver la même chose, tu pourrais fort probablement te la payer. Mais il ne s’en construit plus, des maisons comme ça. Les gens sont trop riches et comme ils peuvent se le payer, ils ont des cabanes à deux étages, en pierres ou en briques, planchers de bois franc et céramique, garage, salle de bain plus spacieuse…

    Maintenant, si tu as ta maison identique à celle de tes parents, voyons tes dépenses autres: pas de cellulaire, pas d’internet à payer. Si tu as une deuxième voiture (ce qui était rarissime à l’époque), elle est complètement payée. Tu manges régulièrement du pâté chinois et du ragoût de boulettes, tu ignores ce que c’est qu’un sushi, un kiwi ou une mangue.

    Bref, la vie coûtait beaucoup moins chère à l’époque, mais pas parce chaque objet coûtait moins cher: parce qu’il y en avait moins de disponible. De nos jours, il y a plus de choses qui nous paraissent indispensables et comme ces choses ne sont pas gratuites, il nous reste moins d’argent pour le reste.

    Mais si, en moyenne, notre génération voulait avoir exactement le même style de vie que nos parents, elle le pourrait. Mais elle ne le veut pas. Et elle a raison: la situation actuelle est plus enviable.

    NB. Erratum: dans mon message précédent, j’aurais dû écrire que l’âge de tes parents se situait entre 45 et 70 ans. 65 à 70, ça ne donne vraiment pas beaucoup de marge de manoeuvre…

  38. Salut Harakiri !

    Je suis allé vite, vite sur ton blogue. J’ai pas détesté. Je compte bien y retourner. C’est pas con ce que tu dis, mais c’est juste que j’ai pas aimé que tu dises que je dis n’importe quoi.

    Ils auraient trop surveillé leurs banques ??? Ah bon !!! Je te laisse à ton opinion, par contre, est-ce qu’on s’entend pour dire que…

    LES AMÉRICAINS SONT DANS LA MARDE ET C’EST PAS BON POUR NOUS-AUTRES, parce que c’est un jeu de domino.

    Une intervention de l’état est nécessaire pour redresser la situation. Qu’importe que ce soit anti-capitaliste, protectionniste, néo-libérale de droite, de gauche, de centre-droite ou gauche, ou whatever la position. C’est le résultat qui compte.

    Quant à traiter de gauchistes les journalistes de Radio-Canada ou de La Presse, je te laisse sur cette blague. C’est qu’ils font partie de la clique du Plateau Mont-Royal, qui contrôle les médias, selon Jeff Fillion, un gars de droite comme toi. (clin d’oeil)

    Qu’importe

  39. Le Canada n’est pas une démocratie ???

    Jean-Luc, come on, on comprend que tu es souverainiste, mais charrie pas.

  40. Sans infirmer mon commentaire précédent, j’avoue que tes parents ont bénéficié de 3 conditions avantageuses que tu n’auras jamais:

    1- Moins d’études étaient nécessaires pour obtenir un emploi. Cela signifie moins d’endettement, c’est vrai, mais surtout une entrée dans le marché du travail plus tôt. Commencer à gagner un vrai salaire 3 ou 4 ans plus tôt, ça fait une différence.

    2- Les gouvernements acceptaient de faire des déficits. C’est pourquoi les travailleurs de l’époque ne payaient pas beaucoup d’impôt; en tous cas, pas assez pour payer les dépenses.

    3- Cette génération a payé pour la retraite de leurs parents, qui étaient moins nombreux et qui vivaient moins longtemps. Notre génération doit payer pour les babyboomers qui sont nombreux et ne meurent plus… ce qui implique des cotisations à payer plus élevées.

  41. Bravo Jean-Luc!

    Je viens de parcourir quelques billets de ton blogue. Ton but est de nous faire réfléchir? Je dois dire que c’est un succès. La qualité des billets et des commentaires me séduit.

    Le Canada n’est pas une démocratie? Voilà une affirmation choc. Mais je la partage en grande partie. La Constitution est en effet un carcan d’une rigidité à toute épreuve. Les règles ont été faites de telle sorte que ni les citoyens, ni les réprésentants du peuple ne peuvent plus rien y changer.

  42. Je viens d’aller sur ton blogue, et ma foi, je commenterai pas plus. La discussion sur le protectionnisme est en train de déraper.

  43. @ Daniel Labonté.

    «Le Canada n’est pas une démocratie ???»

    C’est pourtant la vérité. Nous sommes assujettis par la Reine Élizabeth II du Royaume-Uni.

    @ Jacks.

    «Je viens de parcourir quelques billets de ton blogue. Ton but est de nous faire réfléchir? Je dois dire que c’est un succès. La qualité des billets et des commentaires me séduit.»

    Merci! 🙂

    J’ai créé mon blogue parce que j’aime écrire. Il me sert à confronter mes opinions et aussi à traiter de quelques dossiers non-traités dans les médias. J’en apprends surtout sur moi-même et j’adore ça. En plus, ça m’a permis de connaître plusieurs blogueurs que je visite régulièrement dans la blogsophère.

    @ Louis.

    «Entre nous deux, Jean-Luc, je respecte ta position.»

    Bon ben, c’est déjà ça de gagner. 😀

    «Ce que je trouve particulier, par contre, c’est que toutes sources proviennent de l’extrême-droite.»

    Extrême-droite = fascisme = nazisme! Tu ne trouves pas que tu y vas très fort?

    «Tu cites l’antagoniste, qui est probablement le pire manipulateur de la blogosphère.»

    Tu ne m’apprends rien avec ton lien. Ça fait deux ans que je sais que David Gagnon est un ancien gauchiste qui bloguait sur un blogue nommé Manu Militari de 2004 à 2006. D’ailleurs, il l’a dit plusieurs fois sur Antagoniste. Ce n’est quand même pas de ma faute si il fait un meilleur travail que les journaleux de Radio-Poubelle-Cadenas sur son site.

    «Tu cites également l’IEDM, un think-tank ouvertement de droite et dont le but est de manipuler les médias.»

    C’est bizarre, mais vendredi au Téléjournal de Radio-Poubelle-Cadenas, la capsule Pour ou Contre portait sur le principe de l’utilisateur-payeur et on a donné 30 secondes à Nathalie Elgrably (Pour) et presque 1 minute et quart à une femme de je ne sais plus quel organisme communautaire. Je n’ai vraiment pas la certitude que l’IEDM contrôle les médias.

    «Tu cites aussi le blogue du Québécois Libre, un autre blogue d’extrême-droite.»

    C’est vrai que Martin Masse a publié plusieurs billets vantant le fait qu’il existe des «races» supérieures à d’autres et qu’il fallait exterminer les plus faibles. 😆 Le Québécois libre est un blogue libertarien, pas un blogue d’extrême-droite.

    «Disons… Pour le moins, je trouve que ça manque de modération.»

    C’est moi qui manque de modération? Tu scores à -9,25 sur l’axe économique du Political Compass et c’est moi qui manque de modération? Moi, j’y score à 5,75 sur l’économie et à -0,36 sur le social. Je suis donc très près des Pays-Bas.

    http://www.politicalcompass.org/printablegraph?ec=5.75&soc=-0.36

    Je suis donc plus modéré que toi.

  44. L’extrême-droite ne se limite pas aux mouvements ouvertement fascistes et nazis. Elle englobe aussi des partis ultraconservateurs et populistes, comme le Parti de la Liberté en Autriche et certains courants du Parti Républicain aux États-Unis. Le défunt Reform Party était aussi un parti d’extrême-droite. Les radios-poubelles de Québec font parti aussi de ce courant.

    L’IEDM a ses entrées dans le monde des médias, qu’on pense à Québécor par exemple et a bien plus de pouvoirs que de petits groupes communautaires.

    Tu parles de modération cher Jean-Luc alors que tu vois des complots gauchistes partout à l’instant de l’historien d’extrême-droite Robert Rumilly et des Bérêts Blancs. J’ai déjà vu mieux comme « modération »!

  45. Après avoir lu l’article du Monde Diplomatique et après avoir cherché d’autres informations ailleurs (Statistiques Canada surtout), je me sens prêt à émettre mon opinion sur le sujet initial: le protectionnisme.

    Je souligne d’abord que l’article du MD est bien écrit, plutôt convaincant, mais pêche beaucoup par omission. Il fournit quelques statistiques aux États-Unis et en Europe, mais rien pour le Canada. Et ces statistiques sont choisies en fonction du message à faire passer, comme c’est d’usage…

    1- Le secteur manufacturier est en déclin: au Québec, il s’est perdu beaucoup d’emplois dans ce secteur. Selon StatCan, voici le nombre de travailleurs manufacturiers (en milliers) selon les années:
    an Qc Can
    1990: 596 2050
    1995: 554 1903
    2000: 633 2249
    2002: 649 2285 (record au Qc)
    2007: 543 2045
    Donc une perte de 100 000 emplois depuis 2002.

    La production a-t-elle suivi la même tendance? Voyons voir. Voici la valeur de la production manufacturière au Canada (je n’ai pas trouvé celle du Québec), en G$ constants de 2002:
    1990: 188
    1995: 213
    2000: 275
    2002: 266
    2007: 275

    On voit donc que la production manufacturière n’est pas en déclin malgré le moins grand nombre de travailleurs.

    2- L’ouverture à la concurrence exerce une pression à la baisse sur les salaires. Peut-être, mais cet effet est marginal car il n’affecte que peu de gens. Les médecins, les avocats, les plombiers, les comptables, les serveurs de restaurant, les coiffeurs, les employés de club vidéo… bref un bon paquet de monde ne peuvent tout simplement pas perdre leur emploi au profit d’un Chinois. Bien sûr, les couturières de Louis Garneau ont perdu leur emploi. Et d’autres aussi. Mais cela représente somme toute peu d’emplois. D’ailleurs, pendant que le secteur manufacturier perdait des emplois, le taux de chômage de l’ensemble de la province a baissé (avant de remonter suite à la crise économique). Quoique cela signifie qu’il y a eu plusieurs drames personnels (perdre un emploi bien rémunéré n’est jamais drôle), on ne peut parler de catastrophe nationale.

    3- La pression à la baisse sur les salaires cause l’endettement des ménages, endettement qui est passé de 63% à 100$ du PIB aus USA. Ça, c’est tiré par les cheveux. Tout d’abord, seule une faible proportion est victime de la pression à la baisse. D’autre part, aux USA, les intérêts hypothécaires sont déductibles d’impôt. Vous voulez payer moins d’impôt? Empruntez! De toutes façons, la valeur des maisons monte tout le temps! (remarque: les statistiques du MD sont parfaitement synchronisées avec la bulle immobilière et s’arrêtent en 2007, avant l’éclatement de la bulle…).

    4- Selon le MD, la part de la rémunération du travail dans le revenu national est passé de 54,9% à 51,6% entre 2000 et 2006. Et c’est normal. La hausse de productivité est due à des investissements dans un équipement plus performant. En moyenne, un travailleur a à sa disposition des équipements qui coûtent de plus en plus cher. Ces équipements sont fournis par l’entreprise qui, elle, s’attend à un retour sur l’investissement.

    5- Selon le MD: « Le libre-échange entraîne un double effet dépressif, direct sur les salaires, et indirect à travers la concurrence fiscale qu’il rend possible ». Oui. Mais n’oublions pas deux autres effets: la baisse des prix pour les consommateurs et la sortie de la pauvreté de plusieurs pays moins riches. Et dans les deux cas, ce sont les plus démunis qui en profitent. Par exemple, quel effet aurait sur le budget des plus pauvres de nos concitoyens si le prix des vêtements montait de 10% ou 15% simplement parce qu’on bloque les importations de la Chine pour que nos couturières gardent leurs emplois?

    En conclusion, l’auteur fait bien d’écrire dans le MD puisque son lectorat sera sensible à ses arguments. Mais il ne m’a pas convaincu. Au contraire, quand ces arguments sont les meilleurs qu’un expert puisse trouver, j’ai l’impression que c’est une position difficile à défendre…

  46. Les ex-couturières (qui ont perdu leur emploi à cause du libre-échange) ne sont-elles pas elles-mêmes pauvres? Même si les vêtements coûtaient 10-15% de plus, elles seraient grandement gagnantes à mon avis, considérant qu’au lieu de recevoir du chômage elles auraient un bon salaire… Et on peut généraliser cela à tous les autres secteurs manufacturiers de même qu’aux commerces, surtout en région, qui prospèrent grâce aux salaires que les employés y dépensent…

    Par ailleurs, on ne peut pas renier l’augmentation de l’endettement causé par le libre-échange. Affirmer que l’article du Monde diplomatique a tort d’arrêter ses chiffres à 2007 me semble exagéré: peut-on sérieusement croire que la situation s’est améliorée depuis?

    Tu dis aussi que l’effet sur les salaires est marginal. Je ne crois pas. Le salaire médian est à la baisse! Ce n’est pas marginal, ça! Je crois qu’il est facile de dire que c’est marginal, mais beaucoup plus difficile de le prouver. Les avocats, plombiers, comptables profitent tous des salaires donnés aux employés du secteur manufacturier. C’est pour ça que la diminution des emplois dans ce secteur touche tout le monde.

    p.s. La valeur de la production manufacturière stagne depuis le début des années 2000 (malgré la hausse de la productivité), c’est-à-dire depuis que la Chine a rejoint l’OMC et s’affirme de plus en plus comme le haut-lieu du dumping social international.

  47. Tu dis: « Les ex-couturières (qui ont perdu leur emploi à cause du libre-échange) ne sont-elles pas elles-mêmes pauvres? » et tu as bien sûr raison. Mais le choix est le suivant: doit-on imposer des prix plus élevés de 10 à 15% pour 600 000 pauvres (chiffre que j’invente: choisis celui que tu veux si tu ne l’aimes pas) pour sauver les emplois de 20 000 (chiffre également fictif) couturières qui vont probablement se retrouver un emploi moins bien rémunéré? Et répéter le même raisonnement pour les fabricants de jouets? Et pour les sacs à dos? et pour les crayons, les meubles, … et tous les autres domaines touchés.

    « Par ailleurs, on ne peut pas renier l’augmentation de l’endettement causé par le libre-échange. Affirmer que l’article du Monde diplomatique a tort d’arrêter ses chiffres à 2007 me semble exagéré: peut-on sérieusement croire que la situation s’est améliorée depuis? » Là, je crois que je me suis mal exprimé. Je ne nie pas que les 4% de la population qui ont perdu leur emploi ont pu s’endetter un peu plus. Mais honnêtement, quand ma maison vient d’augmenter de valeur de 200 000 $ et que le gouvernement m’offre une réduction d’impôt si je vais à la banque contracter un prêt hypothécaire basé sur cette valeur accrue, je peux être tenté de le faire… 60% des Américains ont eu une incitation à augmenter leur endettement de plus de 100 000 $. De l’autre côté, 4% des Américains ont perdu leur emploi et sont donc moins solvables pour la banque et veulent emprunter. Selon moi, la cause principale de l’endettement n’est pas le libre-échange mais bien l’apparition de la bulle immobilière. C’est pourquoi je trouve pratique de n’utiliser que la période d’augmentation rapide des valeurs des maisons. Si on constate encore en 2008 et 2009 une augmentation de l’endettement, alors mon raisonnement ne tiendra plus.

    « Le salaire médian est à la baisse! » Aux États-Unis peut-être, mais pas au Québec. Selon StatCan, le salaire médian était de 13,75 en 1997 et de 17,50 en 2008. C’est une augmentation de 27%. Pendant ce temps, l’IPC est passé de 90 à 114, une augmentation de 27%. Le salaire médian est donc demeuré identique malgré une baisse importante du taux de chômage de 11,4% à 7,2%. Or cette baisse du taux de chômage montre que 4,2% de la population n’avaient pas d’emploi et en ont obtenu un. Ils ne sont probablement pas encore au sommet de leur échelle salariale. Ils font donc baisser le salaire médian.

    Et dans tout cela, on ne parle pas encore des emplois perdus en raison de l’absence de libre-échange. Le bois d’oeuvre est clairement un exemple. Combien d’emplois bien payés supplémentaires on pourrait avoir avec un vrai libre-échange! Même chose pour les chantiers navals et bien d’autres entreprises.

    Et quelles sont les alternatives? Il y en a deux: des mesures protectionnistes sans réplique ou avec réplique. Si tous les pays étrangers s’engagent à ne rien faire suite à nos décisions protectionnistes, l’analyse précédente suffit et le Québec m’apparaît perdant (mais je n’en suis pas complètement sûr). Mais si les autres pays répliquent, alors il faut ajouter aux effets déjà mentionnés tous les emplois perdus en raison de ces mesures étrangères. Et là, je vois difficilement comment cela pourrait être bénéfique.

  48. @Jean-Luc Proulx:

    D’après toi, pourquoi ai-je commencé mon commentaire par « je sais qu’il y a plus constructif » ?
    Je suis parfaitement d’accord avec l’exemple que tu donnes de ce qui aurait été plus constructif. Sans être un gros dévoreur de billets de blogues, j’ai participé à ma part de débats, et généralement d’une manière très argumentée. En tout cas, personne n’a jamais eut à se plaindre de moi.
    Mais je plaide pour l’indulgence: vu le travail que j’ai en ce moment, j’ai le temps de lire et de commenter BRIÈVEMENT, mais pas plus. Te répondre aurait nécessité une très longue élaboration et de m’engager dans un débat de plusieurs commentaires. Pas le temps.
    Pourquoi ne me suis-je pas tu? Parce que:
    1. Je pense sincèrement ce que j’ai dit.
    2. J’ai estimé qu’une personne de bonne volonté sera ainsi incitée à prendre ses responsabilités et s’instruire par elle-même. Ou à tout le moins à se questionner sur le pourquoi de mon intervention.

    Avec de la chance, dans un mois ou un peu plus, j’aurai le temps de farfouiller dans ma bibliothèque pour voir ce que je peux trouver pour offrir une introduction documentée au Moyen-Âge et éventuellement à son fonctionnement économique. Je ferai alors un billet, peut-être deux, sur mon propre blogue.

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