Faut-il couper les subventions aux écoles privées?

« Mêle-toé de tes crisse d’affaires! » lance le jeune étudiant en se mettant les pieds sur le bureau. Pour Christine Bellerose, qui publie une lettre dans le Devoir en 2003 pour raconter son expérience d’enseignante en Ontario et au Québec, cette situation est unique à notre province:

« Je n’avais jamais vu ça en 16 ans d’enseignement dans plusieurs écoles de l’Ontario et à différents niveaux. Et pourtant, je me disais que les adolescents de Montréal ne devaient pas être si différents de ceux de Toronto. Dans les rues, ils se ressemblent tous, peu importe leur langue ou leur culture… Certains jouent les durs, d’autres ont l’air plus tranquilles. Pourquoi sont-ils si différents dans les salles de classe? ((Christine Bellerose, Un regard venu de l’Ontario – Les élèves difficiles, ou les ravages de l’école privée, IDÉES, jeudi, 10 juillet 2003, p. A7))

Et si la différence venait de la concentration de cancres dans le secteurs public causée par les subventions aux écoles privées?
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Source de la photo

Le gouvernement du Québec subventionne l’école privée à 60%. Qu’on se comprenne bien: 60% des profits engendrés par une école privée proviennent directement de la poche du contribuable. Le système fonctionne-t-il? Non. Le taux de décrochage est passé de 26% en 2000 à 29% en 2007 selon des chiffres publiés la semaine dernière. Seulement 40,7% des élèves qui sont entrés au secondaire en 2002 sur le territoire de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ont obtenu leur diplôme. Une étude du Conseil canadien sur l’apprentissage, publiée début février, évalue le coût du décrochage à 37 milliards $ par année. Chaque hausse de 1 % du taux de diplômés soulagerait de sept milliards par an ce fardeau financier. Le Québec a le pire bilan au Canada après le Manitoba.

Le problème, comme le note avec justesse Réjean Parent, de la CSQ, est que rien n’a « empêché l’érosion vers le privé. Arrêtons de financer le privé et déplaçons les élèves pour favoriser la mixité sociale ». En clair, le privé est indûment favorisé: il s’assure les meilleurs élèves et reçoit 60% de son argent directement du gouvernement, même si son but consiste à engranger des profits.

Conséquemment, les élèves problématiques et moins talenteux se retrouvent tous au public, contribuant à créer l’ambiance morose et le je-m’en-foutisme décrié par Christine Bellerose. Cela rend la vie plus que difficile à n’importe quel élève espérant réussir.

Pourtant, la Commission des États généraux sur l’éducation avait conclu, en 1996 que « la part du financement privé en provenance des parents doit être augmentée pour compenser la diminution du financement public accordé aux établissements subventionnés ». Cela fait du sens: pourquoi l’État devrait-il subventionner des enfants dont les parents ont les moyens de leur payer l’école privée? Pourquoi devrait-on utiliser l’argent des contribuables pour enrichir des administrateurs d’écoles privées?

Contrairement aux divagations du très à droite Claude Picher, les coûts à absorber par le réseau public si on arrêtait de subventionner le privé ne seraient pas catastrophiques. Comme beaucoup d’économistes partageant son idéologie, M. Picher omet de se pencher sur les coûts du décrochage et sur la possibilité d’imposer plus adéquatement ceux qui ont les moyens de mieux contribuer. Il affirme que « en l’absence de subventions, 80% des ménages gagnant moins de 110 000$ laisseraient le privé ». ((La Presse Affaires, samedi, 14 février 2009, La vie économique Les lépreux du privé Picher, Claude)) Cela serait-il nécessairement négatif? Je ne crois pas. Observer un flot d’élèves talentueux et équilibrés entrer dans nos écoles publiques et contribuer à remotiver la grande majorité de nos étudiants serait de beaucoup bénéfique et contribuerait à réduire le décrochage et ses coûts astronomiques.

Il est peut-être temps de revenir à la base. Nous avons créé une école à deux vitesses. Si nous désirons revaloriser les études académiques et inciter le plus grand nombre à obtenir son diplôme, il faut soit imposer son lot d’élèves difficiles aux écoles privées, soit leur couper les subventions afin de forcer les meilleurs élèves à réintégrer le réseau public. Dans tous les cas, il faut mélanger les étudiants et ainsi les préparer à faire face aux vrais enjeux sociaux du futur, où ils ne seront pas isolés dans leur petit monde hyper-subventionné, mais en société, avec les autres.

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80 Réponses

  1. Même si on ne cesse de dire que le montant allant au privé est « minime » comparé au budget du public, il est quand même la symbolique qu’on préfère les écoles éduquant de « beaux, jeunes enfants en famille aisée » que des enfants rattaché à des milieux sociaux difficiles. Et on ne peut blâmer les parents de s’enfuir vers le privé: ça ne leur coûte pratiquement rien (vu que 60% du coût est assumé par le gouvernement) et ils se font tellement dire quotidiennement que TOUS ceux qui sortent du public sont des cancres; forcément, ils prennent peur.

  2. Je suis tellement d’accord avec ton analyse!

    Des textes comme ceux-là, ça me fait toujours du bien à lire!

  3. Entièrement d’accord avec ton analyse Louis. Le gouvernement n’a pas à subventionner les écoles privées. C’est drôle de voir les droitistes comme Claude Piché qui passent leur temps à dénoncer les interventions étatiques au niveau social et économique soutenir les subventions aux écoles privées. Ceci démontre bien leurs doubles standards.

  4. Les écoles privées, ce n’est qu’une partie du problème. Oui, elles s’accaparent une bonne proportion des meilleurs élèves. Mais le réseau public fait lui-même une sélection des meilleurs élèves grâce à une série de spécificités dont la principale est, bien sûr, l’école internationnale.

    Un élève qui est dans une classe « normale » est un élève qui n’a pas été accepté au programme internationnal, ni au privé, ni dans un programme art-étude ou sport-étude ou langue-étude…

    Éliminer les écoles privées ne règlerait absolument pas le problème. Les élèves qui étaient attirés par le privé se retrouveraient dans ces programmes élitistes et les classes « normales » n’accueilleraient pas un seul élève doué de plus.

    Je m’excuse d’avoir utilisé le mot « normal » pour désigner les classes sans vocation particulière. Je suis conscient qu’il n’y a rien de normal dans ces classes. Mais je préfère quand même cette expression non péjorative à une autre expression qui reflèterait mieux la réalité.

  5. @Alex: C’est vrai ça et le problème est que les parents veulent ce statut mais ne sont pas prêt à payer pour. Résultat? Les contribuables paient pour enrichir les écoles privées!

    @Noisette Sociale: Merci! 🙂

    @internationaliste: Selon moi, c’est surtout l’idée de pénaliser le privé qui irrite Claude Picher. Dans son texte, il n’a pas manqué l’occasion de parler de la « go-gauche » qui « démonise » le privé. Ce gars-là est intraitable.

    @Steph: Je suis d’accord que de faire payer le juste prix aux parents pour le privé ne réglerait pas tout. Mais au moins, quand il est question de classes « normales » on force tout de même une certaine cohabitation, ne serait-ce qu’entre différents milieux sociaux. Ce n’est sûrement pas parfait, mais n’est-ce pas là un pas dans la bonne direction à encourager?

  6. Je crois que le ministère de l’éducation fait le calcul que, si les écoles privées n’étaient pas subventionnées, les élèves qui retourneraient au public coûteraient finalement plus cher. Mais est-ce vrai? Est-ce une manière détournée pour l’État de contrôler les écoles privées? Cherchons pour voir.

    Quant à la cohabitation des classes sociales, elle se fait déjà via la géographie. À mon école publique, nous n’avions – en matière d’argent – rien à envier aux élèves de l’école privée tout près. Le même linge de marque, les mêmes snowboards, les voyages, etc… Et j’imagine que ce doit être « pire » en 2009, vu que les enfants sont plus gâtés qu’il y 10 ans.

  7. Si Quebec cesse ses subventions, le public va couter plus cher au Gouvernement. Mais certain n’arrivent toujours pas a la voir… et apres ca, ca vient nous dire que les Quebecois ne sont pas sectaires…

    Pour avoir ete au prive et au public, je peux affirmer que c’est blanc et noir. Dans le prive, ca niaise pas. Quand il fait soleil au mois de Mai, y’a pas un chat de couché sur le gazon, tout le monde est a son cours. Pis des « poches », y’en a dans le prive. Et finalement, mes parents etaient tous sauf riches.

    Nivellement par la basse… on peut pas etre tous excellents, alors on va tous etre ordinaire.

  8. Dans certaines école privées ceux qui ont une moyenne inférieure à 70% sont expulsés. Elles ont le droit de le faire tout en empochant l’argent du gouvernement.

    En coupant les subventions au privé on pourrait injecter plus d’argent dans le système public qui en a grandement besoin.

  9. Au privé, si un élève répond vertement à un prof, il risque l’expulsion. Au public, l’élève est roi et maitre…
    Allez lire Facal : au public, ça prend : un directeur qui a de la poigne, de la discipline, des professeurs qui aiment leur métier et des parents qui s’impliquent.
    Avec ces 4 conditions remplies, le public n’aura rien à envier au privé, si ce n’est le budget….

  10. « En coupant les subventions au privé on pourrait injecter plus d’argent dans le système public qui en a grandement besoin. »

    Un autre qui refuse de regarder la réalité en face.

    Sans subvention, mes Parents n’auraient pas eu les moyens de m’envoyer au prive. Et c’est le cas de bien des gens. Résultat, tout ce beau monde au publique et ca va couter plus cher. Mais bon, je peux comprendre que c’est pas facile a comprendre pour les sectaires.

    « Avec ces 4 conditions remplies, le public n’aura rien à envier au privé, si ce n’est le budget…. »

    Voila. Sauf pour le budget par contre.

    La difference premiere est que dans le prive, le parent paie. Alors, il s’attend a des resultats. De l’ecole, et de l’enfant.

  11. Je ne refuse pas de voir la réalité en face mais ce n’est pas au gouvernement de financer les écoles privées point à la ligne. Mais bien sûr le fait de ne pas être d’accord avec Ricardo Martin fait de moi un sectaire!

    Si le gouvernement cesse de financer le secteur privé il pourra investir plus d’argent dans le système public. Il me semble que c’est pas dur à comprendre.

  12. Le privé sélectionne ses élèves contrairement au public. Si un élève ne fait pas l’affaire il peut être expulsé et aller dans le public. Tandis que dans ce dernier quand on expulse des élèves ils se retrouvent hors du système d’éducation avec le risque de perdre leur temps et de « bumer ».

  13. « Si le gouvernement cesse de financer le secteur privé il pourra investir plus d’argent dans le système public. Il me semble que c’est pas dur à comprendre. »

    Si le gouvernement cesse de financer le secteur prive, il devra accueillir plus d’étudiants dans le système public. Au plein prix et non à 60%. Ça va donc lui couter plus cher. Il me semble que c’est pas nécessaire d’avoir étudie au privé pour comprendre ça…

  14. Il y aura plus d’étudiants mais aussi plus de ressources disponibles pour les élèves et le système public sera en bien meilleur état qu’il est présentement. Ce ne sont pas tous les élèves du secteur privé qui s’en iront vers le public. Les écoles privées n’auront qu’à trouver d’autres sources de financement.

    C’est drôle de voir les droitistes qui dénoncent les interventions de l’État demande à ce dernier de continuer à financer les écoles privées. On est pour l’État quand ça fait notre affaire et on crache sur lui le restant du temps.

  15. C’est loin d’être évident. Si le gouvernement cesse de subvetionner le privé ET si tous les élèves qui sont actuellement au privé y restent, alors le gouvernement sauvera de l’argent qu’il pourra investir dans le système public. Mais cela suppose que les parents accepteront tous de payer plus du double de ce qu’ils paient actuellement. Pour une famille de 2 enfants, cela pourrait signifier, par exemple, que la facture passerait de 5000$ à 12000$ en argent après impôt.

    Mais à mon avis, il y a des gens qui refuseraient cette augmentation. Et à toutes les fois qu’un enfant passe du privé au public, cela représente 3500$ de frais supplémentaires pour le gouvernement. Lorsqu’un enfant passe du privé au public, ça oblige le gouvernement à restreindre ses investissements dans le secteur public.

    Le résultat global dépend donc de la proportion d’enfants qui changeraient de réseau advenant l’abolition des subventions.

    Il me semble que ce n’est pas dur à comprendre.

  16. J’aurais des enfants et j’en aurais les moyens, je les enverrais sans hésitation au privé.

  17. L’école publique, c’est le bordel. Je suis pour le retour à la discipline.

    Allez enseigner et essayer de vous faire respecter, vous allez voir qu’on ait une société hyper individualiste, formée d’individus de plus en plus têtus.

    Vous allez me dire que je suis de droite. Cela n’a rien à voir. Allez-y voir ce qui se passe et vous allez en avoir votre voyage après quelques jours.

  18. Selon presque tous mes voisins (personnellement, je ne suis pas en mesure de donner une opinion éclairée), l’école privée est un deuxième choix. Le premier choix de tous, c’est le programme international à l’école publique.

    Dans mon coin, la majorité des parents s’essaient d’abord au programme international public, et en cas de refus, ils se rabattent sur l’école privée.

    Pourquoi? Selon eux, le programme international, c’est tous les avantages du privé, mais à moindre coût.

  19. « Au Québec, le financement se fait de la façon suivante. En 2008-2009, les subventions au réseau public représentent 6440$ par élève au niveau secondaire. Le gouvernement verse par ailleurs aux écoles privées une subvention correspondant à 60% de la subvention au public, soit 3865$ par élève. La différence est assumée par les parents sous forme de frais de scolarité. Ces frais varient d’un établissement à l’autre; en 2009, la contribution parentale moyenne était de 2512$.

    Autrement dit, ce système permet au gouvernement d’épargner 40% des coûts, ce qui représente pour les contribuables une économie annuelle non négligeable de 246 millions. »

    Claude Picher – La Presse

    Le privé permet au gouvernement des économies de 246 millions annuellement.
    Et ca, c’est impossible de le renier.
    C’est la realite.

  20. Je n’ai rien contre l’école privée en autant que les fonds publics ne soient pas détourné vers elles. Claude Picher prends pour acquis avec ses chiffres que tous les enfants qui sont au privé actuellement iraient au public sans les subventions aux écoles privées. Il y a des besoins criants dans le secteur public présentement qui doivent être assumés.

  21. « Il y a des besoins criants dans le secteur public présentement qui doivent être assumés. »

    Et grâce au prive, le gouvernement économise $246M. Il n’a qu’a les re-investir dans le public. Ce qui est étrange c’est qu’avec sensiblement les même moyens, le public fait moins que le privé. C’est drôle, au prive, personne foxait. Ça coute quelque chose enrayer le foxage???

    « Picher prends pour acquis avec ses chiffres que tous les enfants qui sont au privé actuellement iraient au public sans les subventions aux écoles privées. »

    Ou bien tu ne sais pas lire ou tu es de mauvaise foi.

    « Voyons maintenant ce qui arriverait si le gouvernement décidait d’abolir les subventions. Les frais de scolarité au secondaire privé passeraient donc de 2500$ à 6400$. Peu de ménages ont les moyens d’absorber un tel choc. Une étude réalisée en 2006 par Denis Massé, professeur en sciences de l’éducation à l’Université de Montréal, indique que seuls les vrais riches pourraient continuer d’envoyer leurs enfants au privé. Selon cette recherche, en l’absence de subventions, 80% des ménages gagnant moins de 110 000$ laisseraient le privé. Même chez ceux dont le revenu dépasse 110 000$, 62% retireraient leur enfant du privé. Concrètement, cela signifierait que le réseau public devrait absorber 100 000 élèves additionnels, et assumer les coûts qui viennent avec. »

    Claude Picher – La Presse

    Pour ma part, ça me semble réaliste. Mes parents arrivaient a peine a m’envoyer au prive avec subvention. Sans subvention, ils en auraient été incapable. Et je confirme que me amis de classe n’étaient pas tous issu de milieu aisées.

  22. Bien sûr si je ne suis pas d’accord avec toi je suis de mauvaise foi!

    Une collègue de Picher, Michèle Ouimet émet un son de cloche différent:

    http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/michele-ouimet/200902/12/01-826490-abolissons-les-subventions-a-lecole-privee.php

    Au privé les écoles sélectionnent leurs élèves. C’est donc normal qu’on n’y retrouve pas les mêmes problèmes que dans le public.

  23. Un autre article intéressant sur le sujet même s’il date de 2005.

    http://archives.lautjournal.info/autjourarchives.asp?article=2384&noj=243

  24. Ah les syndicalistes.
    Pourquoi chercher a s’améliorer quand on peut jouer à la victime.
    Diane De Courcy doit aller se recueillir régulièrement devant la statue de Jean Lapierre…

    « Qu’ont fait les parents de ces 711 enfants? Ils se sont probablement tournés vers le privé, affirme la présidente de la CSDM, Diane De Courcy. »

    Wow. Et après cette « probabilite », tu remets en doute la rigueur de Claude Picher?

    Pour ma part, des résultats scolaires ordinaires et des parents aux revenus modestes. Et nombreux à l’école où j’ai étudie qui étaient dans cette situation. Ma situation doit être exceptionnelle…

    « C’est donc normal qu’on n’y retrouve pas les mêmes problèmes que dans le public. »

    J’aurais aime voir un étudiant envoyer chier un prof ou bien foxer un cours. Le téléphone des Parents auraient sonné assez vite. Pis je peux te garantir que quand tu dépenses $2500.00 par année pour l’école de ton enfant, tu vois à régler le problème rapidement. Dans le fond, c’est le plus grand avantage peut-être du prive, la responsabilisation des parents. Elle est la la clé du succès.

  25. Bravo. Bravo.

    Voici un extrait de cet article:

    Bien sûr, reconnaissent les deux associations, si avec l’abolition du financement du réseau privé, tous les élèves étaient transférés au réseau public, cela coûterait plus cher à l’État, les élèves étant subventionnés à 100 % plutôt qu’à 60 %. Mais, explique-t-on, « si on prend l’exemple de l’Ontario où le réseau privé n’est pratiquement pas subventionné, plus de 90 000 élèves sur quelque deux millions d’élèves fréquentent quand même l’école privée. »

    Les deux organismes émettent l’hypothèse qu’une situation semblable se présenterait au Québec. « Ainsi, prétendent-ils, au moins la moitié des élèves inscrits au réseau privé le demeureraient avec une abolition totale du financement, ce qui apporterait une économie à l’État de près de 75 millions $. »

    Voyons voir quelle est la crédibilité de cette dernière affirmation.

    En Ontario, 90 000 élèves sur 2 000 000 sont au privé qui n’est « pratiquement » pas subventionné. Donc en Ontario, 4,5% des élèves sont au privé. Et on peut soupçonner que ce sont pas mal tous des fils de riches.

    Au Québec, il y a 489 000 jeunes qui fréquentes des établissements secondaires. De ce nombre, 86 560 sont au privé, soit 18% de la clientèle totale.

    Donc selon ton article, au moins la moitié des enfants resteraient au privé (donc au moins 43 000) et nous aurions encore au moins 9% de nos enfants dans le réseau privé sans aucune subvention alors qu’en Ontario, province plus riche et partriellement subventionnée, ils ne seraient que 4,5% à pouvoir se payer un tel luxe!

    Si tu bases tes convictions sur de tels chiffres, moi pas. Compte tenu du fait que le Québec est moins riche que l’Ontario, je crois qu’il serait surprenant que l’on dépasse 4% de fréquentation du privé en l’absence de subventions. 4% de 489 000, c’est 19600. Cela signifie que 77% des élèves quitteraient le privé. Et pour moi, c’est un minimum.

  26. Oups, on n’a pas lu le même article…

    Moi, ce que j’ai lu, c’est qu’une commission scolaire, donc le public, sélectionne ses élèves. Et pas rien qu’un peu! 711 enfants ont été refusés par le système public pour 58 qui y ont été acceptés.

    Et ceux qui sont refusés par le système élitiste public doivent se contenter « probablement » du privé.

  27. On peut spéculer à l’infini sur des chiffres hypothétiques. Il n’en reste pas moins qu’en Ontario les écoles privées ne sont pas subventionnées. Il n’y aucune raison pourqu’elles le soient ici.

  28. Je ne suis pas en désaccord avec ce que vous affirmez, mais je crois que vous prenez les choses par le mauvais côté.

    La vraie question n’est pas de savoir si le public est moins bon actuellement que le privé, mais plutôt COMMENT on peut le rendre meilleur et ainsi contribuer à une meilleur intégration des étudiants de toutes les classes sociales.

    Se contenter de dire « ça fait dur, je ne veux rien savoir » ne réglera pas les choses. À mon avis, il faut plutôt trouver des solutions, et je crois que de réduire les subventions aux écoles privées est le début de la solution.

  29. Parlons-en de la « rigueur » de Picher. A l’entendre tous les enfants du privé ou presque s’en iraient vers le public en coupant les subventions. Il y aurait certes un transfert mais rien ne prouve qu’il sera comme le prédit Picher.

  30. Les écoles privées ont bien plus la possibilité de sélectionner leurs élèves que le public. Elles le font avec les résultats scolaires et au Collège Ste-Anne par exemple si un élève a une moyenne inférieure à 70% il est expulsé de l’école.

  31. Pour moi la question de la discipline est un autre débat. Je suis d’accord pour dire qu’il ne faut plus dans les écoles publiques, tout comme il faut améliorer l’enseignement du français et de bien d’autres matières. Je suis pour une réforme en profondeur de notre système d’éducation.

  32. « Il n’en reste pas moins qu’en Ontario les écoles privées ne sont pas subventionnées. Il n’y aucune raison pourqu’elles le soient ici. »

    Wow, quel raisonnement.
    Alors, continuons dans la meme direction:

    Les garderies à $7.00 n’existent pas en Ontario. Elles n’ont donc pas raison d’exister ici.

    Les Ontariens n’ont pas un généreux programme de congés parentales comme le notre. Alors on l’elimine.

    L’electricite coute plus cher en Ontario. On augmente les tarifs d’Hydro.

    « Parlons-en de la “rigueur” de Picher. A l’entendre tous les enfants du privé ou presque s’en iraient vers le public en coupant les subventions. Il y aurait certes un transfert mais rien ne prouve qu’il sera comme le prédit Picher. »

    La demonstration plus haut de Steph est assez eloquente…

    « Pour moi la question de la discipline est un autre débat. »

    Pas pour moi. J’ai vecu le prive et le public. Du point de vue discipline, c’est le jour et la nuit. Quand Papa et Maman paient, c’est plus la meme game. On appele ca « responsabiliser les parents ». Et c’est tres efficace.

  33. Et à l’école internationale de la CSDM, qui élimine 92% des prétendants, ceux qui ont 75% de moyenne sont acceptés?

    Comprenons-nous bien: je ne suis pas là pour défendre le privé. Mais ma prétention est la suivante: le public sélectionne bien plus que le privé dans ses écoles internationales. Alors si les classes ordinaires manquent de « bons éléments » ou de « modèles positifs », c’est autant la faute du public que du privé.

    Dire que le public n’est pas élitiste, c’est faux. Ton article montre bien que le public est plus élitiste que le privé. Alors éliminer le privé ne solutionnerait rien mais augmenterait les coûts.

  34. Effectivement, on peut dire n’importe quoi avec des chiffres hypothétiques. Par exemple, on peut même dire que couper les subventions au privé rapporterait de l’argent au gouvernement.

    Des chiffres hypothétiques n’ont aucune valeur lorsqu’on ne connaît pas les hypothèses avec lesquelles ils ont été obtenus. C’est la raison pour laquelle j’essaie de les exposer, mes hypothèses. De cette façon, tout le monde peut voir où je me trompe. Tout le monde peut juger de ma crédibilité.

    Si tu ne m’en accordes aucune, je ne suis pas vexé. J’ai fait mon effort, de façon honnête. Et je crois que toi aussi, tu fais ton effort, de façon honnête. Mais comme nous n’avons pas les mêmes informations ni la même grille d’analyse, il peut arriver que sur certains sujets nous divergions d’opinion alors que sur d’autres nous serons en accord.

  35. Aucun problème Steph. J’adore les débats d’opinion en autant que ça reste dans le respect comme c’est le cas ici.

  36. J’ai soulevé la question de l’Ontario car les droitistes aiment nous comparer avec notre voisin sauf sur cette question.

    Quand j’ai parlé de la discipline c’est pour dire que c’est une question différente de celle du financement des écoles privées. Je te crois que la discipline est plus marquée dans le secteur privé et je suis d’accord pour qu’il y en ait plus dans le secteur public mais comme j’ai dit c’est un autre débat qui devra se faire assez rapidement à mon avis.

  37. Pour revenir à ton exemple sur les élèves refusés dans une école de la CSDM, tu parles d’une école internationale. Ces écoles font partie du secteur public mais elles ont la possibilité de choisir leurs étudiants en fonction des notes. Ce n’est pas le cas pour les écoles disons régulières.

    Je ne dis pas que le public n’est pas élitiste, mais je pense qu’un système à deux vitesses comme nous avons présentement n’est pas la meilleure solution.

  38. L’école privée québécoise, ce sont les impôts des pauvres, des démunis et des petits salariés qui n’ont aucune chance d’y inscrire leur enfant mais qui payent pour instruire les enfants des riches.

  39. J’ai fait tout mon secondaire dans le privé et je ne remercierai jamais assez mes parents de m’avoir offert ce cadeau de par les sacrifices financiers qu’ils ont fait pendant 5 ans. Les prouesses budgétaires de la classe moyenne pour obtenir un investissement réussi, ma famille sait ce que c’est.

    Non seulement, j’ai été bien encadré, mais en plus, on ne nous brainwashe pas à coup de p’tits pamphlets communistes ou de pubs subtiles en faveur d’un parti communiste à la Culbec suicidaire dans un cours d’ECR, cours qui brime la liberté de choix des parents, au lieu de mettre un cours de philo à la place. C’est la principale cause de la montée en flèche des écoles privées. Jean-Jacques Samson a raison et, quant à moi, c’est sûr que j’envois mes futurs enfants au privé et ce n’est sûrement pas Réjean Parent qui va m’en empêcher si je le veux. On ne peut pas faire confiance au gouvernement et à ses profs marxistes ultra-syndiqués à tour de bras pour enseigner à nos jeunes de façon la plus neutre possible. Le système d’éducation est en perdition totale depuis que j’ai quitté le secondaire en 2005 et la réforme est un vrai flop.

    En tant que libertarien, je suis contre tout forme de subventions. Si on aboli les subventions au privé, il faut également les abolir au public. C’est une question d’équité et de cohérence. Le système (public ou privé) qui s’en tirera le mieux autant financièrement que dans les palmarès aura prouvé sa supériorité sur l’autre. Ce n’est pas en stoppant la concurrence et en arrêtant de comparer les écoles que l’on réglera le décrochage scolaire. Il faut libérer les talents et ça, c’est le privé qui s’en charge le mieux.

  40. Vous en connaissez beaucoup vous, des démunis qui payent des impôts?

  41. L’art de dire n’importe quoi…

  42. Je crois que la discipline est plus facile à adopter quand on sélectionne ses étudiants. Quand le public se retrouve avec tous les cas difficiles, la discipline est infiniment plus ardue à appliquer, et de nombreux professeurs finissent par laisser tomber.

    C’est le concept de masse critique: quand on atteint une masse critique d’élèves qui ne veulent rien savoir, il n’y a plus rien à faire.

    La solution, à mon avis, est de mélanger tout ce beau monde. Ça permettrait de remotiver les démotivés du public et ça ferait voir un autre côté de la vie à plusieurs personnes qui ont fréquenté le privé et qui entretienne des préjugés à l’égard de tout ce qui est public.

    Car, qu’on ne se trompe pas, en ce moment le privé est une usine à créer des élites. Des élites très souvent à droite qui se sont fait payer leurs études à 60% par l’État mais qui passent le plus clair de leur temps à le pourfendre…

  43. Vous avez peut-être raison, mon cher monsieur, j’ai ouvert une paranthèse.

    Je suis contre qu’on réduise les subventions aux écoles privées, car je crois, au contraire, qu’on devrait les augmenter pour permettre aux gens de classe moyenne, d’envoyer leurs enfants à l’école privée.

    On vient de réformer le système scolaire, parce qu’on voulait justement l’améliorer.

  44. Sans être un « démuni » je suis néanmoins un petit salarié et je paye de l’impôt depuis des années.

  45. Si on augmente les subventions aux écoles privées, ce ne sont plus des écoles privées, mais des écoles publiques. En fait, ce sont déjà des écoles publiques dont les profits vont au privé. Ne trouvez-vous pas que c’est un incroyable gaspillage que d’utiliser l’argent des contribuables pour que des administrateurs et actionnaires d’écoles privées puissent faire de juteux profits?

    Le problème ne vient pas du fait que les élèves de la classe moyenne ne vont ou ne vont pas au privé. Même si tous les élèves de la classe moyenne allaient au privé, que ferait-on avec les autres? On les laisse patauger dans leur médiocrité?

    Il est possible d’avoir une école publique de qualité. Pour cela, on devrait utiliser le 60% d’argent public qu’on donne au privé afin qu’il fasse des profits et l’utiliser pour améliorer le ratio élève-enseignant et les activités au public. En faisant payer le juste prix du privé à ceux qui veulent se le payer, on les incitera à envoyer leurs jeunes au public et on créera une masse critique d’élèves motivés permettant d’enrayer le décrochage.

    Le but du privé, rappelons-le, est de faire du profit. Le public, lui, veut éduquer nos enfants. Qui veut-on aider à réussir? Ceux qui veulent faire du cash avec nos enfants ou ceux qui veulent les éduquer?

  46. Pas d’accord du tout avec votre commentaire monsieur Lafontaine.

    Comme je l’ai déjà écrit, on a déjà fait des réformes, parce qu’on croyait qu’on allait améliorer l’école publique. Or, il y a un taux de décrochage scolaire de 29%. Bazzo disait hier être scandalisée. Arcand a répliqué qu’on avait fait un test avec une classe juste de gars, en s’ajustant juste à leurs besoins et cela avait marché.

    Ce n’est pas une question d’augmenter ou de diminuer les subventions au privé et de ré-injecter dans le public. On a déjà essayé.

    Les parents préfèrent l’école privée, parce qu’il y a moins de problèmes. On s’en fout des profits. On vit dans une société capitaliste.

    Si vous croyez régler le problème de décrochage scolaire à coups de subventions, vous rêvez en couleurs.

  47. Personne ne prétend tout régler à coup de subventions. Il s’agit avant tout de favoriser la mixité sociale, c’est-à-dire de faire cohabiter des gens qui de toute façon cohabiteront ensemble par la suite.

    C’est faux de dire qu’on a déjà essayé. Les recommandations de la Commission des États généraux sur l’éducation de 1996 visant à réduire les subventions au privé n’ont jamais été appliquées.

    Oui, c’est un état de fait de dire que les « les parents préfèrent l’école privée, parce qu’il y a moins de problèmes ». Mais il n’y a pas moins de problèmes parce que c’est privé, il y a moins de problèmes parce que ces écoles sélectionnent leurs élèves et que ceux-ci proviennent de milieux plus aisés et sont souvent plus motivés. Le rôle de tout gouvernement responsable doit donc être de réduire les problèmes du public parce que chaque diminution de 1% du décrochage entraîne une économie de 1 milliard $.

    Et pour réduire les problèmes du public, il faut qu’il y ait proportionnellement moins de cas-problèmes et davantage de jeunes motivés et de milieux plus aisés.

    Ce n’est pas parce que nous vivons dans une société capitaliste qu’on doit accepter de gaspiller le potentiel de nos jeunes en favorisant indûment ceux qui sont plus fortunés et en finançant leur passage vers l’élite. Le rôle du gouvernement doit être, à mon avis, de tempérer les excès du capitalisme en favorisant le bien-être de la majorité.

    Et ce bien-être passe par la réduction du décrochage et la nécessaire revalorisation de l’école publique qui va de pair avec cet objectif.

  48. Réduire les subventions aux écoles privées ne règlera pas le décrochage scolaire.

    Car pour réduire le taux de décrochage scolaire, cela ne prend pas de l’argent.

    Il va toujours y avoir des jeunes qui ne s’intéressent pas à l’école, toujours. Le problème, c’est que le taux est élevé.

  49. Et je me permetterais d’ajouter cet extrait d’une entrevue du réalisateur noir Spike Lee, de passage à Montréal, en même temps qu’Obama, quel hasard !

    Il dit ceci sur l’éducation : (Cyberpresse, 19 février, Spike Lee)

    «Lorsque Lee habitait à Brooklyn, la réussite scolaire était perçue positivement. La chose aurait changé avec l’épidémie de crack, soutient le réalisateur de 51 ans. Il blâme aussi une certaine mouvance hip-hop. Cela constitue à ses yeux une trahison «criminelle» des générations précédentes.

    «Durant l’esclavage, si on te surprenait à lire ou à enseigner, on te fouettait, castrait ou pendait. Les mauvais jours, on faisait les trois en même temps. Malgré tout, des esclaves risquaient leur vie.

    «L’éducation était la clé de leur libération, ils le savaient. Alors pourquoi l’abandonne-t-on aujourd’hui?»

    L’éducation importe beaucoup dans la démarche de Spike Lee. En 1977, il découvrait sa vocation en filmant la «richesse de l’expérience afro-américaine», celle qu’il voyait de sa fenêtre à Brooklyn, mais pas à la télé ou au cinéma.

    Le travail n’est pas terminé, estime celui qui enseigne aujourd’hui à la New York University.

  50. Oups ! Il manque cet extrait :

    «Si tu parles un bon anglais et que tu obtiens de bonnes notes, on t’ostracise, déplore Spike Lee. On te traite de vendu, d’Oreo. Mais si tu fumes un gros joint, si tu bois un 40 onces en tâtant tes couilles et en criant Bitch!, t’es un gangsta, un vrai. Ce que ces gens oublient, c’est qu’ils restent des putains d’ignorants.»

  51. Si je comprends bien, Louis-Philippe, tu es d’accord avec moi que la première priorité, c’est d’éliminer les écoles les plus sélectives, soit les écoles publiques internationales. Ensuite, éliminer les autres programmes élitistes (art-étude, sport-étude), ensuite éliminer le privé.

    Lorsque cela sera fait, nous aurons enfin une mixité sociale réelle.

  52. @Steph

    Première priorité oui, oui !!!

    Aie ! Vous-autres, vous êtes vraiment dans les nuages…

  53. @ Steph.

    «éliminer les autres programmes élitistes (art-étude, sport-étude)»

    L’un de mes amis du secondaire a fait un an de sport-études dans le temps et, crois-moi, ce n’était pas un gosse de riches, ni les autres qui étaient dans ce programme d’ailleurs!

    «ensuite éliminer le privé»

    Idée complètement ridicule! N’a jamais marché! En plus, tu vas sur-engorger le public comme c’est le cas avec notre système de santé et sacrifier les élèves les plus talentueux pour aider les plus poches.

  54. Ce qui m’agace, dans le système actuel, ce n’est pas la fracture fils-de-riche/fils-de-pauvre. C’est la fracture performant/imbécile.

    Si tu performes en arts, en sports, en notes ou autre, tu es revalorisé et l’école va avoir un programme pour toi. Résultat: les artistes ne connaîtront que des artistes, les sportifs ne connaîtront que des sportifs et les médecins ne fréquenteront que des médecins. Bien sûr, j’exagère. Mais avouez que peu de médecins connaîtront des garagistes, des artistes, des « BS » ou des athlètes (et vice versa).

    Peu importe le revenu des parents, j’aimerais que chaque classe ait des représentants de toutes les catégories de monde. Il me semble que lorsqu’on se côtoie, on se déteste moins et on a une vision plus juste de la société. Autre avantage: les classes infernales des laissés-pour-contre actuels recevraient un apport très constructif avec ces modèles positifs. Les éléments difficiles seraient moins concentrés et perdraient de ce fait leur pouvoir.

    Les parents, je m’en fous. C’est du passé. Ce que je veux, c’est améliorer l’avenir.

  55. En ce qui concerne l’engorgement du public advenant l’abolition du privé:

    Il y a des écoles privées, avec des profs qui enseignent au privé. Si on abolit l’école privée, il n’est pas nécessaire de bulldozer ces écoles ni de tuer ces profs. Il suffit des les utiliser. Les ressources existantes sont suffisantes aujourd’hui et le seraient avec l’abolition du privé. Sauf qu’au lieu d’être administrée indépendamment, ces écoles deviendraient sous l’autorité de la commission scolaire.

    Bon, bien sûr, il y aurait un coût. C’est d’ailleurs pourquoi je plaçais cette suggestion en troisième lieu. C’est un peu une utopie, j’en conviens.

  56. «Si tu performes en arts, en sports, en notes ou autre, tu es revalorisé et l’école va avoir un programme pour toi. Résultat: les artistes ne connaîtront que des artistes, les sportifs ne connaîtront que des sportifs et les médecins ne fréquenteront que des médecins.»

    C’est pareil au CÉGEP et à l’université. En passant, à partir du secondaire 2, on devait choisir un cours optionnel parmi une liste de choix de cours. En secondaire 2, j’avais prit Arts plastiques, en secondaire 3, Informatique, en secondaire 4, Biologie, et en secondaire 5, Espagnol. De plus, en secondaire 5, on devait aussi choisir entre 2 blocs de cours spécifiques, soit Chimie-Physique et Histoire-Géographie. J’avais prit Histoire-Géographie. Ensuite, comme activités parascolaires, j’avais choisi Improvisation en secondaires 1 et 2, le Work-out en secondaire 3, la Boxe sportive et récréative en secondaire 4 et Génie en herbe en secondaire 5, en plus de siéger sur le comité étudiant d’Amnistie Internationale de mon école pendant 3 ans.

    Je crois donc avoir été en contact avec tout le monde. Tu n’es pas obligé de prendre la même activité à chaque année pendant 5 ans, tu peux varier tes horizons, ce que j’ai fait et je ne le regrette pas, même si j’ai fais tout mon secondaire dans le méchant privé, grâce aux prouesses budgétaires de mes parents. La grande majorité des étudiants du privé ne viennent pas d’un milieu aisé, ça, c’est une vie de l’esprit de la gau-gauche communiste pour gaver le gouverne-maman et dilapider le talents de la crême de nos élèves pour qu’on atteigne la médiocrité des élèves plus pourris et ça, ce concept égalitaro-marxiste m’écoeure au plus haut point.

    VIVE LA DIFFÉRENCE! VIVE LA RÉUSSITE INDIVIDUELLE! VIVE LE DÉPASSEMENT DE SOI, DE NOS LIMITES ET DE NOS TALENTS! VIVE LE PRIVÉ, LE SEUL D’ÉDUCATION QUI NOUS PERMET CE GENRE DE CHOSE EN NOUS TENANT LOIN DE L’IDÉOLOGIE SUICIDAIRE À LA MÈRE TÉRÉSA DAVID ET À LA GODASSE QUE-DIRE-DE-LUI DES PROFS COMMUNISTES DU PUBLIC!

    En passant, certains profs du privé enseignent au privé pour échapper à l’emprise étouffante, maternante et collectiviste d’un syndicat. C’est le cas entre autre de la prof d’économie que j’ai eu en secondaire 5.

    Pour les conne-missions scolaires, je t’invite à aller lire ceci: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/01/encore-et-toujours-les-connes-missions.html

    La Finlande et le High School américain! Ça, ce sont de vrais modèles en éducation.

  57. Jean-Luc, tu marques un point. Le Cegep peut aider un peu. Mais je crois que le secondaire, c’est l’adolescence, c’est la formation de l’identité, c’est les trips de gang, c’est le bullying, c’est l’acquisition de l’autonomie, bref, c’est déterminant.

    Je suis heureux que tu aies eu la chance de côtoyer une grande variété de personnes. J’espère que tu apprécies cette chance.

    Mais selon toi, si Étienne (nom fictif) est accepté à l’école internationale de la csdm (qui refuse 92% des candidatures), aura-t-il la même chance que toi?

    Et Sylvain, joueur-étoile de basket, qui a été accepté dans un programme sport-étude… quelle est la probabilité qu’il connaisse Étienne?

    Et Éric, virtuose du violon, qui doit aller dans une autre école pour perfectionner son art…

    Étienne, Sylvain et Éric, ils sont chanceux. Ils n’auront pas la chance de connaître la même panoplie de personnalité que toi, mais ils auront la chance de développer leur talent.

    Mais Robert, qui a été refusé dans tous ces programmes (en fait, il n’a probablement même pas posé sa candidature), qui connaîtra-t-il? Aucun Étienne, aucun Sylvain, aucun Éric. Juste du monde comme lui. Ceux qui ne performent en rien. À moins que…

    Ceux qui performent bien en taxage, où se retrouvent-ils? Robert a peut-être une chance d’exceller, après tout!

    Moi, mon fils s’appelle Sébastien. Si je l’envoie à l’école publique, il sera avec Robert. Je vais faire un effort…

    En passant, quand j’étais au secondaire, tous ces programmes n’existaient pas. Comme toi, j’ai eu la chance de connaître une bonne variété de gens. Malgré cela, j’ai un déficit. J’ai une formation universitaire. Et, « curieusement », 80% de mes amis ont une formation universitaire. J’ai donc une vision déformée de la société. Mais le 20% qui reste est précieux.

    Toi, Jean-Luc, je soupçonne que tu as une formation universitaire, toi aussi. Toi aussi, je crois, ton entourage est plus scolarisé que la moyenne et c’est tout à fait normal. Aimerais-tu avoir de bonnes discussions régulières avec un plombier, un acteur ou un ébéniste pour voir de quelle façon il voit la vie?

  58. L’an dernier, j’étais moniteur de langue dans une école secondaire allemande. En Allemagne, il n’y a pas d’écoles privées au primaire et secondaire (ou si peu, selon les régions). Mais pour la mixité sociale, voire l’égalité des chances, on repassera.

    En 4ième année, les enfants sont triés. Les meilleurs prendront le chemin du lycée, d’où ils accèderont ensuite presque automatiquement à l’université. Pour les autres, on les dirige vers des filières où ils pourront accéder à l’enseignement technique ou encore professionnel. Si l’enseignement des adultes permet un rattrapage nécessaire à l’entrée aux filières supérieures si désiré, le transfert pendant la scolarité est impossible.

    Ainsi, à l’âge de 10 ans, ton destin est tracé. 10 ans, c’est très tôt. Les enfants pauvres ou immigrants, ceux dont l’allemand n’est qu’une langue seconde, sont sur-représentés « en bas », tandis que les enfants de « bonnes familles » vont « en haut ».

    Non seulement on vous dit à 10 ans que vous n’êtes bon que pour devenir concierge, mais en plus, dans cette école où on vous envoie, oubliez les « extras ». L’enseignement donné ne sera aucunement « élaboré », pourquoi gaspiller des ressources à vous enseigner le français? les arts? Si c’était votre intention, vous n’aviez qu’à vous forcer en 1er année!

    Et inversement. Choisi pour aller au lycée, n’allez surtout pas dire à vos parents, à 16 ans, que vous voulez devenir secrétaire.

    L’État allemand est donc complice de l’absence, ou de la faiblesse, de mobilité sociale dans la société. Sans être nulle, la mixité sociale dans les écoles allemandes n’est pas très grande – même si ce sont des écoles publiques.

    Ici, la mobilité sociale n’est pas limitée institutionnellement. Plusieurs écoles privées offrent des bourses aux élèves moins fortunés. Les écoles privées sont pleins de jeunes dont les parents n’ont que des revenus bien ordinaires, mais qui ont décidé de faire les sacrifices nécessaires.

    On a parlé de triage par l’école publique, qui cause selon certains des inégalités. C’est votre point de vue. Mais regardez bien ceci.

    Au Québec, dans l’enseignement général public, on va à l’école le plus près de chez soi. Et, vous le savez comme moi, la plupart des quartiers ne sont pas très variés d’un point de vue socio-économique.

    Le résultat est donc que même à l’école de ton quartier, la mixité n’est pas totale. Elle peut même être absente.

    J’ai grandi au Saguenay et je suis allé à l’école publique. Les employeurs de nos parents? Alcan, AbitibiBowater, les Forces Canadiennes, la fonction publique, Hydro… Nous ne le savions pas, mais maudit qu’on était snobs! Vers 11-12 ans, on choisissait nos vêtements pour leur prix et non le look. Je me souviens m’être senti miséreux parce que je n’allais pas en Floride ou dans les Maritimes (tout de même, davantage un choix des parents qu’une impossibilité monétaire).

    Il y avait bien sur des camarades qui ne pouvaient pas avoir tout ça. Et, nous jeunes ados cruels… « Nah tu mets des joggings t’es un BS ». Et, maintenant que j’y pense en vous en parlant, je ne serais surpris que des parents moins fortunés se seraient privés de nourriture pour habiller leurs jeunes le mieux possible afin qu’ils n’aient pas « l’air BS ».

    Maintenant, j’ai vécu près de l’École Secondaire Anjou et celle de Pointe-aux-Trembles. Dans ces quartiers, j’ai perçu le même environnement que j’ai connu à Saguenay. Or, on ne parle pas d’Outremont.

    Tout ça pour dire que, la mixité sociale parfaite ne serait atteignable que d’une seule manière.

    On prend les jeunes, de tous les quartiers, et on les envoie, dans des bus, dans des écoles un peu partout dans les environs. Ils sont habillés en uniforme.

    Et même là, la question n’est pas entièrement réglée. On a encore des familles où le contexte est difficile, et donc où les enfants ne sont pas un bon environnement pour performer académiquement. Puis, la questions des sports, arts, maths fortes… Les talents, on les laisse s’exprimer comment? on les développe comment? Il ne faut pas tomber dans une école « moule » où l’excellence, la différence sont pénalisées.

    Je suis en faveur de l’égalité des chances, évidemment. Mais à trop égaliser, l’histoire démontre qu’on nivelle par le bas. Et ceci n’est pas bon pour personne.

  59. «Il me semble que lorsqu’on se côtoie, on se déteste moins.» Eh boy ! Il y a des murs qui séparent les Juifs des Arabes en Palestine, le savais-tu ?

    «Et les parents je m’en fous.» Ayoye ! On arrête pas de demander aux parents de s’impliquer davantage dans l’éducation de leurs enfants, parce qu’on considère que les parents ont leur rôle à jouer.

    Je regrette, mais tes idées ne marcheraient pas du tout.

    Tu rêves, et continue de rêver, t’en as parfaitement le droit.

  60. Intéressant ton point de vue. Tu parles de ce que tu as vécu. Tu t’appuies sur des exemples concrets.

    Et encore une fois, je vois que la solution n’est pas de couper les subventions au privé.

  61. «Vision déformée de la réalité, parce que 80% de tes amis ont une formation universitaire…» Tu charries pas un peu ? Un peu beaucoup peut-être ?

  62. Excellente contribution, en effet.

    On voit bien bien que l’Allemagne n’a pas, elle non plus, un système parfait. Quand on se regarde, on se désole; quand on se compare, on se console.

    Tu mets en évidence un point: lutter contre la ségrégation gosse-de-riche/gosse-de-pauvre, c’est une lutte perdue d’avance. Tu as bien raison de dire que dans un quartier donné, la mixité des classes sociales est réduite. Alors la seule lutte qui peut être gagnée, c’est la lutte contre la ségrégation selon les talents.

    Et encore… j’ai dit qu’elle peut être gagnée, mais ce n’est pas certain!

  63. Super intéressant ce fil de discussion,

    l’important est de se poser les bonnes questions et de se donner des objectifs clairs.

    Que veux-t’on exactement? diminuer le décrochage scolaire?

    Si c’est le cas, le financement public de l’école privé est très loin du problème car c’est parler d’argent et non pas du décrochage. Et personnellement je ne crois pas l’argent règle tous les problèmes.

    Ce qu’il faut ce sont des programmes d’éducation novateurs. Les commissions scolaires et les écoles doivent faire preuve de leardership et innover. L’exemple du programme donner par un intervenant sur ce fil de discussion le prouve qu’avec de la volonté et de l’innovation on arrive à des résultats.

    L’État pourrait récompenser celles qui réussisent. Ce serait un incitatif. Pour les autres, ben que les citoyens se prennent en main. Il y a élections pour les postes de commissaires…..avec un taux de participation de 12%.

    Criss, cessez de blâmer tout le monde et son voisin, et prenez l’éducation de vos enfants en main si vous n’êtes pas content de la situation actuelle.

    Vous le pouvez.

  64. Merci de ton intervention, elle fait l’effet d’une bouffée d’air frais dans la discussion.

    Les enfants décrochent parce que les parents ne s’intéressent pas à l’école, la preuve : le faible taux de participation aux élections scolaires. Tu touches un point.

  65. J’exagère un peu, mais je vais te donner un exemple.

    Je parlais récemment à un de mes amis. Sa conjointe et lui ont chacun un bon emploi. Ils ont tous les deux une formation universitaire. Il me dit qu’il trouvait que le gouvernement n’allait pas chercher l’argent au bon endroit: il fallait faire payer plus d’impôt aux riches et moins à la classe moyenne. Évidemment, il se croyait dans la classe moyenne car il se comparait à tous ceux qu’il connaissait et il se trouvait dans la moyenne.

    La vérité, c’est qu’au Québec, lorsque le revenu d’un ménage atteint 82 500 $, on fait partie du 20% des plus riches. Et évidemment, c’était le cas de mon copain.

    Sa vision de la société est déformée et la mienne aussi. Je suis obligé de consulter les statistiques officielles pour tenter de me défaire de mes biais du mieux possible.

    Je connais un assisté social (connu par le sport). Aucun chômeur. Un garagiste (un cousin que je vois une fois par 2 ans et à qui je ne parle jamais). Un radiologue, un néphrologue, une obstétricienne, deux actuaires, un paquet de profs et d’avocats, quelques économistes et psychologues…

    C’est drôle, quand on se fait un souper, les problèmes dont nous discutons (nous aimons refaire le monde…) ne sont peut-être pas des problèmes représentatifs de la société. Le système de santé et le système d’éducation en prennent pour leur rhume… les syndicats ont rarement un beau rôle… le rôle du gouvernement est contesté…

    Une fois de temps en temps, un de mes amis qui est prof dans une école de raccrocheurs nous ramène à la réalité. Des handicapés, des filles qui lâchent leurs études à 14 ans à cause d’une grossesse, des tentatives de suicides ratées, des victimes d’inceste ou de drogues… ça existe. On en parle 4-5 minutes pour se donner bonne conscience. Puis le sujet change. Une seule personne peut en parler, ça ne fait pas des échanges très riches…

    Alors oui, je crois que j’ai une vision déformée de la réalité. Pas uniquement en raison de mon cercle d’amis, mais ça y contribue.

  66. Voilà qui explique ta vision «déformée» du problème. Ce que j’avais remarqué. C’est pourquoi je te disais que tu rêvais quand tu parlais de mixité sociale. C’est beau, mais dans la réalité cela ne donne pas grand chose.

    Maintenant, puis-je te faire voir ma vision de ce problème ? En résumé, un pommier ne peut pas donner des oranges.

  67. Excuse-moi, je viens de réaliser que j’ai mal exprimé mon idée dans mon message précédent. Il ne fallait pas comprendre que je considère que les parents n’ont aucune importance. J’aurais dû écrire: « Le revenu des parents, je m’en fous. »

    D’autre part, je continue à croire que la communication et le fait de mieux se connaître adoucit les tensions, en général. Ton contre-exemple des Juifs ne suffit pas à me faire changer d’idée. Je n’ai pas de meilleure solution, mais si tu en as une, je suis preneur.

    Et oui, je continue de rêver. Et j’en suis conscient. La société québécoise ne souhaitant pas la mixité sociale, rien ne progressera en ce sens.

  68. @ Steph

    Bonjour Steph !

    Écoute, t’es sûrement une bonne personne, du moins d’après ce que je lis de toi, et j’aurais peut-être pas dû péter ta baloune !

    Continue de parler avec tes amis de l’état du monde. Tu ne fais rien de mal et c’est permis de rêver. Et continue à croire que la communication et le fait de mieux se connaître adoucit les tensions, en général. C’est très bien.

    Cependant, quand tu me dis que mon «contre-exemple des Juifs ne suffit pas à te faire changer d’idée», tu me déçois. Alors, prenons un exemple plus près, les fusions municipales. Westmount s’est défusionnée, parce qu’elle ne voulait surtout pas de cette mixité avec Montréal. Quand tu longes le boulevard L’Acadie sud, en bas de Métropolitain, d’un côté tu as Ville Mont-Royal, avec des arbres qui forment un mur avec Montréal. Même qu’on ferme la clôture pour pas que les jeunes aillent y courir l’Halloween. ON VEUT RIEN SAVOIR ! Et j’ai connu du monde d’Outremont afficher un profond mépris envers des gens qui n’avaient pas leur culture.

    Tu n’as pas l’air snob comme ces gens-là, au contraire, tu aimerais côtoyer le bon peuple. Habituellement, le bon peuple sert de chauffeur et de gouvernante à ces gens-là.

    Et quant au décrochage scolaire, il y a un jeune qui s’est suicidé récemment parce qu’il était écoeuré de l’intimatidation dû au taxage à l’école. Et quand ton père est un alcoolique ou qu’il n’est jamais à la maison, pas surprenant que le jeune se désintéresse de l’école. Et quand ton père pense rien au cul et à l’argent, quelles sortes de valeurs penses-tu que l’enfant va avoir ?

    Des solutions ? Il n’y en a pas. Un pommier peut pas donner des oranges. Ils font ce qu’ils peuvent à l’école, pour essayer de garder les enfants attentifs.

    La société québécoise ne souhaite pas la mixité sociale dis-tu ? Elle le souhaite, comme le badaud qui s’achète un billet de loto souhaite de gagner le gros lot. Alors, oui, tu fais bien de rêver !

  69. @ Daniel Labonté:

    Hélas, je crois qu’avec ton dernier paragraphe, tu frappes un grand coup de circuit. C’est trop vrai.

    Des fois, il faut adapter sa façon de penser à la réalité. Par contre, j’ai déjà lu une phrase qui disait à peu près ceci: « l’homme raisonnable change ses idées pour s’adapter à la réalité; l’homme déraisonnable s’attend à ce que la réalité s’adapte à ses idées. Par conséquent, toutes les grandes transformations de société sont dues à des hommes déraisonnables ».

    Le pire, dans tout cela, Daniel, c’est qu’au fond, toi et moi, nous sommes d’accord sur le point fondamental qui est la raison même de ce fil de discussion: l’abolition des subventions au privé ne règlera strictement rien. Le reste, ce sont des détails.

  70. C’est drôle les hasards de la vie, quoiqu’il n’y a pas de hasard à proprement parler. Tu parles d’homme déraisonnable qui s’attend à ce que la réalité s’adapte à ses idées.

    Je viens de voir un film, pas du tout récent, The Mosquito Coast avec Harrison Ford, et c’est exactement ce que je me disais en le voyant : «Cet homme est totalement déraisonnable».

    Ce brillant inventeur va au bout de ses idées. Il en a le courage et la volonté. Mais je ne crois pas que le gouvernement actuel, qui a eu bien du mal à obtenir une majorité confortable pour gouverner, se lance dans un quelconque projet «déraisonnable», même si on reproche les 250 000 dollars dépensés pour raconter l’histoire du CH à l’école, histoire de réduire le taux de décrochage scolaire.

    Comme tu dis, ce sont des détails.

  71. Voilà ce qu’on peut faire quand on se rebiffe et je le conseille à chacun qui peut avoir des ennuis avec ce gros connard de sarkozy ou sa clique de clowns de flics minables : je suis en train de régler un petit problème du genre détail avec cette grosse tache de si peu président de la république Française, en lui envoyant un avocat pour mises sous surveillance illégales, lynchage inspiré de bonnes vieilles méthodes qui ne déplairaient pas au ku ku klan, lynchage qui n’a mobilisé personne sur le web ou dans la presse et plagiat vulgaire et ridicule qui passe à la télé. Avis à la population et merci pour l espace d’expression. Voilà, ceci est également une tentative de gros scandale public parce que ça calme pas mal les gros connards.
    et dotclear dit :Vous êtes exclu de ce forum. L’administrateur ou le modérateur qui vous ont exclu envoient le message suivant –
    Quels Pétochards gerbants à Dotclear de la  » blogosphère  » 🙂

    Quant a sarkozy, s’il n’aime pas le web, et s’il n’aime pas la rue qui sait, la preuve, très bien se défendre, qu’il la quitte !

  72. Sa fais maintenant 6 ans que je suis dans une ecole publique et non ce n’est pas le bordel comme vous dites .. sa fais pas de moi une personne qui ne connais rien parceque je vais dans une école publique .. une ecole reste un milieu d’apprentissage j’aime beaucoups mieu un ecole publique qu’une ecole priver il a aussi l’internationnal a mon ecole qui est le pei qu’ond appel maintenant. les eleves donnes le respect au prof et on a aussi une bonne discipline .. mais presentement si jaurais la chance daller dans une ecole priver je le ferrais avec joie mais malheuresement il refusse beaucoups de gens dans une ecole priver . parconte lecole publique est en baise depuis quelques année il y a environ une baise de 1000 eleves tous le 4 ou 5 ans sa ce trouve a etre l’equivalent d’une petite ecole par année ..

  73. Peu importe le type d’école que vous fréquentez,vous devriez reviser vos textes avant leur publication car ils sont truffés de fautes d’orthographe.

  74. Effectivement…
    Des fois je me dis qu’un génie de l’équité vas nous expliquer que bannissant les restaurants les soupes populaires pourraient servir du caviar.

  75. M. Lafontaine,
    Vous mentionnez plus bas que le publique a pour but d’éduquer et le privé de générer des profits.

    Moi j’ai une question pour vous! Lors ce que le taux de diplomation des étudiant baisse qui coupe des têtes? Le public ou le privé?

    Moi je dis que le privé génère ses profits selon les résultats obtenus et que le publique fait sa « job ». Sans plus!

    Le secteur public ne s’adaptera jamais à la réalité mais plutôt elle continuera de rejeter le blâme sur des facteurs externe pour justifier son piètre rendement.

    École privé subventionné ou pas…

  76. Haaaa M. Lafontaine,

    Votre intention est louable mais selon moi votre vision est utopiste.

    Au privé on sépare les bon et les excellents pour déployer des stratégies mieux adaptés à chaque un? Au public, on nous vend l’idée que mélanger les cas difficile avec les étudiants doués améliorera la situation. Sur cette logique; mélangeons le secondaire avec le primaire!

    J’ai beaucoup de difficultés à voir comment se bâtit cette logique. Je ne vois pas comment le fait d’ajouter des étudiants habiles en algèbre pourrait m’aider si je maitrise mal mes mathématiques de base. Comment un étudiant faisant une maitrise en mathématique quantique pourrait changer quoi que ce soit dans mon cheminement. Sauf si vous êtes prêt à sacrifier son temps; je ne vois pas comment!

    Alors j’aimerais que vous vous posiez cette question… Suis-je anti élite ou pro égalité? Répartir la richesse et l’opportunité, moi, je suis pour. Trapper sur l’élite pour lui nuire non merci!

    C’est comme dire que ralentir les meilleurs joueurs de la ligne national aiderais les joueurs du junior à se classer dans la grande ligne. Un peu vrais! Mais! Ne nous faisons pas accroire que la ligne nationale se porterait mieux.

    C’est un peu, selon moi, la même chose pour les étudiants VS l’état Québécois.

    Donnons nous la chance d’avoir une élite digne de ce nom…

  77. Ce n’est pas utopique… C’est la façon d’éliminer le privé… Autant d’école, Autant d’élèves. On aurait juste une machine plus grosse au public et fini le privé payer pour chaque étudiants à 100%. Resterais à brasser la population étudiante. Une autre dépense et, bonus, un stress supplémentaire pour ces étudiants qui ont des difficultés reliés à un manque de stabilité familiale.

    Pis non! Les commissions scolaires buldoseraient surement ces écoles. Ils ne sont surement pas convenables. Faudrait les adapter, les rendre conforme… Je les imagine nous expliquer qu’il serait impensable espérer que nos étudiant évoluent dans des conditions semblables…. lol

  78. Steph, j’ai un grand respect pour ce que tu écris ci-haut.

    Moi je suis travailleur autonome et me débrouille pas pire considèrent que mon cercle de connaissance se trouve environ dans les 20000$/an… J’ai fait mon secondaire moitié au privé (3 et 4) et le reste au public. Et un peu de CEGEP! Mais j’ai tout de même des amis assez intelligents. J’aime biens refaire le monde aussi sauf que ça se passe devant une couple Budweiser et non un rouge soigneusement choisit pour accompagner le repas! « On est toute pareille comme disait l’autre! » Ma petite gang n’était pas des premiers de classe mais quand le cube rubix est sorti on le faisait aussi loing et rapidement que les bollés de l’école (avant que les livre de solution n’arrive!) lol
    Pour mettre mon grain de sel je vous dirais ceci (que je dis à tout vent) « On a beau être civilisé, on vit dans une jungle» Ce que je veux dire c’est que viser utopie c’est beau mais faut rester lucide. Répartir la richesse et autres bienfaits de la civilisation c’est bien mais réagir à l’injustice en tapant sur l’élite c’est contreproductif.

    Je m’explique en utilisant cet exemple : Il y a 50000 ans on trouvait injuste que le singe alpha ait tous les luxes… premiers à choisir sa bouffe, premier à prendre la guenon de son gout (ok l’homo sapience femelle) Mais il (L’alpha) devait surement se douter que si il nous permettait pas de bien manger on l’aurait tué le sale! lol Et de l’autre côté on savais bien qu’il était une de nos force les plus précieuse en cas de guerre et de chasse. Il y avait un genre d’équilibre (et non équité) qui nous a permis d’arriver jusqu’ici, aujourd’hui.

    En fait ce qui se passe c’est que beaucoup de gens sont indignés de savoir que des gens pauvres mangent des miettes quand certains se paient des gros snacs. Et je les comprends… Mais je ne manque pas une occasion de leurs rappeler que ça prend des gros snac pour faire des miettes; ceux qui mange des miettes ne laissent pas beaucoup de miettes derrières eux. Alors la vrai question est : Le gros snac il ils le prennent ou… Sur la table des mangeurs de miettes ou ailleur? Il y a des sciecles le snac venait de la jungle et le plus fort avait fait le gros de l’ouvrage pour l’obtenir… ce qui lui donnait la légitimité de se permettre les plus belles pièces de viande. Mais de nos jours la ligne est plus ténue! J’en conviens! L’équilibre est faussé pour multiples raisons… Surtout parce que l’on se fie plus à l’apparence de compétence qu’a l’évaluation des résultats antérieurs.

    Je trouve que les gens sont trop axés sur l’égalité. On dérape et ça deviens insensé. On devrait plutôt travailler en sorte de permettre à chacun de se développer le plus possible (J’ai fait exprès de pas dire « à son plein potentiel » ça serait encore de l’utopie) Mais de grâce; arrêtez de me dire que c’est en mélangent les potentiels qu’on vas y parvenir.

    Je suis de ceux qui croient tout de même qu’il y a de l’espoir… Suffit de prendre le bon chemin!

  79. Merci à vous tous pour votre contribution… J’ai bien aimé.

  80. Salut à tout les compatissent de cette lettre. Qu’est ce que celà change qu’un enfant aille dans une école privée ou non, c’est totalement sont propre choix. Et le gouvernement doit payer kan même et bcp plus si les enfants vont au public. Désolé mais je trouve que cette lettre est absurde et encourageront encore plus le décrochage scolaire pcq au privé il y a moins dintimidation . C’est d’ailleurs pk plusieurs jeunes y vont parce que sinon il se ferait intimidé dans une école publique. Aller dans une école privée ou publique c’est seulement une question du goût de chaque enfant et je crois qu’il est bien de le respecter. Deplus ds les écoles privées, les parents plus fortuné payent au complets les frais de scolarité et pour les jeunes qui n’ont pas les moyens de payé il a une subvention. Ce n’est qu’une question de préjujé parce que le gouvernement paient pour éduquer des jeunes pas pour les obligé à aller dans tel école à cause de sa classe sociale. Qu’on soit riche ou pauvre tout le monde à le droit d’aller dans l’école qui lui plaie que se soit au privé ou au publique. Et désolé pour Alex mais par expérience les gens du privé ne sont pas plus snobs du privé j’ai même remarqué que le personnelle est plus attachant et se préoccupe mieux des jeunes qu’ils soit riches ou pauvre.

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