Rivière Romaine: les mythes des écologistes

« Non au barrage sur la rivière Romaine »! Ce cri des Innus de la bande d’Uashat Mak Mani-Utenam, de Sept-Îles, a été lancé une fois de plus la semaine dernière. Ils ont mis en demeure Jean Charest et Stephen Harper d’empêcher Hydro-Québec de construire un barrage sur la rivière. Pourquoi? Parce qu’il s’agit d’un territoire ancestral innu et pour les mêmes raisons invoquées par de nombreux écologistes, dont Roy Dupuis et l’Alliance Romaine, qui voient dans ce projet une menace environnementale. Déconstruisons leurs mythes et incompréhensions.

Ce territoire est Innu

On ne peut pas le nier, ce territoire, historiquement, est innu. Ceci dit, la bande d’Uashat Mak Mani-Utenam compte 3730 habitants. L’électricité que fournira le barrage sur la Romaine est de 1500 MW, soit assez pour alimenter 275 000 habitations. Doit-on laisser une minorité empêcher les projets de la majorité?

Oui, c’est triste. Le méchant homme blanc a détruit les terres des Amérindiens pacifistes. Mais pourquoi les Innus auraient-ils plus de droit sur ces terres que nous? Affirmer que ce territoire est le leur sous prétexte qu’il était le leur avant notre arrivée a autant de sens que de réclamer tout le Mississipi parce qu’historiquement il s’agissait d’un territoire français ou d’appuyer Israël parce qu’il y a 2000 ans il s’agissait d’un territoire juif. On peut faire des concessions, on peut reconnaître des injustices. Mais peut-on priver un quart de millions de foyers québécois d’énergie propre et renouvelable pour ne pas brimer une poignée d’Amérindiens?

Les gaz à effet de serre

L’Alliance Romaine, un regroupement organisé par l’activiste Fran Bristow, affirme que la construction d’un tel barrage contribuerait à une hausse des gaz à effet de serre. À court terme, il n’a pas tort. Peut-on imaginer des centaines de camions, des usines roulant à plein régime et des milliers d’ouvrier sur place ne pas produire de CO2? Dans les faits, pourtant, lorsque le barrage est construit on assiste à une diminution de ces gaz car l’énergie nouvellement disponible à l’exportation permet de remplacer des sources plus polluantes comme les centrales au charbon, par exemple.

Le mercure

Un autre argument invoqué par l’Alliance Romaine et plusieurs groupes écologiques est celui du mercure. Le mythe affirme que les centrales hydroélectriques produisent du mercure. C’est faux. Le mercure est présent partout dans l’air, l’eau et provient notamment de fonderies de métaux, des incinérateurs de déchets et des centrales électriques alimentées au charbon et au mazout. En remplaçant ces centrales, l’hydroélectricité contribue à réduire les émissions de mercure.

On a analysé les taux de reproduction de poissons, bon indicatif de la concentration du mercure, dans les bassins reliés aux barrages de la Baie-James. « On a relevé une diminution du taux de reproduction des poissons pendant la première année du remplissage des réservoirs, diminution causée par la dispersion des populations dans un plus grand volume d’eau. Mais après une quinzaine d’années, les rendements sont redevenus comparables à ceux que l’on observe dans les lacs naturels environnants. Aujourd’hui, la longévité des poissons des réservoirs est analogue à celle de leurs congénères des lacs naturels. » ((L’Actualité, no. Vol: 30 No: 1, René Lewandowski,1 janvier 2005, p. 5))

Destruction et fragmentation des écosystèmes

Les écologistes accusent également le projet de détruire et fragmenter les écosystèmes. Ils ont raison. Localement, on chambarde tout. Mais n’est-ce pas là une caractéristique de l’action humaine sur la nature? On prend ce qui existe de manière brute et on le transforme pour en faire un outil utile pour l’humanité. Il y a des conséquences, mais la nature peut s’adapter à celles-ci.

À l’opposé, imaginerait-on une empreinte zéro de l’homme sur son environnement? C’est impossible. Quand je respire, je pollue. Je mange, je pollue. Je roule dans une voiture qui pollue sur une route construite sur des écosystèmes détruits ou fragmentés. Mes vêtements ont été conçus dans des usines polluantes bâties dans des écosystèmes détruits ou fragmentés. Localement, TOUT pollue.

Le but, il me semble, consiste plutôt à limiter la pollution dans son ensemble. On sacrifie certains endroits pour éviter que tous les autres en souffrent. On a choisi de créer des dépotoirs pour éviter que nous croulions sous les déchets. La Romaine, c’est la même chose. On abîme un écosystème pour obtenir de plus grands bénéfices, soit de l’énergie propre qui remplacera de l’énergie sale qui pollue encore plus. On a décidé de faire une omelette et on a cassé des oeufs. C’est triste pour ceux qui dépendant de ces écosystèmes, mais que fait-on des milliers de personnes qui subissent la pollution des centrales au charbon, les pluies acides, le smog?

Hydro-Québec achète les élus locaux

Roy Dupuis s’est improvisé expert pour défendre la rivière Romaine. En novembre dernier, il accusait Hydro-Québec de chercher à acheter les élus locaux pour permettre au projet de voir le jour. ((Le Devoir, Louis-Gilles Francoeur, 12 novembre 2008, p. a3)) Dans les faits, c’est plus de 700 millions de dollars qu’Hydro-Québec entend investir dans la région sur quelques décennies. Considérant un taux de chômage dépassant les 11% ((Source: Données pour la Côte-Nord et le Nord-du-Québec du dernier trimestre de 2008, Statistique Canada)) et le fait que la région compte moins de 73 000 habitants si on exclut Baie-Comeau, en retrait, cet investissement est d’une importance capitale. Au pro rata, on parlerait d’un investissement de 28 milliards$ dans la grande région montréalaise. Plusieurs habitants de la région ont peut-être envie d’être « achetés » à ce prix.


Les écologistes qui défendent cette rivière ont sûrement de bonnes intentions et sont convaincus de contribuer au mieux-être de la société. Par contre, leurs arguments sont douteux et ne tiennent pas compte des exigences énergétiques du monde moderne. Si on défendait chaque rivière, chaque cours d’eau de cette façon, où obtiendrait-on l’énergie nécessaire pour vivre? Il faudrait l’importer de méthodes beaucoup plus polluantes, et à fort coût.

Nous avons une chance incroyable de disposer d’un vaste territoire peu habité avec de puissantes rivières permettant de donner de l’électricité propre et à bas coût. Doit-on se priver de cette richesse à cause de mythes et incompréhensions de gens qui ont oublié le bien-être de la majorité de la population?

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15 Réponses

  1. attention à la tyrannie de la majorité!!!
    C’est une des arguments principaux contre le nationnalisme québécois d’Ignatieff…
    disant que si on devient indépendant, il demande comment on va traiter les premières nations? va-t-on les exterminés et se crisser d’eux (en bâtissant d’autres barrages (il donne l’exemple des cris qui se sont fait acheté contre une bonne partie de leur territoire, mais qu’aujourd’hui, leurs trappes et leurs troupeaux de caribous sont moins nombreux)).

    c’est un exemple par coeur… pas très précis… mais bon!!!
    (que fait-il de la tyrannie de la majorité des canadiens anglais sur le québec… ah bah là!)
    mais bon, son livre blood and belonging est quand même intéressant… quelques fois =P

    D’ailleurs, quand tu parles de

    « Oui, c’est triste. Le méchant homme blanc a détruit les terres des Amérindiens pacifistes. Mais pourquoi les Innus auraient-ils plus de droit sur ces terres que nous? Affirmer que ce territoire est le leur sous prétexte qu’il était le leur avant notre arrivée a autant de sens que de réclamer tout le Mississipi parce qu’historiquement il s’agissait d’un territoire français ou d’appuyer Israël parce qu’il y a 2000 ans il s’agissait d’un territoire juif. On peut faire des concessions, on peut reconnaître des injustices. Mais peut-on priver un quart de millions de foyers québécois d’énergie propre et renouvelable pour ne pas brimer une poignée d’Amérindiens? »

    les fédéralistes canayiens pourraient utiliser cet argument pour la partition du québec… et je le comprendrais o.O;

  2. Qu’il est difficile de défendre un projet, quel qu’il soit, au Québec.
    Votre argumentation est correcte, je suis d’accord avec vous.
    La question de savoir si ce sont les Vikings, Ies innus, les Français ou les Québecois qui sont propriétaires des territoires où sera bâti le barrage est très complexe… En théorie, ces terres appartiennent aux Cro Magnons, non ?
    En soulevant la disproportion entre les quelques milliers d’Innus et les 275,000 personnes qui bénéficieront de l’électricité de ce barrage, on fait passer la majorité devant les vrais propriétaires.
    Ça peut signifier que je devrai vendre ma terre pour faire passer les fils de l’Hydro….
    Quelle belle problématique pour alimenter un blogue !

  3. @William: Je comprends tes inquiétudes, et je les partage aussi. Le problème, à mon avis, c’est que le culte des minorités a été trop loin. Sous prétexte de défendre les intérêts de telle ou telle minorité on ne fait plus rien du tout.

    Et à quelque part, je ne peux pas nier le droit du Canada de tout faire pour empêcher le Québec de se séparer. Mais peut-on comparer le peuple du Québec et ses sept millions d’habitants aux Innus? À mon avis, non. C’est triste, mais ils sont déjà perdus; ils n’ont pas beaucoup plus de futur que les francophones canadiens ou louisianais. Ils ont le droit de s’opposer à Hydro-Québec, mais nous avons aussi le droit de déterminer que ce projet profitera à la majorité!

    @Garamond: Je serais fâché moi aussi si je devais vendre ma terre ou me faire exproprier. Mais souvent, c’est la meilleure chose qui doit être faite pour la majorité. Aurions-nous un métro sans expropriations? Aurions-nous des autoroutes? Et Mirabel, qui, peu importe ce qu’on en dit, redeviendra un jour l’aéroport principal de Montréal? Et le Stade olympique? Et le parc Forillon? Et d’autres parcs nationaux?

    Les expropriations ne sont pas toujours un succès, mais au moins elles servent à quelque chose. Et dans la situation actuelle, on parle surtout d’un droit de passages des lignes et d’un barrage sur un territoire très peu peuplé.

    Personnellement, je m’inquiète beaucoup plus du manque d’espaces protégés au sud du 50e parallèle, et qui pourraient profiter à la majorité des Québécois, que d’une rivière de l’autre bout du monde, si belle soit-elle.

    Nous devons faire des choix. Et je crois qu’on peut dire que l’énergie hydroélectrique, si elle n’est pas parfaite, est une richesse qui mérite quelques petits sacrifices!

  4. Salut Louis. En passant je ne t’ai pas oublié pour ta requête pour le programme Euréka. Je n’ai juste pas eu le temps de m’en occuper cette semaine.

    Je me pose aussi des questions sur les écologistes parfois. Je suis pour la défense de l’environnement mais le progrès économique et technologique est également important pour l’avancement de notre société. Il ne faut pas le négliger. J’ai énormément de difficulté avec des arguments primitivistes ou anticivilisation.

    Le développement de nouveaux projets hydroélectriques est essentiel pour permettre à Hydro-Québec de continuer à jouer son rôle de joyau de l’économie québécoise et ainsi couper l’herbe sous le pied des privatiseurs. Il faut renforcer le rôle d’HQ dans la gestion de notre potentiel comme le propose le Parti Indépendantiste, voir le communiqué sur leur site web http://www.parti-independantiste.org .

    Pour ce qui est des peuples autochtones je pense que des ententes peuvent être conclues avec eux avec des compensations financières. Il faudra aussi leur expliquer que ces nouveaux projets leur profiteront à eux aussi.

  5. Ouf… Le « culte des minorités a été trop loin »…

    Je ne m’attarderai pas, mais je vais juste préciser un point à propos de l’augmentation du gaz à effet de serre. La hausse d’émission de CO2 ne sera pas uniquement causée par les camions géants oeuvrant dans le coin! Non seulement les milliers d’hectares d’arbres et de souches qui se retrouveront au fond du bassin artificiel cesseront de transformer le CO2 en O, mais en décomposant ils émettront carrément du CO2 (entre autres).

    La question est: a-t-on vraiment besoin de ce barrage? Je ne vois personne « privé d’électricité », mais beaucoup de gaspillage, notamment du à des tarifs très en-dessous du prix du marché.

  6. je crois pas que la meilleur façon d’éviter le gaspillage, c’est de monter les prix… oui ça « marche », mais je crois pas que ce soit la solution à prioriser… tk…

  7. Ce n’est pas au marché de dicter le prix d’une ressource naturelle comme l’hydroélectricité. En augmentant les tarifs on va pénaliser les gens moins fortunés qui risquent de se retrouver sans électricité dans notre climat nordique.

  8. D’accord avec cette affirmation. Hausser le coût de l’électricité est la meilleure façon d’appauvrir davantage nos citoyens les plus vulnérables tout en contribuant au sentiment de dépossession vis-à-vis d’Hydro-Québec. Je crois au contraire qu’il faudrait réduire le coût de l’électricité ou à tout le moins établir des tarifs variables pour alléger le fardeau des moins-bien nantis (on pourrait par exemple exiger davantage du kwh. pour ceux qui gagnent beaucoup d’argent et le faire beaucoup moins cher pour les plus pauvres).

    Hydro-Québec ne doit pas seulement apporter de l’argent à un gouvernement qui se fout de nous… Il faut que ce fleuron profite à tous!

    Et tant mieux si on peut en revendre aux États-Unis et réduire la pollution en remplaçant des centrales aux charbons états-uniennes!

    L’hydro-électricité est une énergie propre. Développons nos rivières et enrichissons-nous tout en réduisant les inégalités sociales et la pollution!

  9. C’est entendu que les plus pauvres devraient bénéficier d’une compensation au niveau de la fiscalité si les tarifs augmentaient, surtout que c’est pas évident que ce sont eux qui gaspillent le plus! Je ne suis certainement pas un adepte du libre-marché, mais à un moment donné, on pourrait peut-être le suivre un peu plus, même de loin! C’est drôle, les socialistes, vous ne pensez pas aux alumineries qui paient un prix ridiculement bas! Et c’est pas très très vert de toujours produire plus d’énergie sans remettre en question le niveau de la consommation actuelle.

  10. Permièrement, nous ne sommes pas une minorité comme vous le dite si bien. Nous sommes les premières Nations des amériques et nous ne sommes pas des immigrants. Mon grand-père était un leader qui s’est toujours battu pour ses droits. Dans les années, les gouvernements ont voulu esproprié les Innus sur une même réserve. chose qu’ils n’ont pas réusi à faire. On peut comparer le Canada, le Québec et les Innus.

    Je comprends l’aspiration des Québecois de devenir souverain. Les Innu ont les mêmes aspirations. Le Canada ne veut pas que les Québecois se sépare et de l’autre côté les Québecois ne veulent pas que les Innus se sépare du Québec. »Dons les les Québecois devraient mieux comprendre les Innu. On négocie depuis 25 ans et sans résultat. Pourtant la clé pour réglé ces négo est la co-gestion de ces terres que les Innu condidère les leurs et nous sommes chez-nous jusqu’a preuve du contraire. On voit ce qui ce passe sur certains territoires, mise en demeure contre les grosses compagnie minière qui exploite les ressources des Innus. On a jamais cédé nos droits.

    L,Apcès est devenu trop grosse aujourd’hui, il faut la creuver.

    Le temps de 50 peaux castors pour un fusil est révolu.

  11. Il n’y a pas que les plus pauvres qui auraient de la difficulté à payer leur facture si on augmente fortement les tarifs d’électricité. La classe moyenne en arrache de plus en plus de nos jours. C’est pourquoi il faut maintenir des tarifs bas tout en faisant des campagnes de sensibilisation pour éviter le gaspillage.

  12. Merci beaucoup de partager cette opinion. Je comprends la tristesse et le désespoir des Innus, mais il faut le reconnaître: numériquement, vous avez atteint le point de non-retour.

    Oui, vous étiez là avant, tout comme les Louisianais francophones étaient là avant. Mais cela confère-t-il, à vous comme à eux, le droit de se séparer?

    Je crois que ça prend une masse critique d’individus formant un tout cohérent pour pouvoir espérer vivre de manière indépendante. C’est plate à dire, mais je crois que vous n’avez pas ce nombre suffisant; le mieux pour vous, à mon avis, est, comme vous le dites, un co-gestion.

    Ceci dit, quand vient le temps de peser les intérêts de chacun, je crois qu’il faut reconnaître que 275 000 foyers québécois alimentés en électricité, ça représente davantage que les désagréments locaux pour vous.

    La question de l’auto-détermination des peuples autochtones est très intéressante, mais je m’intéressais ici surtout aux impacts locaux d’un projet très particulier et du fait que ceux qui l’ont dénoncé sont une minorité. J’aurai peut-être l’occasion d’écrire un texte sur le sujet éventuellement.

    Merci de votre contribution!

  13. […] Lafontaine, Louis-Philippe. Rivière Romaine: les mythes des écologistes, [En ligne], http://lelectronlibre.net/2009/02/13/riviere-romaine-mythes-ecologistes, Page consultée le 7 mars […]

  14. Ekuanitshinnu 100% d’accord avec toi.

    «Je m’intéressais ici surtout aux impacts locaux d’un projet très particulier et du fait que ceux qui l’ont dénoncé sont une minorité.»

    La destruction de la biosphère n’est jamais local, c’est un tout. Pour qui se prène les gens de cette génération pour prendre des décissions irréversibles détruisant ce qui appartient aux générations à venir. Qui vous dit qu’il adhèrerons à vos coûtumes omnicidaires et suicidaires? Pourquoi vous pensez vous plus important que les poissons de la rivière, que les loutres, que les arbres ou les écureuils? Vous vous voyez en dehors de la nature, c’est une illusion, une folie suicidaire. Avant votre arrivé l’Île de la Totue était riche et généreuse, voyez le déastre que vous avez fait de notre terre! Réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard!

    Mikowa

  15. la romaine ..ok c’est peut-être pas si mauvais ok ya peut-être pas de ceci et de cela en trop gro$$e quantité .. pas en danger peut-être? Et qui s’occuppe et modifie cette eau à force d’outils tous plus puissant les uns que les autres …et l’air ..Évidemment que l’oxygène sera sous peu vendu en pharmacie ?C’est certains , et de l’air aux fraises aux oméga3…moi ce qui me chicotte c’est comment une association comme la Romaine ne voit pas qu’hydro-québec engage des centaines d’ingénieurs et de techniciens formé dans les universités et à la fin ces écologistes rédempteurs ne veulent tout simplement pas voir que la pluspart des désa$tres ont leurs origines dans la manies de la belle rationalité objective de notre belle science infuse créeuse de richesse …mais il n’y a pas que la romaine et ont peut s’amuser à peser le pour et le contre de tel preuve etc mais pour le offshore drilling et l’OCÉAN qui se semplit de merde …votre raisonnement macho que l’homme transforme la nature , ben oui ben oui mais t’exagère comme disait SOL juste un peu avant de mourir à propos de dieu …Dieu exagère et les hommes au$$i! Donc parlons donc aux étudiants universitaires pour les mettre devant le fait qu’ils font surtout parti du problême…

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