Polytechnique: quand le féminisme radical cherche des coupables

feminisme-radicalCertaines féministes sont prêtes à tout pour récupérer un événement comme la sortie du film Polytechnique afin de faire valoir leur vision féminocentriste du monde. C’est le cas de Micheline Carrier, éditrice du site féministe radical Sysiphe.org et qui a publié un texte assez éloquent dans Le Devoir de cette fin de semaine.  Dans sa lettre, elle  soutient qu’on aurait agi contre le racisme si toutes les victimes du 6 décembre 1989 avaient été noires et elle s’insurge contre ceux qui veulent dépolitiser cette tuerie.

Par une étrange récupération des émeutes de Montréal-Nord, Mme. Carrier soutient que si les victimes avaient toutes été noires, on aurait considéré cela comme du racisme et on aurait agit en conséquence, ce qui sous-entend qu’il faudrait dénoncer le sexisme sur la base des actions violentes de Marc Lépine. Elle affirme: « Ne croyez-vous pas que cette communauté aurait été justifiée de n’analyser ce geste que comme du racisme? Croyez-vous que ses membres auraient eu tort de se sentir meurtris par ce drame et qu’ils auraient enterré l’événement en décidant de ne plus jamais en parler?»  Elle a raison: on aurait considéré ce geste comme étant raciste.  Un geste raciste commis par un déséquilibré.  Mais pourquoi ouvrir une grande discussion nationale sur le racisme (ou le sexisme) pour les actions d’un seul individu, très malade de surcroît?

Si Lépine n’avait pas tué des femmes, ça aurait été autre chose. Dans sa dernière lettre, il écrivait:

« J’avais déjà essayés dans ma jeunesse de m’engager dans les Forces comme élève-officier, ce qui m’aurais permit de possiblement pénétrer dans l’arsenal et de procédé Lortie dans une rassia. Ils m’ont refusé because associàl. J’ai donc attendu jusqu’a ce jour pour mettre à exécution mes projets. »

Cet homme constituait une bombe ambulante attendant le bon moment pour détoner.

Aurait-on idée de lancer de grandes généralisations sur le sort des Noirs au Québec sur la base des actions d’un psychopathe raciste?  Ou devrions-nous nous pencher sur le phénomène de la haine des politiciens parce que Denis Lortie a décidé le 8 mai 1984 de pénétrer par la force à l’Assemblée Nationale?  Et pourquoi ne pas lancer une commission d’enquête sur le sort des étudiants du Cégep parce que Kimveer Gill a décidé le 13 septembre 2006 d’y commettre une tuerie?  Inutile.  Un jour un humain disjoncte.  Des baleines s’échouent sur la plage.  Les fils se touchent.

Ces choses-là arrivent.

L’important n’est pas le crime lui-même, ni qui il visait, que ce soient des Noirs, des femmes, des Juifs, des hommes.  Ce qui compte est la réaction de la majorité vis-à-vis de ce crime, pas la nature du crime lui-même. En clair, le crime de la Polytechnique était un acte isolé perpétré par une personne aux prises avec de sérieux troubles mentaux. Qu’il ait commis ce massacre au nom de Dieu, de Allah, de la race aryenne ou des hommes victimisés importe peu: cet homme était malade et son geste n’a heureusement pas trouvé d’écho positif au sein de la société. On l’a dénoncé et a on a violemment rejeté son geste et les idées sous-jacentes à sa tuerie.

Ainsi, et contrairement aux propos de Mme. Carrier, cet événement n’a rien de politique.   Un individu déséquilibré a décidé de faire porter le poids de ses échecs sur les épaules des femmes et a décidé de les tuer. Il aurait pu choisir d’autres causes pour expliquer ses échecs, mais il a choisi les femmes. Il était malade dans sa tête et a agi comme le font les personnes qui sont malades dans leur tête. Fin de l’épisode. A-t-on besoin de produire des thèses et d’analyser pendant vingt ans la folie d’un individu isolé? Quand une pièce est défectueuse dans une voiture, on s’en débarrasse et c’est tout. On ne cherche pas à comprendre le sens de la rupture d’un joint de dilatation. Le pièce s’est brisée, le gars était malade, c’est tout.  Nous sommes des millions et il arrive qu’une erreur se produise dans le lot.  Marc Lépine était cette pièce défectueuse et chercher une justification politique à son geste s’avère contre-productif, voire dangereux.

Quand Mme. Carrier affirme que « les féministes n’ont pas récupéré ce drame, [qu’] elles l’ont analysé et ont cherché à en comprendre le sens » tandis que les « masculinistes, l’ont récupéré, eux, et mènent depuis 20 ans une guerre contre les femmes et les féministes qu’ils rendent responsables de tous leurs problèmes, comme le faisait Lépine, et parfois avec les mêmes mots » elle opère dans les faits une récupération bien pire que celle dont elle accuse ses adversaires idéologiques d’opérer.   En clair, en réclamant le droit de politiser cette tragédie et d’en « comprendre le sens », elle donne le droit aux masculinistes, dont l’apparition est peut-être la résultante directe de cette insensibilité vis-à-vis des nouvelles inégalités subies par les hommes, d’en faire de même.

En effet, comment réclamer le droit de juger du sort des femmes à partir des actes d’un individu isolé tout en le refusant à autrui?  Si on politise, on doit accepter que ses adversaires fassent de même.  Si Mme. Carrier s’insurge que certains masculinistes tirent des conclusions erronées sur la situation des hommes en regard de cette tragédie, elle devrait peut-être reconnaître qu’elle y contribue activement en récupérant cet événement tragique pour promouvoir ses idées radicales.

Nous ne pourrons jamais éviter que des individus disjonctent et commettent l’irréparable.  Nous pouvons cependant contribuer à réduire les idées extrémistes qui circulent au sein de la société et qui agissent comme terreau fertile pour les esprits faibles ou troublés.  Et puisque le radicalisme entraîne le radicalisme, il conviendrait peut-être de se questionner sur le rôle négatif joué par certaines féministes qui essaient de cupabiliser les hommes pour une tragédie dont ils ne sont ni complices ni victimes.

Publicités

20 Réponses

  1. Bien d’accord avec vos propos. Un fait isolé ne devient pas une règle générale.
    Mais la tuerie de Poly , avec ses 14 victimes féminines, était une trop belle occasion pour les féministes. Elles en ont fait fait leurs choux gras…
    Ne leur accordons pas trop d’importance, elles ne le méritent pas.

  2. Bien d’accord avec vous qu’il ne faut pas leur donner trop d’importance.

    Ceci dit, il faut se méfier; plusieurs peuvent devenir assez radicales, voire fanatiques. Je me souviens, c’était en 2003 ou 2004 si ma mémoire est bonne. Il y avait un colloque sur la situation de l’homme à Montréal. Des centaines de panelistes, des hommes et femmes bien habillés, des universitaires… Ils se sont fait accueillir comme des chiens et une féministe radicale a même investi un appartement d’une de ces personnes en le menaçant!

    Tout ça pour dire que je crois qu’il faut répondre par la bouche de nos claviers et détruire tout début de crédibilité chez les radicaux dans ce genre.

    J’ignore si les auteurs du site Sysiphe seraient du genre à commettre des actions radicales comme celle dont je parle ci-haut, mais je préfère relever leurs contradictions et leurs embrouilles dès maintenant. Au cas où!

  3. […] Polytechnique: quand le f?minisme radical cherche des coupables […]

  4. Il est difficile au Québec d’être féministe sans se faire affubler de l’étiquette « radicale ». Or, on ne peut nier que ce sont des femmes qui se sont fait tuer en décembre 1989, et que le tueur soit fou ou non importe peu. Plusieurs affirment que Lépine était psychotique or tel n’était pas le cas. Il suffit de travailler avec des psychotiques pour s’en rendre compte.

    Moi, comme blanche, je me sentirais interpellée par un(e) blanc(he) qui ciblerait des Noir(e)s et en tuerait 1 seulement en laissant un message aussi équivoque que Lépine. Je serais capable de me questionner et ce, sans me sentir menacée, à savoir si dans ma société le racisme trouve une certaine source qui peut expliquer l’assassinat de ces noir(e)s. Je me sentirais également interpellée par une femme qui ciblerait des hommes en laissant elle aussi un message comme celui de Lépine. Je ne me sentirais pas menacée dans mon Moi personnel et ce, même si certaines personnes monteraient aux barricades pour dire que TOUS les blancs ou bien TOUTES les femmes sont des tueurs(euses) potentiel(le)s. Je sais faire la différence entre moi et ma société. Ou entre moi et un(e) tueur (euse). Cela ne m’empêcherait pas de questionner ni ma société, ni les gens de ma communauté raciale ou bien de mon sexe. Je ne suis pas portée à l’angélisme.

    Je suis mariée, j’ai deux garçons, un père, deux frères, plein de collègues masculins et de nombreux « chums de gars ». Je sais parfaitement faire la différence entre la violence d’UN homme et la violence DES hommes. Les hommes ne sont évidemment pas tous violents, même que la grande majorité sont au contraire des hommes qui ont à coeur la justice sociale, la paix, l’harmonie. Mais on ne peut nier que la violence est d’abord et avant tout un affaire d’homme. Qui à travers la planète commettent majoritairement les crimes contre la personne ? Qui sont les leaders qui décident des guerres et des génocides ? Mais évidemment, cela ne veut pas dire que tous les hommes sont violents mais bien que la violence est souvent une affaire d’hommes. Nuance ! Et je ne comprends pas en quoi cette réalité menace tant que cela les hommes. Je ne comprends pas pourquoi il est si difficile pour les hommes de le reconnaître afin de justement d’en arriver à changer les choses.

    Ironiquement, certains hommes adoptent le discours revenchard qu’ils reprochent aux féministes. Les hommes se suicident ? C’est de la faute à la société féménisée. Les hommes ont des problèmes de santé mentale ? C’est encore la faute aux féministes. Les hommes n’ont pas de services d’aide ? C’est de la faute aux féministes. Un discours qui ne propose rien et qui est assez lassant. Au moins, les féministes ont osées proposer un projet de société plus égalitaire. Un projet qui n’est peut-être pas toujours parfait mais un projet quand même ! Souvent, à écouter les hommes en colère, on dirait que la vie irait mieux pour eux si les femmes retournaient dans leur cuisine. Quel est votre projet de société ? Et comment souhaitez-vous y contribuer ? Pouvez-vous faire une seule proposition qui partent de vous et que ne visent pas les femmes ? Je n’ai jamais, comme féministe, souscrit au discours voulant que l’inégalité soit de la faute aux hommes. C’est à moi comme femme de prendre ma place, d’avoir confiance en moi pour faire des choix qui m’amèneront plus loin, à moi comme femme d’aider d’autres femmes dans la misère même si pour ça, je dois accepter de travailler à des salaires médiocres ou faire du bénévolat,à moi comme mère d’éduquer mes filles en leur disant que le monde leur appartient. Dans la vie, il faut avoir le courage de ses idéaux.

    En guise de conclusion, une anecdote : À la fin de la projection du film, un homme et sa femme étaient assis derrière mon mari et moi. L’homme a demandé à sa femme « finalement, il en a tuées combien ? » « 16 (!) » qu’elle répond. « Ah oui ? Rien que ça ? ».

  5. Juste comme ça, rapidement et sans trop décortiquer mon opinion :

    «Qui sont les leaders qui décident des guerres et des génocides ?»

    Qui sont (et étaient) les leaders dans le monde, point? Une femme est autant capable de déclarer une guerre, de se battre (les guerrières amazones, les femmes soldats russes durant la deuxième guerre mondiale ou la société matriarcale de Lesbie à l’époque de la Grèce antique) ou de commettre des génocides de masse. Si elles ne l’ont pas fait et ne le font pas, c’est que plusieurs sociétés étaient/sont principalement contrôlés par les hommes (ça a été le cas pendant trop longtemps oui, effectivement). Qu’on arrête de dire que les hommes sont plus violents que les femmes, ils ont simplement eu plus l’occasion de montrer leur violence. Nous sommes tous humains, avec les caractéristiques que ça entraîne.

  6. En passant le film est excellent mais ne le regardez pas tout seul, car c’est très dur à voir. Même si je soutiens parfois les féministes je ne suis pas toujours d’accord avec leurs analyses. Peu de temps après cette tragédie des féministes ont dénoncé publiquement les hommes qui étaient présents dans la salle de cours ou Marc Lépine a perpétré sa tuerie en leur reprochant de n’avoir rien fait pour défendre les femmes. C’est tellement facile de parler quand tu n’es pas plongé dans un drame comme celui-là. Je suis sûr qu’elles n’auraient pas fait mieux que les hommes. Et comme résultat Sarto Blais, le dernier gars à avoir quitté la classe, s’est suicidé peu après!

  7. @ Julie,

    On peut très bien apporter de l’aide aux hommes en difficulté sans rien enlever de l’aide qu’on apporte déjà aux femmes. Vous mêlez tout. Qu’est-ce que ça vous enlèverait à vous et au mouvement féministe en général que des services de soutient aux hommes en difficulté soient mis en place? Rien. Vous allez continuer de faire votre épicerie le jeudi soir et les femmes battues obtiendront toujours autant de soutient dans les maisons pour femmes battues.

    Qu’est-ce que je propose? L’équivalent de ce que la société offre aux femmes: Des maisons d’accueil, de l’aide psychologique etc. Autant pour hommes battus que pour hommes battants, car moins d’hommes violents égal moins de femmes battues. Est-ce une demande si mirobolante que de demander une aide pour les hommes en difficulté? Une société juste et égalitaire se doit d’aider ses citoyens en détresse, sans égard au sexe. Or, si cette aide est présente pour les femmes, elle est malheureusement totalement absente pour les hommes. Rétablissons la situation. Aidons les femmes ET les hommes. Aidons les chinois, les noirs, les blancs, les indiens, les latinos etc. Aidons les humains en difficulté POINT FINAL.

    Marc Lépine était musulman (son vrai nom est Gamil Gharbi). Son père a abusé de lui et de sa mère durant son enfance. Comme la plupart des musulmans, le père de Marc Lépine considérait les femmes inférieure aux hommes. On ne peut pas dire qu’un petit garçon musulman ayant été abusé physiquement et psychologiquement par son père mysogine durant sa jeunesse est l’archétype du Québecois normal. Il est donc complètement farfelu de dire que Marc Lépine a été «influencé par les valeurs mysogines de la société québécoise». Son père était un musulman de la même espèce que ceux qui lancent de l’acide sur les petites filles qui vont à l’école ou qui accusent d’adultère une fillette violée. Il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre d’où lui vient sa mysoginie. Les féministes qui récupèrent cet évènement tragique pour blâmer les hommes québécois sont des opportunistes.

    Vous êtes probablement plus vieille que moi et cela explique sans doute votre petit fond de féminisme. Je dois vous dire que pour les jeunes, la question de l’égalité des sexes ne se pose même plus. C’est une évidence. Bien sûr les gars vont continuer à faire des farces du genre: «les filles conduisent mal» et vice-versa, mais heureusement, personne ne croit que la place d’une femme est au foyer. C’est pour ça que le féminisme n’intéresse pas les jeunes: le combat n’existe plus au Québec. Pas parce qu’elles ont peur de «se faire traîter de radicale». Aujourd’hui les femmes sont majoritaire dans les Cégeps et les universités. Les femmes sont politiciennes, artistes, médecins, policières, soldats etc.

    Bref, vous n’avez peut-être pas remarqué, mais le monde a changé au Québec depuis 1989.

  8. Bravo pour vos propositions. Je jasais justement de tout cela avec ma copine cet après-midi. C’est étrange, mais en vieillissant il semble qu’on ne voit pas le monde comme il est mais comme il était, comme si le temps ramollissait, ou quelque chose du genre.

    Les femmes âgées voient du sexisme contre les femmes partout, les femmes d’un certain âge parfois et les plus jeunes pas du tout.

    Je crois que c’est le rôle des jeunes femmes d’aujourd’hui de montrer à leurs aînées que les temps ont changé!

  9. L’âge comme argument ?!? J’ai 35 ans, mon mari 37, mes fils 4 et 9, mes filles 4 et 7. Mes collègues sont plus vieux (je suis la plus jeune employée), dans la quarantaine, mes frères ont 39 et 41 ans.

    Bon, ces niaiseries passées, comment proposez-vous oeuvrer auprès des hommes en difficulté ? Cela ne m’enlève rien, au contraire, je suis extrêmement favorable. êtes-vous prêt à tout plaquer pour tenir à bout de bras une OSBL, travailler avec d’autres hommes dans toutes les régions pour mettre en place un réseau ? Passer vos fins de semaine à faire des levées de fonds ? Parce que c’est ça que les femmes ont fait avant de recevoir l’$ des gouvernements.

    Oui les femmes pourraient faire la guerre mais depuis la Première ministre d’Israel en 1967, aucune n’a déclarer la guerre et aucune n’a causé de génocide.

    Ayez le courage de vous regarder le nombril les hommes et cessez d’avoir la lâcheté de vos jérémiades.

  10. Tout d’abord Julie il faut que tu reconnaisses qu’il y a une volonté de nier la violence conjugale subie par les hommes, c’est un véritable tabou dans notre société. Moi-même j’ai nié longtemps cette réalité mais après avoir lu des articles sur le sujet, j’ai commencé à changer ma vision des choses. Je persiste à croire qu’elle est moins fréquente que la violence faite aux femmes, mais je pense que de ne pas reconnaître son existence est une preuve de mauvaise foi. D’après ton message tu sembles reconnaître cette réalité et c’est très bien.

    Ta question est pertinente sur quoi faire pour aider les hommes victimes de violence conjugale. Sûrement qu’il y a déjà des groupes qui travaillent sur ça.

    Je suis en désaccord avec ton avant-dernier paragraphe. Depuis Golda Meir, il y a eu Indira Gandhi qui a fait la guerre aux Sikhs, la présidente actuelle des Philippines Gloria Arroyo qui fait la guerre aux organisations révolutionnaires de ce pays, Condoleeza Rice qui a soutenu fermement la guerre en Irak et Tzipi Livni en Israël qui a joué un rôle important dans l’attaque contre Gaza.

  11. @ julie,

    Premièrement, désolé si je vous ai offensée avec votre âge, mais je voulais simplement vous expliquer pourquoi les jeunes trouvent le mouvement féministe complètement déconnecté.

    Deuxièmement, je n’approuve pas votre argumentation. Ce n’est pas parce que les femmes ont eu à se battre que les hommes doivent impérativement passer par la même voie, bien au contraire. En effet, en tant que société, nous voyons évidemment les bienfaits des programmes d’aide aux femmes en difficulté. Offrons cette même aide aux hommes. La société a évoluée depuis 1950, pas besoin de repasser par le long et tortueux chemin qu’ont emprunté les femmes il y a un demi-siècle. Ce serait faire reculer la société de 50 ans, personne ne veut ça. On a compris la leçon, OK.

    Si on considère que la femme est l’égale de l’homme, ça veut dire que l’homme a droit d’obtenir une aide égale, non?. Mais je reconnais bien ici le discours revanchard de certaines féministes: Vous n’aurez pas une cenne tant que vous ne serez pas passé au travers de ce par quoi les femmes sont passées. Pourquoi??? Ce n’est pas une compétition. Les hommes et les femmes ne sont pas supposés être en guerre, au contraire.

    Ainsi, vous ne devriez pas me demander ce que je suis prêt à faire pour les hommes. Demandez vous plutôt ce que VOUS êtes prête à faire pour vos deux garçons, vos deux frères, votre père, votre mari, vos collègues de bureau et vos chums de gars. De la même façon que bien des hommes se sont impliqués dans le mouvement féministe. Si plus tard, un de vos fils a serieusement besoin d’aide pour une raison ou pour une autre, ne souhaiteriez-vous pas que cette aide soit disponible?

  12. Olivier Morneau a dit: « les guerrières amazones, les femmes soldats russes durant la deuxième guerre mondiale ou la société matriarcale de Lesbie à l’époque de la Grèce antique »

    Deux des exemples nommés, les Amazones et les Lesbiennes (de Lesbos), sont des mythes. Les Grecs anciens utilisaient souvent les renversements de situation dans leurs contes, c’est impossible de trouver là-dedans une quelconque trace de fait réel.

    Par contre, Margaret Tatcher a existé pour de vrai! Pas besoin de remonter à l’Antiquité pour trouver des exemples de marâtres.

    ***

    Je pense qu’il faut mettre fin à la construction culturelle qu’est le genre en détruisant l’importance des rôles sexuels. Il ne faut pas chercher le « féminin » ou « l’homme » en nous, mais l’être pensant.

  13. Les femmes qui ont tenu des OSBL à bout de bras ont tout mon respect. Elles ont aidé leurs semblables avant que l’État ne leur vienne en aide. Elles ont précédé le changement.

    De tels hommes qui aident leurs semblables existent également, mais on ne peut pas nier le besoin d’une aide politique pour autant. Il y a toujours des pionniers dans tout, mais au bout du compte c’est au gouvernement d’agir et de coordonner les efforts de tout le monde pour mettre fin au sexisme, que ce soit contre les femmes ou contre les hommes.

    Pourquoi accuser les hommes de lâcheté parce qu’ils veulent une réelle égalité des sexes? Au contraire, à mes yeux, ça demande du courage de s’attaquer aux stéréotypes du genre « quand tu es un homme tu ne te plains pas » et de réclamer une plus grande égalité des sexes. La lâcheté, à mon avis, serait d’accepter la situation telle qu’elle est, d’en souffrir, et de ne rien faire.

    Comme je l’écrit ici, des études ont démontré que les femmes sont aussi violentes que les hommes en couple. Il ne faut pas se contenter de regarder ces chiffres froidement, mais il faut agir, notamment ce cessant de démoniser les hommes comme j’ai l’impression que vous le faites.

  14. Désoler Julie mais premièrement Lépine était bien et bien un tueur psychotique puisque les tueurs de masses ont tous perdus le sens de la réalité parce que si ils étaient des tueurs « sains » d’esprits ils tueraient comme un tueur en série normal: il aurait fait très attention lors de ces meurtres pour ne pas laissé de traces et surtout il n’aurait pas raccourcis son espérance de vie à quelques minutes.

    Cependant je n’ai pas vue le film mais j’ai lu sur le québécois libre un entrain donc refuser un emplois qui demande à être disponible 24h à une fille qui veut avoir des enfants est du sexisme, et autres exemples dans cet article http://www.quebecoislibre.org/09/090215-12.htm, et dans ce sens c’est bien claire: ce film est une propagande féministes à la Québécoise: que le monde existe pour satisfaire les caprices des femmes.

  15. […] Suite à la séparation il devient le payeur de pension alimentaire à la merci de son ex. J’omets de mentionner ici toute la culpabilisation que les hommes doivent subir au Québec. Prenon… C’est comme si nous étions tous […]

  16. Julie ecrit « Les hommes ne sont évidemment pas tous violents, »

    Merci pour la precision…

  17. Petite précision: les amazones sont un mythe et j’ai également de gros doutes sur la « société matriarcale de Lesbie ». Soit dit en passant, cette île s’appelle Lesbos, pas Lesbie.

  18. C’est juste assez pour faire fantasmer bien des mâles hétéros!

  19. «Premièrement, désolé si je vous ai offensée avec votre âge, mais je voulais simplement vous expliquer pourquoi les jeunes trouvent le mouvement féministe complètement déconnecté.»

    Je suis dans la petite vingtaine et franchement, je trouve les féministes de plus en plus folles. Ça ressemble à une sorte de religion votre affaire les Filles. Aucune possibilité de critiquer vos dogmes, vous êtes les seules à posséder «La Vérité». Vous avez la haine des hommes, ben pas moi. Et c’est pour ça que je vous aime pas, parce que vous êtes pleine de haine. Et aussi parce que vous êtes franchement bornées.

    Julie

  20. Je suis tout à fait en accord avec vos propos, M P.. J’ajouterais que les féministes et autres istes, sont nécessaires cependant. Ça permet de balancer notre monde. Sans méchanceté, les féministes ou masculinistes sont des maux nécessaires. Comme les gauchistes qui voudraient que tout le mondes soient en harmonies et gambades dans la prairie main dans la main, sans discrimination, sans références au sexe etc. Pourtant, je crois que c’est la nature qui est ainsi, il faut qu’il y ait de la discrimination, il faut qu’il y ait des disfonctionnalité, il faut qu’il y ait des pauvres dans notre société. Naturellement, ce n’est pas la normalité, ce qui fait en sorte que la société fonctionne. Ça prend aussi des gens pour rationaliser ce qui n’est pas explicables pour d’autres.

Comments are closed.