Le pire texte de Patrick Lagacé

patrick_lagacePatrick Lagacé est un de mes blogueurs/journalistes préféré. Généralement, j’aime ce qu’il écrit. Mais son dernier texte est un des pires ramassis d’idioties et d’idées pré-digérées que je n’ai jamais lu de sa part.

D’abord, Lagacé qualifie Jean-Claude St-André de « pur et dur » parce que celui-ci veut un référendum sur la souveraineté. Mais… Pourquoi voterait-on pour le PQ s’il n’y a pas de référendum sur la souveraineté? L’indépendance devrait être la raison d’exister du Parti Québécois, le ciment qui doit unir les différentes factions du parti. Pas d’indépendance, pas de parti. Comment peut-on blâmer un individu, qui a été un fidèle député pendant onze ans de surcroît, de « pur et dur » comme on dirait radical ou extrémiste?

Par ailleurs, l’argument massu de M. Lagacé pour s’en prendre à Jean-Claude St-André est le suivant: celui-ci n’a obtenu que 0,9% des voix lorsqu’il s’est présenté à la tête du PQ en 2005, ce qui le rendrait suspect. Ce que Lagacé ne dit pas, c’est que c’est André Boisclair qui a gagné la course… en promettant un référendum rapide sur la souveraineté! Bref, d’un côté Lagacé reproche à St-André d’exiger un référendum rapide, mais d’un autre il le ridiculise en escamotant le fait que c’est un autre qui a gagné l’investiture justement avec cette promesse. Rarement a-t-on lu Lagacé faire preuve d’autant de mauvaise foi.

Voici un extrait de ce texte, publié dans la feuille de chou habituelle:

Ces souverainistes veulent un pays. Or, en multipliant les singeries, ils nuisent objectivement à la campagne du PQ. Ils embarrassent Pauline Marois. Ils attachent à son soulier Prada ce boulet qu’est le martyr St-André.

C’est ici que la logique des purs et durs ébahit l’observateur extérieur par sa complexité, mesdames et messieurs.

Car nuire à Mme Marois, c’est nuire au PQ. Nuire au PQ, c’est aider l’ADQ et le PLQ. Aider l’ADQ et le PLQ ne fait rien pour aider le PQ à gagner ces élections.

Vous me suivez?

On continue: au risque de passer pour un exalté, si les souverainistes veulent un pays, il faut nécessairement que le PQ forme le gouvernement. Parce que les chances que le PLQ ou l’ADQ organisent un référendum sont pour ainsi dire nulles.

Vous me suivez toujours?

O.K. Donc, en toute logique, les purs et durs devraient se rallier, poser des pancartes, espérer que le PQ gagne et, accessoirement, éviter de se faire hara-kiri pour un obscur ex-député.

Mais non. Les purs et durs, ce week-end, pour faire avancer l’idée de pays, ont choisi de… faire la guerre à Pauline Marois.

Bref, ils veulent gagner en scorant dans leur but.

Non, M. Lagacé, les indépendantistes ne compteront pas dans leur but. Ce que vous ne comprenez pas, c’est que ce ne sera JAMAIS le PQ qui réalisera l’indépendance. Le Parti Québécois ne croit plus au projet souverainiste, a envoyé aux calendes grecques l’idée d’un référendum et se contente d’en agiter le spectre comme on agite un os devant un petit chien-chien pour obtenir son attention à la veille des élections.

Je suis un indépendantiste, un « pur et dur » selon la définition de Lagacé, c’est-à-dire que je crois encore qu’il faut faire l’indépendance… pour faire l’indépendance. (N’est-ce pas ironique? On devient automatiquement un « pur et dur » dès qu’on souhaite des actions concrètes pour la souveraineté dans la logique de Lagacé) Mais je ne suis pas un péquiste. J’oserais: je ne suis pas un péquiste PARCE QUE je suis un indépendantiste. Le PQ n’a rien fait pour l’indépendance depuis treize ans, et je suis convaincu qu’il ne fera rien d’ici treize ans: le parti a transformé l’idée d’indépendance en marque de commerce assurant sa réélection chez des gens un peu naïfs qu’on exploite depuis des années.

Quand M. Lagacé aura compris que le Parti Québécois n’est plus le véhicule de l’indépendance, son analyse s’en portera beaucoup mieux. D’ici là, il est probable que nous lirons d’autres textes aberrants comme son dernier où il reproche à un fidèle militant de la première heure de vouloir appliquer l’article premier du parti. Le plus triste dans tout ceci, malheureusement, c’est que M. Lagacé contribue à la supercherie en laissant croire aux gens que de nuire au PQ c’est de nuire à l’indépendance. Car ce que ce dernier n’a pas compris, c’est qu’au-delà de l’homme, le rejet de Jean-Claude St-André constitue un puissant symbole: l’évacuation des meilleurs éléments indépendantistes du parti.

Voilà notre tâche à tous, indépendantistes, d’ici le 8 décembre: répéter ad nauseam que le Parti Québécois n’est plus un parti indépendantiste et que l’indépendance se fera sans lui, et si j’ose dire, contre lui. J’ai beaucoup de respect pour ceux qui, comme le SPQ-Libre, tentent de ramener le PQ sur le chemin de la social-démocratie et de l ‘indépendance, mais je ne crois plus que le Parti Québécois soit réformable. Son élite a décidé qu’il valait désormais mieux obtenir l’aval de Power Corporation et de ses sbires que d’être au diapason avec ses membres et la population.

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43 Réponses

  1. Merci pour tes deux derniers textes, Louis-Philippe, ça m’a fait du bien à lire.

    J’ai quitté le PQ parce qu’on m’y a forcé (de un) et ensuite parce que j’avais l’impression qu’être indépendantiste au sein de ce parti, c’était une tare.

    Ben oui, évidemment, j’étais dans la frange des purs et durs. Si on lit mon blogue un instant, on verra bien que je n’ai pourtant rien d’une extrémiste. Je suis simplement une indépendantiste qui veut l’indépendance.

    Je maintiens que c’est dégueulasse ce qui est arrivé à St-André dans l’Assomption. Je pense également que la manifestation lors de l’investiture était justifiée. Cependant, je trouve ça dommmage que certains en soient venus aux coups… quoique de l’autre côté, je n’étais pas là et je me dis que quelqu’un a dû être un peu trop baveux quelque part…

    Je pense que le problème avec St-André, c’est qu’il est mal entouré. Il y a une partie des gens dans son cercle qui ont beaucoup de qualité et qui sont d’une finesse intellectuelle incroyable. Je peux dire la même chose de certains des membres des Jeunes Patriotes, à titre indidivuel. Cependant, on dirait que cette histoire est devenue le cheval de bataille des Jeunes Patriotes du Québec et ça commence à me déplaire. Ils n’ont vraiment pas une bonne image et les journalistes le savent et en profitent pour les souligner en gras.

    Ah puis j’ajouterai que je fais partie du 0,9% qui a voté pour Jean-Claude lors de la course à la chefferie du PQ… Je savais très bien qu’il n’avait pratiquement aucune chance de remporter la course mais je l’ai fait par principe. Et ça serait bien que monsieur Lagacé comprenne qu’un pourcentage d’appui n’est pas nécessairement un indicateur de qualité du candidat.

  2. Mais sur quelle planète vivez-vous donc??

    À quoi ça sert de militer pour un parti, comme le Parti Indépendantiste, qui ne recueillera même pas 1% des suffrages? En quoi cela fera-t-il avancer la cause indépendantiste?? Cela ne fera que marginaliser cette option, au contraire!!

    Que vous le vouliez ou non, le Parti Québécois est toujours aussi indépendantiste. Le parti et ses milliers de militants ne sont pas tous des vire-capots qui ont abandonné leurs convictions. Prétendre le contraire ne fait absolument aucun sens…

    Le PQ n’a pas fait grand chose pour la souveraineté depuis 13 ans, je vous l’accorde. Mais une petite dose de réalisme serait appropriée ici. L’échec référendaire de 1995 faisait suite à un vaste effort de promotion, de consultations, de tournée des régions, etc.

    Mais pour repartir une telle machine et une tel effort, il faut que 3 conditions soient réunies :

    1- Le PQ doit avoir de l’argent, ce qui n’est pas le cas en ce moment.

    2- Les sondages doivent être favorables à la souveraineté, ce qui n’est pas le cas en ce moment. Ce serait absolument ridicule de vouloir faire un référendum alors que l’option est dans le creux de la vague… à moins d’aimer les échecs référendaires!

    3- Le PQ doit avoir un chef inspirant, charismatique, qui saura porter le projet d’indépendance à bout de bras, et à qui la population pourra faire confiance. Je ne pense pas que Pauline Marois soit de cette trempe.

    Bref, les 3 conditions ne sont pas réunies en ce moment. Mais ça ne signifie pas que le PQ est moins souverainiste qu’il ne l’était!!! Je ne sais pas dans quel monde vous vivez pour prétendre le contraire… Daniel Turp, un fédéraliste? Pierre Curzi aussi? Louise Beaudoin reviendrait au PQ pour défendre le fédéralisme? Tous ces députés et militants qui se sont battus pour le OUI en 1995, ils seraient soudainement, dans un machiavélisme des plus sournois, devenus des suppôts du statu quo?? Allons, vous n’êtes pas sérieux j’espère.

  3. @ I-déaux & Débats: Je tiens simplement à préciser que malgré la rancoeur personnelle que j’ai contre le PQ, je ne milite pas pour le Parti Indépendantiste, bien que ce dernier propose plusieurs choses avec lesquelles je suis en accord.

    On pourrait débattre longtemps à savoir si le PQ est encore indépendantiste ou non mais je dirai simplement qu’en militant au sein de celui-ci, j’ai souvent eu l’impression d’être entourée de fédéralistes. Au dernier congrès, si je ne me mêle pas avec autre chose, on avait le choix de s’inscrire à un des quatre ateliers. Je me serais attendue à ce que tout le monde se batte pour être inscrit à l’atelier sur le pays mais j’en ai vu quelques uns qu’on voulait inscrire audit atelier se plaindre qu’ils préféraient plutôt assister à celui sur les statuts et règles internes du parti.

    Sans compter que ça ne prend pas grand chose pour se faire mettre dans le clan des « purzédurs » (qui devrait simplement être rebaptisé « indépendantistes ») et ainsi, se faire traiter comme si on avait la peste.

    Enfin… moi je sais ce que c’est que de se faire virer sa chambre d’hôtel à l’envers pour après se faire accuser d’être responsable pour ainsi se débarrasser de moi au congrès, question d’être sûr que je n’aurai plus le droit de vote en plénière.

    Sur ce…

  4. Que vous ayez des rancoeurs personnelles envers le PQ, c’est une chose. Que certains militants du PQ soient assez ouverts d’esprit pour s’intéresser à d’autres sujets que la souveraineté, je n’y vois pas de problème, tant que la souveraineté reste à l’avant-plan.

    Mais prétendre que le PQ n’est plus indépendantiste, alors non, comme 99% des péquistes, je n’achète pas ça.

  5. @Noisette Sociale: Merci beaucoup pour les compliments. Il y a un malaise profond au sein du PQ, car beaucoup de ses membres ont, comme toi, compris que le parti ne veut plus de l’indépendance. On agite le petit os avant chaque élection, mais quand ça compte on essaie d’éliminer quiconque croit encore au projet indépendantiste. J’ai souvent écrit sur ce blogue que le PQ, en rejetant l’indépendance, se condamnait à voir ses différentes factions s’entre-déchirer, jusqu’à ce que le parti s’élimine de lui-même ou devienne un clone de ce qui existe déjà. Reste à voir laquelle des deux hypothèses se concrétisera.

    @I-Déaux & Débats: Le Parti Québécois n’est plus un parti indépendantiste. Relisez ce qu’a écrit Noisette Sociale: ce parti ne veut plus des indépendantistes, et il y a davantage de fédéralistes (et j’oserais dire d’opportunistes, voire d’affairistes) qu’autre chose.

    Le virage à droite a exclut une bonne partie de l’aile-gauche (le SPQ-Libre s’accroche héroïquement, mais pour combien de temps?), et maintenant ce sont les indépendantistes qu’on envoie paître ailleurs. Ce parti ne croit plus à l’indépendance et il n’est plus le véhicule de l’indépendance.

    Au lieu de parler de dette, de chef charismatique, de « conditions gagnantes » ou de « conversation nationale », parlons de ce qui compte: l’article premier du PQ qui stipule que le Parti Québécois est en faveur de l’indépendance.

    Peut-être qu’on les aurait ces fameuses conditions gagnantes et ce chef charismatique si on arrêtait de museler les indépendantistes au sein de ce parti.

    Pour ma part, je ne crois plus que le PQ peut changer et c’est pourquoi en tant qu’indépendantiste je vais militer contre le Parti Québécois lors de la prochaine campagne électorale.

    C’est la seule position logique et je crois que quiconque est social-démocrate et indépendantiste a doublement raison de ne PAS être péquiste.

    Merci pour vos commentaires! 🙂

    p.s. Affirmer que le Parti Indépendantiste n’obtient que 1 % des appuis ne constitue pas un argument. À ce compte, le Parti Québécois n’aurait jamais existé. Il faut toujours commencer quelque part, et si nous pouvions convaincre tous les indépendantistes que le PQ ne l’est plus, le Parti Indépendantiste prendrait le pouvoir aux prochaines élections. 1% des voix, c’est quand même pas si mal pour un parti qui n’a même pas un an et qui doit se battre contre une vieille garde péquiste qui essaie de maintenir les moutons à bord en leur mettant devant le visage la sucette indépendantiste avant chaque élection (pour ensuite, évidemment, la remettre en sûreté et loin des débats pour les prochaines années).

  6. Louis-Philippe, vous répétez èa satiété que le PQ n’est plus un parti indépendantiste, mais toujours sans n’apporter aucun argument, aucune preuve. Ce n’est pas en le répétant que ça deviendra une réalité.

    Vous croyez vraiment que Pierre Curzi a changé de chemise et qu’il n’est pas un indépendantiste? Où est votre preuve? Pourtant, M. Curzi ne manque jamais une occasion de parler de la souveraineté sur toutes les tribunes. La question s’applique aussi pour Daniel Turp, qui a pris la peine d’écrire une constitution pour un Québec indépendant. Ou pour Bernard Drainville, qui s’est lancé en politique seulement pour faire l’indépendance. Ou pour Pauline Marois et Louise Harel, qui faisaient partie du groupe de 12 orthodoxes à se dissocier sur beau risque de René Lévesque. Ou pour Louise Beaudoin. Ou pour Lisette Lapointe, épouse de Jacques Parizeau, qu’on ne peut certainement pas accuser d’être un fédéraliste.

    Bref, faites-moi la preuve que ces gens-là ont tous renié leurs convictions, et j’irai moi aussi militer au Parti Indépendantiste… Quoique la présence de Ghislain Lebel, un souverainiste de droite qui a appuyé l’ADQ en 2007, soulève des doutes quant aux orientations sociales-démocrates de ce parti…

    Le Parti Québécois est toujours un parti indépendantiste, que vous le vouliez ou non. Mais comme la souveraineté n’a pas la faveur de l’électorat ces temps-ci, le parti s’est dégagé de l’obligation de tenir un référendum lors d’un premier mandat. Tout à fait logique. 99% des militants péquistes l’ont compris et se sont ralliés. Même le SPQ-Libre. Il n’y a qu’une poignée de militants qui ont interprété cette mise en veilleuse du référendum comme étant un abandon du projet souverainiste. Une petite poignée qui n’a vraisemblablement rien compris.

    Ohhh il y a des carriéristes au Parti Québécois? Bien sûr… Les grands partis attirent un certains pourcentage de carriéristes, qui y voient un emploi assuré. Si un jour le Parti Indépendantiste devient un grand parti (ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas), une part de petits carriéristes vont également militer dans ce parti. C’est la vie.

    Mais pour faire la souveraineté, ça prend un parti souverainiste au pouvoir. Et pour gagner les élections, il faut être un grand parti, et accepter les imperfections qui viennent avec. çCa veut dire accepter un petit pourcentage de carriéristes, mais aussi user de pragmatisme en ajouter une ou 2 politiques mineures de droite (exemple : abolir la taxe sur le capital) pour rallier les souverainistes de droite. On appelle çca du pragmatisme. Et c’est comme ça qu’on gagne des élections. Et c’est comme ça qu’on fera la souveraineté.

    J’ai déjà été un idéaliste utopiste moi aussi. Mais désolé, ce ne sont pas des groupuscules comme le Parti Indépendantiste ou même Québec Solidaire qui feront l’indépendance. Ils pourront sans doute donner un coup de pouce au PQ le moment venu, mais à l’heure actuelle, tout ce qu’ils font, c’est de nuire à la cause souverainiste en favorisant la réélection de Jean Charest. Si c’est ce que vous voulez, continuez dans le même sens! Et Patapouf est mort de rire.

  7. C’est rien d’autre que de la malhonnêteté intellectuelle de la part de Lagacé qui en abuse trop.

    C’est pour renforcer le préjugé qu’il n’y aurait que des indépendantistes « purs et durs » mais pas de fédéralistes « purs et durs ».

    La solution logique pour le PQ aurait été dès le départ de contrer cette entourloupette sémantique en qualifiant à son tour des fédéralistes de « purs et durs », mais le PQ ne l’a jamais fait et a plutôt choisi de s’en défendre comme le mouton qu’il est encore et toujours.

    Depuis 1996, ce parti est rampant et sans colonne.

  8. La présence de Ghislain Lebel n’enlève rien aux orientations social-démocrates du PI. De toute façon le PQ a toujours eu une aile droite, que ce soit avec Gilles Grégoire, Rodrigue Biron ou plus récemment Jacques Brassard et Joseph Facal.

    Le principal reproche que je fais au PI c’est son côté nationaleux qui montre parfois une certaine hostilité aux immigrants. Mais sur le plan socio-économique et sur le plan de la question nationale il défend de bonnes positions.

  9. […] Sociale, qui a déjà milité pour le PQ, l’explique très bien sur le blogue de l’Électron Libre: On pourrait débattre longtemps à savoir si le PQ est encore indépendantiste ou non mais je […]

  10. Ouf… Je viens d’aller visiter le site du Parti Indépendantiste. Il y a une petite vidéo du chef Éric Tremblay. Une des premières phrases qu’il lance, c’est : « En 1995, 61% des Québécois ont voté pour le OUI »…

    Euh… 61%??? Alors je suppose que dans sa définition de Québécois, il ne calcule pas les anglophones, les autochtones, les immigrants, ni même les enfants d’immigrants élevés sous la loi 101??? Genre, si t’as la peau brune, si ton nom se termine par « poulos » ou si tu parles avec un accent, alors t’es pas un Québécois, c’est ça?? Est-ce qu’il va falloir passer un test sanguin au prochain référendum, pour s’assurer que chaque électeur a des ancêtres parmi les colons français et les filles du roi??

    Ouille… Ce parti commence sur d’assez mauvaises bases…

  11. Je suis pour la souveraineté du Québec, j’ai toujours été PQ, ce que je me pose comme question en ce moment c’est, au sein de quel gouvernement je pourrai voir proliférer mes richesses pour que la société dans laquelle je vie puisse à son tour en bénéficier et vice et versa. Tout par de sois, je pense que le problème c’est que beaucoup vont choisir un parti pour les mauvaises raisons, de la mauvaise façon. Je croies profondément en l’indépendance du Québec parce que pour moi c’est le début, la base, les raçines d’une société qui se reconnait, tout comme je reconnais qui je suis.

  12. @Deaux et Débats

    Je dois reconnaître que tu viens de marquer un point. C’est une tendance que je trouve inquiétante dans le PI, c’est-à-dire le nationalisme ethnique revanchard. Eric Tremblay s’est déjà expliqué sur ce point et il disait qu’il n’excluait personne de la nation québécoise sauf ceux qui se considère Canadiens d’abord et avant tout. C’est tout de même une déclaration inquiétante, comme tu dis, et elle ouvre la porte à la xénophobie.

    C’est pourquoi d’ailleurs je n’ai pas décidé jusqu’à maintenant de voter pour ce parti. Je regarde du côté des autres petits partis. Comme j’ai dit dans un autre commentaire, le programme socio-économique du PI a des aspects intéressants et leur volonté résolue de faire l’indépendance me plaît, mais le côté nationaleux du discours du PI me rebute.

  13. @internationaliste: Attention, quand même, je crois que ce que veut dire Éric Tremblay est simplement que ceux qui se considèrent comme Québécois ont voté à 61% pour l’indépendance. Les autres se considéraient peut-être Canadiens, Américains du Nord, peu importe. La réalité c’est qu’à cette époque nous avions de la difficulté à intégrer les immigrants et treize ans plus tard nous en recevons davantage et nous avons encore plus de difficulté à les intégrer. Conséquemment, une réduction de l’immigration me semble une mesure qui peut être souhaitable en attendant d’avoir réussi à améliorer la situation. Ce n’est pas de la xénophobie; nous accueillons tout le monde au Québec en autant que les gens aient la gentillesse de vouloir se soumettre à quelques règles de base, notamment l’apprentissage du français, le respect de l’égalité des sexes, etc. C’est ce qui me plaît au PI: fini le verbiage inutile et les contorsions pour adopter la langue de bois: on identifie un problème et on le règle.

    Si rien n’est fait, de toute façon dans quelques décennies il sera trop tard. L’anglicisation à Montréal est FULGURANTE, et je sais de quoi je parle….

  14. « Euh… 61%??? Alors je suppose que dans sa définition de Québécois, il ne calcule pas les anglophones, les autochtones, les immigrants, ni même les enfants d’immigrants élevés sous la loi 101??? » (Idéaux et Débats)

    Franchement, vous-vous prennez pour qui au juste ?

    Les Amérindiens ne se considèrent aucunement comme Québécois. C’est vous qui allez les contredire ? Leur interdire ?

    Les anglais se considèrent des Canadians. C’est vous qui allez leur interdire ?

    Les immigrants se disent de l’identité nationale du pays d’origine dont ils sont issus. Vous allez leur interdire ?

    Franchement, c’est qui le raciste impérialiste ici ?

    Regardez-vous !!

  15. « C’est tout de même une déclaration inquiétante, comme tu dis, et elle ouvre la porte à la xénophobie. »(Internationaliste)

    Quoi ?

    Il n’y a pas un peuple qui se nomme Québécois ?!

    C’est xénophobe de se dire Québécois maintenant ? !

    Une douche froide peut-être ?

  16. Ce que j’ai dit Zach c’est qu’il faut éviter le piège du nationalisme ethnique revanchard et de regarder les immigrants avec suspicion. Bien sûr qu’il existe une nation québécoise et se dire Québécois n’est aucunement xénophobe, mais il faut demeurer inclusif avec ceux et celles qui sont d’accord pour faire partie de notre nation.

  17. Au lieu de réduire l’immigration il faut plutôt augmenter le budget consacré à la francisation des immigrants, alors qu’il a coupé par les péquistes et les libéraux.

  18. @ Louis-Philippe

    Tu dis : « je crois que ce que veut dire Éric Tremblay est simplement que ceux qui se considèrent comme Québécois ont voté à 61% pour l’indépendance. Les autres se considéraient peut-être Canadiens, Américains du Nord, peu importe. »

    Euh je m’excuse, mais tu fais une interprétation assez libre de ce qu’il dit. Car ce qu’il dit est pourtant clair : « En 1995, 61% des Québécois ont voté OUI ». Il n’y a pas là aucune ambiguïté. C’est d’ailleurs une déclaration antidémocratique. On vit dans une société de droit, et la démocratie se base sur le droit territorial, et non pas le droit ethnique, et encore moins un espèce de droit fictif basé sur le principe de ceux qui « se sentent » Québécois ou non. Il y a là une dérive très très dangereuse, et il est affligeant que vous ne vous en apperciviez même pas.

    De toute façon, il vient d’où ce 61%??? C’est un chiffre absolument aléatoire. Il faudrait pour cela comptabiliser ceux qui « se sentent » Québécois et ne comptabiliser que leur vote. C’est d’un ridicule assez crasse merci. Lors du prochain référendum, est-ce que l’on va devoir passer les électeurs au détecteur de mensonges, pour s’assurer que lorsqu’ils se disent Québécois, ils disent la vérité?? Non franchement, tous ces arguments sont fallacieux et nous amènent dans une direction dangereuse et antidémocratique.

  19. « Ce que j’ai dit Zach c’est qu’il faut éviter le piège du nationalisme ethnique revanchard et de regarder les immigrants avec suspicion. »(Internationaliste)

    Mais qu’est-ce que cette connerie ?

    Les immigrants au Québec s’affichent officiellement et aussi par notre gouvernement, en tant que communautés ethnique selon leur nationalité d’origine !

    Ou est le piège ici ?

    Sur quelle planète êtes vous ?

  20. Les immigrants sont xénophobes envers eux-mêmes ?!!

    C’est de la folie pure !

  21. […] l’?lectron Libre r?pond ? Patrick Lagac?. Pas super convainquant mais bien articul?.http://lelectronlibre.net/index.php/2008/11/10/le-pire-texte-de-patrick-lagaceLe moins qu’on puisse dire en tout cas, c’est que le PI semble avoir de la difficult? ? se tailler […]

  22. @Zach

    Il ne faut pas considérer les immigrants comme étant des ennemis de la nation québécoise. C’est tout ce que j’ai voulu dire. D’ailleurs au fil des années il y a eu un grand nombre d’immigrants et leurs descendants qui se sont intégrés à la nation québécoise, que l’on pense à Tanya Konyotanni, Maka Kotto, Marco Callieri, etc. Ils sont aussi Québécois que nous.

  23. @ Zach Gebello

    Je crois que tu fais une belle démonstration de ce qu’est la xénophobie…

  24. Moi je ne suis pas séparatiste. Alors continuez! J’aime ça!

    Tuez le PQ!

    SVP!

  25. @Zach Gebello: Je suis d’accord avec votre analyse. Si on demande à la plupart des immigrants (mais pas tous, je connais des Québécois d’origine afghane, ou marocaine, qui s’identifient au Québec) de dire leur nationalité, la majorité ne se considère pas comme Québécois.

    Et j’ai des petites nouvelles, surtout pour les gens en-dehors de Montréal: dans bien des quartiers de la métropole, les jeunes se cherchent un historique parfois lointain pour NE PAS s’identifier en tant que Québécois car à leurs yeux les Québécois sont inférieurs, faibles, et ils ne veulent pas faire partie d’un peuple de faibles.

    Peut-être que la solution serait de cesser d’imaginer une société pour les immigrants, mais plutôt d’en faire une où nous serons fiers de ce que nous sommes et où, par la même occasion, nous donnerons envie aux autres d’en faire partie.

    @I-Déaux & Débats: Je crois qu’il ne faut pas mettre l’emphase sur le dernier référendum. La règle est 50%+1, et même si 61% des Québécois se reconnaissant comme tels ont voté OUI, ça ne change rien en prévision du futur référendum.

    Ce qu’il serait intéressant, en vue du prochain, ce serait d’établir une zone-tampon déterminant par exemple qu’un immigrant obtient le droit de vote après une période d’au moins un an et après avoir passé des examens démontrant son intégration. Ça ou une réduction de l’immigration. Car dans la situation actuelle, les rangs du NON se gonflent de plus de 45 000 voix à chaque année et le français continuent de reculer.

    Soyons pragmatiques et réglons les problèmes au lieu de se mettre la tête dans le sable et de ne rien faire, comme le font les trois principaux partis fédéralistes que sont le PQ, l’ADQ et le PLQ.

  26. « Il ne faut pas considérer les immigrants comme étant des ennemis de la nation québécoise. »(Internationaliste)

    Qu’est-ce que celà vient faire dans cette discussion ? Tues le seul qui utilise le mot « ennemi » ici.

    « D’ailleurs au fil des années il y a eu un grand nombre d’immigrants et leurs descendants qui se sont intégrés à la nation québécoise, que l’on pense à Tanya Konyotanni, Maka Kotto, Marco Callieri, etc. Ils sont aussi Québécois que nous. »(Internationaliste)

    Ce n’est pas à toi de décider de celà. Tu n’as aucune authorité à décider de l’identité des gens, à part la tienne.

    Si des immigrants se considèrent avant tout comme Québécois, alors ils le sont ! Ce choix n’appartient qu’à eux.

    Or, 95% de ceux-ci se disent d’une autre communauté ethnique et nationale.

    Je reçois les bras ouverts ce 5%, crois-moi !

    Mais faut pas se cacher la réalité du 95%.

    C’est pas de la xénophobie ou de la haine, ça. C’est la réalité en face.

  27. « Je crois que tu fais une belle démonstration de ce qu’est la xénophobie… »(Paul)

    Tu as le cerveau lavé par la propagande anti-québéciste fédéraliste. Du Bouchard-Taylor à la sauce de culpabilité.

    Et celon ce que nous rapporte Louis Phillipe Lafontaine, malheureusement c’est le cas pour bien des Québécois montréalais :

    « Et j’ai des petites nouvelles, surtout pour les gens en-dehors de Montréal: dans bien des quartiers de la métropole, les jeunes se cherchent un historique parfois lointain pour NE PAS s’identifier en tant que Québécois car à leurs yeux les Québécois sont inférieurs, faibles, et ils ne veulent pas faire partie d’un peuple de faibles. »

  28. @ Zach Gebello

    Merci te soucier de l’état de mon cerveau, mais je te rassure ta pas d’inquiétude à te faire à ce sujet. Au juste, ton 95% d’où tu sors cela tu as fait ton propre sondage. Tu connais beaucoup d’immigrants, tu leur as tous posé la question et tu as marqué tout cela dans ton petit carnet. J’en ai marre des gens comme toi de qui se prennent pour des gens savants et qui s’amuse à sortir des chiffres, comme cela, de leurs imaginaire et veux nous faire croire que c’est la réalité. Et surtout ne me répond pas sans avoir preuve statistique de ce tu avances. Tu as tout plein d’hypothèses, je te félicite et j’admets que tu as l’imagination très fertile, mais maintenant « PROUVE LES ».

  29. Pendant qu’on tergiverse, on oublie que la langue à de Molière, est devenu une langue etrange a montreal.

    Vous ne me croyez pas!

    Aller voir sur Imperatif francais!
    Pouvez-vous faire circuler dans votre milieu!
    Merci à l’avance!

    CENTRE-VILLE DE MONTREAL
    ====================================
    Une anglicisation fulgurante en photos et vidéos
    Déjà un demi-millier d’infractions possibles à la loi 101!

    http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montreal-anglais.html

  30. L’INTÉGRATION DES JEUNES IMMIGRANTS ET IMMIGRANTES À L’ÉCOLE QUÉBÉCOISE

    Marie-France BENES
    Suzanne DYOTTE

    « La plupart des élèves allophones – issus de l’immigration européenne et nord-américaine – qui sont arrivés au Québec avant l’entrée en vigueur de la Charte de la langue française à la fin des années soixante-dix se sont dirigés vers les écoles publiques anglophones. Depuis, la situation s’est progressivement inversée : c’est dans le secteur francophone principalement que sont scolarisés et formés les élèves jeunes d’immigration récente. Environ 80 % des allophones fréquentaient, en 2000-2001, les écoles de langue française ».

    P.S. la loi 101 oblige les immigrés à inscrire leurs enfants à l’école francophone.

  31. Considérant à quel pourcentage les référendums sur l’indépendance se sont gagnés ailleurs, je trouve que c’est frapper la mauvaise cible que de constamment accuser les immigrants d’avoir causé la défaite de 1995.

    Si, comme en Islande, en Estonie, etc., les « francophones de souche » s’étaient tenus et avaient votés à 80%+ – il n’y aurait plus de problème.

    Vous ne me ferez pas croire que ce sont le 20% de personnes nées hors du Québec qui décideront du sort de notre territoire. La clé est de convaincre le 80%.

    On a longtemps parlé des boites dans le West Island qui ne contenait que des NON. Mais y-a-t-il eu des boites quelque part, qui ne contenaient que des OUI?

    Et qu’on cesse de s’enfarger dans les fleurs du tapis: une question référendaire, c’est « Acceptez-vous que le Québec cesse de faire partie du Canada? » POINT!

  32. « Environ 80 % des allophones fréquentaient, en 2000-2001, les écoles de langue française »

    Quoi? pas de sources, Paul ? Où est ton étude?

    Marie-France BENES et Suzanne DYOTTE ont fait çà toutes seules ? Sont quoi elles ? Des serveuses à la cafétéria ?

    Une étude entre 2000 et 2001 ? My God ! C’est foutument représentatif ça ! Wow !

    Pour le 95%, désolé, je croyait que tu le savais, comme tout le monde. 🙂

  33. « Si, comme en Islande, en Estonie, etc., les “francophones de souche” s’étaient tenus et avaient votés à 80%+ – il n’y aurait plus de problème.

    Vous ne me ferez pas croire que ce sont le 20% de personnes nées hors du Québec qui décideront du sort de notre territoire. La clé est de convaincre le 80%. »(derteilzeitberliner)

    Mon cher Derteilzeitberliner, les Islandais n’ont pas besoin de convaincre 80% des leurs, car les immigrants nobtiennent pas la citoyenneté et le droit de vote aussi facilement qu’ici. C’est un très long processus qui assure la loyauté indéfectible. Presque tous les immigrants en Islande sont des travailleurs temporaires.

    Sont pas cons comme nous.

  34. @ Zach Gebello

    Mme Marie-France Benes est Directrice régionale de Montréal,Directrice des services aux communautés culturelles et école montréalaise (pour le Ministère de l’Éducation du Québec) et Suzanne DYOTTE est conseillère dans Direction des services aux communautés culturelles.

    je crois qu’ils doivent connaîtres un peu plus le sujet que toi.

    et arrête de sortir des conneries et prouve ce que tu dis.

  35. @Zach Gebello

    Quelque 80 % des Québécois sont de langue maternelle française[7]. L’anglais est la langue maternelle de près de 8 % de la population ; malgré leur déclin démographique, 71 % des Anglo-Québécois se considèrent bilingues, c’est-à-dire qu’ils ont une maîtrise suffisante du français pour soutenir une conversation[8]. Quant aux allophones, ils comptent pour près de 12 % des Québécois[7] ; la langue qu’ils utilisent le plus souvent à la maison est le français pour 51 % d’entre eux, 71 % pour ceux de moins longue date (depuis 1971)[9]. On recense 159 905 Autochtones au Québec, soit 2,2 % de la population, dont 9 600 Inuits vivant au Nunavik (le Grand Nord québécois)[10].

    source: wikipédia

  36. @Zach

    Vous n’avez pas répondu. 61% de OUI chez les Francophones, ce n’est pas assez. Un référendum sur l’indépendance, ça se gagne à 75% et PLUS – c’est la preuve ultime du consensus qu’est l’indépendance.

    C’est ben beau obtenir des OUI de la part des Haitiens, des Français et autres, mais la première question que les souverainistes doivent se poser est: Pourquoi on vote NON au Saguenay, en Beauce, à Québec, en Gaspésie… Si ces gens votent non dans une proportion de 39%, alors comment voulez-vous convaincre les immigrants?

    L’indépendance de l’Islande s’est gagnée à 98% le 25 mai 1944 avec la question suivante « Voulez-vous briser les liens avec le Danemark? ». 98% de OUI de la part des Francophones aurait aisément battu le 20% de NON. C’est pourquoi je crois que la souveraineté, elle se gagne chez les francophones avant tout!

    Vous m’avez parlé des travailleurs temporaires en Islande. Ces gens qui n’apprennent pas l’islandais et envoient presque tout leur salaire hors du pays. Comment pouvez-vous admirer cette forme d’immigration? C’est la pire, elle n’implique AUCUNE intégration.

  37. « Mme Marie-France Benes est Directrice régionale de Montréal,Directrice des services aux communautés culturelles et école montréalaise (pour le Ministère de l’Éducation du Québec) et Suzanne DYOTTE est conseillère dans Direction des services aux communautés culturelles. »(Paul)

    Elles ne pourraient pas avoir pires références. Biaisées au max. J’aurais plus de confiance dans l’opinion des travailleuses de cafeteria.

  38. « L’indépendance de l’Islande s’est gagnée à 98% le 25 mai 1944 avec la question suivante “Voulez-vous briser les liens avec le Danemark?”. »(derteilzeitberliner)

    Parce qu’elle était de facto une colonie des USA. Ils n’auraient pas eu ce résultat autrement. Le Danemark aurait poursuivit sa domination.

    « 98% de OUI de la part des Francophones aurait aisément battu le 20% de NON. C’est pourquoi je crois que la souveraineté, elle se gagne chez les francophones avant tout! »(derteilzeitberliner)

    Si une autre puissance (USA ou Russie) servait de rapport de force (comme ce fut le cas de l’Islande) nous obtiendrions la majorité car la protection.
    Même à 90%, jamais le Canada ni les pays de L’UNESCO n’accepteraient l’indépendance du Québec.

    « Vous m’avez parlé des travailleurs temporaires en Islande. Ces gens qui n’apprennent pas l’islandais et envoient presque tout leur salaire hors du pays. Comment pouvez-vous admirer cette forme d’immigration? C’est la pire, elle n’implique AUCUNE intégration. »(derteilzeitberliner)

    Les deux parties ne désirent pas l’intégration et s’entendent très bien. Les salaires des immmigrants sont excellents.

  39. @ Zach Gebello

    Elles travaillent tout deux pour le ministère de l’éducation. Qu’est-ce tu veux de plus comme références. Tu critiques, mais tu te bases sur absolument sur rien pour le faire. Tu t’imagines voir la science infuse.

  40. Quant à moi Patrick Lagacé qui existe dans le monde journalistique. Il joue la carte du sensationnalisme à la manière de Richard Martineau. Dans son texte sur Jean-Claude St-André il avait qualifié ce dernier d’ultragauchiste!

  41.  »Mais prétendre que le PQ n’est plus indépendantiste, alors non, comme 99% des péquistes, je n’achète pas ça.  »

    Étrange, n’avez vous pas remarqué combien de membres ont quittés le PQ au cours des dernières années?

    Aussi comme preuve que dite vous de cela:

    Le 14 avril dernier madame Marois était de passage en Abitibi-Témiscamingue, à Amos plus précisément. J’étais présent bien entendu à titre de membre du conseil exécutif d’Abitibi-Ouest, pour son allocution devant une salle comble de péquistes.

    Suite à son discours où elle n’avait fait aucune allusion a l’indépendance, au pays du Québec ni même au terme souveraineté qui devient de plus en plus abstrait, une dizaine de personnes et moi avons approché Pauline pour lui demander où était la place de l’indépendance pour elle, car elle n’en avait pas parlé.

    Elle a répondu candidement qu’on l’avait averti avant son discours qu’il y avait des péquistes non souverainistes dans la salle.

    Ça en dit long… Si dans une circonscription péquiste depuis 1976 devant une salle remplie de membres, devant les 3 députés de la région elle n’ose pas parler d’indépendance au risque de se mettre des membre non-indépendantiste sur le dos, il est impossible qu’elle réussisse à faire avancer la cause auprès des Québécoises et des Québécois en général.

    J’étais prêt à lui donner sa chance, mais ce fût la goutte d’eau qui fit déborder le vase de plusieurs indépendantistes de notre circonscription.

    Si bien que maintenant en Abitibi-Ouest le parti indépendantiste possède des membres de 17 à 70 ans.

    Eh oui, comme bien d’autres qui avons de l’énergie a investir afin d’affirmer l’existence du pays du Québec, beaucoup ont joint les rangs du nouveau et de l’unique parti indépendantiste du Québec.

    Avec le parti québécois, on risque de voir l’immigration grimper à 50 000 par année, comparativement au 20 000 maximum que l’on peut accueillir.

    On risque de voir des cours d’histoire (quelle histoire en fait) et de géographie en anglais au primaire.

    On va tout de même se retrouver avec deux centres universitaires hospitaliers. Un anglais et un français.

    On obtient une première ministre qui porte en elle le mythe qu’il faut inévitablement parler un anglais impeccable au Québec pour avoir du succès. Quel exemple !

    On risque de voir le parti québécois se conforter dans la voie qu’ils ont empruntés, se disant que c’est ce que les québécois veulent.

    On risque de continuer a avoir un parti qui se dit souverainiste, mais qui n’agit pas en ce sens. Eh oui, il y a une différence entre dire quelque chose et agir en conséquence. Vous vous rappelez du grand nationaliste québécois qu’est Stéphane Dion ?

    En passant pour ceux qui critique sans savoir, le parti indépendantiste ne propose pas de référendum. Avec la loi sur la clarté référendaire de Stéphane Dion et la stagnation de la population francophone, ça va nous prendre un bon 65% pour qu’Ottawa reconnaisse la validité d’un référendum.

    Si on continu d’attendre, (pensons utopique: le PQ fait un référendum dans 2 mandats) même avec un 98% des francophones nous n’atteindrons pas le 65% nécessaire.

    La seule voie démocratique viable qui reste pour actualiser l’indépendance du Québec, c’est une déclaration des élus.

    Si vous affirmer le contraire, prétextant qu’une déclaration unilatérale d’indépendance par un gouvernement élu majoritairement avec 40% des suffrage est anti-démocratique, préparez vous à revenir un siècle en arrière au niveau des lois et des réglements. Eh oui ils sont tous anti-démocratique où presque sous cet optique.

    J’ai des nouvelles aussi, le parti indépendantiste est jeune et depuis l’adoption de ses statuts, il y a 8 mois, il doit y avoir environ un millier de nouveaux membres qui se sont joint au P.I.

    Donc si certains points ne sont pas en accord avec vos convictions, c’est le temps où jamais de joindre les rangs du seul parti indépendantiste du Québec afin de lui faire prendre la bonne direction lors du prochain congrès national.

    Contrairement au P.Q. le P.I. n’entrave pas l’expression de ses membres. Il entend recréer la coalition d’indépendantistes qu’était jadis le P.Q. Car si l’on veut voir notre pays un jour, c’est avec les indépendantistes de gauche ET de droite ET de toutes idéologies confondues que nous y arriverons. Les chicanes idéologique auront lieu une fois le pays fait.

    Quand Éric Tremblay parle du 61% qui a dit oui, c’est que le P.I. est en faveur d’une citoyenneté québécoises. Citoyen que toute les nations qui se respectent sur terre possède. Il n’y que la citoyenneté canadienne qui est un acquis. Toutes les autres sont un gage d’engagement envers la société d’accueil.

    Et vous savez quoi? Certains canadiens anglais commencent à se réveiller. Ils commencent à voir que bientôt ils n’auront plus le contrôle sur le destin de leur nation.

    Croire qu’on va se faire respecter sans s’affirmer au préalable c’est d’être naïf. Le jour où les québécois diront nous sommes ceci et c’est comme cela que ça marche ici. Le taux d’intégration grimpera en flèche.

    C’est un fait, les immigrants cherchent à joindre un nation fière et forte et non pas une nation qui supplie à genou pour se faire respecter et qui disparaît peu à peu.

    C’est en montrant l’exemple que les comportements changent.

    Grégory Vézeau, 22 ans
    Coordonnateur du parti indépendantiste en Abitibi-Témiscamingue
    Candidat du parti indépendantiste dans Abitibi-Ouest aux élections 2008.

  42. St-André EST un ultra gauchiste! Un extrême gauchiste! Son discours, c’est celui de Québec Solidaire. Fallait le voir quand il s’est présenté à la chefferie du PQ.

    Mais bon, venant d’un gars qui croit que le PQ est à droite…

  43. Quand on est rendu à voir l’extrême-gauche partout. Ça en dit long sur celui qui tient ce discours. St-André n’a rien d’un militant d’extrême-gauche, c’est un indépendantiste qui penche sans doute à gauche mais sans plus.

    Quant à QS c’est loin d’être un parti d’extrême-gauche. C’est un parti complètement réformiste et humaniste qui est incapable de prononcer les mots socialisme et lutte de classes.

    Je me souviens qu’à une certaine époque les Bérêts Blancs voyaient du communisme partout! Est-ce qu’on serait revenu là?

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