Les indépendantistes unis… contre Marois

Disons-le tout de go: Jean-Claude St-André n’est pas un deux de pique au sein du Parti Québécois. Il a été membre du comité des jeunes pour le OUI en 1980 dans Anjou, secrétaire puis président du parti dans la même ville par la suite, membre du C.A. de la Société Saint-Jean-Baptiste en 1985-1986, conseiller à l’exécutif régional dans Montréal-Ville-Marie entre 1988 et 1992, attaché politique du député d’Anjou Pierre Bélanger en 1992-1993, directeur de la campagne référendaire dans l’Assomption en 1995, puis député du même comté de 1996 à 2007. Voici une icône, un monument du Parti Québécois. Une statue que Pauline Marois a arraché de son socle et poussé au sol pour la remplacer par une fausse idole parachutée qu’on espère imposer aux électeurs du comté. Une situation prévisible qui éclaire sur ce qu’est devenu le Parti Québécois de Pauline Marois.

En effet, rien ne me surprend dans cette bagarre lors de l’assemblée d’investiture de Scott McKay; c’était écrit dans le ciel que le parti allait encore une fois s’entre-déchirer. Ça va bientôt faire deux ans que je blogue et ça fait deux ans que je tiens le même discours: le Parti Québécois était à l’origine une coalition composée d’une aile-gauche, d’une aile-droite, et de militants indépendantistes « purs et durs ». Le seul ciment qui permet à des gens aux horizons si divers de continuer à cohabiter est la perspective d’un référendum sur l’indépendance du Québec. Pas de référendum, pas de cohabitation. En rejetant l’indépendance comme l’a fait Mme. Marois, elle fût à la source de ces conflits, bien davantage encore qu’en évinçant M. St-André de son comté.

Désormais, la leçon est acquise: le Parti Québécois n’est plus un parti indépendantiste. M. St-André a tout faux quand il affirme qu’il est « triste que des indépendantistes en viennent aux coups entre eux ». Des indépendantistes ne se sont pas battus hier; des indépendantistes ont affronté des immobilistes et des opportunistes du Parti Québécois. Le Parti Québécois de Pauline Marois n’est plus un parti indépendantiste, et on voit les premiers craquements dans la coalition qui permettait au PQ d’exister en tant que parti majeur. Les prochains à quitter seront probablement l’aile-gauche, quoi que Marois travaille fort pour ne pas les perdre.

J’aime bien l’analyse de Pierre JC Allard:

La valeur respective de St-André ni celle de McKay ne sont ici en cause, mais la question qu’on entend dans les tranchées de Verdun n’est pas tout à fait rhétorique. « Qu’est-ce que cette dame peut bien avoir dans la tête ? » Une dissension exposée sur la place. Ne veut-on vraiment pas reprendre le comté du vieux chef ? Madame contre Monsieur ? La question encore plus pertinente, en fait, serait de se demander à quoi pensait le Parti Québécois quand il la mis à sa tête cette dame qui n’en veut faire qu’à la sienne, en vert … et contre tous.

En effet, la véritable question est de savoir quelle mouche a piqué les péquistes lorsqu’ils ont mis à leur tête une vieille bourgeoise hautaine, arrogante et passéiste. André Boisclair s’est peut-être cassé la gueule, mais Marois est en train d’éclipser son prédécesseur en terme de destruction du parti. Car si le premier laissait suspicieux, la seconde incite ouvertement au mépris, voire à la haine.

On dit souvent que de chaque épreuve naît sa propre solution, que les plus belles fleurs poussent dans le fumier. Je ne sais pas ce que décidera M. St-André, mais il pourrait se présenter comme candidat indépendant ou – pourquoi pas? – au Parti Indépendantiste, car le Parti Québécois a préféré se passer d’un excellent candidat, apprécié de son comté et dont la seule faute a été de vouloir respecter l’article un du parti, et ainsi se débarrasser définitivement de ces indépendantistes qui n’ont plus leur place dans un parti devenu aussi fédéraliste que les deux autres clones de centre-droit.

Quand on renverse une idole, on attire le mauvais sort. Désormais, les plus farouches adversaires de Marois ne seront ni adéquistes ni libéraux, mais indépendantistes.

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26 Réponses

  1. […] @rogiroux: Il n’y a pas de ??fragmentation ? du vote. Le PQ de Pauline Marois n’est PAS un parti ind?pendantiste. J’ai ?crit un billet sur le sujet si ?a int?resse quelqu’un hyperlien […]

  2. Excellent billet Louis. Tu m’enlèves les mots de la bouche. En plus d’être un parti clairement de droite avec son discours inspiré des soi-disant Lucides, le PQ n’est pas un parti indépendantiste, mais plutôt un parti nationaliste à la sauce Union Nationale.

  3. J’avais pas vu ce commentaire…
    @ internationaliste

    Tu veux rire un parti de droite? Y’a juste QS avec leur extrême gauche de plus gauchiste que le PQ qui est clairement à gauche. Même les Libéraux et l’ADQ se sont gauchisés dans les dernières années. Le PLQ est à peine moins gauchiste et l’ADQ on ne sait juste plus.

  4. @DooM

    Si le PQ et PLQ (et peut-être même l’ADQ) sont pour toi à gauche, je ne veux même pas imaginer ce que tu considère comme étant un gouvernemnt de droite…

  5. On a 3 partis qui proposent TOUS plus d’état. C’est pas à droite ça! C’est des partis étatistes, des partis gauchistes. Au max y’a des centre-gauche. Mais c’est le plus loin qu’ils vont.

    Y’a pas de partis de droite au Québec. C’est le degré de gauchisme qui varie.

  6. Internationaliste a la droite facile. Facile à dire quand on est dans l’extrême-gauche.

    Si on excepte que le Parti Indépendantiste veut vraiment l’indépendance, les deux partis se ressemblent.

    Pour moi, la droite existe à peine au Québec (ADQ, PLQ). Elle n’a pas un discours cohérent et il est souvent dilué avec du keynésianisme ou du simple populisme.

    Ah oui, il y a une droite conservatrice claire et nette (« Démocratie chrétienne ») mais en tant que libéral de valeur/libertarien et athée, je ne voterai jamais pour un parti qui cherche aussi à utiliser le pouvoir de l’État pour imposer une religion et des valeurs morales à la société.

    Chacun doit être le plus libre que possible, dans la limite où cela n’empêche pas la liberté et l’intégrité des autres.

  7. Remplaçons notre droit vote (un homme un vote), par un système d’actionnariat (un dollar un vote). Remplacer la tyrannie de l’état contre celle des plus riches. Une tyrannie pour une autre et on se dit libéral. La liberté de qui, d’une minorité de riche bien nantie. Le néolibéralisme abouti sur une société mafieuse ou l’argent fait la loi.

  8. Juste pour modéré un peu mes propos, il y a une droite économique que je respecte beaucoup. Ceux qui veulent que l’état surveille plus étroitement ses dépenses et qu’il ne dilapide pas notre bien collectif pour n’importe quoi. Mais je tolère très mal la droite économique qui veut réduire le pouvoir de l’état et accroître du même coups le pouvoir de grandes sociétés, car il n’y a rien de plus antidémocratique et despotique qu’une grande société.

  9. @internationaliste: Hé oui, le PQ est redevenu un simple parti « nationaliste », sans plus. Au lieu de comprendre que la bonne performance de l’ADQ aux dernières élections était une anomalie, le PQ a tenté de se déplacer encore plus à droite avec des politiques économiques très néolibérales et en rejetant la souveraineté. Jean-Claude St-André a raison d’être fâché; on remplace un excellent député, social-démocrate et indépendantiste, par un gars qui n’a jamais rien fait de sa vie.

    @DooM: Le PQ à gauche… Vraiment, vous devriez aller lire un peu de théorie politique, car c’est vraiment n’importe quoi: le Parti Québécois est un parti de centre-droit, ayant embrassé le néolibéralisme, proposant des mesures fiscales pour les entreprises comme tout parti de droite et ayant coupé presque tous les ponts avec son passé social-démocrate.

    @Mathieu Demers: La droite est omniprésente au Québec; elle est au pouvoir depuis 26 ans (depuis les désassurances de 1982). En fait, c’est la gauche qui est marginalisée. Ça fait un quart de siècle qu’on subit la droite et ses conséquences négatives, serait peut-être temps de faire les choses différemment, non!?

    @Paul: Entièrement d’accord avec votre commentaire. Le néolibéralisme est roi et maître au Québec depuis deux décennies et nous en subissons les conséquences négatives. Les déréglementations, les privatisations, les PPP et les baisses d’impôts aux mieux nantis sont toutes des politiques qui conduisent à des échecs. Vivement une alternative… et celle-ci ne viendra pas du PQ, qui est maintenant autant à droite que les autres!

    Merci pour vos commentaires.

  10. À lire du monde demême, on se dit que ça doit voter Québec Solidaire pour être aussi déconnecté de la réalité. Même de celle théorique pour parler de droite avec un parti étatiste et près des syndicats comme le PQ.

    Je sais, la FTQ n’appui pas le PQ, mais les négos approchent et ils vont juste continuer de le faire en hypocrites comme la CSN.

  11. @ DooM

    Désolé, mais quand un type comme Lucien Bouchard (ancien ministre du gouvernement conservateur de Brian Mulroney), prend la tête d’un parti à l’origine social-démocrate et qu’il se met à sabrer dans la santé, l’éducation et les infrastructures, je crois qu’on peut commencer à parler d’un virage à droite du parti.

  12. Ce sont plutôt Doom et Mathieu Demers qui voient la gauche partout. On dirait des types d’extrême-droite!

    Les gouvernements de droite sont très capables d’intervenir dans l’économie quand il s’agit d’aider leurs petits amis, comme Bush l’a fait avec le sauvatage des institutions financières.

    Le PQ a coupé drastiquement dans les dépenses sociales quand il était au pouvoir dans les années 90 et il n’a pas hésité à briser la grève des infirmières en 1999. J’ai participé aux luttes sociales contre le PQ à ce moment là et on était loin de le considérer comme un parti de gauche. Il n’a fait que paver la voie aux politiques de démolition sociale de Charest.

  13. Ahhh j’ai tellement envie de pousser des jurons après avoir lu le texte de L-P Lafontaine… Je ne suis pas venu souvent sur ce blogue, mais je pense que je vais y revenir plus souvent, question d’apporter un point de vue un peu plus ancré dans la réalité…

    Le PQ ne serait plus un parti indépendantiste??? Vous êtes sérieux, là? Est-ce que j’ai hiberné pendant des années et manqué quelque chose?? À ce que je sache, l’article 1 du parti est toujours le même : La souveraineté. À ce que je sache, les gens qui dirigent le parti et qui se sont battus toute leur vie pour la souveraineté n’ont pas tous soudainement changé de chemise et oublié leurs convictions. Franchement. Pour prétendre que les Lisette Lapointe, Daniel Turp, Pierre Curzi, Louise Beaudoin, François Gendron, Marie Malavoy, François Rebello, Camil Bouchard, Monique Richard, Bernard Drainville et compagnie ont soudainement renoncé à leurs conviction, il faut être désabusé de la politique et pas à peu près!!!

    Ce que ces gens ont en commun, et ce que la douzaine de jeunes crinqués à l’investiture de l’Assomption n’aivaient pas, et que L-P Lafontaine n’a visiblement pas non plus, c’est un ingrédient essentiel en politique : le réalisme et le pragmatisme.

    Le PQ ne promet plus de tenir un référendum au premier mandat? Et alors? L’option souverainiste est actuellement dans le creux de la vague. Ça servirait à quoi de tenir un référendum en ce moment, alors que l’option du « oui » oscille entre 30 et 35%? Vous aimez ça, vous, les référendums perdants?? Vous aimez ça vous « garrocher » à l’abattoir, vous? Ah et tant qu’à y être, pourquoi ne pas persister à parler de référendum en pleine crise économique, et ainsi favoriser la réélection de Jean Charest? C’est ça que vous voulez?? On dirait bien!

    Ce que le pragmatisme impose, en ce moment, c’est de ne pas parler de référendum. 99% des militants péquistes l’ont compris. Il faut continuer à promouvoir l’option indépendantiste, mais sans échéance, et surtout donner aux Québécois, à cette élection-ci, l’option de voter pour un parti nationaliste, dont l’objectif à long terme est de réaliser l’indépendance, mais qui est capable, à court terme, d’adopter des politiques concrètes, crédibles, et sociale-démocrate.

    (Une parenthèse : La plateforme électorale de Mme Marois est la plus sociale-démocrate depuis des années… à l’exception près de la promesse d’abolition de la taxe sur le capital, destinée sans doute à satisfaire les souverainistes de droite)

    Bref, il s’agit toujours du bon vieux PQ souverainiste, avec les mêmes membres qui désirent toujours tous réaliser la souveraineté. Mais c’est inutile d’amener le parti à l’abattoir. Il faut attendre de remonter sur le dessus de la vague, et cela arrivera tôt ou tard. Alors un référendum sera possible.

    J’ai bien ri quand vous avez écrit ceci : « on voit les premiers craquements dans la coalition qui permettait au PQ d’exister en tant que parti majeur »

    LOL. Quoi? Les 12 pouilleux qui ont eu l’air de vrais zoufs à l’Assomption, c’est eux que vous qualifiez de « craquements dans la coalition »?? Les jeunes patriotes?? Le Parti Indépendantiste?? (un parti qui ne récoltera même pas 1% des suffrages). C’est une blague, j’espère. Mais au fond, je ne les blâme pas tant que ça. Les jeunes patriotes n’ont jamais fait dans la dentelle, et ils sont idéalistes. Ils veulent l’indépendance MAINTENANT. Ils semblent oublier que l’on ne peut avoir l’indépendance tant que cette option-là n’est pas populaire. Du moins si l’on aime la démocratie. Et malheureusement, ils nuisent eux-mêmes à la cause en agissant comme des sauvages, en donnant de la viande aux médias affamés de scandales et en favorisant la réélection de Jean Charest. Je dis que je ne les blâme pas, parce que dans le nom de leur groupe, « jeunes patriotes », et il a le mot « jeune ». Ce n’est pas pour rien. Quand on est jeune, on est idéaliste et impatient, et des mots comme « pragmatisme » irritent. Mais un jour, ces jeunes vieilliront et ils comprendront.

    Mais bon. Soyez sérieux un tantinet. Vous avez le droit de ne pas aimer Pauline Marois. Je ne suis pas un grand fan non plus. Mais de là à parler de « craquement dans la coalition », il faudra être plus convaincant.

    La question qui se pose en cette campagne est celle-ci : Préférez-vous être gouverné de nouveau par un fédéraliste, ou alors par des indépendantistes, même si ça signifie qu’un référendum pourrait avoir lieu dans 6 ans, plutôt que 2??? Il me semble que pour tous les souverainistes, dont je suis, la réponse à ça est très claire!!!

  14. Le PQ n’a rien fait pour mobiliser en faveur de l’indépendance du Québec depuis des années. Et même dans les années 70 et 80 c’était la stratégie étapiste qui prédominait et qui s’avéré un échec. Qu’il y a ait encore des indépendantistes dans ce parti je n’en doute pas mais la ligne de ce parti n’a plus rien à voir avec la lutte de libération nationale du Québec.

    Pour ton info je connais bien des gens qui sont plus en plus désenchantés du PQ et ce qui s’est passé avec Jean-Claude St-André n’a fait que renforcer ce sentiment en eux.

  15. Désenchantés? Le mot est faible…

    Je n’attend plus rien du PQ. Pour ma part, j’investis mes énergies ailleurs!

    Le Parti Indépendantiste représente pour moi le seul parti déterminé à nous donner un pays d’abord et avant tout.

    Prenons en main notre destinée puis ensuite, nous déciderons collectivement comment nous allons gérer ce nouveau pays. Faire le contraire, tel que préconisé par le PQ, c’est mettre la charrue avant les boeufs.

  16. Le Parti Indépendantiste?? Vous devez réaliser les gars que vous êtes ultra-minoritaire! Si vous pensez vraiment pouvoir réaliser l’indépendance avec un parti qui ne récoltera même pas 1% des voix, alors vraiment, vous rêvez en couleur…

  17. Tout nouveau parti politique passe nécessairement par une phase minoritaire plus ou moins longue dans le temps, à moins d’être la division d’un parti politique de grande envergure. Si on s’arrêtait à ça, personne ne démarerait de nouveaux partis politiques!

    La plupart des innovations et des réalisations d’envergure démarrent aussi par un rêve.

    À vous écouter, Nelson Mandela n’aurait jamais fondé son parti politique et les Sud Africains en seraient encore à l’esclavage et à l’abus de pouvoir par une minorité.

    J’espère qu’un jour, vous déciderez aussi de passer à l’action et vous joindrez ce parti qui, pour le moment, est minoritaire. Nous pourrons, grâce à vous et à des milliers d’autres, voir notre rêve commun d’un pays bien à nous se réaliser.

    Moi je choisis de prendre le train alors qu’il vient d’amorcer son départ et je vais l’aider à prendre son « air d’aller » dans la mesure de mes moyens. Libre à vous de le prendre plus tard.

  18. Le Parti Indépendantiste et Nelson Mandela, même combat?? 😉

    Non sérieusement, un nouveau parti a des chances de succès si l’une ou plusieurs des conditions suivantes sont réunies :

    – Si la création du parti survient à un moment charnière de l’histoire, et qu’il porte une idée ultra-populaire à ce moment-là et qui n’est pas portée par aucun autre parti, et qui est donc susceptible de mobiliser beaucoup de citoyens. (À l’inverse, le Parti Indépendantiste ne fait que reprendre une idée déjà défendue par 2 autres partis, le PQ et QS, au moment où cette idée n’est ni populaire, ni dans l’actualité)

    – Si la création du parti résulte d’une scission avec un grand parti politique, autour d’une idée centrale, et qui amène avec lui des noms importants, connus et respectés. (la création du Parti Indépendantiste n’est pas le fait d’une scission, mais plutôt d’un groupuscule qui veut faire l’indépendance MAINTENANT, sans se soucier de l’appui populaire à cette option)

    – Si le nouveau parti est porté par d’anciens ministres, des figures populaires et charismatiques, etc. (je mange de la politique quotidiennement, et malgré ça, je suis incapable de nommer un seul membre du Parti Indépendantiste… Alors imaginez pour monsieur et madame tout-le-monde…)

    – S’il s’agit d’un parti de la droite économique et qui bénéficie du soutien financier constant des grandes entreprises et des think tanks de droite.

    Bref, le Parti Indépendantiste ne correspond à aucune de ces conditions. Dans ces circonstances, ses chances de succès sont nulles.

    En attendant, dans la réalité concrète des choses (et non pas dans vos rêves utopistes), ce parti nuit à la cause indépendantiste en divisant le vote souverainiste et en favorisant la réélection de Jean Charest. Si c’est vraiment ce que vous voulez, alors continuez dans cette voie. Et continuez d’envoyer vos jeunes patriotes pouilleux aux rassemblement du PQ pour donner de la viande aux médias, et on pourra dire que vous aurez contribué avec force à la destruction du mouvement indépendantiste.

  19. C’est le PQ qui nuit à l’indépendance du Québec et ce depuis de nombreuses années. Tout d’abord en mettant de côté le projet indépendantiste et ensuite avec les politiques néolibérales du déficit zéro.

    Il y a des gens connus dans le PI, comme Ghislain Lebel et le comédien Ghyslain Taschereau. Ce n’est peut-être pas suffisant pour toi mais au moins c’est un début. Il faut laisser la chance au coureur.

  20. Hein?? Ghislain Lebel?? Ce souverainiste de droite qui a ouvertement appuyé l’ADQ en 2007, et qui est un fervent défenseur de l’éducation religieuse?? Ce Ghislain Lebel là??

    Et Ghyslain Taschereau? Ah je le trouve bien drôle en « Dave H », mais si votre nouveau parti repose sur les épaules d’un humoriste, alors vraiment, on n’aura pas le choix d’en rire!

  21. Ce n’est pas mon parti et j’ai simplement donné des exemples de personnalités connues qui sont dans le PI. Moi non plus je n’aime guère Ghyslain Lebel pour les raisons que tu as mentionné et d’autres également. Je voulais juste démontrer qu’il n’y a pas que des inconnus dans ce parti.

    De toute façon il faut laisser la chance au coureur et il faut bien débuter quelque part. Le chef de ce parti, Eric Tremblay, semble très brillant et articulé. Avec le mécontentement qui existe contre le PQ, le PI peut aller chercher plus que 1%. N’oublions pas que c’est sa première élection.

  22. […] un autre bon billet sur l’?lectron Libre (pas sur le PI, mais sur la situation en g?n?ral) :http://lelectronlibre.net/index.php/2008/11/09/les-independantistes-unis-contre-maroisD'ailleurs l’?lectron Libre r?pond ? Patrick Lagac?. Pas super convainquant mais bien articul?.Le […]

  23. Je viens de vérifier sur le site du DGE les résultats des dernières élections partielles dans Bourget, Pointe-aux-Trembles et Hull. Si je me fie à ces partielles, le Parti Indépendantiste récolterait surement plus que 1% des voix. Les résultats démontrent que si le Parti Indépendantiste bénéficiait d’une visibilité médiatique supérieure, il pourrait dépasser largement Québec-Solidaire. Allez voir chez le Directeur Général des Élections. Vous en serez convaincus.

  24. C’était des partielles. Dans des partielles, avec 35% de participation, les partis marginaux ont toujours de meilleurs scores que ce qu’ils obtiennent en réalité.

    Votre ridicule PI sera de retour à 0,84%.

  25. Bonjour.J’ai écris pour me plaindre du refus de la candidature de Jean-Claude Saint-André et voici ce que l’on m’a expliqué:
    1. L’organisation de Monsieur Jean-Claude Saint-André a une dette dep lus 45 000 $ envers le Parti Québécois.Depuis plus de 2 ans, Monsieur Saint-André n’a pas répondu aux invitations des instances nationales du Parti Québécois de négocier des modalités dérèglement de cette dette. 2. Au Conseil National de mars 2008, Monsieur Jean-Claude Saint-André a pris des positions contre le Parti Québécois. À la lumière des raisons mentionnées plus haut, les membres de l’exécutif National, en vertu de ses pouvoirs, a jugé irrecevable la candidature de Monsieur Jean-Claude Saint-André.

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