Si fragile

On dit parfois que la vie est fragile. Mais réalise-t-on à quel point?

Ma belle-soeur vit en Inde depuis près de six mois. À Bombay. Elle était au Taj Mahal le soir des attentats, visitant une amie qui était de passage. Elle a quitté une heure avant que le chaos ne s’empare du célèbre hôtel. Et c’est par un hasard des plus fortuits qu’elle ne s’est pas retrouvée à la station de train où a eut lieu une autre attaque; son amie voulait y passer, mais elle, elle « n’aimait pas » l’endroit. Heureusement qu’elles n’y sont pas allées; elles s’y seraient trouvées au moment précis où les terroristes ont frappé.

La vie est vraiment fragile, et le monde est trop petit. Vraiment, trop petit. Et j’ai souvent une pensée pour ces gens qui évitent de peu le chaos. Ceux qui sont passés quelques secondes avant l’effondrement du viaduc de la Concorde, celui ou celle qui a quitté le stationnement de Ville Saint-Laurent avant son effondrement, ou à Chloé, qui a évité de peu un véritable bain de sang à Bombay.

Et combien de fois avons-nous évité la mort sans même le savoir?

Ça donne froid dans le dos d’y penser…

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